Archéologie, diplomatie, et apocalypse

 :: Le monde :: Yban :: Nord :: Cescan (Capitale) :: Habitations Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Lun 13 Mai 2019 - 10:18
HRP:
 

Il nous fallut une journée entière pour rédiger des lettres à l’attention de tous les états. Certains continents n’ayant pas de dirigeant, en tout cas pas unis sous un gouvernement ou un règne, nous fûmes contraintes, la Princesse et moi, de nous adresser à toutes les grandes citées de ces territoires encore anarchiques. Cela ne facilitait guère les choses, mais à force d’efforts, nous arrivâmes au bout de nos peines.

- Je pense que nous pouvons affirmer sans rougir que nous avons fait un excellent travail ! déclara Ätanaelle.
- Oui, j’espère sincèrement que les dirigeants répondront favorablement à notre appel à l’union.
- Ce serait formidable ! Imaginez, Arcaëlle toute entière, réunie contre les forces du mal ! Tous, unis et soudés. Ça n’était pas arrivé depuis… Je ne suis pas sûr que se soit jamais arrivé. Il y a toujours eu des dissensions en Arcaëlle. Mzékils’Han contre Tahora’Han… Empire contre Citées Blanches…
- Et aujourd’hui, Nations contre Nëris Kale Özan… soupirai-je.
- Hé hé… Ne soyez pas triste ni désespérée, Morianne. Les choses sont ainsi faites. Le monde serait-il si intéressant sans les conflits qui l’habitent ?
- Je n’en sais rien… Je préfère ne pas me poser la question. Avec des si on pourrait refaire le monde…
- Vous avez sûrement raison. Très bien, je vais moi-même envoyer ces lettres par corbeaux voyageurs. Encore merci, Morianne, vous avez été d’une grande aide, comme de coutume.

Je haussai vaguement les épaules et souffla un « Y a pas de quoi. » qui du manquer quelque peu d’entrain. Atanaëlle me prit dans ses bras en me caressant doucement la tête. Je me mis à rougir, gênée par cette marque d’affection. D’autant que je pouvais sentir le doux parfum enivrant de la Princesse, ainsi serrée contre elle. Il y avait cette petite pointe de cannelle dans sa chevelure qui me rappelait d’agréable souvenir. Je repoussai doucement Atanaëlle d’un air embarrassé.

- Me… Merci ! Ça ira !

La Princesse me sourit, amusée visiblement par ma gêne du moment et partit finalement d’un pas décidé, probablement vers la volière. Je me demandai alors comment un corbeau pouvait-il traverser tout un océan sans manger à présent. Peut-être étaient-ils magiques ? Ou peut-être avait-elle parlé d’un groupe de messagers qui se faisaient appeler les Corbeaux Voyageurs ? Qui sait ? Je ne savais pas grand choses de la Principauté au final. Hormis mon éducation religieuse, je n’en avais pas vraiment reçu. Je savais seulement lire et écrire, mais très mal, je connaissais les différents cultes, mais plus particulièrement celui de Thaä, quant au reste, j’avais de grandes connaissances dans la nature sauvage, les plantes, et quelques remèdes, mais c’était tout ce que je possédais. Autant dire que la politique, les corps de métiers d’Yban, et tout le reste m’étaient inconnu dans la grande majorité. Je ne faisais qu’improviser pour le reste.

- Morianne !!! Moriaaaanne ! s’exclama alors une voix que je reconnu rapidement comme étant celle de Maya. C’est une catastrophe !!
- Mais qu’est-ce qui se passe, encore ?
- Dans la rue… C’est le chaos !! Des esclavagistes se sont ligués entre eux. Ça ressemble à une véritable guerre civile à l’extérieur ! Tout le monde est à couteaux tirés…
- Bon sang… Et je ne peux rien faire d’ici… J’espère que Sëya est en sécurité… Attends, je vais la contacter avec le collier!

« Sëya ? Tu m’entends ? Es-tu en sécurité ? Apparemment c’est le chaos total dans les rues ! Les esclavagistes ont du tenir tête au Prince... » 
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 89

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6
Revenir en haut Aller en bas
Mar 14 Mai 2019 - 18:47
En à peine quinze minutes nous fûmes devant chez l’archéologue. Prenant une grande inspiration, je descendis de mon véhicule et fis tinter la cloche pour m’annoncer. Une xen aux cheveux blancs et au regard vert m’ouvrit en souriant. Je me présentais avec humilité et simplicité. M’invitant à entrer, la servante me guida dans la demeure de son maître. L’arcaëllienne m’indiqua que Sir Lhankil était dans la bibliothèque, effectuant des recherches. Nous arrivâmes devant une grande arche sculptée à même la pierre. La xen se racla la gorge et l’archéologue, assit à une table au centre de la pièce, leva la tête. Il me fixa, comme s’il cherchait à savoir qui j’étais.

