Le forum reprend petit à petit de l'activité.
Allez-vous nous rejoindre ?
Bonne rentrée camarades ♥️

Enfin! La vengeance est proche.

 :: Le monde :: Yban :: Est :: Niamed Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Ven 3 Mai 2019 - 20:58

 
Quinzième jours de Loscen

 

Les rumeurs et les hérauts avaient fait le tours d'Arcaëlle très vite. Yban abandonnait l’esclavagisme! J'avais immédiatement fait ordre de mener le "dragon Noir" dans les eaux Ybanaise!
J'avais aussi appris depuis la mort puis la réapparition divine du dirigeant Dominian, mais les Ybanais n'étaient pas encore au courant du retour du dirigeant Boisdefer.
Après des semaines de voyage et avoir rencontré les enfants de la liberté, j'en avais eu al confirmation! Enfin! l'idée de partir en croisade contre les derniers nobles récalcitrant avaient gonflé à bloque les enfants de la liberté qui opérait au service de la princesse et Morianne. 
Je voguais alors pour rejoindre aux dernières nouvelle un navire escortant Morianne et quelques enfants de la liberté et proche garde de la princesse jusqu'à la côte Est du continent... vers Niamed.
Il fallu bien des jours, mais grâce au talent de Domon, le navigateur du navire, nous avons enfin vu les voiles des navires princiers. Mon équipage étaient complet et bien équipé, je serais très heureux de donner une cible à Morianne dans sa quête... Nul doute que mon père avait fait partit des séditieux depuis l'interdiction. 
Je fit approcher le "Dragon Noir" en faisant les signes d'amitié Ybanais et observant le pont du navire princier pour y croisé la mzekil au tempérament bien trempé.   

 

 

 
(c) Kira pour Never Utopia

 
Niveau 3
Tyr Mimir
Je suis dispo pour : Paré à rp
Expérience : 188

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): aucun
Groupes: Neutre
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 3
Revenir en haut Aller en bas
Ven 31 Mai 2019 - 13:02
Les derniers mois avaient été longs et éprouvants, pas seulement pour moi mais pour Yban toute entière. La Principauté était depuis l'annonce de l'abolition de l'esclavage, en proie à une véritable guerre civile. Au sein même de Cescan, les conflits étaient encore ardents. Non seulement ça, mais en plus, la famine avait échauffer les esprits. Les plus démunis prenaient les armes contre les plus riches pour réclamer de la nourriture sans savoir que nous même, au Palais ainsi que la plupart des nobles du mouvement anti-esclavagisme, nous mourrions également de faim. La décision quelque peu cruelle mais justifiée du Prince de réserver les plus grandes rations pour l'armée n'avait pas fait l’unanimité, et les esclavagistes s'étaient servi de se prétexte pour retourner une partie du peuple contre nous. La décision devait rester secrète mais des espions ont réussi à infiltrer nos rangs et les nobles attachés aux anciens dogmes n'ont pas tardé à l'ébruiter.

Il y a eu dissension parmi les Enfants de la Liberté. Certains qui voyaient d'un très mauvais œil cette décision, ont décidé de se retourner contre le Prince, d'autres, plus malin, qui se savaient manipulés par les esclavagistes, n'ont pas cédé. Les arcaëlliens les plus fidèles à Daryun l'ont suivi, le vieil homme ne s'est pas laissé duper par les manigances des esclavagistes et comprenait bien la nécessité de garder les arcaëlliens armés assez nourris pour se battre. Il approuvait à contrecœur la décision du Prince et savait que c'était la bonne décision. Lui aussi avait été à l'armée, et savait qu'il y avait parfois des sacrifices à faire. Moi, j'avais douté... Si je n'avais pas été aussi proche de la famille princière, j'aurai probablement été du côté des « Affamés » comme certains les appelaient. J'aurai sans doute été manipulée comme les autres... Ce conflit était un vrai déchirement pour le cœur. La nation entière n'était plus qu'un miroir brisé, chaque morceau de verre essayant d'anéantir l'autre.

Cescan, à l'heure actuelle, était divisée en deux parties, le Palais et la caserne étaient assiégés par les arcaëlliens qui suivaient aveuglément les ordres de leur dirigeant : le Comte Glends'Gôl. Il était appuyé par nombre d'alliés du même genre : des nobles esclavagistes. C'est pour cette raison que je fus envoyée à Niamed, car le Comte, comptait parmi ses alliés un arcaëllien important qui possédait en plus de grandes richesses, une influence considérable sur le duché Est de la Principauté, assez pour alimenter les rebelles et esclavagistes en armes, troupes et même canons : Le Seigneur  Aldir de Niamed.

Niamed... Ce mot résonna dans mon esprit durant tout le voyage. Allais-je enfin en apprendre plus sur mon titre ? La Fille du Défenseur de Niamed... Pourquoi Tyr Mimir m'avait-il attribué ce titre ? Il avait forcément un lien avec cet endroit. Il était fort dommage qu'il ne soit pas là en cet instant. Toute la fine équipe était restée avec Sëya et la famille princière à une exception près : Brohmac m'accompagnait, il avait tenu à être avec moi, ce qui avait rassuré mon aimée. Pourquoi n'était-elle pas avec moi pour cette mission ? Parce qu'il fallait bien quelqu'un pour calmer le jeu à Cescan, et qu'avec son nouveau titre, ma douce et tendre était toute désignée pour cela. Et en tant qu'ancienne esclave et fille de Thaä, sa parole avait à présent plus de poids que n'importe qu'elle personne en Yban. Le Prince avait eu une bonne intuition en faisant de nous ses alliés. Quoique le mérite devait peut-être en être attribué à la Princesse. C'est elle qui avait tout organisé depuis le début après tout.

Nous n'étions plus très loin du rivage de Niamed, lorsqu'un navire sembla paraître à l'horizon. Notre flotte ralentit l'allure pour s'assurer que ce n'était pas un bâtiment ennemi, dirigé par des pirates ou pire, des esclavagistes. Lorsque se dernier fut assez proche, la vigie annonça un navire allié bien que leur pavillon ne soit pas celui de la Principauté. Je demandai alors des détails et on me répondit que les marins à leur bord avait fait les signes d'amitié Ybanais. Toutefois méfiante, je prévins l'équipage de se préparer bien que j'avais peu d'autorité sur ces derniers. La responsabilité en revenait principalement à l'Amiral Zellec qui était plutôt ouvert à mes conseils.

On laissa s'approcher le navire et je demandais au vigie de me passer la longue vue. Que ne fut pas ma surprise lorsque je vis sur le pont du navire un vieil ami. Tyr Mimir, celui-là même qui avait occupé mes pensées il y a peu, se trouvait là. Cette nouvelle m'emplit d'un nouveau regain et je m'empressai d'avertir l'Amiral que nous étions bien face à des alliés. Sans plus attendre, je dépliai mes ailes et m’envolai au grand damne de Brohmac qui n'était pas rassuré de me voir partir comme ça.  et traversa les airs pour aller à la rencontre de ce gaillard de lorcq qui semblait me chercher. Un sourire sembla se dessiner sur son visage en me voyant arriver, comme s'il s'attendait à ma présence ici. Je posais pied au plancher et fit face à Tyr en essayant d'afficher une mine réjouie. Dernièrement il m'avait été difficile de montrer ne serait-ce qu'un sourire. La perte de mon ami, Grégoire, m'avait miné le moral, et encore à ce moment là, j'avais du mal à m'en remettre.

- Salutation, Défenseur de Niamed ! dis-je à moitié en plaisantant. Heureuse de te voir ici, Tyr ! Surprise, agréablement surprise, et heureuse ! Je vois que tu as l'air de bien t'en sortir ! En tout cas, tu ne pouvais pas mieux tomber ! J'espère que nous pourrons compter sur toi pour combattre les esclavagistes ! Les Enfants de la Liberté et une flotte de la Principauté sont là, et nous avons espoir de stopper les alliés de mon oncle ! Dis moi que tu es là pour ça... lui demandai-je d'un ton presque suppliant.
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 194

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Ven 31 Mai 2019 - 19:56
Je regarde la druidesse se poser sur le pont avec l'expérience des années de vol. Elle semble bien préoccupé et je suis presque tenter de poser une main sur son épaule ,mais cela serait malvenu. Au lieu de cela, j'incline légèrement la tête alors que l'équipage regarde du coin de l'oeil l'échange.
"Bienvenue sur le Dragon Noir, druidesse. Je suis bien heureux de voir que vous allez bien, après les rumeurs sur l'état des territoires de la principauté, c'est très encourageant de voir que le chaos n'a pas encore gagné et trouve des gens pour le contrer." Je faisais signe à Morianne de me suivre avec politesse vers l'avant du navire.
De là je lui montre la citée... J'ignore qu'elle surprise y a aménagé mon père, mais je me souviens encore des anciennes. Aussi je présente les choses à la druidesse.
"Nous entraider est dans mon intérêt... quand nous nous sommes rencontré je vous disait chercher de l'aide." je débutais avec une voix plus sombre. "Je viens assouvir une vengeance qui me ronge depuis presque un siècle. Je viens tuer mon père... Le comte de Niamed." je lui révélais.
Je tenais à être d'une franchise totale avec la druidesse, elle méritait au moins cela. Je lui présentais alors la cité comme je m'en souvenais. Les défenses, les chaînes contre les navires ennemis, les canons, les navires de protections... Mon père avait très à coeur la défense de ses intérêts. 
"Si vous le permettez, j'aimerais vous offrir de m’introduire dans la citée avec une petit groupe, pour mélanger la poudre et du sable, exploser les chaines... Ce genre de choses qui aideront la flotte à revenir en entier." Je lui proposais alors que Logain, membre de mon équipage artificier, nous rejoignaient en détaillant les explosifs qu'il avait préparé pour les différents sabotages. 
"Néanmoins, si vous avez un autre plan, druidesse. je m'y soumettrais, je suis ici en corsaire pour la principauté." je concluais en fixant la demoiselle.
Niveau 3
Tyr Mimir
Je suis dispo pour : Paré à rp
Expérience : 188

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): aucun
Groupes: Neutre
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 3
Revenir en haut Aller en bas
Lun 3 Juin 2019 - 18:41
J’écoutais mon aîné avec attention et fut légèrement bouleversée de savoir que le Comte de Niamed n’était nul autre que son père. Je n’étais donc pas la seule a partager des liens du sang avec des esclavagistes. Tyr continua par une description de la ville et de ses défenses. Ça n’allait pas être une mince affaire mais le lorcq me promit son soutien et celui de tout son équipage.

