Passons nous à l'action ?

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Sam 10 Nov - 11:09
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Je regardais Morianne partir et lâchais un soupir dépité et un peu nerveux. Je retournais avec les autres et restais silencieuse un court instant. Je n’étais pas douée pour le plan… Même si j’avais été à l’Académie Martiale de Cescan pendant un bon moment. J’étais beaucoup plus douée dans l’action et l’exécution. Je n’étais pas née pour être chef ni même noble. Et puis, c’est une évidence, je n’étais pas la fille de Ge-Ban mais de Thaä. J’étais donc, par conséquent, plus douée pour créer ou annihiler que pour planifier.

Je me pinçais l’arête du nez en grognant. Je levais la tête vers Brohmac, le regard questionnant le lorcq dans un silence à couper au couteau. Maïa prit alors la parole. Elle exposa son idée : séduire le mzékils, l’amener à faire confiance à la jeune arcaëllienne et, une fois ces étapes réussies, lui mettre le grappin dessus. Elle ajouta qu’elle allait se débrouiller seule, elle craignait que notre présence soit un frein à son imagination et, surtout, que notre surveillance soit repérée. J’acceptais sa proposition et je fis tinter une clochette posée sur une petite table.

Quelques minutes après, Maïa avait une somme rondelette, un carrosse avec deux chevaux bruns et une tenue des plus affriolantes. Je regardais la voiture partir avec la tahora quelque peu inquiète pour elle. Mais je chassais mes craintes et allais dans le petit salon, là où il y avait la plus belle bibliothèque privée de Cescan. L’époux de ma défunte mère était un grand lecteur. Textes anciens, poésies, théâtre, romans d’action, d’aventure,… Il y avait du choix donc.

Je restais plantée un bon moment devant les étagères remplies de livres aux couvertures en cuir de différentes couleurs. La tête penchée sur la droite pour mieux lire les titres, j’avançais à petits pas. Je vis un livre à la couverture bleue topaze. Le titre était « Bans Enac ». Les guerres de l’Elue des Dieux. Je le pris délicatement et m’assis dans un fauteuil confortable. Je commençais à lire l’ouvrage et ne vis pas le temps passer.

Nathä, une servante à la peau noire de la race des xens, me tira de ma belle et longue lecture. Elle m’informa que le déjeuner était servi. Je la remerciais, posais le livre sur une console et allais vers la salle à manger. Mes amis et alliés était déjà attablés. Ce midi il y avait des pommes de terre sautées avec de la langue de bœuf.

Pendant que nous mangions, nous échangeâmes sur tout et n’importe quoi. Je demandais si quelqu’un avait eu des nouvelles de Morianne mais, à mon grand damne, personne n’en avait eu. Nous finîmes de ripailler et, le ventre lourd, j’allais faire une sieste.

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Lun 12 Nov - 10:44
Je quittais finalement le palais princier, laissant derrière toutes ces intrigues. J'en avais eu bien assez pour la journée. J'espérai secrètement que Sëya ne s'était pas inquiétée pour moi, jusqu'à ce que je me rappelle que nous avions toujours notre collier pour communiquer entre nous. J'essayai alors de la contacter, mais rien... Elle devait probablement être inconsciente. Je me rassurais en me disant qu'elle devait sûrement s'être assoupie. Les jours précédents avaient été éprouvants, pas étonnant qu'elle se soit endormie. Mais n'était-elle pas censée surveiller Maïa ?  Peut-être avait-elle chargé quelqu'un d'autre de ça : Amaya par exemple. Au final, je décidai de ne pas m'inquiéter.

Je pris mon envol jusqu'à la demeure des Näzen et atterrit juste devant les grilles de l'entrée. Me reconnaissant rapidement, les gardes me laissèrent passer et je fus bien vite accueillie par Brohmac montait la garde à l'intérieur. Il eut un petit sourire amical et à la fois rassuré. Sa main se posa sur mon épaule et avec curiosité, il me demanda :

- Tu vas bien ?
- Hum hum ! Et toi ?
- J'ai l'épaule légèrement ankylosée, mais ça va !
- Quoi ? Tu t'es endormi sur ton côté droit ? plaisantai-je.
- Moques-toi ! Mais c'est plus ou moins la vérité !
- Oh ! Le grand Brohmac, terrassé par une ankylose ! La légende s'effondre !
- Et ça te fait rire ?  
- Ça ne se voit pas, mais intérieurement, j'exulte !