Dame Nazen, Sir Lhankil.

Il fronça les sourcils et me fit signe d’entrer dans la bibliothèque où devait trôner des milliers d’ouvrages. Il me montra la chaise face à lui et m’indiqua d’un signe de la main de prendre place. Je posais le livre parlant des Nëris Kale Özan juste devant lui. Je le vis blêmir en quelques secondes. Il déglutit avec une difficulté visible.

C’est ce que j’étudie, Dame Nazen. J’ai remarqué que le monde dépérissait depuis quelque temps…
Que savez-vous ? Demandais-je avec crainte.
Eh bien… Autrefois, ces chevaliers de justice étaient des arcaëlliens lambda, mais… Il se pinça l’arête du nez en soupirant avec tristesse. Özan les a... Comment dire ? Elu ? Choisi ? Bref… Ils sont quatre de ce que j’ai pu lire à travers tous ces ouvrages. Il montra les livres étalés sur la table et continua, l’œil inquiet : Il y a Jokaÿ : la famine, Ban : la guerre, Mäalen : la pestilence et la pourriture et enfin Lïrben : la mort. Je ne sais pas vraiment dans quel ordre ils vont se présenter à Arcaëlle… Je dirais, en fonction de ce que j’ai lu, que le chevalier de la mort arrive en dernier. Chaque Nëris a un ou des pouvoirs. Je pense que… Il se frotta le visage. Nëris Jokaÿ est déjà là… De ce que j’ai lu elle fut jadis une xen capable de prendre la forme d’un kalacan, d’un loumez et d’un suda. Déjà de son vivant, elle était puissante. Je ne sais rien de plus sur cette créature… Il faut dire que ça ne fait que quelques jours que j’effectue des recherches sur ces cavaliers apportant la désolation… Par Thaä… Il faudra une sacrée alliance pour venir à bout de ces êtres dévoyés… Il se leva, me tournant le dos. La première fois qu’ils sont venus en nos terres, le monde à bien faillit disparaître… On raconte que même les Dieux sont venus les combattre…
Les Dieux nous aideront peut-être encore…
J’espère me tromper et que ce ne soit que des coïncidences malencontreuses… Mais il faudra prier fort pour s’en sortir.

Il me regarda, le visage fermé et inquiet. Alors que j’allais répondre, je perçus la voix de Morianne. Les esclavagistes se rebellaient contre le Prince… Je répondis d’une voix sereine que j’allais bien et lui indiquais où j’étais.

L’archéologue avait pris mon livre et le feuilletait avec intérêt. Je n’osais pas le déranger et restais silencieuse.
Niveau 9
Sëya Nazen
Je suis dispo pour : 1/1
Expérience : 223

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez - Ka - Aän
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 9


Archéologie, diplomatie, et apocalypse Zali

Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dim 19 Mai 2019 - 9:01
Je soupirai de soulagement en sachant que Sëya était en sécurité. Je lui suggérai de rester chez l'archéologue en attendant que les choses se tassent. Je craignais toutefois que cela ne dure un long moment. Les cris au loin se faisaient entendre et on pouvait voir depuis les fenêtres du palais les éclats de lumière produits par les sorts que lançaient les manieurs de fluide. Je restais silencieuse devant ce spectacle lointain qui n'augurait rien de bon.

Maya posa une main sur mon épaule et tenta de me rassurer comme elle pouvait. Les minutes passèrent, puis les heures. Sëya devait probablement attendre que l'archéologue étudie le manuscrit qu'elle lui avait apporté. En tout cas elle n'était pas encore revenue quand le Prince franchit les portes du palais avant de se diriger vers l'infirmerie où je me trouvais actuellement. Il avait l'air de s'être battu, couvert de sang et son armure recouverte d'impacts. Yülhan Mzekils'Han affichait une expression qui se trouvait entre l'agacement et le plaisir sadique d'avoir pu se battre. Il s'approcha de moi, il semblait visiblement vouloir me parler, il n'était pas là pour se faire soigner donc.  

