Encore une fois. [TERMINÉ]

 :: Le monde :: Yban :: Nord :: Balar‘Han Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Jeu 3 Jan - 18:33






Tout ce voyage à commencé par Anna, ma fidèle amie, m'interpellant alors même que je passais le premier pas pour rentrer dans le manoir  familiale. Elle me demandait de la suivre jusqu'à un bureau du  premier étage. Il n'avait pas été trop complexe, alors que nous montions les marches de bois ciré, que quelque chose de grave avait eu lie une mon absence, au vu de la posture tendu de la jeune femme. Une fois dans le bureau, je ne pris pas place, si Anna était anxieuse nous devions agirent vite. 
Elle m'informait alors que notre ami commun, Wraith, ce xen bien trop innocent et doux pour ce monde, avait été enlevé. La piste la plus viable menait à la cité de Balar'han. Je lui assurais que nous partions dans la journée. Je devais remettre les commandes de la nation dominian à ce vieux Erikar et prévenir ma tendre Saphira et mes enfants. Alors que je parcourais les couloirs, je croisais la pupille d'Anna, Rebecca il me semble, nous n'avions pas eu le temps de nous connaitre hélas, elle semblait être une enfant pleine de vie depuis son arrivé avec mon amie. Elle me demandait de faire revenir Wraith, visiblement, lui et mon amie éprouvaient plus qu'une simple amitié au demi mots de la petite fille. je posais ma main sur la tête blonde de l'enfant et m'abaissais à son niveau. 
"je vais le ramener, je te le promet, Rebecca." 
Cela semblait apaiser un peu son angoisse, elle se jetais dans mes bras pour me remercier et repartie pour dire aurevoir à sa mère adoptive qu'était Anna.
Après des aurevoirs ,de plus en plus difficile à mesure que je venais et partais à l'aventure, avec mes proches, Anna et moi prenions la route pour la cité portuaire la plus proche. Juier, le bouclier le l'ouest.
Nous étions escorté par ma garde d'élite, les Protecteurs, élites militaire, équivalent des grands ordres chevaliers étrangers. Depuis la cité portuaire, Ma fille Marina nous trouvait rapidement un navire et confiait à ses propres Protecteurs la mission de nous aider. Le Protecteur Arkturus ne semblait pas à l'aise à l'idée de laisser la jeune femme, mais ma fille savait se défendre, j'étais vraiment très fière d'elle et de ses accomplissement ici. C'est à bord d'un navire de type Brick, que nous avons pris la mer, le "Artoria" était un navire rapide et équipé de puissants canons.
Le voyage en mer fût éprouvant pour Anna, elle était très nerveuse, et son humeur s'assombrissait jour après jours. C'est quand Anna eu un accrochage avec Miriella, la protectrice tahora que Marina nous avait confier, que je compris vraiment l'étendu de son inquiétude. J'avais été forcer d'intervenir alors que les mains s'étaient posé sur les lames au fur et à mesure que les mots dépassaient les pensées. Arkturus, le plus haut gradé des protecteurs pris la tahora à part et je fis de même avec Anna. 
Elle commençait par vouloir partir, feignant un calme de plus en plus factice,je la retenais. Son regard se fit noir.
"Ont va le ramener. Mais pour ça tu dois garder ta colère pour son ravisseur. Nous irons aussi vite que possible, après tout, c'est pas la première fois que lui sauve la mise n'est ce pas?" 
Le voyage gagnait alors en calme, même si une tension restait palpable. Nous somme arrivé peut après sur les côtes près des plaines de Beyu han.
Nous avons laissé le navire cacher dans une crique, gardé par la moitié des huit protecteurs, les autres nous ont suivis à travers la plaine. J'insistais pour qu'Anna garde une grande cape pour cacher son armure noir et ses cheveux platine, idem pour les protecteurs qui laissèrent leurs armures typique à l"Artoria". C'est une bonne semaine qu'il nous fallut alors pour traverser la mer verdoyantes des plaines alors que le vent de l'hiver faisait ondoyé ses brins. heureusement que les cheveux étaient robustes. 
Arrivé au nord, nous avons choisis de contourner les marais par la côte nord du contient d'Yban où nous avions débarqué. Après quelques jours de plus, nous arrivions enfin en vu de la cité de Balar'Han. Petite cité portuaire sans muraille, mais dont les temples étaient visible tant il dénotaient avec les habitations régulières de la ville, et ils n'y avait pas que deux ou trois temple et autels. 
Nous avons pris place à l’auberge du "souffle de Thâa" pour reposer les bêtes qui avaient été très courageuse. je sentais qu’Anna trépignait de pouvoir se mettre à la recherche de Wraith. Profitant que nous avions une table dans la grande salle, qui était plutôt éloigné des autres, je donnais les directives.
"Bien, Arkturus et ses hommes vont fouiller les entrepôts du port, écouté les marins, il devraient trouvé un indice sur Wraith. il ne passe pas inaperçu avec sa dégaine... Anna, toi et moi nous allons à la capitainerie. Si les registres sont bien tenue, nous saurons qu'elles sont les navires venant de Kail ayant accosté ici... Si nos ancêtres nous souris, il sera même encore à quai." 
Les protecteurs commençaient à se lever feignant de repartir à un travail factice.
"Une dernière chose, ont se fait aussi discret que possible, nous ne sommes pas chez nous. Ont évite de prendre des vies ou de mettre le feu..." 
c'était surtout pour Anna, dans son état la ville risquait de faire pulvérisé à grand coups de lame enchanté. je terminais ma chope de cidre après le départ de mes protecteur et fit signe à Anna, il était de temps de chercher.
Niveau 6
Grégoire Boisdefer
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 231

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis le Premier Citoyen, du Domaine!:
 




Artefacts acquis:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sam 5 Jan - 12:59
J'ai extrêmement sommeil et pour ne pas devenir complètement fou je me refais toute l'aventure jusqu'à cet horrible endroit me rappel sans cesse ô combien il est urgent de s'évader. Je l’ai refait une dernière fois, simplement pour essayer d'avoir par la suite une idée de génie qui m'aiderait à déguerpir de ce palais des horreurs.

Après avoir passé des semaines en mers et avoir perdu le cours du temps, nous étions arrivé, Aloïs ainsi que toute sa flotte et moi à Balar'Han d'où il tient son nom. J'ai passé tout le trajet dans sa cabine à l'écouter déblatérer ses projets pour faire évoluer la société. Sa société. La principauté et seulement elle bien sûr. Il me dit qu'avec mon aide, on allait accomplir de grandes choses et faire changer d'ère le monde. Oh bien sûr, je ne voulais pas de tout ça. Il y a... Je dirais... Deux ou trois semaines je voulais juste rentrer à la maison avec les nouveaux arrivages pour notre maison avec Anna. J'allais simplement rentrer à la maison et revoir ma famille. Mais tout part d'une tempête en mer. Bien sûr, un naufrage qui s'en suit d'une secte d'Özan et d'un sauvetage qui finit par une séquestration à bord d'un navire. Comme quoi, des fois, il faut écouter son instinct et rester coucher chez soi.

Aloïs et sa milice personnelle m'avais entouré et je pouvais qu'avancer vers le manoir bien gardé de ce noble qu'est mon demi-frère. Se faire kidnapper récemment deux fois par des membres de sa famille ça fou un peu les boules. Aloïs ne me présente pas toutes les pièces de son manoirs, en réalité, il passe vite fait de pièces en pièces pour me montrer ses salles "secrètes" ouvrable avec une porte sécurisée. On peut y voir des codes avec des boutons, plusieurs verrous etc... . Tout était, de la porte jusqu'à l'intérieur, très avancé technologiquement parlant par rapport au reste. A tous ce que j'ai pu voir. Sauf... Mais je ne m'en rappelais pas à ce moment-là. Il a une salle pour l'astronomie avec beaucoup de livres, de mappemondes griffonnées et de plans aux murs et sur les tables. Une autre pour les sciences, toute sorte de sciences, anatomie, plantes, occultes... Et enfin, une salle spéciale qu'il m'avait pas tout de suite fait visité.

Ce deuxième jour de captivité donc, après le petit déjeuné, il m'avait invité à cette fameuse salle. Pendant toute la traversée, il m'avait parlé de quelque chose qui m'appartenait et que si je voulais le découvrir il fallait bien se comporter. Il avait vu des choses à travers mes yeux, un pouvoir tout aussi indiscret que le mien. Il peut voir tous ce que la personne a pu voir dans sa vie rien qu'en plongeant son regard dans leurs yeux. Lui cacher des choses étaient donc bien difficile... . Une fois dans cette salle... J'en frissonne encore... . Il me parlait de malformations, me présentait de "l'art" en faisant faire à sa sœur aveugle à ce que j'ai compris, des "statuts". On voyait des corps conservés, assemblés pour créer une forme ou autre chose de tout aussi malsain et glauque. J'avais ravalé mon dégoût, écoutant ses dire affreux sur les esclaves l'ayant trahis. Il a tout un système que beaucoup lui reproche non pas pour sa cruauté mais sur fait d'éduquer les esclaves selon comment ça pourrait lui servir. Tous savent parler et compter. Certains savent lire et écrire, ils lui servent à faire apprendre aux autres comment effectuer à la perfection son travail et dans un minimum de temps. Il avait appris à faire tous ce que font ses domestiques pour améliorer leurs façons de travailler pour qu'ils soient plus efficaces et pour améliorer leurs conditions de vies. Il y a plusieurs buts à cela dont un est de marquer leurs esprits pour que ses sujets le voient comme un messie. On dirait un chef de secte, un gourou qu'on pourrait appeler "chef divin", quelque chose dans ce genre-là. Il a la carotte et le bâton.

Je m'égare un peu avec tous ces détails... . Sûrement parce que rien que de penser à la suite, cela me fait encore des douleurs fantômes atroces. En effet, en passant outre cette monstruosité qu’il appelle « art » en lui donnant même un titre à son « œuvre » : « Légion », il y a au fond de la pièce, mit sous verre et dans une sorte de liquide qui le contient en état depuis des années avec un petit pilier servant de socle, le tout fait pour cette folie dans le liquide transparent pour que l’on puisse voir la chose : Une petite paire d’ailes de Xen enfant. Je me souviens encore nettement de ces paroles pile à ce moment-là où j’ai découvert l’épouvantable vérité.
Il avait dit : « Voilà ce dont je t’ai parlé et qui attiré ta curiosité. Tu les reconnais ? Se sont bien tes ailes. Allons, ne blêmis pas comme ça ! Ce n’est pas moi malheureusement qui ai fait cette délicate opération. Une oblitération totale d’ailes de Xen et tout ça sans les abimer et en conservant même les « racines ». Elle sont magnifiques n’est-ce pas ? C’est père qui est venu lui-même te chercher avec les autres enfants. Il avait volé les Hayer’väals ! C’était une aubaine pour lui, tous ces enfants kidnappés, jamais on les soupçonnerait la faute revient toujours à ces adorateurs d’Özan. On père était un éminent scientifique et il avait toute une équipe d’expédition. Tes ailes fût un cadeau pour mère, le plus beau de tous. Regarde comme elles sont belles ! De toutes les couleurs de la galaxie comme nos yeux mais… Là on voit vraiment tout l’univers. »
Il n’eut pas le temps de finir son monologue que je vomissais déjà. Je m’étais ensuite évanoui dans ce même vomi.

Je me suis réveillé le jour suivant. Je n’ai pas pu m’échapper de mon corps et je n’ai pas rêvé. Je me sentais mal et je me sens toujours mal. Depuis ce troisième jour, je ressens de vives douleurs dans le dos. Des douleurs fantômes, des traces que mon corps ressasse sans cesse. Je sens qu’on m’entaille, qu’on m’arrache les ailes puis qu’on me brûle. Je sens même l’odeur que ça avait. Je ne parvenais plus à dormir. Mon esprit n’était pas tranquille. Lorsque je fermais les yeux c’était horrible et maintenant, c’est tout juste supportable. Je sens encore qu’on me lacère le dos.

Le quatrième jour je voulais trouver un moyen de sortir d’ici, je ne supporte plus cet endroit malgré que j’y sois bien traité. J’avais une chambre spacieuse, de quoi me nourrir, traité comme un invité mais que l’on surveille sans arrêt pour éviter qu’il ne s’échappe. Donc, plus comme un prisonnier sans barreau. J’ai tout essayé : soudoyer les gardes, le personnel et même la sœur que j’ai croisé le jour suivant. J’ai essayé de m’échapper par les fenêtres, en semant les gardes et j’ai même fini par prendre un otage. Mais rien n’y faisait. Depuis c’est tous les jours la même rengaine. Je tente une évasion farfelue, j’échoue, Aloïs vient pour essayer de me soutirer des infos sur les autres univers pour avoir des trucs intéressants et au final il n’a pas grand-chose et ça l’énerve. Ce qui le frustre le plus c’est de ne pas savoir comment faire une arme à feu et une bombe. Là il me tanne avec sa nouvelle découverte la bombe H ou bombe à hydrogène. Il ne peut pas la faire et j’ai beau lui expliquer, il ne veut pas comprendre.

Ce qui m’amène à aujourd’hui où j’ai pu dormir deux petites heures. Elles ont été très lucratives puisque j’ai eu une nouvelle idée pour sortir de là : faire appel à la famille et aux amis. En effet, je me suis souvenu que Dewey m’avais vu la première fois en « spectre » ce qui est normalement impossible même pour les autres membres de ma famille et les demi-divinités. Je l’ai cherché pendant des plombes puis je l’ai trouvé et là, il a directement vu. Il était déjà sur le port où avait accosté le bateau d’Aloïs dans le continent de la principauté. Il était avec tous les autres : Grégoire, Anna, Jürgen… Il n’y avait pas Vince, je ne sais pas où il se trouve. Je lui ai dit d’aller à Balar’Han avec les autres et que j’étais dans un manoir, celui des Balar’Han justement. Je n’ai pas pu lui en dire plus car on m’a ensuite réveillé. J’espère qu’ils me trouveront. On m’a ensuite conduit à Aloïs et je reconnu où on m’emmenait : dans la salle des horreurs. Je ne voulais pas m’approcher plus de ce qu’il y avait au fond de la salle malheureusement, Aloïs perdu patience. La statue affreuse n’était plus là, sûrement vendue à un de ses clients vu qu’il fait surtout dans l’import/export.

- Puisque tu refuses de me livrer les secrets des avancées technologiques et scientifiques des autres planètes je vais devoir briser ton esprit entièrement cette fois-ci pour que tu me laisses entrer. Dit-il froidement en regardant par la fenêtre. Attachez-le au pilier.

Les gardes exécutent l’ordre et ils m’enchaînent. Bien sûr je riposte mais ils sont bien plus balèzes que moi. Plus m’approche de ces ailes plus je me sens mal. Je blêmis a vu d’œil et mon cœur bat très vite. Une fois collé au pilier, assis, je sens derrière-moi mes ailes et mon dos me fait mal à m’en évanouir. Deux gardes pour me maintenir éveillé et me surveiller et Aloïs part car on le demande dans la salle principale. Il part, me laissant « seul » dans cette pièce où règne l’horreur et l’effroi.
Niveau 4
Wraith Dorcas
Je suis dispo pour : Un pour le moment
Expérience : 216

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): AÄN
Groupes: Domaine
Race: Xen
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 4


Revenir en haut Aller en bas
Dim 6 Jan - 14:43
Je pouvais entendre des murmures... Je les entendais sans cesse me parler. Difficile de garder son calme quand on a sans arrêt des petites voix qui vous murmurent de faire des choses horribles. Le voyage fut donc terriblement éprouvant pour moi, d'autant que je n'avais qu'une pensée en tête : retrouver Wraith et massacrer ses ravisseurs. Je failli même en venir aux armes avec Miriella, mais par chance, Arkturus et Grégoire intervinrent et nous permirent de nous calmer chacune. Je n'étais pas plus sereine pour autant.

Lorsque nous posâmes enfin le pied sur les plages non loin de Balar'Han. Après moult voyage à travers les plaines de Beyu'Han, nous étions enfin arrivés en ville et j'étais déjà partie pour commencer les recherches pour retrouver Wraith, mais l'on calma rapidement mes ardeurs. Grégoire avait décidé qu'il serait préférable d'investir en premier lieux l'auberge pour avoir un pied à terre et se reposer. Je m'en moquais profondément mais tout le monde insistait pour y faire halte. C'est donc avec dépit que je suivis le mouvement jusqu'à l'auberge du Souffle de Thaä.

- Ils veulent t'empêcher de le trouver... susurrer une voix à mon oreille.
- Oui... Ce sont des traînards ! Abandonnes les ! Tu n'as pas besoin d'eux.

Je décidais cependant d'ignorer ces voix, mais il était difficile pour moi de ne pas être influencée malgré le fait que je savais pertinemment que c'était faux.

- Bien, Arkturus et ses hommes vont fouiller les entrepôts du port, écouté les marins, ils devraient trouvé un indice sur Wraith. il ne passe pas inaperçu avec sa dégaine... Anna, toi et moi nous allons à la capitainerie. Si les registres sont bien tenus, nous saurons qu'elles sont les navires venant de Kaïl ayant accosté ici... Si nos ancêtres nous sourient, il sera même encore à quai, déclara Grégoire tandis que nous nous installions à une table au fond de la salle de réception.

Je restais perplexe. Si notre ennemi était assez malin, il avait sûrement fait en sorte de ne pas laisser de trace derrière lui.

- Une dernière chose, on se fait aussi discret que possible, nous ne sommes pas chez nous. On évite de prendre des vies ou de mettre le feu...

Je sentais que cette remarque m'était particulièrement destinée et je soupirais. Avait-il seulement conscience que je luttais déjà depuis plusieurs jours pour ne pas massacrer le moindre élément perturbateur qui se trouvait en travers de mon chemin.  

Avant même que nous ne partions vers la capitainerie, je pris le bras de Grégoire et l'arrêtais.

- On ne va pas à la capitainerie...
- Pardon ? me demanda-t-il avec surprise.
- Je sais déjà où chercher...
- Mais... comment ?
- Dewey, avant que nous ne le laissions sur le navire, il m'a avoué quelque chose. Wraith a communiqué avec lui par je ne sais quel moyen... Notre ami se trouve au Manoir des Balar'Han...
- Quoi... Mais... Pourquoi ne pas me l'avoir dit plus tôt, ma sœur ? s'indigna Grégoire.
- Je ne veux personne dans mes pattes ! Pas même les Protecteurs ! Je ne suis pas en état de me retenir, Grégoire... Si nous devons combattre, ça sera un carnage, crois moi ! Je n'ai pas envie de blesser nos alliés dans le feu de l'action et c'est moi qui vais me charger de ces types.
- Très bien... Ça ne me plaît vraiment pas Anna, tu surréagis ! Mais si tu préfères que nous y allons seuls... Je veux bien m'y résoudre.
- Merci, Grégoire... Je suis désolée pour tout ça...