Le grand lorcq me donna une pichenette dans l'épaule tout en me regardant avec un air complice. Je me frottai le bras et fis comme si j'étais offusquée avant de lui rendre la pareille. On se mit à se chamailler comme des gamins avant de reprendre un peu de notre sérieux.

- Tu sais où est Sëya ?
- Non, pourquoi ? Vous êtes pas censées pouvoir vous parler de n'importe où via ce collier ? me demanda-t-il.
- Si, mais pas quand on dort... Elle a du s'assoupir !
- Tu devrais commencer par sa chambre alors !
- Merci, Capitaine « Je sais tout » ! Je n'aurais jamais deviné ! lui dis-je avec une pointe de sarcasme.
- C'est ça ! Continue à te moquer de moi...

Je me mis à rire sous cape avant de déposer mon barda dans l'entrée, et d'accrocher la dite cape à un porte manteau. Je sautais alors de marche en marche pour rejoindre l'étage, battant des ailes pour donner l'impulsion nécessaire à mes sauts de cabri. Les pieds totalement nus, je m'approchais alors de la chambre en catimini, poussant délicatement la porte avant d'y entrer dans la plus grande des discrétions. Je m'approchai alors lentement du lit où Sëya était visiblement endormie, et comme un bsurt qui s’apprêtent à se jeter sur sa proie, je pris mes appuis avant de me lancer brusquement sur elle pour lui faire :

- Bouh !
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Lun 12 Nov - 11:06
Sëya, alors que tu étais assoupie, et même endormie, tu as commencé à rêver. Tu t'es retrouvée dans les vignobles appartenant à la famille Nazën. Il faisait beau, le soleil caressait ta peau de sa douce chaleur, et les vignes étaient toutes prêtes à craquer sous le poids des abondantes grappes de raisins qu'elles soutenaient. Tu pouvais également sentir, presque comme si c'était réel, un léger vent passer dans tes cheveux.

Alors que tout se passe bien, et que tu es entourée de tous tes proches, un oiseau aux couleurs de l'arc-en-ciel se pose sur ton épaule et commence à piailler avant de s'envoler à tir d'ailes, visiblement paniqué par le vent qui se lève. Le ciel s'obscurcit alors, de terribles nuages noirs, le tonnerre gronde au loin et le vent devient plus fort. Tu te tournes vers tes proches : Morianne, Amaya, Loreleï et tous les autres... Ils ont subitement disparu ! Tu te retrouve seule et tu te rends compte qu'il pleut à verse. Il commence à faire terriblement froid, et les vignes semblent se faner à une vitesse trop grande pour qu'il s'agisse d'un phénomène naturel. Les grappes tombent au sol et couvrent alors les champs de leur liquide rouge, on dirait que le vignoble s'est transformé en un marécage de sang.

Tu vois alors une espèce de créature humanoïde apparaître dans l'ombre. Elle semble décharnée, squelettique et il émane d'elle une aura profondément angoissante. Tu ne la vois qu'un bref instant, n'ayant pas vraiment l'occasion de bien la discerner. Elle te tend la main et te pointe du doigt avant de tu ne te réveille en sursaut, plus par peur de ce rêve cauchemardesque, que du fait que tu ais été tirée de ton sommeil par Morianne et ses facéties.
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Jeu 15 Nov - 18:12
Que se passait-il donc dans mon esprit ? Par quoi avais-je été troublée pour faire cet horrible cauchemar dont je ne saisissais aucunement le sens bien que je sente un grand danger pour tout un chacun. Etait-ce un avertissement ? Une prémonition ? Autre chose de plus complexe. J’avais les paupières closes, cherchant un sens à cette atrocité vécu en songe. Je sentais que j’étais trempée de sueur, de la tête aux pieds. Je tremblais de façon imperceptible pour quelqu’un me regardant. Je savais que Morianne était là, je sentais son doux parfum. Mais j’étais en pleine terreur. D’ailleurs, avec le collier, elle devait le sentir.

Je poussais un soupir las et, au prix d’un gros effort, je me tournais vers ma douce et tendre amie. Doucement, ayant peur de découvrir un monde de sang, de feu et de cendre, j’ouvris les yeux. Mon regard percuta avec force et tendresse celui de ma dulcinée. Je lui fis un sourire timide, encore habitée par cet effroyable rêve cauchemardesque. Je portais une main quelque peu tremblante vers la joue de la belle mzékils. Je commençais à m’apaiser. Lentement mais sûrement. Qu’allait-il donc advenir de notre bel Arcaëlle ?