- Vous allez bien, Prince ? Que s'est-il passé ?
- Je voudrais vous parler un moment !
- Vous ne m'avez pas répondu, Prince... lui fis-je remarquer.    
- Excusez-moi... Je manque à mes manières mais ces satanés rebelles m'ont mis les nerfs ! Nous avons réussi à calmer la situation pour le moment, mais les choses risques de s'envenimer et le conflit s'éterniser...
- C'est bien notre veine... avec l'Apocalypse qui approche... Ce n'est pas le moment pour une guerre civile !
- Certes... Mais les choses sont devenues se qu'elles sont, druidesse. Et je ne vous parle même pas des Hayert'Väals qui ont profité de ce conflit pour s'en prendre à nous. C'était un véritable chaos là-bas... On ne savait plus où donner de la tête, mais pour le moment, nous avons le contrôle ! Ça ne va peut-être pas durer... Et pour répondre à votre première question, oui, je vais bien, merci de vous en inquiéter.

Je restai sans voix. Cela ne présageait rien de bon, mais les rues étaient à présent assez sûres pour que Sëya se risque à les emprunter. J'étais quelque peu soulagée par cette nouvelle.

- Mais je ne suis pas venu pour discuter de ça ! Comme vous devez peut-être le savoir, je venais à peine de revenir de voyage ce matin...
- Vous étiez parti, Prince ?  
- Oui, à Balar'Han... Et ce qui s'y est passé... n'était pas du tout de mon goût !
- Comment cela ?
- Je ne rentrerai pas de suite dans les détails, je crois que ce n'est pas vraiment le moment mais j'ai quelque chose de vraiment important à vous annoncer que je n'ai pas eu le temps de faire ce matin...
- Oui... J'imagine qu'entre le fait que j'étais à l'article de la mort et le fait que vous soyez occupé par ces esclavagistes n'a pas aidé.

Il se pinça l'arrête du nez avec agacement. Je devais sans doute l'insupporter, le fait est qu'il fronça les sourcils et parla d'une voix autoritaire.

- Voulez-vous bien me laisser parler, Druidesse ?
- Oui... Pardon...
- Ce que j'ai à vous dire est extrêmement important ! Il s'agit de votre ami, le Premier Citoyen du Domaine, Grégoire Boisdefer, car il me semble que vous êtes amis, c'est bien cela ?
- Et bien... oui, Grégoire est mon ami ! Mais pourquoi me parler de lui ? Vous étiez à Balar'Han... pas au Domaine, je ne vous suis pas.
- En réalité, Grégoire se trouvait à Balar'Han. Il était venu sur nos terres pour secourir un ami qui avait été enlever par le seigneur qui dirige la ville. Un homme qui avait toute ma confiance d'ailleurs... Aloïs de Balar'Han... Mais il s'est avéré que ce fou dangereux faisait des expérimentations sur les habitants de Balar'Han...
- Des expérimentations, vous dites ?
- Oui... Je ne connais pas les détails, précisément, mais ce fou a transformé des arcaëlliens en... monstre de foire ! Le fait est que l'ami de Grégoire était l'un des prochains sujets d'expérimentation de ce maudit chien ! Et le pire dans tout ça, c'est que ses pauvres âmes ont été victime d'un maléfice lancé par Özan lui même ou bien ses adeptes. Je ne saurais dire... Le fait est que Balar'Han a brûlé...

Le Prince avait pris un ton soudainement grave. Il avait la tête basse et me saisit la main avec amicalité. Je commençai à craindre le pire.

- Écoutez, druidesse, je vous apprécie beaucoup, mais ce que je vais vous dire va sûrement vous faire un choc...
- Et bien quoi ?
- Grégoire Boisdefer, probablement pour protéger ses amis et les habitants de Balar'Han des créatures maléfiques de la nuit... a provoqué un brasier sans précédant. Et il se trouvait précisément à l'épicentre de tout ça. Nous l'avons cherché plusieurs jours en vain... Nous n'avons retrouvé que son pendentif, et ses biens les plus précieux... Je crois malheureusement qu'il me faille vous annoncer que votre ami est...
- Non ! m'écriai-je. Non... répétai-je en baissant le ton, la gorge serrée d'émotion.
- Il est mort, Druidesse Morianne... déclara le Prince d'un air désolé.

Je fixai le Prince avec ahurissement, sentant une larme chaude couler sur ma joue. Qu'est-ce qu'il venait de dire ? Qu'était-il arrivé à Grégoire ? Mort ? C'était impossible... Pas lui... Pas mon ami ! Je me refusai à cette simple idée.

