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Sam 9 Fév 2019 - 11:39
Je dormais plus ou moins paisiblement. Quelque chose me tracassais cependant. Je n’arrêtais pas de voir Morianne pendue et éviscérée. Cela était atroce et ça me réveilla ainsi je pus constater que ma dulcinée n’était plus au lit.je tâtais le matelas et fouillais les draps. Personne ne effet. Je fus prise d’une inquiétude : et si on l’avait enlevée. Je saisis entre deux doigts le médaillon. Je ne sentie pas de peur ou je ne sais quoi d’autre d’alarmant. Elle se questionnait seulement. Mais, à propos de quoi et où était-elle ?

Je me levais et enfilais ma robe de chambre. Je commençais par la cuisine, des fois qu’elle est eu un creux. Personne et pas de lumière autre que mon chandelier à trois branches. Je soupirais et allait, pied-nus, dans le petit jardin. Idem, pas un chat. Je continuais mon inspection. Soudain je me mis à penser qu’elle pouvait être dans la bibliothèque si elle se posait des questions. Je soupirais et allais vois là-bas.

Je ne sentais plus grand-chose, peut-être s’était-elle assoupie. J’entrais dans la grande pièce garnie de centaine de livres divers et variés. C’est ici que j’avais passé une grande partie de mon adolescence. Lisant sur l’Enac, sur le prince Zack et tant de livres d’Histoire. Je vis Morianne qui semblait être assoupie sur un divan. Je m’approchais doucement et l’observais. Qu’elle était belle cette mzékils. Je sentais que c’était à mon tour de la protéger. De quoi ? Je l’ignorais… Mais, intérieurement, je sentais planer un grave danger.

Je pensais à ces épidémies de peste, de choléra et j’en passe. De la famine s’installant un peu partout car les récoltes étaient de plus en plus mauvaises. Je songeais aussi à l’agressivité inhabituelle de certains arcaëlliens. Etait-ce un mal venant détruire Arcaëlle ? Une œuvre d’Özan ? Comment savoir… Je ramassais un livre à l’aveuglette. Il parlait de l’Enac. J’aimerais tant avoir sa force et sa détermination.

Je doutais de plus en plus de ma mission. Abolir l’esclavage et, de surcroit, mettre en danger mes amis et mes serviteurs. Et ce mal grimpant du fond d’Arcaëlle… Par Thaä, devais-je me retirer du monde et faire comme ma mère : vivre en paix et m’occuper de l’exploitation viticole ? Je soupirais.
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Sëya Nazen
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Sam 16 Fév 2019 - 15:02
La chaleur du soleil caressait doucement ma peau à travers les fenêtres de la bibliothèque, me tirant paisiblement de mon sommeil. Doucement, je m'étirai tout en étendant en grand mes ailes. Je baillai allégrement et me frottai la tête avant d'apercevoir que Sëya était là, à côté de moi, en train de lire, ou plutôt de feuilleter un livre.

- Oh... Coucou ! Je crois que je me suis endormie ici, hier soir... dis-je, toute pataude.

Elle eut un sourire aimant et doux à mon égard. D'une voix presque maternelle, elle répondit :

- Ne t'en fais pas, il fallait un peu de repos après ton.. aventure d'hier.

Elle déposa un baiser sur ma joue avant de me demander :

- As-tu bien dormi ?

Je m'étirais à nouveau en grimaçant, légèrement courbaturée par la position que j'avais prise sur le divan.

- Mise à part que j'ai l'impression d'être passée sous un troupeau de Chi'Mâu et que j'aurai bien dormi un jour et une nuit de plus, ça va.

Je me grattai la tête avec un air penaud.

- J'espère que tu ne t'es pas inquiétée... Je n'arrivai pas à dormir cette nuit, alors je suis venue ici. Comme tu as parlé de venir à la bibliothèque, avant qu'on se couche et que ça me trottait dans la tête... J'ai fini par venir !

Elle me fit un sourire plein de tendresse.

-  Ne t'en fais pas pour mon inquiétude, tu es là c'est le principal.

Elle posa le livre parlant d'Özan et se passa une main dans les cheveux avant de reprendre :

- Je ne sais plus quoi penser en ce moment à dire vrai... Toute cette pression pesant sur nous et ce mystère approchant. Hm... J'ai juste envie de me retirer du monde vois-tu ?

Je la regardai avec surprise, voir même un peu d'inquiétude. Je pouvais sentir la fatigue morale peser sur elle. L'expérience d'hier avait peut-être été celle de trop...

- Te retirer du monde ? Tu veux dire... abandonner notre combat et aller vivre dans la nature ? Tu veux me remplacer par Gayël ? dis-je en plaisantant.

Elle se mit à rire, visiblement amusée. Mais je sentais aussi qu'elle était plutôt nerveuse en abordant le sujet.

- Pas forcément dans la nature, mais juste gérer mon domaine et agir à plus petite échelle... Pendant quelques temps ou, peut-être, toujours... soupira-t-elle, lasse. J'ai l'impression de mettre en danger les gens que j'aime et ça me déplaît fortement... Lalita est morte par ma faute et je ne me le pardonnerais sûrement jamais. Tu comprends ?

D'un air triste et compatissant, je lui souris avant de poser délicatement ma main sur l'une de ses épaules.

- Je comprends... Mais ça va être compliqué d'être tranquille maintenant que nous avons lancé les hostilités, ici. Il va au moins falloir régler nos affaires avec les Glends'Gôl et affronter ce qui nous attend avec cette histoire de... Enfin tu sais... avec l'avertissement de Thaä, ça ne serait pas le bon moment de s'arrêter, surtout que j'ai le pressentiment que les ennuis vont nous trouver, même si on ne les cherche pas. Mais quand tout sera terminé... Peut-être qu'on pourrait... ralentir, laisser le Prince et la Princesse gérer le reste, et nous... on aura qu'à prendre quelque temps auprès de mes nomades de parents avant de revenir ici une fois que ça se sera tassé. On pourra essayer de... reprendre une vie... normale ? Tu crois que ça serait possible ?

Elle baissa la tête, soupirant doucement.

- Comment pourrions-nous avoir réellement une vie normale après.. Enfin... après tout ça ? Je ne suis pas noble de naissance mais je le suis de coeur. Ma mère disait souvent ça. Elle me répétait que j'avais un coeur fort et pur. La blague... Je ne suis pas forte. La preuve je suis pétrifiée...
- Tu plaisantes ? Bien sûr que tu es forte, Sëya ! On n'en serait pas arrivé là si tu ne l'avais pas été. Ok, t'as peut-être eu des instants de faiblesse, mais qui n'en a jamais eu ? Hum ? Moi, ça m'est arrivé pleins de fois aussi. Depuis qu'on se connaît j'ai failli mourir je ne sais combien de fois, je suis même morte deux fois ! S'il y en a une qui est faible, ici, c'est moi...

Je me mis à réfléchir un court instant et me dis que ce n'était pas forcément la meilleure façon de remonter le moral de mon aimée que de parler des fois où j'étais morte.

- Ok... Tu sais quoi ? Oublies ce que je viens de dire. Tu es forte et pure, Sëya ! Mais même les cœurs les plus ardents finissent par s'éteindre à force de les confronter à des épreuves comme nous en avons affronté... Alors on va finir ce qu'on a commencé, on affronte la menace Özan imminente, et après... Ok ! On prendra une pause, une longue pause, si tu veux ! On aura qu'à se faire discrètes pendant un temps, on finira par nous oublier un peu et... et je ne sais pas... J'ai toujours été aventureuse, mais... si c'est pour toi, je veux bien qu'on s'arrête un moment.

Elle eut une mine effarée lorsque je parlai de mes décès prématurés et elle se recroquevilla sur elle même, se sentant apparemment coupable de ces faits.

- Je.. Oui continuons et ensuite.. Retirons nous. Je laisserais à un intendant le domaine Nazen. J'ai besoin de... de vacances je crois.
- Bon... et bien voilà ! dis-je avant de sourire de toutes mes dents. C'est décidé ! Morianne et Sëya dans leur dernier acte héroïque contre l'esclavage et les forces du mal ! m'exclamai-je de façon théâtrale, presque sur-jouée. Ca pourrait le faire dans la pièce que la Princesse a fait de nous, non ? Ou pas...

Elle riait de bon cœur mais garda ensuite le silence. Je sentais qu'elle était à la fois excitée à l'idée de combattre et terrifiée à l'idée de perdre quelqu'un, encore... Pour briser ce silence gênant, je déclarai alors :

- Bon alors ? Que fait-on, aujourd'hui ? On fait comme on avait dit ? Tu vas voir le Prince et la Princesse pour nous aider dans notre plan pendant que je cherche des alliés ? Ca va sûrement me prendre plus de temps qu'à toi... mais au pire tu pourras toujours revenir ici et... chercher des trucs dans les bouquins pour notre autre problème ?

Elle hocha la tête en signe d'acquiescement en ponctuant d'un :

- Ok, on fait comme ça !

Les affaires reprenaient... mais pour combien de temps encore ? Je sentais ma douce Sëya fragile et prête à craquer sous le poids de sa destinée. Il me fallait l'épauler du mieux que je le pouvais. Mais à terme, il nous faudrait trouver un moment de quiétude. Nous écarter des problèmes un temps...

Après avoir avalé un petit-déjeuner en vitesse, nous partîmes chacune de notre côté. Il me fallait à présent réunir les alliés que nous pouvions nous faire, ou qui étaient déjà les nôtres.

Plusieurs jours se déroulèrent, puis semaines. J'avais rassemblé un groupe plutôt important d'alliés : des esclaves, des anciens esclaves et d'anciens maîtres qui désiraient l’abolition de l'esclavage eux aussi. Chacun apporta sa contribution par sa présence ou en ressources -pécuniaires ou matérielles-. Il ne fallut pas plus d'un mois pour réunir assez de personnes pour mettre à bien notre plan.

De mon côté, en attendant que tout se mette en place, j'avais continué à faire des recherches sur des prophéties de fin du monde, ou des légendes contant ce genre de récit... Mais rien. J'avais une vague piste concernant des sacrifices, mais rien de plus. Cependant, à notre plus grande horreur, les prédictions de Sëya s'avérèrent fondées : les nouvelles de déluges et intempéries venaient de toutes parts dans le pays. A Cescan on avait eu le droit à une tempête de grêlons. Nous fûmes mortifiées quand nous apprîmes que les vignes en avait souffert. On entendait également parler d'épidémies dans certaines grandes villes, ce qui me faisait craindre pour nous-même. La veille, je m'étais faite presque agresser par un fou proclamant la fin du monde, qui se baladait en toge, avec un sous-vêtement sur la tête.

Quelque chose de mauvais se préparait, c'était certain... Il fallait en finir rapidement avec les Glends'Gôl. A ce propos, Helrick nous avait fourni de précieuses informations les concernant. Demain, ils seraient là, au marché d'esclaves. Cela ne pouvait pas mieux tomber, je songeai même à les assassiner à cette occasion... Mais il me fallait avant tout en parler avec les autres. Je ne pouvais me permettre de les mettre en danger sans leur en faire part.
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Morianne
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Jeu 21 Fév 2019 - 21:17
Je fus conduite à une audience avec le prince Mzékils’Han. La princesse fut également présente, nous échangeâmes sur les tenants et aboutissants de cette affaire d’abolition de l’esclavage. Yülhan était très à l’écoute et parlait bien peu. Il semblait un peu ailleurs d’ailleurs. Je soupirais discrètement, très peu à mon aise devant le flegme du dirigeant de la Principauté. J’insistais légèrement sur la mort de Lalita, de l’angoisse de mes serviteurs d’être le prochain sur la liste des Glends’Gôl. Le prince soupira, se leva et fit les cent pas avant de dire d’une voix sûre qu’il y aurait plus de gardes près de la demeure des Nazen. Cela me soulagea à moitié… Un arcaëllien peut être vite corrompu par l’argent.

Je conclus l’entrevue avec mes cauchemars et l’énigmatique message de Thaä. La princesse fronça les sourcils, se leva et disparut je ne sais où. Yülhan me demanda plus de détails sur l’apparition du sang sur Morianne, il me sembla inquiet. Nous discutâmes ainsi un bon moment et, alors que j’allais prendre congé, la princesse revint. Elle tenait un livre avec une couverture en cuir qui semblait ancien. Courant à demi, elle s’approcha de moi, posa sur une table en verre l’ouvrage, tourna les pages vivement et me pointa un titre.

Nëris kale Özan ? Dis-je d’une voix éteinte et surprise.
Certains parlent de purificateur, d’autres de chevalier annihilateurs de vie. Murmura la princesse d’une voix inquiète et tendue. Prends ce livre et étudie tout cela avec Morianne.

Je hochais la tête, saluais mes Altesses et pris la poudre d’escampette afin de rentrer au manoir Nazen avec cet ouvrage. Durant le trajet en calèche, je feuilletais le livre épais. Il était dédié à Özan. Ses origines, son bannissement plus ou moins partiel, sa descendance mortelle, ses serviteurs, ses démons et j’en passe. Et ce chapitre sur « Nëris kale Özan »… Qu’était-ce ? Mon arcaëllien ancien semblait rouillé car j’ignorais le sens de ces mots.

J’étais depuis quelques heures sur l’ouvrage parlant du Dieu du chaos et de la destruction.  J’étais tellement plongée dans ma lecture que j’en oubliais de manger. J’avais cherché un dictionnaire arcaëllien ancien – nouvel arcaëllien. Il en était sorti que Nëris kale Özan signifiait Chevaliers de justice d’Özan. Ils étaient également nommés à certains moments nëris kalën : chevaliers du mal. Mais je n’arrivais à définir leur apparence, leur réalité. Apparemment ils étaient quatre chevaliers apportant chacun une plaie à Arcaëlle. Le premier serait Nëris Jokaÿ suivi de Nëris Ban puis Nëris Mäalen et enfin Nëris Lïrben. Je ne parvenais pas à mettre la traduction sur les anciens mots nommant ces chevaliers d’Özan.

M’étirant, je soupirais. Mon estomac se rappela à moi en gargouillant avec force et fracas. Je décidais de poser le livre et d’aller me sustenter.

