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Sam 10 Nov 2018 - 11:09
HRP:
 

Je regardais Morianne partir et lâchais un soupir dépité et un peu nerveux. Je retournais avec les autres et restais silencieuse un court instant. Je n’étais pas douée pour le plan… Même si j’avais été à l’Académie Martiale de Cescan pendant un bon moment. J’étais beaucoup plus douée dans l’action et l’exécution. Je n’étais pas née pour être chef ni même noble. Et puis, c’est une évidence, je n’étais pas la fille de Ge-Ban mais de Thaä. J’étais donc, par conséquent, plus douée pour créer ou annihiler que pour planifier.

Je me pinçais l’arête du nez en grognant. Je levais la tête vers Brohmac, le regard questionnant le lorcq dans un silence à couper au couteau. Maïa prit alors la parole. Elle exposa son idée : séduire le mzékils, l’amener à faire confiance à la jeune arcaëllienne et, une fois ces étapes réussies, lui mettre le grappin dessus. Elle ajouta qu’elle allait se débrouiller seule, elle craignait que notre présence soit un frein à son imagination et, surtout, que notre surveillance soit repérée. J’acceptais sa proposition et je fis tinter une clochette posée sur une petite table.

Quelques minutes après, Maïa avait une somme rondelette, un carrosse avec deux chevaux bruns et une tenue des plus affriolantes. Je regardais la voiture partir avec la tahora quelque peu inquiète pour elle. Mais je chassais mes craintes et allais dans le petit salon, là où il y avait la plus belle bibliothèque privée de Cescan. L’époux de ma défunte mère était un grand lecteur. Textes anciens, poésies, théâtre, romans d’action, d’aventure,… Il y avait du choix donc.

Je restais plantée un bon moment devant les étagères remplies de livres aux couvertures en cuir de différentes couleurs. La tête penchée sur la droite pour mieux lire les titres, j’avançais à petits pas. Je vis un livre à la couverture bleue topaze. Le titre était « Bans Enac ». Les guerres de l’Elue des Dieux. Je le pris délicatement et m’assis dans un fauteuil confortable. Je commençais à lire l’ouvrage et ne vis pas le temps passer.

Nathä, une servante à la peau noire de la race des xens, me tira de ma belle et longue lecture. Elle m’informa que le déjeuner était servi. Je la remerciais, posais le livre sur une console et allais vers la salle à manger. Mes amis et alliés était déjà attablés. Ce midi il y avait des pommes de terre sautées avec de la langue de bœuf.

Pendant que nous mangions, nous échangeâmes sur tout et n’importe quoi. Je demandais si quelqu’un avait eu des nouvelles de Morianne mais, à mon grand damne, personne n’en avait eu. Nous finîmes de ripailler et, le ventre lourd, j’allais faire une sieste.

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Sëya Nazen
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Lun 12 Nov 2018 - 10:44
Je quittais finalement le palais princier, laissant derrière toutes ces intrigues. J'en avais eu bien assez pour la journée. J'espérai secrètement que Sëya ne s'était pas inquiétée pour moi, jusqu'à ce que je me rappelle que nous avions toujours notre collier pour communiquer entre nous. J'essayai alors de la contacter, mais rien... Elle devait probablement être inconsciente. Je me rassurais en me disant qu'elle devait sûrement s'être assoupie. Les jours précédents avaient été éprouvants, pas étonnant qu'elle se soit endormie. Mais n'était-elle pas censée surveiller Maïa ?  Peut-être avait-elle chargé quelqu'un d'autre de ça : Amaya par exemple. Au final, je décidai de ne pas m'inquiéter.

Je pris mon envol jusqu'à la demeure des Näzen et atterrit juste devant les grilles de l'entrée. Me reconnaissant rapidement, les gardes me laissèrent passer et je fus bien vite accueillie par Brohmac montait la garde à l'intérieur. Il eut un petit sourire amical et à la fois rassuré. Sa main se posa sur mon épaule et avec curiosité, il me demanda :

- Tu vas bien ?
- Hum hum ! Et toi ?
- J'ai l'épaule légèrement ankylosée, mais ça va !
- Quoi ? Tu t'es endormi sur ton côté droit ? plaisantai-je.
- Moques-toi ! Mais c'est plus ou moins la vérité !
- Oh ! Le grand Brohmac, terrassé par une ankylose ! La légende s'effondre !
- Et ça te fait rire ?  
- Ça ne se voit pas, mais intérieurement, j'exulte !

Le grand lorcq me donna une pichenette dans l'épaule tout en me regardant avec un air complice. Je me frottai le bras et fis comme si j'étais offusquée avant de lui rendre la pareille. On se mit à se chamailler comme des gamins avant de reprendre un peu de notre sérieux.

- Tu sais où est Sëya ?
- Non, pourquoi ? Vous êtes pas censées pouvoir vous parler de n'importe où via ce collier ? me demanda-t-il.
- Si, mais pas quand on dort... Elle a du s'assoupir !
- Tu devrais commencer par sa chambre alors !
- Merci, Capitaine « Je sais tout » ! Je n'aurais jamais deviné ! lui dis-je avec une pointe de sarcasme.
- C'est ça ! Continue à te moquer de moi...

Je me mis à rire sous cape avant de déposer mon barda dans l'entrée, et d'accrocher la dite cape à un porte manteau. Je sautais alors de marche en marche pour rejoindre l'étage, battant des ailes pour donner l'impulsion nécessaire à mes sauts de cabri. Les pieds totalement nus, je m'approchais alors de la chambre en catimini, poussant délicatement la porte avant d'y entrer dans la plus grande des discrétions. Je m'approchai alors lentement du lit où Sëya était visiblement endormie, et comme un bsurt qui s’apprêtent à se jeter sur sa proie, je pris mes appuis avant de me lancer brusquement sur elle pour lui faire :

- Bouh !
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Morianne
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Lun 12 Nov 2018 - 11:06
Sëya, alors que tu étais assoupie, et même endormie, tu as commencé à rêver. Tu t'es retrouvée dans les vignobles appartenant à la famille Nazën. Il faisait beau, le soleil caressait ta peau de sa douce chaleur, et les vignes étaient toutes prêtes à craquer sous le poids des abondantes grappes de raisins qu'elles soutenaient. Tu pouvais également sentir, presque comme si c'était réel, un léger vent passer dans tes cheveux.

Alors que tout se passe bien, et que tu es entourée de tous tes proches, un oiseau aux couleurs de l'arc-en-ciel se pose sur ton épaule et commence à piailler avant de s'envoler à tir d'ailes, visiblement paniqué par le vent qui se lève. Le ciel s'obscurcit alors, de terribles nuages noirs, le tonnerre gronde au loin et le vent devient plus fort. Tu te tournes vers tes proches : Morianne, Amaya, Loreleï et tous les autres... Ils ont subitement disparu ! Tu te retrouve seule et tu te rends compte qu'il pleut à verse. Il commence à faire terriblement froid, et les vignes semblent se faner à une vitesse trop grande pour qu'il s'agisse d'un phénomène naturel. Les grappes tombent au sol et couvrent alors les champs de leur liquide rouge, on dirait que le vignoble s'est transformé en un marécage de sang.

Tu vois alors une espèce de créature humanoïde apparaître dans l'ombre. Elle semble décharnée, squelettique et il émane d'elle une aura profondément angoissante. Tu ne la vois qu'un bref instant, n'ayant pas vraiment l'occasion de bien la discerner. Elle te tend la main et te pointe du doigt avant de tu ne te réveille en sursaut, plus par peur de ce rêve cauchemardesque, que du fait que tu ais été tirée de ton sommeil par Morianne et ses facéties.
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Jeu 15 Nov 2018 - 18:12
Que se passait-il donc dans mon esprit ? Par quoi avais-je été troublée pour faire cet horrible cauchemar dont je ne saisissais aucunement le sens bien que je sente un grand danger pour tout un chacun. Etait-ce un avertissement ? Une prémonition ? Autre chose de plus complexe. J’avais les paupières closes, cherchant un sens à cette atrocité vécu en songe. Je sentais que j’étais trempée de sueur, de la tête aux pieds. Je tremblais de façon imperceptible pour quelqu’un me regardant. Je savais que Morianne était là, je sentais son doux parfum. Mais j’étais en pleine terreur. D’ailleurs, avec le collier, elle devait le sentir.

Je poussais un soupir las et, au prix d’un gros effort, je me tournais vers ma douce et tendre amie. Doucement, ayant peur de découvrir un monde de sang, de feu et de cendre, j’ouvris les yeux. Mon regard percuta avec force et tendresse celui de ma dulcinée. Je lui fis un sourire timide, encore habitée par cet effroyable rêve cauchemardesque. Je portais une main quelque peu tremblante vers la joue de la belle mzékils. Je commençais à m’apaiser. Lentement mais sûrement. Qu’allait-il donc advenir de notre bel Arcaëlle ?

Après un petit laps de temps, je m’assis dans le lit, croisant les jambes et posant mes avant-bras sur mes cuisses. Un frisson parcourut mon échine lorsque je repensais à l’étrange et effrayant cavalier. Qui était-il ? Peut-être un mauvais présage. Comment savoir ?

Je saisis le verre d’eau posé sur ma table de chevet et l’avalais en une traite sans respirer. Une fois, je racontais d’une voix tremblante et inquiète mon rêve à mon amour. Une fois fait, je mis ma tête dans mes mains et soupirais longuement. Je devais contacter Thaä pour en savoir plus. Je sentais mal cette apparition. Il était de mauvais augures ce rêve abominable. Peut-être qu’avant de déranger ma mère biologique je devrais voir avec Loreleï ? Je fis part de mon doute à Morianne.

