Une partie de péche

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Sam 8 Déc - 16:28
Une journée comme tant d’autres. Le soleil de la période froide caresse mon visage. L’astre diurne est pâle, légèrement voilé de nuages laiteux. Sa position annonce qu’il va laisser place à son mante, la Lune.  J’admire la vue depuis le toit d’une petite ferme isolée. J’entends la voix d’une arcaëllienne, jeune, chantonner. L’odeur alléchante du pot au feu vient chatouiller mon odorat et titiller ma faim. Qu’importe, pour le moment, j’admire l’œuvre éternelle du monde. Quand l’Alpha aura une place qui lui est réservée, alors il sera temps de montrer la voie aux traîtres et traîtresses. En attendant, j’agis selon les ordres. Enfin… Presque. Je sens un sourire sadique se dessiner sur mes lèvres.

Emmitouflée dans une cape épaisse, noire et à capuche, je patiente. Les étoiles commencent à pointer dans l’obscur ciel de nuit. La lune forme un très petit croissant. Sa couleur presque blanchâtre est douce à mon cœur. Une voix s’élève dans le soir. Elle provient de la ferme et, vu sa sonorité, d’un arcaëllien d’âge mur. Je frissonne. De froid ? Non, pas du tout ! Je suis impatiente de servir ma patrie tel que je le dois. L’Alpha est notre guide. Il lavera le monde des impurs. J’y crois au plus profond de moi. Et quand mon bon Tarik montera sur le trône d’Arcaëlle, je serais sa main vengeresse.

Il y des chants bien trop joyeux s’élevant de la bicoque. Que vais-je faire en premier. Je mordille ma lèvre inférieure. Il me semble qu’il y a un enfant d’à peine trois hivers. Il serait… ho quel idée merveilleuse ! Oui, voilà ce qu’il va se passer ! Bien, maintenant je dois m’introduire sans effrayer les fermiers et leurs enfants. Le père est un tahora d’une centaine d’années. La mère, une belle rousse de la race humaine d’à peine trente ans. Ne serait-il pas un petit peu pervers ce vieux tahora ? Ensuite il y a le fils ainé âgé de dix-sept ans et humain. D’ailleurs son cher père lui a interdit de faire son service militaire. Non, non… Ce n’est pas respectueux de nos lois ça. Puis il y a la jeune fille de douze ans ayant des traits des tahoras telles les ailes. Pour finir, la petite dernière, humaine de trois ans.

Je jette un œil par la fenêtre. Quel beau tableau. Le père joue du violon et le reste de la famille chante. Comme c’est charmant et... écœurant ! Je soupire, ajuste ma cape afin de cacher mon arme. Je prends une mine joviale. Je frappe doucement contre la porte. La musique et les chants s’arrêtent. J’entends les pieds d’un tabouret raclant contre le plancher. A peine deux minutes après, on m’ouvrit la porte. Je fais semblant de trembler. Avec ma formation, le froid ne m’atteignait que peu. Le tahora me regarde des pieds à la tête, l’œil inquiet. Il regarde dehors. D’une voix tremblante je déclare :

Messire, j’ai quelques pièces à) vous échanger contre un abri et un repas chaud. Je ne suis qu’une guérisseuse itinérante. Ayez pitié, s’il vous plait.
Hm… Bien, entrez jeune fille. Mais sachez que je ne suis pas inoffensif si vous m’attaquez !

Je pénètre dans la grande pièce où trône une table en bois massif entourée de chaises. Il y a quelques buffets et commodes. Une grande cheminée réchauffe la pièce. La petite dernière s’approche de moi. Jouant mon rôle, je lui tapote affectueusement la tête. Elle rit. La maîtresse de maison m’invite à m’asseoir et à retirer ma cape. Je prétends être trop frigorifiée pour la retirer mais accepte la chaise. La jeune mère m’apporte un bol de pot au feu avec un beau morceau de porc dedans. Avec une gentillesse dégoutante, je la remercie. Je plonge ma cuillère en bois dans le plat bien chaud.

Une fois que j’eus fini de me sustenter, je rejoins les membres de la famille devant le feu. Ils racontent des histoires, chantent. Puis, avec sympathie, le tahora me demande de raconter une histoire. Pour bien jouer mon rôle, je refuse au début. Puis, faisant mine de céder, j’accepte.

Par où commencer ? Ah ! Oui je sais ! Ecoutez bien chers amis du soir.