J’arrivais dans la cuisine où je fus sermonnée par Käelly, la chef cuistot de la demeure. Elle me martela qu’il était très mauvais de rater un repas. Cependant, elle ne rechigna pas à me servir double portion de poulet mariné à l’ananas avec des pommes-de-terres en frittes. J’engouffrais le plat, remerciais la chef et disparut dans le manoir.

J’étais assise dans le jardin, regardant les fleurs de ma défunte mère. Devais-je invoquer Thaä pour en savoir plus ?
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Mar 26 Fév 2019 - 11:32
Je revins de mon entrevue avec Helrick. Midi était déjà passé et je mourrai de faim. Je pris rapidement mon envol pour rejoindre la demeure Näzen et me dirigea vers la salle à manger. Il n'y avait personne... évidemment, au vu de l'heure, c'était un peu normal. Je croisais Brohmac qui venait aux nouvelles.

- Alors ? Quoi de neuf ? Helrick t'a appris quelque chose pour une fois ?
- Oui... Les Glends'Gôl seront au marché aux esclaves demain. C'est l'occasion rêvé ! On va pouvoir s'en débarrasser pour de bon...
- Oh la ! Attends une minute. Tu n'envisages quand même pas leur assassina, là ?
- Et pourquoi pas ? C'est eux qui ont commencé ! Et j'en ai marre de vivre dans la peur ! Il faut...
- Il ne faut pas faire ça ! Pas comme ça, surtout devant le public. Que crois-tu que les autres esclavagistes vont vouloir faire après ? En plus, c'est dangereux, tu risques d'envenimer la situation plus qu'autre chose !
- Alors que doit-on faire, hein ? Attendre qu'ils nous fassent assassiner un par un ? Pas question !

Le grand lorcq soupira et me regarda avec un air triste.

- Je ne te reconnais plus, Morianne... Tout le monde se demande si tout ça n'est pas en train de te rendre mauvaise. Tu vas finir par parler et penser comme nos ennemis...

Je restais silencieuse un moment. Était-il en train d'insinuer que je devenais folle ? Que j'allais devenir un monstre sans pitié ? Que je ne valais pas mieux que les esclavagistes si j'agissais ainsi ?

- Je ne serai jamais comme eux ! Mais il faut bien se rendre à l'évidence, si nous n'employons pas des moyens efficaces, on ne fera jamais le poids contre eux.
- Au risque de passer pour aussi cruels qu'eux ?
- Jamais ! Je ne retiens, et ne retiendrai aucun arcaëllien sous mon contrôle contre sa volonté ! La différence est là, Brohmac ! Alors oui, j'envisage une méthode des plus extrême, mais seulement parce qu'ils ne nous laissent pas le choix.
- On a toujours le choix...
- Pas contre ces gens là ! Soit nous les éliminons, soit ils continueront à nous menacer. Le conflit est inévitable et je veux en terminer au plus vite !

Le lorcq grimaça face à cette dernière réplique. Il sembla à nouveau accablé par mes paroles.

- Ne me fais pas regretter de t'avoir sauvée, Morianne... J'ai fait tous les efforts possibles quand tu n'étais plus toi même, que tu étais devenue ce monstre assoiffé de sang et de chair arcaëllienne. On a fait notre possible avec Maïa pour te sauver de cet état... S'il te plaît, Morianne, ne gâche pas tout.  
- Brohmac... Je... Si c'était si simple... Tu crois vraiment que j'ai envie de les tuer ? Tu crois vraiment que si je n'avais pas d'autres solutions en tête, je ferai tout mon possible ?
- Mais il y en a ! Tuer pour te défendre, je peux comprendre, mais là, tu parles d'assassinat, de sang froid ! Ça ne te ressemble pas ! Réfléchis, Morianne ! C'est toi la plus inventive de nous tous ! Rappelles-toi de Wasdkioljer ! Tu avais des plans, des idées farfelues ! On a bien cru que tu étais complètement folle et que tes idées étaient stupides et allaient nous mener à la mort... mais non ! Tu as prouvé que tu étais un véritable génie. Je suis persuadé que tu as d'autres solutions, mais tu ne cherches pas, là.
- Je suis fatiguée de réfléchir pour tout le monde... Je veux juste en finir une bonne fois pour toute...
- Au risque de décevoir tout le monde ? Non... Je crois que tu en es encore capable, Morianne. Je sais que tu ferras le bon choix...

Il quitta la salle à manger et me laissa seule face à ces pensées. N'avait-il pas raison ? Organiser un meurtre en place publique était-il vraiment mon genre. Définitivement pas... Il fallait que je trouve autre chose... Mais quoi ? Comment faire pour que les Glends'Gôl lâche l'affaire ? Qu'est-ce qui était pire que la mort pour un noble ? Je réfléchissais un moment mais mon ventre criait famine. J'abandonnai l'idée de songer à un plan le ventre vide et me dirigeai vers les cuisines.

Une fois là-bas, je commençai à fouiller dans les placards pour me trouver à manger quand j'entendis quelqu'un me crier dessus : c'était Käelly, la chef cuistot de la demeure.

- Ah non ! Mais c'est pas vrai !!! Vous avez tous décidé de faire n'importe quoi dans cette baraque !
- Heu... hein ? Pardon ?
- Que ce soit bien clair dans vos petites têtes de piaf : la bectance est interdite entre les heures de repas !!! Si vous voulez manger, vous venez à l'heure ! Y en a marre que vous vous comportiez comme des sagouins avec tout le monde sous prétexte que vous avez des responsabilités ! On s'emmerde à vous faire à manger, c'est pas pour vous voir venir grappiller de la bouffe après !
- Mais j'étais en mission de la plus haute importance et...
- Je vais vous la faire à la cantonade dans le genre tragédie des Citées Blanches, tâchez de vous partager ça au mieux : LA BOUFFE EST INTERDITE EN DEHORS DES HEURES DE REPAS !!!
- Mais j'ai une faim de lorcq... soupirai-je.
- Les placards sont fermés ! Vous allez retourner dans votre canfouine, au trot, et si la faim persiste, mangez des moustiques : c'est nourrissant, ça coûte rien, et ça débarrasse !

Nouveau soupir de ma part. Je me résignai alors à faire demi-tour et à quitter la cuisine quand la cuistot m'attrapa par le bras et m'installa dans un coin de la cuisine. Elle me posa une assiette de nourriture froide devant moi et déclara :

- Allez... Mangez ! C'est froid, mais si vous vouliez manger chaud, fallait venir à l'heure !
- Heu... Merci... enfin je suppose... ?
- Mangez ! Et pas de remarque désobligeante ! Estimez-vous heureuse de pouvoir becter quelque chose.

Je me mis à grommeler mais mangeai mon repas froid. Visiblement, je n'avais pas été la seule à avoir manqué l'heure du repas pour que la chef se mette dans un état pareil. Le poulet à l'ananas passait encore, mais difficile de manger des pommes de terre frites froides. Ce n'était pas vraiment très bon dans l'état mais je fis avec.

Après avoir essuyé des coups de rouleau à pâtisserie après avoir piqué un poignée de biscuit dans les placards, je quittai la cuisine en courant. Käelly me lâcha un dernier juron de mécontentement tandis que je gagnais les jardins. C'est là que je croisais Sëya en pleine réflexion devant un parterre de fleurs. La bouche pleine de biscuit, je m'assis à côté d'elle avant de lui en tendre un.

- Cha va ? F'as l'air froublée ! *Cronch !* Des mauvaijes nouvelles ? dis-je avant d'engloutir le reste de biscuits que j'avais dans la bouche avant d'en fourrer de nouveaux.
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Mer 27 Fév 2019 - 15:00
Plongée dans mes réflexions, je songeais à invoquer ma mère divine mais je craignais qu’elle s’agace de mes incessants appels au secours… je soupirais passant une main dans ma tignasse emmêlée. Si les Nëris kale Özan étaient en action arriverions-nous à gagner contre eux ? Ne risquions-nous pas la destruction ? La fin des temps et le règne d’Özan ? J’enfouie mon visage dans mes mains. C’était tellement absurde ! Il y avait déjà tant de misère ici-bas… La famine, les épidémies de peste… Cela avait-il un sens d’envoyer des cavaliers de la mort ?

Je ne tournais pas la tête en sentant Morianne approcher. J’écoutais les craquements que faisaient ses biscuits lorsqu’elle mâchait. J’eus un léger sourire, invisible pour n’importe quel être. C’était furtif. Ma dulcinée parla la bouche pleine, je retirais ma tête de mes mains et me tournais vers elle.

Bien pire que de mauvaises nouvelles à dire vrai… Je lâchais un soupir las et continuais Si j’en crois le livre confié par la Princesse, la fin du monde serait proche… Enfin c’est ce que je comprends dans les écrits que j’ai lu… Tu connais les Nëris kale Özan ? Je la vis écarquiller les yeux. Soit elle savait soit ça lui parlait pas. Ils sont les chevaliers de « justice » d’Özan… J’ai leur nom mais j’ignore ce qu’ils signifient. Le premier serait Nëris Jokaÿ suivi de Nëris Ban puis Nëris Mäalen et enfin Nëris Lïrben.

Je tentais de rester calme mais je sentais l’angoisse grandir en moi. Je pris une grande inspiration et posais une main sur la cuisse de mon aimée. J’étais tellement inquiète pour cet avenir sombre et tumultueux… si nous informions les peuples d’Arcaëlle ce serait la débandade… Il fallait n’informer que les dirigeants… Sir Boisdefer, La reine Tahora’Han, le prince Mzékils’Han et l’alpha Tarik… Devons-nous y aller en personne ou missionner des gens de confiance ? J’étais complétement perdue dans mes pensées.
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Ven 1 Mar 2019 - 21:10
Nëris Kale Özan ? Ce terme m'était parfaitement étranger. Lorsque Sëya m'en parla, je restai silencieuse. Il est probable que Saladin aurait sûrement su ce qu'étaient ces quatre chevaliers d'Özan. Je répondis alors avec la plus grande honnêteté.

- Je n'en sais rien... Je ne connais pas cette légende, mais si ce que tu dis est vrai, il vaudrait mieux ne pas trop ébruiter cette info. Mais on pourrait toujours demander à Loreleï. Elle en sait peut-être quelque chose. Ou alors, à Scathach ! Je suis sûre qu'elle doit connaître des trucs en rapport avec Özan. Viens ! On va aller les questionner.

Je pris ma bien aimée par la main et la tirai à l'intérieur de la demeure. Si le monde était à nouveau menacé par Özan, il serait bon de savoir de quelle manière. Nous mîmes un moment avant de trouver Scathach qui s'était réfugié dans la bibliothèque. Elle semblait feuilleter des grimoires de sorcellerie, probablement les siens d'ailleurs, il ne me semblait pas qu'il y ait quelconque ouvrage de cette nature en ces lieux.

- Scathach ! Nous avons besoin de toi ! Pouvons-nous te déranger quelques instants ?  

Elle nous regarda avec un certain flegme avant de refermer brutalement son grimoire. Elle ne pouvait rien nous refuser en général, mais elle ne semblait pas de la meilleure humeur ce jour là. Je décelai une pointe d'agacement dans son comportement.

- Je suis... extatique, répondit-elle avec ironie. Que me voulez-vous ?
- Nous aimerions savoir si le terme Nëris Kale Özan t'était familier.



Elle inspira profondément, bombant sa poitrine et nous regarda d'un air sévère.  

- Où avez-vous entendu ça ?
- C'est écrit dans un livre que Sëya a ramené du palais princier. C'est la Princesse elle-même qui le lui a confié ! C'est en ancien arcaëllien et...  
- Faites-moi voir ! exigea-t-elle d'un ton sec.

Sëya lui tendit l'ouvrage à la bonne page. La sorcière lu attentivement les lignes qui se trouvaient face à elle et son regard était de plus en plus inquiet. A mesure qu'elle lisait, on sentait sa crainte croître. Elle nous regarda toutes les deux, l'une après l'autre, troublée.

- Et pourquoi vous a-t-on demandé de lire ça ?    
- Tu as réussi à lire ?  
- Évidemment, je sais lire l'ancien arcaëllien, tout de même. Mais tu n'as pas répondu à ma question : pourquoi vous a-t-on demandé de lire ça ?
- Et bien...

J'expliquai alors toute la situation. Le rêve de Sëya, la visite de Thaä, la menace qui planait au-dessus de nos têtes... Tout lui fut révélé en détail, et plus mon récit avançait, plus ma mère biologique semblait dépitée. Je sentais chez elle à la fois de la crainte et de la consternation.

- Et vous n'avez pas jugé bon de m'en parler plus tôt ? s'exaspéra-t-elle.  
- Ben... Avec toutes ces préoccupations autour de notre lutte contre l'esclavage...
- Votre lutte contre l'esclavage ne vaudra rien du tout, petites sottes ! Vous savez ce que ça signifie ?  
- C'est pour ça qu'on est là ! Justement, on ne sait pas ! On ne t'aurait pas demandé sinon !  
- Si votre Princesse a vu juste, et que les rêves de Sëya sont fondés... Vous vous êtes foutues dans un sacré pétrin en déclenchant la guerre contre les esclavagistes... Parce que ça, mes enfants, ça sera bien pire que tout ce que vous avez affronté jusque là... Si je ne me trompe pas dans ma traduction, les Nëris Kale Özan sont des cavaliers qui apportent avec eux la désolation. Le premier est... Nëris Jokaÿ... Le chevalier de la famine...

Elle resta silencieuse un instant et nous regarda avec stupeur. Son visage était devenu blême.

- Le rêve de Sëya... Les intempéries actuelles... les ravages sur les récoltes... les maladies... les gens qui deviennent fous et violents... Je comprend pourquoi la Princesse à tout de suite pensé à ça... Tout correspond...  

J'eus un frisson d'horreur. Tout ceci ne laissait de place à la coïncidence. Avions-nous découvert les causes des troubles en arcaëlle ?