Je pris donc les devants. Je ne savais pas exactement où se trouvait le manoir en question, mais j'allais vite obtenir des réponses. Si quelqu'un devait savoir où se trouvait le fameux manoir, c'était les gens de la ville. Je me présentai alors à l'aubergiste qui me regardait de travers. Je ne devais pas avoir bonne mine.

- Bonjour, je me présente : Anna Cornwall. Savez-vous ou l'on peut trouver le manoir de Balar'Han.  

L'aubergiste, un früll qui fumait la pipe et qui était en train de laver ses verres avec un torchon haussa les épaules, toujours avec son air patibulaire.  

- Aucune idée...
- Dites moi... C'est joli votre auberge là, tout en bois... Non vraiment ! Mais moi par contre j'aurai plutôt choisi de la pierre... Le bois ça prend facilement le feu.

Il sembla légèrement inquiet mais ne répondit pas. Quelque chose devait l'effrayer encore plus que de voir son auberge flamber. C'était sûr à présent, il cachait quelque chose selon moi. Il savait et les voix qui persiflaient à mes oreilles m'en convainquaient également. J'abattis alors mes poings sur le comptoir qui se brisa en deux avant de me jeter en avant. Le früll se retrancha en arrière et alors que mon visage était à quelques centimètres du sien, j'abattais mon poing dans le mur derrière qui se fissura et s'enfonça même. Ce n'était que du bois après tout.

- Où est le manoir des Balar'Han ? Réponds !! Ou je pile tous les verres de ton boui-boui pourri et je te les fais ingurgiter dans le gosier !
- Si j'vous l'dit, ils vont m'tuer !
- C'est moi qui vais te tuer si tu ne dis rien ! Qui sont ces gens ? Réponds !!! exigeai-je en refrappant un coup dans le mur.
- Je peux pas vous l'dire ! Je peux pas... Pitié me faites pas de mal ! Si je vous dis quoique se soit, ils vont s'en prendre à ma famille !
- Ça ne sera plus un problème une fois que je les aurai tous liquidés... PARLES !!!
- NOOOON !!! Non je ne peux pas !!!

Je serrais le poing, le levais à nouveau, prête à lui fracasser la tête cette fois-ci, mais au dernier moment, mon poing fracassa le mur et le traversa purement et simplement.

- Je reviendrais...  

J'enjambais les restes du comptoir et regagnais Grégoire qui m'avait observer avec inquiétude et sévérité. Il m'avait pourtant dit de ne pas faire de grabuge et je sentais à son regard que je l'avais déçu. Je m'en fichais bien... Il fallait trouver quelqu'un d'autre pour avoir des réponses à présent, mais au vue de la réaction de l'aubergiste, tout le monde allait forcément se taire.
Niveau 4
Anna Cornwall
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 457

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Force, Régénération
Groupes: Domaine
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 4


"Des roses... de jolies roses rouges... partout..."

Artefacts:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dim 6 Jan - 16:02










Après la scène avec l'aubergiste, je pris les devants, j'apprécie beaucoup Anna mais elle est plus un fardeau qu'un soutien dans son état. J'ai fait le tour des échoppes, usé de toutes mes ressources d'éloquences pour obtenir plus que des supplications, à chaque refus de nous donnez des informations, je sens mon agacement monter... Si cela continue, je vais finir par choisir la méthode Cornwall. Rien à faire, la plupart était terrifié à l'idée de trahir leur seigneur. Je revins après ces quelques heures à l'auberge. Anna m'avait suivi, imposant sa présence terrifiante à chaque habitant mais réussissant à tenir ses poings. Les quatre protecteurs arrivèrent peu après nous, même résultat. La seule nouvelle était celle de l'approche du "Artoria" à encore une journée de navigation. Un navire marchand l'avait rencontré au large. L'auberge était occupée par environ sept habitants plus le tavernier, cela faisait huit. Bien... Si les mots et l'or ne marchent pas. Je dévoilais mon médaillon à tête de renard me mit debout sur ma table.
"Bien, écoutez attentivement bande de pleutres! Je suis Grégoire Boisdefer, dirigeant du Domaine de Kail." Je montre la massive silhouette d'Anna. "Et voici Anna Cornwall, celle qui a terrasser un demi dieu d'Ozan et massacrer plus d'une centaine d'adorateur." 
Les gens nous regardaient, confus et pour l'aubergiste, très inquiet. 
"Vous savez où se trouve le manoir du seigneur local, Balar'Han. Je vous laisse encore une chance de me dire ce que je veux sans que je prenne votre silence pour un acte de connivence avec votre seigneur qui m'a pris un élément important de ma nation." Je déclarais avec une colère froide.
Ils se regardèrent, tous très inquiets, mais visiblement, le seigneur du coin avait traumatisé ces gens. 
"Bien, c'est comme vous voudrez." Je disais en souriant avec méchanceté.
Je fis signe de sortir, Anna commençait à grogner... Je la fixais sévèrement, me répétant plus sèchement. Nous retrouvant dans la rue déserte, seule une patrouille de quatre gardes nous croisaient. Ils nous fixèrent avec suspicion. 
"Où se trouve votre seigneur?" Je demandais avec autorité.
"Je... Nous l'ignorons." Mentais Clairement le chef de cette patrouille.
"Vous aurez eu votre chance." Je répondais simplement.
Je posais la main au sol, usant de mes pouvoirs pour tisser mon fluide dans la pierre et la terre, jusqu'aux arbres proches. Mes protecteurs m'encadrèrent alors que les gardes ordonnaient que je cesse. Mais Anna se chargeait d'eux... Sans user de sa lame, à mon grand soulagement. 
Dans un grondement sourd et massif, un golem de pierre haut comme un virenpien éventrait les dalles de pierre de la rue plongé dans la lumière du crépuscule. Il était à l'image d'un puissant chevalier armé d'un marteau de guerre, de deux arbres voisins, naquirent deux avatars végétaux dans leurs tenus légères traditionnelles et armée de lames et d'un arc. 
Je me tournais vers mes compagnons... Leur ordonnant de rester ici et de ne laisser entrer personne dans l'auberge. Mes extensions de mon esprit dans la pierre et le bois me fixèrent, attendant. 
"Entrez, brisez la porte et envoyez dans l'inconscience les clients. Capturez le frull." J'ordonnais, glaciale. 
S'ensuivit une scène échos de ma frustration. Des semaines loin de ma femme ,de mes enfants, de ma nation, loin de mon ami en danger. Un coin de mon esprit savait, que j'allais devoir participer à un rituel de purification rapidement avant de ressembler à mon père de sang sur sa fin. 
Le golem de pierre réduisit en morceaux la porte de l'établissement, on entendit des cris, des coups sourds et une supplication quand les deux avatars entrèrent avec la rapidité d'un serpent pour attraper le frull. 
J'entrais peu après, la pièce était ravagé, les clients étaient dans un sale état, mais vivant et ses trop de choses de casser. Les meubles eux, c'était une autre histoire. Le petit frull était plaqué à son comptoir, tête en avant. 
J'approchais lentement. Posais la main sur un des deux avatar et en extrayais un bulbe de spore, son parfum pouvait délier les langues au besoin.
"Dernière chance,quand j'aurais usé de cela, tu me diras tout et cela risque d'être très douloureux au réveil." Je le prévenais.
Des supplications et des négations plus tard, je lui enfonçais la truffe dans le bulbe qui crachait un volute rosâtre de spore. Il se débattit puis il finit par se calmer. Les yeux dans le vague. Je lui demandais alors la position du manoir. Il me la donnait, plus loin à l'ouest.
Je le relâche, récupère mes extensions spirituelle que son le golem et les avatars et retrouve mes compagnons. Leurs indique la position du manoir. 
"On y va, on récupèrent Wraith et ont rentre. Assommez tout ce qui se met sur le passage, ne tuez qu'en dernier recours. J'enverrais un mot au prince... Et quelques pièces pour me faire pardonner des dégâts." J'instruisais mes alliées.
Je regarde Anna, faisant signe de tête... Elle prend immédiatement la tête. Moi, je préfère faire le voyage sur l'épaule de mon golem. 


©️ Jawilsia sur Never Utopia

Niveau 6
Grégoire Boisdefer
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 231

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis le Premier Citoyen, du Domaine!:
 




Artefacts acquis:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dim 6 Jan - 18:15
( Pour la suite c'est Aloïs que je fais en perso et à la 3eme personne pour qu'il soit moins détestable à lire mdr )

Après être sorti de la pièce où il a enfermé Wraith, Aloïs se dirige vers la grande salle. Cette salle se trouve dès que l'on passe l'entrée. Elle est parfaite pour toute sorte de réception et ses larges escaliers en colimaçon partant du fond de la pièce jusqu'aux trois étages supérieurs sont mises en valeurs et richement ornés. Il est fier de ses deux statuts en pierre, l'un représentant un elfe et une autre en parallèle représentant une elfe. Faites à échelle, ils représentent les premiers propriétaires des lieux, les deux premiers nobles Balar'Han. Les escaliers dévoiles le tapis rouge jusqu'à l'entrée et des luminaires magnifiques vont tous en direction en direction de ce dernier. Ces escaliers en marbre sont l'une des choses les plus impressionnantes que la demeure peut montrer car en effet, dans cette grande salle ce n'était pas tout. Des vitraux énormes orne le mur en haut, laissant entrer la lumière et éclairer par d'incroyables couleurs les escaliers blancs. Les vitraux représentes l'histoire de la famille et ses richesses en trois parties. Il y a un grand vitrail en cercle au milieux de deux autres un peu plus petit et plus bas. On trouve enfin une magnifique armure ancienne datant de l'époque de la construction du manoir lorsque les deux escaliers se rejoignent vers en-bas, dans l'intersection.

En bas de ces fabuleux escaliers se trouve Marielle, la jeune elfe parée de beaux bijoux et d'une tenue tout aussi pimpante. Elle parait beaucoup plus jeune que ses vingt-quatre ans et pourtant déjà veuve mais sans enfant. Marielle est la cadette et écoute aveuglément son frère pour faire un jeu de mot non subtil sur sa condition. Il paraît que c'est de naissance. Elle fait tortiller sa mèche de cheveux comme à son habitude quand elle attend son grand frère comme une fillette. En parlant de lui, il descend les escaliers non sans contempler la grandeur de son manoir et tous ce qui lui appartient dedans y comprit sa chère sœur. Il lui sourit doucement, la voyant s'impatienter alors qu'elle sait pertinemment quand son frangin arrive.

- Marielle, tu sais que ton frère est occupé avec son invité. Cela doit être important pour que tu me fasse appeler ainsi.

- Il s'agit bien de ton demi-frère n'est-ce pas ? Du côté de ton père. Tu ne me parle jamais de lui... .

- Je ne l'ai jamais connu. Il était juste là pour sauver notre sang contaminé. A présent, avec le mien, il est pur, notre famille n'a plus à s'inquiéter de son sang maudit.

- En effet, tu es ce qui fallait de mieux pour notre ligné. Par ton sang, tu as ainsi purgé le mal qui nous rongeait.

- Allons dans le salon, je nous ai fait apporté du thé.

Aloïs conduit sa sœur tel un gentilhomme jusqu'au salon qui embaumait déjà l'infusion de thé. Il l'assit puis s'assit à son tour. Marielle se colle à son frère comme une petite fille ne voulant pas lâcher son papa.

- Allons, de quoi voulais-tu me parler ?

- Eh bien, j'aime bien votre nouvel invité. Ce Wraith Dorcas. Je pourrais l'avoir après diiit ? J'aimerai en faire mon époux, lui serait parfait n'est-il pas ?

- En effet, c'est une très bonne idée. Une fois brisé, il sera facile de lui faire entrer dans la lumière divine de notre famille et sera plus obéissant que ton ancien mari. C'est pour cela que tu m'a fait quérir ?

- Oui, je le veux absolument et il faillait que je te le dise rapidement avant de le perdre.

- Allons, tu sais bien que rien de ne perds, tout se transforme !

Elle rit puis prit le thé avec son frère gaiement. Le salon est dans les tons bleu/vert, finement décoré et avec un magnifique piano très moderne. Il y a aussi de magnifiques maquettes d'inventions en bois avec des plans. Ce petit salon privé regorge de rêveries d'une nouvel ère, celle de la machine, de quoi déboussoler tous ses invités. Après un petit moment, Aloïs se remet au travail, laissant sa chère petite sœur jouer avec ses dames de compagnies. Il s'agit d'esclaves très éduquées pour parler de tout et n'importe quoi dans n'importe quel domaine. Elles sont très bien habillées mais jamais aussi chèrement que Marielle. On les surnomme "les dames de Balar'Han", ici on faisait référence à la famille Balar'Han bien sûr. Des esclaves raffinées divertissant les invités et toutes dévouées à Aloïs et aux moindre caprice de Marielle. Aloïs les nommes : "mes chefs-œuvres" car elles reflètent toutes sa réussite: la plus belle dévotion totale et sans limite. C'est à dire l'acceptation et même plus, l'envie d'être à son service jusqu'à la mort et au-delà.

Aloïs se fait interrompre une nouvelle fois, ce qui ne manque pas de l'agacer. Cette fois-ci, on lui rapporte des nouvelles fraîches provenant de son domaine. Un certain "Grégoire bois de fer" qui serait le dirigeant du Domaine à Kaïl est ici et il est certain que c'est pour récupérer un bien à lui et qu'il se dirige au manoir. Aloïs arc un cil puis sourit d'un air mauvais.

- S'il arrive avec une petite troupe que vous pourrez contrôler au cas où ça dégénère laissez-le entrer en ouvrant grand les portes ! Sinon que quelqu'un vienne quand il est au portail pour le laisser entrer que lui et ses émissaires. Dites-lui qui est le bienvenue une fois entrée et que je l’accueillerais dans le salon privé où vous l'emmènerez seulement lui et peut-être deux de ses fidèles sujets.

Le garde à bout de souffle incline de la tête avant de repartir doucement. Il donne les instruction une fois remit de ses émotions puis le manoir se prépare à toutes éventualités.
Niveau 4
Wraith Dorcas
Je suis dispo pour : Un pour le moment
Expérience : 216

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): AÄN
Groupes: Domaine
Race: Xen
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 4


Revenir en haut Aller en bas
Dim 6 Jan - 19:27
La route fut quelque peut longue jusqu'au manoir Balar'Han. Il était plutôt bien caché en réalité. Le seigneur des lieux avait pris soin de le mettre à l’abri des regards, au milieu d'un grand domaine forestier. J'avançais telle une machine de guerre, imperturbable, sans m'arrêter. Grégoire n'arrivait à me suivre que par ce que le golem qu'il contrôlait le portait. J'avançais d'un pas si déterminé que tous les autres étaient à la traîne. Jürgen suivait, un peu derrière, mais il arrivait à tenir le rythme.

Et nous y étions enfin, le manoir, était impressionnant par sa taille et celle de ses grilles. A quelques égards, il me faisait penser à ma demeure de Mar'Baal. Une petite équipe armée nous attendait à l'entrée d'ailleurs. Ils semblaient nous attendre, comme si notre arrivée était prévue depuis longtemps. A ma grande surprise ils ouvrirent les grilles, comme pour nous inviter à entrer.

"Ça sent le piège," me murmurait une des voix dans ma tête.
"Oui... C'est sûr que c'est un piège !" en murmurait une autre.
"Tues les ! Se sont des ennemis de toutes manières ! Pas de pitié !"

Je suais à grosses gouttes... Et s'ils avaient raison ? Si c'était un piège ? Oui, à coup sûr, cela ne pouvait être qu'un piège. Alors que je m'approchais d'eux à grand pas, je dégainai Gwyar, prêt à faire un massacre. Il n'y avait à mes yeux que des ennemis à tuer. Mais avant que je ne lève mon arme à leur encontre, l'un d'eux pris la parole.

- Vous êtes du Domaine ?
- Et si je répond oui ?
- Le Maître vous attend ! Il veut vous parler ! A Grégoire Boisdefer et à ses bras droits uniquement !
- Il n'y a rien à discuter ! Rendez-nous Wraith et il n'y aura pas de massacre !
- Ce n'est pas à nous d'en décider ! Voyez avec le Maître pour ça !
- Faites le venir ici !! Hors de question que j'entre là-dedans ! Ça pue le piège !
- Ce sont les ordres du Maître ! Vous devez entrer pour lui parler !  
- Alors les négociations sont terminées...

Grégoire venait à peine de me rejoindre que j'abattais mon arme en avant, projetant une lame d'énergie noire qui découpa plusieurs gardes en morceaux.

- Dernière chance !!! criai-je. Amenez le ou je vous tue les uns après les autres !

Gwyar dans ma main luisait avec un éclat écarlate splendide. Elle avait encore assez d'appétit pour les fumiers qui étaient présents. Il n'y avait plus que Grégoire pour retenir mon bras, s'il ne le faisait pas dans les prochaines secondes, ça allait devenir un véritable bain de sang. Les voix, elles, continuaient de murmurer

"Tues-les... N'attends pas qu'ils agissent..."
"Oui ! Tues-les ! Ils se moquent de toi ! Tout ce qui importe, c'est Wraith !"
"Nous avons si faim... Extermines-les tous!!!"


- Exterminer... murmurai-je.
Niveau 4
Anna Cornwall
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 457

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Force, Régénération
Groupes: Domaine
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 4


"Des roses... de jolies roses rouges... partout..."

Artefacts:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dim 6 Jan - 21:10










J'arrivais à temps pour voir que Anna avait fait connaissance avec la garde du manoir. Plusieurs gardes autrefois vêtu de plastrons d'acier et de belle tuniques bordeaux gisaient aux sols. 


"Vous avez enlevez un de mes concitoyens, pire encore, le directeur de l'académie des arts. Cet acte est un acte de guerre, étant allié avec votre Prince, votre anéantissement pour reprendre mon concitoyen ne posera aucun problème et votre seigneur sera lui même exécuté pour son crime." Je proclamais avec une voix glaciale, perché sur mon golem.


Les gardes furent rejoins par six nouveaux et ils prirent une formation de phalange immédiatement. 


"Nous protégerons notre seigneur!" S'exclamait à notre encontre leurs chef, un elfe aux traits sévères.


Je descendais de mon golem, mes pieds touchant le sol, je fis ramper dans la terre le khan... Heureusement que la manipulation est peu gourmandes en énergie à cette échelle , mes trois invocations m'avais quasiment vidé.


Je marchais les mains en l'air vers les gardes qui se virent légèrement confus. je me tournais vers mes compagnons et Anna.


"Ne me suivez pas, je revient très vite." Le visage tournée vers Anna, je lui fis un clin d'oeil malicieux, comme toujours quand j'avais un plan.


Allez ont y va, de toute façon...:
 


Les gardes m'encerclèrent et alors qu'ils était à une distance de bras avec leurs hallebardes. Je fit éclore les petites cosses de spores persuasif en dessous d'eux en me couvrant de mon écharpe. En un instant, c'était terminé. La brume rosâtre se dissipais rapidement ne laissant aucune trace, mais cela ne durait pas longtemps. Anna faisait déjà un pas vers moi pour me rejoindre, je l'arrêtais d'un geste discret.