« Il était une fois, un arcaëllien choisit par les Dieux. Il était bon, puissant et juste. Mais, comme tout un chacun, la trahison lui faisait horriblement mal. Son généreux cœur en souffrait un peu plus chaque jour. Mais, par chance, de braves personnes l’aidaient à combattre ces vils mécréants piétinant sa bienveillance paternelle. Il fut trahi par un arcaëllien et, pour soulager son âme, envoya son soldat vengeur favori. Bien sûr, l’envoyée ne tenait pas à effrayer la famille. Elle entra chez eux, sans qu’ils se méfient et, par chance, ils allaient être pardonnés. »
Je vis le tahora devenir pâle et mal à l’aise. Avant qu’il n’agisse, j’attrapais avec vivacité la petite dernière. Allons, allons. Sir Hÿuan’Han, on ne coupe pas la parole aux orateurs dans notre belle civilisation, n’est-ce pas ? Fort bien. Vous avez des choix à faire belle famille. La gamine couina lorsque ma main se resserra sur sa gorge. Si vous tentez ne serait-ce qu’une réprimande à mon encontre et bien… J’aurais de la viande pour un moment. Combien pèse-t-elle ? Entre trente et quarante kilogrammes ? Je me baissais et sentais la chevelure rousse de la gamine qui était en train de se pisser dessus. Bien. Alors, cher traître, voici le marché : tu choisis parmi tes enfants lequel doit mourir. Puis, tu le mutile comme je te le dirais avant que je ne vous achève.

Je lui fis un sourire très amusé par la situation. Il était de plus en plus blanc. Je me levais, toujours en tenant la rouquine, et obligeais les deux autres gamins de la ferme à venir contre le mur près de la porte. Les trois gosses tremblaient, pleuraient et suppliaient. Le père, déroutait, était à côté de moi. Sans arme, juste avec son fluide. La mère était effondrée derrière nous.

Alors ? Qui ?
Quel genre de monstre peut demander à ce qu’on choisisse la chair de sa chair pour être torturé et tué ? Je… Je refuse d’entrer dans votre jeu macabre !
Oh… C’est pas gentil ça... Bon, ils mourront tous alors…  
A.. Attendez… Je… Par Thaä… Je suis désolée Köllin. Approche ma grande. Tu…
Papa, je suis prête à faire ce lourd sacrifice pour que vivent mon frère et ma sœur. Agis en ton âme et conscience.

Le père fut pathétique et pleura. La jeune demoiselle s’approcha de nous, me regardant avec une lueur de défis dans les yeux. Je fis allonger Köllin sur la table qui était longue et large. Je lui dis de se mettre en étoiles c’est-à-dire les bras étendue en biais au-dessus de la tête et les jambes écartées en biais. Pendant ce temps, je ramassais deux beaux couteaux de chasse et un couteau à désosser. J’intimais au père de planter les couteaux de chasse dans les paumes de main de la jeune demoiselle. Bien évidemment, pour combattre mon plaisir, elle s’abstint de crier. Quelle force de caractère !

Je plaçais ensuite le dernier couteau dans les mains du père. Il me regarda avec appréhension et je chuchotais dans son oreille pour que seul nous sachions ce qu’il devait faire. Une fois l’ordre reçu, il sembla hésiter. Mais, au final, il découpa à partir des épaules les bras de sa douce et tendre enfant qui, même si elle essaya de ne pas hurler, cria de douleur. La mère suppliait que cela cesse. Une fois les bras coupés, je sortis un rasseoir de ma sacoche qui était cachée par ma cape. Je tendis l’instrument au père pour qu’il officie. Il demanda pardon à sa fille et commença à lui ouvrir le ventre. Une fois l’entaille assez grande et, malgré les hurlements et les suppliques de sa fille, il commença à sortir ses viscères. >Il s’arrêta alors. Il me regarda. Je fis un mouvement à peine perceptible mais il assimila ce que cela signifiait.

Allez, mange grosse bouse de bsurt !

Le tahora retint un relent gastrique et commença à manger les intestins de sa fille. Quand elle cessa de crier, j’ordonnais au tahora de cesser et de se placer face à moi. Il obtempéra et me supplia de laisser vivre le reste de sa famille et qu’il ferait sa peine pour sa trahison. Je remuais négativement le doigt devant son visage couvert de sang.

Ce n’est pas si facile que ça… Je soupirais faussement désolée. Avec discrétion, je posais une main sur mon épée. Je ne peux risquer des represailles…

Dégainant avec rapidité, je tranchais net la tête du fermier. Le reste de la famille hurla. Un sourire dément se dessina sur mon visage. Je fis des ka’noï pour tuer la mère et le fils. Lorsqu’ils s’écroulèrent, morts, je me tournais vers la gamine encore en vie. Pour une raison qui m’est inconnue, je l’abandonnais là sans la tuer. De toute façon, les charognes ne tarderaient pas à arriver et à dévorer tout ce qui se trouvait dans la ferme.