- Que... Qu'est-ce que ça veut dire ? Demandai-je, même si comprenait déjà où elle voulait en venir.  
- Que les Chevaliers d'Özan vont répandre la désolation et la mort sur Arcaëlle... Tout ce qui se passe... les rêves, tout le reste... ce ne sont que les premiers signes... Le pire est à venir mes enfants.
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Jeu 7 Mar 2019 - 17:21
Je déglutis avec énormément de difficulté. Maintenant que la mère de Morianne en parlait, un souvenir vint en ma mémoire. Ma mère adoptive m’avait un jour conté les déferlantes des cavaliers de la justice d’Özan. Il y a de ça des centaines et des centaines d’années, il y avait eu un fléau où tout pourrissait, où les guerres faisaient rage et où la mort était omniprésente via les fléaux telles les maladies comme la peste bubonique. Je me laissais tomber à côté de la mzékils érudite. J’étais on ne peut plus blême. Je pris une profonde inspiration, croisais mes doigts entre eux et déclarais d’une voix éteinte :

Il y a eu le cas il y a de ça bien longtemps. Je crois même que c’était bien avant l’Empire Tahora’Han, pour dire à quel point ça date. Les chevaliers d’Özan ont, et bien.. Ils ont failli annihiler toute vie en ce monde. Je soupirais, me grattant le menton. Ce qui a permis aux peuples d’Arcaëlle de subsister ce fut leur alliances malgré leurs nombreuses différences. Thaä et les Dieux se sont joints aux mortels aidés de leurs enfants semi-divins. Je fermais les yeux, essayant de me souvenir des histoires de ma mère. Ge-Ban forgea des armes qui, de nos jours, sont devenus des artefacts puissants cachés aux yeux des mortels afin qu’ils ne les utilisent pas pour se détruire. Je… Je ne sais pas à quoi ressembles ces artefacts et... Ni où ils sont. J’ouvris les yeux, prenant une grande respiration. Mais, il y a une part de vrai et une part de conte dans tout cela. Il faut trouver quoi maintenant…

Je me levais et commençais à faire les cent pas, réfléchissant aussi vite que possible. Je songeais qu’il fallait avertir les grands de ce monde. Grégoire Boisdefer, la Reine Amalÿ, le Prince régent et l’Alpha. Il fallait nous unir contre Özan et ses serviteurs. Dans la légende ils parlaient d’un sacrifice... Peut-être deux… Je me mordillais le pouce, songeuse. Pouvait-on faire confiance à Tarik, être abusant de son pouvoir… Je grognais et retournais m’asseoir. C’était si…

C’est rageant ! Comment n’ai-je pu voir tout cela ?
Des fois, ce qui est au milieu de notre chemin est invisible. Murmura Scathach d’une voix dure.
Par Thaä ! Je suis une vraie imbécile !

Je levais la tête vers Morianne sentant son incompréhension. Je soupirais et lui fis un petit sourire doux. Je ne savais que dire pour la rassurer en ces temps de troubles et cet avenir noir en perspective.
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Dim 17 Mar 2019 - 18:46
Je restai perplexe face à cette situation des plus épineuses. Si ces cavaliers existaient bien, il fallait non seulement prévenir les hautes instances des différentes nations mais aussi organiser une trêve générale, désengager tous les conflits pour se concentrer uniquement sur cette lutte. Le monde était en péril après tout, mais comment convaincre les dirigeants de faire cesser toutes les querelles actuelles, en prenant en compte que la situation actuelle n’aidait pas à garder la tête froide. Plusieurs cas de folie et de violences avaient visiblement eut lieu, difficile de penser que nos dirigeant échappaient à ces changements de comportement. Même notre petite troupe, Sëya, et moi-même devions en être les victimes.

Oui, maintenant que j’y pensais, dernièrement j’avais été plus sombre, plus violente. Il n’y avait pas d’exception, mais peut-être que les esprits forts résistaient mieux à cette influence. Il fallait à présent que je tienne cela en compte. Il fallait que je mette la situation actuelle à profit pour faire d’une pierre deux coups et une idée commençait à germer dans mon esprit.  

- JE SAIS !!! m’exclamai-je devant les regards médusés de Sëya et Scathach.
- Tu sais quoi ? Tu as perdu la tête ? Je viens de te dire que c’est peut-être la fin du monde et tu sembles soudainement enthousiaste !
- C’est parce que j’ai encore un plan !
- Un de ceux que tu as fait à Wasdkioljer ? J’avoue que tu n’as pas manqué d’intrépidité, et ils ont tous fonctionné… Mais là…
- Héhéhé ! Faites moi confiance ! Je sais exactement comment désengager notre conflit avec la famille Glends’Gôl ! Je sais même comment le tourner à notre avantage et pousser les esclavagistes à abandonner leurs pratiques !
- Heeiiiiiiiin ?
- Hin hin ! Le plan est prêt pour que nous prenions la place du marché d’esclave en embuscade ! Ça sera le moment pour notre grand spectacle !

Les deux mzékils ne me suivaient plus du tout. Même Sëya qui avait un œil sur mes pensées n’arrivait pas à saisir où je voulais en venir.

- Scathach ! Est-ce que tu as un souvenir de la famille Glends’Gôl sur toi ?
- Hein ? Comment ça ?
- Réponds moi juste…
- Heu… J’ai ce médaillon que ton père m’a offert…
- Parfait ! Tu seras des nôtres pour l’embuscade ! J’ai besoin de toi !
- Quoi ? Morianne…

Je fis non du doigt.

- Pas d’objection ! Tu es de la partie ! Bon, et maintenant préparons-nous pour demain !!
- Quoi ? Ça a lieux demain ?
- Ouaip ! Et ça sera peut-être la seule occasion de coincer les Glends’Gôl au marché des esclaves !

***

Il faisait frais ce matin, l’air était même glacial et la neige tombait sur Cescan. J’avais répété mes directives à tout le monde pendant une bonne partie de la soirée et même après le réveil. Tout le monde était prêt. Nous avions enfilé nos tenues de gardes pour prendre leur place sur le marché aux esclaves. Petit à petit, les caravanes d’esclaves entraient avant de s’installer. Mon impatience était à son comble, mais je savais déjà notre victoire assurée. Sëya et Scathach étaient toujours incrédule face à ma totale confiance en ce plan. Il n’y avait pas qu’elles d’ailleurs, même Brohmac avait du mal à être totalement rassuré. Il n’y avait que Maïa pour me faire aveuglément confiance, probablement parce qu’elle était de nature généralement inconsciente.

Le fait est que l’heure tournait et je ne voyais toujours pas les Glends’Gôl arriver. Il fallut attendre la moitié de la matinée avant que ces derniers n’arrivent. Avec un sourire satisfait je fis signe à tous qu’il était l’heure de mettre le plan en action. Chacun s’arma avant de prendre toute la place en tenaille. Lorsque nous tournâmes alors nos armes vers la foule, il y eut des protestations et des acclamations de terreur même. Tous étaient en proie à la peur.

Alors que tout le monde fut contraint à rejoindre le centre de la place par nos soins, je finis par me percher au-dessus d’une cage remplie d’esclaves pour que tout le monde puisse me voir.

- Mesdames et messieurs, merci pour votre coopération ! Je vous en suis très reconnaissante. Vous devez sûrement vous demander pourquoi vous êtes ici, et surtout, pourquoi les gardes vous ont intimé l’ordre de vous regrouper… Et bien c’était avant tout pour que je puisse vous adresser la parole et que je puisse me présenter à vous !

Je retirai alors mon casque devant les yeux médusés de mes compagnons qui ne comprenaient pas. Tous avaient reçu l’ordre de garder leur identité secrète, et je me dévoilai aux grand jour. Il y avait de quoi resté incrédule devant cette situation.

- Je suis Morianne, druidesse et fidèle servante de Thaä ! Mais vous devez sûrement me reconnaître !
- TOI !!! s’exclama alors une voix de femme parmi les nobles qui étaient présents dans le groupe que nous avions rassemblé.

Il n’était pas difficile de deviner l’identité de cette personne : ma vieille chouette de tante, la figure de proue de la famille Glends’Gôl. Cette vipère s’avança parmi la foule et me pointa du doigt.

- Comment oses-tu ? Sais-tu seulement à quel danger tu t’exposes en nous retenant ici ? Si le Prince l’apprend…
- Il est déjà au courant ! C’est grâce à lui que nous sommes ici !
- Quoi ??? MENSONGE !!
- Oh ! Vraiment ? Prendriez-vous le risque que ça ne le soit pas ? Si vous voulez je vous laisse partir pour que vous alliez lui demander ! Car oui, Yülhan Mzékils’Han, à l’image de son ancêtre Zack Mzékils’Han abhorre l’esclavage !

Il y eut un silence de mort. Personne n’osait à présent bouger ni répondre. Tout le monde se questionnait sur la véracité de mes dires. Si le Prince était effectivement impliqué, aller se plaindre de cette situation revenait à signer directement son arrêt de mort. Yülhan n’était pas vraiment réputé pour laisser des personnes en vie si celles-ci possédaient des informations mettant en danger son règne. Le fait est que je prenais ici un énorme risque à dévoiler ainsi la position politique du Prince vis-à-vis de l’esclavage.

- Oh oh ! C’est bien ce que je pensais ! Personne n’est prêt à prendre ce risque ! Et au fond de vous, vous savez à présent que je dis vrai, car je serais complètement folle de lancer une telle rumeur infondée sur le Prince ! Ce qui m’amène donc au sujet principal pour lequel je vous ai amené ici ! Aujourd’hui, j’ai une grande annonce à vous faire : L’esclavage va prendre fin !

Tout le monde sembla en total désaccord avec cette déclaration, mais je continuais sur ma lancée.

- Et ça commencera par la famille Glends’Gôl !  
- Pauvre idiote… Tu penses vraiment que notre famille va t’accorder cela, juste parce que tu nous menaces ?
- Oh je crois que si ! Je pense que savoir le Prince de mon côté ne vous rassurera pas ! Vous vous en doutiez à vrai dire !!! Cette pièce de théâtre que vous avez vu chez les Nazën a été écrite par la Princesse elle même ! Ce n’est plus un secret ! Vous vous doutiez bien que le Prince ne s’était donc pas opposé à ce projet, et qu’indirectement, il soutenait notre cause ! Mais plus important ! Je ne suis pas venu ici pour vous menacer, non ! Je vous propose une toute nouvelle alternative, une de celle qui contentera tout le monde. A vrai dire,  Arcaëlle est en grand danger ! Il est clair en sachant cela que nous avons plus que jamais besoin de nous allier, d’être tous unis et que cette querelle intestine cesse.
- Quelle querelle ? s’emporta Dame Glends’Gôl.
- Celle que vous avez démarrée, vous, les Glends’Gôl, en vous attaquant ouvertement à nous !
- Mais de quoi parlez vous ? C’est grotesque ! Vous inventez des conflits qui n’existent pas…
- Oh ! Vraiment ?

Je claquais des doigts et depuis l’allée qui se trouvait derrière le rassemblement des nobles, vint deux personnes : l’un était Brohmac, caché sous sa tenue de garde, l’autre était un mzékils habillé de blanc, portant un chapeau sur la tête, tout aussi blanc. Il était livide, probablement parce que Borhmac lui avait absorbé du fluide pour le maintenir calme. Ou peut-être était-ce la peur qui se lisait sur son visage.

- Je ne vous présente pas sieur Mederick Corlin, Dame Glends’Gôl, vous le connaissez très bien, il travaille pour vous.
- Que…
- Sir Corlin, voudriez-vous bien me dire qui vous a donné l’ordre de faire appel à feu le marchand d’esclave, sir Vinver, pour qu’il fasse assassiner la servante des Näzen, Lalita ?
- Les Glends’Gôl ! Ce sont les Glends’Gôl !
- Sale traître !!!
tempêta Sir Glends’Gôl.
- Oh oh ! Intéressant… Il n’y a donc pas de conflit, disiez-vous ? Je crois au contraire que si ! déclarai-je.

L’assistance sembla mitigée mais resta prudente quant à ce qu’elle venait d’apprendre. Les accusations que je portais là étaient graves.

- Oui ! Le conflit entre les esclavagistes et ceux qui luttent contre est bien réel ! Encore aujourd’hui, mes frères et sœurs, les Enfants de la Liberté, sont un parfait exemple !  Mais ils ne sont plus seuls désormais à partager leur point de vue. Dame Näzen en a fait les frais…
- Les Enfants de la Liberté ? Ah !! Une bande de terroristes ! Des malfaiteurs ! s’insurgea Dame Glends’Gôl.
- Pire que vous ? Je ne crois pas, non ! répondis-je. En fait j’aimerai que tout le monde comprennent ici à quel point vous êtes un famille absolument horrible et abjecte ! Vous qui fricotez avec les Hayert’Väals !

Il y eut un grand élan d’étonnement dans la foule. Tout le monde sembla choquée par cette déclaration. Mon sourire ne fit qu’en grandir d’avantage.

- Baliverne !!! La famille Glends’Gôl a toujours été exemplaire… enchérit-elle.
- Faux ! Vous êtes totalement dans le faux ! Saladin Glends’Gôl était à la tête de l’ordre des Chevaliers Noirs d’Özan ! Je le sais, je l’ai affronté, moi, sa propre fille !
- TOI ? La fille de Saladin ? Tu n’as aucune preuve !! s’insurgea le Sir Glends’Gôl qui n’en pouvait plus de ne pas agir.
- Oh ? Vraiment ??? Scathach...
- Scathach ??? s’exclama Dame Glends’Gôl soudainement horrifiée.

La sorcière fit son apparition et se découvrit le visage, avant de tendre son talisman qui représentait l’emblème de la famille Glends’Gôl.

- Voici un présent de feu mon ancien mari… Saladin Glends’Gôl ! Et je peux vous assurer que cette fille est bien aussi celle de Saladin.
- Mensonge !
- Hin hin… pas vraiment, non !

Je pris alors quelque chose dans ma sacoche et le sortis : un petit drap, celui qui m’avait couvert quand je fus nourrisson et qui portait toujours l’emblème de la famille Glends’Gôl.

- J’ai hérité de ce drap… J’étais petite encore, mais voilà une preuve de mon affiliation !
- Ca ne prouve rien du tout ! rugit le Sir Glends’Gôl. Saladin était un mzékils honnête !
- Ce n’est pas ce que nous avons cru comprendre…
s’exclama une personne dans la foule.
- C’est vrai ! Il y avait des rumeurs à l’époque… s’exclama une autre personne. C’est donc vrai ? Tout ce qu’il y avait dans cette pièce de théâtre… c’était vrai !!
- Non… Mon beau-frère n’aurait jamais…
commença Dame Glends’Gôl.
- Alors tout ça, c’est votre faute ! s’insurgea un noble.
- Cette famille fricote avec les Hayert’Väals ! Ça ne fait aucun doute!
- Oh oui ! Ils s’en sont même pris à moi, mon père voulait faire de moi une abomination, quant à Scathach, ma mère… Ils l’ont traité de paria quand ils ont su qu’elle était une fidèle servante de Thaä !
- C’est complètement faux ! s’insurgea le Sir Glends’Gôl !