"Dites moi où est mon ami, maintenant." Je demandais aux gardes sous contrôle et immobiles.


"je ne sais pas, surement dame Marielle le sait." réplique un garde.


"Ou est elle?"


"Salle de thé, rez de chaussé, aile est, avec sa suite de serviteur." 


"Elle ressemble à quoi? Vite!" Je le pressais. 


Il me donne une rapide description physique, mais je le coupe alors que les secondes avant la fin de l'effet de mon stratagème commence à s'estomper. je leurs ordonne de s’assommer et suis forcé de finir l'ordre sur le dernier qui semble reprendre ses esprits. 


"Vous attendez quoi? Une invitation? Allez cherchez Wraith, je m'assure d'avoir un plan B!" Je m'exclamais auprès de mon compagnons. 


J'ordonnais aux protecteur de nous assurer un moyen de fuite rapide. Ils s’exécutèrent, je préfèrent laisser le moins de monde possible autours d'Anna, Jurgen et ses aptitudes de soldats suffiront. Anna est déjà partit en trombe, je remonte sur l'épaule de mon golem et avec mes deux avatars, nous courront vers la fenêtre indiqué plus tôt par le garde. 






J'agrippe fermement à la tête de mon golem, ils courent vite le bougre, pas plus que les deux avatars, ont retournent la terre de la pelouse et les parterres de fleurs, arrivé à la fenêtre, je saute du golem alors que celui ci dépasse les deux avatars qui ralentissent. 


Le mur du salon de thé est enfoncé par l'énorme masse de pierre en mouvement qui y laisse malgré tout quelques petit morceaux. Je traverse le champs de verre brisé pour entrer dans la pièce, mes deux avatars sont déjà sur le coups et ont sauté sur les deux garde tentant de venir en aide à la demoiselle, les fracassant sur un mur. Le golem s'assit lourdement devant la porte menant à la salle de thé et un avatars fait le guetteur pour assurer le trou dans le mur. 


Je me tourne vers les demoiselles recroquevillé contre le mur, hélas, les servantes ont donné leurs maîtresse malgré elle. Elle l'ont mise derrière elles. 


"Mesdemoiselles, Grégoire Boisdefer. je suis désenchanté de devoir vous rencontrer ainsi, mais votre seigneur m'a pris un ami et je compte le ramener à son fils dans les plus bref délai." je me présente avec un petit sourire en faisant une révérence. 


Je me relève à temps pour voir l'éclair d'une lame qui sort d'une manche à froufrou pour s'envoler vers moi. Ma lance rouge dévie l'objet mortel et s'envole ensuite dans l'épaule de la demoiselle l'ayant lancé, la coulant au mur, à deux doigts de sa dame.


"Je ne suis pas d'humeur." Je grognais. 


Je levais la main vers les débris de pierre du mur et dans un mouvement dansant, envoyais ma main vers la droite, les pierres suivant et frappant la tempes des femmes de compagnie. Laissant la dame aveugle seule.


"Ne dite rien, je sais... Vous préférez mourir que de trahir, passons tout de suite au moment où je ne vous demande pas votre avis." Je coupais la demoiselle alors même qu'elle voulait ouvrir la bouche.


Je fais signe au golem, celui ci saisis dans ces grandes mains la fille et la maintenait bien sous contrôle. Bien, avec ma fine équipe de choc, nous retournons dans le jardin et retournons jusqu'au portail. 


J'observe le château au loin. Ordonnant au golem de lever la dame au dessus de lui, pour qu’elle soit bien visible alors qu'une équipe de garde approche et s'arrête en voyant, le regard emplit d'horreur leur dame à la merci du monstre de pierre. Je vois les protecteurs qui amènes plusieurs chevaux vers nous, les gardes font mine de les intercepter...


"Non mon ami, je te conseille de les laisser venir à moi." Je m'exclamais, alors que la dame criais de peur. 


Les gardes laisse passer. Je me déteste intérieurement. Ce masque de salopard me répugne, comme les méthodes que j'emplois, mais je n'ai pas le choix, Anna risque de faire plus de mort que nécessaire, Wraith est peut être torturé, Mon peuple à besoin de moi ainsi que ma famille. Je dois faire cesser ces conneries.


J'entends le manoir qui fait échos à de grands bruits et grondement sourds... Anna va finir tout ça et sinon... Ont à toujours le plan B.

©️ Jawilsia sur Never Utopia

Niveau 6
Grégoire Boisdefer
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 231

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis le Premier Citoyen, du Domaine!:
 




Artefacts acquis:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dim 6 Jan - 22:49
Je laisse Grégoire mener son petit interrogatoire, au moment même où j'ai la description de la jeune dame, je fonce en avant, épée en mains. Ma course est assez rapide pour que les gardes à la porte d'entrée soient complètement stupéfaits de mon arrivée. Pas le temps de causer ou de faire dans la dentelle. Ma lame virevolte dans les airs et découpe les chairs de mes opposants. J'en soulève un par la gorge et aspire son fluide pour me régénérer avant de le jeter en arrière. La porte est ouverte ! Il ne s'attendait pas à ce que nous entrions par la force avec autant de rapidité et de violence.

Aussitôt entrée, des gardes se jettent sur moi pour m'intercepter. Deux lorcqs... Ils sont plutôt forts, je n'arrive pas à m'en défaire, et sans pouvoir bouger mon épée, impossible de me servir de sa magie. Ils tentent de me maîtriser, mais subitement, une javeline vient fendre l'air avant de se planter dans la tête d'un des lorcqs qui s'effondre raide mort. J'en profite pour me saisir de l'autre, et l'envoyer à terre avant de l'achever d'un coup de lame dans la gorge. Le sang me gicle au visage. Je reste imperturbable. Jürgen me rejoint, retirant sa javeline de la tête du lorcq.

- Je te couvre ! M'affirma-t-il.

Je m'engouffre dans le manoir alors que nous sommes confrontés à une nouvelle équipe de mercenaires. Ils sont armés de fusil à gemmes. Je me mets à couvert comme Jürgen. Les fumiers nous bloquent l'accès... Pas pour très longtemps, je sors de mon couvert et agites Gwyar pour lancer une vague d'énergie qui envoie certains d'entre eux, rejoindre leurs ancêtres, j'encaisse alors une rafale de tir. Mon armure a tout juste l'énergie pour repousser les tirs. Je me remets à couvert.

Ils sont en train de recharger mais la distance et trop grande pour leur foncer dessus, même moi je n'aurai pas le temps de les rejoindre avant qu'il n'ait rechargé. Je vois Jürgen sortir une arbalète et tirer un carreau qui dégomme un des arcaëlliens face à nous. Beau tir.

- Ils ont des fusils à gemme, les fumiers ! Pesta Jürgen. Et c'est pas le pire, il y a des mages aussi...
- Et si on les contournait ? Demandai-je.
- Non... C'est par là-bas que se trouve la sœur d'Aloïs, je l'ai lu dans leur pensées. Y en a d'autre qui arrivent par l'autre couloir ! Intercepte les ! Je m'occupe de les bloquer ici. Ils ne passeront pas, me dit-il en rechargeant son arbalète.
- Entendu !

Et en effet, du couloir d'en face arriva une dizaine d'hommes armés. Par chance, ils n'avaient que des armes de corps à corps. Un terrible tremblement nous fit cependant stopper le combat. Que s'était-il passé ? C'est comme si le manoir avait été subitement impacté par un tir de canon. Après un moment d'hésitation, je me lançais à l'assaut de mes opposants tandis que Jürgen couvrait le couloir défendu par les tireurs. D'un geste de ma lame j'avais déjà décimé la moitié des hommes. Ils arrivaient à présent au contact. Il y eut un terrible choc entre nos lames, l'un d'eux me déborda et planta son épée dans un des plis de mon armure, me touchant sévèrement à la hanche. Je pestais mais le coup n'avait pas été fatal. J'avais renvoyé mon premier opposant et coupé le bras du second dont la lame se dégagea de ma chair. Un troisième bondit sur le côté et failli bien me planter sa lame dans la tête. De ma main j'arrêtai son arme, tandis que je parais de mon épée la lame du premier. Un quatrième était en train de faire le tour pour m'attaquer dans le dos tandis qu'un dernier préparait son arbalète pour me tirer dessus.

La lame dans ma main se brisa, j'usais du fluide de Gwyar pour faire fondre celle de mon opposant de face, celui de derrière aurait réussi son coup si je ne m'étais pas décalé à temps pour éviter le carreau de son complice qui atterrit directement dans sa tête. Une javeline venait de traverser mon champs de vision avant de se planter dans le type à l'arbalète. Pas besoin d'être devin pour savoir qu'il s'agissait de celle de Jürgen. D'un geste rapide, je me débarrassai de mes deux opposants, me jetant sur l'un deux pour le planter avec mon épée. Jürgen m'avait rejoint et venait d'achever le dernier avec une épée.

Combien d'armes avait-il sur lui ? Une sacrée panoplie en tout cas. Il savait les maîtriser le bougre.

- Ils sont partis ! Visiblement ça barde là-bas ! J'ai pu lire dans leur esprit, Grégoire vient de capturer Marielle !
- Rah... demi-tour donc.
- Pas besoin ! Le dernier type que j'ai achevé, j'ai eu le temps de voir que son maître se cachait dans une salle spéciale.
- Allons-y alors !
- Anna ! Attends !

Jürgen me prit par le bras et me stoppa dans ma course. Il me regarda avec un air des plus critiques. Je me stoppai net, intriguée.

- Je peux les entendre... les voix dans ton esprit. S'il te plaît, Anna, une fois que tout sera terminé, viens me voir. Je t'aiderai à canaliser tout ça. Tu pourra mieux les gérer.
- Alors tu sais ?
- Je n'en parlerai pas aux autres, promis. Mais laisses-moi t'aider quand on aura fini avec tout ça.
- Pourquoi tu ferais ça ?
- Parce que Wraith t'aime beaucoup, et je peux sentir que c'est tout à fait réciproque... Je veux juste que ça aille bien pour vous deux.
- Que... D'accord ! Mais ne rentre plus dans ma tête sans ma permission !
- Oui, désolé... Je ferais attention à l'avenir ! déclara Jürgen. Suis-moi, je sais où se trouve Aloïs et Wraith. Il n'est peut-être pas trop tard pour les intercepter !

Nous fonçâmes alors comme des dératés pour rejoindre la « salle des arts » comme Aloïs semblait l'appeler d'après Jürgen. Lorsque nous pénétrâmes dans la pièce, il n'y avait plus personne. Cependant, Jürgen sembla glacé d'horreur. Il me pointa un immense tube où se trouvait, flottant dans un liquide étrange, une paire d'ailes... des petites ailes de xen, dont les couleurs étaient similaires à l’œil de Wraith. La simple vue de ce « trophée » me fit perdre totalement la tête. Il fallait que je tue Aloïs !! Que je l'écharpe ! J'allais lui arracher sa sale petite gueule à cet enfoiré de merde !

« Massacre-le !!!! » hurlaient les voix.
« Pas de pitié ! »

- PAS DE PITIE !!! répétai-je.
- Calme-toi, Anna ! Restes avec moi ! Je les ai entendu ! Ils sont là bas ! Suis-moi !

Mon visage était figé dans une expression de haine terrible. Je suivais machinalement Jürgen qui était en plus d'être un excellent guerrier, un pisteur de talent. Nous courûmes à nouveau comme des flèches et nous finîmes par arriver dans une impasse. Au fond de la pièce se trouvait une énorme porte, étrange, qui ne semblait même pas venir de ce monde. Qu'était cette sorcellerie ? En tout cas, Aloïs était bien là, tenant Wraith en joue avec une arbalète. La pointe du carreau touchait le dos de mon ami. Même avec la plus grande des rapidités et des dextérités, impossible d'intercepter un tir pareil.

- ALOIIIIIIIIIIIS !!!! hurlai-je avec fureur, le visage déformé par la rage. Pas un pas de plus !!! Libère Wraith tout de suite, ou je jure que je démembre ta sœur morceau par morceau !!!
- Nous l'avons capturé, précisa Jürgen avec le plus grand calme. Maintenant c'est terminé. Rendez nous Wraith et votre sœur vous sera rendue saine et sauve. Tout le monde y sera gagnant ! Réfléchissez bien !

« Il faut le tuer ! Découpe le !!! » hurlaient les voix.
« Non... Wraith... il y a Wraith... Je ne peux pas... S'il meurt... Je vais devenir folle ! » leur répondis-je intérieurement
« Massacres-les tous ! »
« La ferme !! La ferme !!! Taisez-vous tous !!! »

Je restais dans l'attente de la réponse d'Aloïs, mais au vu de tous les visages, je devais faire vraiment peur à voir...
Niveau 4
Anna Cornwall
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 457

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Force, Régénération
Groupes: Domaine
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 4


"Des roses... de jolies roses rouges... partout..."

Artefacts:
 
Revenir en haut Aller en bas
Lun 7 Jan - 18:32
Aloïs tient Wraith en joug dans une autre salle privé menant directement au passage secret du manoir, celui du souterrain. En effet, dans tout manoir, palais et autre demeure susceptible un jour d'être envahit, il existe ce genre de passage permettant à la riche famille de quitter les lieux sans être vue et pouvoir ainsi, échapper à la mort. Seulement, encore faut-il pouvoir atteindre l'entrée sans se faire repérer par l'ennemi et dans ce cas-ci, il est un peu tard. Anna et Jürgen se tiennent prêt, couvrant la pièce afin de dissuader Aloïs de s'enfuir avec Wraith. En même temps, rien que l'expression reflétant la haine dans toute sa noirceur sur le pourtant si jolie visage d'Anna suffit à faire paniquer Aloïs et lui faire couler des sueurs froides. S'il voulait s'en sortir, il faillait la jouer fine. Malheureusement pour lui, il y a aussi Jürgen lisant dans ses plus sombres pensées.

Aloïs eu plusieurs idées, enfin disons plutôt quelques ébauches de plans pour s'en sortir sans compter sur le fait qu'il s'en sortirait avec sa sœur en la pensant déjà perdue vu qu'elle est aux mains littéralement de l'ennemi. Seulement, Jürgen les entendait et avant qu'il n'ai pu dire ou faire quoi que se soit ce dernier tourne autour de sa proie tel un rapace. Aloïs voit bien qu'il se rapproche petit à petit mais il ne peut pas quitter des yeux la furie devant lui ni Wraith restant silencieux malgré qu'il est discrètement réagit quand Anna avait crié.

- Tuez-moi et j'ordonne à tout Balar'Han de m'accompagner eux et leurs enfants dans la mort ! Crie-t-il en regardant Jürgen et Anna. Et ils le feront ! Ils tueraient tous leurs familles pour moi !

Wraith donne soudain un coup de pied dans l'arbalète d'Aloïs pour le surprendre mais celui-ci ne la perd pas et tir sur Wraith par réflexe. La flèche traverse et reste en Wraith, lui transperçant le corps dans une partie où la mort est douloureuse et plutôt lente. Jürgen tique sur fait qu'il avait lu dans les pensées de Wraith et qu'il savait qu'il allait faire ça pour qu'il puisse suffisamment s'approcher d'Aloïs. Et en effet, Jürgen donne un violant coup dans les côtes à Aloïs, ce qui lui fait lâcher son arme. Il le plaque ensuite au sol et après trois bons marrons il sort de la poche d'Aloïs son couteau fétiche puis lui bloque la mâchoire pour lui trancher vigoureusement la langue. Le sang se met à couler abondement chez Aloïs comme pour Wraith qui se mit à genoux pour retirer sa flèche et ainsi se guérir. Malgré qu'il manque plusieurs fois tomber dans l'inconscience, il se régénère aussi vite qu'il peut sans voir Anna qui s'est précipitée vers lui en hurlant de rage. Finalement, de longues minutes passent où le Xen s'épuise à se soigner alors que la mort lui cours après. Il réussit néanmoins à se soigner entièrement, ses capacités en guérison étant exceptionnel. Le teint pâle comme quelqu'un ayant évidemment perdu beaucoup de sangs, il s'approche d'Aloïs pour lui faire cicatriser sa langue afin qu'il ne meurt pas noyé dans son sang. Jürgen se lève en prenant Aloïs par le col, lui enlevant ses autres poignards et couteaux cachés. Wraith reste immobile, trempant dans son propre sang.

- On échange. Dit Jürgen à Anna en lui passant brusquement Aloïs complètement terrorisé surtout à l'idée de se retrouver avec elle. Ne le tue pas devant ses sujets, je ne veux pas qu'ils tuent leur enfants innocents. On s'occupera de lui en rentrant en bateau. Tu as été très courageuse et... Très forte. Il est temps de ramener Wraith, je te le laisserais une fois que nous serons sur le bateau, ne t'en fait pas.

Jürgen n'est pas doué pour rassurer ni réconforter et encore moins complimenter les gens, homme ou femme. Mais, il peut porter facilement Wraith, ce qu'il fit. En confiant Aloïs à Anna, il la teste pour savoir ses réactions. Pour le moment ils descendent sans faire de mort jusqu'à la grande salle où se trouve Grégoire les autres. Les opposants au premier citoyen du Domaine prennent peur et n'ose plus se battre. Ils s'arrêtent tout simplement d'agir, ne sachant pas quoi faire et ayant trop peur de Grégoire et sa clique maintenant qu'ils détiennent les Balar'Han.

- Bien, que fait-on d'eux maintenant sachant que les autres vont tous mettre fins à leurs jours et à ceux de leurs enfants s'ils savent qu'Aloïs est mort ? Demande calmement Jürgen à Grégoire.