- Non... Non c'est faux ! Il doit probablement être perdu quelque part...
- Nous avons cherché partout... Je suis désolé, druidesse Morianne.
- Non... Non non et non !

Le Prince partit à contrecœur, me laissant à mon chagrin. Maya vint rapidement  à moi pour me consoler mais ma peine était grande. Je me mis à pleurer à chaudes larmes, ne comprenant pas ce qui se passait. Je ne pouvais pas accepter que mon ami soit mort...
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 89

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mer 22 Mai 2019 - 17:21
Suivant les conseils de Morianne, je restais chez l’archéologue qui semblait fasciné par mon ouvrage ancien. Il tournait les pages, le regard avide de connaissances. Il se mordait de temps à autre le bout du pouce, l’air inquiet, soucieux. Qu’était-il écrit dans ce livre ? Je sentais l’angoisse me gagner petit à petit. Que devais-je faire ? Me taire ou le questionner ? Tout en lisant, il faisait les cent pas. Soudain, il leva la tête du bouquin, le regard alerte, et il me fixa sans rien dire. Puis, il se jeta sur la chaise face à moi et tourna le livre vers moi, me montrant un passage. Je lus, comprenant un mot sur cinq.

Je… Je ne maîtrise pas bien l’ancien arcaëllien. Pouvez-vous m’en dire d’avantage ?
Oh ! Pardon, Dame Nazen. Je… Oui, attendez. Il prit l’ouvrage et le tourna vers lui. Il suivit une ligne du bout de l’index et me déclara d’une voix pleine de peur : Il est dit cela : « Ces êtres, ni vivants ni réellement morts, ont été oubliés par le temps et les Dieux. Mais pas par Özan, leur créateur. Ils seront quatre. Chacun portant un fléau abominable et destructeur. » Je le regardais intriguée. Il continua alors : J’en sais également plus sur Jokaÿ : elle a la capacité de ruiner les récolte, créer des climats instables et, malheureusement, apocalyptiques.
Ce qui veut dire ? Demandais-je avec appréhension.
Elle peut créer de forte chaleurs qui assécherons les points d’eau ou, au contraire, faire pleuvoir durant des jours et des jours ce qui donnerait des maladies au plantes tel le mildiou. Par tout ce qui est sacré… Il faut agir.
Vous avez des informations sur les trois autres Nëris ?
Heu... Oui. Attendez. Il parcourut les lignes et fronça les sourcils. IL déclara alors, froidement : Nëris Mäalen, qui, de ce que je lis, arrivera en second, était une elfe. Elle… Par Thaä c’est monstrueux… Ses pouvoirs sont de faire pourrir les chairs, plantes.. En fait tout ce qui vit et peut se flétrir… Elle a le don, si tant est qu’on peut appeler ça comme ça, de propager nombre de maladies et peut également propager les vermines tels les rats, les cafards, entre autre je dirais. Il soupira, se pinçant l’arête du nez. Il continua de parcourir le livre et ajouta : Ah ! Après apparaîtra Nëris Ban, autrefois humain. C’était un grand mage, de ce que je peux comprendre. Mais aussi un guerrier redoutable à l’épée et un puissant stratége. Ses capacités sont de déclencher des conflits même pour une broutille et il peut augmenter la force des soldats d’Özan. Il soupira et écarquilla les yeux. Nëris Lïrben ; comme dit, arrivera en dernière. C’est une ancienne lorcq, elle peut « ressusciter » les morts mais elle les transforme en démons d’Özan… Pas encourageant ça… Elle peut aspirer la vie autour d’elle mais je ne sais pas sur un rayon de combien de kilomètres… C’est, de ce que je lis la plus dangereuse et plus puissante des chevaliers... Elle a le don de contrôler toutes les créatures d’outre-tombe.

J’eus beaucoup de mal à avaler ma salive. Kïllian faisait à nouveau les cent pas. Il s’arrêta soudainement, se tourna vers moi et me demanda de me rendre au temple de Thaä pour converser avec ma mère. Je l’informais que cela ne servirait à rien car elle n’avait pas d’informations à me donner. Il soupira.

Soudain je me sentis triste. Non, pas moi. Morianne. Sachant que je pouvais quitter la demeure de l’archéologue, je lui dis de me tenir informer de l’avancé sur ses recherches et pris congé.