Les nobles étaient en colère et portaient alors toute leur attention sur la famille Glends’Gôl. Comme je m’y attendais, la confusion de leurs esprits ne mit pas longtemps avant d’empirer. Je fis un nouveau signe pour ordonner à notre équipe d’ouvrir les cages des esclaves et de les libérer dans la plus grande ignorance des nobles, trop occupés à se chamailler.

- Quoi ? C’est tout ? Ce sont tes seuls arguments, petite ? pesta dame Glends’Gôl. Ton seul but était de nous traîner dans la boue ? Tu crois que les autres vont changer uniquement pour ça ?
- Bien sûr que non ! déclarai-je avec le sourire. Bien que se soit parti pour que vous soyez lourdement traînés dans la boue et disparaissiez pour toujours. Mais réfléchissais-y ! Je vous laisse le choix ! Je suis prête, moi, Morianne, compagne de Sëya Nazen, fille de Thaä, à vous pardonner tout cela si vous abandonnez l’esclavage ! Je suis prête à vous pardonner à tous, et à intervenir auprès du Prince en votre faveur si vous libérez tous vos esclaves ! Promettez de vous joindre à nous, de vous battre pour préserver l’avenir d’Arcaëlle. Peut-être, ainsi, nous oublierons vos allégeances passées ! Maintenant vous avez le choix, nobles de Cescan ! Soit vous continuez à suivre l’exemple de cette famille, soit vous laissez Özan corrompre vos âmes ! Le monde disparaîtra et plus personne ne pourra en profiter ! Acceptez de libérer les esclaves, faites en vos alliés plutôt que vos serviteurs, et ensemble, mettons un terme  à tout ça ! Ou alors continuez dans cette lancée et vous serez tous condamnés à disparaître dans le néant. Nous le serons tous !

Ils étaient au pied du mur à présent. Ils devaient choisir entre l’abandon de leur pratique, ou de prendre le risque que mes prédictions soient réelles, que mes accusassions soient vraies, et donc craindre une fin du monde imminente. C’est Sëya, en faisant part de sa crainte d’inquiéter la population entière si la vérité se savait qui m’avait soufflé cette brillante idée : induire la peur dans le cœur de nos ennemis, les pousser à nous rejoindre par la crainte de disparaître à jamais. Un stratagème risqué mais qui avait eut l’avantage d’être visiblement efficace, car à présent, tous étaient dans l’indécision, d’autant qu’à présent ils avaient remarqué le fait que les esclaves avaient été libérés.
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Lun 18 Mar 2019 - 16:58
Nous étions au marché aux esclaves, encerclant nobles et marchandises. Morianne avait spécifié de rester incognito durant l’opération. Quelle ne fut pas ma surprise de la voir retirer son casque devant tout ce monde attroupé ! Que lui arrivait-il ? Avait-elle été atteinte par le mal d’Özan ? Kaliqua l’avait-il posséder ? Je serais mes doigts sur la garde de mon épée, au cas où. Au moindre signe de violence, je foncerais dans le tas et éradiquerais toutes menaces.

J’écoutais mon aimée parler avec foi et force. Les échanges furent plutôt brutaux. Pourquoi narguait-elle les Glends’Gôl de la sorte ? Tenait-elle à mourir ? Cependant, je restais stoïquement à ma place. Je ne devais en aucun cas interrompre ma dulcinée. La foule s’alarma quand Morianne mêla sa « famille » naturelle aux Hayert’Väal. Il y eu des éclats de voix, des murmures de peur. Ma mzékils continua à invectiver ceux de son sang et appela même sa mère biologique qui, à son tour, dévboilà son visage. Elle renforça les mots de Morianne mais les Glends’Gôl se refuser toujours à admettre son ascendance.

Nous libérâmes les esclaves pendant que les nobles se querellaient. Dame Glends’Gôl s’enhardit fièrement demandant à sa nièce si elle pensait vraiment les voir changer avec si peu d’arguments. Un sourire se dessina sur le visage de mon adorée, elle semblait fière et sûre d’elle. Malheureusement, je n’arrivais pas à suivre ses pensées sur l’instant, ainsi je ne savais nullement ce qu’elle préparer. Au fur et à mesure de ses paroles, je saisis qu’elle jouait avec les peurs des nobles. J’entendis cependant certains assurer qu’ils préféraient se putréfier plutôt que de s’allier aux esclaves, êtres bien inférieur à eux.

Les esclaves, libres, restaient immobiles, attendant de savoir s’ils étaient à nouveau des arcaëlliens ou juste des objets. Un noble, que je reconnu sous les traits de Sir Ädamaïe, me fixait intensément. J’ôtais à mon tour le casque qui cachait mon visage et il inclina avec respect la tête. Il se frotta le menton, parla à son chef des gardes et se dirigea vers l’estrade où aurait dû être présenter les esclaves. Il leva les bras vers les cieux et le silence se fit. Après la famille Nazen, il était l’un des nobles les plus proches du Prince.il ne se défaisait pas de son sourire qui semblait à la fois moqueur et assuré.

Mes amis ! Mes amis ! Dame Nazen est l’une des nobles les plus influentes de cette cité et, si ce que dit Dame Morianne est vrai, le noble et bon Prince est de leur côté. Il y eu des murmures, des regards vers nous puis vers l’orateur qu’était Ädamaïe. Je pense qu’il est temps d’évoluer car en ce monde, nous sommes le seul Etat à admettre l’esclavage, moi le premier. Mais nous nous devons de grandir avec Arcaëlle et oublier ces us et coutumes d’un autre temps. Il faut à tout prix épargner les vies arcaëlliennes de ce mal arrivant, celui qu’Özan veut nous imposer mais… Il se tourna vers mois, les sourcils froncés. Quel est le nom de cet abomination que nous devons craindre ?
Hé bien… Je soupirais, baissais la tête puis la relevais, le regard froid et dur, j’annonçais haut et fort : Le mal n’est autre que les nëris kale Özan, les chevalier de justice d’Özan. Ils apporte mort, famine, guerres, maladies et j’en passe. Il faudra que tous les peuples d’Arcaëlle s’unissent. Royaume, Domaine, Lykosims, Principauté et les Etats autogérés… Je plissais les yeux, apercevant une lumière se reflétant sur du métal. Je sais que certains doutent de nos mots mais, je vous en prie, mettons nos différences de côté et...

Une douleur vive me déchira le ventre et le dos. Que… Je baissais le tête et regardais la flèche me transperçant. Je reconnus les plumes noires et les signes dessinés sur le bois : une flèche des chasseurs Hayert’Vaäl. Je fermais ma main moite sur la flèche et mon regard se brouilla. Il devait y avoir un poison. Je ne sentais plus mon corps. Il y eu des cris puis… Plus rien !
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Sëya Nazen
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Mar 19 Mar 2019 - 16:17
Tout s’était passé en un éclair. Je n’avais pas même eut le temps de réagir. Alors que Sëya avait pris le devant de la scène, une flèche l’avait transpercée au ventre. Alors que la foule criait d’horreur et de peur, je criais quand à moi d’angoisse. Comment avait-on pu laisser quelqu’un nous attaquer ? Nous étions pourtant censés encercler les lieux, nous ne pouvions pas essuyé une attaque, même depuis les toits. Je fonçais vers Sëya en même temps que Maïa qui portait toujours son casque. Il fallait absolument que je fasse quelque chose pour la sauver. Alors que nous nous penchions sur elle pour la secourir au plus vite, les nobles s’agitèrent.

- Je ne veux pas rester ici une seconde de plus !!! s’écriaient certains.
- Bien fait pour vous ! Ça vous apprendra ! criaient d’autres.

Ma priorité était de sauver Sëya mais je sentais que les choses allaient s’envenimer rapidement si je ne m’en chargeais pas. Maïa commençait à s’occuper des soins de ma bien-aimée.

- Occupe-toi des nobles, Morianne ! Je peux gérer les soins toute seule !  
- Mais si…
- Fais-moi confiance ! Gère la situation !
- Ok ! Je…

Mais j’eus à peine le temps de me retourner qu’une pierre me percuta au visage, m’égratignant au passage. Un noble venait de me jeter un caillou en pleine face. Il y en a d’autres qui s’apprêtaient à en faire de même ou à user de fluide ou de leurs armes tandis que d’autres prenaient la fuite, se servant des esclaves comme bouclier face à notre groupe. La situation avait complètement dégénéré ! Si je laissais les choses se faire, c’était la catastrophe, non seulement tout mon plan tombait à l’eau, mais en plus le Prince nous punirait pour mon échec. J’étais une mzékils morte… C’était à mon tour de perdre complètement la tête et de voir la peur me submerger. Que devais-je faire à présent ?

J’avais envie de tout brûler, de tout anéantir. Après tout, une grande partie de nos ennemis étaient là, dont les plus importants ! Pourquoi ne pas en profiter pour tous les éliminer ? Mais les autres ? Il y aurait encore tant d’ennemis auxquels faire face, et je ne pouvais plus compter sur l’aide du Prince dans une telle situation. J’avais tenté le tout pour le tout et m’étais brûlé les ailes… J’avais tout prévu sauf ce cas de figure là. Mais qui ? Qui avait failli à sa tâche et laissé une personne passer notre sécurité ?

Rapidement, un souvenir me revint à l’esprit, je nous voyais dans le salon, Sëya, les autres, moi… et surtout Helrick. Le fait qu’il ait subitement changé d’avis, qu’il ai accepté de nous aider. J’avais compté sur sa couardise pour qu’il ne nous trahisse pas, mais à présent j’avais un doute. Et si c’était justement cette couardise qui l’avait poussé à nous trahir, et si on s’était joué de moi ? Je jetais un regard aux Glends’Gôl et je fus glacée d’effroi. La mère de Helrick souriait d’un air mauvais en me fixant. C’était donc ça ? C’était donc elle depuis le début ? Elle avait envoyé son fils pour nous informer qu’ils seraient là en sachant pertinemment qu’en réalité, il y aurait des assassins embusqués pour s’en prendre à Sëya ? C’est pour ça que je n’avais pas été attaqué après avoir révélé mon identité, ils avaient attendu le bon moment pour que se soit elle qui se dévoile. Tout ceci n’était pas mon piège, mais LEUR piège. Helrick nous avait trahi, ou plutôt, il s’était joué de nous depuis le début !

Alors que ces pensées m’envahissaient, ma main fit quelques gestes en l’air, signant un symbole devant moi. Trois pics de glace se formèrent au-dessus de moi avant que je ne les envois dans la foule. Ils allèrent transpercer trois nobles dont l’un était juste à côté de cette sorcière de Glends’Gôl. Ces fumiers ne l’emporteraient pas ! S’ils voulaient de la violence, j’allais leur en donner.

- Morianne ! Noooon ! s’écria ma mère.

Mais je continuai et lançai trois nouveaux pics de glace. Cette fois-ci, j’avais visé les Glends’Gôl. A ma surprise, une barrière de glace se dressa devant eux. Dame Glends’Gôl aussi maîtrisait visiblement le fluide de glace.

- Alors c’est ça votre réponse ? hurlai-je. C’est comme ça que vous voulez que ça se termine ??? Si c’est la violence que vous voulez, je vais vous la donner ! Tous autant que vous êtes ! Je vais vous crever !

Alors que je déversais mes sorts de fluide sur la famille Glends’Gôl, autour de moi le chaos régnait ! Certains nobles et esclaves étaient en train de tenter de s’enfuir tandis que les nôtres les en empêchaient… parfois par la force, parfois pas du tout. Il y avait d’autres esclaves encore qui se jetèrent sur les nobles pour les tuer et se défaire de leur soumission, d’autres encore retournèrent dans leur cage, par peur d’être châtié. D’autres assassins Hayert’Väals se joignirent à ce joyeux désastre. Ce fut très vite un véritable bain de sang au centre de la capitale… mais j’étais la dernière à m’en plaindre, en réalité, une partie de moi se réjouissais de pouvoir avoir l’occasion de massacrer ces foutus nobles. Une part sombre que j’avais oublié, qui avait ressurgi depuis les tréfonds de ma conscience, éveillée par l’appel du sang.

Une autre partie de moi, cependant, était dévastée, anéantie. Sëya était derrière moi, vulnérable et sans défense, aux seuls soins de Maïa qui elle même ne pouvait pas se défendre dans cette situation. Scathach, elle, veillait cependant au grain, et employa toute sa magie à repousser les assaillants. Quant à moi… J’étais perdue dans la rage de l’instant, dans le désespoir provoqué par cette tragédie. J’employai à présent mon fluide pour soulever la roche et lancer le plus possible de projectiles sur nos adversaires.  J’étais totalement aveugle à la compassion, totalement aveugle aux autres solutions qui auraient pu s’offrir à moi. Tout ce que je voulais à présent, était de reprendre la main, d’avoir à nouveau le pouvoir sur la situation. Mais en vérité, je ne contrôlais absolument rien… rien du tout ! Je ne faisais que choisir la solution la plus directe et la plus facile : tuer nos ennemis.
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Mer 20 Mar 2019 - 15:20
Il faisait noir et froid, un sentiment douloureux s’insinuait en moi. Était-ce le mien ? Non… C’était Morianne, enfin je crois… Tout est brouillé en moi. Qui suis-je ? Où suis-je ? Je flotte dans un néant insondable. J’ai mal au ventre et je me sens très fatiguée. Dois-je aller vers cette douce lumière là-bas ? J’entends des cris. Haine, peur, colère. Je songe au prince... Après cette erreur de jugement, va-t-il encore se fier à nous pour son évolution sociale ? Je l’ignore et ne désire pas avoir la réelle réponse à cette question fumeuse.

J’entends une voix m’appeler au loin mais je ne vois rien d’autre que l’obscurité et en ce qui semble être son centre un tourbillon de lumière blanche, aveuglante. Est-ce que je suis morte ? Non, si j’avais trépassé je ne sentirais pas la colère en mon aimée. Je crains qu’elle n’empire les choses… Je me fais violence et lui envoie un sentiment de paix et d’Amour. J’ignore si cela va fonctionner mais il faut tenter le tout pour le tout.