Pour lui, c'était au chef de décider du sort des perdants. Il a bien sûr un avis mais il respecte trop les grades pour le donner sans qu'on lui demande quoi que se soit et respectera chaque décision prise par son supérieur. Bien sûr, il tenait tout de même à préciser l'importance de sa décision en lui exposant cet atroce fait. Anna a la tête de quelqu'un qui veut juste mettre la tête d'Aloïs au out d'un pic et l'exposer aux yeux de tous. C'est à Grégoire de trancher la question.
Niveau 4
Wraith Dorcas
Je suis dispo pour : Un pour le moment
Expérience : 216

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): AÄN
Groupes: Domaine
Race: Xen
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 4


Revenir en haut Aller en bas
Lun 7 Jan - 20:19










La situation dans le hall est à deux doigts de partir en bain de sang, je n'ai que la peur pour tenir les gardes en respect, maintenant que nous tenons leurs deux seigneurs.
Jurgen me fait un rapport de la situation précis et rapide, comprenant le pouvoir des deux seigneurs sur le peuple, je lève immédiatement la main vers le golem et la fille pour que de la terre viennent lui couvrir la bouche... Pas besoin de voir les yeux de la dame pour y sentir la haine.
Le sort des prisonniers... J'ai une furieuse envie de m'assurer le silence absolu de ces deux criminelles, néanmoins, je ne suis pas juge et j'ai agi jusque ici par nécessité. Je réfléchis, il doit y avoir une solution pour organiser tout ce foutoir. Déjà, arriver à "l'Artoria".
"Nous rejoignons l'Artoria. Jurgen, tu es un limier, prend avec toi un assistant et ramasser toutes preuves des exactions de nos deux prisonniers. Tu les exposeras aux Proclamateur lors du procès pour enlèvement et torture lors de notre retour." J'ordonne.
Les gardes font mine de vouloir empêcher Jurgen d'avancer. Je lève la main et serre légèrement les doigts, un gémissement et un craquement de pierre suivent.
"Je vous rappel que j'ai vos seigneurs entre les doigts." Je déclarais froidement.
Suite à cela, les choses avancent rapidement. Jurgen prend Arkturus avec lui et fait au plus vite. Nous faisons monter les prisonniers sur les cheveux sous bonnes gardes, Je n'ai même pas pu encore m'enquérir de l'état de mon ami et cela me retourne l'estomac. Je monte sur un mustang beige et m'adresse aux gardes une dernière fois. Ils sont assemblés, environs une quarantaine, bien plus que je ne peux en affronter... Ils ont le visage tordu par la colère.
"S'il arrive quoique ce soit à mes compagnons ou moi-même. Le dernier ordre que j'ai imprimé dans mes golems est de tuer vos seigneurs... Soyez assurez que avant que le fluide ne nous quitte , vos seigneurs seront arrivé avant nous pour le jugement de gar'Haz." Je prévenais les soldats.
Je pars au galop avec mes compagnons, nous restons groupé et en rangs serré. La tension n'est guère parti, elle s'accentue... J'ai joué du bluff avec les gardes, la vérité, c'est que j'ai imprimé pour ordre aux golems de prendre Jurgen, Anna et Wraith et fuir vers le manoir aussi longtemps que le fluide leur permettraient. Enfin, si je meurs, Anna aura d'elle même abattu les deux imbéciles.
Alors que le bruit du galop de nos montures rythme le silence absolu de notre compagnie, j'essaie de repousser la peur pour Wraith. Je dois les ramener, ensuite, on verra. Nous longeons la côte... Si je peux m'éviter un passage par une ville hostile...
Oui! Je le vois, le Artoria! Mais... Il n'est pas seul, un navire battant pavillon princier le suit... Visiblement, il l'escorte. J'ordonnais à Jénifaël, la Protectrice xen de mon escouade de rejoindre l'Artoria et son escorte et les faire accoster près de la côte. Je vois une crique non loin. Je nous y mène alors que la xen s'envole gracieusement.
Vite... J'entends des dizaines de galops qui approche.


©️ Jawilsia sur Never Utopia

Niveau 6
Grégoire Boisdefer
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 231

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis le Premier Citoyen, du Domaine!:
 




Artefacts acquis:
 
Revenir en haut Aller en bas
Lun 7 Jan - 23:55
Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. La carreau de l'arbalète avait percé Wraith dans le dos. J'étais prête à faire un massacre, à bondir sur le champs sur Aloïs et le découper en morceau quand Jürgen s'interposa et agit le premier. Il le maîtrisa sans trop de problème. Sans lâcher Gwyar, je me précipitai vers Wraith, mais sans trop savoir quoi faire. J'étais impuissante face à sa blessure.

- Wraith !!! Wraith, tiens bon !

Le peur au ventre, je l'observais se retirer le carreau et se soigne seul, l'aidant du mieux possible à se tenir droit pour ne pas qu'il tombe en arrière. Je le sentais au bord de l'évanouissement. Il avait perdu beaucoup de sang dans la manœuvre. J'étais à la fois crispée de terreur et de colère. Je jette un œil à Aloïs qui est plaqué à terre par Jürgen qui est en train de lui couper la langue. Je lui lance un regard plein de haine, lui faisant clairement comprendre qu'il ne perdrait pas que sa langue dans l'histoire. Pour moi il était déjà mort !

- Pourriture... Sale pourriture !! J'espère que tu as mal ! vociférai-je alors qu'il criait muettement de douleur.

Avec stupeur, je vois Wraith se relever faiblement et venir soigner Aloïs qui se vide de son sang. Oui ! Bonne idée ! Garde le en vie que je puisse lui faire mal... que je lui mette la raclée de sa vie.

Alors que je maintiens Wraith debout, Jürgen m'ordonne d'échanger nos prises. Un sourire mauvais se dessine sur mon visage. Je saisis Aloïs par le col et le tire sur le sol, sans aucune forme de ménagement. Il est à moitié en train de s'étrangler alors que je le traîne. Plusieurs fois je lui donne des coups de pieds pour le faire arrêter de se tortiller comme un ver. Je finis même par lui péter une jambe au passage à le cogner un peu trop fort. Il pleure de douleur. Je m'en moque éperdument.  

- Si Wraith n'était pas là... S'il n'y avait que nous deux, mon p'tit père, je t'aurai brisé les os un par un ! Je t'aurai frappé jusqu'à ce que tu m'implores... Oh ! Non, c'est vrai ! Tu n'as même plus de langue pour me demander grâce !

Nous arrivâmes finalement devant Grégoire et le reste des dominians qui tenaient en respect le reste des gardes. Je jetais Aloïs à ses pieds.

- Ôtes moi ça de la vue, mon frère, avant que je ne décide de me faire juge et bourreau de cette ordure !

Les gardes des Balar'Han sont figés d'horreur. Nous tenons à présent leurs deux seigneurs. Grégoire leur fait tout de suite comprendre qu'il est dans leur intérêt de nous laisser faire à notre guise. Ne sachant que faire sans Aloïs à leurs ordres, ils obéissent, sans plus attendre.

Jürgen fait le ramassage de différentes preuves incriminant les Balar'Han avec l'aide d'Arkturus tandis que nous quittons le manoir sous les yeux horrifiés des disciples qui commencent à s'agiter. Mais l'ordre revient rapidement quand Grégoire et moi menaçons de tordre le cou à leurs maîtres. Nous installons les prisonniers sur les chevaux, Wraith est épaulé par un soldat Dominian. Jürgen et Arkturus finissent par nous rejoindre et nous partons alors en trombe jusqu'aux côtes qui bordent la forêt qui entoure le manoir, contournant soigneusement la ville pour éviter le fameux suicide collectif.

Nous arrivons enfin en vue de l'Artoria qui était à notre grande surprise, accompagné par un navire de la Principauté. Une fois arrivés sur la plage, nous vîmes très clairement nos chaloupes amarrées, ainsi qu'un contingent de la nation princière. C'est là que le choc fut encore plus terrible... Dans le dit contingent, nous reconnûmes rapidement une figure emblématique : le Prince Yülhan Mzékils'Han en personne. Ses grandes ailes noires étaient repliées derrière lui, ses cheveux blancs flottants au vent. Il avait un sourire malicieux, que je n'aurai su juger s'il était de mauvaise augure ou non. Le fait est que nous mîmes pied à terre et que nous présentâmes à sa majesté les deux seigneurs de Balar'Han comme des traîtres. Nous lui expliquâmes la délicate situation qui était le fanatisme avéré de tous les habitants de la ville à leur égard. Nous lui présentâmes également les preuves que nous avions en autre possession.

- Voici tout ce qu'il faut pour incriminer Aloïs Balar'Han, votre altesse, Prince Yülhan Mzékils'Han. Wraith pourra également témoigner des sévices qu'il a subi, déclarai-je, toujours avec dans la voix, cette haine qui me tiraillait l'esprit.
Niveau 4
Anna Cornwall
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 457

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Force, Régénération
Groupes: Domaine
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 4


"Des roses... de jolies roses rouges... partout..."

Artefacts:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mar 8 Jan - 0:55
Le pavillon de la Principauté flottait au vent. Le Prince regardait à l'horizon. Cela faisait bien longtemps qu'il n'était pas venu à Balar'Han. Il s'était déplacé expressément pour venir voir le seigneur qui avait en charge la ville. Un fervent serviteur de la Principauté. Bien sûr, comme à son habitude, il avait fait partir un navire sur un coup de tête et tenait à ce que sa venue soit une surprise. Aussi n'avait-il pas informé la maison Balar'Han de sa venue. Tout le monde allait être parfaitement surpris.

Ce fut cependant l'inverse, en vérité, car le Prince ne s'attendait pas à voir flotter au loin le pavillon du Domaine. Yülhan en fut sidéré et demanda à ce que l'on communique avec ce navire. Après un échange de signaux envoyés par des drapeaux, ils comprirent rapidement qu'il faudrait rapidement engager des discussions pour se rendre compte de la réelle situation. Sans plus attendre, le Prince pris son envol et arriva sur le pont de l'Artoria où l'attendait le capitaine du navire. Et l'échange ne manqua pas d'étonner la figure princière. Une histoire d'enlèvement, celui d'un membre important du Domaine à ce qu'il saisit. Il s'en étonna et demanda alors :

- Pourquoi ne m'avez-vous donc pas tout simplement prévenu ? J'aurai agi en votre faveur.
- C'est que... Prince Yülhan, le Premier Citoyen ainsi que Dame Cornwall sont tous deux de très proches amis de la dite personne qui a été enlevée...
- Diantre... C'est donc ça ! Emmenez-nous à eux !
- Nous allions justement accoster non loin de cette plage, là-bas. Le Premier Citoyen ne devrait plus tarder à présent.
- Envoyez vos chaloupes pour les récupérer ! Quant à moi, je vais les accueillir en personne !

Le capitaine dominian ne sembla pas rassuré par cette dernière remarque. Encore moins lorsqu'il vit que le Prince fit débarquer sur la plage un contingent important de la Principauté, tous lourdement armés. Et il ne s'agissait pas moins que de la garde personnelle du Prince : La Serre du Dragon. Il ne fallut pas attendre longtemps avant que n'arrive Grégoire Boisdefer et toute sa joyeuse troupe.

A sa surprise, il vit Aloïs Balar'Han et sa sœur, tous deux dans une situation des plus délicates puisqu'ils semblaient prisonniers, dont le premier qui avait perdu sa langue. Il plissa les yeux et eut un léger sourire. Il commençait doucement à comprendre ce qu'il se passait ici. Il n'en avait pas la certitude, mais il allait sûrement vite avoir des explications.

C'est Anna Cornwall qui se présenta à lui, ainsi que Grégoire Boisdefer, pour défendre leurs actions sur le sol princier. Leur récit fut des plus captivant pour Yülhan qui jetait de temps à autre des regards à Aloïs, toujours en souriant et en plissant les yeux. Son regard semblait rendre perplexe ses locuteurs, et c'est justement ce qu'il recherchait. Il n'avait pas besoin de preuve pour croire leurs paroles. Aloïs avait toujours été un excentrique, mais cependant sa fidélité à la Principauté avait été telle que le Prince Mzékils'Han l'avait toléré jusqu'à présent. Les choses étaient cependant différentes cette fois, car cette histoire de fanatisme de la population lui posait un réel problème.

- Amenez-le moi ! Nous allons nous occupé de lui... déclara-t-il.

Sans aucune protestation de la part des dominians, Aloïs fut emmené à ses pieds, très vigoureusement secoué par les gardes de la Serre du Dragon, au passage. Le Prince le surplombait, le fixant d'un air méprisant.

- Aloïs... Aloïs... Vous me décevez énormément... Je m'attendais à mieux de votre part... tellement mieux. Il faut croire que j'ai manqué à mon devoir en ne refrénant pas votre enthousiasme à servir la nation.

Aloïs ne pouvait cependant pas répondre, la parole lui manquait avec sa langue en moins. On sentait cependant qu'il regardait le Prince avec imploration, comme s'il le suppliait de le défendre.

- Vous m'avez mis dans une situation bien délicate... Comment pourrai-je racheter vos erreurs auprès de nos alliés du Domaine à présent ? Et comment vais-je nettoyer tout le bazar que vous avez mis ici ? Car si j'ai bien compris, vous avez fait en sorte que les habitants de Balar'Han soient vos toutous... Hum... C'est vraiment dommage... terriblement dommage même...

Il tourna autour d'Aloïs, en le regardant avec un air mauvais, comme un faucon tournant autour de sa proie avant de s'abattre sur elle. Il posa ses mains sur les épaules du seigneur de Balar'Han et plongea les yeux dans les siens. A cet instant, il sut... dans son regard il vit ce qui l'attendait. Il n'eut même pas la force de poussait un gémissement, ce qui lui était d'ailleurs difficile à faire sans langue.

- Je vais purifier la Principauté... Et cela va commencer par vous !

En un instant, Aloïs de Balar'Han prit feu. Le puissant fluide qui se dégageait du Prince était en train de le consumer petit à petit. On l'entendit gémir de douleur, on le vit se rouler par terre sans qu'il ne puisse éteindre les flammes qui le rongeaient. Le spectacle fut horrible à voir, l'odeur absolument répugnante, et même les plus téméraires détournèrent un moment leur regard. Yülhan, lui, savourait chaque instant comme s'il s'était trouvé devant un bon feu de cheminée.

- Je veux que toutes les garnisons de la « Salamandre » prenne la ville sous le contrôle de la Principauté ! Que les enfants et les femmes soient mis à l’abri en priorité. Je veux que toute l'influence de ces traîtres disparaisse et que le manoir des Balar'Han soit entièrement rasé ! Oh... Et une dernière chose ! Conseiller, prenez note : Je veux que l'on face effacer cette famille de dégénérés de l'histoire de la Principauté. Je veux qu'elle disparaisse de tous les registres, de tous les livres ! Faites brûler tout ce qui les concerne de près ou de loin ! Je veux que l'honneur d'Yban soit restauré !

Après avoir donné ses ordres, les troupes de la principauté ne tardèrent pas à exécuter les ordres. Le Prince quant à lui, se tourna vers Grégoire Boisdefer.

- Je suis sincèrement navré pour votre ami, et important représentant du Domaine, Premier Citoyen. Je puis vous assurer que je n'étais absolument pas au courant des agissements de ce félon ! Si vous le désirez, mon équipe de guérisseur pourrait se charger de ses blessures, et des sévisses qu'il a subit. En tout cas, la promesse vous est faite que plus personne en Yban n'attentera à la vie d'un seul de vos concitoyens sous peine de subir le même sort que le seigneur de Balar'Han. J'en fais le serment devant vous et vos concitoyens ici présents.
Niveau 10
Yülhan Mzékils’Han
Je suis dispo pour : Mes fidèles (et les autres si besoin)
Identité : Fiche
Expérience : 99

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez, Äan et Thâ
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 10
Revenir en haut Aller en bas
Ven 11 Jan - 18:57
Je ne sais pas trop comment et à vrai dire, tout me dépasse mais nous sommes à cheval vers la mer et les bateaux et nous rejoignons le notre. Et moi, n'en pouvant plus, je suis à cheval entre le déni total de cette journée et faire une crise de panique. J'ai l'impression d'avoir été vidé de toute énergie. Remarque, ce n'est pas faux, vu que je suis encore entrain de me soigner avec Äan. C'est bien pratique de pouvoir accélérer ce qui fait qu'on regagne du sang et tout. Et non, je suis guérisseur, pas... Anatomiste ? Je ne sais pas comment tous ça se fait dans mon corps et... Et voilà que je suis dans le déni de tous ce qui se passe à l'extérieur de moi. Qu'est-ce que... Pourquoi on a tous ce cortège qui arrivent vers nous ? Il y a aussi un type... Un Mzékil à la chevelure blanche nous regardant. Nous nous sommes arrêtés et ce qui semble être un tout un régiment d'armée arrivent vers nous. L'être volant arrive en premier et si je suis bien tous ce qu'il se passe c'est le prince Yülhan Mzékil'han. Rien que ça ! Et je crois que cet homme et de ce que j'ai vu de plus beau aujourd'hui. Franchement, à part son petit aire mystérieux il est vraiment séduisant. Franchement Wraith ? C'est tous ce que tu trouves à dire ? Et voilà que je me parle tous seul !

Je laisse faire les pourparlers entre Grégoire et beaucoup trop beau pour être bon Yülhan. Je suis un peu éteint. J'entends vaguement que l'on parle de moi, qu'il y a des histoires de preuves et tout... Hein ? Mais ?! Il fait quoi le prince là ? AH CARRÉMENT ?! Brûlé vif ?! Genre... Comme ça ?! C'est quoi ce petit sourire machiavélique ? Et voilà, trop bel homme pour être bon. Merde... C'était encore quelqu'un de ma famille qui s'est retrouvé mort par la faute... Et encore une fois il meurt sous mes yeux et je ne peux rien y faire. Il y avait pleins d'autres choses à faire comme... Ne pas le brûler ! Pourquoi à chaque fois les membres de ma famille se retrouve toujours à avoir une mort atroce et précoce ? Bon, lui, il était clairement un sale con mais tout de même ! Je tourne mon regard vers Jürgen qui... Pourquoi c'est le seul qui a gardé son casque sur la tête avec un plus la lisière fermée ?! Il se tient droit comme alors que tous le monde est troublé. S'il voulait passer inaperçue... Ah, le voilà qui me regarde. Il m'a entendu à tout les coups. Euh.. Jürgen, pourquoi tu gardes ton casque ? Tu as peur d'être reconnu c'est ça ? Certes se serait fâcheux mais... Avec ta carrure on voit que toi en plus de ton casque. Je sais, t'as pas le choix mais... Bon, espérons que personne ne te remarque... .

Du coup, alors que je pensais que la journée de l'horreur allait être terminé lorsque j'aurai quitté le manoir je regarde Aloïs brûler avec effroi bien sûr mais pourtant je me décèle un long soupir intérieur de lassitude et de regret. Bon, il l'avait mérité certes mais ça me fait autant plus mal que c'était mon demi-frère cruel et fourbe qu'il finisse brûlé vif sans bûché et sans pouvoir hurler de douleur et de désespoir. Et ça me fait réaliser que je n'ai plus que Jürgen en demi-frère. On était cinq... . Enfin si, il y a Vince qui est toujours là. Où qu'il soit. Encore entrain de mettre un sacré bordel... . Oh mais il reste la sœur ou plutôt demi-sœur d'Aloïs du côté de sa mère. Oh... Je sens une deuxième mort tragique... . Si le prince a eu aucun scrupule à faire flamber un muet il aura aucun scrupule à faire flamber la petite surtout après son discourt sur la disparition totale de cette famille maudite. Oui, elle était vraiment maudite, j'ai eu toute l'histoire et ça parlait de malformation et de comte à deux faces qui revient entre les morts pour que la famille est des mal-formés si elle s'unissait encore entre eux... Une histoire passionnante qu'il est inutile pour le moment de raconter. Rien que d'y repenser on dirait une histoire d'horreur pour que les enfants soient sages et s'endorment vites.