Je traversais la ville dans mon véhicule. Près du palais, il y avait des colonnes de fumée s’élevant haut dans le ciel. Je fis presser le pas au cochet.
Niveau 9
Sëya Nazen
Je suis dispo pour : 1/1
Expérience : 223

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez - Ka - Aän
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 9


Archéologie, diplomatie, et apocalypse Zali

Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dim 26 Mai 2019 - 13:18
J'étais accablée de chagrin. L'idée que mon ami soit mort m'était insupportable. La douleur était encore pire que celle du poignard qui m'avait entaillé la chair. Je ne savais plus quoi faire, quoi penser. Je pouvais sentir Sëya tenter de me consoler via le médaillon mais je n'étais pas même prête à l'accepter.

- Il faut... Il faut que je parte... Je dois retrouver Grégoire...
- Mais qu'est-ce que tu racontes ? s'étonna Maya. Morianne, Grégoire est...
- Grégoire sera mort quand j'aurai retrouvé son corps, pas avant ! Et je le sens au fond de moi, il est vivant !
- C'est de la folie ! Tu n'es même pas en état de te lever.

Sëya s'opposa également à l'idée et me supplia mentalement de ne pas bouger, me disant qu'elle arrivait bientôt. Mais je n'écoutais rien ! Grégoire mort ? Impossible ! Il devait sûrement être perdu ! Aucun corps ni reste de lui n'avait été trouvé ! Il était forcément en vie quelque part, j'en étais persuadée. Je ne pouvais pas me résoudre à son passage vers le Royaume des Morts. Non ! Mon ami était en vie et il avait besoin d'aide ! Il fallait que je le retrouve coûte que coûte. Je me levais donc contre l'avis de tous et fis plusieurs pas. Je ne portais sur moi qu'une simple robe que l'on faisait revêtir aux blessés.

- Morianne, tu ne devrais pas te lever ! protesta la jeune tahora.
- Druidesse, mais que faites-vous ? s'étonna l'une des guérisseuses. Vous ne pouvez pas vous lever ! On vient à peine de vous soigner !
- Je m'en moque ! Je dois aller retrouver Grégoire !
- Vous n'y pensez pas ! Et puis la ville et sans dessus-dessous ! Vous allez vous faire tuer si vous vous y baladez comme çà !
- La ferme ! J'ai pas besoin qu'on me dise ce que je dois faire ou ne pas faire ! répondis-je sombrement.

La guérisseuse se précipita vers moi pour me barrer la route. Je malaxai alors mon fluide et lui envoyai un pic de glace qui agrippa sa robe ample et la cloua contre le mur.

- Vous foutez pas sur ma route ou je vous défonce ! hurlai-je avec colère.
- MORIANNE !! cria Maya. Mais tu es complètement folle ou quoi ?
- Druidesse... Maya venez m'aider s'il vous plaît !!
supplia la guérisseuse qui était accrochée au mur.
- Il faut que je l'empêche de sortir ! protesta la tahora.

Mais je n'écoutais déjà plus. J'avais franchi les portes de l'infirmerie et me tenais contre le mur pour avancer. J'étais, malgré mon état et les protestations de Sëya, déterminée à aller chercher mon ami. Maya sortit en trombe de la pièce que j'avais quitté et m’interpella alors.

- Morianne ! Stop ! Mais qu'est-ce qui te prends ? Tu as perdu la raison ! Tu ne peux pas sortir dans cet état !
- Vous tous... Vous ne comprenez pas ! C'est mon ami... Je ne peux pas l'abandonner ! Je dois l'aider !
- Tu ne l'aideras pas dans cet état ! Tout ce que tu vas réussir à faire, c'est te tuer ou te faire tuer.

Voyant que je n'écoutais pas et que je continuais à avancer, elle m'attrapa par l'épaule et me tira en arrière. Je frappa du pied sur le sol et provoquai une puissante secousse sismique avec mon fluide khan. Les murs autour de nous se fissurèrent et Maya tomba à la renverse en poussant un petit cri suraiguë.

- Foutez moi la paix ! Je sauverai Grégoire... Je le ramènerai chez lui ! Hurgh...

Mais l'utilisation de mon fluide, dans mon état actuel m'avait totalement vidée de mes forces. Je tombais les genoux à terre avant de m'écrouler à plat ventre. La douleur à mon ventre se réveilla et me fit pousser des gémissements. Pourtant je me trainais au sol, déterminée à aller sauver Grégoire.

- Pas question... que je reste là... Je ne peux pas accepter... Hurgh... Je dois l'aider...