- Et oui, il reste encore quelques personnes qui se battent pour les bonnes causes. Malheureusement, tous les Enfants de la Liberté n’ont pas partagé cet avis, lui expliquai-je. La faim et les manigances ont poussé certains à nous faire défection… Hélas…

Je songeai alors qu’il ne devait sans doute pas être au courant pour moi et les Enfants de la Liberté bien qu’il devait avoir fait le lien en voyant certains d’eux sur le navire que j’occupai.

- Merci d’ailleurs ! Je ne sais pas si Daryun m’aurait jamais fait confiance sans ton aide. Mais venons-en aux choses sérieuses !

J’observai les navires de la Principauté avant d’enchaîner :

- Je n’ai pas de meilleure idée que la tienne, si tu connais effectivement en partie la ville, ton aide nous sera plus que précieuse. J’en parlerai à l’Amiral Zellec, mais je pense qu’il sera d’accord avec ce plan. Il faut absolument faire tomber les défenses de Niamed avant de s’attaquer à notre ennemi commun…

Tyr semblait pensif et son regard me parut encore plus sévère que la dernière fois que l’on s’était rencontré. La situation était sérieuse cela dit, et son père était le chef de nos futurs opposants, il y avait de quoi être troublé, et je trouvais que le lorcq redoublait de rigueur en ces instants. Mais je pouvais me tromper, je ne le connaissais pas beaucoup à vrai dire.

- Si tu as besoin d’ailés dans ton équipe d’infiltration, je me porte volontaire. Sauf si tu préfères que je reste ici pour assurer l’assaut sur la ville. Mais l’Amiral Zellec devrait pouvoir gérer l’attaque seul avec les ybannais sous son commandement.
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 194

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mar 4 Juin 2019 - 19:17
Je hochais la tête aux dires de al jeune mzekil. Rétablir un semblant d'unité aiderait déjà à s'assuré que tout le monde à manger plus. Je donne rapidement mes ordres, dans l'air chargé de la mer, ma voix claque et les membres de l'équipage se déplace avec la force de l'habitude. Les voiles sont ramené, l'ancre jeté, le dragon noir ne peut pas aller plus loin tout comme tout autre navire de son acabit, les chaines broieraient sa coque et les canons feraient le reste. 

Je laissais la druidesse voir avec l'amiral de sa propre flotte si tout était bon de leurs côtés. Pour ma part, j'avais accepté que la mzekil nous suivent, il fallait avoir toujours un ailé avec soit. Pour la mission qui s'annonçait, un commando de six personne pas plus serait nécessaire, la druidesse serait nos ailes, je serais nos muscles, je lui demandais de voir si elle disposait d'un soigneur efficace sous le feu du combat et un combattant mage. Je choisissais donc pour me suivre Logain, un elfe aux cheveux d'encre expert en technomancie et explosif, ainsi que Birgitte, une aassila archer d’une précision mortel. 

Le plan était donc le suivant. Il y avait une grotte situé dans une crique proche, les gros navires ne peuvent s'y aventurer sans s'y déchiqueter, et elle est très bien dissimulé, j'avais eu l'occasion de m'y aventuré quand je cherchais la solitude dans ma jeunesse. Dans une petite barque, et avec une diversion d'artillerie, nous pourrions passer et rester invisible durant l'approche. En faisant mine de vouloir abattre les chaines du port. 

Nous étions donc tous les six dans une barque caché derrière l'énorme coque du navire amiral de la principauté, paré à ramé. La nuit était tombé, les vagues était d'obsidiennes et calme. Il y eu un instant de flottement et puis soudain... Le tonnerre des dizaines de canons de la flotte. Les vagues s'agitèrent, et usant de mes puissant muscles de lorcq, alors que birgitte surveillait l'avant de la barque, arc paré, nous avons affronté les ténèbres, nous fiant à ma mémoire et la vision de lorcq. Pendant ce temps, les éclairs orangé des armes des navires tachait la peinture de nuit de tâche ambré éphémère dans un orchestre de destruction. 

je profitais de la traversé pour m'assuré que tous sont en état mental pour la mission. Birgitte affiche un air déterminé, Logain son habituelle air serein malgré la maigreur de ses fossettes... Je remarque sans peine que al druidesse semblait avoir des préoccupations. Et je me permet de lui toucher quelques mots, essayant d'être rassurant. Nous devons être confiant sans être téméraire, surtout pas nerveux.

Nous avons après plusieurs une demi heure de rame et la fin du bombardement, atteint la crique, je nous ai alors fais passé entre les rochers et avons atteint la plage avec succès... Ca c'était la partie facile, nous sommes descendu , arme au clair et avons progressé vers la grotte... J'ignore si elle était occupé, par qui si c'était le cas... Je regarde mes compagnons et attend leurs signe de départ.
Niveau 3
Tyr Mimir
Je suis dispo pour : Paré à rp
Expérience : 188

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): aucun
Groupes: Neutre
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 3
Revenir en haut Aller en bas
Lun 10 Juin 2019 - 10:47
Nos objectifs étaient à présent définis : s'infiltrer dans la cité pendant que la flotte faisait diversion en tirant au canon, saboter les chaînes qui bloquaient l'accès au port et vandaliser leur stock de poudre à canon. A mon retour sur le navire de l'Amiral Zellec, je lui fis mon rapport sur la situation et lui exposait notre plan. Le mzékils se frotta le menton d'un air dubitatif et me fixa avec son seul œil valide, l'autre était laiteux et fixait le vide.

- C'est d'accord, Druidesse. Nous ne pourrons pas entrer dans le port sans être aidé par cette mission d'infiltration. Je vais vous confier des arcaëlliens pour votre opération. Je crois comprendre qu'il vous faut des magiciens...
- Oui, mais je ne voudrai pas non plus vous amputer de vos forces... Si des fois vous en ayez le besoin, je m'en voudrais que vos magiciens ne soient pas là !
- Je vais vous confier mon meilleur mage dans ce cas, ou plutôt devrai-je dire, ma meilleure magicienne. Elle vous sera très utile. Elle a une forme de magie... particulière, je crois qu'elle devrait vous plaire. En tout cas elle remplira le rôle de magicienne et de guérisseuse sans problème.
- Soit... Je prendrai Brohmac dans ce cas. Cela devrait suffire pour notre équipe d'infiltration, on ne peut pas se permettre de prendre plus de personnes.

Une fois ces détails réglés, le plan ce mit en marche. La nuit tombée, notre petite équipe d'infiltration se réunit pour gagner une barque. Nous étions six, comme convenu. Je fis la connaissance de Logain et Birgitte avant de leur présenter Brohmac, qui comme à ses habitudes, ne se montra pas du tout bavard, c'est à peine s'il prononça quelques mots. Le lorcq me semblait plus sombre pourtant et restait avec son capuchon sur la tête. C'est au moment d'embarquer que nous rencontrâmes enfin notre mage attitrée : une elfe blonde, aux yeux violets et répondant au nom d'Ayelline.

- Ayelline ? M'étonnais-je. Comme l'héroïne qui accompagna l'Enac dans sa lutte contre le Dieu Empereur ?
- Oui, je sais ! Mais avant que vous ne disiez quoique se soit, je tiens à dire qu'Ayelline est un prénom plutôt courant chez les elfes, surtout à l'époque de l'Enac.
- Vous avez connu cette époque ?
- Oui, mais je n'étais âgée que de 60 ans à l'époque où Mélinda a détrôné Morloc, l'Empereur Fou.
- Oui... 60 ans c'est jeune... pour une elfe ! dis-je avec une pointe de sarcasme. Et maintenant vous êtes assez âgée pour être la grand-mère de ma grand-mère !
- Hu hu ! C'est vrai !

Un coup de canon nous interrompit. Il était temps de gagner la crique. Il ne nous fallut que peu de temps pour nous retrouver à terre, si l'on peut dire. Le sol de la grotte était couvert d'une couche d'eau salée. Par chance, la marée était descendante et bientôt il n'y aurait plus rien à l'intérieur. Nous progressâmes aussi silencieusement que possible dans la caverne, Tyr nous guidant. Il ne semblait pas y avoir qui que se soit ici, mais par prudence, nous n'étions éclairé que d'une seule lanterne à clapet que l'on pouvait refermer facilement pour cacher la lumière en émanant. Je vis soudainement Brohmac tirer une de ses deux épées. Seul le métal de son épée et ses yeux brillaient dans cette semi-obscurité, ce qui lui donnait un air inquiétant.

- Des pouzans... précisa-t-il. Sans doute que le Comte a trouvé pratique de laisser cette menace dans cette grotte histoire de décourager les intrus ?
- Des pouzans? Sur terre ?Mais je ne vois... commençais-je.

Je fus interrompue par un cri strident. Quelque chose glissait sur le sol, je l'entendais à présent. Je me mis en garde comme tous mes autres compagnons. Entrant dans la pénombre de la lanterne, des créatures au buste humanoïde et au bas du corps serpentin apparurent. Leur peau était bleu, leur visage marqué par une férocité bestiale. Ils étaient armés... Derrière ce groupe de pouzans mâles, il y avait un pouzan plus grand, probablement une femelle, qui revêtait des colliers de coquillage et tenait un sceptre dans ses  mains. Elle devait probablement maîtriser Dën...

- Et merde... soupira Brohmac.
- On n'a pas le temps pour ça ! pesta Tyr.

Brohmac se mit à tournoyer avec son épée et d'un geste net et précis, découpa la tête du premier pouzan à sa portée alors que les monstres se jetaient sur nous. J'invoquai à mon tour mes lames de glaces et commençai à faire face à ces créatures. Je ne comprenais toujours pas comment ces monstres pouvaient vivre à la surface. Probablement profitait-il de cette grotte pendant la marée haute. Il était en tout cas difficile de se battre, les pieds dans l'eau. Les pouzans ne semblaient pas souffrir de ce problème et la grotte était pour le moment trop étroite pour que je me serve de mes ailes.

Alors que mon compagnon lorcq découpait un deuxième pouzan, un projectile de glace fusa à son encontre. Il l'esquiva de peu et se tourna vers la femelle pouzan.

- Et en plus elle maîtrise le fluide... super... pesta-t-il.
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 194

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Lun 10 Juin 2019 - 20:04
Nous n'avions pas de temps à perdre. Je m'avançais vers les quatre mâle survivants qui se divisèrent en en deux équipes, serpentant sur le sol légèrement aqueux. Un groupe de six pouzan était déjà quelque chose d'étrange en soit, mais pas le temps de penser plus loin, l'un des quatre est déjà sur ma route. je détails leurs armes primitives et de médiocre factures, c'est donc un lancier qui tente de m'embrocher par trois fois, et par trois fois ma rapidité me fais esquivé la pointe acéré de l'arme d'hast. Je profite d troisième assaut de mon ennemi pour saisir la hampe de l'arme et abattre ma hache pour la brisé, gardant la pointe brisé je fonce sur le pouzan et lui plante la lame d'acier en demi lune dans le flanc gauche et alors qu'il hurle sa douleur, lui enfonce la pointe de lance dans la gorge avant de laisser son corps tressautant derrière moi pour continuer d'avancer. 

