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Un mal à occire [TERMINÉ]

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Ven 8 Avr 2016 - 14:43

Tak'Nayu… Notre voyage nous avait conduit en ce continent dirigé par la Démocratie. Nous avions embarqué depuis Alzbey dans un transporteur de marchandise qui longeait les côtes du continent de Kaïl, allant de port en port afin d'y échanger des denrées diverses et variées. Nous savions qu'il était dangereux avec les Hayert'Väal à notre poursuite, de faire autant d'arrêt et de voyager dans un navire qui transportait des richesses, mais nous n'avions pas vraiment le choix. Le bâtiment en question était cela-dit fort équipé en canons et comptait à son bord des mercenaires prêts à se battre en échange de quelques pièces d'or en cas d'attaque pirate, ou Hayert'Väal.

Nous n'eûmes cependant pas à en arriver là, le voyage s'étant passé sans le moindre incident. Seul le mal de mer de Sëya fut le gros soucis. Par chance j'avais pensé à tout et avait réussi à monnayer un remède contre quelques piécettes.

Au bout de deux mois qui nous semblèrent interminables, surtout pour ma douce arcaëllienne qui supportait très mal notre voyage, nous arrivâmes enfin aux abords des côtes de Tak'Nayu et notre navire mouilla l'ancre dans la ville portuaire de Tak'Loö.

Pourquoi une telle aventure me diriez-vous ? Pour quoi nous rendre aussi loin en Arcaëlle ? Pour la même raison qui avait poussé ma tendre à quitter Yban, et pour la même raison qui m'avait poussé à quitter ma famille : le mal grandissant en Arcaëlle, les Hayert'Väal. La nuit suivant le départ de Dame Loreleï pour Yban, je fis un rêve, Thaä me priant de nous rendre en Tak'Nayu, dans la Forêt de l'Éveil de Cherby. Un mal nouveau y était né et nous avions appris au gré de notre voyage, de source sûre, que des troubles avaient lieu en cette forêt…

Nous passâmes seulement une journée à Tak'Nayu, histoire de nous reposer du voyage et de prendre quelques provisions afin de préparer notre route pour la Forêt de l'Éveil. Nous étions parti le lendemain matin, de bonne heure. Nous traversâmes les Plaines du Soleil de Thaä, profitant du beau temps qui y régnait pour nous dorer la peau tout en continuant notre chemin.

Nous croisâmes quelques créatures non hostiles, et n'eûmes aucun problème sur la route. Nous avions même pris le temps de nous reposer entre deux longues séances de marche. Tout était calme est paisible. Puis au bout de quelques jours, nous arrivâmes enfin à l'orée de la forêt. Elle dégageait quelque chose de puissant, quelque chose de doux, rassurant et harmonieux. Les oiseaux chantaient, les animaux parcourant la forêt gambadaient gaiement et ne faisaient guère attention à nous. De toutes évidences, le danger se situait plus loin sur notre chemin.

Nous ne savions pas exactement dans quelle direction nous diriger, les indications de Thaä étant toujours trop vagues pour nous aider. Il fallait à présent faire un choix : prendre la direction de l'Est, ou celle de l'Ouest ? La forêt faisait tout le tour du continent, il fallait choisir judicieusement si nous ne voulions pas perdre de temps en recherches infructueuses et inutiles.
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Dim 10 Avr 2016 - 13:38
Le trajet fut long et ennuyeux. Malgré mon mal de mer, je pus dormir tout de même un peu. Quand nous arrivâmes nous prîmes une journée pour nous reposer. Ensuite, nous partîmes pour la forêt.

Nous étions dans l’immensité verte à la recherche des Hayert’Vaäl. Mais nous avions une difficulté : par où aller ? La forêt faisait le tour du continent ce qui ne facilitait pas la tâche. J’observais un instant Morianne puis lui pris la main et choisis une orientation au hasard. Nous avancions avec prudence pour ne pas tomber malencontreusement sur nos ennemis. J’avais une main sur le pommeau de mon épée au cas où. Je jouais également avec mon fluide, le malaxant en continue. Je ne tenais pas à avoir une mauvaise surprise en cours de route. Alors que nous marchions l’esprit en alerte, une voix nous parvint. Une voix de d’arcaëllienne.

Hey, vous deux !

Je lâchais la main de Morianne et me retournais pour me retrouver face à une elfe. Sa longue chevelure couleur feuille flottait au vent et ses yeux tout aussi vert nous fixaient. Elle était assise sous un arbre et mangeait une pomme.

J’vous conseille de pas aller par là… ça grouille de bandits d’Özan.