Une décharge parcourt mon corps. Je ferme les yeux et respire profondément dans cette salle de l’entre-deux monde. J’entends une voix rassurante m’informer que tout va bien se passer mais que pour la suite ça allait être arasant, dur et que la mort serait aux portes d’Arcaëlle pendant un moment. Une larme coule le long de ma joue.

Sëya ! Réveille-toi !

M’intima une voix familière. J’ai trop mal, je préfère rester dans le noir. Je ne veux plus combattre, je ne veux plus perdre les gens qui m’entourent. Si je meurs peut-être seront-ils sauf. Un rire me vrille les tympans. Je cherche d’où ça vient mais ne perçois aucun être vivant en dehors de moi dans ce lieu.

Quelque chose me frôle et m’envoie une décharge de panique. Est-ce un démon d’Özan ? Rien… Il n’y a rien ici… Juste moi… Mon esprit flotte dans ces ténèbres à la fois rassurantes et angoissantes. Je sens que je dois revenir dans la réalité.

Une quinte de toux me fit revenir en Arcaëlle. Je regarde Maïa, elle sourit tristement. Je me redresse avec grande difficulté et hurle le nom de Morianne sans vraiment voir ce qu’elle fait mais je sens sa perdition. J’implore mon aimée de venir à moi. Le vent soulève la poussière et je fixe le carnage ambiant.





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Sëya Nazen
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Mer 27 Mar 2019 - 11:13

Je me rappelais à présent les mots de Tyr Mimir, de ce qu'il m'avait dit sur le fait de combattre l'esclavage. Finalement il avait raison... finalement il n'y avait pas d'arrangement possible, pas de pression imposable sur ces sales types. Si je voulais abolir l'esclavage, il faudrait que je mette le pays à feu et à sang, ou au moins que je massacre ceux qui profitaient de ce commerce abominable. Il n'y avait plus de concession possibles. La lutte était la seule chose envisageable.

Alors que mes pensées étaient occupées à cela, mon corps, lui agissait en usant de fluide pour briser l'opposition face à moi. Les nobles ne se laisseraient pas tuer aussi facilement. Ils avaient des hommes de main, des esclaves à leur service, mais également quelques compétences martiales pour certains. Les Glends'Gôl par exemple, semblait maîtriser le fluide de glace sans aucun problème. Aussi essuyai-je plusieurs sort desquels je me protégeai avec mes propres défenses : mon bouclier de glace.

Tous mes alliés étaient occupés... Entre Brohmac qui neutralisait les fuyards, Sazan sur les toits qui luttait contre les assassins Hayert'Väals, Maïa qui soignait Sëya et Scathach qui était occupé à repousser toute attaque les ciblant, j'étais seule, ou presque. Amaya venait d'arriver et de se saisir d'un sbire des Glends'Gôl par derrière avant de lui arracher un bras. Celui-ci poussa un cri terrible avant de se faire assommer avec son propre bras.

- Je suis Amaya Huyer ! Et moi aussi noble et contre l'esclavage, bande de chiens !!!
- Quelle furie ! On dirait Ge-Ban en personne ! Je ne reste pas un instant de plus !
s'exclama un noble qui prit la fuite avant d'être stoppé par un tir de flèche dans le dos.

D'où que venait cette flèche, elle avait fait mouche, mais elle n'était pas de moi, j'étais trop occupée à me défendre contre les sorts de cette sorcière de Glends'Gôl. J'en avais cependant assez d'attendre d'avoir une ouverture et fini par signer un symbole dans les airs avant de poser ma main sur le sol. Tout autour des Glends'Gôl, il y eut une grande secousse qui fit trembler et se fissurer la terre. Ils tombèrent tous au sol, même Amaya qui ne se trouvait pas loin et qui jura contre moi.  

- Hé ! Je suis encore là, putain !

J'invoquai mes sabres de glace et commença à abattre les gardes des Glends'Gôl les uns après les autres alors qu'ils n'avaient pas eu le temps de se relever. J'étais bien déterminée à en finir avec cette famille d'esclavagiste, et avec toutes les autres d'ailleurs. Aucune pitié pour ces gens là. Aucune, Morianne ! Thaä serait d'accord, on ne soumet pas sa création à l'esclavage, on ne soumet pas les arcaëlliens aux travaux forcés ! La volonté de la Créatrice sera respectée, de gré ou de force !

Alors que j’éclaircissais les rangs parmi les esclavagistes, je m'approchai de plus en plus de dame Glends'Gôl. Je finis par l'atteindre et la prendre par le cou pour l'étrangler.

- Essaye d'user de ton fluide sans respirer maintenant !! Essaye un peu pour voir, sorcière Hayert'Väal !

Elle se débattait à présent, incapable d'user de fluide dans sa situation. J'avais l'avantage de la jeunesse et de la force physique, je n'étais pas une de ces petites bourgeoises qui vit sur le dos des autres, j'avais donc largement le dessus. Et je n'avais plus envie de lâcher, oh que non ! Je voulais en finir une bonne fois pour toute avec cette mégère, je voulais qu'elle paye pour tout ce qu'elle avait fait. Je me mis alors crier comme une bête, emportée par la fureur de cet instant, par la folie ambiante.

Mais tandis qu'elle suffoquait entre mes doigts, j'entendis une voix derrière nous qui m'appelait. Plusieurs fois j'entendis que l'on criait mon nom et pas seulement physiquement, dans mon esprit aussi je l'entendais. Sëya ? Je me rendis soudain compte qu'elle était à nouveau parmi nous, qu'elle était consciente. Sa présence me rassura et me fit oublier un instant la dame Glends'Gôl. Je tournais mon visage vers l'estrade où se trouvait ma bien-aimée. Thaä soit louée, Maïa l'avait soignée. J'eus un léger sourire de soulagement.


Je la sentais à présent dans mon esprit, me supplier de revenir à la raison, et d'arrêter cette folie. Je fixai un moment ma tante au sol qui avait de la peine à respirer. Sëya avait raison... j'avais complètement perdu la raison, j'avais complètement oublié qui j'étais au fond de moi. Mais qu'avais-je fait ? Il ne fallait pas que je laisse ma part la plus sombre prendre le dessus. Je devais faire preuve de compassion.

- C'est terminé, ma tante... C'est terminé... Ça s'arrête ici et maintenant. Je ne vais pas vous tuer... non... Non ! Je dois vous montrer... Je dois vous montrer que les choses peuvent changer sans avoir à vous tuer. Je dois montrer à tous qu'on peu changer, que les choses peuvent s'arranger sans violence. Le monde est au bord du gouffre, mais je ne vendrai pas mes idéaux contre la facilité. Ça, ce n'est pas la vie, c'est la mort ! Et moi, je choisis la vie, je choisis de vous épargner. Parce que ma miséricorde l'emporte sur ma colère.

Mais avant de pouvoir faire quoique se soit, je sentis une profonde douleur dans le ventre. Ma sorcière de tante, s'était saisi d'une dague et en avait planté la lame dans mon abdomen. Je la regardai alors avec stupéfaction.

- Meurs, petite sotte !  
- Mouaaaaaaaaaaaaaah !!!! beuglai-je à la fois de douleur et de fureur.

Dans un dernier geste désespéré, je me saisis de mon couteau de chasse et donna un violent coup avec qui trancha la gorge de ma tante. Elle me regarda avec stupeur à son tour avant de lâcher sa dague pour se tenir le cou. J'avais touché la grosse artère... aucune chance qu'elle ne s'en sorte vu tout le sang qui en coulait. Je voyais son dépit mélangé à sa haine contre moi dans son regard qui me fixait avant qu'elle ne s'écroule au sol. A mon tour, je sentis le sol se dérober sous mes pieds, mes genoux lâchèrent et je m'effondrai à terre.
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Morianne
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Mer 27 Mar 2019 - 18:00
Je fixais le carnage ambiant sans savoir que penser et que faire si ce n’est appeler avec force mon aimée. Je sentie son attention se tourner vers moi. Je me levais avec difficulté, la cherchant dans ce gros bordel. Je trouvais son regard, je compris qu’elle s’apaisait mais, alors que j’allais lui dire de faire attention la tante de Morianne la poignarda sans hésitation. Je hurlais de douleur, de peur et de rage. J’écartais les ailes et pris mon envol jusqu’à Morianne qui était en train de tomber. J’étais suivie de Maïa. La tahora se posa à ma droite et s’agenouilla près du corps pantelant de ma dulcinée. Mes yeux étaient de vraies cascades. J’implorais Jurk de ne pas emmener Morianne chez son époux.

La rage me serrait le cœur comme un étau. Je serrais les dents et les poings puis, prise de folie, j’invoquais des racines avec le don offert par ma mère. Le bois transperça nombre de nobles sans pour autant les tuer. Ils hurlaient et moi, moi... Je bouillonnais. J’invoquais trois bsurts qui se jetèrent à ma demande dans la foule. Ils avaient ordre d’estropier mais pas de tuer. Du moins, pas tant que je sentais la vie de Morianne dans mon être.

Je serais les poings un peu plus, m’enfonçant les ongles dans la paume. Si ces fainéants me volaient ma mzékils, alors ils connaitraient la rage d’un cœur semi-divin. Je ne ferais de différence ni entre maîtres et esclaves, ni entre prêtres et citoyens. Yban serait à feu et à sang. Je détruirais pour reconstruire. J’en avais le pouvoir.

Quelqu’un cria mon nom, je tournais la tête et vis Sir Baänut se ruer sur moi, épée en main. Je fis un léger mouvement de la main et un arbre poussa sous ses pieds, s’élevant à une dizaine de mètres. Les bsurts continuaient leur ouvrage avec dévotion. Mais ça n’allait pas assez vite pour moi… J’étendis la main au-dessus du sol et, prenant forme, apparut deux aracnÿ bleutées. Je leur ordonnais de faire des cocons avec les esclavagistes et ajoutais que la tête devait être en dehors de leur travail.

Les deux araignées de quarante kilos se ruèrent dans la foule sous des cris de terreur. Le vent souffla avec force. Bientôt les nobles et autres esclavagistes furent emmaillotés. J’obligeais mes animaux à les mettre au centre de la place. Une bonne vingtaine d’arcaëlliens furent ainsi entassé à mes pieds. La grande majorité des esclaves étaient retournés dans les cages afin de ne pas subir le courroux du vendeur.

Bien… Bien ! Nous allons parler maintenant ! Vous êtes à ma merci. Si je le veux, je vous tue sans l’ombre d’un regret.

Je plaçais mes cheveux en arrière et allais chercher le cadavre de la tante de Morianne. Je tranchais la tête de la mzékils et revins devant mes prisonniers en tenant la tête de la défunte par les cheveux.

Comme vous pouvez le constater Dame Glends’Gôl nous a définitivement quitter. Qui veut la rejoindre ? J’observais les arcaëlliens qui ne bronchaient pas. Bien, personne. Maintenant, allez-vous cesser vos pratiques archaïques ?
Vous êtes des cinglés ma parole ! Hurla Dame Hÿtyn’Az. Comment pouvez-vous prétendre être civilisé avec les actes que vous venez de commettre ?

Je jetais un regard circulaire sur la place. Elle n’avait pas tort cette xen… Nous avions perpétré un véritable bain de sang. Je claquais des doigts et mes animaux disparurent. Les prisonniers me fixaient avec craintes mais aucun respect. Qu’avais-je fait ?
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Sëya Nazen
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Mer 27 Mar 2019 - 22:09
Alors que le combat était terminé au sol, et dans les airs, sur les toits restaient encore quelques assassins Hayert'Väals. Sëya avait ramené un calme tout relatif par la force et la menace du reste. Cependant, la résistance des serviteurs d'Özan cessa rapidement... Plus rapidement que personne n'aurait osé l'imaginer. Sans qu'on ne s'y attende, les chasseurs Hayert'Väals furent emportés dans une vague de flammes. Les cadavres calcinés tombèrent un à un sur la place ce qui fit légèrement remonter la tension... jusqu'à ce que se dévoile aux yeux de tous une troupe entière de soldats ailés.

Parmi eux, se dessinait une silhouette que tout le monde reconnu rapidement et très distinctement, car elle se détachait de toutes les autres. Une aura puissante ce dégageait de cet être dont la beauté masculine n'avait d'égale que sa force et son charisme. Le mzékils s'abattit vers la place comme un faucon avant d'atterrir aux côtés de Sëya tandis que la troupe entière qui l'accompagnait en fit de même tout autour. Relevant une mèche de ses cheveux platine, le Prince s'avança vers la fille de Thaä avec un regard perçant.

- C'est terminé, Dame Nazen... Vous pouvez lâcher cette tête.

Tout le monde restait étrangement mué devant la présence du Prince. Plus personne n'osait parler, de peur que ce dernier ne se mette en colère et n'ai l'idée de faire appliquer une sentence des plus cruelles.

- Et bien... Quel manque de respect... Je suis votre souverain, non ? Personne ne se met à genoux ???

Aussitôt, tout le monde se mit à genoux, même l'équipe de Sëya et Morianne. Cette dernière, qui était entre la vie et la mort, avait été confiée aux soins de Maïa qui était extrêmement livide. Les contres-coups de sa guérison sur Sëya se faisait sentir. Lorsque Yülhan s’aperçut de cet état de fait, il fit s'avancer un des mages qui composaient sa garde, et lui ordonna de s'en occuper. Le sourire toujours aux lèvres, le Prince déclara alors :

- Bien... Qui vais-je devoir carboniser à présent ? Toute cette pagaille... ce n'est pas bon, pas du tout même. Je pensais qu'il ne s'agissait que des Hayert'Väals, mais là... Dites-moi, fille de Thaä, ce n'est tout de même pas vous que je vais devoir tuer ? Ça me dérangerait beaucoup de me mettre un dieu à dos pour avoir tué sa fille...
- Ma femme !! Elles ont tué ma femme !!! Meurtrières !!!
- Je vous en pries, sire Glends'Gôl... Un peu de tenue ! Vous ne voudriez pas rejoindre votre femme au Royaume de Gar'Haz tout de même ?