Je me traînais en avant, mais déjà, Maya était en train de se relever et j'entendais les bruits d'armure de la garde venir dans ma direction. J'étais complètement déboussolée, exsangue, et vidée de mon fluide. Malgré tout, lorsque les arcaëlliens de la garde me prirent par les bras, je continuais à me débattre férocement. Ils n'eurent cependant aucun mal à me tirer vers l'infirmerie... Je n'avais plus de force...

- Lâchez-moi... Lâchez-moi ! Je dois... Je dois...

A bout de force, je perdis connaissance dans leurs bras...
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 89

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sam 8 Juin 2019 - 21:04
Je fus submergée par des sentiments forts qui n’étaient pas les miens. Morianne était en proie à une grande détresse… Je sautais hors de la voiture à peine les chevaux stoppés. Je devais savoir ce qui tracassait mon aimée. Courant à moitié et volant à moitié, je sentis un grand vide en moi. Ma mzékils avait dû perdre connaissance. J’étais aux portes du palais princier et je demandais l’autorisation de me rendre à l’infirmerie. Les soldats en faction s’inclinèrent et me firent signe de passer.

Le cœur lourd, je traversais les couloirs, haletante, paniquée. J’entendis des éclats de voix. J’accélérais le pas, volant à demi. J’étais devant l’infirmerie et pus constater que deux gardes l’allongeaient sur sa couche. Elle avait les yeux clos. Je fixais tour à tour chaque personne présente. L’un des soigneurs m’informa de la mort de Sir Boisdefer. Je ne connaissais pas très bien cet arcaëllien. Je savais qu’il était un dirigeant à la poigne de fer et sachant se faire aimer de son peuple. Déglutissant, je pris appui sur le mur et me laissais tomber au sol. Je savais que Morianne était proche de cet humain.

C’est sûr qu’il est mort ? A-t-on trouvé sa dépouille ?

Je me passais une main sur le visage, blafarde et angoissée. Une envie de vomir m’assaillit avec force. Entre les nëris kale Özan, la rébellion des noble d’Yban et la mort d’un souverain il n’allait pas être aisé d’apaiser voire sauver le monde…. Quelle misère…

Je me relevais avec l’aide de Maya. M’approchant de Morianne, je retenais mon envie de pleurer. Saisissant la main de mon adorée, je lui murmurais des mots compatissants, affectueux et doux.
Niveau 9
Sëya Nazen
Je suis dispo pour : 1/1
Expérience : 223

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez - Ka - Aän
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 9


Archéologie, diplomatie, et apocalypse Zali

Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 13 Juin 2019 - 14:55
Deux semaines s'écoulèrent avant que je ne récupère complètement mes forces. Durant ce temps, les choses avaient empiré à la capitale : l'opposition qu'offrirent les esclavagistes contre le pouvoir en place fut plus importante que prévue, largement plus importante. Nombre de magistrats, de commandants d'armée, et d'autres représentant de la Principauté se rallièrent contre le Prince et ses forces. Petit à petit, le mouvement des esclavagistes grossissait et prenait de l'ampleur. J'avais appris de la bouche du Prince que mon oncle s'en était sorti et qu'il avait réussi à fomenter cette petite rébellion.

- Ils finiront bien par s'épuiser ! déclara le Prince. Certes, les effectifs de notre armée ont été réduit par la défection de certains officiers au profit de ces méprisables rebelles, mais nous sommes toujours plus nombreux qu'eux ! Et puis les Enfants de la Liberté nous ont promis d'être de notre côté dans cette lutte. Après tout, je suis le premier dirigeant d'Yban à proclamer l’abolition de l'esclavage. Daryun n'attendait que ça de ma part ! A ce sujet, beaucoup d'esclaves on rejoint l'armée pour défendre leur liberté !
- Espérons que ça dure...

Les semaines passèrent puis les mois. Nous en apprîmes un peu plus sur les Nëris Kale grâce aux traductions de l'archéologue qui avait finalement accepté de venir au Palais. Ce dernier craignait pour sa vie au vu de ce qui se déroulait actuellement dans la capitale. Nous savions à présent qu'ils étaient puissants et possédaient des capacités équivalentes à celles de dieux. Sir Lhankil n'avait toujours pas trouvé la façon de les vaincre ni de les sceller à nouveau dans leurs tombeaux, mais il en était persuadé, la dernière fois que les Nëris Kale avait foulé le sol d'Arcaëlle, les Dieux avaient du intervenir.