En attendant sa réponse je me levais du lit et allais me passer un coup d’eau froide sur le visage ensuite, j’enfilais ma robe bleue nuit en satin. Je me tournais vers ma dulcinée, l’œil hagard.
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Sëya Nazen
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Sam 17 Nov 2018 - 20:01
Sëya se réveilla en sursaut et je fus presque étonnée que cela lui ait fait aussi peur. Je me mis à rire avant de remarquer que ça n'allait pas du tout. Je compris rapidement, via le collier, que ce n'était pas ma bêtise qui l'avait mise dans cet état mais un cauchemar, un cauchemar qu'elle m'expliqua être plus que troublant. Je pouvais le sentir à travers ses sentiments, ce rêve avait fait plus que la chambouler. Il avait été si intense... ça ne pouvait être un rêve ordinaire. Mon aimée me raconta alors ce songe avec force détail, au point que je me questionnais sur sa nature. Personne ne pouvait se rappeler d'un rêve avec une telle précision. Il devait s'agir d'une prophétie, ou d'un présage... En l’occurrence, un sombre présage.

C'est à ce moment là que Sëya me fit par de son idée de contacter Thaä avant d'en douter et d'envisager d'en parler avant tout à Loreleï. Je me mis à réfléchir. Était-ce nécessaire de quémander les conseils du divin parmi les divins ? D'après la gravité du rêve, je finis par me convaincre qu'il serait nécessaire de faire appel à notre vénérée divinité. Quand Sëya revint habillée de sa robe de satin bleue, je finis par déclarer :

- Ce rêve n'est pas un simple rêve, Sëya. Si tu t'en rappelles aussi bien, c'est qu'il s'agit sûrement d'un sombre et funeste présage. Tu dois contacter Thaä, j'en suis persuadée. Attends...

Je repliai une aile sur moi-même et en arrachai une plume avant de la tendre à Sëya.

- Tiens ! Tu pourras la contacter comme ça. Il me semble qu'il suffit d'une plume pour ça. Mais je suppose que tu le sais déjà.

Je pris ma bien aimée dans mes bras et la serrai fort contre moi.

- Quoiqu'il se passe, peu importe ce que l'on va devoir traverser, je serais toujours avec toi, mon amour. Tu peux compter sur moi ! On surmontera toutes les épreuves, ensemble, je ne disparaîtrai pas, je te le promets.

Je l'embrassai dans le cou, et restai un moment comme ça à la serrer contre moi. Plus qu'elle, c'est moi que je devais rassurer, car j'avais peur à présent, peur qu'il lui arrive quelque chose, que l'on soit séparée. Il était impossible de lui cacher, aussi me rassura-t-elle à son tour. Je l'embrassai une nouvelle fois et la regardai alors comme un chiot qui attend que sa maîtresse face quelque chose. C'était à elle de faire appel à Thaä à présent. Peut-être notre divinité pourrait-elle nous éclairer sur cet horrible cauchemar.
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Sam 17 Nov 2018 - 20:44
Je pris la plume et fermais les yeux. Et si ma mère ne répondait pas ? Si elle m’avait abandonnée ? Que devais-je faire ? Tant de questions sans réelles réponses… Je me laissais câliner par Morianne puis, sentant son angoisse monter, je me pressais un peu plus contre elle essayant de la rassurer autant que faire se peut.

J’ouvris doucement les paupières et me reculais. J’allais à la fenêtre un petit moment. J’observais le va et vient des arcaëlliens, libres ou non. Je sentais au plus profond de mes entrailles qu’un drame allait se jouer. Mais de quel ordre ? Je soupirais, collant mon front sur la vitre froide. Tout cela était si obscur et intense. Je devais trouver ce que ça signifiait réellement. Je me reculais de la fenêtre où un petit cercle de condensation c’était fait.

J’étais assise au milieu de la chambre, prenant de grande bouffée d’air et implorant Thaä de se montrer. Fixant la douce et belle plume d’un noir parfait de ma bien-aimée, je priais ma divine mère de se présenter à moi.

Il y eu une vive lumière et le bruit du tonnerre. Entrée fracassante… Je me mis à genoux devant celle qui m’avait enfanté. Je ne la regardais pas, comme le voulait les lois dogmatiques. La divinité créatrice posa une main sous mon menton et me fit lever la tête vers elle.

Une aura et une beauté sans nom me fit frissonner. La première fois, j’avais dû la voir sous un avatar arcaëllien. Elle me demanda ce qui m’avait amené à la faire venir. D’une voix étouffée et confuse, je lui racontais mon horrible cauchemar.

Je voyais son visage se distordre et se crisper. Il ne fallait pas être devin ou autre pour comprendre que c’était grave. Thaä recula et m’invita à me lever. Elle semblait hésitante et confuse. Etrange pour une divinité. Elle s’appuya sur le manteau de la cheminée et poussa un profond soupir. Elle finit part me faire face et me déclara d’une voix grave :

Ma fille, il se trame de sombres dessins au Royaume d’Özan. Je ne sais pas encore quoi mais ton vil rêve est une mise en garde. Il faut désormais surveiller les signes.
Quels signes, Mère ?
Pour l’instant je l’ignore. Désormais, sois sur tes gardes ma petite Sëya. Reste près de tes amis.

Il y eu un flash et un craquement. Thaä était partie. Je me tournais vers Morianne. Nous n’avions rien appris de plus…
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Sam 17 Nov 2018 - 21:49
Mon cœur bondit à tout rompre dans ma poitrine alors que le tonnerre grondait. L'apparition soudaine de Thaä parmi nous me chamboula au plus profond de mon être. La divinité était là, devant nous. Je m'inclinai tout bas devant elle avant qu'elle ne nous demande de nous relever. Je faillis chavirer... S'il y avait un bien un être que j'aimai presque autant que Sëya, c'était Thaä, et elle était toute resplendissante devant nous. J'étais en transe devant la déesse que je vénérais depuis ma plus tendre enfance. Durant tout le temps qu'elle fut là, je bus ses paroles, la bouche grande ouverte, une expression de totale admiration tout à fait pathétique sur mon visage.  

En un éclair, Thaä disparu à nouveau. Sëya se tourna alors vers moi tandis que je continuais d'avoir cet air idiot.

- C'était Thaä... C'était Thaä... répétai-je comme une imbécile heureuse.
- Oui, Morianne... On a compris... soupira ma bien aimée.
- Non mais... C'était Thaä !!!
- Oui ! Ouiiii ! Et elle ne nous a rien appris de plus... s'exaspéra Sëya.

Je soupirais à mon tour. Assurément, les avertissements de la déesse ne nous avaient pas été d'un grand secours, mais il était clair qu'à présent, ce rêve n'en était pas un. Quelque chose se préparait, quelque chose qui terrifiait la divine parmi les divins. Et Özan était derrière tout ça... encore une fois. Je soupirais de désarroi. S'il fallait, en plus de l'esclavage, s'occuper d'Özan, nous étions dans de beaux draps. Je regardai à présent Sëya d'un air fatigué et lui fit un sourire qui se voulait rassurant. C'était peine perdu, cela dit, elle savait que j'étais profondément découragée par tout ça.

- Encore des problèmes en perspective... soupirai-je. Mais... j'ai peut-être de bonnes nouvelles malgré tout. Je vais passer du coq à l'âne, désolée, c'est important. A vrai dire, j'ai fait une drôle de rencontre aujourd'hui. Il se trouve que j'ai peut-être trouvé le moyen de faire grandir notre cause !

Sëya me dévisagea avec curiosité et je finis par lui expliquer tout ce que j'avais vécu aujourd'hui : la rencontre avec Tyr, notre discussion quelque peu houleuse pour en venir finalement à un espèce d'accord. Le lorcq m'avait donné les clefs pour contacter une organisation « criminelle » qui avait pour vocation de combattre l'esclavage par des actes isolés, des libérations, des petits coups d'éclat sans grande prétention. Il fallait juste pouvoir les approcher et les contacter, et j'avais déjà une idée de comment. Tyr m'avait donné ce qu'il fallait pour ça.

- Qu'est-ce que tu en penses ? Le Prince a approuvé mon plan. Il veut que je me rapproche de ces rebelles pour en faire des alliés... ou au moins éviter qu'ils n’interfèrent avec nos affaires. On pourrait au moins ce coordonner avec eux pour faire que nos efforts fassent avancer la cause. Leurs méthodes sont différentes, mais possiblement complémentaires. Ça serait bête de gâcher une occasion pareille ! D'ailleurs... … … En parlant de méthode, tu sais si Maïa est revenue ? Des nouvelles ?
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Morianne
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Dim 18 Nov 2018 - 18:05
Un peu exaspérée par le peu d’informations reçue, voir le néant d’informations, je soupirais. Une fois que Morianne fut remise de sa Divine rencontre, elle exprima son désarroi face à de nouvelles menaces à cause d’Özan. Je baissais la tête, au fin fond de mon âme, je sentais venir une destruction meurtrière.  J’observais ma douce et tendre alors qu’elle me parlait de sa rencontre. Je ponctuais mon écoute de « hm hm » et de hochements de tête.

Elle finit par me dire que le Prince Mzékils’Han avait accepté son plan mais, personnellement, je le trouvais plutôt risqué. Cependant je finis par répondre qu’il fallait agir, coûte que coûte. L’esclavage, cette horrible tradition séculaire, devait disparaitre. Le plus vite serait le mieux. Cependant, comme le meurtre de Lalita en attestait, ce n’était pas du goût de certains nobles d’Yban. Mais, ayant subis cet asservissement, je ne pouvais cautionner cette monstruosité. Comment pouvait-on penser être supérieur à quelqu’un d’autre ? Même moi je ne me sentais pas supérieure aux autres et, pourtant, j’avais de quoi. J’étais l’une des enfants de Thaä… Ce n’était pas rien.

Ma dulcinée me demanda où en était Maïa. J’eus une mine légèrement renfrognée et lui expliquais que, pour le moment, la tahora agissait seule et sans garde rapprochée. J’admettais que ce pouvait-être dangereux voir mortel pour l’arcaëllienne. Mais, je reconnaissais aussi qu’ainsi elle pourrait agir plus librement. Sans crainte d’être démasquée à cause de l’un d’entre nous veillant à sa sécurité.

Je mordillais mon pouce depuis presque une minute sans rien dire. Devrions-nous choisir une quête plutôt qu’une autre ? L’esclavage ou cet indicible et mystérieux fléau approchant ? Que devions-nous faire au final ? Je soupirais et regardais par la fenêtre. La nuit était presque installée sur Cescan. Je secouais la tête.