Après un petit laps de temps, je m’assis dans le lit, croisant les jambes et posant mes avant-bras sur mes cuisses. Un frisson parcourut mon échine lorsque je repensais à l’étrange et effrayant cavalier. Qui était-il ? Peut-être un mauvais présage. Comment savoir ?

Je saisis le verre d’eau posé sur ma table de chevet et l’avalais en une traite sans respirer. Une fois, je racontais d’une voix tremblante et inquiète mon rêve à mon amour. Une fois fait, je mis ma tête dans mes mains et soupirais longuement. Je devais contacter Thaä pour en savoir plus. Je sentais mal cette apparition. Il était de mauvais augures ce rêve abominable. Peut-être qu’avant de déranger ma mère biologique je devrais voir avec Loreleï ? Je fis part de mon doute à Morianne.

En attendant sa réponse je me levais du lit et allais me passer un coup d’eau froide sur le visage ensuite, j’enfilais ma robe bleue nuit en satin. Je me tournais vers ma dulcinée, l’œil hagard.
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Sam 17 Nov - 20:01
Sëya se réveilla en sursaut et je fus presque étonnée que cela lui ait fait aussi peur. Je me mis à rire avant de remarquer que ça n'allait pas du tout. Je compris rapidement, via le collier, que ce n'était pas ma bêtise qui l'avait mise dans cet état mais un cauchemar, un cauchemar qu'elle m'expliqua être plus que troublant. Je pouvais le sentir à travers ses sentiments, ce rêve avait fait plus que la chambouler. Il avait été si intense... ça ne pouvait être un rêve ordinaire. Mon aimée me raconta alors ce songe avec force détail, au point que je me questionnais sur sa nature. Personne ne pouvait se rappeler d'un rêve avec une telle précision. Il devait s'agir d'une prophétie, ou d'un présage... En l’occurrence, un sombre présage.

C'est à ce moment là que Sëya me fit par de son idée de contacter Thaä avant d'en douter et d'envisager d'en parler avant tout à Loreleï. Je me mis à réfléchir. Était-ce nécessaire de quémander les conseils du divin parmi les divins ? D'après la gravité du rêve, je finis par me convaincre qu'il serait nécessaire de faire appel à notre vénérée divinité. Quand Sëya revint habillée de sa robe de satin bleue, je finis par déclarer :

- Ce rêve n'est pas un simple rêve, Sëya. Si tu t'en rappelles aussi bien, c'est qu'il s'agit sûrement d'un sombre et funeste présage. Tu dois contacter Thaä, j'en suis persuadée. Attends...

Je repliai une aile sur moi-même et en arrachai une plume avant de la tendre à Sëya.

- Tiens ! Tu pourras la contacter comme ça. Il me semble qu'il suffit d'une plume pour ça. Mais je suppose que tu le sais déjà.

Je pris ma bien aimée dans mes bras et la serrai fort contre moi.

- Quoiqu'il se passe, peu importe ce que l'on va devoir traverser, je serais toujours avec toi, mon amour. Tu peux compter sur moi ! On surmontera toutes les épreuves, ensemble, je ne disparaîtrai pas, je te le promets.

Je l'embrassai dans le cou, et restai un moment comme ça à la serrer contre moi. Plus qu'elle, c'est moi que je devais rassurer, car j'avais peur à présent, peur qu'il lui arrive quelque chose, que l'on soit séparée. Il était impossible de lui cacher, aussi me rassura-t-elle à son tour. Je l'embrassai une nouvelle fois et la regardai alors comme un chiot qui attend que sa maîtresse face quelque chose. C'était à elle de faire appel à Thaä à présent. Peut-être notre divinité pourrait-elle nous éclairer sur cet horrible cauchemar.
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Sam 17 Nov - 20:44
Je pris la plume et fermais les yeux. Et si ma mère ne répondait pas ? Si elle m’avait abandonnée ? Que devais-je faire ? Tant de questions sans réelles réponses… Je me laissais câliner par Morianne puis, sentant son angoisse monter, je me pressais un peu plus contre elle essayant de la rassurer autant que faire se peut.