C'est pourquoi, chaque jour, je me rendais au temple de Thaä pour y prier contre l'avis général de mes compagnons. La seule qui était réellement enchantée que je m'y risque était Loreleï. En tant que Haute Prêtresse, elle ne pouvait me décourager à prier la divinité créatrice. Depuis que les troubles avaient commencé, le temple s'était en partie transformé en hôpital, où les blessés des conflits venaient se faire soigner, esclavagistes ou pas d'ailleurs. Cependant, la plupart d'entre eux avaient le droit à des sermons de la part de Loreleï qui ne supportait pas ces conflits et qui défendaient que Thaä serait courroucée de leur attitude. Son courroux était surtout adressé aux combattants et bagarreurs.  

Nous approchions de fin Löscen quand les choses empirèrent et que le conflit prit une ampleur que nous n'espérions pas : la famine s'intensifiait depuis déjà quelques semaines et le Prince avait du déclarer le rationnement du peuple et la réquisition des stocks de farine et de denrées alimentaires. Dans le plus grand des secrets, il privilégia les rations pour les armées, afin que les soldats aient la force de se battre contre les esclavagistes. Le conflit explosa alors quand mon oncle, le Comte Glends'Gôl révéla à tous cette décision. Une grande partie du peuple affamé se joignit alors aux esclavagistes pour réclamer de la nourriture au Palais. Sëya et moi nous trouvions à ce moment là devant ses portes. Une foule en colère s'était rassemblée avec des torches, des piques et fourches.

- Affameurs du peuple !!! s'écria un elfin.
- Rendez-nous notre nourriture !!! cria une fermière tahora.
- Vous vous goinfrez sur notre dos !! déclara un tisserande aracnor avec un ton accusateur.  

Les soldats de la garde du Palais s'étaient réunis à l'entrée pour empêcher quiconque d'entrer, menaçant la foule de tirer s'ils ne se dispersaient pas.

- Vous êtes fous, Capitaine ? demandai-je alors au mzékils en charge de la défense. Si vous les menacez de tirer dans la foule, ils seront encore plus furieux !  
- Et qu'est-ce que vous voulez que je fasse, alors ? Que je leur lance du pain pour les calmer ? On n'en a à peine pour nous...
- Je n'en sais rien ! Mais vous ne pouvez pas leur tirer dessus ! Ce ne sont que des citadins !
- Des citadins qui menacent la sécurité du Prince et des autres représentants d'Yban !

Je laissai le Capitaine qui ne voulait rien entendre et me tournai vers ma bien-aimée pour y trouver de l'aide.

- Sëya... On doit faire quelque chose... Si ça continue, on va avoir un massacre sur les bras...
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 89

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Ven 14 Juin 2019 - 15:27
Devant cette foule en colère, je me sentais démunie. Ils étaient affamés, cela était une évidence. Comment pouvions-nous remédier à cela ? La grogne montait et je perçus des prémices d’utilisation de fluide. J’implorais humblement Thaä de me venir en aide, de me conseiller. Les yeux ronds, j’observais le peuple se déchaîner verbalement contre nous qui faisions obstacle. Que faire ? Je portais mon pouce vers mes lèvres. Où y avait-il de la nourriture en abondance ? Le monde dépérissait à vue d’œil. Une mort certaine attendait les habitants d’Arcaëlle. À moins que….

Noble peuple, j’entends votre souffrance. La nourriture et l’eau commencent à s’amoindrirent de plus en plus, tout comme vos espoirs. Mais Thaä n’abandonne pas ses enfants !

Je fermais les yeux. Pourquoi n’y avais-je pas pensé avant ? Je levais les bras de façon horizontale. J’allais sûrement m’affaiblir mais qu’importe. Je me devais de soulager mes semblables. Une lumière apparue dans mes paumes tournées vers le sol. Je devais réussir, il en allait de la survie de toutes et tous.

Que… S’exclamèrent certains, surpris.

Au fur et à mesure que je perdais des forces apparaissaient des poissons, des fruits frais, de bons légumes et mêmes de petits mammifères que l’on pouvait manger. Je me sentais pâlir et la tête me tournait fortement. Mais je devais continuer. Il y eut des cris d’allégresse, des chants de remerciement aux Dieux. Puis, l’obscurité m’avala.