J'aimerai bien parler à mon tour et exposer mon avis personnel pour éviter la mort de... Oh... Merde j'ai oublier son prénom... Ce n'est pas du tout crédible pour quelqu'un qui s'en fait pour une autre. Bref, je vais... Ah... Jürgen qui lit encore mes pensées et me serre la main avec son gantelet et je crois qu'il serait capable de me la broyer si je décide quand même d'intervenir. Mais... Malgré tout, je n'ai pas envie que cette femme meurt, on... On n'a pas déjà vu trop de morts pour aujourd'hui ? Pourquoi j'ai l'impression que tu me fixes avec un air sévère à travers ta lisière de casque ? Pourquoi il tapote sa lisière comme ça ? C'est comme... C'est pour me dire que je suis toqué ? Ah... Non, il soupir et insiste. J'avais comprit que ce casque t'empêche qu'on te reconnaisse mais... Aïe...! Ma main ! Désolé je n'ai pas comprit ! Je ne comprends rien à tes signes. Jürgen, j'aimerai vraiment qu'il épargne l'aveugle et oui je sais c'est nul de l'appeler comme ça mais j'ai oublié son prénom !

- Nos yeux abruti... . Dit-il aussi discrètement que possible en allant un peu en retrait.

Ah... Ah oui... Il ferait le lien entre moi et Aloïs et ça va soulever des questions et comme c'est un prince il est sûrement loin d'être stupide pour croire un histoire à la con comme le pur hasard alors qu'on trouve nul part ses yeux-là... . Comme j'ai les cheveux devant les yeux ça ira non ? Un bandeau ?! T'as pensé à tout ma parole ! Je ne veux plus en remettre... . On a juste à rester-là avec le décor pendant que les "grandes personnes" discutent et nous... Ben on est de chouettes tapisseries voilà tout. Regarde, ça fonctionne bien et personne n'a fait le lien avec quoi que se soit et sinon tu le serait tout de suite vu que... Avec ton don... Tu es un espion de la pensée hors-paire ! Bon ok... Je m'arrête... Continuons à faire nos rôles de décor futile.
Niveau 4
Wraith Dorcas
Je suis dispo pour : Un pour le moment
Expérience : 216

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): AÄN
Groupes: Domaine
Race: Xen
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 4


Revenir en haut Aller en bas
Ven 11 Jan - 23:44










Par mes ancêtres ! Mais... Le prince, son enthousiasme va le faire tuer s'il continue. Je regarde les restes brûlants du seigneur de Balar'Han. Avant, je me serais contenté de cette justice, mais je ne peux plus me permettre d'être si sommaire. Si je ne veux pas finir tyran, je dois assurer que la justice dépendent d'un autre que moi. 
"J'apprécie que vous soyez garant de la sécurité de mes citoyens sur vos terres. Je le serais également des vôtres sur mon territoire. Tant que chacun de nos gens se tient aux lois du pays sur lequel ils séjournent cela devrait bien se passer... Est-ce néanmoins nécessaire de punir tout les Balar'Han pour la faute d'un ou deux d'entre eux, Prince Yulhan?" Je demande en montrant du menton le corps calciné du dit seigneur Balar'Han. 
Je me tourne vers mes hommes. Je constate que la soeur est encore là... Fait chier ! Je soupire de lassitude, je dois rentrer. J'ordonne aux Protecteurs, qui sont sur le qui-vive avec la présence d'autant d'arme étrangère près de moi, d'escorter notre enquêteur et Wraith sur l'Artoria. 
"J'aimerais que la demoiselle Balar'Han soit jugé chez les Proclamateurs au Domaine, notre organisme en charge de la justice. Même si je n'ai aucun remord de l'exécution du seigneur des lieux, je dois me soumettre aux lois de mon pays. Il en va de mon honneur. Quand vous aurez décidez, je vous rejoindrais, je vais m'asseoir un instant." Je demandais en faisant signe aux deux avatars végétaux de rester près de la fille.


retour à la maison?:
 
Le Prince semble à ses pensées, je profitais de cela pour faire signe à Anna de me suivre. Je laisse le golem de pierre me suivre. Je marche sur le sable de la plage, la brise marine caresse mon visage alors que au loin, les deux chaloupes de l'Artoria reviennent au navire avec leurs précieux passagers. Je plante ma lance dans le sable à quelques mètres du sable léché la mer, je m'assois en soupirant et posant mon chapeau devant moi. Je suis fatigué, je commence à me faire vieux pour ce genre de connerie. Même si mon corps suit, mon esprit se fatigue. J'entends la pas lourd du golem imité ma posture à ma droite. Ma chère Anna fait de même à ma gauche. Le calme est semble t'il revenu. Le son berçant des vagues, les plaintes des mouettes, l'air frais et salé. Je posais ma main sur le bras de mon golem, d'un fils de fluide, je le ramène à sa nature inerte. Ici, planté dans le sable et observant de sa visière la mer, il sera bien là. 
"En rentrant, plus d'armure ou d'arme pendant quelques semaines, ma soeur. Prendre des vies... Tout le temps... Ca pèse sur mon âme et mon coeur. Saphira va encore prendre des risques lors du rituel au vu du temps depuis lequel je n'ai pas purifié mon âme..." Je disais sur le ton de la conversation à Anna. "Elle t'expliquera le rituel, avec une aide, cela t'aiderait beaucoup, je pense. Mais ca je peut pas t'aider pour haha." Je gloussais faiblement.

©️ Jawilsia sur Never Utopia

Niveau 6
Grégoire Boisdefer
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 231

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis le Premier Citoyen, du Domaine!:
 




Artefacts acquis:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sam 12 Jan - 16:34
Je restais sans voix devant le jugement impartial du Prince. Il venait de faire brûler Aloïs juste devant nos yeux. L'odeur était immonde, atroce, je me tenais la main devant le nez et la bouche, à la fois pour ne pas respirer mais aussi pour éviter de vomir devant ce spectacle. J'étais tout simplement horrifiée... mais une partie de moi jubilait. Un partie de moi acclamait le Prince avec ferveur et l'admirait pour son geste pourtant cruel. Un instant mon regard se fixa sur le corps encore convulsant de douleur du seigneur de Balar'Han. « Quel dommage que se ne soit moi qui lui ai mis le feu... » songeai-je un instant. J'aurais tellement voulu lui faire du mal, le voir souffrir et agoniser d'autant plus.

« Oui ! Il brûle ! Quel fabuleux spectacle ! » clamait l'une des voix dans ma tête.
« Bien fait pour lui ! Qu'il souffre ! » renchérit une autre.

Tout ceci me sembla alors malsain et je détournai le regard. Est-ce que sa sœur allait subir le même sort ? Une partie de moi l'espérait, l'autre n'en voulait pas. La cruauté avait pour moi ses limites. Mais tout au fond de moins, cette part sombre désirait d'autant plus de sadisme, d'autant plus de souffrance. Une part que je m'efforçais de combattre, une part que je ne voulais plus mais qui était pourtant tenace. Wraith représentait une des raisons pour lesquelles je ne voulais plus de cela... lui, Rebecca, Dewey et petit Sylvester. Quel monstre serais-je à leurs yeux s'ils pouvaient voir dans mon esprit ?

Je frémis à cette idée et repensais avec horreur que Jürgen aurait pu, à cet instant, sonder mes pensées. Il avait cependant promis de ne plus le faire sans mon autorisation. Mais tout comme j'avais du mal à me défaire de mes penchants meurtriers, Jürgen devait probablement être tenté par moment, sans même forcément le vouloir, lire dans les pensées d'autrui. La curiosité pouvait être un moteur à cela, je n'en doutais pas.

Yülhan ordonna alors à ses hommes de se déployer et de reprendre le contrôle de la citée. Je n'étais déjà plus dans la conversation... Mon esprit était ailleurs. J'avais beaucoup trop de choses à penser, beaucoup trop de choses contre lesquelles lutter. Je regardais un instant Wraith mais il semblait trop occupé avec Jürgen à essayer de je ne sais quoi faire d'ailleurs. Je ne comprenais pas. Je ne comprenais plus grand chose de toutes façons à force que mes pensées soient parasitées par les voix qui me murmuraient à l'oreille.

Grégoire me fit un moment signe de le suivre et je m'exécutais machinalement, sans aucune réelle volonté. Je me laissais emporter par les événements.

- En rentrant, plus d'armure ou d'arme pendant quelques semaines, ma soeur. Prendre des vies... Tout le temps... Ça pèse sur mon âme et mon cœur. Saphira va encore prendre des risques lors du rituel au vu du temps depuis lequel je n'ai pas purifié mon âme... m'expliquait Grégoire.

Je restais de marbre. Je n'avais pas ce problème. En réalité je n'avais aucune pitié pour les gens que j'avais tué. J'étais totalement indifférente à leur sort. Les seuls pour lesquels je m'inquiétai ne craignaient pas que je leur ôte la vie. Grégoire m'avait fait voir la compassion et la bonté... et j'avais réussi à la ressentir pour les gens du Domaine avec qui j'avais partagé une partie de ma vie et qui faisait désormais partie de la mienne. Mais en ce qui concernait les inconnus... Je n'en avais vraiment rien à faire ! Ils pouvaient bien mourir sous mes coups, ma conscience n'en était pas entachée. Au contraire, je pouvais assouvir mes pulsions meurtrières sans regret. Au moins j'avais une bonne raison de tuer.

- Elle t'expliquera le rituel, avec une aide, cela t'aiderait beaucoup, je pense. Mais ça, je peux pas t'aider pour, haha, ajouta-t-il.

Je restai un moment silencieuse avant de répondre froidement.

- Inutile... Je n'ai aucun regret ! J'ai fait ce que je devais faire. Gwyar est rassasiée, Wraith est en vie et en sécurité, et ces gens ne sont désormais plus une menace pour nous. Cela fait longtemps que j'ai déjà accepté la partie noire de mon âme... Elle fait totalement partie de moi. Je n'ai pas besoin d'être purifiée. Et puis Jürgen m'a promis de m'aider à gérer les pensées qui me troublent... Je n'ai besoin de rien d'autre que ça.

Grégoire ne sembla pas totalement satisfait de cette réponse. Je devais paraître bien cruelle à ses yeux. Je m'en moquais. J'avais de toutes façons fait le choix de ne servir que le Domaine seul. Le sort des autres m'était tout à fait indifférent. Je laissais alors mon ami seul, régler les dernières affaires avec le Prince.

Je fis un rapide tour des alentours pour m'assurer que tout allait bien et que rien ne nous menaçait plus. C'est alors que j'entendis du mouvement et des cris d'effroi...
Niveau 4
Anna Cornwall
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 457

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Force, Régénération
Groupes: Domaine
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 4


"Des roses... de jolies roses rouges... partout..."

Artefacts:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sam 12 Jan - 17:36
Le Prince resta un instant à réfléchir aux paroles que Grégoire Boisdefer venait de prononcer à son attention. Il est vrai qu'il était peut-être un peu exagéré de punir la sœur d'Aloïs de Balar'Han de la même façon qu'il ne l'avait été. Mais il était cependant hors de question que le Domaine se charge de la justice sur le territoire princier. C'était purement et simplement de l'ingérence. Bien sûr, le préjudice était réel envers le Domaine, mais le Prince comptait bien faire en sorte que ses alliés obtiennent réparation. Il avait déjà été, à son sens, fort généreux de ne pas tenir rigueur de l'incursion du Premier Citoyen et de ses concitoyens sur les terres d'Yban ainsi que de leurs actions en Balar'Han.

De plus, il ne pouvait pas mettre à l'écart l'hypothèse que Marielle de Balar'Han fut également manipulée par son frère, et donc victime malgré elle de ses agissements sordides et malsains. Le Prince voulut donc bien revoir son jugement et finit par revenir vers Grégoire Boisdefer pour lui donner son verdict.

- Cher Premier Citoyen du Domaine, je vous concède qu'il serait peut-être juste de ma part d'épargner Dame Marielle de Balar'Han... Toutefois, je ne peux pas accéder à votre requête qu'elle soit jugée en votre territoire. Les citoyens de la Principauté seront jugés par la Principauté et elle seule, d'autant que nous nous trouvons sur son sol actuellement. Je passerai sur votre incursion sur mes terres, bien évidemment, je comprend tout à fait qu'elle a été l'urgence de la situation. Néanmoins, le jugement des Balar'Han continue de nous revenir. Je prends cependant en compte votre compassion à l'égard des coupables et leur offriraient une chance d'avoir un traitement moins sévère que n'a subit le seigneur Aloïs. Tant qu'il ne sera pas été mis en lumière la culpabilité de dame Marielle dans les agissements de sa famille, tant que nous ne serons pas sûr qu'elle ne fut pas sous l'influence de son dégénéré de frère, je veux bien effectivement épargner sa misérable vie.  

Le Prince eut un léger sourire mauvais et regarda Marielle du coin de l'œil. Sa vie était pour le moment épargnée, mais il était difficile de songer qu'elle serait totalement hors de cause tant que le Prince n'aurait pas décidé, avec ses conseillers, si cette dernière était manipulée ou non.

- Nous dédommagerons toutefois le Domaine des injures qu'il aura subit de part la faute d'un des représentant de la Principauté. Il ne saura pas dit que, moi, le Prince Yülhan Mzékils'Han, manque à mon devoir envers mes alliés. Je verserai donc une somme des plus généreuses au Domaine en compensation de toutes les pertes qu'il aura subit en cette occasion. Si vous le voulez, nous pourrons discuter plus amplement de la nature de cette compensation. Qu'elles soient de nature, monétaire, que se soit en armes, en équipement, ou en partage de savoir ou de connaissance, nous pourrons bien nous arranger. Et...

Mais alors que Yülhan allait se lancer dans un nouveau flot de paroles, il s'arrêta subitement, le visage stupéfait. Tout le monde suivit son regard et c'est avec horreur que l'on vit le corps de feu Aloïs se mouvoir péniblement.

- Que... commença Yülhan. Par quelle malédiction ?

La chose se mit à grogner et à gémir avant de gratter le sol. Des serres commençaient à pousser au bout de ses mains et son corps prenait de plus en plus une forme étrange et bestiale. Même les hommes de la Serre du Dragon se mirent à hurler de stupéfaction. Ils se mirent en position tout autour du Prince et pointèrent leurs armes face à cette horrible chose qui rampait et finit par hurler d'un cri strident qui fit flancher tout le monde. L'horreur qui venait de naître criait vengeance pour sa vie qui lui avait été arrachée...

Yülhan se retourna, dans le ciel, le soleil venait de disparaître de l'horizon. Maudite soit la nuit... Il dégaina ses lames jumelles et se mit en garde. L'immonde chose se mit alors à murmurer des choses dans avec une voix grave et inhumaine.

- Arracher... les entrailles... vengeance... destruction... le néant vous attend !

Une créature d'Özan... Yülhan avait entendu parler de leur apparition une fois la nuit tombée, il n'avait pas pensé que le cadavre brûlé d'Aloïs ferait un excellent hôte pour ses maudites créatures du néant. Au loin, on pouvait entendre des cris d'horreur et d'effroi... Balar'Han devait sûrement subir la même malédiction. La ville avait tellement souffert des mauvais agissements de son seigneur, que les ténèbres d'Özan s'y étaient engouffrées. Le Prince tendit sa main et fit jaillir un véritable geyser de flammes qui mit feu à l'immonde créature qui se mit à crier de douleur.

- Que tout le monde se mette en route !! hurla le Prince pour couvrir les cris de la chose. Les gens de Balar'Han sont en danger !

On entendait des cris de créatures au loin... Elles venaient non seulement de la ville, mais aussi et surtout du manoir... Les choses ne se présentaient pas bien du tout. L'horreur fut d'autant plus présente que subitement, la sœur du seigneur de Balar'Han, qui était déjà bien agitée par la mort de son frère, se mit à se débattre avant de perdre totalement à la raison et se mettre à hurler à tue-tête :

- Ils viennent nous tuer !! Ils viennent nous dévorer !!! Ahahahah !! Ils viennent pour nous !! Ils viennent ! Le festin a commencé !!! Le festin a commencé et nous sommes leur repas !!! Ahahahahah !!!
Niveau 10
Yülhan Mzékils’Han
Je suis dispo pour : Mes fidèles (et les autres si besoin)
Identité : Fiche
Expérience : 99

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez, Äan et Thâ
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 10
Revenir en haut Aller en bas
Dim 13 Jan - 13:18










Avec la nuit, est venue l'horreur. Nous étions cernés par une forêt dissimulant dans sa noirceur, des créatures dont nous ignorions la nature. La résurrection du cadavre d'Aloïs avait chamboulé quelques soldats... Les Protecteurs avaient fait mur entre Jurgen, Anna et moi pour nous tenir éloigner du cadavre assaillis par le prince et sa garde. 
Les hurlements d'horreur résonnent, affaiblis par les arbres et la distance, mais audible. Les bruits d'étranges abominations se font entendre dans les sous bois devant nous. Je reviens vers mon golem et le ranime, réparant les dégâts avec mon fluide. Je pose ma main sur l'épaule d'Arkturus, il se tourne vers moi, il semble déterminé malgré le stress de la situation, visible dans la dilatation de ses iris. Je lui souris.


"Vous rentrez, escortez Wraith jusqu'à la maison. Prévenez les cités et les villages en longeant la côte." Je lui ordonnais.
"Sir! Nous devons battre avec vous!" Protestait l'homme d'honneur.
"C'est un ordre, Protecteur. Et vous vous y plierez. Rentrez immédiatement." J'ordonnais à nouveau en durcissant le ton. 


Il tremblait, prit entre le devoir d'obéir et de protéger. Il pliait enfin, à mon grand soulagement. Les quatre derniers Protecteurs sur Yban prirent la chaloupe vers l'Artoria. Visiblement Anna et jurgen voulaient aussi rester... J'ordonnais néanmoins agacé par les vociférations de la soeur d'Aloïs, que l'un de mes avatars l'assomme manu militari. Le silence à peu près revenu, je pouvais réfléchir. Inutile que nous suivions le Prince, les habitants n'obéiraient qu'à lui et nous ne serions pas écouté, surtout avec la scène en début de journée. Il semblait, que nombre de créatures étaient rassemblé dans la zone du manoir, en tout cas à entendre leurs cris. Je me tourne vers le prince.


"Sauvez vos gens, nous allons enquêter sur la source des créatures avec mon équipe. Si nous pouvons endiguer le point d'entrer, nous le ferons, sinon on éclaircira leurs rangs autant que possible." J'informais mon allié avant de me diriger vers Anna et Jurgen. 
Je me penche vers le sol pour en extirper grâce à ma maîtrise avancé des végétaux, des bulbes luisant puissamment d'une lumière verte. Je les fixe sur le poitrail d'armure d'Anna et de Jurgen. Un sur les épaules de chaque invocation et sur la mienne. J'observe le sentier que nous avions emprunté pour venir et qui menait au manoir... Inutile d'être nyctalope pour... Nan ca veut dire qu'on voit dans la nuit... Pour entendre les branches craquer, voir de sombres furtifs et rapides se déplacer. 
Je me mets devant Anna et Jurgen en faconnant une fougère proche. 


