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Sam 9 Fév - 11:39
Je dormais plus ou moins paisiblement. Quelque chose me tracassais cependant. Je n’arrêtais pas de voir Morianne pendue et éviscérée. Cela était atroce et ça me réveilla ainsi je pus constater que ma dulcinée n’était plus au lit.je tâtais le matelas et fouillais les draps. Personne ne effet. Je fus prise d’une inquiétude : et si on l’avait enlevée. Je saisis entre deux doigts le médaillon. Je ne sentie pas de peur ou je ne sais quoi d’autre d’alarmant. Elle se questionnait seulement. Mais, à propos de quoi et où était-elle ?

Je me levais et enfilais ma robe de chambre. Je commençais par la cuisine, des fois qu’elle est eu un creux. Personne et pas de lumière autre que mon chandelier à trois branches. Je soupirais et allait, pied-nus, dans le petit jardin. Idem, pas un chat. Je continuais mon inspection. Soudain je me mis à penser qu’elle pouvait être dans la bibliothèque si elle se posait des questions. Je soupirais et allais vois là-bas.

Je ne sentais plus grand-chose, peut-être s’était-elle assoupie. J’entrais dans la grande pièce garnie de centaine de livres divers et variés. C’est ici que j’avais passé une grande partie de mon adolescence. Lisant sur l’Enac, sur le prince Zack et tant de livres d’Histoire. Je vis Morianne qui semblait être assoupie sur un divan. Je m’approchais doucement et l’observais. Qu’elle était belle cette mzékils. Je sentais que c’était à mon tour de la protéger. De quoi ? Je l’ignorais… Mais, intérieurement, je sentais planer un grave danger.

Je pensais à ces épidémies de peste, de choléra et j’en passe. De la famine s’installant un peu partout car les récoltes étaient de plus en plus mauvaises. Je songeais aussi à l’agressivité inhabituelle de certains arcaëlliens. Etait-ce un mal venant détruire Arcaëlle ? Une œuvre d’Özan ? Comment savoir… Je ramassais un livre à l’aveuglette. Il parlait de l’Enac. J’aimerais tant avoir sa force et sa détermination.

Je doutais de plus en plus de ma mission. Abolir l’esclavage et, de surcroit, mettre en danger mes amis et mes serviteurs. Et ce mal grimpant du fond d’Arcaëlle… Par Thaä, devais-je me retirer du monde et faire comme ma mère : vivre en paix et m’occuper de l’exploitation viticole ? Je soupirais.
Niveau 9
Sëya Nazen
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 86

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Fluide(s)/Compétence(s): Mez - Ka - Aän
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
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Sam 16 Fév - 15:02
La chaleur du soleil caressait doucement ma peau à travers les fenêtres de la bibliothèque, me tirant paisiblement de mon sommeil. Doucement, je m'étirai tout en étendant en grand mes ailes. Je baillai allégrement et me frottai la tête avant d'apercevoir que Sëya était là, à côté de moi, en train de lire, ou plutôt de feuilleter un livre.

- Oh... Coucou ! Je crois que je me suis endormie ici, hier soir... dis-je, toute pataude.

Elle eut un sourire aimant et doux à mon égard. D'une voix presque maternelle, elle répondit :

- Ne t'en fais pas, il fallait un peu de repos après ton.. aventure d'hier.

Elle déposa un baiser sur ma joue avant de me demander :

- As-tu bien dormi ?

Je m'étirais à nouveau en grimaçant, légèrement courbaturée par la position que j'avais prise sur le divan.

- Mise à part que j'ai l'impression d'être passée sous un troupeau de Chi'Mâu et que j'aurai bien dormi un jour et une nuit de plus, ça va.

Je me grattai la tête avec un air penaud.

- J'espère que tu ne t'es pas inquiétée... Je n'arrivai pas à dormir cette nuit, alors je suis venue ici. Comme tu as parlé de venir à la bibliothèque, avant qu'on se couche et que ça me trottait dans la tête... J'ai fini par venir !

Elle me fit un sourire plein de tendresse.

-  Ne t'en fais pas pour mon inquiétude, tu es là c'est le principal.

Elle posa le livre parlant d'Özan et se passa une main dans les cheveux avant de reprendre :

- Je ne sais plus quoi penser en ce moment à dire vrai... Toute cette pression pesant sur nous et ce mystère approchant. Hm... J'ai juste envie de me retirer du monde vois-tu ?

Je la regardai avec surprise, voir même un peu d'inquiétude. Je pouvais sentir la fatigue morale peser sur elle. L'expérience d'hier avait peut-être été celle de trop...

- Te retirer du monde ? Tu veux dire... abandonner notre combat et aller vivre dans la nature ? Tu veux me remplacer par Gayël ? dis-je en plaisantant.

Elle se mit à rire, visiblement amusée. Mais je sentais aussi qu'elle était plutôt nerveuse en abordant le sujet.