Devons-nous agir séparément ? Il faut que nous fassions de notre mieux quoi qu’il en soit, n’est-ce pas ?
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Sëya Nazen
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Dim 18 Nov 2018 - 19:09
Je me pinçais l'arrête du nez. Comment ça, Maïa était partie toute seule et sans protection ? Quel manque de prudence. Ce n'est pas que je doutais des capacités de Maïa à se défendre, mais j'avais comme un doute sur celles qu'elle avait à discerner correctement l'ennemi. Je voulu en faire part à Sëya mais elle semblait en pleine réflexion et je ne voulu l'interrompre. Elle était en train de songer à ce que nous devions faire. Si nous devions nous occuper en priorité de la menace fantôme ou de l'esclavage.

- Devons-nous agir séparément ? Il faut que nous fassions de notre mieux quoi qu’il en soit, n’est-ce pas ? me demanda-t-elle.
- Pour le moment, inutile de courir après cette menace fantôme. Nous n'avons aucune information à ce sujet ! Tout ce que nous pouvons faire pour le moment, c'est combattre l'esclavage par nos propres moyens. Alors restons concentrées sur cette tâche !

Je m'avançai vers le fenêtre et y regarda au travers. Le soleil était bas dans le ciel, il n'y aurait bientôt plus aucune lumière du jour. Déjà les ombres s'étendaient sur nous, et je sentais que le froid ne faisait que grandir. J'ajoutais une bûche dans la cheminée avant de me tourner à nouveau vers Sëya, avec une mine sévère.

- Il est temps d'agir, Sëya... De montrer aux Enfants de la Liberté que nous ne sommes pas à sous-estimer ! Que nous ne sommes pas de simples utopistes incapables de mener un vrai combat ! Nous devons frapper un grand coup ! Peut-être pas à visage découvert, mais au moins leur montrer que nous voulons la même chose !

Elle me regarda avec interrogation et je lui demandai un moment avant de pouvoir m'expliquer. Mais elle pouvait déjà lire l'idée qui naissait dans mon esprit. Rapidement, tout fut clair, mes intentions étaient transparentes et il n'y avait pas d'ambiguïté dans mes songes.

- Dans deux jours, il y aura le marché aux esclaves ! Nous allons demander au Prince de ne pas y mettre la garde ! Il n'y aura donc personne pour protéger les marchands d'esclaves et tout ceux qui viendront s'en procurer. Cela semblera peut-être bizarre à certains, mais j'ai un plan ! Nous allons prendre la place des gardes ! Nous aurons leurs casques pour arriver à visage caché. Et là, on leur envoi un message ! On détache tous les esclaves et on fout la pagaille ! Ca sera un bordel monstre, il va falloir être très prudent, mais avec un peu de chance, on peut s'en sortir sans bobo ! Et là, on fait en sorte que l'un de nous... ou l'une d'entre nous plutôt... prenne la parole ! Là on les menace, on leur fait bien comprendre que c'est eux qui vont avoir des problèmes ! Que nous sommes les défenseurs des esclaves. Et à ce moment là, on part tous en même temps. Il faut juste qu'on se trouve un signe, un symbole, quelque chose à leur montrer pour fédérer notre mouvement afin qu'ils se rappellent de qui on est quand on reviendra leur faire la misère. En tout cas je suis persuadée que les Enfants de la Liberté auront envie d'en savoir plus à notre sujet après ça !

Je regardai avec satisfaction Sëya, attendant qu'elle me donne son avis sur mon plan. Pour moi, c'était la meilleure chose à faire. Agir dans l'anonymat pour nous éviter plus de représailles que nous n'en avions déjà essuyé. Peut-être qu'alors, nous pourrions jouer sur deux tableaux à la fois : encourager certains à se rallier à nous pour éviter la violence que nous aurions nous même provoqué. Les esclavagistes auraient ainsi le choix entre la rédemption... ou la punition.
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Lun 19 Nov 2018 - 11:42

J’écoutais Morianne avec attention et je trouvais son plan prometteur même si, au fond de moi, j’avais peur de représailles sur mon personnel. Cependant, agir en toute liberté et en toute impunité avait un avantage : nous pouvions frapper là où ça fait mal. En libérant des esclaves à vendre nous donnions un coup de pied dans la fourmilière. Le risque c’était de se faire mordre par les fourmis. Mais, cet insecte, même s’il agit en groupe, est petit. Les oiseaux arrivent à s’en nourrir et à échapper au courroux du reste de la colonie.

Je me frottais le menton d’un doigt hésitant. Oui, il était temps d’agir pour redorer le blason de la Principauté. En faire une terre où tout un chacun vaut son voisin. J’étais certainement utopiste, une fois encore, mais si nous arrivions déjà à abolir cette pratique d’un autre temps, nous ferions un pas de géant !

Hochant la tête avec vigueur, je fis part à ma dulcinée que j’étais partante pour son plan. Mais, j’ajoutais qu’il nous faudrait agir vite et bien. Par conséquent, il ne faudrait que des ailés. Ainsi, pour disparaitre rapidement, c’était plus simple. Une envolée était, de plus, spectaculaire. J’ajoutais que sous nos vêtements il faudrait porter une côte de mailles. Comme ça, si on se faisait tirer tels des pigeons, nous aurions une protection au niveau du buste.

N’étant pas de vils mécréants, nous proposerions aux sujets de la Principauté à se rallier à nous ou… subir notre colère. C’était simple et efficace. Cependant, il y aurait sûrement des mouvements de rage, d’incompréhension. Certains approuveront notre combat, c’est sûr. Mais les plus attachés aux rites de l’Empire de Morloc ne se laisseront pas faire. Je fis part de cela à mon aimée.
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Dim 25 Nov 2018 - 11:16
J'étais d'accord avec Sëya, le mieux serait d'avoir des ailés pour cette mission, même si cela ne représentait pas tellement un énorme avantage. Il y aurait aussi des ailés parmi les marchands d'esclaves et leurs gros bras, sans parler du fait que nous n'étions pas beaucoup d'entre eux dans l'équipe. Je soulevais alors se problème à l'attention de ma bien aimée.

- A part Maïa, toi et moi, nous ne sommes pas vraiment beaucoup à avoir des ailes. Qui plus est, s'envoler n'est pas forcément la seule façon de s'enfuir avec classe, mais tu as raison, ça serait plutôt impressionnant. Avant d'appliquer ce plan, cela-dit, il va nous falloir rallier à nous plus d'ailés que ça. Quant à la cottes de mailles... étant donné que nous prendrons les habits des gardes habituels, cela me semble aller de soit.  

Je réfléchis un instant, songeant à toutes les possibilités qui s'offraient à nous. Sëya aussi était en train de réfléchir. Je me tournais un instant vers elle, l'observant avec attention. Par Thaä, ce qu'elle était belle quand elle prenait cet air de réflexion. Cela me faisait toujours un petit quelque chose de la regarder ainsi, même après deux années... A moins que cela n'en fasse trois ? Comme le temps passait vite, surtout à ses côtés. Et pourtant, plus les jours passaient, plus je la trouvais belle et merveilleuse. Mes pensées durent lui parvenir car elle me fixa avec sévérité, me faisant comprendre que ce n'était pas le moment de fantasmer ou de rêver, même si elle en était très flattée. Je me mis à rire, toute gênée, avant de reprendre.

- Nous devrions séparer à nouveau nos efforts, demain. Tu devrais tenter d'aller voir la Princesse ou le Prince pour convaincre l'un d'eux de nous fournir leurs soldats ailés les plus fidèles, ainsi que des tenues de garde pour nous. De mon côtés, je pourrais essayer de trouver des personnes fortes et motivées pour ce coup de théâtre parmi nos alliés de la noblesse. Ou même parmi des esclaves affranchis ! Je sais qu'ils sont rares en Yban... mais il en existe, non ? Ils seront sûrement sensibles à cette cause.

Je me tournais à nouveau vers elle et elle sembla y réfléchir un moment. A nouveau, je ne pus m'empêcher de l'admirer silencieusement. Je me retenais de me jeter dans ses bras et de la couvrir de baiser tendre. Ce n'était pas encore le moment, mais il fallait avouer que passer presque toute une journée loin d'elle avait été pénible. Et en même temps, quel bonheur de la retrouver à présent, vêtue de cette robe bleu nuit qui lui allait si bien qui plus est. Je finis par lui dire :

- Ou tu préfères peut-être qu'on inverse les rôles ? Je vais au palais princier et toi tu cherches quelques alliés de choix ?
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Lun 26 Nov 2018 - 18:46
Il est vrai que nous étions en sous nombre dans le groupe nous, les ailés. Je posais un doigt sur mes lèvres, me plongeant dans la réflexion. En effet, il faudrait convaincre le Prince de nous allouer des soldats ou dignitaires digne de confiance. Et, à l’heure actuelle, c’était une denrée plutôt rare. J’avais bien certains de mes gardes. Sur la vingtaine de soldats à mon service il y avait 5 xens, 4 tahoras et 8 mzékils. Je savais qu’ils étaient fidèles aux Nazen. Mais à moi ? Après tout, n’étais-je pas juste une ancienne esclave ayant profité de la faiblesse d’une mère ayant perdue son unique enfant ? Il est exact que personne n’avait jamais tenu ces propos en ces lieux. Me mordillant le pouce, j’écoutais Morianne.

Je plongeais mon regard dans celui de ma bien aimée. J’essayais de ne pas me laisser aller à mes émotions affectueuses. Je devais être ferme et droite dans mes bottes. Je soupirais discrètement. Parler au Prince était de mon ressort. De plus, s’il y avait la Princesse ce serait aidant pour moi. J’avais moins de mal à communiquer avec les personnes du même sexe que moi. Allez savoir pourquoi ! La question était la suivante : comment allais-je aborder la question avec le couple princier ? Je n’allais pas sortir un « Salut vos Altesses ! J’ai besoin de main d’œuvre pour une opération risquée. Seulement des ailés, je vous prie. Ce qu’on compte faire ? Ho, rien de bien méchant ! Saboter, avec votre aide, un marché aux esclaves. ». C’était à la fois trop directif et pas assez… noble !