"En avant marche! Ont fait pas de fioriture, ont se relais dans l'ordre, je passe en tête vous derrière." J'ordonnais en faisant quelques pas en avant avec mon bulbe de fougère façonné. "On n'attend pas les renforts ?" Demandait Jurgen.
"C'est nous les renforts." Je réponds avec sérieux. 


Je lance alors avec célérité le bulbe dans ma main. Après deux secondes, une explosion retentit violemment en éclairant le sentier. Une nuée de cris de rage répond à ma petite pique. Bien, après tout, avec Anna nous avons une expérience de chasseur de démon plutôt fourni.
Je m'élance dans les bois, la lumière des bulbes lumineux éclairant de manière inquiétante la route et les arbres. Je tiens ma lance avec fermeté et les monstres ne tardent pas à vouloir tenter leurs chances sur notre groupe. Elles sont horribles, leurs corps autrefois humanoïdes sont horriblement déformé, elles hurlent de rage. Je combats la première et après plusieurs passe je finis par atteindre cette aberration en pleine tête. Anna m'a relayé, elle prend la tête de file pour combattre. Nous nous relayons donc, combattant à tour de rôle pour ouvrir la voie jusqu'au manoir. C'est alors que je retire du crâne d'une horreur mon arme avec un bruit de craquement spongieux, que je vois enfin les alentours du manoir. cela grouille de saloperie. Je suis essoufflé, la sueur coulent sur mon front et mes yeux... Encore un peu d'effort et ce sera finit. Je me tournais vers Anna, sa lame dégoulinant du sang noir et grumeleux des monstres. 
"Prête?" je demandais avec un sourire froid.


©️ Jawilsia sur Never Utopia

Niveau 6
Grégoire Boisdefer
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 231

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis le Premier Citoyen, du Domaine!:
 




Artefacts acquis:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mar 15 Jan - 19:34
On ne me laisse pas le temps de dire quoi que se soit que je me fait embarquer malgré moi dans le bateau de Grégoire par un certain Arkturus. Un humain un peu comme Jürgen mais avec moins de corpulence et un peu barbue. Quand bien même il a moins de carrure que mon frère, il me soulève alors que je ne fais rien et me porte comme un sac jusqu'au bateau. J'ai l'impression d'être puni. Non, j'ai plus l'impression d'être une princesse en détresse qu'on vient de délivrer et qu'on enferme quelque part au cas où... . C'est vrai que ça fait deux fois. C'est vrai que les deux fois on m'a récupéré pas du tout en forme. C'est vrai que j'ai tendance à avoir des mésaventures et une poisse dès que je quitte le domaine qui est soulignable. Je n'ai qu'une chose à dire : ce n'est pas une raison pour pour le laisser alors que je suis sans doute l'un des meilleurs soigneurs du domaine, un espion hors-paire et... Ah bon bah là j'ai pas la mandoline ni mon arc mais voilà hein. Voilà !

Arkturus me regarde tout en me posant dans le bureau de Grégoire qui peut fermer à clé. Il semble me sonder pour voir si je vais me carapater. Il me surplombe, en même temps ce n'est vraiment pas compliquer de me surplomber tout en me jaugeant et plissant des yeux. Je joue le malade pas en forme en lui faisant signe que ça va aller, il peut repartir avec Grégoire. Il fait un petit ""hum" pas trop long tout en me fixant ce qui, je dois l'avouer, me perturbe un peu. Il fini par se retourner et commencer à partir. Je soupir de soulagement puis me lève pour partir discrètement du bateau. Seulement... Je sens des pas derrières moi. Je me retourne et voit au loin Arkturus les sourcils froncés s'approchant dangereusement de ma position. Je fonce alors vers la sortie mais il cours si vite avec de lourds pas que ça me fait paniquer et prendre une mauvaise direction. Il me crie de rester-là avec un ton vachement impressionnant et autoritaire. Je n'offecis cependant pas et continu ma route vers le escaliers que je loupe lamentablement avant d'aller me cacher dans le garde-manger du navire. Derrière les caisses à moitié vides, il ne me trouvera jamais.

- Wraith Dorcas ! Crie-t-il. Montrez-vous nom de... Vous allez encore faire du mourons à Sir Boidefer ! Il va s'inquiéter pour vous et il serait capable de faire dépiauter le bateau entièrement pour vous retrouver et si nous y êtes plus, il irait au bout du monde alors facilitez-lui la tâche et NE BOUGEZ PLUS !

Il arrive soudain derrière-moi et, voulant lui échapper une nouvelle fois je trébuche sur une caisse et me vautre par terre. Il soupire longuement puis le ramasse et me trimbale de nouveau sur son épaule jusqu'à la cabine de Grégoire et me pose comme la première fois mais avec un air plus agacé.

- Arrêtez de vous attirer des ennuis, restez en place et reposez-vous. Dit-il en hachant ses mots.

- Je ne suis pas un enfant et j'ai quelque chose à faire là-bas. Il faut que j'y aille car personne le fera à ma place.

Arkturus semble presque grogner, il n'aime pas du tout qu'on lui dise "non". Il se retourne aussi sec puis m'enferme dans le bureau de Grégoire en m'interdisant de toucher aux affaires de Grégoire. Il n'y a pas de fenêtre et c'est l'unique accès. Bien. Bien, bien, bien. Je suis de nouveau enfermé quelque part. Mais, j'ai apprit à feinter. Je fais tomber quelque chose mais qui est, évidemment pas ce que j'ai fais dire.

- Merde ! J'ai renverser tous son encre sur son papier tamponné !

Le garde ouvre immédiatement la porte et entre pour voir l'étendu des prétendus dégâts mais je le cogne avec ce qui me passait par les mains : une chaise. Je m'éclipse tandis qu'il râle avant de me courir après. Cette fois, je ne loupe pas la sortie et sort du bateau. Les autres sont déjà en route et alors que je descends à toute vitesse de la planche qui a servit à accoster je glisse et je peux voir l'eau avant de m'y plonger. Je nage jusqu'au rivage plus loin en tendant l'autre plonger. Je cours vite vers la place puis disparaît derrière une butte de terre. L'autre semble fouiller l'eau en panique. Désolé Arkturus, j'ai vraiment quelque chose à faire au manoir. Il reste quelques chevaux sur le côté et quelques gardes un peu plus loin faisant ce qu'un homme seul peut faire debout dans cette position. Je leur pique un cheval et le fait vite galoper. J'évite soignement le chemin plus rapide que semble avoir prit Grégoire et les autres. Je n'ai pas trop l'habitude de monter à cheval mais il est obéissant celui-ci.

J'arrive à proximité de la zone du manoir et y voit déjà des formes étranges... Autres que ceux de mes compères que je vois plus loin fouiller les lieux et tuer les petites créatures maléfiques rôdant. Je n'en ai pas croisé, elles semblent être là où il y a du monde, du mouvement. Je me faufile donc discrètement dans le jardin et passe par d'étrange haies coupés bien droites et formant un... Un labyrinthe évidement. Une petit labyrinthe dans son jardin, tellement pittoresque nyahahaha ! J'imite mal le noble crétin ayant fait ça. J'entends les galops d'un cheval et un Arkturus m'ayant rattrapé en moins de deux ! Il m'appelle mais pas trop fort, je ne sais pas pourquoi. Il m'entends me gaufrer par terre à cause d'une racine et cours avant crier :"saloperie de labyrinthe!" Hé ouai. Moi aussi j'aime pas les Labyrinthes. J'entends d'autres pas vers moi. Des pas plus... Sauvages. J'en vois une ! Je vois une créature hideuse rôdant dans le labyrinthe avec nous. Il me regarde, je le regarde, il cours vers moi, je le fuis. La suite logique est bouclée. Je vais vers un cul de sac malheureusement mais j'entends un bruit de pas derrière-moi plus humain. Seulement, ça marche calmement en ma direction et Arkturus n'arrête pas de courir... . Je vois alors une sorte de personne... De sexe masculin à ce qu'il en reste. Bien habillé comme cadavre ambulant. Il tient un énorme bouquet d'une espèce de fleurs bien singulier. Il me la jette quasiment au pieds et, en relevant mon regard pour le regarder de nouveau je sursaute en voyant qu'il ressemble à présent à quelqu'un de presque vivant et pas trop mal lévitant dans le plus grand des calmes. Il me tend la main en souriant. On dirait... Le comte. Ce fameux comte et dans l'histoire d'Aloïs, la légende voudrait qu'il ai deux têtes. Une charmante comme celle-ci et une derrière plus...

- Aaaah !!! Putain !! C'est quoi ça ?!!

Voilà, plus comme ça comme le suggère les exclamations d'Arkturus. Cependant, écoutant son courage et ne voulant certainement pas se faire étriper par Grégoire s'il m'arrive quelque chose, il l'attaque. Le comte était un excellent épéiste, enfin, il maniait plus la rapière avec brio. Même si à présent, avec les progrès, on dirait maintenant plus une fine épée. Soudain je me fais attraper et emmené dans les hauts arbustes par une créature immonde. Seul mes pieds dépassent un peu... . Je me débats avec la créature qui lacère ma chair avec ses griffes. Arkturus fait disparaître le mort-vivant pas très tangible à moins que celui-ci s'en alla de lui-même. Il me tire les jambes puis me récupère avant de tuer froidement la sombre créature. Il me regarde ensuite avec colère. Il me chope et me maintient au sol en grondant comme un dragon.

- Il va falloir m'écouter maintenant. On va rentrer au bateau sans faire d'histoire et je vous ligote au canapé.

- Non.

Surprit, il ne s'attends pas à ce que je dégage mon genou et que je lui latte les parties. Enfin, c'est ce que je pensais mais il est coqué avec son armure... . J'ai juste mal au genou maintenant. Il me foudroie du regard.

- Sérieusement ?

- J'ai quelque chose à faire alors t'as qu'à... M'accompagner ! Je fais mon truc au manoir puis promis après je me laisse docilement ramené.

Il arc un cil.

- J'en ai rien à cirer.

- Sinon je ne me guéris pas et je laisse mon sang couler et j'en ai presque plus. Je dirais que c'est ta faute à Grégoire.

Il me regarde comme si j'étais une de ces créatures avant de me lâcher et me relever après lui. Il me tient fermement par la bras.

- Ok. Fais vite.

Je me soigne donc puis l'emmène au manoir où je peux entendre en parallèle de ma quête, Grégoire et des autres se battre. Je vais directement dans la salle qui m'intéresse, celle... Avec mes ailes. Mes ailes d'enfants. On croise personne, rien, pas même une créature. Arkturus lâche mon bras et va vomir un peu plus loin, d'effroi. Il revient tandis que je tente de détruite le machin qui renferme mes ailes.

- C'est... C'est pas les tiennes... Si ?

Je ne lui répond pas, trop occupé à essayer de péter ce machin. Il me dit :"laisse." avant de frapper de toutes ses forces le pilier et fait briser le verre. Le liquide coule et je récupère les ailes. Je les touche et cela me fait des sensations étranges dans le dos. Je sais que je ne peux pas les reprendre... Quand bien même elles sont trop petites... . Je les regarde un moment puis les met en tas quelque part avant d'y mettre le feu avec ce que je trouve. Je les regarde brûler sous le visage blême du garde. Il faillait bien faire ça. Elles ne sont pas un trophée. Elles doivent disparaître pour enterrer définitivement les mystères de cette partie de mon passé. Après ça, nous avons encore le futur. Le futur est mon dernier problème. Le dernier mystère. Je me retourne en laissant ça brûler et fait signe à Arkturus qu'on peut y aller.
Niveau 4
Wraith Dorcas
Je suis dispo pour : Un pour le moment
Expérience : 216

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): AÄN
Groupes: Domaine
Race: Xen
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 4


Revenir en haut Aller en bas
Mar 15 Jan - 22:19
Suggestion d'écoute:
 

Nous avancions dans la forêt pour rejoindre le manoir, sous les ordres de Grégoire. Si on pouvait appeler ça avancer... Des choses... des choses sortaient de partout. On ne les distinguait qu'à peine avec l'éclairage que nous offrit mon frère d'arme. Ces créatures ne semblaient pas arcaëlliennes... ni même vraiment bestiales... Elles ressemblaient à d'horribles fœtus noirâtres qui se jetaient sur nous, avides de notre chair et de notre sang. Était-ce vraiment ces choses que nous avions entendu crier au loin ? Pas sûre... Ces choses ne semblaient même pas pouvoir crier. Tout ce que j'entendis durant notre infiltration vers le manoir fut le bruit horrible de chair découpée que cela produisait quand je les massacrais. On aurait dit comme de la gélatine... c'était tout simplement répugnant, mais dans mon état, cela me laissait indifférente. Je bondissais, je tranchais, je bondissais à nouveau pour éviter les assauts avant d'à nouveau découper mes ennemis en tranche. Il y en avait tellement que cela commençait à devenir compliqué. Mais d'où venaient toutes ces choses ?

J'avais beau les découper, il n'y avait pas de sang, en vérité il n'y avait rien... ces choses étaient comme des coquilles vides. Quand j'en avais fini avec elles, elles se liquéfiaient avant de disparaître... étrange. La seule chose qu'elles laissaient était un espèce de liquide noir et répugnant. Certaines avaient parfois l’apparence d'humanoïdes... Mais ces choses n'en étaient plus du tout... elles grognaient, elles s'agitaient dans la nuit telles des créatures sans âmes. Le pire étant qu'elles étaient totalement vide de fluide, impossible de me recharger. Et mes voix me répétaient :

« Tues-les tous !!! »

Ce que je faisais sans la moindre hésitation. Et nous arrivâmes enfin en vue du manoir.

- Prête ? me demanda Grégoire.

Je restais parfaitement silencieuse. Un sourire malsain se dessina sur mon visage pour toute réponse à mon frère. Je poussais alors un cri de rage et me jetais en avant... Je me trouvais alors face à un spectacle assez effrayant : tous les gardes et serviteurs d'Aloïs gisaient tous à terre dans une marre de sang. L'un d'eux rampait dans les viscères, le regard terrifié.

- Elles sont sorties... Elles sont sorties... les choses dans le sous-sol...
- Les choses ? Quelles choses ? demandai-je en plantant mon épée juste à côté de sa tête.
- Les créations... d'Aloïs... Elles... Elles ne sont plus les mêmes... il y a quelque chose... ça les a rendu folles... elles nous dévorent... elles... nous dévorent !!!! Ahahahaha ! Elles sont venues festoyer !! Nous sommes leur repas !!!

L'homme s'accrocha à moi avec un air de dément. Il était devenu complètement fou. Je voulu le faire lâcher prise mais il fut happer par quelque chose dans l'ombre que je ne voyais pas. Après un hurlement d'horreur, j'entendis un terrible craquement... Comme quelque chose qui venait de mordre dans de la viande et des os.

« Elles sont là, elles sont partout ! » me hurla une voix dans ma tête.
« Elles veulent te dévorer !!! Ne les laisse pas faire !!! »

Suggestion d'écoute:
 

Exactement, hors de question que je laisse ces choses me dévorer. L'homme qui s'était fait emporter était en train de se faire broyer sous les énormes mâchoire d'une créature qui ressemblait à un gros tas de chair immonde dont la bouche prenait quasiment toute la taille du corps. Je fus horrifiée de voir cette chose contre-nature. Elle tenta de m'attraper les pieds avec ses espèces d'appendices qui lui servaient de tentacules, mais je fus assez vive pour sauter par-dessus, les découper et me retrouver face à son énorme gueule qui avait l'odeur de sang et de cadavre. D'un coup rapide et puissant, j'abattais mon épée sur elle mais elle ouvrit d'autant plus la gueule, ce qui me fit manquer le haut de sa tête. Quand elle voulut refermer sa bouche, je levais à nouveau mon épée. En abaissant sa mâchoire, sa tête se découpa toute seule en deux. Ma force était supérieur à la sienne, de peu... Je voulus me dégager de son immonde gueule mais des genres d'appendices en sortirent pour m'y jeter à nouveau. En un éclair, Jürgen avait lancé sa javeline pour les stopper. Le pieux se planta profondément dans sa gorge et la chose cracha une énorme quantité de sang noir et répugnant avant de s'affaisser sur elle même.

- Mais c'est quoi ces choses ? s'étonna Jürgen qui n'avait jamais rien vu de pareil.
- Je ne sais pas... mais les expériences d'Aloïs ont visiblement été des réceptacles parfaits pour les démons d'Özan.

Je me tournais alors vers le manoir, emplie de rage. Aloïs avait attiré le mal ici, avec ses horribles expériences. La fin de sa domination avait laissé une porte ouverte à la puissance d'Özan et de ses suppôts. Je vis alors, juste face à nous, une pauvre créature, qui ressemblait à un xen... mais le pauvre était terriblement déformé. Son visage était en biais, il avait de longs bras et des jambes très courtes. Sa colonne vertébrale était complètement tordue, au point qu'il avait une bosse dans le dos. Une véritable erreur de la nature...

- Pitié... aidez-nous... pitié... J'ai mal... terriblement mal... Ah... AAAAAAAAAAAAH !!!!!

Je restais silencieuse, figée par le terrible spectacle qui s'offrait à moi. Son corps s'écartela et fut parcouru de terrible soubresauts. Son visage déjà difforme se changea et la peau s'en arracha... Il avait à présent une tête couverte seulement de chair... et on pouvait voir les os de son crâne qui s'était paré d'une mâchoire impressionnantes et de crocs énormes. La taille de ses bras avait doublé, triplé même. Ses mains étaient à présent des griffes et son corps paraissait noircir à vue d’œil.

- Maaaaaaaaaaaaaaaal !!! Si maaaaaaaaaaaaaal !!! Ils entrent en nous, ils nous dévorent de l'intérieuuuur ! s'écria l'horrible chose qui se mit à battre des ailes.  

Car les ailes de l'ancien xen tout déformé avaient aussi changé de forme pour s’agrandir. On aurait dit des tâches d'encre, car elles étaient recouvertes d'une substance visqueuse et noire. C'était complètement dingue... Si j'avais été saine d'esprit, je crois que j'en aurai perdu la raison... La vue de cette créature aurait rendu fou n'importe quelle personne un tant soit peu ordinaire.

Suggestion d'écoute:
 

Elle leva une énorme patte et l'abattit en ma direction. D'un bond, je l'esquivai, de justesse. La rapidité de cette chose était surhumaine. Même Jürgen semblait totalement désemparé face à cette créature infernale. Grégoire non plus ne semblait pas du tout dans son assiette.

- Sang et cendre... s'exclama-t-il.
- GRAAAAAAAAAAH !!!

Je sautais en avant, jouant de mon épée pour découper le bras enfoncé dans la terre de cette créature. Ma lame s'enfonça à peine dans sa chair et elle ne sembla pas tellement ressentir la douleur... Elle avait déjà trop mal partout pour se rendre compte de la différence. Je fus balayée d'un revers de son autre griffe et tombai dans la marre de sang où je puisai du fluide. Mon armure n'avait subit aucun dégât, mais mes os avaient été brisés à mon épaule gauche. J'avais le souffle court, la respiration saccadée. Je sentais Bwrydr Camlan soigner mes blessures, mais pas assez vite pour m'éviter l'atroce douleur que je ressentais.