Le vieux mzékils resta muet. Yülhan en fut satisfait. Il tourna alors ses yeux vers Sëya et lui sourit, toujours de cet air énigmatique qui a tout instant pouvait se changer en regard meurtrier.

- Racontez-moi ce qu'il s'est passé, Dame Nazen. Je veux votre version des faits avant que qui que se soit ne donne la sienne. Je vous sais honnête, jamais vous ne mentiriez à votre souverain... Alors dites moi... pourquoi est-ce que cette place du marché est devenu un tel théâtre de massacre et de morts ? Je peux vous l'assurer, cependant, Morianne est hors de danger, il s'agit de mon enchanteur personnel, il saura la guérir, n'en doutais pas. Ne vous inquiétez pas pour elle et répondez moi à présent.
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Yülhan Mzékils’Han
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Jeu 28 Mar 2019 - 16:13
Prisonnière de mon acte barbare, j’observais les troupes célestes de la principauté ainsi que son dirigeant se poser à côté de moi. Je ne réalisais pas encore l’ampleur du carnage et entendis à peine Yülhan me dire de lâcher la tête de Dame Glends’Gôl. Mes doigts se desserrèrent de la tignasse de la mzékils morte. La tête roula devant mes pieds sans que je n’eusse la moindre compassion. Elle avait ordonné le meurtre de Lalita. Mes yeux fixaient le vide et mon cœur semblait s’être durci tel du marbre.

Le Prince fit une réflexion que j’entendis à peine mais que je compris en voyant les autres s’agenouiller. Je posais le genou droit sur le bois de l’estrade de vente et inclinais humblement la tête. J’essayais de revenir dans le monde réel mais j’avais tellement honte de m’être ainsi emporter... Ce n’était pas digne de moi…

La voix du prince me fit reprendre mes esprits. Il parlait de me tuer ? Ha non… Pas vraiment, il le proposait peut-être. Je ne sais pas et ne veux pas savoir. Sir Glends’Gôl nous fustigea, Morianne et moi, d’avoir assassiné son épouse. Ce n’était pas faux. Enfin je crois. Yülhan le reprit et le noble mzékils fit silence, le regard furibond. Le souverain de la principauté se tourna vers moi et me questionna sur les faits. Je devais tout raconter sans omettre le moindre détail. J’inclinais la tête et d’une voix calme mais forte je fis le récit des derniers évènements.

Une fois que j’eus fini, les nobles et acheteurs divers murmurèrent entre eux. Chacun allant de son pronostics sur ma vie ou celle de Sir Glends’Gôl. Discrètement j’essayais de voir mon aimée mais je n’arrivais pas à l’apercevoir car mes amis et elle étaient entourés de soldats. Je soupirais. Je ne savais pas quelles étaient mes émotions. J’avais honte mais j’avais aussi de la colère, de la peine, de la peur et j’en passe. Je soupirais et déclarais solennellement :

Mon bon Prince, si cela est votre sentence, alors j’accepte de porter le poids des actes ici présents sur mes épaules et je serais la seule à, porter le fardeau de la punition.

Je fermais les yeux un bref instant, implorant le doux secours de ma génitrice. Rien, bien sûr…
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Sëya Nazen
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Ven 29 Mar 2019 - 21:45
Le Prince avait attentivement écouté les mots de la jeune noble. Il hochait de temps à autre la tête pour signifier à Sëya qu'il avait compris. Vint alors le moment ou cette dernière implora la clémence du Prince en s'offrant comme seule responsable des actes commis ici. Mais à la lumière de ce qui avait été dit, Yülhan jugeait cependant que s'il y avait une personne qui avait la agi avec imprudence, c'était la druidesse.

- Attendez ! s'écria alors une voix parmi d'autres.

Amaya s'était avancée devant l'estrade et plia un genou à terre.

- C'est moi la responsable ! Moi, Amaya Huyer, souhaite témoigner à mon tour !
- Tiens donc... Mais faites donc, Dame Huyer ! déclara le Prince, amusé.

La lorcq donna alors les détails que Sëya ne connaissait pas, car elle avait été inconsciente pendant un moment, et même au bord de la mort. Il fallait donc que quelqu'un d'autre témoigne de ce qui s'était passé avec plus de précision. Elle finit alors par déclarer :

- S'il faut punir quelqu'un, c'est moi ! J'ai laissé dégénérer les choses... J'aurai pu intervenir, mais je n'ai rien fait.
- Non, votre altesse ! Je suis le seul coupable ici !
déclara alors une autre voix, celle d'un homme.  

Yülhan se tourna alors vers son possesseur qui n'était nul autre que Brohmac.

- J'étais chargé de faire en sorte que tout se déroule bien et avec le moins de violence possible.
- Non ! C'est moi !
déclara Sazan depuis les toits. Je n'ai pas pu empêcher les assassins Hayert'Väals de s'en prendre à tout le monde ! C'est moi qui doit être punie !
- On dirait que vos amis ne sont pas d'accord avec vous, Dame Nazen... Quelle loyauté de leur part. Bien ? Quelqu'un d'autre veut-il ajouter quelque chose ?
- Oui ! Moi !! déclara une voix puissante.

Un vieil homme se présenta alors devant la foule, debout, sur le parvis de la place. C'était un homme robuste malgré son age très avancé. Il portait une barbe blanche et épaisse surplombé d'un regard dur, que ses sourcils broussailleux n'adoucissaient pas. Le Prince sembla fou de joie de voir cet homme se montrer à eux. C'est comme si la fête de l'Hiver avait à nouveau lieu.

- Je suis Daryun, chef des Enfants de la Liberté. Et loin de moi l'idée de voler l'honneur de ces courageux jeunes gens, mais je me revendique comme responsable de leurs actes ! Et je viens soutenir la fille du Défenseur de Niamed, même si, hélas, j'arrive un peu tard, dit-il en désignant Morianne. Toutefois, ceux des Hayert'Väals ne nous incombent en rien ! Et vous, Prince Mzékils'Han, de quoi êtes vous responsable au juste ? N'est-ce pas votre devoir que de protéger votre peuple ?

Le Prince Yülhan afficha un sourire avec un air légèrement pincé. Il n'avait pas trop apprécié cette pique et ne comptait pas la laisser impunie, mais ce vieux grigou de Daryun soulevait un point crucial. Dans un sens, il avait effectivement manqué à son devoir. Il fallait impérativement rattraper le coup à présent et montrer l'exemple.

- Ah ! Dixit un vieil hors-la-loi qui n'a cessé de se démarquer par ses actes provocants. Mais je vous l'accorde, Daryun, j'ai manqué à mes devoirs !  Et ce de nombreuses façons, mais on ne va pas s'attarder sur ces erreurs, mais plutôt sur comment nous allons les résoudre.
- Je suis curieux de voir ça, mon garçon ! répondit calmement Daryun.
- Mais faisons la liste de mes erreurs... Tout d'abord, ma première erreur a été de laisser la noblesse de ce pays s'embourgeoiser et s'engraisser. Deuxième erreur ? Les avoir laissé faire ce que bon leur semblait du moment qu'il servait la nation... Les voilà maintenant qu'ils font des alliances avec nos pires ennemis, qu'ils se permettent de tuer mes fidèles sujets, et qu'ils fomentent des complots fumeux.

La plupart des nobles acquiescèrent et donnèrent silencieusement raison au Prince qui avait un sourire toujours aussi énigmatique sur son visage. A quoi pouvait-il bien penser ? Quelles étaient ses intentions à l'instant ?

- Ma troisième erreur, est d'avoir accordé ma confiance aux mauvaises personnes... C'est un point que nous avons en commun, je crois, Sir Daryun !
- Hum... Oui... Autrefois j'ai fait confiance aux mauvaises personnes, et j'ai bien failli mourir. Et ces jeunes femmes m'ont rappelé malgré tout que mon combat en avait valu la peine... à l'époque. Et encore aujourd'hui, je suis touché par leur détermination. Dame Nazen, votre mère avait été la première à m'apporter son soutien. Je me rappelle encore de cette noble dame comme si c'était hier. Sa douceur et sa gentillesse... Son souvenir est encore présent en moi.
- Certes... le coupa le Prince. Et voici ma quatrième erreur... La dernière que je ne reproduirais pas : j'ai été beaucoup trop mitigé dans mes décisions. J'ai été laxiste et je n'ai pas pris les choses réellement en main, par peur que je me retrouve seul face au peuple tout entier. Mais aujourd'hui c'est terminé !! J'ai décidé d'agir...

Le Prince se saisit de l'une de ses épées et la leva en l'air face à Sëya. Tout le monde resta dans l’expectative de la suite. Yülhan avait l'attention de tous, tous craignaient son prochain geste.

Lentement, Yülhan Mzékils'Han fit descendre sa lame sur l'épaule gauche de Sëya et lui sourit.

- Vous avez fait plus que ce que n'importe quel citoyen de la Principauté n'a fait jusque là. C'est pourquoi je vous nomme officiellement et devant toute cette cours : Chevalier d'Honneur et Héros du Peuple de la Nation. Soyez-en tous témoins, car vous devrez respect devant Dame Nazen ! Oh ! Et maintenant que j'y pense, je vous donne votre première mission officielle : lutter contre l'esclavage dans la Principauté ! Vous aurez à présent tout mon soutien inconditionnel ! Quant à vous, nobles de Cescan... Vous êtes prévenus !
- Ça ne se passera pas comme ça ! tonna alors la voix grave de sir Glends'Gôl. Vous avez eu tord de choisir cette... arriviste comme alliée, Prince !! Vous le regretterez amèrement ! Yban se soulèvera contre cette décision honteuse ! Préparez-vous !

Le Prince regarda Glends'Gôl avec étonnement avant de rire à gorge déployée. Il semblait totalement hilare, au point qu'il resta bien trente secondes à rire aux éclats. On aurait dit un enfant auquel on avait raconté une bonne blague.

- C'est ce que je craignais au départ ! Mais en réalité, Comte Glends'Gôl... J'ai l'appui même des dieux ! Sëya, fille de Thaä et Morianne, druidesse de la même divinité... hum... Oh sans compter sur le fait que les mentalités changent et que vous n'êtes que de vieux réactionnaires... Je ne dis pas que cela se fera sans violence ni sans heurt... Mais c'est terminé ! Aujourd'hui, je déclare officiellement l'esclavage interdit en Yban ! Avec la bénédiction de notre Héroïne de la Nation, si elle le veut bien.

Daryun fut surpris, le vieil homme fixait le jeune Prince avec stupeur. Ce pourrait-il qu'enfin, après des années de lutte, son combat ait enfin porté ses fruits ? Était-ce enfin de début de la fin ? Verrait-il Yban se tourner vers un âge de prospérité et de liberté ? Le vieux résistant ne voulait pas se faire de fausses joies, mais la déclaration l'avait ému.

- Quant aux traîtres qui pactisent avec les Hayert'Väals... Ils seront châtiés sans aucune pitié ! déclara finalement le Prince en pointant son doigt accusateur sur le Comte Glends'Gôl qui se figea sur place.
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Yülhan Mzékils’Han
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Dim 31 Mar 2019 - 16:05
Allais-je mourir ? J’avais tout écouté mais avais l’impression que c’était irréel, que j’avais halluciné les mots du prince. La peur me faisait-elle divaguer ? Apparemment non… D'une, je ne périrais pas par la lame de mon souverain et de deux et bien, j’avais pris du galon. Je ne savais que dire ou faire. J’étais partie de la plus basse caste de la principauté : esclave et voilà que j’étais « chevalier d’honneur et héroïne du peuple ». Tout cela allait bien trop vite. Je devais avoir une mine des plus surprise. Je sentais que mes yeux étaient écarquillés au maximum.

Bien sûr, lutter contre l’esclavage officiellement faciliterait grandement nos actions mais… Les ennemis seraient également nombreux sur notre route. Je me frottais distraitement le menton, sentant tous les regards environnants me dévisager. Je devais réagir. M’exprimer et être reconnaissante pour ce grade.

Je me raclais la gorge, la tête baissée. Je dirigeais mon regard sur le prince, eus un sourire intimidé et déclarais d’une voix tremblante mais claire :

Mon bon Prince, c’est là trop d’honneur pour une ancienne esclave telle que moi. Cependant, je vous remercie pour votre reconnaissance à mon égard. J’honorerais le rang que vous m’avez offert et je resterais humble dans ma mission.

Il y eu un léger brouhaha. Les nobles parlaient entre eux. Certains avec colère, d’autres avec craintes. Je me levais et allais vers le marchand d’esclaves. Je pris la clef qui permettait d’enlever ces horribles colliers en fer qui contenaient le fluide et affichaient à tous le rang de la personne puis j’allais vers les cages où s’étaient réfugiés les esclaves à vendre. Un a un je retirais les colliers puis je fis le tour de la place, libérant les soumis. Une fois fait, je revins devant le prince.

J’ai une faveur à vous demander… Ces esclaves n’ont pas d’argent ni de maison. Afin qu’ils s’en sortent dans la vie, j’aimerais que vous fassiez un geste pour ces arcaëlliens qui n’ont rien connu d’autres que la servitude. Peut-être leur offrir un peu d’argent ou un travail voir une formation ?

Je fis un sourire timide, ayant peur d’outrepasser mes fonctions. Je restais silencieuse, attendant la réponse de Yülhan.
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Sëya Nazen
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Dim 7 Avr 2019 - 11:41
Le Prince fixa son regard sur Sëya et resta silencieux un instant sans aucune forme de réaction autre. Y avait-il là un raison de refuser sa demande ? Plusieurs choses lui venaient en tête, mais c’est un marchand d’esclave qui prit la parole en premier lieu.

- Si je puis suggérer une chose… commença-t-il.

Yülhan opina du chef en guise d’invitation à parler. Le marchand, quelqu’un qui avait l’air plutôt d’un honnête homme malgré son métier, se présenta devant le reste de l’assemblée.

- Alvion Shelzir, humble marchand d’esclave. J’aimerai soulever là un problème important ! La plupart de ces esclaves non aucune éducation, ni aucune notion de liberté, de respect ou d’obéissance. Ils ne savent rien de la fierté de la nation, ni de la fidélité. Tout ce qu’ils savent faire, c’est obéir, pour la plupart je dis bien. Vous laisseriez ces chiens fous en liberté ?