Un des trois survivant mâle tente une attaque droit sur mon flanc gauche mais trois flèches viennent prendre pied dans sa tempe et sa gorge en deux secondes d'intervalle. Je continue à marcher vers la femelle, Birgitte et Logain me rejoignent alors, arc et fusil braqué sur la créature. Elle siffle dans sa langue maudite avant de faire mine de lever la main écailleuse vers moi et une flèche et un pieu de glace viennent s'y enfoncer la laissant pousser un râle de douleur. Mais loin de capituler la créature ce redresse et fait mine de charger vers nous. rejoins par Brohmac, l'ami de la druidesse, nous sommes les premiers à l'assaut. 

La rapidité de la femelle est remarquable, sa force également, si bien que avec mon confrère lorcq nous échangeons avec la pouzan une dizaine de coups qu'elle esquive pour pare avant que les premières faillent dans sa défense ne viennent. Les lames du guerrier se plantes dans le flanc de la femelle, ma hache tranche net son bras encore valide, Brohmac enchaîne sur une éviscération à l'horizontale puis une frappe du pommeau derrière la tête de al bête qui tombe en avant et je termine le combat en plantant ma hache dans le crâne de la pouzan. Alors que le sol est rougis par le sang des pouzan se diluant dans la faible surface d'eau, je lève mes yeux d'or sur Brohmac, il semble plus âgé que moi, mais c'est un guerrier d'exception. Nos regard se croisent et un simple et discret hochement de tête mutuelle salut nos performances réciproque. 

Nous nous regroupons, vérifiant que tout le monde n'est pas blessé, et continuons à traverser la grotte. Le tunnel rocheux naturel s'étend sur trois kilomètres et comme je m'y attendais, il débouche encore sur le vieux quartier qui accueil les temples. Nous faisons surface par une échelles multi centenaires rouillé qui donne sur une plaque d'égout perdu dans de la végétation bordant l'immense temple de la cité. La nuit est encore bien noir, et normalement nous ne somme pas loin du palais et de la caserne et ses réserves de poudres. Néanmoins le port lui est plus loin à l'est. 

Profitant d'être dissimulé dans les haies décorative du temple, je m'adresse à voix basse à tous. Nous avons deux solutions, former trois équipes de deux pour accomplir rapidement les objectifs, mais le risque d'être découvert et d'être en danger augmente drastiquement, mais faire chaque objectif en ensemble risque de prendre du temps que nous n'avons pas.
Niveau 3
Tyr Mimir
Je suis dispo pour : Paré à rp
Expérience : 188

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): aucun
Groupes: Neutre
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 3
Revenir en haut Aller en bas
Lun 17 Juin 2019 - 9:52
Nous nous étions finalement débarrassé sans trop de problème des pouzans. A présent que nous avions gagné la ville, deux choix s'offraient à nous : nous séparer en deux groupes pour remplir nos objectifs, à savoir saboter les réserves de poudre d'un côté et les chaînes qui empêchaient l'accès au port de l'autre. Il y avait cependant un détail qui me tracassait et je ne tardai pas à faire connaître mon avis à ce sujet :

- Si nous nous séparons, nous risquons d'être à leur merci... Et tu es le seul à bien connaître la ville, Tyr... Je ne parle pas également du fait que nous n'ayons qu'un seul expert en explosif ! Ce n'est pas bien compliqué de saboter des barils de poudre. Faire exploser les chaînes qui maintiennent le port fermé en revanche, va requérir l'expertise de Logain !
- Pas sûr... Il doit forcément y avoir un mécanisme pour faire tomber les chaînes au fond de l'eau. Autant garder notre expert en explosifs pour justement saboter les stocks de poudre, déclara Brohmac.
- T'es en train de proposer de faire sauter le stock de poudre ? s'étonna Tyr. Ça pourrait être efficace, mais niveau discrétion...
- Ouais, et si l'ennemi nous tombe dessus après ça et qu'on est que trois... dis-je avec scepticisme.
- L'ennui, c'est que si on ne se sépare pas, on risque d'avoir beaucoup plus de mal à remplir nos deux objectifs en temps voulu, d'autant que si nous nous faisons prendre, c'est tout le monde qui va en pâtir si nous restons en un seul groupe ! affirma Brohmac.
- Oh ! Tu veux dire que ça risque d'être compliqué si on est découverts après avoir rempli l'un des objectifs, et que le second ne pourra donc pas être exécuté ? le questionna Ayelline.
- Précisément.
- D'un autre côté...
commença Birgitte. Comment va-t-on faire pour s'en sortir après ça si on est séparés en deux groupes de trois et si on se fait découvrir ?
- Ben... Le mieux ça reste encore de rester discret pour tous nos objectifs, mais j'avoue que si on fait exploser les réserves de poudre, pour la discrétion, ça sera loupé !
affirma Logain.
- Et on n'a pas vraiment de temps à perdre... soupira Tyr.
- Ça ne règle toujours pas le problème pour un des groupes... Tyr est le seul qui connaisse les lieux, m'indignai-je.
- Je connais un peu la ville ! déclara Brohmac.

Je regardai le lorcq avec étonnement. Il réajusta sa capuche, comme pour s'assurer que son visage était bien caché dans la pénombre. Il toussota et réaffirma :

- Je connais un peu la ville, je sais où se trouve la caserne. Je pourrai diriger le deuxième groupe jusqu'aux réserves de poudre si on arrive à les trouver. Tyr devrait s'occuper du premier groupe chargé de saboter les chaînes du port. On aura besoin de Logain pour l’entrepôt de poudre, soit pour saboter les réserves avec du sable ou je ne sais trop quoi, soit pour les faire exploser.
- Je dois donc accompagner Tyr ! déclarai-je.
- Ah ? s'étonna Brohmac.
- Il faut bien que quelqu'un aille informer l'Amiral qu'on a réussi à saboter les chaînes du port ! Je suis la seule à pouvoir traverser la mer !
- Non, en fait je peux, moi aussi ! Je suis une äassila ! déclara Birgitte. Je serais sûrement plus discrète à nager sous l'eau et aller jusqu'au navire pour les prévenir que toi à voler dans les airs aux yeux de tous.
- Tu es sûre ? Avec les pouzans qui rôdent en mer, c'est pas très prudent...
- Oui, mais le mécanisme qui maintient les chaînes sera peut-être en partie caché sous l'eau... enchérit-elle.
- Pas faux... soupirai-je.

Le choix était complexe mais nous n'avions plus vraiment le temps pour y réfléchir, il fallait faire des choix rapidement. Je priai Daÿl de nous accorder la sagesse avant de déclarer.

- Bon, ok ! Faisons comme suit : Tyr, Birgitte et Ayelline, vous vous occupez des chaînes qui maintiennent le port. Brohmac, Logain et moi, nous occupons du stock de poudre. A loisir, je pourrais toujours m'envoler pour avertir le groupe du port de notre réussite ou échec de notre côté ; Birgitte, tu es chargée d'informer l'Amiral de notre réussite, tout du moins celle de la mission de retirer les chaînes. Ça vous va ?
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 194

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Lun 17 Juin 2019 - 14:52
Les choses étaient maintenant dite, les objectif clairement définie. Je mène donc notre groupe à travers les rues encore baignées dans les ombres de la nuit. Les rues sont peu usager, une chance, je me doute qu'un couvre feu est de rigueur pour contrôler la population. 

Nos pas se font silencieux sur les dalles de pierre formant les rues, nous rampons dans les buissons, dans les ruelles sombres, passant sous les fenêtres sans un bruit tels des ombres malicieuses. 
Nous esquivons la garde, n'engageons aucun combat quitte à une fois nous cacher dans le foin d'une écurie. Mais finalement, nous arrivons, le port. 

Construit selon les demandes de mon père, les chaines sont tendu par deux tours de gardes abritant une partie de l’artillerie de la cité. Soit deux canon de bonne portée. Elles sont bien gardé comme il est logique qu'elles le soient. Environ une escouade complète de douze mzekil, un équipement de qualité et je pense au moins un tiers ayant déjà des années d'expériences en combat. Ce qui m'amène à me questionner sur l'approche, Birgitte elle souhaite un assaut discret en abattant silencieusement les guetteurs puis les mzekils qui sont à terre au pied de l'immense tour de pierre. Ayelline elle reste silencieuse et indique que nous ignorons si il y a des mzekil à l'intérieur. Une diversion exciterait la garde et mon père est trop malin pour se laisser prendre, il placerait la ville en alerte. 

En ce cas, je crois que nous n'avons guère le choix... je n'ai guère le temps d'en perdre, et j'ai mon objectif personnel à remplir après tout ça. 

"Birgitte prend position dans l'ombre et abat ceux qui descendront pour aider le groupe au sol, après tu me colle au train et ont entre. Ayeline, vous allez cherchez Morianne, les chaines seront sous peu de l'histoire ancienne, guidez là jusqu'au port pour aider les navires à le prendre... Je ne vous reverrais plus jusqu’à la fin de la bataille après cela." Je donnai sen instruction. 

L'elfe hochait la tête, visiblement, elle comprenait que j'avais d'autre objectifs. Je sort mon arme, Birgite prépare sa première flèche. Je m'élance alors à ma pleine vitesse, les trois premier gadres sont trop surpris pour abaisser leurs lances à temps, je lance un coups de poings brutal en pleine dans le nez du premier que je croise à ma gauche et il s’effondre au sol, inconscient. Le deuxième déploie à peine ses ailes pour me prendre en hauteur que ma hache s'abat dans sa clavicule et déchire le cuir et la maille jusqu'au coeur. Le troisième à abaisse son arme et approche mais la lance du deuxième que j'ai prise, file droit dans sa gorge. Les trois derniers sont plus expérimenté et cherche immédiatement à rejoindre al porte de la tour, mais je suis déjà sur eux et j'enfonce la porte avec eux dans un fracas de bois et d'armure heurtant le sol alors que cesse ma charge véloce. 