J’ouvris doucement les paupières et me reculais. J’allais à la fenêtre un petit moment. J’observais le va et vient des arcaëlliens, libres ou non. Je sentais au plus profond de mes entrailles qu’un drame allait se jouer. Mais de quel ordre ? Je soupirais, collant mon front sur la vitre froide. Tout cela était si obscur et intense. Je devais trouver ce que ça signifiait réellement. Je me reculais de la fenêtre où un petit cercle de condensation c’était fait.

J’étais assise au milieu de la chambre, prenant de grande bouffée d’air et implorant Thaä de se montrer. Fixant la douce et belle plume d’un noir parfait de ma bien-aimée, je priais ma divine mère de se présenter à moi.

Il y eu une vive lumière et le bruit du tonnerre. Entrée fracassante… Je me mis à genoux devant celle qui m’avait enfanté. Je ne la regardais pas, comme le voulait les lois dogmatiques. La divinité créatrice posa une main sous mon menton et me fit lever la tête vers elle.

Une aura et une beauté sans nom me fit frissonner. La première fois, j’avais dû la voir sous un avatar arcaëllien. Elle me demanda ce qui m’avait amené à la faire venir. D’une voix étouffée et confuse, je lui racontais mon horrible cauchemar.

Je voyais son visage se distordre et se crisper. Il ne fallait pas être devin ou autre pour comprendre que c’était grave. Thaä recula et m’invita à me lever. Elle semblait hésitante et confuse. Etrange pour une divinité. Elle s’appuya sur le manteau de la cheminée et poussa un profond soupir. Elle finit part me faire face et me déclara d’une voix grave :

Ma fille, il se trame de sombres dessins au Royaume d’Özan. Je ne sais pas encore quoi mais ton vil rêve est une mise en garde. Il faut désormais surveiller les signes.
Quels signes, Mère ?
Pour l’instant je l’ignore. Désormais, sois sur tes gardes ma petite Sëya. Reste près de tes amis.

Il y eu un flash et un craquement. Thaä était partie. Je me tournais vers Morianne. Nous n’avions rien appris de plus…
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Sam 17 Nov - 21:49
Mon cœur bondit à tout rompre dans ma poitrine alors que le tonnerre grondait. L'apparition soudaine de Thaä parmi nous me chamboula au plus profond de mon être. La divinité était là, devant nous. Je m'inclinai tout bas devant elle avant qu'elle ne nous demande de nous relever. Je faillis chavirer... S'il y avait un bien un être que j'aimai presque autant que Sëya, c'était Thaä, et elle était toute resplendissante devant nous. J'étais en transe devant la déesse que je vénérais depuis ma plus tendre enfance. Durant tout le temps qu'elle fut là, je bus ses paroles, la bouche grande ouverte, une expression de totale admiration tout à fait pathétique sur mon visage.  

En un éclair, Thaä disparu à nouveau. Sëya se tourna alors vers moi tandis que je continuais d'avoir cet air idiot.

- C'était Thaä... C'était Thaä... répétai-je comme une imbécile heureuse.
- Oui, Morianne... On a compris... soupira ma bien aimée.
- Non mais... C'était Thaä !!!
- Oui ! Ouiiii ! Et elle ne nous a rien appris de plus... s'exaspéra Sëya.

Je soupirais à mon tour. Assurément, les avertissements de la déesse ne nous avaient pas été d'un grand secours, mais il était clair qu'à présent, ce rêve n'en était pas un. Quelque chose se préparait, quelque chose qui terrifiait la divine parmi les divins. Et Özan était derrière tout ça... encore une fois. Je soupirais de désarroi. S'il fallait, en plus de l'esclavage, s'occuper d'Özan, nous étions dans de beaux draps. Je regardai à présent Sëya d'un air fatigué et lui fit un sourire qui se voulait rassurant. C'était peine perdu, cela dit, elle savait que j'étais profondément découragée par tout ça.

- Encore des problèmes en perspective... soupirai-je. Mais... j'ai peut-être de bonnes nouvelles malgré tout. Je vais passer du coq à l'âne, désolée, c'est important. A vrai dire, j'ai fait une drôle de rencontre aujourd'hui. Il se trouve que j'ai peut-être trouvé le moyen de faire grandir notre cause !