Un pas après l’autre, le Prince Mzékils'Han avança sur l’estrade avec un regard perçant en direction de ce marchand d’esclaves. On aurait dit qu’il avait déjà saisi toutes les intentions de ce marchand face à lui qui commençait à sérieusement regretter d’avoir pris la parole.

- Alors, vous qui savez toutes ces choses, vous aurez sûrement à cœur de les leur transmettre.
- Mais que… plaît-il ? s’étonna le marchand.
- Vous, qui êtes aux faits du respect, de la liberté, et de la fierté pour la nation, j’exige de vous que vous apportiez ces connaissances à ces personnes qui vous appartiennent pour le moment.
- Mais comment… ?
- Si vous n’avez pas de solution à cela, si vous ne proposez rien, alors je vous prierai de ne pas dire un mot de plus, Alvion le marchand, et de laisser le sort de ces personnes à ceux qui gèrent la nation !
- Nous parlons cependant de notre commerce, de notre seul moyen de gagner de l’argent, insista Alvion. Que ferons-nous si nous ne pouvons plus vendre d’esclaves ? Vous devez trouver une solution pour nous aussi, Prince !
- Un petit séjour en classe d’armes, ça vous tente ? demanda sèchement le Prince. Si ce que Dame Nazën et vous dites est vrai, un danger nous menace actuellement, et je suis sûr que vous aurez à cœur de défendre notre nation ! Vous savez… la fidélité à la nation, tout ça…
- Mais… c’est que… balbutia l’esclavagiste qui n’avait visiblement aucune envie de devenir un soldat.
- Si vous ne voulez pas défendre votre nation, alors barrez-vous, bande de pignoufs !!! s’exclama le Prince avec colère. Je veux plus vous entendre, c’est clair ? Si vous n’êtes pas prêts à servir la nation et à obéir aux lois, j’vois même pas pourquoi je vous laisserai encore à vos places de petits nobles embourgeoisés ! Alors maintenant vous allez me faire le plaisir de libérer tous vos esclaves, de les faire venir au palais et ce dans les heures qui viennent ! Et si y en a un que je trouve en train de plier les gaules, de planquer des esclaves, d’en tuer, d’en maltraiter et de ne pas obéir tout simplement à cet ordre, JE LUI FAIS CRAMER SA BARAQUE ET SA FAMILLE AVEC ET VOUS IREZ SALUER GAR’HAZ DE MA PART ! C’est assez clair ou pas ?

Tout le monde resta parfaitement silencieux et immobile. Probablement avaient-ils tous peur du Prince qui était totalement sorti de ses gonds. Il avait un regard fou, de ceux de ses ancêtres, ce qui n’avait absolument rien de rassurant, pas même pour Sëya qui observait la scène avec inquiétude.

- Et bien ? Vous attendez quoi ? Que j’vous mette le feu aux miches ou quoi ?? Barrez-vous bande de cons ! Et exécution ou j’vous colle ma propre garde au cul !

La foule des nobles se dispersa lentement mais sûrement. Les promesses du Prince avaient été des plus parlantes, et personne ne souhaitait se retrouver avec la garde princière chez soit. Yülhan le savait, il y aurait de la résistance, certains allaient se préparer à partir ou à se débarrasser de leurs esclaves sans le moindre ménagement et les choses ne s’arrêteraient pas là, mais le premier pas était fait. Il restait cependant beaucoup de sujets à traiter… dont le sort des Glends’Gôl encore en vie. Mais ce n’était pas l’urgence du moment pour le Prince qui se tourna vers Sëya avec un sourire légèrement désolé.

- Je suis vraiment navré, Dame Nazen… J’ai posé toute la responsabilité de ce changement de la nation sur vos épaules. Vous avez bien failli y laisser la vie, vous et Morianne. Et je vous en ajoute encore en vous nommant Chevalier d’Honneur et Héroïne de la Nation… Je me sens un peu mal envers vous. Y a-t-il quoique se soit que je puisse faire pour vous, hormis prendre position ouvertement sur le sujet de l’esclavage ? Je vous promets que tous les esclaves qui viendront au Palais auront leur place, soit dans la cité, soit au palais, soit dans l’armée. Ils seront traités comme des citoyens ordinaires, mais s’il vous plaît, dites moi tout ! Si vous avez besoin de quoique se soit…

Les excuses du Prince était sincère et Sëya pouvait sentir que ce dernier était légèrement honteux de ne pas avoir pris part plus tôt et ouvertement au combat contre l’esclavage. Il s’en voulait vraisemblablement pour le danger mortel qu’avait encouru deux des plus fidèles citoyennes d’Yban.
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Yülhan Mzékils’Han
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Dim 21 Avr 2019 - 20:36
J’écoutais sans piper mot, trop stupéfaite par le langage quelque peu familier de notre dirigeant. Mais, après tout, il était encore jeune et devait faire preuve d’autorité à sa façon avec ces nobliaux et autres riches de la Principauté. Je restais les bras ballants, attendant que la tempête s’apaise d’elle-même. Après tout j’étais désormais très importante… Et cela me dérangeait quelque peu. J’étais, à la base, de basse extraction. Une petite arcaëllienne mourant de faim sur le continent de Kaïl, recueilli, si l’on veut, par un vil marchand d’esclave d’Yban. Dressée, remplumée puis vendue. J’avais beau être fille de la Divinité créatrice, je n’étais rien. Je devais mon rang à la bonté d’une mère ayant perdu son unique enfant.

Me tirant de mes réflexions, le Prince me parla longuement. Il… Me demandait pardon ? Enfin, je crois. Il ajouta que je pouvais quérir son aide sur n’importe quel point. J’avais la bouche stupidement ouverte en un « O » de surprise. J’ignorais ce que je pouvais demander à sa Majesté… Même si j’en avais, apparemment, le droit. Je me grattais nerveusement la tête puis frotter mon menton. Je n’étais plus cette petite esclave qui n’était personne. Aujourd’hui, et sur paroles du Prince, j’étais Chevalier d’Honneur et Héroïne de la Nation. Pourtant, sur l’instant, je me sentais aussi effrayée qu’un animal dans un cul-de-sac sur le point d’être achevé… Je soupirais, portant une main vers ma poitrine, sur mon cœur.

J’aimerais qu’en plus de ma garde, il y ait de vos agents pour veiller à la sécurité de mes employés et de ma maisonnée. Ainsi qu’au vignoble pour ne pas subir de dégradation. Je frottais du bout de l’index mon sourcil froncé. Et je voudrais avoir accès aux archives de l’ancien temps, si cela vous va. J’aimerais, à l’aide de votre Dame, faire plus de recherches sur les Nëris Kale Özan… Je veux comprendre leur rôle.

Je m’inclinais avec bienveillance, attendant la réponse du Prince.
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Sëya Nazen
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Lun 22 Avr 2019 - 10:51
Le Prince sembla des plus étonné. Il fixa Sëya comme si il s’était attendu à plus de sa part. Ce qu’elle lui demandait là n’était rien. Il aurait pensé que la jeune femme aurait plus d’ambition ou plus d’exigence, mais elle se montrait particulièrement humble. Son seul désir semblait n’être que de servir d’autant plus les peuples d’Arcaëlle en trouvant une solution pour affronter une menace peut-être réelle.

- Vous me surprenez, Dame Sëya. J’escomptais que vous m’en demanderiez d’avantage. C’est tout à votre honneur, fille de Thaä. Ma foi… Il semblerait que feu votre mère, Dame Nazen, ait eu raison de porter en vous espoir. Oh et ma femme aussi… Elles avaient raison, vous êtes exceptionnelle, n’en doutait pas un instant. Bien ! J’accède a vos requêtes ! Je ne vous demanderai qu’une chose en échange : trouvez des informations sur ces Nëris Kale Özan… La Princesse se fera une joie de vous aider dans votre quête ! Quant à moi, j’ai des choses urgentes dont je dois m’occuper pour l’heure ! Il reste à décider du sort des Glends’Gôl et de tous ceux qui les suivent. La chasse aux Hayert’Väals est également lancée… et je dois m’assurer que les nobles abandonnent l’esclavage également… Pfff… Parfois j’aimerai tout laisser tomber et vivre sobrement. Vivre sur les routes et avoir des aventures palpitantes ! Mais que ferait la Principauté sans moi ? Ah ah ah ! Je vous laisse, Dame Nazen, je devine que vous êtes impatiente de vous assurer du sort de Dame Morianne ! Dites lui de ma part que je lui souhaite un bon rétablissement et que j’aimerai m’entretenir avec elle.

Le Prince quitta la compagnie de Sëya et se dirigea vers le vieux Daryun. Les deux hommes avaient beaucoup de choses à se dire, mais il fallait sûrement s’attendre à ce que leur discussion soit de bonne augure. Les choses commençaient à bien se présenter, mais rien n’était encore gagné.
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Yülhan Mzékils’Han
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Mer 24 Avr 2019 - 11:52
Je me réveillai péniblement après un long moment d’absence. Que s’était-il passé ? Tout était confus dans mon esprit. Étais-je morte ? Non, à la sensation de douleur que je ressentais au ventre, ce n’était pas le cas. J’avais déjà vécu la mort deux fois, et à ces moments là, j’avais eu cette sensation de flottement, d’être hors de mon corps, de ne plus ressentir aucune peine. Là c’était très différent.

J’ouvrais les yeux pour tomber sur des visages inconnus. Qui étaient ces gens ? Où étais-je ? Est-ce que Sëya allait bien ? Toutes ces questions me vinrent rapidement à l’esprit tandis que je tentais de me redresser.

-Sëya… Sëya !
- Tout va bien, Druidesse, vous êtes en sécurité ! Non, attendez ! N’essayez pas de vous lever, vous allez vous faire mal !
-Laissez-moi… Je dois aller les voir… bredouillai-je tout en essayant de m’extirper de la couche où je me trouvais.
- Calmez-vous ! Vous allez rouvrir vos plaies ! s’exprima une voix douce et paternelle.

Je fixai alors le vieil elfin face à moi qui me regardai avec inquiétude. Son visage était encadré d’une épaisse barbe argentée tandis que son crane était totalement dépourvu de cheveu. Il posa une main sur mon épaule et délicatement, me fit me rallonger.

- Où est-ce que je suis ? demandai-je. Où sont les autres ? Les Hayert’Väals… Il y avait des Hayert’Väals…
- Vous êtes au palais du Prince, druidesse. Ne vous inquiétez pas ! Vos amis vont bien.
- Mon médaillon ! Donnez-moi mon médaillon ! Rendez-le moi ! m’affolai-je en remarquant enfin que je n’avais plus aucun contact avec Sëya.
- C’est votre amie qui l’a. On le lui a confié ! On avait peur que vous vous étrangliez avec pendant votre sommeil… Elle est dehors, dans la pièce d’à côté, elle attendait que vous vous réveilliez ! Je vais la faire venir, mais vous devez vous calmer… Si vous commencez à vous agitez, vous risquez de rouvrir vos blessures, en plus de l’anémie. Vous avez perdu beaucoup de sang. Le fluide äan peut faire des miracles, mais il a aussi ses limites.

Je sentis un profond vertige. Il avait raison… j’étais totalement à bout de force, probablement parce que je manquais de sang. Je retombai dans le lit, assez brusquement. Je n’avais plus la force de rien. Le monde commença a disparaître autour de moi et la voix du guérisseur me sembla soudain lointaine.  

- Druidesse ? Druidesse !! Elle est en train de perdre à nouveau connaissance...

Vint à nouveau l’inconscience.

***

Je me réveillai soudainement et brusquement, tirée de mon sommeil par un sentiment étrange. A mon réveil, plus rien n’était comme je l’avais laissé. J’étais là, seule, allonger sur un sol des plus étranges. J’étais dans une sorte de pièce très étrange, aux contours géométriques insensés. C’est comme si le sol et les murs étaient faits de cubes de différentes formes. Le plus étrange, c’était surtout leur matière, tout semblait impeccablement lisse, propre et pourtant j’avais cette étrange sensation que tout était extrêmement âgé, que cet endroit avait de millénaires d’existence.

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- Je dois sûrement encore être en train de rêver…

J’admirai un instant la pièce avant de remarquer qu’il y avait une ouverture dans l’un des murs qui menait à un couloir avec un architecture tout aussi étrange. Je m’avançais prudemment, me demandant si tout ceci était bel et bien un rêve. Chose qui était bien étrange d’ailleurs, car de mémoire, je n’avais pas souvenir que l’on puisse se questionner sur la véracité d’un rêve pendant qu’il se déroule. Si c’était un rêve, je n’avais qu’à me réveiller ! Mais c’était impossible, c’est comme si j’étais parfaitement consciente.

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- Il y a quelqu’un ? Demandai-je.

Ma voix se répercuta en écho. Tout était incroyablement vide ici. J’avançai dans cet immense couloir haut de plafond et très large. Je remarquai alors soudainement qu’il y avait du vide entre les différents cubes sur lesquels je marchais, je faillis tomber dans l’un d’eux.

- Wouw ! J’ai intérêt à faire attention…

Je déployais alors mes ailes et entrepris de voler au-dessus des cubes. Il était bien assez large et haut pour que je puisse avancer ainsi. J’arrivais alors dans une autre pièce, tout aussi étrange, voir même plus. Cette fois, il y avait des cubes qui produisaient d’étranges lumières.

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- Mais bon sang, où est-ce que je suis ? Je n’ai pas pu imaginer ça… J’ai comme l’impression que ce n’est pas un rêve. Et il y a encore plus de vide ici…

Je me mis à sauter de cube en cube, utilisant mes ailes pour me propulser plus loin. Il était compliqué de voler ici avec tout ces cubes en train de flotter un peu partout.

- Je dois être en train de délirer…

C’est alors que je vis une petite lueur au loin, un peu au dessus de moi. Elle flottait et se déplaçait librement dans les airs.

- Mais qu’est-ce que… ?

J’entrepris alors de me diriger vers elle, déployant mes ailes pour la rejoindre en vol. C’est à ce moment là qu’elle se déplaça plus rapidement, et surtout plus loin.

- Hé ! Attends !

La lumière me mena jusqu’à une autre salle, cette fois j’avais l’impression de me retrouver dans une étrange chapelle, mais encore une fois les pierres étaient parfaitement lisses et cubiques. De dehors venait une lueur puissante et intense. Et si je jetais un œil par ces ouvertures dans le plafond ?