- 'chier ! pestai-je. Grégoire... il y en a d'autres qui arrivent ! Lui hurlai-je.

Et en effet, d'autres créatures dégoûtantes commençaient à s'approcher de notre direction. Jürgen et Grégiore prirent les devants et partirent d'un côté et de l'autre pour arrêter l'avancée de deux des créatures. Si les autres monstres étaient aussi forts, il y avait peu d'espoir d'avancer plus loin...

- Mais c'est quoi cette merde à la fin ?

Je sautais sur le côté pour esquiver un nouvel assaut du monstre difforme. Sa griffe me manqua de peu. Je m'acharnai alors sur celle que j'avais déjà entaillée... encore un résultat peu concluant. Je décidai donc de faire appel à la puissance de Gwyar pour trancher dans le vif du sujet. Alors qu'il abattait à nouveau son énorme bras sur moi, je lançai une lame d'énergie noire qui le découpa net. Cela ne sembla cependant pas le toucher plus que cela. Il se jeta, gueule en avant, pour me dévorer. Je tendis mon épée en avant pour bloquer son horrible mâchoire qui se referma dessus. Elle pressait dessus, mais avec mon bras blessé, j'empêchai ses crocs de se refermer sur ma main. Je posais un pied dans sa gueule et commençai à forcer pour lui faire ouvrir grand la bouche.

- Pas question que tu me bouffes, saleté !!!

Je poussai mon fluide dans la lame de Gwyar qui se mit à briller avant de projeter un rayon noir qui traversa la tête de l'immonde bestiole qui poussa un hurlement de douleur et lâcha prise. Je me dégageai alors de sa bouche mais ne vis pas le coup suivant arriver. De son bras énorme, encore valide, il me balaya et m'envoya valdinguer dans un tas de cadavres. Le choc me brisa un tibia et quelques côtes. Ils commencèrent tout doucement à se régénérer grâce à mes aptitudes naturelles et à l'armure, mais je sentais que cela puisait énormément de mon fluide. Je commençais à être épuisée.

Suggestion d'écoute:
 

- C'est quoi ce délire ? Vous êtes quoi au juste ?
- Nous sommes le début et la fin... s'exclama la chose avec une voix qui n'était plus du tout la même que le xen qu'elle fut autrefois. Nous sommes ce que vous avez été et redeviendrez ! Ainsi va la causalité ! Néant tu as été, néant tu redeviendra !
- J'en ai marre de ces conneries... Qu'Özan aille se faire mettre ! J'ai déjà assez sacrifié de choses en son nom... Si son néant lui plaît tant, qu'il y retourne et qu'il arrête de nous faire chier !!!

Je puisais à fond dans mes réserves de fluide. Gwyar se mit à briller comme jamais et un rayon de lumière rouge découpa le ciel tandis que je la brandissais en l'air.

- GWYAAAAAAAAAAR !!! hurlai-je.

La déferlante d'énergie qui se dégagea de l'épée découpa la créature en deux, puis une autre, et encore une autre. Mes alliés durent se jeter à terre pour esquiver la puissance de l'onde noire et ne pas être découpés. Je nous avais débarrassé d'une partie non négligeable de ces créatures du néant... au prix d'un lourd tribu en fluide. Je tombai à genoux dans la marre de sang, au pied de ce tas de cadavres à moitié dévorés. Brwydr Camlan continuant à pomper ce qu'il me restait de fluide pour guérir mes blessures. J'étais à deux doigts de l'évanouissement.

- Hurg...
Niveau 4
Anna Cornwall
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 457

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Force, Régénération
Groupes: Domaine
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 4


"Des roses... de jolies roses rouges... partout..."

Artefacts:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 17 Jan - 8:20
La Salamandre accosta rapidement à Balar’Han et le premier constat ne fut pas bon du tout. A bord du bâtiment princier, l’on pouvait entendre au loin des clameurs et des cris de détresse. Tout semblait se passer très mal ici. Il manquait cruellement au ciel des lunes pour éclairer ce qui pouvait bien se tramer au loin. Manquant cruellement de vision, les soldats de la principauté n’auraient su dire quelle était l’ampleur du drame qui se passait ici bas.

Cependant, il y a quelque chose qui inquiéta d’autant plus le Prince lorsque lui et ses armées posèrent le pied à terre, c’est que plus aucun cri ne semblaient leur parvenir. Plus rien… le silence complet, un silence de mort à leur glacer le sang, comme si tout avait pris fin subitement.

- Dispersez-vous ! Restez toujours par groupe ! Que tous les soldats marchent par équipe ! Suivez les ordres de vos supérieurs en cas de problème ! Ne cédez pas à la panique ! Si la moindre créature, ou la moindre personne vous menace, ne prenez aucun risque, tuez les sans hésitation. Même les civils…
- Mais… Prince Yülhan… commença l’un de ses lieutenants.
- Si ce que les dominians ont dit est vrai, il est possible que les gens d’ici soient déjà tous prêts à mourir au nom de leur ancien maître. Pire… Ils sont peut-être déjà tous sous l’emprise de ce maléfice qui a fait muter Aloïs en monstre d’Özan. Donc pas de pertes inutiles, lieutenant. Au moindre doute, tuez tout ce qui se présente à vous. S’il y a un espoir de sauver des civils, faites le, sinon… vous savez ce que vous avez à faire.
- Heu… Oui ! Oui, Prince Yülhan ! A vos ordres !
- Serre du Dragon, avec moi !! Nous prenons le point le plus éloigné de la ville ! Que les troupes ailées prennent leur envol !! Je veux que nous soyons les premiers à arriver. Les troupes au sol, avancez, et sécurisez nos arrières.  

Ainsi l’armée de la principauté avança, les uns par les airs, les autres par les rues. En prenant de la hauteur, les troupes ailées purent enfin se rendre un peu compte de la situation : toutes les lumières qui éclairaient la ville étaient éteintes, même celles qui auraient du se trouver à l’intérieur des habitations. Seuls quelques bâtiments semblaient être encore éclairés… Yülhan ne tarda pas à découvrir qu’il s’agissait des temples et qu’il y avait de l’agitation autour de ceux-ci. Il ordonna à un groupe d’ailés d’aller avertir les troupes au sol et de les guider chacun vers les temples de la ville. Le Prince commençait a avoir une idée de ce qui se passait ici. A tous les coups, les habitants s’étaient réfugiés dans les temples. Et seuls les dieux savaient ce qui rôdait autour… même si le dirigeant d’Yban en avait une idée assez claire. Il n’avait cependant pas imaginé ce qu’il allait bientôt découvrir.

Une fois près du temple le plus proche de la forêt environnant Balar’Han, Yülhan découvrit avec horreur une multitude de choses immondes en train d’essayer de pénétrer le temple. Il ordonna à sa garde personnelle de l’accompagner dans un premier assaut aérien. La Serre du Dragon et le Prince plongèrent comme un seul rapace vers les créatures qui frappaient à la porte du temple pour y pénétrer. Leurs lames taillèrent les monstres tandis que les flammes que Yülhan avaient lancé éclairaient -tout en brûlant les créatures- ce qui se passait. C’est avec horreur que le Prince et sa garde découvrirent que les choses en question étaient de formes humanoïdes… Seulement, elles n’avaient plus rien d’arcaëlliens ordinaires. Des griffes et des crocs leur étaient poussé, leur peau avait noircie -même sans compter celles qui brûlaient à l’instant-, et leurs yeux étaient vides, vides au point que leurs orbites n’accueillaient littéralement plus rien.

- Mon Seigneur… s’exclama l’un des gardes princier avec horreur. Vous pensez que ce sont…
- Probablement des citadins, oui… Ils auront été maudit par Özan, tandis  que d’autres auraient été épargnés. Il est possible que ceux dans le temple soient encore tous sains et saufs !
- Que faisons-nous ?
- Les temples semblent être les lieux les plus sûrs ! Sécurisez-les, protégez-les ! Nous n’avons pas assez de notre navire pour faire évacuer les survivants, et je ne pense pas qu’il y en ait assez au port pour faire monter tout le monde sur tous les bâtiments présents.
- Oui, Seigneur !

La Serre du Dragon se jeta dans un combat acharné contre les monstruosités qui avaient pris d’assaut le temple. Malgré leur expérience au combat, il y eut quelques blessés légers, mais la Garde du Prince s’en sortit plutôt bien. Cependant, même si cela se faisait à un rythme assez lent, d’autres créatures rejoignaient petit à petit le combat pour pouvoir pénétrer dans le temple et y dévorer la moindre étincelle de vie qui s’y cachait.

- Il en arrive sans arrêt ! s’écria l’un des gardes.
- Nous ne pouvons pas abandonner… Je ne sais pas où en sont les dominians, mais…

Le Prince s’arrêta net. Quelque chose venait de fendre le ciel, comme un éclair rougeoyant. Cela venait de loin, en direction du manoir. Ce n’était pas bon signe selon lui. Le Domaine avait peut-être besoin d’eux.

- Allez avertir nos troupes de protéger les temples et ceux qui s’y trouvent ! Pirkin, Joldfän, Corsiküs, Calescah, vous quatre, avec moi ! Rinkfel, va avertir Geotan ! On aura sûrement besoin de lui en renfort !
- Oui, Prince Yülhan ! s’exclama le jeune elfin.

Rinkfel était l’un des rares elfin a avoir des ailes entièrement développées et qui lui permettaient de prendre son envol. Ce jeune garde princier était un vrai miracle à lui tout seul. Il n’avait jamais été le plus aguerri des combattants, mais ses prouesses en haute voltige et sa légendaire discrétion lui avait valu une place de choix dans la Serre du Dragon. Il était l’un des plus rapides messagers de la Principauté, et aussi un bon espion. Avec son air innocent, personne ne se méfiait jamais de lui. Yülhan savait choisir les gens qui l’entouraient et déceler leurs forces et atouts. La Serre du Dragon n’était pas seulement sa garde personnelle, elle était constituée d’une élite dont les membres avaient chacun un point fort. Une particularité exceptionnelle, qui faisaient d’eux des êtres particulièrement doués.

Pirkin était un xen massif, il avait hérité cela de sa mère, une lorcq aux attraits guerriers. Il pouvait sans problème manier une lourde masse ou même des marteaux de guerre. Mais ce qui faisait sa particularité, c’était le fait qu’il pouvait se changer en ours colossal, ou en boros, ces énormes créatures félines recouvertes de mousse, aux crocs et griffes redoutables malgré leur nature herbivore.

Jolfdän, lui, était un Tahora, doué dans l’art du lancer de couteau. Il pouvait toucher une cible mouvante à vingt mètres, ce qui était un sacré exploit quant on sait qu’en moyenne, un lancer de couteau ne dépasse pas les dix mètres pour les plus doués. Il était capable de toucher plusieurs cibles à la fois et savait également manier l’épée.

Corsiküs, était un mzékils, avec un sale caractère. Hormis son talent d’être l’une des personnes les plus désagréables au monde, il était particulièrement doué avec une arbalète à la main. Ce qui le caractérisait particulièrement, cela dit, c’était son aptitude à prendre les gens par surprise. Il n’avait pas tellement de remord à prendre ses ennemis en traître et avait l’habitude de faire le sale boulot. Un homme dangereux quand il ne se retrouvait pas en face à face, où il faisait montre d’un peu moins de courage… étonnement.

Calescah quant à elle, était également une mzékils, elle avait la peau particulièrement brune et des cheveux courts pour une femme. Elle ne se définissait pas tellement comme tel, d’ailleurs. Elle préférait qu’on ne tienne pas compte de cela, elle s’était assez battu pour qu’on ne la rabaisse pas au niveau d’une simple femme en détresse qui a besoin d’aide. Particulièrement douée au combat à l’épée, dans un style fluide et précis, qui consiste à viser des points faibles, plutôt que de compter sur la force brute, elle excellait également en stratégie. D’aucun disent qu’elle est la plus dévouée à Yülhan parmi les gardes de la Serre du Dragon.

Yülhan, ainsi que toute cette fine équipe, partirent en direction du manoir, dans l’espoir de ne pas arriver trop tard…
Niveau 10
Yülhan Mzékils’Han
Je suis dispo pour : Mes fidèles (et les autres si besoin)
Identité : Fiche
Expérience : 99

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez, Äan et Thâ
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 10
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 17 Jan - 21:00










Je me relève après l'énorme onde de choc envoyé par Anna, avec mes avatars nous nous replions autour d'elle. Dans l'obscurité et les flammes déclenchées par l'onde de choc, je vois de nouvelles créatures approcher, leurs silhouettes hérétiques se découpant des flammes et de leurs lumières. 

La sueur coule de mon front à grosse goutte malgré la fraîcheur de la nuit, je suis haletant, je vois mal comment sortir de ce foutoir. Ils nous encerclent, leurs gargouillements répugnants se répondant en une cacophonie à vomir tout autours de nous. 

Un premier tente de passer, mais mon golem de pierre l'écrase de ses deux poings contre le sol, le martelant jusqu'à ce qu'il cesse de bouger et se fonde en une flaque noirâtre comme les autres. Un deuxième rampe avec une rapidité effrayante dans notre dos, mais un des avatars végétales le stoppe de son bouclier de feuille acier avant de le trancher net dans le sens de la longueur. Un troisième saute sur notre flanc et le deuxième avatar le transperce de sa lance en bois de fer. 
Anna est toujours à genoux, et moi-même je ne suis pas au mieux de ma forme. Je réfléchis à toute allure alors que mes invocations repoussent tant bien que mal les assauts. Le golem perd son intégrité peu à peu, il sera bientôt vaincu et mes avatars végétaux saignent de la sève à de nombreux endroits de leurs corps. 

Je me redresse, plante ma lance au sol et tisse mon khan jusqu'aux arbres autour de nous, je suis navré Gadvoi, mais je le dois. J'use des racines parasites et aspire la moindre parcelle de fluides dans les alentours, tout ce qui est végétales, les animaux sauvages... Je les tues tous autours de moi dans un large. Je suis submergé par le fluide souillé que j'ai récupéré... Je crache du sang noircis et une douleur horrible me traverse les entrailles alors que je rends le contenu de mon estomac en restant fermement attaché à ce fluide maudit. 


Dernière bravade:
 

Je suis désolé Anna... Je façonne une racine qui propulse la grande femme dans les airs, loin vers les quelques silhouettes ailées que je voyais venir dans ma direction. Je suis un genou sur le sol, mes invocations continue de combattre vaillamment pour me défendre alors que des vagues de démons affluent pour nous dévorer. Je regarde le ciel, Anna est dans les bras d'un grand xen, elle se débat, même d'ici, je vois son regard... Pardonne-moi, je soufflais en laissant couler des larmes. 

Je tisse le khan dans toute la zone, je change chaque fougère et arbres en un diffuseur de spore incendiaire. Je lève les doigts alors que l'odeur du pollen inflammable me chatouille les narines. Les démons finissent de vaincre mes invocations... Trop tard, je claque des doigts, un éclair de fluide court entre mes doigts. 



Depuis le ciel le spectacle est infernal. La forêt s'embrase littéralement dans les flammes, partout le feu dévore la végétation et les silhouettes noirâtres des démons ne peuvent lui échapper assez vite. Bientôt... Le feu se propage, guidé par le tissage de khan pour suivre les nuages de pollens inflammable. Il atteint la cité dans une vague ardente, s'étalant dans les ruelles et les rues, dévorant les bâtiments et les monstres,les soldats sont sortis de là par les ailée qui les soulève dans le ciel in extremis. Seuls les temples tiennent bon, fait de bonnes pierre épaisse. 
Après la vague de feu initiale, rapide et destructrice, le silence après le grondement des flammes. Un nuage de cendre s'élève peu à peu alors que les ailées observent le paysage dévasté. 
Balar Han est ravagé seule ses temples tiennent encore debout. Les navires qui avaient quitté le port à la vu du feu reviennent pour récupérer les survivants qui sortent des temples, bien peu de survivants. 


Dans les eaux de la mer du nord de la cité... Un corps flotte inanimé. Un navire de petite taille s'arrête près de lui, alors que des étranges silhouettes vêtu de longs manteaux rouges observent l'individu. 


©️ Jawilsia sur Never Utopia

Niveau 6
Grégoire Boisdefer
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 231

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis le Premier Citoyen, du Domaine!:
 




Artefacts acquis:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sam 19 Jan - 12:03
Nous quittons vite le manoir et alors que je ne souhaitais pas me retourner, rêvant de mettre le feu au château entièrement, je vois une vive lumière. Bien sûr que cela me pousse à me retourner. Je vois mes souhaits exaucés devant mes yeux. Arkturus m'éloigne par sécurité mais je ne résiste pas à le voir flamber. C'était la meilleure solution pour annihiler tous ce mal. Mais je n'ai pas vu mes amis sortir par contre, sûrement par l'entrée principal. Arkturus me gronde de partir mais j'ai un mauvais pressentiment tout à coup. Cela dit je ne suis pas censé être là... .

- Je t'ai enfin retrouvé.

Je sursaute, mon cœur me fait mal. Je me retourne en vitesse, Arkturus avait déjà dégainer avant de voir qui était là. C'est Dewey aux couleurs du domaine qui me regarde avec un air dépité.

- Dewey ! Tu m'as surprit ! Qu'est-ce que tu fais là et comment tu m'as retrouvé ?

- On s'en fiche, si tu réfléchis bien tu trouveras. Faut te ramener au bateau. Jürgen a déjà dû savoir que tu es là et pas autre part. Je vais les rejoindre, toi tu rentres.

- Dewey... Je suis grand tu sais, je-

- Que dalle ! Faut sans cesse te surveiller car il t'arrives toujours des tuiles ! Et on sera tous plus soulagé quand tu seras en sécurité.

- T'es gentil Dewey, dis-je en souriant tout ne le prenant dans mes bras. J'ai seulement besoin de savoir si Grégoire et les autres vont bien.

Dewey soupir et m'écarte avant d'aller vers le manoir en courant. Je le suis comme je peux et une fois près de Jürgen, parachuté pas très loin, on vit son visage blêmir. Il avait perdu son casque et son armure et salement amoché. Il semble saigner dedans car il crache du sang. Il se relève péniblement, sentant les limites d son corps d'humain. Je le soigne petit à petit, arrêtant mes soins pour plus d'efficacités. Il me fait son regard du jugement comme je m'y attendais mais pas seulement. Il y avait quelque chose d'autres. Quelque chose de terrible s'est bien passé par-ici. Il ne dit rien, attendant d'être totalement soigner pour parler.