Volant un cheval, je quittais les lieux pour la ville la plus proche. Je galopais toute la nuit et, au petit matin, j’arrivais devant une auberge. Je demandais un bain chaud et un lit confortable. L’aubergiste me servit rapidement. Je dormis cinq ou six heures. Lorsque je me levais il devait être midi. Je pris un déjeuner copieux.

Je décidais de prendre un peu de repos dans mon lieu de prédilection : la forêt des lacs. Je me mis en route et après un certain temps, je pénétrais dans le bel univers boisé. Je pris la direction d’un lac imposant où nageaient bon nombre de poissons à la chair délicieuse.

J’avais installais mon campement. J’avais construit un petit abri en bois où je dormais. Actuellement j’étais en train de pécher en fredonnant un air joyeux. J’étais en paix avec moi-même.[/color][/color][/color][/color]
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Sam 8 Déc - 22:27
Cela faisait maintenant un mois entier que Wraith était parti en mer pour faire l'exercice dont Jürgen parlait. Il ne reviens toujours pas alors que cela fait deux semaines qu'il aurait dû rentré. J'étais las de l'attendre alors je suis parti sur le port où il était censé arrivé. J'ai vu les marins avec qui il était en mer, je les reconnais bien, surtout un où il lui manque un œil remplacé par un en verre. Après les avoir interroger, tous, j'ai pu déduire ce qu'il lui était arrivé : le bateau à couler, ils se sont tous retrouvé malgré les adorateurs d'Özan qui voulaient les voir en sacrifices et sont repartit en bateau jusqu'ici. Tous le monde est descendu de ce navire de la principauté qui était là pour affaire. Beaucoup m'ont dit avoir vu Wraith descendre également et partir en direction du Domaine mais... Quelque chose ne colle pas. Ils étaient tous si vagues en explications. L'un m'affirmait qu'il y avait eu deux bateau dont un remplis de personne sans faction dont un type, "Ty Mimir". J'avais déjà entendu ce nom-là mais où ? Malgré les avoir effrayer personne n'ose me dire où est passé mon frère jusqu'à ce que je menace l'un des marins et me bafouille qu'il a dû passer par la forêt pour rentrer ou je ne sais quoi. Laquelle de forêt ? Parce qu'ici, sur cette terre qu'est Arcaëlle, il y en a une chier de forêt !

Je suis finalement allé jusqu'à l'est de Kaïl, dans une forêt nommée "forêt des lacs" et elle porte bien son nom ! Il y'en a de partout des lacs ! Il y en a de toute taille et je suis saoulé de ne trouver que ça et pas mon frère. Il n'y a pas une trace de son passage. Personne n'a vu un mec me ressemblant comme dans un miroir et malgré mes menaces et mes actions c'était comme si il n'était jamais descendu du bateau. C'est ça ! Mais pourquoi aurait-il décidé de rester à bord ? Je vais aller retrouver ce Tyr Mimir même s'il faudra pour ça faire du mal au pauvres petits arcaëlliens chéris de mon frère ! En tout cas, il n'est pas mort, je l'aurait senti. Un truc de jumeau. Qu'est-ce que...?

- PUTAIIIN !!!

J'ai atterrit dans un putain de piège pour animaux ! Une corde de merde qui me fait pendre par le pieds ! J'ai toujours le couteau de chasse que m'a donné mon frère en cadeau de bienvenue pour m'aider à trouver ce monde génial et tout bisounours ! Tu parles ! Alors que je tente de me libérer un petit groupe s'approche de moi, ils semblent fiers de leur proie et ricanent.

- Heeey !! Je ne suis pas une biche bordel ! Aidez-moi à descendre au lieu de vous marrer bande de... Vous êtes quoi en faite ?!

Je les regarde attentivement et on dirait des loups-garous. Ah mais oui ! On m'en avait parlé ! C'est quoi déjà comme race...? Hum.... Des Lupans ! Oui, voilà ! Des lupans ! Hé mais ça ne mange pas les gens !! Alors pourquoi ils ont un regard meurtrier envers moi ?! J'agite mon couteau vers eux et ils s'amusent en restant à bonne distance. L'un prend mon chapeau qui n'est évidemment plus sur ma tête et le met en se donnant un air faussement cool tout en parlant entre eux dans leur langues. Un autre regard la massue qu'on m'a faite spécialement pour moi où il y a même des pics. Je l'avais prise pour avoir des arguments plus parlant lors de mes interrogatoires. Je ne l'ai presque pas utilisé d'ailleurs !  