Je me massais la nuque tout en disant à ma dulcinée :

Je pense que je suis à même de convaincre le couple princier de se joindre à notre plan. Bien que ce dernier reste quelque peu dangereux pour eux comme pour nous. Quand les nobles verront qu’il n’y a aucun réels garde, ils soupçonneront le Prince d’être de mèche avec les fouteurs de trouble, autrement dit : nous ! Je me frictionnais le front avec nervosité. C’est risqué mais ça en vaut la chandelle. Par conséquent, je m’arrangerais pour qu’Yülhan se joigne, sans se poser trop de questions, à nous. Je pense que nous devrions agir ainsi : toi tu contacte nos alliés. Seulement ceux dont nous avons une réelle allégeance. Moi je me charge du Prince.

J’eus un frisson, il commençait à faire froid. Alors que j’allais prendre la parole, on frappa à la porte. Je me dirigeais vers le battant et l’ouvris. J’aperçus une servante, Kaya. C’était une elfin abandonnée à la naissance par sa mère. Elle avait été recueillie vers deux ou trois ans par l’une de nos vieilles servantes. Kaya, à l’époque, avait fui l’orphelinat où elle était. La jeune elfin nous informa que Maïa était de retour. Je la remerciais et lui indiquais que nous arrivions.


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Dim 2 Déc 2018 - 11:54
Maïa était enfin arrivée. Il me tardait de voir quelles bonnes nouvelles elle ramenait. Sans plus de cérémonie, Sëya et moi descendîmes les escaliers, avec un peu moins d'entrain que je ne les avais monté. En arrivant au rez-de-chaussé, nous croisions Brohmac qui avait l'air tendu, la main sur le pommeau de son épée en acier.

- Qu'est-ce qu'il se passe, Broh' ?  

Brohmac me pointa du doigt le couloir et je me mis à faire la moue face à son silence. Je ne supportai pas quand il ne disait rien.

- Mais encore ?
- Va voir par toi même... Maïa nous a ramené une... surprise.
- Une... surprise ?

Sëya et moi nous regardâmes inquiètes avant de nous jeter dans le couloir, d'un pas pressé. Nous arrivâmes dans le petit salon où Maïa était tranquillement en train de discuter avec mon cousin Helrick, sous le regard agacé de Loreleï qui était de forte méchante humeur.



Devant ce spectacle des plus incongrus, je restais silencieuse un instant, tout comme Sëya qui n'osa pas dire le fond de sa pensée. Tout comme la prêtresse mon regard s’assombrit devant l’insouciance de Maïa qui rigolait en compagnie de ce benêt de Helrick. Je toussotai alors bruyamment pour attirer leur attention. Mon cousin passa du rire au silence, d'un visage joyeux à une face livide, proche de l'angoisse. Il nous avait visiblement reconnu. Maïa resta dans un silence gêné mais ne broncha pas.

- Mais... Mais... mais... qui... qui sont c'est... Oh non ! Mais je vous reconnais !! Vous êtes... Que... Comtesse Mérida, que veut dire tout ceci ? Demanda Helrick en se tournant vers Maïa qui eut l'air parfaitement désolée pour lui. Je croyais que nous étions chez une amie à vous.
- Je suis navrée, Helrick, je vous ai menti... Mon nom n'est pas Mérida, et je ne suis pas non plus comtesse. Je m'appelle Maïa... Et voici Sëya Nazen et Morianne...
- Nazen... Ah... Ahahahah...


Il se mit à rire nerveusement, mais la peur se lisait clairement sur son visage. Je soupirai avant de me regonfler à bloc,  prête à faire face à ce pleutre qui tremblait de la tête aux pieds. Puisque Maïa nous l'avait amené, il était temps de le joindre à notre cause.

- Précisément, Helrick ! Je suis Morianne, et si tu as attentivement regardé la pièce de théâtre qui conte les aventures de Sëya et moi-même, tu sais parfaitement qui est mon père biologique, et les liens du sang qui nous unissent !
- Que... Que... C'est... C'était vrai ? Oncle Saladin est ton père... alors... Alors il est vraiment... ? Mais attends... Je te reconnais ! Tu es la domestique qui...
- Oui, la supposée domestique qui aidait Hélénore à ramasser les bêtises que tu avais faites. Et bien je n'en suis pas une !
- Oh merde... Merde merde et merde... Je... Je suis désolé, j'ai un rendez-vous ! On m'attend ! Il va falloir que je file !!! AU-REVOIR !!!

Il essaya de passer par l'ouverture de la porte pour quitter la pièce et partir d'ici mais Sëya eut le réflexe de tendre son pied pour lui faire un croche-patte. Le mzékils se ramassa de tout son long et se mit à geindre.

- Non ! Pitié, pitié ! Me faites pas de mal !
- On va pas te faire de mal, crétin... soupirai-je. On voulait te proposer quelque chose d'autre.
- Hein ? Comment ça ?
- Viens t'asseoir et écoutes bien...
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Dim 2 Déc 2018 - 21:13
Je fixais avec une certaine sévérité le jeune arcaëllien paniqué et blafard. Il me semblait bien pataud ce mzékils… Faisions-nous le bon choix ? Etait-ce réellement judicieux de s’allier à ce... Cet empoté ? Je soupirais, me pinçais l’arête nasale et fis un pas vers Helrick Glends’Gôl, noble de Cescan. Je plongeais mon regard dans le sien. Je le sentis frémir. Dans mes yeux il y avait l’imposante nature de Thaä. Silencieuse, aux aguets, je restais statique devant l’arcaëllien angoissé. Que devais-je lui dire en premier ? Sur quel ton ? Avec ou sans sourire bienveillant ? Je tournais la tête vers Lorelei qui hocha discrètement la tête. Elle me laissait carte blanche pour cette action d’envergure.

Le mzékils, engoncé dans le fauteuil en satin noir et l’œil hagard ne détournait pas le regard de ma personne. Avec une grande élégance et une belle lenteur, je pris place dans un fauteuil lui faisant face. Je portais ma main vers ma bouche et toussais faussement. Je déplissais ma robe et posais mes mains sur mes genoux. Je baissais la tête une petite seconde, ayant l’air de chercher ce que j’allais dire à cet idiot. Il semblait si... empoté ! Par mes Dieux, qu’avions-nous faits pour en arriver là ? Relevant le visage, je souris doucereusement. Je vis Helrick tremblait légèrement. Fort bien, il était paniqué. Je devais donc commencer par le mettre en confiance afin de le calmer gentiment.

Jeune Glends’Gôl, je suis Sëya Nazen, dernière du nom. Je suppose que vous connaissez, comme nombre de noble de la cité, mon ascendance d’esclave et, aussi, ma parenté avec Thaä. Il hocha la tête, la bouche sèche. Fort bien ! Par conséquent et suite, vous êtes au fait de notre combat pour la fin de cette vil et ancestrale pratique qui n’existe plus que dans la Principauté ? Il gargouilla un oui à peine audible. J’enchainais donc : Parfait ! J’ignore votre position à vous sur cette situation. Ce que je sais c’est que votre famille a honteusement et lâchement fait assassiner une de mes servantes. Par conséquent, les Glends’Gôl devront payer ! Mais, si vous vous allier à notre cause, alors, peut-être, que j’intercéderais en votre faveur. Je le vis déglutir difficilement. Phäzen, peux-tu apporter à boire pour tout le monde. Un bon hydromel si possible. Merci mon cher ! Le serviteur, un elfin aux ailes mutilées, quitta la pièce avec un sourire enjoué. Il avait été un esclave fort malmené. En attendant la boisson, continuons notre... Monologue. Entendu que si vous acceptez notre offre, nous serons bons amis et vous bénéficierez d’une grande protection. Et, si cela est possible, pourquoi pas rejoindre les conseillers du Prince. Ne serait-ce pas un honneur ? La porte s’ouvrit sur trois serviteurs portant des plateaux avec verres, bouteilles et douceurs. Merci. Si vous le voulez bien, pouvez-vous nous laisser ? Merci ! Les domestiques quittèrent la pièce. Mes amis et mon nouvel ami, servez-vous !

Le jeune arcaëllien sembla hésitant mais, en même temps, il devait baver intérieurement devant les douceurs. Du moins, s’il était aussi bon mangeur que Morianne. Après quelques minutes d’hésitation, il se servit un éclair à la framboise et je lui tendis une coupe d’hydromel. Il eut un sourire crispé mais me remercia. Il trempa ses lèvres dans la délicieuse boisson et sembla s’en délecter.

Alors, messire, avez-vous pris une décision ?
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Sam 8 Déc 2018 - 15:10
- Hein ? Mais... attendez... Rejoindre les conseillers du Prince ? s'étonna Helrick.

Je me frappai la main contre le front. Sëya venait de vendre la mèche sur l'implication du Prince dans notre combat sans le vouloir.

- Oh la boulette ! m'écriai-je avant que ma dulcinée ne se rende compte de l'erreur qu'elle avait commise.

Cette fois il n'y avait pas de retour en arrière possible. On venait de s'embourber dans un sacré merdier en révélant à mon cousin que le Prince lui même était de la partie. Il n'y avait plus maintenant que deux choix : forcer Helrick à accepter, ou alors le faire taire à jamais. Tout allait dépendre de sa décision à présent. C'était cependant risqué de lui faire confiance en sachant qui était sa famille.

- Vous voulez dire que le Prince lui même est impliqué là-dedans ?
- Et quand bien même ? Si tu venais à le répéter, qui te croirais ? lui demandai-je, légèrement agressive.

Il couina et s'enfonça dans son siège, horrifié de voir à quel point il était vulnérable dans cette situation.

- Bon, maintenant qu'on a un peu gaffé tu n'as plus que deux choix ! Soit tu acceptes de nous aider gentiment et surtout silence radio sur ce que tu entendra ici, soit... on sera un peu obligé de te forcer la main.  
- Morianne ! protesta Maïa. Tu vas lui faire peur !
- Oui, et bah c'est pas moi qui ait gaffé en le ramenant ici, ni en balançant le Prince, ok ? Alors vous me laissez faire maintenant !

Je fixai à nouveau Helrick avec mon regard insistant et lui fit bien comprendre qu'il allait falloir qu'il se décide très vite. Il me fallait cependant le convaincre à mon tour.