- Anna va bien, enfin "bien" est un grand mot je dirais en vie et c'est le principal. Il va lui falloir beaucoup de soins mais surtout autre qu'avec tes pouvoirs... . Dans sa tête, c'est le chaos et ça ne va aller avec le temps. Grégoire... C'est un très bon dirigeant. Il s'est sacrifié pour faire disparaître le mal qui ronge ces terres mais... Je ne sais pas s'il est en vie. Je ne l'entend pas. Je le chercherais. Je le trouverais avec mon pouvoir et quelques aides supplémentaires. Je fouillerais chaque parcelles de cette maudite propriété. Si y a pas de corps alors y'a de l'espoir.

Il s'arrête, me voyant déjà aux bords des larmes. C'est de ma faute... . Ils souffrent à cause de mon imprudence avec mon demi-frère. Si j'avais accepté mon destin je n'aurai jamais mit en danger la vie de Grégoire, Anna et Jürgen ainsi que tous ceux qui sont venue me sauver. Une nouvelle fois.

- Wraith ! Tu as décidé de vivre. Ne renie pas la vie maintenant. Les pertes en font partie. On n'a pas le temps pour les états-d'âmes, le prince arrive avec ses troupes et vont vite constater les dégâts.

- Mais tu n'as plus ton casque !

- Je sais. Il faut vite nous regrouper pour la retraite. Grégoire Boisdefer n'étant pas là, il faut s'organiser sans lui et Anna n'est pas en état de diriger quoi que se soit. Il faut une troupe disciplinée. On va retrouver Anna, on se regroupe puis on attend le prince. Enfin, vous attendez le prince, moi et Dewey allons unir nos force pour tenter de trouver Grégoire avec ses pensées. Wraith ! Faut que tu sois fort ! Grégoire ne voudrait pas que tu faillisses à un moment aussi grave. Le Domaine n'a plus de dirigeant pour le moment. Il faut vite lisser tous ça. Bouge-toi. Va retrouver ta Anna, d'après ses pensées elle est plus loin par-là. Je sais que tu es à bout mais ce n'est pas le moment, va.

Il pose une main sur mon épaule avant d'aller avec Dewey près des lieux. Je suppose qu'avec ses pouvoirs il va amplifier ceux de Jürgen. C'est étrange qu'il est la même capacité que Vince... . Mais passons ! Anna a besoin de moi, je vais la retrouver. Je me dirige avec hâte à l'endroit que Jürgen m'a indiqué avec son doigt et trouve vite Anna et son armure qui, par rapport à celle de Jürgen est en bien meilleur état. Elle est avec... Un autre Xen. Ailées. Bref... Elle semble se débattre mais s'arrête en me voyant arriver avec Arkturus. Elle doit vraiment se demander ce que fou là. Je m'approche d'elle et ce n'est pas de la surprise que je vois dans ses yeux. C'est de la fureur. Une fureur brûlante et déferlant dans son être, la rongeant sans ménagement. Quelque chose d'horrible s'est passée et elle a tout vu. Je suis auprès d'elle et je ne sais pas quoi faire. J'ai des sueurs froides en scrutant son regard et la prend dans mes bras. Pourquoi de fait ça ?! J'aimerai tellement soulager sa souffrance mais aucune magie d'Äan pourrait le faire.

- Le prince arrive... Et avec Jürgen et Dewey ils vont trouver Grégoire ! Il n'a pas pu disparaître ! On va trouver Grégoire ! Ne pleur plus... Ça va aller Anna... Je suis là...

Je vois trouble, je sens mon insuffisance sanguine reprendre le dessus. Il faut encore tenir, il faut sauver Anna.

- Anna, on va remuer ciel et terre pour le trouver, je te le promets. Je ne vais plus causer de problème... Arg... Je suis tellement désolé... Grégoire est fort, on va vite le trouver et... On prendra une grosse retraite bien mérité. Se serait merveilleux hein ? Tous les trois... Avec nos enfants qui joueront ensemble... Et notre famille qui rigoleront autour d'un bon repas... Se serait sympa hein...? Se serait chouette... On serait ensemble... J'aimerais tellement... Que tu ne souffre plus...

Je passe ma main sur sa joue et l'embrasse tendrement avant de partir en arrière. Je sens Arkturus me rattraper et mon corps me quitter. J'entends le garde dire à Anna qu'il va me ramener au bateau pour me faire soigner mais que le prince arrive et qu'on doit vite se réunir pour partir en retraite sous leur protection. Il dit que le temps est compté et... Je ne sais pas trop... Je... .
Niveau 4
Wraith Dorcas
Je suis dispo pour : Un pour le moment
Expérience : 216

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): AÄN
Groupes: Domaine
Race: Xen
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 4


Revenir en haut Aller en bas
Sam 19 Jan - 18:27
Je restais là, impuissante soulevée par une racine géante. Je ne comprenais pas au début... Puis je jetais un regard vers le bas, tout comme Jürgen qui se retrouvait dans la même situation que moi. Grégoire était à présent tout seul, face à une myriade de monstruosités. Pourquoi étais-je soudainement hors d'atteinte ? Plus je réfléchissais, plus je comprenais avec horreur ce qui se passait. Je me mis à hurler.

- Grégoire !!! Grégoire nooooooooon !!! Noooooooooooon !!!
- Anna ! S'écria Jürgen.

Mais je n'écoutais plus ! Je voulais redescendre et me battre à ses côtés. Je ne voulais pas que Grégoire fasse ça ! Je ne comprenais pas... Saphira, ses enfants... tous comptaient sur son retour, comment pouvait-il songer à se sacrifier ? Alors que je m'apprêtais à sauter le rejoindre, je fus saisie par un xen aux puissants bras. Je restais sans voix. Mais d'où venait-il exactement ? Aucune idée, mais je me mis à me débattre violemment.

- Lâchez-moi !!! Je dois le rejoindre !!! Lâchez-moi, je vous dis !!!

J'avais beau m'agiter, le xen resta imperturbable. Il était aussi solide qu'un roc. Sans rien dire, il continua notre route vers le manoir, nous éloignant d'autant plus de Grégoire. Jürgen se vit emporté par un tahora et un mzékils. Je voyais derrière nous le Prince qui plongeait vers le bas, suivi d'une de ses gardes quand ils firent subitement volte-face. Mon sang se glaça d'effroi. Pourquoi faisaient-ils demi-tour ? Pourquoi ne pas porter secours à Grégoire ? J'eus à peine le temps de me poser ces questions qui l'air autour de mon frère d'arme s'embrassa dans une gerbe gigantesque de flammes. Les ailes gonflées par l'air chaud ascendant, le Prince et son garde prirent soudainement plus de hauteur et durent tenir bond pour ne pas partir en vrille.

Je me mis à hurler de toute mon âme, de toutes mes forces alors que Grégoire était dévoré par les flammes, lui et toutes les créatures d'Özan autour de lui. Le brasier pris une proportion absolument titanesque et la forêt se mis à prendre feu, une vraie tornade de souffre qui se propagea jusqu'à la ville au loin. La puissance de l'onde fit éclater les vitres du manoir. Et il fallut un moment avant que l'on puisse y atterrir en toute sécurité. Le manoir avait résisté aux flammes, mais il n'était pas dit qu'il en serait le cas très longtemps encore.

Jürgen et moi fûmes posés à terre. Une fois au sol je me mis alors à courir vers le brasier. Il fallait absolument que je retrouve Grégoire... Les voix me l'intimaient, elles m'ordonnaient de me jeter dans les flammes et de le sauver, de faire ce geste totalement insensé. Je ne pouvais que les écouter. Tandis que je me jeter vers l'immense marée de flammes, le grand xen me prit par les épaules et me retins.

- Nooooon ! Non ! Lâches-moi !!! Lâches-moi !!! Il faut que j'aille sauver Grégoire !!
- Dame Cornwall, ne faites pas ça... Vous allez vous tuer, implora le grand xen, qui était bien trop grand pour être un xen pur race. Il ne voudrait pas ça !
- Qu'est-ce que t'en sais ? Je m'en fous !!! Laisses-moi y aller !!! Laisses-moi !!
- Je suis désolé, madame... Terriblement désolé... dit-il sincèrement.

Je serais les dents, les yeux embués de larmes, la rage au ventre. Il avait raison, d'autant que je n'étais plus du tout en forme. J'avais encore la jambe à moitié cassée, je tenais à peine debout et le pire, c'est que j'étais à bout, physiquement et mentalement. Je continue à me débattre... Je ne lâcherai rien. Je ne lâcherai rien...

Le grand xen me fit alors signe de la tête. Je me tournai et vis Wraith et Arkturus. Je sentis quelque chose se coincer dans ma gorge. Je n'arrivai pas à me calmer, même la présence de Wraith ne sembla pas apaiser ma souffrance. Et puis que faisait-il là ? Cet idiot c'était encore mis en danger ! Non... C'en était trop pour moi ! Ma colère montait à nouveau, j'avais envie de tout fracasser autour de moi, mais les forces me manquaient. Je me sentais impuissante...

Je serrais les poings alors que Wraith se dirigeait vers moi, le regard empli de questionnement. On se regarda un moment sans rien dire. Je le sentais effrayé quelque part. Mais je n'arrivais pas à articuler un seul mot. Et les voix dans ma tête qui me traitaient de lâche, de faible, qui me hurlaient que je n'avais pas pu sauver Grégoire, que je n'étais bonne à rien. Le pire étant Lemmy qui se moquait de moi, qui me rabaissait au plus bas. J'étais ailleurs... C'est à peine si je me rendais compte de ce qui se passait autour de moi. Je sentis des bras m'entourer et je sursautai, ramenée à la réalité. Wraith était contre moi et me parlait.

- Le prince arrive... Et avec Jürgen et Dewey ils vont trouver Grégoire ! Il n'a pas pu disparaître ! On va trouver Grégoire ! Ne pleure plus... Ça va aller Anna... Je suis là...

« Non... Ce n'est pas vrai, je ne pleures pas... » pensais-je.

Mais alors que j'essayai de m'en persuader, je sentais les larmes couler sur mon visage. Je regardais alors Wraith dans les yeux, complètement bouleversée par la soudaine réalité des choses.



- Anna, on va remuer ciel et terre pour le trouver, je te le promets. Je ne vais plus causer de problème... Arg... Je suis tellement désolé... Grégoire est fort, on va vite le trouver et... On prendra une grosse retraite bien méritée. Se serait merveilleux hein ? Tous les trois... Avec nos enfants qui joueront ensemble... Et notre famille qui rigoleront autour d'un bon repas... Se serait sympa hein...? Se serait chouette... On serait ensemble... J'aimerais tellement... Que tu ne souffre plus...
- Idiot... Pourquoi tu te soucis de moi maintenant ? Ce n'est pas de moi qu'il faut se soucier... dis-je, à moitié en sanglot. Idiot...

Sans que je ne m'y attende, Wraith tendis sa main vers ma joue pour la caresser, avant de finalement m'embrasser. Je restais figée sur place... C'était le vide total dans mon esprit. Les voix cessèrent toutes subitement, comme si j'avais été figée dans le temps, comme si ce moment avait tout arrêté.

- Idiot... répétais-je machinalement.

Cependant, mon moment d'ahurissement fut de courte durée. Wraith bascula dangereusement en arrière, et avant que je n'eus le temps de le rattraper, c'est Arkturus qui s'en chargea. A l'image de Wraith, je chancelai dangereusement et fut rattrapée de justesse par le mzékils qui avait aidé à porter Jürgen hors du brasier infernal.

- Pfff... Sérieusement, vous croyez vraiment que c'est le moment de faire ça ? râla-t-il. Vous tenez même pas debout en plus !
- Corsiküs, ne sois pas si médisant... soupira le grand xen. Il faut tout de suite les emmener en lui sûr.
- Ouais ouais ! C'est ça, ouais ! Putain, ces dominians, j'te jure... Ils sont tous tarés ! J'te le dis, Pirkin, ils sont pas nets !  
- Arrêtes de faire des histoires, Corsiküs, s'exclama une troisième voix, qui semblait douce et affreusement androgyne. Ils ont vécu des choses terribles ce soir.
- Ouais ouais ! Ben nous aussi, j'te ferais dire, Jolfdän, pesta le dénommé Corsiküs.
- Laissons le Prince prendre la relève. Il faut amener ces deux là sur le Arthoria pour qu'ils y soient soignés, dit calmement Pirkin, le grand xen.
- Tu as raison, rajouta Jolfdän. Ils n'ont vraiment pas l'air bien. On va s'occuper d'eux... Hé !!! Attention !

Je perdis l'équilibre. Ma conscience commençait à sombrer, petit à petit. Mes forces m'abandonnaient, je n'étais plus capable de quoique se soit. J'eus un dernier regard vers Wraith avant de perdre totalement connaissance...
Niveau 4
Anna Cornwall
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 457

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Force, Régénération
Groupes: Domaine
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 4


"Des roses... de jolies roses rouges... partout..."

Artefacts:
 
Revenir en haut Aller en bas
Hier à 11:22
Le Prince planait au-dessus des flammes, accompagné de son fidèle bras droit : Calescah. Il cherchait des yeux quelque chose, ou quelqu'un dans cet océan de feu. Après dix bonnes minutes à chercher dans un vaste périmètre, Yülhan finit par perdre espoir.

- Prince Yülhan ! Nous devons absolument reprendre le commandement de nos troupes ! l'apostropha Calescah.
- Mais Grégoire Boisdefer...
- J'ai bien peur que se soit terminé pour lui, Seigneur...
- Non !!! Ça ne peut pas être terminé ! Calescah, il faut continuer à chercher !
- Ce n'est même pas un citoyen d'Yban... Pourquoi tant d'inquiétude ?
- Grégoire Boisdefer était notre meilleur atout contre l'Alpha... Si le Domaine tombe avec la disparition de son dirigeant...

Calescah resta silencieuse. Il n'y avait probablement pas que cette raison, mais le Prince n'avait pas à se justifier d'avantage à elle. Il continua de regarder les flammes un instant avant de se décider à replonger vers le manoir Balar'Han pour y retrouver le reste de la Serre du Dragon et les dominians. Ces derniers étaient tous en sale état. Le Prince plissa les yeux, pour observer attentivement ceux qui se trouvaient là. Son visage était dur et plein d'attrait. Les événements ne lui avaient pas du tout plu.

- Tiens donc... Mais qui voilà ? s'étonna le Prince avec un nouveau sourire.

Il observait avec attention Jürgen qui sembla subitement embarrassé par la situation. Il n'y avait plus aucun moyen qu'il puisse cacher son identité. Il était démasqué... Il garda cependant son sang froid, misant sur la situation délicate pour que Yülhan fasse le choix de ne pas envenimer les choses.

- Jürgen... Cela faisait longtemps, mon ami ! déclara le Prince.
- Heiiiin ? Jürgen ? s'étonna Corsiküs.

Le mzékils se tourna vers Jürgen et finit par le reconnaître. Son visage exprimait alors la surprise, voyant que l'un des anciens généraux de la Principauté venait de réapparaître d'entre les morts.

- Oooooooooh !!! Sérieux ??? Merde, c'est vraiment lui ! pesta Corsiküs.
- Tu ne l'avais pas reconnu ? s'étonna Pirkin avec un large sourire.
- Hein ? Parce que toi, si ? T'aurais pu me le dire, abruti !
- Je ne voulais pas mettre Jürgen dans une situation délicate, affirma le grand xen.
- Hum ? Qui c'est ça, Jürgen ? s'étonna Jolfdän.
- Ah... c'est vrai... tu l'as pas connu, toi... râla Corsiküs.
- Trêve de bavardage ! coupa le Prince. Emmenez les dominians non valides jusqu'au Artoria. Jürgen n'est plus sous mon autorité, désormais, il est sous l'égide du Domaine. Cela ne change donc pas nos relations.
- Mais... C'était pas censé être un traître ? s'étonna Corsiküs, scandalisé que les choses en restent là.
- Ce n'est ni le moment ni l'endroit pour en débattre ! S'exclama Calescah. Corsiküs, obéis au Prince et exécutes les ordres sans discuter !
- Pfff... Sérieux... rouspéta le mzékils.

Le Prince se tourna vers Jürgen avec un sourire satisfait. Le grand humain sembla soulagé et souffla avant de prendre la parole.

- Il faut retrouver Grégoire... Nous aiderez-vous ?
- Nous allons nous en occuper, oui ! Mais je dois d'abord mettre mes gens en lieux sûr. Je vais m'assurer qu'ils ont survécu à cet apocalypse. Une fois cela fait, nous chercherons ensemble votre nouveau dirigeant.

Jürgen resta muet. Le ton sur lequel le Prince venait de formuler cela avait quelque chose d'inquiétant. Non qu'il fut agressif ou menaçant, mais au contraire, il était d'un calme presque trop parfait. L'ancien général de la Principauté n'avait jamais réussi à lire dans les pensées de son dirigeant, et c'était encore le cas maintenant. Aussi était-il toujours inquiet de savoir comment le Prince pouvait réagir. Il lui avait été donné de voir que Yülhan pouvait garder son calme en toute circonstance, même lorsqu'il s'agit de punir un traître avec la plus grande des cruautés.

- Bien... Sortons d'ici ! Ce manoir est resté debout bien trop longtemps ! Je vais le réduire en un tas de gravas ! Ensuite nous irons nous assurer de la sécurité en Balar'Han, déclara le Prince.

Et cela fut fait. Une fois le manoir quitté par tous, Yülhan fit appel à son fluide de feu pour maîtriser les flammes autour d'eux et les fit tourbillonner pour former un gigantesque lézard de flammes qui s’abattit sur le toit. Il se mit à ravager la demeure sous les yeux admiratif du Prince.

- Bien, ne perdons plus un instant ! Il faut retrouver Grégoire Boisdefer et nos soldats, tonna-t-il.

Le Prince éteignit les feux sur son passage, petit à petit. Il n'y avait plus une créature pour se dresser face à eux. Rien de plus que des cendres... Une fois qu'ils regagnèrent la citée, ils retrouvèrent les soldats de la Salamandre réfugiés avec les survivants de la ville dans les différents temples de la citée. Ils avaient eu très chaud, au propre comme au figuré.

La nuit fut longue. On se sépara en deux groupes : l'un, plus imposant, était chargé d'éteindre les restes d'incendie, de protéger la population, et de les installer là où ils pouvaient, l'autre, était chargé de retrouver Grégoire Boisdefer. Mais la nuit était bien présente, et les heures s'écoulèrent pendant qu'il restait introuvable. Même Jürgen n'avait aucune trace mentale du dirigeant du Domaine. Tout laisser à croire que le Premier Citoyen dominian avait disparu corps et âme dans les flammes infernales qu'il avait déchaînées.

Le jour se levait, et toujours aucune piste menant à Grégoire. Tout le monde commença à perdre espoir. Le Prince décréta qu'il était temps de prendre un peu de repos avant de reprendre les recherches... A bord de l'Artoria, l'ambiance était sombre et maussade...
Niveau 10
Yülhan Mzékils’Han
Je suis dispo pour : Mes fidèles (et les autres si besoin)
Identité : Fiche
Expérience : 99

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez, Äan et Thâ
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 10
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Aube des Mondes :: Le monde :: Yban :: Nord :: Balar‘Han-