Birgitte débarque juste derrière mois et en trois seconde trois flèche perce les yeux des gardes qui se relève à peine. Elle se tourne ensuite vers l'extérieur s'exclamant que deux ailée ont fuient vers le centre de la cité. Je souris. Avec ce remue ménage, la caserne et les réserves vont ce vider fortement. Et cela veut dire que les canons de la ville vont devenir muet très vites car le manque de poudre va vite être sentit. 

Nous grimpons les marches de la tours au plus vite, toujours près à nous battre et quand nous atteignons le toit... Il reste trois mzekil qui tienne le canon qui surmonte l'édifice. 

"rendez vous! Les renforts arrivent!" S'exclame l'officier. 

Je ne répond pas et ma hache s'envole en plein dans son torse à une vitesse folle alors que le deuxième est abattu par birgitte... Le dernier se replis. je retiens la main de mon allié, pas la peine d'abattre les fuyard, ce serait déshonnorable. 

Nous tournons alors le canon de la tours vers sa jumelle, visant les fondations de celle ci. Les Mzekil de l'autre tours semblent alors comprendre le plan et commencent à s'envoler pour venir nous chercher au risque de laisser les portes du port sans défense. hélas pour eux, le canon crache le feu et la fonte et touche l'amarre est de la chaîne qui se détache dans un tonnerre de métal heurtant la pierre et plongeant dans les eaux. 

"Je crois que la flotte va saisir le message." énonça l'archer aassila. 

"j'en suis persuadé. Va, Birgitte. Prévient l'amiral quand même. Tu sait pourquoi je suis là." je lui ordonne avec bonté. 

"je vais ramené des renforts ,capitaine ,comptez y." Sourit elle avant de filer. 

"J'espère en avoir fini avant alors." je murmure vers l'océan avant de me tourner vers le palais de la ville.

Je descend moi aussi la tour pour prendre par les égouts, direction le palais... Direction... Mon père.
Niveau 3
Tyr Mimir
Je suis dispo pour : Paré à rp
Expérience : 188

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): aucun
Groupes: Neutre
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 3
Revenir en haut Aller en bas
Mer 26 Juin 2019 - 14:45
En mode infiltration:
 

Mon groupe partit en direction du centre de la cité de Niamed. Brohmac était extrêmement prudent, car chaque coin de rue était gardé par une patrouille de la ville. Le couvre-feu avait été ordonné ici, et personne n'osait sortir la nuit. Nous étions les seuls dans les rues hormis les gardes. Il ne fallait donc pas que nous soyons repérés. Nous passâmes entre les patrouilles jusqu'à arriver près de la caserne qui abritait le reste de la garnison, mais surtout : les stocks de poudre. Le problème, c'est que son entrée était extrêmement bien gardée et difficile d'accès aux autres endroits.

- Je vais faire diversion, déclara Brohmac. Profitez-en pour entrer et saboter la poudre !
- Je devrais peut-être m'en occuper.
- Quoi ? De la diversion ?
- Oui, je suis ailée, pas toi. J'aurai plus de chance de m'éclipser en cas de besoin. Et puis tu es sûrement le mieux placé pour protéger notre technomancien.
- Je sais me défendre tout seul, assura ce dernier avec un calme à toute épreuve.
- Certes, mais mieux vaut s'assurer que tu ne sois pas dérangé pendant que tu mettra la pagaille dans le stock de poudre.
- C'est pas faux !
- Je ne suis tout de même pas rassuré de te savoir seule, Morianne,
admit le lorcq.
- Je saurais me débrouiller seule. Allez-y dès que les gardes seront sur moi.

Je partais devant, passant par les petites ruelles avant d'arriver près de l'entrée. Comment allai-je faire à présent pour attirer l'attention des gardes ? Je regardai autour de moi avant d'apercevoir un empilement de caisses non loin de moi. Je me mis à sourire avant de me décider à pousser les caisses. Trop lourdes... Je ne pourrais pas les faire tomber pour faire diversion. Me vint alors l'idée d'utiliser Khan pour modifier la structure des caisses et les faire basculer. J'usais de mon fluide pour faire jaillir des pieds de la première caisse qui fit se renverser toutes les autres.

- Hein ? C'était quoi ça ???
- Ne restez pas plantés là !! Allez voir ce qu'il se passe !


Il ne restait plus que l'officier en charge devant l'entrée tandis que les autres soldats convergeaient vers moi et les caisses. Brohmac n'aurait pas de mal à s'en défaire Je commençais à fuir les lieux, pour ne pas me faire repérer par les gardes de l'entrée quand soudain, je vis une patrouille de soldats qui venaient d'une autre rue venir à moi.

Alerte !:
 

- Que... Hé toi !!
- Merde !!
- Halte !!! Arrêtes-toi, citoyenne !!!


Je pris une autre ruelle pour prendre la fuite.

- Attrapez-la !!! Une intruse !!!
- Elle est passée par là !


Je bondis en l'air puis m'envolais pour fuir mes poursuivants, et manque de chance, eux aussi étaient des mzékils pour la plupart. Je dus donc m'y mettre à fond pour ne pas me faire rattraper. Il faisait sombre et il était difficile de se repérer en plein vol. Certes, j'étais moins facile à poursuivre pour le coup, mais j'étais également à la merci de la moindre surprise. Je plongeai soudainement en piquer pour les semer et volai en changeant régulièrement de rue avec rapidité. Je manquai d'alerter une nouvelle patrouille et finis par trouver refuge dans une chambre à la fenêtre ouverte.

Je dus attendre que les soldats passent avant de pouvoir bouger de ma cachette. Je tendis l'oreille pour les écouter.

- Elle est forcément quelque part ! Trouvez-la !
- On devrait en informer le Comte ! C'est pas normal ! C'est peut-être une espionne à la solde du prince !
- Si le Comte apprend qu'on a laissé une espionne s'échapper, il va nous faire tuer ! Non ! Il faut la retrouver avant !

- Mais que se passe-t-il ici ?

En mode caché:
 

Il y eut un moment de silence. Je levai la tête pour observer ce qu'il se passait : les soldats parlaient à présent à un mzékils drôlement bien habillé. Un vieux type avec de très long cheveux gris-blancs et une moustache. Il n'avait pas l'air très sympathique.

- Monsieur le Conseiller ! Il y a une intruse qui s'est sûrement cachée dans les alentours !
- Imbécile ! Et vous l'avez laissée s'approcher du palais ?
- C'est une mzékils, monsieur !
- Je ne veux pas le savoir ! Si le Comte apprend qu'une intruse s'est introduite dans le palais, vous aurez de gros ennuis ! Trouvez-moi cette...

C'est à ce moment là qu'il y eut ce qu'on aurait pu croire être un coup de tonnerre, suivit d'autres. Une immense colonne de feu et de fumée s'éleva dans les airs.

- Mais bon sang ! Que se passe-t-il ?
- Ça vient de la caserne !

- Oubliez l'intruse !! On nous attaque !!! Sonnez l'alerte !

Je me cachais à nouveau, en proie à une soudaine réflexion et surtout, à une crainte bien fondée.

- Bon sang... Brohmac, Logain... J'espère qu'ils vont s'en sortir et qu'ils ne sont pas...

Exploration:
 

Je jetais à nouveau un coup d'oeil... Ils étaient partis. Je pouvais enfin quitter les lieux. Je remarquai alors que j'étais dans un bureau, un grand bureau même. Ma curiosité me poussa à tenter d'en savoir plus sur cet endroit. J'allumai une chandelle et observai attentivement les lieux : un grand bureau de bois richement sculpté, des étagères toutes aussi luxueuses et des bibliothèques qui n'avaient rien à leur envier. Je pris un document au hasard posé sur le bureau et lu attentivement son contenu. Il s'agissait d'une lettre adressée au Comte de Niamed, faisant état de navires s'approchant des côtes bordant la ville. Aucun doute, c'était notre contingent dont il était question. J'étais probablement dans le bureau du Comte. Je pourrai peut-être en apprendre d'avantage sur les manigances de mon oncle en fouillant ses affaires. Je décidai donc de rester en veillant toutefois à me faire discrète.  

Après un moment à chercher dans ses documents, je ne trouvais rien qui ne concerne la guerre actuelle qui avait lieu entre les esclavagistes et nous, hormis quelques informations sur des convois d'esclaves. Je finis par tomber sur un carnet qui m'intriguait. Je consultai alors l'ouvrage avant de comprendre qu'il s'agissait de notes : un journal des événements. A n'en pas douter, il appartenait au Comte et était écrit de sa main. Je pris une page au hasard et tombais sur le récit de pillages dans la région, il y a plusieurs années de cela. Il y décrivait la peur des habitants et des villages alentours, qui étaient la cible de ces brigands. Il avait apparemment dans l'objectif d'envoyer des arcaëlliens armés pour aller se débarrasser de ces brigands retranchés dans des forts dans les Montagnes de l'Elban'Han. Son fils devait faire partie de cette expédition punitive... Le Défenseur de Niamed, Tyr !

J'étais tombée sur le récit que j'aurai voulu qu'il me fasse. J'allais pouvoir en apprendre plus sur Tyr et aussi le pourquoi cette haine envers son père. Je lus attentivement les passages du journal, apprenant que le lorcq était revenu victorieux de la bataille avec son équipe d'esclaves armés. Mais d'après les lignes qui sont écrites là, Tyr n'est pas revenu avec la seule gloire mais aussi dans l'intention de le défier. Mon sang se glaça alors quand je me mis à lire le passage suivant.

« Mon fils... Qu'il se soit amouraché de cette traînée est une chose, mais que cette putain en question soit une Hayert'Väal en est une autre. J'aurai pu passé l'éponge si je n'avais pas appris que toute cette bande d'esclaves que j'ai moi-même armée n'étaient pas tous des serviteurs du Dieu Özan. J'ai du faire exécuter ces maudits infidèles pour protéger la cité et mon fils par la même occasion, mais il ne m'a pas laissé le temps de m'expliquer. J'ai du abattre moi-même cette sorcière pour lui éviter un funeste destin.

A présent, Tyr est introuvable. Je ne sais pas où il se cache, ni se qu'il a pu devenir, mais le chagrin me tourmente désormais. Ma femme est meurtrie et en est malade de désespoir... J'ai peur qu'elle dépérisse, rongée par la tristesse d'avoir vu son enfant disparaître. Elle m'en veut et refuse de me parler désormais, mais je suis persuadé d'avoir agis comme il le fallait. »

Cela continuait ainsi, mais je décidai de ne pas continuer la lecture, j'en avais suffisamment appris. Voilà pourquoi Tyr en voulait à son père... Mais il ne savait pas ça ! Il ne savait pas que son père l'avait sauvé d'une servante du Dieu Özan. Il fallait absolument que je le prévienne, que je le mette au courant. Le doute cependant m'assaillit : et si Tyr décidait de retourner sa veste en apprenant cela ? Et s'il décidait de ne plus s'opposer aux esclavagistes de Niamed sous le prétexte qu'il devait la vie à son père ?  Que devais-je faire à présent ? Peut-être pourrai-je simplement ignorer tout cela et laisser le lorcq accomplir sa vengeance... Après tout, son père était un esclavagiste. Il l'aurait bien cherché !