- J'ai vu comment tu t'es comporté à la réception lors de la représentation. T'as pas l'air d'être un mauvais gars, Helrick ! Je suis prête à te faire confiance, non seulement parce que tu m'as prouvé que tu n'étais pas un enfoiré comme les autres Glends'Gôl, mais en plus parce qu'on est de la même famille. Malgré ses conneries, y avait du bon en Saladin, et je suis sûre qu'il y en a en toi. Alors c'est toi qui décide, maintenant, Helrick ! Soit tu nous prouves que t'es un gentil gars qui a une bonne volonté, et tu nous aides de plein gré, soit... Et ben soit les choses vont commencer à se compliquer. Hein ? Je suis persuadée que tu ferras le bon choix.  
- Mais vous me voulez quoi à la fin ? couina-t-il.
- C'est pourtant pas compliqué, Helrick ! Sëya vient de te le dire : soit tu nous aide à combattre l'esclavage, soit on te considère comme tous les autres membres de la famille Glends'Gôl ! Lalita était une fille sympa, ok ? Et on sait très bien que c'est ta mère ou nos grands-parents qui ont commandité son meurtre ! Ne demande pas comment, on le sait, c'est tout !
- J'en... J'en sais rien moi ! Je veux rien avoir à faire avec tout ça ! C'est pas mon problème ! C'est dégueu c'qui leur arrive aux esclaves, c'est vrai... mais j'ai jamais demandé à être impliqué là dedans ! Je... Je sais même pas me battre... Je veux juste vivre tranquillement ma vie, moi !

Je soupirai, déçue par le comportement du garçon face à nous. C'était un pleutre, et un lâche de surcroît. Cet idiot ne pensait visiblement qu'à sa petite personne. Pas étonnant quand on voit de quelle famille il venait. Il allait falloir encourager quelque peu sa compassion, le motiver à se montrer sous son meilleur jour. Ou dans le pire des cas...

- Non mais là je crois que t'as pas compris, Helrick ! T'as plus le choix maintenant ! T'es déjà impliqué ! C'est fini la p'tite vie tranquille ! Tu oublies ! Voilà ! Réveilles-toi ! Tu veux une vie tranquille ? Va falloir te battre pour ça, maintenant ! Et ce qu'on te propose, ça sera pas compliqué, t'auras peut-être même pas besoin de te battre. Alors voilà c'qui va s'passer. Tu vas rentrer chez toi, et tu vas espionner ce que fait ta mère et ton père. Tu t'arranges pour connaître leurs petits secrets, et nous on s'occupe du reste. C'est plus clair comme ça ?
- Et vous allez faire quoi de ça ? Vous... Vous allez tuer mes parents ? C'est ça ?
- Heu... Je... On... On n'en est pas encore là ! Pour le moment, la priorité c'est de lutter contre l'esclavage.
- Vous allez tuer les membres de ma famille! Ok... C'est vrai que des fois, ma mère est pas sympa avec moi, elle me traite comme un moins que rien, mais c'est quand même ma mère !!! Je vous aiderai pas !!! Non ! C'est horrible ! Je veux pas que mes parents meurent par ma faute !

Je me pinçai l'arrête du nez. Comment lui expliquer et le convaincre que sa mère était une sale garce, esclavagiste et qui en plus n'hésitez pas à faire tuer d'autres personnes ? Comment lui dire qu'elle avait elle même scellé son sort ? Je perdais patience avec Helrick... Mais dans un sens, il avait raison : si nous n'avions pas le choix, nous serions obligés de tuer tous les membres de la famille Glends'Gôl. Est-ce que cela devait vraiment se finir dans un bain de sang ? Étions-nous obligés de devenir des meurtriers pour rendre la justice ? Mais si nous ne le devenions pas, ne serait-ce pas pire encore ? Nous avions la responsabilité de protéger les faibles, et les nôtres. Nous ne pouvions pas montrer de pitié envers nos ennemis si nous voulions obtenir que d'autres soient sauvés. Étions-nous prêts à payer le prix du sang pour cela ?

- Alors maintenant écoutes-moi bien, Helrick ! T'as le choix entre ta famille qui te traite comme une merde, ou alors une nouvelle famille qui fera tout pour te protéger. Brohmac, Maïa, Sazan, Sëya... ils m'ont tous accepté, ils sont tous devenus une famille pour moi. Nous, on ne traite personne comme de la merde ! Ok ? Si ça devient trop dangereux pour toi, on pourra te protéger comme l'a dit Sëya ! Mieux encore, on fera de toi quelqu'un d'important !! Tu en as toujours rêvé, non ?
- Helrick, intervint Maïa. Je suis désolée de t'avoir dupé sur mon identité... mais tout ce que je t'ai dit était vrai. Je pense sincèrement que tu es quelqu'un de gentil et serviable. Tu peux faire la différence. Ce qu'on te demande est dur, je le sais bien, nous le savons tous. Mais te rends-tu compte de la gloire que tu pourrais en tirer ? De toutes les vies que tu vas pouvoir sauver, ou libérer de leur joug ?

Helrick sembla soudain songeur. Allait-il se laisser prendre aux mots ? Allait-il nous rejoindre ? Il regarda Sëya avec attention. C'était à elle qu'il devait donner sa réponse, c'était sûrement elle qui représentait pour lui le plus grand espoir de s'en sortir.

- Je suis désolé pour votre servante... Ma mère... elle... n'est pas comme l'était la votre... Mais je ne sais pas si je peux faire ça... avoua-t-il.
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Lun 17 Déc 2018 - 11:40
Me mordant la lèvre, inquiète à cause de ma « petite » bourde d’ampleur, je fixais le jeune mzékils aux yeux inquiets et humides. Je ne quittais pas l’arcaëllien du regard de peur qu’il se lève et force la sortie à l’aide de ses puissantes ailes noires. S’il faisait ça… Je devais le tuer et déguiser sa mort en accident ou en meurtre des bas-quartiers. Je soupirais, repoussais une mèche derrière mon oreille gauche et pinçais mon nez. Alors que j’allais reprendre la parole, Morianne s’empressa de parler.

Après un long échange entre les cousins de sang, ils finirent par se comprendre. Soit il nous aidait ou alors… Quel monde cruel, n’est-ce pas ? Helrick me regardait, l’œil hagard et avec une mine qui prouvait qu’il réfléchissait. Il s’excusa pour Lalita et, je le sentis, il était plus que sincère. Il m’avoua ignorer s’il pouvait agir en traître en vers les seins. Je baissais la tête, je devais trouver les bons mots. Je devais le toucher en plein cœur et en pleine âme. Il devait sentir que c’était la lutte la plus juste qu’il soit. Mais comment faire pour lui faire comprendre tout cela ? Par quel moyen ?

Je frottais mon jupon et me levais. Le mzékils eut un mouvement de peur. Je hochais la tête et pris une grande inspiration. Par où commencer ? Le règne des Dieu-Empereurs et leur lot de morts et sacrifiés ? Le suicide de u Prince Zack après un très petit règne, ne supportant plus les conseillers et la violence des adeptes de Morloc ? Non, je devais parler d’espoir, de paix. Alors, d’une voix douce et posée, je commençais à conter l’histoire de l’Enac et la naissance de ce pays de Paix et d’Egalité qu’est le Royaume. Je prouvais par maints exemples que le monde pouvait fonctionner sans domination, sans asservissement et avec douceur. Le jeune arcaëllien buvait mes paroles. Il semblait ne pas connaitre cette version de l’histoire de Mélinda Tahora’Han.

Lorsque j’eus fini, je tournais le dos au mzékils, j’ajoutais que l’Elue des Dieux avait été choisie pour sa force de caractère et que, aujourd’hui encore, nous devions faire preuve de détermination pour un monde meilleur et plus sain. Je l’entendis soupirer et bouger nerveusement. Un sourire s’afficha sur ma face et j’ajoutais d’une voix faussement lasse :

Le destin ne choisit pas les rencontre au hasard, il y a souvent un Dieu derrière tout ça.
Je… Je ne suis pas fort, Dame Nazen. Je suis même un pleutre bien souvent. J’ai peu d’amis, ma famille ne me respecte pas. Qu’apporterais-je à votre affaire ? Je… Je sais écouter… J’ai fait ça toute ma foutue vie à dire vrai… Mais de là à espionner les miens, je… Je risque gros, vous savez.
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Mer 19 Déc 2018 - 19:24
Après ses dernières paroles, Helrick semblait réfléchir. Tout ça le dépassait totalement et tout comme Sëya, je doutais de plus en plus qu'il puisse devenir un allié fiable. Il semblait beaucoup trop hésiter, et il l'avait dit lui même : c'était un pleutre. Comment savoir s'il n'allait pas retourner sa veste s'il se sentait menacé ? Je me demandais vraiment si nous pourrions en tirer quelque chose au final.

- Hé heu... Mettons que je vous aide... J'y gagne quoi dans l'histoire, moi ?
- C'est à dire ? demandai-je avec circonspection.
- Ben... vous savez ! Au niveau de la renommée... de l'argent...

Je restais bouche bée. La question me laissant sans voix. En vérité, je n'avais pas songé à cela, mais il est vrai que le motiver un peu au niveau financier et lui promettre un rang de choix pourrait le rendre plus loyal envers nous. Je jetais un œil aux autres qui haussèrent les épaules, tous aussi dubitatifs que moi.

- Ben... Oui... à la limite... On peut voir ! Déjà, je pense que la fortune des Glends'Gôl te reviendra si toutefois nous sommes obligés de... enfin... tu vois...
- Ah ouais... Du coup je serais le nouveau chef de la famille quoi ?
- Heu... oui... Oui ben... si y a personne d'autre, oui ! Moi j'ai aucun intérêt à réclamer cet héritage... alors ça sera entièrement à toi.
- Ah ouais... Ah c'est pas mal ça ! Et comment vous avez dit, déjà ? Conseiller du Prince ?
- Et bien... Si tu arrives à te démarquer en nous aidant, il est clair que le Prince aura une place de choix à t'offrir.