- Pas forcément dans la nature, mais juste gérer mon domaine et agir à plus petite échelle... Pendant quelques temps ou, peut-être, toujours... soupira-t-elle, lasse. J'ai l'impression de mettre en danger les gens que j'aime et ça me déplaît fortement... Lalita est morte par ma faute et je ne me le pardonnerais sûrement jamais. Tu comprends ?

D'un air triste et compatissant, je lui souris avant de poser délicatement ma main sur l'une de ses épaules.

- Je comprends... Mais ça va être compliqué d'être tranquille maintenant que nous avons lancé les hostilités, ici. Il va au moins falloir régler nos affaires avec les Glends'Gôl et affronter ce qui nous attend avec cette histoire de... Enfin tu sais... avec l'avertissement de Thaä, ça ne serait pas le bon moment de s'arrêter, surtout que j'ai le pressentiment que les ennuis vont nous trouver, même si on ne les cherche pas. Mais quand tout sera terminé... Peut-être qu'on pourrait... ralentir, laisser le Prince et la Princesse gérer le reste, et nous... on aura qu'à prendre quelque temps auprès de mes nomades de parents avant de revenir ici une fois que ça se sera tassé. On pourra essayer de... reprendre une vie... normale ? Tu crois que ça serait possible ?

Elle baissa la tête, soupirant doucement.

- Comment pourrions-nous avoir réellement une vie normale après.. Enfin... après tout ça ? Je ne suis pas noble de naissance mais je le suis de coeur. Ma mère disait souvent ça. Elle me répétait que j'avais un coeur fort et pur. La blague... Je ne suis pas forte. La preuve je suis pétrifiée...
- Tu plaisantes ? Bien sûr que tu es forte, Sëya ! On n'en serait pas arrivé là si tu ne l'avais pas été. Ok, t'as peut-être eu des instants de faiblesse, mais qui n'en a jamais eu ? Hum ? Moi, ça m'est arrivé pleins de fois aussi. Depuis qu'on se connaît j'ai failli mourir je ne sais combien de fois, je suis même morte deux fois ! S'il y en a une qui est faible, ici, c'est moi...

Je me mis à réfléchir un court instant et me dis que ce n'était pas forcément la meilleure façon de remonter le moral de mon aimée que de parler des fois où j'étais morte.

- Ok... Tu sais quoi ? Oublies ce que je viens de dire. Tu es forte et pure, Sëya ! Mais même les cœurs les plus ardents finissent par s'éteindre à force de les confronter à des épreuves comme nous en avons affronté... Alors on va finir ce qu'on a commencé, on affronte la menace Özan imminente, et après... Ok ! On prendra une pause, une longue pause, si tu veux ! On aura qu'à se faire discrètes pendant un temps, on finira par nous oublier un peu et... et je ne sais pas... J'ai toujours été aventureuse, mais... si c'est pour toi, je veux bien qu'on s'arrête un moment.

Elle eut une mine effarée lorsque je parlai de mes décès prématurés et elle se recroquevilla sur elle même, se sentant apparemment coupable de ces faits.

- Je.. Oui continuons et ensuite.. Retirons nous. Je laisserais à un intendant le domaine Nazen. J'ai besoin de... de vacances je crois.
- Bon... et bien voilà ! dis-je avant de sourire de toutes mes dents. C'est décidé ! Morianne et Sëya dans leur dernier acte héroïque contre l'esclavage et les forces du mal ! m'exclamai-je de façon théâtrale, presque sur-jouée. Ca pourrait le faire dans la pièce que la Princesse a fait de nous, non ? Ou pas...

Elle riait de bon cœur mais garda ensuite le silence. Je sentais qu'elle était à la fois excitée à l'idée de combattre et terrifiée à l'idée de perdre quelqu'un, encore... Pour briser ce silence gênant, je déclarai alors :

- Bon alors ? Que fait-on, aujourd'hui ? On fait comme on avait dit ? Tu vas voir le Prince et la Princesse pour nous aider dans notre plan pendant que je cherche des alliés ? Ca va sûrement me prendre plus de temps qu'à toi... mais au pire tu pourras toujours revenir ici et... chercher des trucs dans les bouquins pour notre autre problème ?

Elle hocha la tête en signe d'acquiescement en ponctuant d'un :

- Ok, on fait comme ça !

Les affaires reprenaient... mais pour combien de temps encore ? Je sentais ma douce Sëya fragile et prête à craquer sous le poids de sa destinée. Il me fallait l'épauler du mieux que je le pouvais. Mais à terme, il nous faudrait trouver un moment de quiétude. Nous écarter des problèmes un temps...

Après avoir avalé un petit-déjeuner en vitesse, nous partîmes chacune de notre côté. Il me fallait à présent réunir les alliés que nous pouvions nous faire, ou qui étaient déjà les nôtres.

Plusieurs jours se déroulèrent, puis semaines. J'avais rassemblé un groupe plutôt important d'alliés : des esclaves, des anciens esclaves et d'anciens maîtres qui désiraient l’abolition de l'esclavage eux aussi. Chacun apporta sa contribution par sa présence ou en ressources -pécuniaires ou matérielles-. Il ne fallut pas plus d'un mois pour réunir assez de personnes pour mettre à bien notre plan.