Non ! C'était mal ! C'était horriblement mal ! Je ne pouvais pas céder au mal ! Je devais informer Tyr ! Je devais lui dire pour son père, peu importe les conséquences de cette révélation. Je ne pouvais pas céder à cette odieuse tentation, et par tout ce qui était bon, je devais suivre la voie que me traçait Thaä sur le chemin de la bonté. Pas même la guerre ne devait me transformer en monstre. C'était hors de question. Il me fallait trouver Tyr au plus vite, et je me doutais parfaitement d'où il se dirigeait. Si c'était bien ce que je pensais, le lorcq tenterait de tuer son père ce soir même, avant même que les combats ne débutent entre la Principauté et Niamed. Il me fallait juste trouver le Comte à présent, avant que mon compagnon ne commette quelque chose qu'il pourrait regretter.

Je m'apprêtai à quitter la pièce quand une flèche frôla mon épaule et faillit se planter dans mon aile. Je me retournai alors instinctivement avant de plonger à terre. Deux flèches venaient de partir dans ma direction et manquèrent de me transpercer le corps.

Duel:
 

- Ah ! Allez, sors de là, gamine ! Je t'ai repérée ! Inutile de te cacher à présent !

Je reconnu la voix du Conseiller. Le vieux moustachu avait un arc en main et plusieurs flèches dans l'autre.

- Tu croyais vraiment que j'allais abandonner de te poursuivre ? Si j'ai fait partir les gardes, c'est uniquement pour m'occuper personnellement de toi !
- Fait chier... grognai-je entre mes dents.
- Je sais qui tu es, Morianne, Druidesse de Thaä ! Je me demandai si nous nous croiserions durant cette guerre, et je dois dire que je suis heureux de pouvoir enfin me confronter à toi ! Il paraît que tu sais bien manier l'arc... Devine quoi ? Moi aussi !
- J'ai pas le temps pour ça !  
- Vraiment ???

Le mzékils tira une flèche qui ricocha sur le lustre suspendu au-dessus de la pièce. A ma grande stupeur, le projectile dévia vers moi et m'effleura le bras. Si je n'avais pas esquivé, elle se serait sans doute planté dans ma chair.

- Allez ! Viens me faire face !
- Pas le choix... Je vais devoir l'affronter avant de pouvoir rejoindre Tyr...
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 194

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sam 29 Juin 2019 - 11:53
J'avais atteint sans peine le palais, je me souvenais des rues et des ruelles, qui avaient bien peu changer durant tout ce temps. Le gros de l'agitation avait lieu vers le port où je me doutais que le débarquement tentait de ce faire. 

La garde du palais avait été visiblement été envoyer pour soutenir le reste des troupes et je me permis de passer par la grande porte. Le grand hall était comme dans mes souvenirs, ce grand escaliers qui menait plus haut aux appartements de mon père... j'allais m'y élancer quand j'entendis des éclats de voix et soudains passant par un des portes menant à l'aile ouest, la druidesse qui visiblement se battait avec un gardien du palais. Le combat avait été rude et les deux adversaires allaient à tout moment se relancer au combat juste devant les marches du hall menant à l'étage... J'allais intervenir pour aider mon amie quand une voix résonna avec une puissance incontestable. 

"Il suffit!" 

Le comte de Niamed:
 

Je le revoyait alors, depuis presque un siècle, mon père. Il avait en main le marteau de guerre de notre famille, équipé de glyphe fait de gemmes. 
Il s'avança vers moi, il ordonnait à son gardien de cesser le combat et passait entre les deux combattant. Il jetais un regard à Morianne. Puis s'avança jusqu'à moi. 

Paroles à morianne:
 

"Finissons en, mon fils." Furent ces seules mots.

Le fracas du combat résonnait alors ensuite.
Niveau 3
Tyr Mimir
Je suis dispo pour : Paré à rp
Expérience : 188

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): aucun
Groupes: Neutre
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 3
Revenir en haut Aller en bas
Mer 3 Juil 2019 - 16:17
Duel:
 

Je me saisis de mon arc et tira une flèche en sortant de ma cachette. Le projectile siffla dans l'air et frôla l'épaule du vieux moustachu. Il l'avait esquivé de justesse. Un sourire venait de se dessiner sur ses lèvres, il était comme extatique à l'idée de cette confrontation. Il décocha deux flèches en même temps, elle fusèrent et ricochèrent sur le lustre pour me toucher tandis que j'avais décidé de me cacher à nouveau derrière les murs du bureau. Mais cette fois-ci je ne me fis pas avoir, mon fluide était prêt et j'avais eu le temps d'invoquer un écu de glace pour me protéger.  

- Oh ! Impressionnant ! Tu te sers du fluide ? C'est tellement excitant ! A mon tour maintenant !
- Dans tes rêves !

Je me mis à la fenêtre et invoquais plusieurs pics de glaces qui fusèrent en sa direction. Il attrapa plusieurs flèches et les décocha toutes, brisant chacun de mes projectiles.

- QUOI ? M'étonnai-je avant de plonger au sol pour me protéger.
- Ah ah ah ! J'aime ça ! La tension du combat ! La voix fébrile de l'adversaire...  

Il décocha une nouvelle flèche et tira dans la bibliothèque, c'est du moins ce que j'avais pensé. En fait le projectile dévia et vint vers moi, comme par magie. J'invoquai un bouclier de glace, mais encore une fois, la flèche changea de trajectoire, me contourna et vint se planter dans mon flanc.

- AAAAAH !!!
- Et bien alors ? On ne protège pas ses flancs ?

Comment avait-il fait ? La flèche n'avait pas pu changer de trajectoire sans qu'une force n'y soit pour quelque chose. Quel était son secret ? Avait-il un arc magique ? Ou bien était-ce son fluide qui permettait de guider ses flèches ? Mais comment ? J'utilisai Khan'Mat pour modeler le bois du bureau pour bloquer l'ouverture de la fenêtre. Je pouvais à présent réfléchir à un nouveau plan d'action.

- Très malin... mais insuffisant !

J'entendis alors une pointe se ficher dans la barrière de bois que j'avais formé avec le bureau, puis soudainement il y eut une explosion fracassante qui me projeta contre la porte. Le mzékils aux longs cheveux blancs pénétra par l'entrée fracassée de la fenêtre. Tout avait volé en éclat. Quel genre de fluide maîtrisait-il pour me tenir tête à ce point ?

Je malaxai mon fluide, mais pas assez vite, il me décocha une nouvelle flèche que j'esquivai de justesse. Je plongeai au sol et plaquai ma main

- Dën'Guländ !
- Que...

Le sol autour de mon adversaire se gela et devint totalement glissant. Ne s'y attendant pas, il ripa sur la surface de glace et tomba durement par terre. Je malaxai à nouveau mon fluide tandis que je l’entendais pester dans sa moustache.

- Dën...
- Mez'Ha !

Avant que mes pics de glaces ne lui fonce dessus, une sphère de flammes se forma autour de mon opposant, réduisant mon sol de glace et mes projectiles à l'état de flaques. Il dissipa son sort rapidement, le visage ruisselant de sueur. Il esquissa un nouveau sourire avant de me foncer dessus, me saisir, puis me projeter contre la porte qui s'ouvrit avec fracas. Je roulai sur le sol sur plusieurs mètres avant de me cogner contre un escalier en pierre.  

- Aaaargh !

Je tentai alors de me relever mais reçu un coup de genou en pleine bouche, ce qui me projeta à nouveau en arrière, passant au-dessus des marches qui montaient vers cette grande balustrade permettant d'accéder au premier étage.

- Aller, Druidesse ! Tu sais te battre à mains nues, non ? Fais moi face !!!

Je m'essuyai la bouche qui était couverte de sang, j'avais la lèvre fendue à cause de son coup de genou. Je me relevai péniblement et entraperçu Tyr quand une voix puissante et grave retentit dans tout le hall.

- Il suffit !

Mon visage et celui de tous les autres se tourna vers ce grand homme à la peau pâle et aux cheveux gris et longs qui, je devais le concéder, possédait des traits de visages qui me faisaient furieusement penser à Tyr. Le Comte de Niamed... Malgré l'âge, il était resté bel homme et de son être émanait un charisme naturel qui me poussait à ne pas m'opposer à sa parole.

Je ramassais précipitamment le journal qui était tombé de ma sacoche. Il s'avança avant d'ordonner à son homme de main de cesser immédiatement toute menace. Le mzékils obéit et ne dit mot. Puis le Comte de Niamed nous fixa alternativement, son journal et moi. En me passant à côté, il me souffla entre ses dents : « Ne lui dites rien. »  

- Non... attendez... Il doit savoir !
- Finissons-en, mon fils ! déclara-t-il avec force, couvrant ainsi mes mots.

Le père et le fils s'élancèrent l'un contre l'autre, faisant résonner le fracas de leurs armes.

- Arrêtez ! Écoutez moi !! Tyr, tu dois savoir...  

Une flèche fusa à mon encontre et me découpa une mèche de cheveux en passant. Je pestais de douleur, le sifflement du projectile m'avait vrillé le tympan. Le vieil archer me regardait avec férocité.  

- Le Comte t'a demandé de ne rien dire, jeune mzékils !
- Mais c'est important !
- Plus rien n'a d'importance quand deux guerriers se font face ! Seule la mort compte !
- Vous ne comprenez pas !
- C'est toi qui ne comprends rien ! Encore un mot et je te troue comme une passoire !
- Pas tant que je serais là !! cria une autre voix derrière nous.