Il hocha de la tête, visiblement satisfait par mes réponses. Il se pinça les lèvres entre elles avant de lever la tête en l'air et prendre un air songeur. Il imaginait sans doute comment tout cela pourrait se terminer pour lui, la gloire qu'il pourrait en tirer, l'honneur au rendez-vous.

- Ok !  
- Ok ? m'étonnai-je.
- Ben c'est d'accord ! Je suis partant ! Juste une question avant... Heu... Pour Mérida... heu... enfin Maïa j'veux dire... Y a moyen ou pas ?
- Comment ça ?

Il se tourna vers Maïa avec une moue d'impatience, il attendait visiblement une réponse. Vu qu'elle ne venait pas, il entreprit alors de préciser ses pensées.

- Ben ça passait plutôt bien entre nous, du coup, ben... même si tu m'as menti... y a moyen quand même que je... enfin que nous deux...
- Ah... oui... alors...
commença Maïa en essayant de trouver les bons mots. Comment dire ça... Je... Je t'apprécie bien, Helrick. Tu es vraiment très gentil. Mais... mon truc c'est plutôt les femmes.
- Ah...
déclara Helrick quelque peu décontenancé. Ah bah... Ok... Non mais pas de soucis ! Heu... Ben c'est mort du coup ?

Maïa fit signe de la tête pour confirmer, avec une petite moue de dépit. Elle semblait vraiment désolée pour lui.  

- Bon... ben... Du coup... J'vous aide à arrêter ma salope de mère, et vous, vous vous chargez du reste, c'est ça ?

Je haussais un sourcil face au changement un peu brutal de Helrick qui faisait maintenant preuve d'une certaine jovialité. D'autant que je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'il insulte sa mère.

- Heu... oui... Mais... « ma salope de mère » ? répétais-je interloquée.
- Ben ouais... Non mais vous avez trop raison en fait ! Elle me traite comme une merde ! Du coup... Ben si j'peux devenir le chef de la famille, moi ça me va.

Je jetais un regard à Sëya ; elle était toute aussi surprise que moi visiblement, mais plutôt enthousiaste. Je préférais cependant m'assurer de la chose.

- Bon... Ben... Je sais pas ce que vous en pensez, mais pour moi ça m'a l'air bon... Heu... Sëya ? Tu... Tu penses que c'est bon ? On accepte Helrick dans l'équipe ?
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Mer 9 Jan 2019 - 15:09
Quel revirement de situation dans l’attitude du jeune mzékils... C’était plutôt… Troublant à dire vrai. J’écoutais en silence l’échange entre les cousins sans piper mot et en gardant une expression neutre et digne. Il semblait assez… Et bien comme tous les riches de ce monde : vénal. Je pensais à ma douce mère qui avait tant fait pour les plus démunis et les esclaves. Je devais continuer son œuvre sans faillir et, si les Dieux le voulaient, abolir cette coutume des plus horribles et avilissantes. Comment peut-on se sentir supérieur à un être de chair, de sang et de fluide ? Sans m’en rendre compte, je plaignis les pauvres elfins qui étaient bien souvent catalogués comme sous-arcaëlliens par les mzékils de sang noble. Je secouais doucement la tête, soupirais et fixais notre nouvel allié.

Fort bien. Désormais tu es l’un des notre. Et cela m’enchante qu’un mzékils de ton ascendance soit notre allié. Ton lien avec nous sera Maïa. Si tu veux nous informer de telle ou telle chose, tu envoies un message à Loreleï, la haute prêtresse de Thaä au temple de Cescan. Elle nous le dira et notre amie te rejoindra là où tu la convoqueras. C’est clair ?
Heu… Ben oui ! On ne peut plus clair Sëya. Maintenant, je fais quoi ?
Tu rentres chez toi et tu espionne pour notre compte et celui du Prince.

Il se leva, s’inclina un petit sourire en coin. J’étais plutôt enthousiaste à dire vrai. S’il ne nous trahissait pas, ce dont j’étais sûre, il serait un ami utile et important dans notre lutte. Je demandais à l’intendante de se rendre au palais pour informer soit le Prince soit la Princesse des nouveautés du jour. L’arcaëllienne d’un âge de sagesse s’inclina et s’en alla.

Je pris une pâtisserie à la framboise et croquais dedans. Sentant des regards sur moi je soupirais doucement. Je dis à mes camarades que tout aller bien se passer et, à Morianne, que nous avions de bonnes chances de faire écrire un amendement abolissant l’esclavage. Je lui soutins que nous allions gagner cette guerre politique. Je finis ma douceur, me frottais les mains et me levais avec grâce.

Sans un mot, je quittais la pièce et allais vers les jardins du manoir. L’hiver avait fait son office, il n’y avait plus de feuilles sur les arbres et aucune corolle ne s’épanouissait. Le vent froid soufflait sur les plantes et moi. L’odeur de la froideur se répandait. Cette années encore les pauvres mourraient de froid car personne ne les aideraient à aller se chauffer ou manger.
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Lun 14 Jan 2019 - 18:54
Je soupirai finalement de soulagement. L'affaire était conclue, Sëya semblait ravie, et personne n'avait rien à redire quant à cela. Il y eut juste ce silence gênant que ma bien-aimée combla en rassurant tout le monde sur la bonne marche des événements. Je restais pourtant sceptique... Un doute me prenait et je ne pouvais m'en extirper. Quelque chose me tracassait. Ce n'était pas sans lien avec le rêve que Sëya avait fait plus tôt et l'apparition de Thaä. Ma journée avait été longue et je commençais à grandement fatiguer. Je ne souhaitai plus qu'une chose : l'heure du souper pour manger et aller me coucher.

Sëya se leva avec grâce et élégance et s'en alla de la même manière. Je restais cependant là, à tourner mes pensées dans ma tête. Loreleï vint prendre place à côté de moi et m'entoura de ses bras réconfortants.

- Je te sens troublée, Morianne. Ne t'en fais pas ! Tout va bien se passer.
- Merci Loreleï...
- Tu n'as pas touché à une seule pâtisserie, es-tu malade ? me demanda-t-elle.

Je fis une moue de dépit. C'était donc pour ça qu'elle s'inquiétait ? Parce que je n'avais pas joué ma gourmande ? Misère... J'avais une réputation de gloutonne.  

- Non... Mais les problèmes ne risquent pas de s'arranger. Il n'y aura peut-être pas que les esclavagistes qui se dresserons contre nous...
- Qu'est-ce tu veux dire par là ? s'inquiéta Loreleï.
- Rien.... Seulement, tenez vous prêts à affronter autre chose que des esclavagistes. On ne sait jamais...

Tout le monde resta silencieux. Ils semblaient à nouveau tendus et me regardaient avec inquiétude. Je n'avais cependant pas la force de leur avouer ce qui s'était passé plus tôt avec Sëya, la venue de Thaä, son avertissement... J'imitai donc Sëya, la grâce et la délicatesse en moins, quittant la pièce sans un mot.



En empruntant le couloir, je passais devant un grand miroir et je m'arrêtai brusquement en voyant mon reflet. J'étais pétrifiée d'horreur... Un instant, j'avais cru voir dans mon reflet celui de Badb. A présent que je le regardais avec plus d'attention, il me sembla tout à fait ordinaire. Cette vision m'avait cependant glacée d'effroi. Je m'approchai alors lentement du miroir, je me distinguai à peine, le couloir étant plongée dans la pénombre. Je me regardai alors sous tous les angles, essayant d'y entrevoir un mauvais signe du destin. C'est à ce moment là que j'aperçus avec terreur que le haut de ma robe se teintait de rouge. Je mis ma main à la poitrine, avant de la porter à mon regard. Elle était couverte de sang. Le monde semblait soudainement tourner autour de moi. Je commençai à perdre l'équilibre. Mais que m'arrivait-il ?

Je chancelai, avant de tomber par terre, à plat ventre, mes ailes tombant d'un côté et de l'autre de mon corps. J'avais une horrible sensation dans la poitrine. C'était juste à l'endroit où Saladin m'avait transpercée de son épée, entre les deux ailes, juste au niveau du cœur... Je voulus crier à l'aide mais c'est comme si mon souffle était totalement bloqué. Je sentis mes forces me quitter avant de sombrer dans l'inconscience.

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Dim 20 Jan 2019 - 17:46
Soupirant silencieusement, je levais le visage vers les cieux nuageux. D’apparence il allait neiger sous peu. J’eus un frisson, je n’avais pas de cape pour m’abriter du froid mordant de cette saison meurtrière. Je frottais mes bras de mes mains avec vigueur. Je crachais une buée opaque. Je gardais les yeux rivés sur le ciel gris-blanc. J’implorais intérieurement les Dieux de guider nos pas et de nous éloigner de Kaliqua et Özan. Je demandais également à la douce Jurk de nous épargner l’autre rive. Je ne savais s’ils m’écouteraient et m’exauceraient mais ça avait un côté rassurant de prier.

J’allais vers la porte menant au couloir de ma demeure quand soudain le silence fut déchiré par un horrible hurlement. J’entendis deux employés m’appeler avec vigueur. Prise de panique, je me ruais vers le lieu d’où provenaient les cris de terreur et d’incompréhension. Mes amis et certains domestiques faisaient cercle autour de quelqu’un ou quelque chose. J’intimais l’ordre de me laisser voir. Je portais une main vers ma bouche lorsque le spectacle s’offrit à mes yeux. Je retenais mes larmes en voyant ma dulcinée couverte de sang.

Loreleï ! Hurlais-je à plein poumon. Aidez bous ! Vite ! Maïa ! Tous ! Que… Que se passe-t-il ? Avez-vous vu qui a fait ça ?

Loreleï était déjà sur place, elle s’agenouilla à ma gauche et posa sa main sur la gorge de mon aimée. Elle eut un soupir de soulagement.

Elle est vivante et respire parfaitement. Brohmac, pouvez-vous la porter dans sa chambre ?

Il hocha la tête et souleva le corps pantelant de ma mzékils. Je suivie la prêtresse vers notre chambre à Morianne et moi. Mon champ de vision semblait réduit. Je ne voyais rien à droite et à gauche. Juste les arcaëlliens devant mes yeux.