Elle croqua dans sa pomme et mâcha longuement. Puis, d’un geste souple, elle se leva et s’approcha de nous.

A moins que vous cherchiez les ennuies… Dans ce cas continuez.

Elle balança son trognon derrière elle. Elle n’était pas armée. Du moins il n’y avait pas d’armes visibles. Je demandais d’une voix calme :

Qui êtes-vous ?
Sazan, prêtresse de Ge-Ban. Et vous ?
Je suis Sëya. Je suis avec mon amie en ces lieux afin de régler leur compte aux adorateurs d’Özan.

Elle se mit à rire, un rire cristallin et joyeux qui me fit sourire.
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Dim 10 Avr 2016 - 15:17
Le hasard avait finalement bien fait les choses. Sëya avait pris une direction sans plus de réflexion et nous étions finalement tombées sur une elfe qui nous conforta dans notre choix sur la direction à suivre, nous indiquant que nous courions un danger si nous continuions.

Il s'agissait d'une prêtresse de Ge-Ban, une certaine Sazan. Lorsque nous lui fîmes part de notre intention de nous frotter aux adorateurs d'Özan, elle se mit à nous rire au nez, d'un rire cristallin qui m'énerva plus qu'autre chose. Sëya lâcha un petit sourire, mais moi, au contraire, je grinça des dents et ferma les poings. Elle semblait clairement se moquer de nous.

C'est ça... Riez... Mais ce n'est pas une blague...

Elle finit par arrêter de rire puis nous regarda à tour de rôle avec l'air inquiet.

Oh... Je vois... Vous êtes donc suicidaires alors ?

Je leva un sourcil circonspect et lui répondit non sans agacement.

Suicidaires ? Non... pas vraiment. Sûres de nous, oui ! Nous comptons mettre fin à la menace Hayert'Väal qui sévit en ces lieux.

L'elfe toussota  et se mit à rire de plus bel, nous désignant toutes deux du doigt.

Ahahah ! Vous deux ? Seulement vous deux ? Vous plaisantez ? Vous n'en viendrez jamais à bout à seulement deux... C'est de la folie... Vous devez renoncer à cette idée. Ils sont beaucoup trop nombreux...
Thaä nous protégera...
Thaä vous... Bon... ok... Vous êtes dingues... Vous vous rendez compte de ce que vous dites ?

A vrai dire je me rendis compte de la stupidité de mon argument... Jusque là nous avions tout fait nous même... Thaä ne nous avait jamais aidé jusque là... sauf pour mes visions.

Et alors quoi ? Nous ne comptons pas non plus abandonner... Pas vrai Sëya ?
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Dim 10 Avr 2016 - 16:12
La prêtresse se moquait de nous mais cela m’amusait plus qu’autre chose, elle ne connaissait pas notre détermination. Et puis, voir ma mzékils s’emporter était drôle. D’ailleurs elle demanda mon concours en une question simple. Je faillis éclater de rire devant sa mine. Je finis par me contenir et dire :

La détermination est notre alliée.
Ah ah ! Je vois. Des ptites guerrière en culotte courte !

Je baissais la tête et répondit que non je portais un pantalon. Cela fit rire aux éclats l’elfe qui tomba sur ses fesses en tenant ses côtes. Elle essuya les larmes qui coulaient de ses yeux tellement son fou rire était prenant. Je relevais la tête et haussais un sourcil intrigué. Elle finit par sortir :

Vous êtes aussi folle que Kaliqua ! Elle se releva et ajouta : Bonne plaisanterie cela dit.
On ne plaisante pas, ma Dame !
Deux donzelles comme vous contre une vingtaine d’arcaëlliens prêt à tuer ? Laissez moi rire. Mais je vais vous donner la bénédiction de Ge-Ban peut-être cela vous portera chance… Qui sait. Elle s’approcha de nous, posa une main sur nos têtes et murmura des paroles inaudible. Aller, bonne chance les gazelles !

Elle s’en alla dans la direction opposée en courant. Je me tournais vers Morianne et lui dit :

Drôle de personnage… Non ?

Je souriais de façon bête et un désir charnel me brûlait le ventre. Je regardais ma bien-aimée et lui dit de façon enjouée :

On va buter du Hayert’Vaäl ?
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Dim 10 Avr 2016 - 19:34
La femme continua de se moquer de nous et je grommelais toujours plus. Cela semblait d'ailleurs faire rire Sëya de me voir ainsi prendre un air féroce. Je bouda dans mon coin et les laissa parler. Finalement la prêtresse nous donna sa bénédiction, posant sa main sur nos têtes.