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La lumière me sembla très intense… Il devait faire beau dehors. Mais si je laissais filer la lueur, je la perdrai de vue. Je décidai d’abandonner le projet de regarder à l’extérieur et poursuivie la petite lueur étrange qui ne cessait de changer de forme. Je finis par quitter la pièce et je me retrouvais alors dehors…

Je fus estomaquée de voir une gigantesque étendue d’eau, parfaitement immobile, parcouru d’excroissance de ces cubes, pylônes, et autres roches de formes géométriques et parfaitement lisses. Il y en a même qui flottaient dans les airs, parfaitement immobiles. Le silence était total… Pas un son, pas un signe de vie, pas même une trace de civilisation hormis cette étrange architecture d’un autre monde. Il ne semblait même pas y avoir de vent, et pourtant, je pouvais parfaitement respirer. Il y avait bien de la lumière dans le ciel, mais on ne voyait pas le soleil, comme si le ciel était couvert d’un voile de nuage très fin, mais javais comme la sensation qu’il n’y avait pas de soleil.

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- Mais où est-ce que je suis ? Est-ce que je suis encore sur Arcaëlle ?

La lumière s’était arrêté au dessus d’une grande étendue d’eau et attendait patiemment que je la rejoigne. Je pris donc mon envol pour aller voir et lorsque je m’approchai, elle plongea dans l’eau.

- Non ! Attends !

Mais alors que je m’écriais, l’eau illuminé de la petite lueur se mit comme à frémir, puis bouillir, mais sans fumée. Il yeut des remous sur l’eau avant que ne surgisse à la surface un promontoire et des marches de pierre. Je restai interdite devant ce spectacle avant de me décider à me poser au pied des marches.

- Que se passes-t-il ici ?

Je montais alors les marches une à une jusqu’à arriver à un sorte d’autel. Sur ce dernier se trouvait la lueur… elle avait une forme très distincte à présent, et à bien y regarder, elle était à présent constituée de quelque chose… On aurait dit une sphère d’or, parcourue de symbole gravés à l’intérieur. Maintenant que j’y songeais, elle ressemblait au cube druidique que j’avais eu l’occasion de voir, elle avait la même lueur intense, sauf que cette fois, elle était dorée.

- Je ne suis pas sûre que je devrais toucher ça… J’ai des mauvais souvenirs concernant un cube qui ressemblait à ça. Mais ai-je le choix ?

Je posais alors ma main sur la sphère, ce n’était pas une bonne idée, j’en avais conscience mais je devais savoir… La sphère se mit à luire intensément et tout disparu autour de moi. C’est là que j’eus une vision, une vision très précise… Elle était d’un ancien temps à en juger par l’accoutrement des personnes que je vis. Tout se passait dans un temple, un temple bien sombre. Il y avait là une xen, étendue sur un autel, qui était visiblement complètement droguée à en juger par son manque de réaction. Une assemblée de prêtres et prêtresses l’entourait. L’un d’eux s’avança, scanda des paroles que je ne compris pas avant d’enfoncer une lame dans le cœur de la xen. Sa peau devint alors sombre, son corps sembla se muter et elle poussa un cri terrible avant que la vision ne s’achève.

Je me retrouvai alors dans un ancien Arcaëlle, visiblement dévasté. La nature était complètement ravagée et la mort couvrait la terre de son funeste linceul. Je vis alors une créature humanoïde, mais visiblement prise par le mal d’Özan flotter au-dessus du sol, aspirant le peu de vie qui restait dans cette terre meurtrie. Puis à nouveau, la vision s’arrêta et une autre débuta.

Je me trouvais dans un temple, visiblement sous terre. On était en train de seller la créature que j’avais vu plus tôt dans un sarcophage de pierre. Il scandait des prières en ancien arcaëllien sans doute, en tout cas je ne comprenais rien. La créature fut piégée à jamais… et la vision disparut.

Je me retrouvai alors dans le même temple, mais il semblait que ce soit des siècles plus tard… Les habits des prêtresses et prêtres autour de moi me semblaient être de mon époque. Une femme xen était installé sur le sarcophage et semblait complètement droguée, comme celle de ma première vision. S’ensuivit alors le même sacrifice que la première fois… Le sang s’écoula sur le cercueil de pierre et je vis alors la vie quitter la xen qui commençait à se dessécher… Je vis alors avec horreur le socle de pierre qui le fermait s’ouvrir lentement. La créature qui y avait été enfermée venait de reprendre vie. La vision cessa… Et ma conscience sombra…

***


Je me réveillai avec une certaine crainte que je contenais. J’étais à nouveau au palais du Prince, sous la bienveillance des guérisseurs. Je vis alors que Sëya était à mon chevet, accompagnée par la Princesse qui eut le sourire en me voyant reprendre connaissance.

- Jurk soit louée ! Vous êtes à nouveau parmi nous, druidesse !
- Sëya… Princesse… dis-je faiblement.

J’ étais encore fébrile mais en vie. J’avais une faim de loup, mais en même temps, je me sentais extrêmement fatiguée. Je souris à mon aimée qui tenait entre ses doigts mon collier.

- Que s’est-il passé ? Je me souviens que j’ai été poignardée par la vieille Glends’Gôl… Mais plus rien après. Que fait-on ici ? Au palais du Prince ?
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Morianne
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Sam 27 Avr 2019 - 17:13
Après le départ du Prince, des soigneurs avaient faits leur apparition et posèrent Morianne sur une civière afin de la conduire en lieu sûr. Ils chargèrent mon aimée dans une carriole plutôt longue et m’invitèrent à me joindre à eux. Grimpant dans le véhicule, je demandais où nous allions. Lorsque j’eus ma réponse, je demandais à mes camarades de nous rejoindre au palais princier dès que possible. Mes amis acquiescèrent avec force.

J’étais dans une pièce attenante à la salle de soin. J’ignorais quels soins les guérisseurs prodigués à ma mzékils. Anxieuse, je faisais les cent pas dans la pièce où trônait un sofa grisâtres et plutôt imposant, des tableaux montrant des soigneurs en action étaient accrochés partout dans la pièce et une cheminée réchauffait le lieu. Je finis par m’asseoir en grommelant. Que c’était long ! Est-ce que Morianne allait guérir ?

On vint me chercher. La guérisseuse, une tahora, me guida jusqu’à la chambre de ma dulcinée. Je m’aperçus rapidement qu’elle était dans l’inconscience et, d’apparence, elle semblait paisible. Mais je n’étais pas certaine que ce soit le cas. Cependant, sans le médaillon que je détenais, je ne pouvais savoir si elle allait bien psychiquement…

Puis-je lui remettre son pendentif ?
Pas maintenant, Ma Dame. Ha ! Elle nous revient !

La Princesse eut une exclamation et je faillis me mettre à pleurer mais n’en fis rien. Elle était saine et sauve, ma mzékils. Je soupirais de soulagement mais avant que je n’ai le temps de la prendre dans mes bras elle nous questionna. Je fis un rapide résumé de la situation, rougissant à l’évocation de mon nouveau rang.

Comment te sens-tu ? Tu es passée encore une fois, près de la mort…
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Sëya Nazen
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Mar 30 Avr 2019 - 11:10
Je regardai à présent Sëya avec un air tout penaud. Encore une fois, j’avais échappé de peu à la mort comme elle le disait. Je me mis à m’excuser, à plusieurs reprises même. Sans le collier je pouvais malgré tout voir à quel point Sëya se retenait de fondre en larmes. Quand nous étions toutes les deux l’une à côté de l’autre, je n‘avais pas besoin d’artifice pour deviner ce qu’elle avait en tête. Je la pris dans mes bras et la câlinai tendrement avant de pousser un petit gémissement de douleur. Il m’était encore difficile de me mouvoir.

- Ne t’en fais pas, lui dis-je, ça va… J’ai encore mal, mais les guérisseurs m’ont évité le pire j’ai l’impression. Je suis juste épuisée, le guérisseur m’a dit que j’avais perdu beaucoup de sang...
- Je ne vous le fais pas dire, affirma la guérisseuse Tahora. Tenez, buvez ceci, c’est un mélange d’eau et de miel. Ça devrait vous redonner un peu de force. Il n’y a guère que ça que vous puissiez avaler. On vous a ouvert les intestins… On a fait du mieux qu’on a pu avec notre magie, mais on ne peut pas non plus faire de miracle. Ça va continuer à vous faire mal encore un moment. D’ici là, ça sera eau sucrée et soupe… Enfin ce n’est pas comme si on pouvait offrir mieux…
- Comment ça ? demandai-je intriguée.
- Même ici, au Palais princier, il n’y a plus grand-chose… La nourriture se fait extrêmement rare.
- Oui… C’est un problème des plus préoccupant, enchaîna la Princesse. J’ai bien peur que…
- Nëris Jokaÿ… Elle arrive ! dis-je soudainement.
- Pardon ? Elle ? s’étonna la Princesse.

Sëya était toute aussi circonspecte, elle devinait que je ne sortais pas ça de nulle part ni complètement au hasard, elle savait que je savais.

- Le Cavalier de la Famine. C’est comme dans les écrits que vous avez trouvé… C’était une xen autrefois… je crois même que c’était une demi-divinité. J’ai… J’ai eu des visions durant mon sommeil… C’était… Si étrange. En tout cas, j’ai… vu des choses. J’ai vu des anciens prêtres d’Özan qui tuait cette xen pour en faire une abomination d’Özan. Grâce à un rituel magique… Elle et les trois autres cavaliers… Ils ont failli anéantir Arcaëlle, il y a deux millénaires de cela, peut-être plus en fait… Je ne sais pas trop… En tout cas c’était il y a longtemps. Et j’ai eu une autre vision, dans cette vision, des personnes enfermaient Nëris Jokaÿ dans un cercueil de pierre à l’aide d’un rituel. Le problème, c’est que j’ai eu une autre vision… J’ai vu des prêtres d’Özan, enfin je crois, en tout cas ils avaient clairement des vêtements de notre époque… Ils ont sacrifié une xen sur le sarcophage de Jokaÿ et elle en est ressortie…

Tout le monde me fixa d’un air grave. Tous semblaient effrayés par mes révélations. Je soupirai, profondément attristée de devoir être le corbeau de malheur qui annonce les mauvaises nouvelles. Sëya me prit très délicatement dans ses bras pour me rassurer et m’embrassa sur le front en me promettant que tout irait bien.

- Il faut retrouver ce tombeau… déclara la Princesse. Ça doit forcément être quelque part dans les écrits.
- Il faut surtout mettre au courant tous les dirigeants de toutes les nations, déclarai-je. Nous devons cesser tous les conflits et combattre ce fléau, sinon nous pouvons dors et déjà nous soumettre à Özan ! Il faut que tout le monde s’allie face à cette menace ! Il est temps !
- Très bien ! Je vais m’occuper de rédiger des lettres pour… Non… Ça n’aurait pas l’air neutre si je le faisais moi ! Druidesse, il faut que se soit vous qui écriviez les lettres aux dirigeants des Nations ! déclara la Princesse.
- Tout le monde se moque bien de la parole d’une petite druidesse comme moi… Vous, ils vous écouteront ! protestai-je.
- Et si nous en écrivions une chacune ? Je parlerai de votre prophétie et des écrits, quant à vous, vous parlerez de ce que contenait vos visions.
- Ça me semble honnête, avouai-je. Que vas-tu faire, Sëya ? Tu vas continuer les recherches sur les écrits ? On devrait peut-être essayer de trouver des spécialistes de l’ancienne langue… ou même des cryptographes. Eux seuls pourraient déchiffrer le reste des écrits…
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Morianne
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Mar 7 Mai 2019 - 17:38
Nëris Jokaÿ ? Cela me disait vaguement quelque chose. Où avais-je entendu ces mots durs et effrayants ? Alors que je réfléchissais, Morianne expliqua plus en détail ce cavalier apportant la famine. Il est vrai que les denrées alimentaires se faisaient de plus en plus rares. En y repensant bien le vignoble souffrait de sécheresse et de maladies. Comment n’y avais-je pas pensé ? Je secouais discrètement la tête en écoutant le flot de paroles. Nous allions encore devoir partir à l’aventure apparemment… Moi qui aurais aimé me reposer quelque temps… Je soupirais doucement.

Silencieuse depuis quelques minutes, je m’assis sur le lit. J’étais pensive et ailleurs. Il fallait, comme l’avait dit mon aimée, trouver des adeptes de l’ancienne langue ou des archéologues chevronnés. Bien évidemment, nous devions mettre en garde chaque nation et chaque clan n’appartenant à aucun Etat. Tout en me mordillant le pouce, je réfléchissais. Ma mère avait fait partie d’un groupe d’archéologues dans sa jeunesse. L’un d’eux vivait ici même. Comment se nommait-il déjà ? Hÿ… Hÿgalên Lhankil… Je crois. Oui, c’est ça !

Je bondis du lit, levant la main de façon victorieuse. J’expliquais ce à quoi j’avais pensé et exprimais mon désir d’aller voir cet archéologue chez lui avec les textes anciens. La princesse hocha la tête, un air dépité sur le visage.

L’honorable Sir Lhankil est décédé voilà trois han, Dame Nazen. Elle releva la tête, une lueur d’espoir dans l’œil. Mais son fil, Kïllian Lhankil a pris sa succession. Il acceptera de nous aider sans aucun doute.
Très bien, pouvez-vous me donner son lieu de résidence ? En espérant qu’il ne soit pas en voyage….
Il est venu au Palais avant-hier et m’a informé qu’il allait rester quelques jours dans son domaine. Apparemment, il a fait une découverte dont il doit me parler prochainement.

La princesse prit un fusain et un bout de parchemin. Elle y inscrivit l’adresse de l’archéologue. Je pris le papier et le roulais afin de le glisser dans une poche. J’embrassais Morianne lui promettant de revenir aussi rapidement que possible. Il devait être quinze heure, j’allais donc rendre visite au fils Lhankil. Je quittais la pièce, sereine et en même temps nerveuse. Comment ces deux opposés pouvaient-ils faire front en moi ?

Je grimpais dans la calèche et indiquais au conducteur notre destination. Je priais Thaä d’être juste et de me guider vers la voie de la vérité.
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Sëya Nazen
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