- J'veux pas de puces sur mon chapeau !!

Bon. Ça suffit. Assez joué les loups. On me détache et on m'apprête à m'assommer quand je les prends de cours avec une assez bonne réception et que j'en poignarde un. Je continu avec ce même couteau mais leurs réactions ne se font pas attendre. Je lance le couteau sur celui qui a mon arme puis je réussis à la lui prendre avant qu'on m'assène un violant coup de poing et un autre coup de pieds. Rien ne m'arrête. Je ferais tout pour mon frère. Wraith doit survivre. Il est l'esprit. J'évite certains de leur coup et commence à répliquer avec la massue, sachant très bien m'en servir au dépit d'une bonne épée qui aurait été mieux dans ce genre de situation. J'ai l'impression d'être comme l'époque. D'être là où j'étais avant, avec mes morts. Je me revois encore me perfectionner pour les tuer net sans souffrance. Je me refais les scènes où je combattais mes ennemis. Tuer les morts, les non-morts... Puis au fur et à mesure que ma massue met en charpie les Lupans qui s'enfuient je me remémore mon premier meurtre sur des vivants. Je reprends mon chapeau qui appartenait à ma première victime ainsi que mon couteau. Si Wraith ne laisse pas de trace c'est qu'on a dû faire le ménage. On va le savoir tout de suite.

Je me mets à la poursuite des lupans qui laissent traîner pour un une flopée de sang. Tout en hurlant de me dire où est mon frère sans réponse, je les achève tous d'un coup sec à chaque fois. Un coup qui casse leurs nuques. Il en reste un dernier qui est parti bien loin. Pourquoi personne ne me répond quand je pose une question ? Ne savent-ils pas parler l'arcaëlien ? C'est possible ? Pourtant j'ai lu qu'ils nous comprenaient dans les livres de l'école où j'ai étudié pendant plus d'un mois. L'un cri et semble demander de l'aide à quelqu'un. Je m'approche en courant rapidement vers ma dernière proie avant de constater qu'il était entrain de supplier une femme au cheveux couleur charbon de le cacher de moi. J'approche alors doucement, faisant des pas plus lents mais toujours avec autant de convictions. La jeune femme pêche tranquillement dans un lac et regarde le Lupan complètement terrorisé. Il parle l'arcaëlien tient d'ailleurs. Hé bien alors ! Ils me comprenaient ces enfoirés !

- Qu'est-ce que t'as fait de mon frère ? C'est pourtant pas compliqué ! Il a la même tronche que moi mais en miroir ! En miroir qui inverse tout d'ailleurs. Avez-vous capturé mon frère oui ou merde ?! T'as intérêt à répondre si tu ne veux pas finir comme tes copains.

- T-toi doit... fuir !! T-tu dois fuir !!! A f-fou tuer t-toi et m-moi !!

Raaah ! J'ai encore une partie de la corde attaché à ma jambe... C'est chiant. Et lui qui crois que je vais tuer tous le monde sur mon passage... Quoi que... Non, peut-être pas jusque là, le monde ne peut pas comploter pour la capture de mon frère quand même. Il est mignon, il se met devant elle pour ne pas que je l'atteigne. Je soupir un grand coup.

- Mais j'suis pas un taré qui tue n'importe qui... J'm'en fou de la pêcheuse moi ! Toi, tu capture des gens alors tout de suite, ça m'intéresse plus ! J'ai pourtant lu que les Lupans étaient intelligents... .

- Je... P-p-ro-protège toi ! Doit fuir !

Je soupir de nouveau en m'approchant toujours plus près au fur et à mesure, voyant ses oreilles se dresser de plus en plus.
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Dim 9 Déc - 19:31
Il faisait un peu trop frais pour que je trempe mes petons soyeux dans cette eau glacée. Je levais ma canne à pêche improvisée pour lancer la ligne plus loin. Il y eu un léger « plouf ! », le bouchon flottait paisiblement se balançant gentiment au rythme de l’eau. Comme c’était agréable ce doux chant d’oiseaux divers ainsi que les coassements joyeux des grenouilles et autres crapauds. J’étais si bien, loin de tout le tintouin de la vie citadine. Je passais ma main gauche dans ma chevelure, clignant un peu des yeux lorsqu’elle passa devant. Mon estomac émit une plainte bruyante et peu élégante. J’avais faim. Je soupirais doucement, ôtant mon outil de l’eau et me levant marchant sur l’herbe tendre et humide. J’alliais vers un vieux hêtre qui devait avoir à son actif pas mal de siècles. A son pied se trouvait mon sac contenant une bouteille de vin blanc sucré et de quoi manger. J’ouvris et pris juste du pain et un petit morceau de tome de chèvre aux fleurs des montagnes. Je me restaurais assise contre le tronc de mon vieil ami.