Les renforts arrivent:
 

Un puissant coup de poing siffla dans l'air et alla s'écraser contre le visage du Conseiller, le faisant rouler au sol. Brohmac se tenait là, debout, le regard froid et cruel, ses yeux semblant luire plus que jamais. Le vieil homme montra un sourire carnassier à la vue de mon compagnon et ouvrit les bras avant de déclarer :

- Frère !!!
- Ne m'appelle pas comme ça... répondit froidement Brohmac.
- Pourtant il fut un temps où nous étions tout comme, frère !
- Ce temps est révolu, Corvus !
- Ah... Il y avait longtemps que l'on ne m'avait plus appelé comme ça !
- Tu le connais ? M'étonnai-je en m'adressant à Brohmac.
- Une vieille connaissance à moi, oui... Corvus était un frère d'arme... au service du Comte.
- Oui... Cela a été une grande déception de te voir quitter Niamed pour ton intérêt personnel ! Tu as tourné le dos à tous tes amis !
- Des amis qui ne semblaient pas trop se questionner sur les agissements du Comte, ni de savoir si ce qu'ils faisaient été bien ou mal...
- Oh... Je t'en pries, nous sommes des guerriers ! Peu importe que nous nous battions pour le « bien » ou le « mal »... Nous n'avons pas à juger de cela ! Seul compte de servir ceux qui dirigent cette nation ! Que les moyens mis en œuvre soient contestables ou non, ce n'est pas à nous qu'il revient de contester les décisions !
- Tu n'as pas changé, vieil oiseau de malheur...
- Bats-toi, frère !!!
- Je m'occupe de lui, Morianne ! Fais comme tu le sens avec le Comte et Tyr...

Brohmac se jeta vers Corvus qui leva les poings devant lui pour se mettre en garde, et tous les deux débutèrent une lutte acharnée à mains nues. Quant à moi, il fallait que j'essaye coûte que coûte d'informer Tyr sur ce qui s'était vraiment passé ce jour là... Le jour où celle qu'il chérissait était morte de la main de son père...
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 194

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Lun 8 Juil 2019 - 12:53
Le fracas des armes résonnaient partout dans le grand hall à peine éclairé, chaque muscle de mon corps étaient bandé et focalisé sur ce duel attendu depuis plus d'un siècle. La sueur coulait de mon front et me brûlait les yeux, le manche de bois de mon armes grinçait furieusement sous la force de mes coups et de ceux puissant de mon paternel. 

Il ne semblait rien éprouver, comme à son habitude, le même regard froid. Sa force elle semblait ne pas avoir flanché d'un iota. Je le haïssais, mais je ne pouvais que respecter cette puissance malgré son âge avancé pour un lorcq. 

Ma rage m'animait tant, que je savais que la druidesse m'interpellait, mais rien dans mon esprit ne pourrais se détacher de ce combat. j'attend cela depuis bien trop longtemps et les mots de l'envoyé de Thäa ne sont que des bourdonnement incompréhensible. 

Je parais la lourde masse de mon père, la déviait sur le marbre du sol qui se fissurait sous l'impact de l'acier exceptionnelle, projetant des éclats dans de multiples direction. Ma hache elle avait plusieurs fois fait jaillir des étincelles de l'armure de mon géniteur, alors qu'elle l'entamait quelques peu. 

Une nouvelle passe d'arme, de nouvelle douleur alors que mes muscles hurlent, la haine les réduit au silence. Mais cette fois, je sens comme, une faiblesse dans les coups de mon père. Je profite de cela, je continu l'assaut, pousse mon père dans ses retranchement, j'entends l'acier de ma lame qui grince alors que je frappe encore et encore la garde de mon père qui fini par plier.  Il est à genou, quand enfin je parvient à le désarmer, la lourde masse tombe au sol, ma hache est brisé et sa lame ressemble à des crocs maintenant... Juste ce qu'il faut pour en finir, définitivement. 

"C'est terminé... Je suis... Fière de toi, mon fils." Déclare mon père, avec presque, de l'affection dans la voix en baissant sa tête, offrant sa nuque. 

"Il est navrant, que nous en soyons arrivez là, père." je répond, avec bien moins de colère que je ne le pensais. 

C'est un moment de quelques secondes, un moment où les duellistes acceptent la tournure du combat et se donnent leurs derniers mots, leurs dernières volonté. 
Je lève mon arme, la lame prend de l'élan, passant par dessus mon épaule avant de retomber avec la force de gravité... Mais la lame édenté ne trouvent jamais le chemin de la chair de mon paternel. Une lance, propulser avec une force prodigieuse me l’arrache des mains à mon grand étonnement. 

Surpris autant que mon père visiblement, je me tourne vers la direction de l'arme... La druidesse est là, sur les marches du hall, flanquant une femme qui malgré le temps n'a rien perdu de sa prestance. 

"Mère..." Murmurais je difficilement.

Dame Mimir:
 

Elle descendait les marches avec une grâce sans pareil, les deux lutteur cessèrent immédiatement leurs affrontement, le mzekil s'agenouillant avec déférence. Elle fixa les deux belligérant, s'attardant deux secondes sur Brohmac. 

"Tu a fini par revenir donc." Se contentait elle de déclarer avant de venir vers mon père et moi, tout deux debout, l'un à côté de l'autre.

Mère, elle était dans son armure, son diadème sur le front. Son regard était aussi dur que les écailles d'un dragon. Quand elle se plantait devant nous, je sus une seconde trop tard ce qui m'attendais avec mon paternel. 

Mère était la seule qui pouvait mettre fin à nous querelle, c'était une femme de caractère juste et aimante quand elle n'était pas importuné par nos enfantillage. 

Le poing de ma mère fila si vite, que même au mieux de ma forme, jamais je n'aurais paré telle boulet de canon. Quand je vis à nouveau clair après quelques secondes, mon père se relevait difficilement en même temps que moi. Et le regard de ma mère était rougis de larmes et sa voix chevrotante malgré l'effort pour gardé son autorité. 

"Tu a disparu pendant presque unsiècle! UN SIÈCLE! Te doute tu du chagrin que j'ai ressentis tout ce temps, pour mon seul et unique enfant!" Me réprimandait ma mère.


"Ce n'est pas sa faute Gladya..." Voulu intervenir mon père à mon plus grand étonnement. 


"Je le sais, Aldir. Si tu n'affectionnait pas des secrets stupide, les choses ce seraient peut être bien arrangé depuis des décennies." Rugit ma mère entre ses dents. 

"Qu'est ce que?... Quel secret?" J'intervenais.

La main gantelé de ma mère se posais sur mon épaule, avec affection. Mon père lui, soudain, semblait perdre toute sa force et passait au aveux.


"Fils, je me doute que tu pense que j'ai tué Solaël par ambition et colère envers toi... Mais ce n'est pas la raison de mon acte. Peu avant ton retour de cette campagne contre les bandits, le père de Corvus avait découvert que les esclaves que j'avais envoyé avec toi étaient des... Des hérétiques, des fidèles d'Ozan." Murmurais mon père, au bord de l'effondrement. "Ils avaient comme plan de te retourner contre la ville, te manipuler avec des drogues pour asseoir leurs puissances ici."  

Je fut pris d'un véritable coups de poignard en plein coeur. Toutes ces années... Passé à courir pour une vengeance... Qui n'avais en réalité nullement lieu d'être. Au final, la trahison était celle de mon premier amour? les sentiments que j'avais chérie étaient ils véritable en réalité? Un part de moi voulait refuser les mots de mon père, mais mon père bien qu'imparfait, n'était pas un menteur et cela je pouvais en être certains. 


"C'est donc cela druidesse, que vous vouliez me dire pendant que nous combattions." Je soufflais, proche de la folie. 


"Tyr, mon enfant..." Murmurait ma mère en passant une main dans mes cheveux. "Je dois m'occuper de la cité, te savoir ici me remplis à nouveau de force... Et comme je l'ai dit à ton amie, nous ne pouvons permettre que les esclaves de la ville soit libéré... Ce sont tous des criminelles. Et surement certains sont ils voué à Ozan. J'ai déjà... Donné la capitulation de Niamed à Morianne." M'informais ma mère.

Je regardais alors Morianne... perdu. 

"Que dois je faire, envoyé de Thäa?" je lui demandais.
Niveau 3
Tyr Mimir
Je suis dispo pour : Paré à rp
Expérience : 188

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): aucun
Groupes: Neutre
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 3
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 11 Juil 2019 - 5:36
La situation semblait totalement désespérée. Le père et le fils allaient s’entre-tuer sans que je ne puisse rien n'y faire. Je ne voyais pas comment faire cesser ce combat jusqu'à ce qu'une idée me traverse l'esprit. Si je ne pouvais les forcer à m'écouter il fallait que je trouve quelqu'un qui en était capable. Je pris mon envol pour rejoindre l'étage et partir à la recherche de la Comtesse. Elle seule pourrait leur faire entendre raison.

Je poussais donc le portes une à une, ne m'attardant jamais plus de quelques secondes. Il fallait faire vite. C'est finalement dans l'une des salles du fond que je finis par tomber sur une personne. Il s'agissait d'une grande dame aux cheveux blonds et longs, coiffés en chignon qui me tournait le dos. J'hésitais un instant avant de demander :

- Comtesse de Niamed ?

Avant de répondre quoique ce soit, la femme en armure se tourna vers moi et fixa ses yeux féroces sur moi. J'eu le souffle coupé en voyant son visage. Elle ressemblait à si méprendre à l'amie de Sëya, Anna Cornwall, avec quelques années en plus.

- Anna ? m'etonnais-je.
- Anna ? Je ne sais pas pour qui vous me prenez mais... Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ? demanda-t-elle en tirant son épée au clair.
- Non, attendez ! Je ne suis pas là pour vous faire du mal ou me battre. Je m'appelle Morianne, je suis druidesse de...
- Je sais qui vous êtes... vous êtes là pour me tuer !
- Noooon ! Par tous les dieux, non. Je suis là pour réclamer votre aide.
- Plaît-il ?

Je sortis de la sacoche le journal du Comte et le présentai à la Comtesse.

- Je voudrais savoir si ce qui est écrit là dedans est vrai. Est-ce que le Comte de Niamed a véritablement sauvé son fils contre des serviteurs d'Özan ?
- Mais... pourquoi me parlez-vous de ça ? Et d'abord comment avez-vous obtenu ça ?
- Parce que... Et bien pour faire simple, je suis une amie de Tyr.
- Mon fils ?
- Oui, votre fils.
- Il est ici ?
- C'est justement pour ça que je vous cherchais. Le Comte et lui vont finir par s'entre-tuer si on ne fait rien.
- Vous auriez dû commencer par là ! Oui... C'est exact ! Les esclaves que mon mari a envoyé avec Tyr pour tuer les bandits... Cela fait si longtemps... Oui, ils étaient tous des Hayert'Väals ! Maintenant que votre curiosité a été comblée, vous pourriez peut-être me guidez jusqu'à mon fils.
- C'est que... avant cela je voudrais m'assurer d'une chose.
- Est-ce bien le moment pour cela ? me demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
- Je ne suis pas venue uniquement pour cela, vous vous doutez bien que mes objectifs vont plus loin...
- Vous êtes à la tête de cette flotte qui va nous attaquer, n'est-ce pas ?
- Pas exactement, mais je peux faire en sorte que tout se passe dans la non-violence. Si vous acceptez de...
- C'est d'accord !
- Pardon ? C'est moi qui ne comprend pas, là !
- C'est d'accord, druidesse. Nous nous rendons. J'avais déjà signé un traité de reddition au cas où... Nous nous rendons sans faire d'histoire. Mais comprenez que nous ne pouvons nous permettre de libérer les esclaves sans condition. Certains, aujourd'hui encore, sont peut être de mèche avec les Hayert'Väals. On ne peut courir le risque de...
- Très bien... on verra pour les détails plus tard dans ce cas.
- Vous avez raison. Il est temps d'intervenir.