De mon côté, en attendant que tout se mette en place, j'avais continué à faire des recherches sur des prophéties de fin du monde, ou des légendes contant ce genre de récit... Mais rien. J'avais une vague piste concernant des sacrifices, mais rien de plus. Cependant, à notre plus grande horreur, les prédictions de Sëya s'avérèrent fondées : les nouvelles de déluges et intempéries venaient de toutes parts dans le pays. A Cescan on avait eu le droit à une tempête de grêlons. Nous fûmes mortifiées quand nous apprîmes que les vignes en avait souffert. On entendait également parler d'épidémies dans certaines grandes villes, ce qui me faisait craindre pour nous-même. La veille, je m'étais faite presque agresser par un fou proclamant la fin du monde, qui se baladait en toge, avec un sous-vêtement sur la tête.

Quelque chose de mauvais se préparait, c'était certain... Il fallait en finir rapidement avec les Glends'Gôl. A ce propos, Helrick nous avait fourni de précieuses informations les concernant. Demain, ils seraient là, au marché d'esclaves. Cela ne pouvait pas mieux tomber, je songeai même à les assassiner à cette occasion... Mais il me fallait avant tout en parler avec les autres. Je ne pouvais me permettre de les mettre en danger sans leur en faire part.
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Morianne
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Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

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Jeu 21 Fév - 21:17
Je fus conduite à une audience avec le prince Mzékils’Han. La princesse fut également présente, nous échangeâmes sur les tenants et aboutissants de cette affaire d’abolition de l’esclavage. Yülhan était très à l’écoute et parlait bien peu. Il semblait un peu ailleurs d’ailleurs. Je soupirais discrètement, très peu à mon aise devant le flegme du dirigeant de la Principauté. J’insistais légèrement sur la mort de Lalita, de l’angoisse de mes serviteurs d’être le prochain sur la liste des Glends’Gôl. Le prince soupira, se leva et fit les cent pas avant de dire d’une voix sûre qu’il y aurait plus de gardes près de la demeure des Nazen. Cela me soulagea à moitié… Un arcaëllien peut être vite corrompu par l’argent.

Je conclus l’entrevue avec mes cauchemars et l’énigmatique message de Thaä. La princesse fronça les sourcils, se leva et disparut je ne sais où. Yülhan me demanda plus de détails sur l’apparition du sang sur Morianne, il me sembla inquiet. Nous discutâmes ainsi un bon moment et, alors que j’allais prendre congé, la princesse revint. Elle tenait un livre avec une couverture en cuir qui semblait ancien. Courant à demi, elle s’approcha de moi, posa sur une table en verre l’ouvrage, tourna les pages vivement et me pointa un titre.

Nëris kale Özan ? Dis-je d’une voix éteinte et surprise.
Certains parlent de purificateur, d’autres de chevalier annihilateurs de vie. Murmura la princesse d’une voix inquiète et tendue. Prends ce livre et étudie tout cela avec Morianne.

Je hochais la tête, saluais mes Altesses et pris la poudre d’escampette afin de rentrer au manoir Nazen avec cet ouvrage. Durant le trajet en calèche, je feuilletais le livre épais. Il était dédié à Özan. Ses origines, son bannissement plus ou moins partiel, sa descendance mortelle, ses serviteurs, ses démons et j’en passe. Et ce chapitre sur « Nëris kale Özan »… Qu’était-ce ? Mon arcaëllien ancien semblait rouillé car j’ignorais le sens de ces mots.

J’étais depuis quelques heures sur l’ouvrage parlant du Dieu du chaos et de la destruction.  J’étais tellement plongée dans ma lecture que j’en oubliais de manger. J’avais cherché un dictionnaire arcaëllien ancien – nouvel arcaëllien. Il en était sorti que Nëris kale Özan signifiait Chevaliers de justice d’Özan. Ils étaient également nommés à certains moments nëris kalën : chevaliers du mal. Mais je n’arrivais à définir leur apparence, leur réalité. Apparemment ils étaient quatre chevaliers apportant chacun une plaie à Arcaëlle. Le premier serait Nëris Jokaÿ suivi de Nëris Ban puis Nëris Mäalen et enfin Nëris Lïrben. Je ne parvenais pas à mettre la traduction sur les anciens mots nommant ces chevaliers d’Özan.

M’étirant, je soupirais. Mon estomac se rappela à moi en gargouillant avec force et fracas. Je décidais de poser le livre et d’aller me sustenter.

J’arrivais dans la cuisine où je fus sermonnée par Käelly, la chef cuistot de la demeure. Elle me martela qu’il était très mauvais de rater un repas. Cependant, elle ne rechigna pas à me servir double portion de poulet mariné à l’ananas avec des pommes-de-terres en frittes. J’engouffrais le plat, remerciais la chef et disparut dans le manoir.

J’étais assise dans le jardin, regardant les fleurs de ma défunte mère. Devais-je invoquer Thaä pour en savoir plus ?
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