Nous arrivâmes dans la chambre où un feu crépité doucement. La Haute Prêtresse de Thaä congédia Brohmac et nous nous retrouvâmes elle et moi devant le corps inanimé de Morianne. Loreleï défit avec patience et calme les vêtements de mon aimée. J’étais assise sur le lit, à sa droite. Je vis la prêtresse froncer les sourcils de façon interrogateurs et surpris. Cependant je n’osais ouvrir la bouche. Surtout par peur de me mettre à pleurer.

Etrange… Vraiment… Sëya, Morianne n’a aucune plaie ! Est-ce là un tour d’Özan ?

Je tournais la tête vers l’endroit où aurait dû se trouver une blessure monstrueuse vu le sang mais, en effet, rien. Qu’était-ce que cette supercherie ? Je caressais avec soulagement le visage de ma dulcinée, essayant de comprendre. Aucun mortel ne pouvait faire ce genre de magie incompréhensible… Alors... Alors, d’où ça venait ?
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Mer 23 Jan 2019 - 17:39


- Morianne.

Une toute petite voix murmurait à mon oreille. Elle était douce, réconfortante. J'affichai un sourire heureux. Je la connaissais bien ! Elle avait bercé mon enfance, emplit mes rêves de paroles réconfortantes. Elle m'avait poussé à partir en voyage pour sauver Arcaëlle du mal qui la menaçait.

- Mon enfant, j'ai une mission pour toi.
- Une mission ? marmonnai-je.
- Oui mon enfant ! J'ai besoin que tu fasses quelque chose de très important... Es-tu prête à me servir ?
- Comme toujours, ô Thaä !

Il y eut un silence avant que la voix ne se remette à me parler doucement et d'une voix paternelle.

- Ce que j'ai à te demander ne sera sans doute pas facile pour toi, mais je compte sur ta foi et ta sagesse pour mener à bien cette mission de la plus haute importance.
- Je ferais n'importe quoi pour vous servir ! Je l'ai toujours fait, depuis toute petite. Dites-moi ce que je dois faire.
- Je ne penses pas que tu sois prête...
- Non !! C'est faux ! Je suis prête !!! Je l'ai toujours été ! Dites moi ce que je dois faire !! Je pourrais donner ma vie pour vous servir !
- Oh ! Alors tu es peut-être prête finalement ! Dans ce cas...

L'attente fut longue avant que la voix ne se décide à prononcer les mots, comme si elle hésitait à me les dire. J'avais comme un étrange sentiment tout à coup, mais je n'aurai su dire ce que c'était exactement.

- Je voudrais... que tu tues Sëya !
- Quoi ? Mais... Comment ça ??? Pourquoi ? Qu'est-ce que vous racontez ?
- Il nous faut un sacrifice pour apaiser la colère d'Özan ! Cela me brise le cœur, mais je n'ai pas d'autre choix ! Sëya DOIT être sacrifiée.

Mais qu'est-ce que Thaä racontait ? Était-elle devenue folle ? Ma divinité se jouait-elle de moi ? Comment pouvait-elle me demander une chose pareille ? Quelque chose n'allait décidément pas, il y avait un truc qui clochait dans tout ça.

- Vous... Vous n'y pensez pas !!? C'est votre fille ! Vous... Vous ne pouvez pas me demander ça !!
- Tu me déçois beaucoup, Morianne ! N'as-tu pas dit à l'instant que tu étais prête à tout pour moi ? Reviendrais-tu sur ta parole ?
- Non... je... Tout ceci n'a aucun sens ! Vous m'avez mise sur le chemin de Sëya, vous m'avez demandé de la protéger, de la servir ! Et maintenant vous voulez que je la sacrifie ?

Je pouvais sentir en moi un sentiment étrange, cela ne venait pas de la présence divine, j'en étais à présent certaine, cela venait de mon être, au fond de moi, qui me hurlait qu'il y avait un problème. Ce n'était pas normal, il y avait quelque chose de trop bizarre.

- Il le faut... nous n'avons pas le choix ! Elle est la seule à pouvoir sauver le reste du monde, son sacrifice permettra aux autres de vivre. Tel un martyr, sa mort puis sa renaissance, irradiera arcaëlle de sa lumière et offrira le salut à tous. Tu DOIS le faire, Morianne, je t'en supplies. Tu es la mieux placée pour faire ça !
- Il y a forcément un autre moyen... Il y a forcément une autre solution ! On ne peut pas sacrifier Sëya, elle... elle est notre seul espoir contre ce qui se passe ici ! Ce que vous me demandez... c'est impensable !!
- Tu dois me faire confiance, mon enfant. Si une autre solution était possible, je l'aurai envisagé, mais nous n'avons plus le choix à présent...
- Non... Non vous... Vous mentez... Jamais... Jamais, vous m'entendez ? Je ne sacrifierai jamais Sëya !

Il y eut soudainement un silence, oppressant, où je n'eus aucune réponse. Je sentais dans ma poitrine comme une douleur, un sentiment de mal-être. Tout ceci n'avait aucun sens. Sëya ? Une martyr ? La sacrifier pour une « renaissance » ? Non... Je n'y croyais pas ! Il y avait quelque chose dont je devais me rappeler, mais cela m'échappait.

- Morianne... Si tu ne veux pas sacrifier Sëya...

J'attendais la fin de sa phrase avec impatience quand soudain je sentis deux mains s'accrocher à ma gorge et m'étrangler. Je me mis à me débattre tout en ouvrant les yeux, mais tout autour de moi, il n'y avait rien... seulement qu'une infinité de noir... un vide absolu...

- AlOrS mEUrs !!! GyAhAhaHaHa ! MEurS !!!

Je venais de me rappeler à présent... Je n'avais jamais entendu Thaä dans mes rêves, jamais de la vie... C'était mon père qui m'avait manipulé, c'était Saladin. Et j'étais à nouveau tombé dans un piège, à nouveau j'avais été manipulée. On avait essayé de me faire croire n'importe quoi, encore une fois. Je n'avais cependant aucun moyen de me battre. Cette chose semblait intangible, invisible, et pourtant je suffoquais. Je sentais cette présence malfaisante me dominer et me faire mal. Je voulais crier à l'aide, mais je n'avais plus de souffle.

- Ce SErA tOi, nOtRE sAcRIfIcE !!

Je sentis alors autre chose près de moi, une présence familière... Sëya était là. Au départ je ne comprenais pas puis je commençais alors à percuter : le médaillon !!! Alors tout ça... C'était dans ma tête, évidemment ! Vite... Sëya sors moi de là !! Je sentis sa main serrer la mienne...

***

Je me réveillai brusquement, en sursaut. Autour de moi, Sëya, Loreleï et Brohmac qui me regardaient avec stupeur. Je me tins la gorge et me mis à tousser très fort, le larmes aux yeux. Je n'avais pas tout compris à ce qui s'était passé mais les souvenirs me revinrent petit à petit. Le miroir, mon reflet qui s'était changé en Badb, et ensuite, le sang, puis plus rien. Je me touchai le creux de la poitrine, mais rien, pas de blessure... J'étais complètement égarée. Que s'était-il passé ?

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Dim 27 Jan 2019 - 17:14
L’angoisse était montante. J’essayais de m’apaiser, en vain. J’avais... Oui ! Ça ne venait pas de moi... Je posais les yeux sur le visage de ma dulcinée saisissant entre deux doigts mon demi-pendentif. Il y avait eu un bref apaisement puis, crescendo, la peur, l’effarement et l’angoisse. Je ne savais de quoi était fait le rêve de Morianne mais ça ne devait être très positif… Je posais ma main libre sur la poitrine de mon aimée afin de sentir son cœur. Une fois que j’eus le tempo de ses battements de cœur, je m’alignais dessus en envoyant des effluves positives vers l’esprit tourmenté de ma mzékils adorée. Je prenais le temps de respirer lentement et savamment.

Lors d’un cours de combat on nous avait enseigné l’art de la respiration pour méditer. Ainsi, mon cœur battait à un rythme plus lent et ma respiration était maîtrisée. Je devais, maintenant, ramener ma druidesse dans notre monde. Je devais l’arracher à l’Empire des mauvais rêves. Quand je compris que mon arcaëllienne sentait ma présence, j’ouvris les yeux en soupirant de soulagement.

S’éveillant avec brusquerie dans un sursaut apeuré, elle regarda autour d’elle. Nous la fixions avec stupeur et, pour ma part, soulagement. Elle sembla alors s’étouffer en se tenant la gorge puis elle inspecta sa poitrine. Je vis dans ses yeux qu’elle se demandait ce qu’il s’était passé. Je tournais les yeux vers la Haute Prêtresse de Thaä, l’œil interrogateur et hagard. Elle semblait tout aussi perplexe que Morianne et moi. Haussant les épaules elle avoua ne pas connaitre l’origine de cette affaire des plus étranges et glauques. Elle se gratta le menton, se leva et quitta la chambre avec Brohmac.

Je posais une main sur l’épaule dénudée de mon aimée et essayais de la rassurer de par mon regard. Mais, le sentant au plus profond de moi, ça ne fonctionnait pas. De quoi avait-elle bien pu rêver pour être aussi... Inquiète ?

Quel était ton cauchemar ? Avait-il un rapport avec les mots de Thaä ?

Je l’obligeais à se décaler et me couchais près d’elle. Je la pris dans mes bras, posant sa tête contre ma poitrine où mon cœur chantait ses louanges.




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Jeu 31 Jan 2019 - 10:34
Je me frictionnais un peu, essayant à la fois de me réchauffer et de me rassurer. Cette expérience m'avait laissé une mauvaise impression, un sentiment de malaise. Lorsque Sëya me demanda si ce que j'avais vu et vécu, je dus prendre un moment à respirer lentement pour reprendre mon calme avant de répondre.

- C'était... vraiment étrange... Je me sentais bien, enfin... autant que la situation actuelle ne le permette. J'étais en train de penser à ton rêve et à l'apparition de Thaä quand je suis passée dans le couloir avec le miroir...

Je repensais avec effroi au reflet de Badb qui avait remplacé le miens pendant un instant. Je replia alors un peu plus mes ailes autour de moi pour me protéger à la fois du froid mais aussi d'une menace invisible.