Une fois rassasiée, je retournais à mon passe-temps de l’instant. J’attachais un nouvel appât à l’hameçon et balançais la ligne dans l’eau translucide où nager nombre de poissons et batraciens. Je posais mon derrière sur la berge et gardais les yeux rivés sur le flotteur m’indiquant si oui ou non j’avais une prise au bout de ma canne. Les poissons semblaient méfiants ce jour. Quel dommage… alors que je me lamentais intérieurement des sons attirèrent mon attention. Une voix et... Des bruits de courses. A pieds et, de ce que je percevais, sans montures. Cependant, ne voulant pas m’associer à quiconque, je restais stoïque.

Se ruant vers moi comme si j’étais l’Enac, un lupan se plaça entre moi et… Je tournais légèrement la tête, soupirais doucement de lassitude, un xen au regard distrayant. Le lupan parla mais je n’écoutais pas et ne prêtais aucune attention à la discussion entre les deux arcaëlliens en conflit. Je me mis à rire à gorge déployée lorsque le canin m’invita à fuir. De prime abord, je n’avais rien à craindre de ces deux-là. Loin s’en faut ! Un peu énervée et ayant une soudaine envie d’un manteau en peau de lupan, je me mis à malaxer mon fluide me levant avec une grande discrétion.

J’étais à deux doigts de passer d’éliminer ce barbare mais le xen approchait. Et, de ce dernier, j’avais tout de même une légère appréhension. Bien sûr le mot « peur » ne faisait pas parti de mon vocabulaire. J’avais appris une chose essentielle à l’Académie : Servir ou mourir ! De ce fait, lorsque l’on est prêt à trépasser pour une cause, on n’a pas peur de quitter le monde des vivants. Je lâchais mon épée et fixais le xen avec un léger mépris à peine visible à qui ne me connait pas.

Eh bien, l’ami ! Tu sembles en perdition. Je ne pense pas que cet… arcaëllien sache quoi que ce soit. Ils sont très communautaristes et s’approchent, en général, très peu des citoyens civilisés. N’est-ce pas ?
O… oui ! Ça vrai, nous pas attaquer autres arcaëlliens sans raison. Nous chasseurs. Mais pas tueurs ! Toi croire moi, xen. Je innocent et je pardonne toi d’avoir tué mes frères meute. Moi sage et partir.

Je posais une main gentille, aidante et conciliante sur l’épaule du sous-arcaëllien. Il tourna son immonde gueule puante vers moi et je lui fis un léger sourire compatissant en lui murmurant un « Fuis l’ami ». L’animal prit ses pattes à son cou et couru vers un lieu inconnu.

Dès qu’il fut éloigné, je regardais le xen, un sourire étrange sur le visage. Bien sûr, pour lui, ce devait être un sourire soulagé. Sans aucune méfiance en apparence, je me dirigeais vers mon sac au pied de l’ancêtre arboricole. Une fois au pied de l’arbre, je sortis du pain, de la viande et du fromage. Ensuite, j’attrapais ma bouteille de vin et la mis à côté des victuailles. Je fis un signe de la main vers le xen pour qu’il se joigne à moi. Tôt ou tard il aurait une utilité quelconque pour moi ou pour le merveilleux Alpha. Qu’importe, je devais jouer les gentilles damoiselles. Je fixais l’arcaëllien, il semblait ne pas être bien en chair… Je le savais ! J’aurais dû me servir sur la gosse… Bah tant pis ! J’aurais d’autres occasions, c’était certain !

D’ailleurs, la gosse devait s’être terrée dans un mutisme total si quelqu’un l’avait sauvé. Hm... Je verrais à lui offrir une opportunité de rattraper les méfaits de sa famille. Si elle refuse, j’en ferais un sympathique encas. Enfin, pour le moment j’’observais les faits et gestes de l’énigmatique xen. Qui était-il ? D’où venait-il ? Que voulait-il ? Pour le rassurer, enfin je crois, j’énonçais :

Mon nom est Noraël. Je suis une simple aventurière en quête de paix. Et toi ?
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