J’étais étendue dans une grotte où une simple torche m’éclairait. Personne n’était là. Je me sentais engourdie. Où étais-je ? Je sentais en moi la peur. Il y avait un danger. Je me mis soudainement à hurler et pleurer. Sur la paroi il y avait tous mes amis ainsi que le Prince et son épouse de crucifier. Tous avaient les yeux exorbités, le teint blafard. J’implorais qu’on me vienne en aide. Ma voix ne portait pas, aucun son ne sortait de ma bouche sèche et pâteuse. Où étais-je par tout ce qui est bon !
Niveau 9
Sëya Nazen
Je suis dispo pour : 1/1
Expérience : 223

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez - Ka - Aän
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 9


Archéologie, diplomatie, et apocalypse Zali

Pouvoirs:
 
Revenir en haut Aller en bas
Lun 17 Juin 2019 - 10:39
Je restai totalement coite devant ce spectacle invraisemblable. Depuis quand Sëya était-elle capable d'un tel prodige ? La vue d'un tel miracle était tout simplement irréelle. Je fixai la fille de Thaä tandis que ses mains, baignées de lumière, faisaient apparaître de la nourriture en abondance. Jamais je n'avais entendu parler de pareil pouvoir dans toutes les histoires que je connaissais. De mémoire, Arcaëlle n'avait pas vu naître un être capable d'un tel prodige. Alors que quelques instants plutôt, la foule voulait notre tête, et celle du Prince et de toute sa famille, elle chantait les louanges de l'Héroïne de la Nation et remerciait les Dieux pour leur bonté. Je m'aurai volontiers jointe à eux dans leur allégresse si Sëya n'avait pas subitement chancelé. Je la rattrapai dans mes bras tandis qu'elle tombait dans l'inconscience.

Il aurait fallu s'en douter, un tel pouvoir devait forcément être coûteux, surtout dans une situation où la nourriture commençait à nous manquer et que nous ne pouvions nous restaurer complètement. Je serrai ma douce mzékils contre moi et exhortai la garde de m'aider à nous accompagner en lieu sûr. J'étais à la fois pleine de fierté mais aussi très inquiète de l'état de Sëya. Avec l'aide d'un garde, nous la portâmes jusqu'à une chambre inoccupée et l'allongeâmes sur le lit. Je remerciai le soldat et m'assis aux côtés de ma tendre pour m'assurer qu'elle irait bien.

Elle semblait agitée, bien trop pour quelqu'un qui venait de faire un effort considérable. Elle devait probablement rêver et ce rêve n'était pas plaisant à en croire son visage crispé. Je me blottis contre elle tout en essayant de la rassurer, d'abord à l'oral, puis à l'aide du médaillon. Je sentais qu'elle était terrifiée, mais je ne savais par quoi. Le pouvoir de notre artefact avait ses limites. Je tentai alors tant bien que mal d'envoyer des ondes positives à mon aimée par la simple pensée.

« Je suis là, Sëya ! N'aie crainte ! Je suis là ! Tout va bien ! Ce n'est qu'un cauchemar ! Un mauvais rêve ! »

Était-ce d'avoir usé ainsi de son don qui l'avait mise dans cette état ? Ou bien y avait-il un lien avec ces rêves prophétiques dont j'avais entendu parler ? Apparemment ces derniers n'arrivaient qu'aux semi-divinités comme Sëya et étaient des plus terribles. Cela voudrait dire qu'elle était en plein sommeil ? En même temps, après avoir usé d'autant de pouvoir, ce n'était pas très étonnant. Je pressai un peu plus mon aimée contre moi : j'avais peur de la perdre, comme j'avais perdu Grégoire. Peur de ne pas être capable de m'en remettre. Si Sëya ne me revenait pas, je deviendrai complètement folle de tristesse.

Je l'embrassai tendrement sur le front et passai une de mes mains dans ses cheveux pour lui caresser la tête. Je continuais à la rassurer en lui envoyant des pensées positives malgré les miennes qui se brouillaient à cause de mon inquiétude grandissante. Ce miracle avait un prix bien trop lourd à payer. Il faudrait que je lui en parle une fois qu'elle serait réveillée. Elle avait accompli une chose merveilleuse et prodigieuse, mais elle ne pourrait pas toujours se le permettre. Je veillerai à ce quelle ne se mette jamais plus en danger ainsi.

« Je t'aime tellement... Je sais que c'est difficile pour toi, mais essaye de ne pas te mettre autant en danger la prochaine fois. Je suis si fière... J'ai tellement de chance de t'avoir. »
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 89

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis un mal... mais un mal nécessaire.

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Aube des Mondes :: Le monde :: Yban :: Nord :: Cescan (Capitale) :: Habitations-