- Quand je suis passé dans le couloir, répétai-je, le miroir a... fait quelque chose de bizarre. J'ai... Un instant j'ai vu mon reflet changer, j'avais... j'avais l’apparence de... Badb. C'était vraiment étrange, mais quand j'ai voulu me regarder à nouveau dans le miroir, ça avait disparu, ça me reflétait à nouveau comme j'étais.

Je me collai à présent à Sëya, essayant de trouver réconfort dans ses bras ainsi que le courage de continuer mon récit macabre. Je lui racontais alors que j'avais senti une douleur dans la poitrine, que du sang était apparu sur ma robe et que j'avais fini par m'évanouir.

Je me mis également à lui conter mon rêve étrange, ou plutôt ce qui ressemblait à une tentative de possession. La voix de Thaä qui n'était pas vraiment Thaä, mais un être qui avait profité de ma crédulité du moment pour essayer de me tromper comme Saladin l'avait fait auparavant. J'en venais alors au moment où la chose m'étranglait et que j'étais impuissante face à elle.

- Finalement j'en suis sorti grâce à toi... Sans ça... je ne sais pas... Ça m'étonnerait qu'il s'agisse d'une coïncidence. La voix... C'était horrible ! Elle me demandait de te tuer... de te sacrifier pour sauver le monde. Mais... J'ai dit non alors... Elle s'est fâché et a commencé à m'étrangler en disant que c'était moi qui allait mourir si je ne voulais pas le faire...

Je me mis à fixer le feu qui crépitait dans l'âtre. Cela ne pouvait pas être qu'un simple rêve, ni même un simple délire. Je m'étais retrouvé avec du sang sur moi sans même être blessée. Rien ne pouvait expliquer ça de manière purement rationnelle. Il se passait des choses dans Arcaëlle et ça allait empirer, le rêve de Sëya m'en donnait la certitude. Je lui fis part de cette réflexion et de mes doutes quant à la suite de nos opérations pour abolir l'esclavage.

- Ce n'est peut-être plus le bon moment... dis-je finalement.

Peut-être était-ce seulement sur le moment, et sous le coup de l'émotion, mais je sentais que continuer dans cette voie était une mauvaise idée. Pourtant, difficile de faire marche arrière...
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Jeu 31 Jan 2019 - 18:49
Je sentais son mal-être et le malaise interne de Morianne. J’écoutais attentivement ce qu’elle me contait, de plus en plus surprise. Qu’était-ce que cela ? Un signe avant-coureur d’un drame ? Un appel à cesser notre démarche ? Comment savoir au fond ? Devais-je écouter ma raison ou mon instinct ? Ma raison me disait de ne pas prêter attention à tout cela, que ce n’était qu’un piège tendu par Özan ou Kaliqua. Mon instinct disait tout autre chose... Il s’affolait, assurant qu’il fallait être sur ses gardes. Il faudrait lutter dur et longtemps pour pas grand-chose et risquer la mort de centaine de millier d’arcaëlliens. Qui devais-je écouter ? Je soupirais me disant de mélanger les deux ressentis.

Je blottis un peu plus ma dulcinée contre moi, fermant les yeux. Je ne savais que lui dire au final. Devais-je me montrer alarmante ou pas ? Devais-je me lever et courir raconter tout ça aux autres ? Devais-je en avertir le Prince ? Par Thaä, tant de questions plus stupides les unes que les autres… Nouveau soupir las.

J’ouvris les paupières, inquiète malgré moi. Et si c’était la fin des temps ? J’avais entendu parler de quelque chose lors de mes cours d’Histoire d’Arcaëlle. Un truc en rapport avec le Dieu du Chaos… Des envoyés ou un truc du genre. Des démons peut-être ? Qu’importe, j’étais épuisée. Serrée contre mon aimée, je m’assoupie. Je ne sais combien de temps je me suis promenée au pays des songes mais je fus réveillée par des coups à la porte. Un serviteur s’excusa de nous déranger mais le repas était servi. Je remerciais Allère’Yüien, un mzékils à la chevelure bleutée et au regard disparate. Un œil gris et un œil rouge.

Je me levais et nous descendîmes à la salle-à-manger. Le silence régnait plus ou moins lors du repas. On se jetait tous des regards inquiets. Lorsque j’eus fini de me sustenter, je souhaitais la bonne nuit à mes amis et montais dans ma chambre. Que se passait-il en réalité ? J’avais bien envie de fouiller la bibliothèque mais, finalement, j’eus la flemme. Je me mis en nuisette, rajoutais une bûche dans la cheminée et me couchais.
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Dim 3 Fév 2019 - 11:26
Je me blottis un peu plus contre Sëya et commençai à m'assoupir. Cette expérience avait été éprouvante. Pendant ce temps, ma dulcinée réfléchissait. Elle n'avait aucune réponse à m'apporter mais je sentais ses pensées vagabonder d'une idée à l'autre. Rien ne semblait très reluisant, au contraire même. Lorsqu'elle se m'y à songer à une vieille légende dur la fin des temps, je me mis à trembler intérieurement. Je ne voulais même pas y penser. Rien que l'idée me tétanisait d'angoisse. Je ne pus réussir à me reposer correctement...

Le repas fut tout aussi « agréable » lorsque ce fut l'heure. Le silence régna. Un silence de mort qui me mit dans l'embarras le plus absolu. Il n'y eut que Maïa pour briser la glace. Elle voulu savoir ce qui m'était arrivée exactement. Tout le monde la regarda avec reproche, comme si la question était absolument interdite. Je lui répondis simplement que je n'avais pas envie d'en parler pour le moment, mais qu'il n'y avait plus de quoi s'inquiéter. Je sentais que la réponse n'était pas suffisante, mais elle devrait s'en contenter.

Nous allâmes nous coucher avec Sëya, sitôt le repas terminé. Nous nous mîmes à l'aise, avant de nous mettre au lit. Je restais un moment dans ses bras, à me blottir contre elle. J'essayai tant bien que mal de trouver une certaine forme de sérénité, sans succès, malgré les efforts de ma douce et tendre. Je n'étais pas tranquille. Après une bonne heure à tourner dans le lit, je finis par me lever, en prenant soin de ne pas réveiller Sëya.

Cette histoire de fin du monde et son idée d'aller chercher dans la bibliothèque ne cessèrent de me harceler. Je quittai donc la pièce en silence pour gagner la fameuse bibliothèque. Arrivée au lieu susnommé, je fus tout d'abord inquiétée par l'obscurité y régnant. Je n'avais qu'une petite chandelle pour m'éclairer, autant dire que je n'y voyais pas bien loin. Je pris alors le chandelier qui se trouvait à l'entrée de la pièce et l'allumai pour y voir un peu plus clair. Ma deuxième impression fut bien meilleure : la salle était vaste. Les murs étaient couverts d'étagères remplies de livres, et il y avait même au centre, une énorme colonne, cerclée par des étagères, elles aussi portant des textes. Il y avait ça et là des fauteuils, qui semblaient tous très confortables. Il y avait un gigantesque globe arcaëllien tout au fond, je ne le remarquai qu'à la fin lorsque je fis le tour complet des étalages.

Je me mis à soupirer. Par où pouvais-je commencer ma recherche ? Il y avait tellement d'ouvrage que je ne savais même pas si je pourrais trouver ce que je cherche avant que le soleil ne se lève. Mais puisqu'il fallait bien commencer quelque part, je me mis à lire les différents titres des livres, en les prenant un par un, avec la plus grande délicatesse. Bien évidemment, je ne tombai pas sur un seul d'entre eux qui aurait pu être assez évocateur comme « Légende de la Fin du Monde » ou « Prophétie apocalyptique ». C'eut était trop simple d'avoir cette chance. Je m'étais cependant doutée que ça n'aurait pu être aussi simple que cela.

Je feuilletai donc un par un les ouvrages, les survolant rapidement pour trouver ce qui m'intéressait. J'avais la chance que la bibliothèque soit rangée par auteur. Je pouvais donc faire un peu le tri entre les écrits de fiction et ceux d'histoire et d'art. Cela me prit un temps fou, et je ne faisais plus tellement attention aux heures qui passaient. Éclairée par le chandelier, les mots défilaient devant mes yeux.

Pas moyen de trouver un quelconque indice sur une légende de fin du monde. Un coup je tombai sur une fiction qui contait une histoire d'amour entre une humaine et un lorcq dont la peau brillait à la lumière du soleil, ce qui me sembla déjà tiré par les cheveux. Un vrai navet... Je ne pris même pas la peine de retenir le nom de l'auteur ni le titre. Je passais rapidement à un livre sur des animaux qui parlent. Celui-ci attira un peu plus mon attention, et je me permis de perdre un peu de temps dessus. C'était de petites fables qui donnaient une certaine leçon philosophique à chaque fois. Je le mis de côté pour moi, plus tard, quand j'aurai le temps de ne rien faire d'autre que de lire. C'était très intéressant.

Livre de science, d'anatomie, de botanique, et même de maîtrise du fluide. Je tombai sur à peu près tout. J'avais même feuilleté un moment un ouvrage sur l'art de la guerre, écrit par un certain Souhn Tsöu. Intéressant également, très philosophique, mais toujours pas ce que je recherchai. Les seuls livres d'histoire que j'eus en mains parlaient en grande partie de la Bretkiu ou de l'Enac. J'étais d'ailleurs surprise que l'on puisse lire quelque chose sur l’Élue des Dieux ici, à Cescan, connaissant le passif d'Yban. Mais après tout, Dame Näzen avait été une femme de culture et très ouverte, pas étonnant que de tels ouvrages se trouvent dans sa bibliothèque.

Elle fut même tellement ouverte d'esprit que je fus surprise de trouver dans cette gigantesque collection, un livre aux récits érotiques. Je me mis à rougir en pensant que Dame Näzen ait pu lire de tels livres. Peut-être appartenaient-ils autrefois à sa fille naturelle ? Ou alors un autre membre de la famille... Je m'imaginai mal la voir lire ça... quoique... après tout... Je finis par fermer le livre, embarrassée par de telles pensées, mais également par la nature des écrits.

Je continuai ainsi... avant de finir par m'assoupir dans le divan sur lequel je m'étais allongée. Épuisée, je m'endormis...
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