Je hochai de la tête et acceptait de la mener jusqu'au hall d'entrée contre l'acte de capitulation, et nous arrivâmes juste à temps pour éviter le pire. S'ensuivit alors une discussion des plus sérieuses entre les membres de cette petite famille.

Moment émotion:
 

Quand Aldir révéla à son fils la vérité, Tyr sembla s'effondrer. Je ne connaissais que trop bien ce visage qu'il me montra : c'était celui d'une personne qui venait de voir tout ce en quoi elle croyait être brisé en mille morceaux. J'avais vécu la même chose lorsque mon père m'avait avoué que la voix que j'avais prise pour celle de Thaä depuis ma plus tendre enfance n'était en réalité la sienne. Son regard perdu me fendit le cœur tout comme sa question :

- Que dois-je faire, envoyée de Thaä ?

Je restais silencieuse un instant. Que pouvais-je lui dire ? Que pouvais-je y faire ? Toute sa vie, comme la mienne, avait été un mensonge jusque là, je savais ce qu'il pouvait ressentir et j'étais sûrement la mieux placée pour lui répondre. Mais que dire ? Je le fixai dans les yeux, ses yeux qui semblaient chercher de l'aide, comme un enfant qui ne sait pas quoi faire. Je pris délicatement ses mains dans les miennes et le fixai à présent avec émotion.

- Je ne sais pas, lui avouai-je. Tyr je suis tellement désolée... Je sais ce que tu ressens. Moi aussi, ma vie s'est effondrée, il y a deux ans... J'ai appris que tout ce en quoi je croyais n'avait été que mensonge. Et c'est mon père biologique qui m'a fait cette révélation. J'ai... J'ai sombré dans la folie, Tyr... mon âme s'est entachée d'obscurité, à tel point que j'ai fini par ne plus être moi même. J'ai cru que jamais je ne m'en remettrai, que ma vie ne valait plus rien. J'ai laissé le mal gagner et dominer mon esprit. Mais je me suis trompée... Je me suis rendue compte que sans cela je n'aurai jamais fait les merveilleuses rencontres que j'ai faites. Sans ça je n'aurai jamais connu Sëya, ou Brohmac, ou même toi, Tyr. Et j'ai pu regagner le bien.

Je m'arrêtai un instant, pour reprendre mon souffle. J'étais parcourue de sanglots. Reparler de cela n'était pas facile pour moi, et la peine qu'affichait Tyr me touchait profondément. Je tentai tant bien que mal de ne pas pleurer mais mes yeux étaient déjà embués de larmes.

- Ne passe pas par ce chemin... C'est trop douloureux. Tu dois... Tu dois en tirer le positif, et uniquement ça. Sinon... Je ne veux pas voir qui que ce soit endurer ce que j'ai subi. Je ne supporterai pas de te voir rejoindre le mal par désespoir. Tu n'es pas obligé de tout accepter maintenant, tu n'es pas obligé de pardonner à ton père... mais tu peux au moins faire en sorte que les choses se passent au mieux. Tu peux encore te dire que... sans cela tu n'aurais pas rencontré des personnes comme Awilda... ou même moi. Ne laisses pas la colère ou le désespoir te ronger, Tyr...

Je sentais que mes mots auraient pu avoir un peu d'effet sur le lorcq, mais pour m'en assurer, il fallait que j'aille plus loin, que j'exprime précisément ce que je pensais, que je lui donne un peu de ce que j'avais vécu pour ne pas qu'il fasse les mêmes erreurs.

- J'ai cru... J'ai cru que je ne pourrai plus jamais être druidesse... J'avais perdu espoir... Mais ma maman... ma maman m'a dit que même si tout ce que je pensais était un mensonge, ce n'est pas pour autant que ma foi n'était pas réelle. Sëya, mes amis... ils m'ont tous soutenue, alors j'ai continué d'avoir la foi. J'ai continué de croire en Thaä et en mon rôle... Et finalement je suis devenue ce que j'ai toujours voulue être... je suis à nouveau druidesse. C'est à toi de trouver ce que tu veux être, Tyr, personne d'autre ne pourra te dire qui tu dois devenir, ou ce que tu dois faire... mais tu pourras compter sur tes amis ou sur moi pour te soutenir. Je sais bien que ce n'était que pour m'aider à convaincre Daryun de me prêter main forte mais... je suis la fille du Défenseur de Niamed, je peux bien aider mon « père », ne serait-ce qu'un peu, déclarai-je finalement, avec une légère pointe d'humour.

Je lui fis un grand sourire, malgré mon regard empli de tristesse. J’espérai de tout cœur que ce sourire serait contagieux et qu'il l'aiderait à ce sentir mieux.
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 194

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 11 Juil 2019 - 11:07
Un sourire m’échappe, presque invisible derrière la barbe qui orne mon visage. Il est vraiment ironique, qu'une jeune mzekil d'à peine trois décennies de vie, est acquis plus de sagesse que moi en un siècle d'existence. 

"Un siècle de vie, mais c'est une mzekil dont je pourrait être l'arrière grand père qui fait preuve de plus de sagesse que toute une famille de lorcq..." Je répondais à Morianne. "Si vous n'aviez pas été là, tout cela ce serait conclut en une tragédie... Merci." 

Je prend une grande inspiration... Voilà où m'a mené ma vengeance, alors que je regarde par les grandes fenêtre du hall du palais, les orbes ambré des incendies dans la cité. Ma cité. Une erreur qu'il m'incombe de réparer. Et aussi de faire le point sur ce que j'éprouve pour ma famille. 

Les portes du palais s'ouvrent alors à la volée, laissant apparaître mon équipage. C'est à ce moment, que je comprend, que j'ai passé un an à monté une famille de pièces, un an de vie communes à apprendre à tous les connaitre... Et j'ai accepter de m'envoyer à la mort et risquer leurs vie pour une vengeance sans fondement et pire, que ne concernait que moi. 

"Selon les lois de successions... Faire actes de capitulation dépose de facto les dirigeants de la cité. Ce qui fait de moi le nouveau comte de Niamed." Je déclare à Morianne. " Néanmoins, je ne suis pas un chef de cité. Tout un capitaine." J'ajoute en regardant la douzaine de membre d'équipage de tout horizon qui nous ont rejoint. "Morianne, j'aimerais, que vous m'assuriez que mes parents ne soit pas exécuté, ni aucun autre membre de la ville. Il y a déjà eu trop de victime. Et ce n'est pas en aspergeant de sang les champs qu'ils redonneront de quoi nous nourrir tous." Je l'implorais.

En effet, elle est la représentante de l'autorité princière ici. L’amiral de la flotte n'est qu'un second couteau, tout le monde sait que Seya Nazen et Morianne la druidesse sont de proches conseillères du prince d'Yban. J'ordonnais aussi à mes compagnons de faire circuler la nouvelle sans tarder, la ville est prise, que les armes soit ranger, et que les idiots qui voudrait piller et violer soit immédiatement passer par le fer, peu importe leurs camps. C'était un ordre un peu téméraire venant de moi, mais il est nécessaire.
Niveau 3
Tyr Mimir
Je suis dispo pour : Paré à rp
Expérience : 188

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): aucun
Groupes: Neutre
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 3
Revenir en haut Aller en bas
Lun 22 Juil 2019 - 11:27
J'écoutais Tyr en silence. Le sourire discret qui illumina son visage me rassura. Oui, le pire avait été évité, et il m'en remercia pour ça. Je lui rendis son sourire et fit un petit non de la tête.

- Ce n'est pas grand chose, j'ai fait ce que j'avais à faire. J'ai juste suivi la voie de Thaä.

Les portes s'ouvrent alors et laissent passer ce que je devine être l'équipage de Tyr. Bien ! Les problèmes pour nous sont terminés. Brohmac me regarde du coin de l’œil, les poings serrés. Corvus est toujours face à lui, et on sent son désir de se battre. Visiblement, la nouvelle que les combats ne se feront pas ne lui plaît absolument pas. Les deux anciens camarades on les yeux pleins d'animosité. Mais c'est terminé, Corvus ne désobéira pas au Comte et Brohmac ne prendra pas le risque de briser la fin des combat.

- Selon les lois de successions... Faire acte de capitulation dépose de facto les dirigeants de la cité. Ce qui fait de moi le nouveau comte de Niamed, déclara alors Tyr vers lequel je me tournai à nouveau. Néanmoins, je ne suis pas un chef de cité. Tout au plus un capitaine.

Je le regarde en silence, attendant la suite. Il prend un moment pour trouver ses mots.

-Morianne, j'aimerais, que vous m'assuriez que mes parents ne soient pas exécutés, ni aucun autre membre de la ville. Il y a déjà eu trop de victime. Et ce n'est pas en aspergeant de sang les champs qu'ils redonneront de quoi nous nourrir tous.
- Je ferais tout pour ça ! Tu as ma parole, Tyr ! Je vais de ce pas alerter les forces de la Principauté.

Sans plus de cérémonie, je laissais le lorcq gérer ses problèmes de famille et partais en direction du port pour rejoindre les navires des forces princières. Depuis les airs, je survolais la ville qui était étrangement calme. Le bruit des canons s'étaient tue, probablement par manque de poudre, les réserves de Niamed ayant volées en éclat. Je pouvais déjà voir au loin nos bâtiments accoster. J'arrivais tout juste pour annoncer la fin des combats avant même qu'ils ne prennent vraiment lieux. Les armes étaient brandies au clair, prêtes à déverser le sang, les cordes des arcs tirées, les flèches pointaient vers les ennemis des uns et des autres.

- Cessez le feu !! Le combat est terminé !! criai-je.

Les soldats obéir d'instinct en me voyant arriver, rangèrent leurs armes et se posèrent au sol pour les ailés qui avait déjà pris leur envol.