Sëya me dévisagea avec curiosité et je finis par lui expliquer tout ce que j'avais vécu aujourd'hui : la rencontre avec Tyr, notre discussion quelque peu houleuse pour en venir finalement à un espèce d'accord. Le lorcq m'avait donné les clefs pour contacter une organisation « criminelle » qui avait pour vocation de combattre l'esclavage par des actes isolés, des libérations, des petits coups d'éclat sans grande prétention. Il fallait juste pouvoir les approcher et les contacter, et j'avais déjà une idée de comment. Tyr m'avait donné ce qu'il fallait pour ça.

- Qu'est-ce que tu en penses ? Le Prince a approuvé mon plan. Il veut que je me rapproche de ces rebelles pour en faire des alliés... ou au moins éviter qu'ils n’interfèrent avec nos affaires. On pourrait au moins ce coordonner avec eux pour faire que nos efforts fassent avancer la cause. Leurs méthodes sont différentes, mais possiblement complémentaires. Ça serait bête de gâcher une occasion pareille ! D'ailleurs... … … En parlant de méthode, tu sais si Maïa est revenue ? Des nouvelles ?
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Dim 18 Nov - 18:05
Un peu exaspérée par le peu d’informations reçue, voir le néant d’informations, je soupirais. Une fois que Morianne fut remise de sa Divine rencontre, elle exprima son désarroi face à de nouvelles menaces à cause d’Özan. Je baissais la tête, au fin fond de mon âme, je sentais venir une destruction meurtrière.  J’observais ma douce et tendre alors qu’elle me parlait de sa rencontre. Je ponctuais mon écoute de « hm hm » et de hochements de tête.

Elle finit par me dire que le Prince Mzékils’Han avait accepté son plan mais, personnellement, je le trouvais plutôt risqué. Cependant je finis par répondre qu’il fallait agir, coûte que coûte. L’esclavage, cette horrible tradition séculaire, devait disparaitre. Le plus vite serait le mieux. Cependant, comme le meurtre de Lalita en attestait, ce n’était pas du goût de certains nobles d’Yban. Mais, ayant subis cet asservissement, je ne pouvais cautionner cette monstruosité. Comment pouvait-on penser être supérieur à quelqu’un d’autre ? Même moi je ne me sentais pas supérieure aux autres et, pourtant, j’avais de quoi. J’étais l’une des enfants de Thaä… Ce n’était pas rien.

Ma dulcinée me demanda où en était Maïa. J’eus une mine légèrement renfrognée et lui expliquais que, pour le moment, la tahora agissait seule et sans garde rapprochée. J’admettais que ce pouvait-être dangereux voir mortel pour l’arcaëllienne. Mais, je reconnaissais aussi qu’ainsi elle pourrait agir plus librement. Sans crainte d’être démasquée à cause de l’un d’entre nous veillant à sa sécurité.

Je mordillais mon pouce depuis presque une minute sans rien dire. Devrions-nous choisir une quête plutôt qu’une autre ? L’esclavage ou cet indicible et mystérieux fléau approchant ? Que devions-nous faire au final ? Je soupirais et regardais par la fenêtre. La nuit était presque installée sur Cescan. Je secouais la tête.

Devons-nous agir séparément ? Il faut que nous fassions de notre mieux quoi qu’il en soit, n’est-ce pas ?
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Dim 18 Nov - 19:09
Je me pinçais l'arrête du nez. Comment ça, Maïa était partie toute seule et sans protection ? Quel manque de prudence. Ce n'est pas que je doutais des capacités de Maïa à se défendre, mais j'avais comme un doute sur celles qu'elle avait à discerner correctement l'ennemi. Je voulu en faire part à Sëya mais elle semblait en pleine réflexion et je ne voulu l'interrompre. Elle était en train de songer à ce que nous devions faire. Si nous devions nous occuper en priorité de la menace fantôme ou de l'esclavage.

- Devons-nous agir séparément ? Il faut que nous fassions de notre mieux quoi qu’il en soit, n’est-ce pas ? me demanda-t-elle.
- Pour le moment, inutile de courir après cette menace fantôme. Nous n'avons aucune information à ce sujet ! Tout ce que nous pouvons faire pour le moment, c'est combattre l'esclavage par nos propres moyens. Alors restons concentrées sur cette tâche !

Je m'avançai vers le fenêtre et y regarda au travers. Le soleil était bas dans le ciel, il n'y aurait bientôt plus aucune lumière du jour. Déjà les ombres s'étendaient sur nous, et je sentais que le froid ne faisait que grandir. J'ajoutais une bûche dans la cheminée avant de me tourner à nouveau vers Sëya, avec une mine sévère.