- Arrêtez tout ! L'ennemi se rend !
- Ça n'en a pas l'air, pourtant ! s'exclama l'amiral Zellec qui semblait contrarié par cette nouvelle.
- L'ordre leur sera bientôt donné, ne vous en faites pas. J'ai ici l'acte de reddition de Niamed, signé de la comtesse elle même.
- Comment avez-vous fait ça ? s'étonna le mzékils qui me regardait avec étonnement.
- J'ai suivi la voie de Thaä, celle de la compassion et de la bonté ! Il ne m'aura fallu que quelques sorts et des mots bien placés pour les convaincre.
- En attendant, leurs armes sont toujours pointées sur nous ! On ne peut pas attendre qu'ils se jettent sur nous.

Un cor sonna dans la ville. A ce signal, tout le monde sut que la bataille était terminé, la capitulation avait été sonnée. L'amiral n'en crut pas ses oreilles, ni ses yeux, mais du bien constater que c'était bel et bien terminé. Il me fixa à nouveau d'un air ahuri et  me saisit.

- Druidesse, j'avais déjà de l'estime pour vous, mais aujourd'hui c'est du respect et de l'admiration que j'éprouve. Vous avez fait de l'excellent travail ! Nous allons pouvoir punir les traîtres à présent et libérer les...
- A ce propos, Amiral, il va falloir que nous revoyons notre approche.
- Plaît-il ?
- On ne punira aucun traître. J'ai donné ma parole. Le Comte de Niamed a certes aidé les esclavagistes, et il n'est probablement  pas très enclin à l'émancipation des esclaves, mais il y avait quelques bonnes raisons pour lesquelles il a dû en venir là.

L'amiral fronça les sourcils et me fixa avec une rage dans les yeux, comme si je venais d'insulter la Nation entière.

- Vous me demandez de ne pas punir des traîtres ??? Vous avez perdu l'esprit ?
- Le Comte a agit selon ce qu'il croyait juste ! Il sera démis de son rang, tout comme la Comtesse, mais de grâce, écoutez ce que j'ai à dire. Pour leur défense, le Comte et la Comtesse de Niamed ont agi ainsi car les Hayert'Väals menaçaient la région. Sans eux, et sans leur intervention, ces félons auraient eu tout le champs libre pour agir.
- Ça n'excuse pas le fait qu'ils aient soutenu un traître à la Nation ! Des gens sont morts par leur faute !
- Oui, mais d'autres sont en vie grâce à eux !

L'Amiral Zellec me regardait froidement. Il semblait réfléchir à toute vitesse. Son devoir lui imposait sans doute d'exécuter les traîtres manu militari et sans délai, mais je sentais en ce militaire une âme bienveillante. Il hésita encore un moment et déclara :

- Je ne sais pas ce qu'il vous prend, Druidesse, mais j'ai confiance en vous et en votre jugement. Je vous donne deux heures, pas plus, je veux que le Comte et sa femme parte de la cité. Non... Mieux encore ! Qu'ils partent en exil, loin d'ici, et qu'ils ne reviennent jamais. C'est le mieux que je puisse faire pour des traîtres...  
- Vous voulez dire... loin d'Yban ? Mais ils ont toujours vécus ici...
- Ils auraient du y songer avant de soutenir le Comte Glends'Gôl...
- Oui... Je comprend. Je pense que ça sera le mieux. Merci encore Amiral.
- Remerciez Thaä, Druidesse ! Remerciez Thaä...

Je repartis dans l'autre sens, cette fois-ci pour prévenir la famille de Tyr. J'avais tenu ma promesse : ils ne seraient pas exécutés,  et ils pourraient vivre libre même, mais loin d'ici. C'était toujours mieux qu'en prison. Je m'étonnai encore de la bonté de l'Amiral, mais à bien y songer, peut-être que lui aussi croyez en la voie de Thaä. J'étais heureuse qu'il entende raison et qu'il laisse une chance à cette famille. Il me fallait régler un problème cela dit : convaincre le Comte et sa femme de quitter Yban pour toujours. Cela ne serait probablement pas facile.

J'atterris aux portes du palais et croisais alors Ayelline qui était en train de surveiller la porte. La mage me sourit à mon arrivée et me prit dans ses bras avec enthousiasme. Je restai stoïque et même passablement surprise de cette réaction, les yeux ronds comme des billes.

- Heu...
- Bien joué, Druidesse !! Alors ça, c'était vraiment incroyable ! Faire tomber une ville presque sans faire couler le sang ! Vous êtes prodigieusement étonnante !
- Oh... C'est... C'était pas grand chose... Enfin je crois.
- Pas grand chose ? Morianne, vous êtes un joyaux rare en ces temps troublés. Tout ce serait passé dans le feu, le sang et la douleur sans votre intervention, comme à peu près tout ce qui se passe en ce moment partout en Kaïl. Mais vous... Vous vous pointez et vous faites votre... « truc » ! Vous levez un peu la voix et hop ! Tout est réglé.  
- Je crois que j'ai surtout eu beaucoup de chance.
- Oh ! Arrêtez de vous mésestimer. Vous savez quoi ? On devrait prendre un verre ensemble, à l'occasion, histoire de fêter votre victoire.  
- Heu... D'accord, si ça vous fait plaisir... J'ai encore une affaire à régler, vous permettez ?
- Mais bien sûr !

Elle me laissa passer. J'entrais dans le palais et fis place autour de moi pour pouvoir rejoindre Tyr, et ses parents, qui semblaient parler entre eux. J'essayai de ne pas trop faire attention à l'ambiance générale qui régnait entre eux et tout autour. Le temps pressait, et il fallait prendre dès à présent des décisions.

- C'est fait ! L'Amiral et l'armée princière sont au courant de votre reddition. Vous avez la vie sauve, Zellec a accepté qu'il n'y ait aucune représailles. Un nouveau gouverneur sera mis en place pour s'occuper de la ville. Cependant, cela n'efface pas vos actes, ni votre association avec le Comte Glends'Gôl qui est un traître à la Nation. L'Amiral a décidé de fermer les yeux et de ne pas ordonner votre exécution,  cependant il vous autorise à quitter la ville, et le mieux ça serait même que vous quittiez Yban... Soit ça, soit vous serez mis aux arrêts, probablement pour le restant de vos jours. C'est tout ce que j'ai pu obtenir pour votre défense.
- QUOI ? s'écria Corvus. Après tout ce que le Comte et la Comtesse ont fait pour ce pays, c'est comme ça que le Prince les traite ?
- La ferme, Corvus, grommela Brohmac. La Druidesse a fait ce qu'elle a pu, et je trouve que vous vous en sortez pas trop mal pour le coup. Vous devriez accepter, c'est l'avis d'un ancien ami... Trouvez-vous une vie tranquille et faites-vous oublier.
- Ça suffit ! Intervins-je. Vous êtes libre de prendre votre décision, Comtesse, Comte... Soit la prison, soit l'exil...
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 194

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 25 Juil 2019 - 17:11
Peinture de Algane Drek, "la victoire de Niamed.":
 

Mes parents se regardèrent un instant, leurs regards se perdirent sur le palais autours d'eux. Un long soupir échappa de la gorge de mon père, il laissait alors s'affaisser ses épaules. Comme si il avait été lesté d'un énorme fardeau. 

ambiance musicale:
 


"C'est bien plus que je ne pouvais en espéré." Répondit le lorcq en fixant la druidesse. "Corvus, je te libère de tes obligations. Je dois changer de vie à présent." 

"Mais, mon seigneur!" Protestais le mzekil en serrant les poings, le regard noir vers Brohmac. 


"Il suffit, Corvus! Nous avions devoir de servir le Prince, et nous avons été éloigner de notre obligation sacrée... Nous devons en assumer les conséquences." Tonnait la voix de mon père. 

Il se dirigeait alors vers moi, aux côtés de ma mère. Il semblait, perdu, comme si il prenait conscience de quelque chose, ou se réveillait d'un rêve tenace. Il me tandis la masse de notre famille. 
Je l'a saisis avec déférence. C'était une arme ancestrale, qui avait combattu et vaincu nombre d'adversaire puissant et servis de grand héro de notre famille.


"Fils, je ne peut pas savoir si un jour nous serons une vrai famille. Je suis soulagé que tout cela ce soit terminé, et pas de la façon que j'avais imaginé. Je vais chercher un endroit où construire une maison, loin des préoccupation de la principauté. Si un jours... tu souhaite, venir discuté, nous serons là." Dit il avec maladresse, il posait alors sa main sur mon épaule avec affection et reculait, allant visiblement vers ses appartements.

Ma mère, me prit dans ses bras et me fit étalage de la force qu'elle avait encore dans ses bras en voulant montrer son affection.


"J'emmènerais ton père à Kail. je sais, qu'il y a des gens bien qui y combattent courageusement les problèmes. Le Domaine me semble être un bon point pour rebâtir une vie. Tu nous y retrouvera si tu el souhaite. Je sais que tu va aller à l'avant du danger... Mais je vois que tu a des compagnons qui sont fidèle. Essaie de ne pas mourir, j'aimerais avoir la chance... Aussi puérile soit elle, d'avoir des petits enfants un jours." Me confiait elle, une larme fugitive roulant sur sa joue. 


"Mère... Je suis désolé... Si je n'étais pas venu..." Je lui répondais en serrant le sdents.

"Si tu n'étais pas venu, j'aurais continué de souffrir de ne pas savoir si tu était mort ou vivant, et ton père n'aurait pas pu se repentir... Et tu n'aurais jamais su la vérité, continuant de mener une vie animé par la haine. C'est mieux ainsi. La ville sera reprise par quelqu'un de loyal à notre prince." Me rassurait elle.

Plus tard, une embarcation emmenait mes parents et Corvus vers Kail à travers la nuit. Mon équipage regagnait notre navire pour y fêter la fin d'une quête longue de plus d'un an. Moi j'avais salué la druidesse. Lui assurant que si elle avait besoin, nous serions là avec mon équipage. 

Debout à la barre du "Dragon Noir", j'observais l'aube qui se levait à l'horizon. Aviendha, ma fidèle amie vint à ma rencontre. 

"Où allons nous à présent... capitaine?" Demandait elle avec sérieux. 

je regardais le pont du navire, l'équipage était là, au grand complet. Attendant les ordres. Un sourire orna un instant mes lèvres avant que je ne reporte mon attention vers l'astre émergeant des eaux. 

"Là où ont aura besoin de nous." je répondais alors que la voile se déployait.
Niveau 3
Tyr Mimir
Je suis dispo pour : Paré à rp
Expérience : 188

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): aucun
Groupes: Neutre
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 3
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Aube des Mondes :: Le monde :: Yban :: Est :: Niamed-