- Il est temps d'agir, Sëya... De montrer aux Enfants de la Liberté que nous ne sommes pas à sous-estimer ! Que nous ne sommes pas de simples utopistes incapables de mener un vrai combat ! Nous devons frapper un grand coup ! Peut-être pas à visage découvert, mais au moins leur montrer que nous voulons la même chose !

Elle me regarda avec interrogation et je lui demandai un moment avant de pouvoir m'expliquer. Mais elle pouvait déjà lire l'idée qui naissait dans mon esprit. Rapidement, tout fut clair, mes intentions étaient transparentes et il n'y avait pas d'ambiguïté dans mes songes.

- Dans deux jours, il y aura le marché aux esclaves ! Nous allons demander au Prince de ne pas y mettre la garde ! Il n'y aura donc personne pour protéger les marchands d'esclaves et tout ceux qui viendront s'en procurer. Cela semblera peut-être bizarre à certains, mais j'ai un plan ! Nous allons prendre la place des gardes ! Nous aurons leurs casques pour arriver à visage caché. Et là, on leur envoi un message ! On détache tous les esclaves et on fout la pagaille ! Ca sera un bordel monstre, il va falloir être très prudent, mais avec un peu de chance, on peut s'en sortir sans bobo ! Et là, on fait en sorte que l'un de nous... ou l'une d'entre nous plutôt... prenne la parole ! Là on les menace, on leur fait bien comprendre que c'est eux qui vont avoir des problèmes ! Que nous sommes les défenseurs des esclaves. Et à ce moment là, on part tous en même temps. Il faut juste qu'on se trouve un signe, un symbole, quelque chose à leur montrer pour fédérer notre mouvement afin qu'ils se rappellent de qui on est quand on reviendra leur faire la misère. En tout cas je suis persuadée que les Enfants de la Liberté auront envie d'en savoir plus à notre sujet après ça !

Je regardai avec satisfaction Sëya, attendant qu'elle me donne son avis sur mon plan. Pour moi, c'était la meilleure chose à faire. Agir dans l'anonymat pour nous éviter plus de représailles que nous n'en avions déjà essuyé. Peut-être qu'alors, nous pourrions jouer sur deux tableaux à la fois : encourager certains à se rallier à nous pour éviter la violence que nous aurions nous même provoqué. Les esclavagistes auraient ainsi le choix entre la rédemption... ou la punition.
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Lun 19 Nov - 11:42

J’écoutais Morianne avec attention et je trouvais son plan prometteur même si, au fond de moi, j’avais peur de représailles sur mon personnel. Cependant, agir en toute liberté et en toute impunité avait un avantage : nous pouvions frapper là où ça fait mal. En libérant des esclaves à vendre nous donnions un coup de pied dans la fourmilière. Le risque c’était de se faire mordre par les fourmis. Mais, cet insecte, même s’il agit en groupe, est petit. Les oiseaux arrivent à s’en nourrir et à échapper au courroux du reste de la colonie.

Je me frottais le menton d’un doigt hésitant. Oui, il était temps d’agir pour redorer le blason de la Principauté. En faire une terre où tout un chacun vaut son voisin. J’étais certainement utopiste, une fois encore, mais si nous arrivions déjà à abolir cette pratique d’un autre temps, nous ferions un pas de géant !

Hochant la tête avec vigueur, je fis part à ma dulcinée que j’étais partante pour son plan. Mais, j’ajoutais qu’il nous faudrait agir vite et bien. Par conséquent, il ne faudrait que des ailés. Ainsi, pour disparaitre rapidement, c’était plus simple. Une envolée était, de plus, spectaculaire. J’ajoutais que sous nos vêtements il faudrait porter une côte de mailles. Comme ça, si on se faisait tirer tels des pigeons, nous aurions une protection au niveau du buste.

N’étant pas de vils mécréants, nous proposerions aux sujets de la Principauté à se rallier à nous ou… subir notre colère. C’était simple et efficace. Cependant, il y aurait sûrement des mouvements de rage, d’incompréhension. Certains approuveront notre combat, c’est sûr. Mais les plus attachés aux rites de l’Empire de Morloc ne se laisseront pas faire. Je fis part de cela à mon aimée.
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