Elle partit en courant et ma mzékils me regarda avec attention.

Drôle de personnage… Non ?  dit-elle
Oui... Pour une prêtresse de Ge-Ban elle n'a pas beaucoup de courage... Une vingtaine de personnes... Je me fais ça tous les matins au petit déj' ! répondis-je

Elle me demanda finalement si je voulais tuer des Hayert'Vaäl. Je lui répondis avec tout ma hargne :

Oui... On va même faire mieux ! On va les massacrer !!  

J'avais les yeux qui brillaient d'une ferveur sans pareil, mon esprit combatif éveillé et la rage au ventre. Je pris les devants et entama notre marche vers le campement des Hayert'Väal, pressée de leur coller une bonne raclée et d'éliminer ces monstres de la surface d'Arcaëlle.

Après quelques minutes de marche, je sentis dans l'air comme une odeur de fumée. Je fis signe à Sëya de ralentir le pas, et même de s'arrêter. Je me déplaça doucement parmi les feuillages, tout en prenant soin de rester cachée et me mis à ramper sur le sol comme un serpent.

J'arriva au dessus d'un creux dans la forêt, une espèce de falaise s'était formé à l'endroit où j'étais et je voyais de haut les Hayert'Vaäl autour de plusieurs feu de camps, en train de ripailler avec la nourriture et l'alcool qu'ils avaient probablement volé. C'était notre chance !! Ils étaient surement pleins comme des bourriques et ne s'attendraient surement pas à nous voir arriver. Je fis signe à Sëya de se rapprocher en silence et lui montra le campement des Hayert'Väal, lui faisant part de mes observations précédentes.

En nous y prenant bien, ils feront pas un pli !
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Lun 11 Avr 2016 - 15:03
Elle me fit signe d’approcher et je pus compter dix-sept arcaëlliens, majoritairement des mâles. Je souriais de contentement, ça allait être facile il avait l’air de bois-sans-soif tous autant qu’ils étaient. D’ailleurs l’un des Hayert’Vaäl tomba à la renverse en se gaussant. Ses camarades l’imitèrent dans un rire général. Ils semblaient sûrs d’eux ici. Je déployais mes ailes et fit apparaitre mon singe de mez une fois le sol touché puis j’étendis les mains et un loup apparut. Il y eut un mouvement de surprise dans les rangs ennemis. J’entendis même des murmures étonnés. Je dégainais mon épée et, aussi vive que l’aigle, j’embrochais le premier venu. Il y eut alors un cri d’alerte et ils ramassèrent leurs armes. Nous encerclant, ils grognaient mais certains ne tenaient même pas debout. Ça allait être un jeu d’enfant. Je ne vis pas l’arcaëllien dans mon dos me porter une estocade. L’arme du vil xen mordit mon épaule. Je criais de douleur et me retournais vivement afin de lui décrocher mon poing dans le ventre et mon épée sur la nuque. Il fut décapité net. Sa tête roula aux pieds d’une mzékils aux yeux gris qui semblait être sobre. Elle courut dans ma direction, arme au poing, et nous échangeâmes quelques coups. Mon loup et mon singe s’occupaient de certains mécréants. Bien vite ils ne furent plus qu’une dizaine. La mzékils était, cependant, assez forte. Nos épée s’entrechoquaient dans un bruit de fer et personne ne nous approcha. Lâchant soudainement mon épée, je fis un mez’noï et le balançais dans le ventre de mon adversaire. Elle fut traversée de part en part et s’écroula en prenant feu. Plus que neuf. J’avais quelques blessures certaines plus graves que d’autres.

Morianne ! Comment tu t’en sors ?
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Mer 13 Avr 2016 - 12:10
Sëya avait plongé la première et n'avait pas perdu de temps pour faire apparaître ses compagnons : le loup et le singe de feu. Je décolla à mon tour et piqua en direction d'un groupe d'Hayert'Väal décidé à en découdre avec ma belle mzékils. Les bras en avant, je leur fonça dessus, faisant apparaître mon bouclier de glace au préalable. Quand je les percuta, le bouclier se brisa sous l'impact et des morceaux de glace ce plantèrent dans la chair de mes ennemis, mais aussi dans la mienne. Je jura mais ce que j'avais encaissé n'était rien comparé à ce que je leur avais fait subir. Deux d'entre-eux étaient à terre, gémissant de douleur et se tordant dans tous les sens, un autre, n'était que partiellement sonné et tenait encore sur ses genoux.

J'en profita pour me jeter sur lui et lui prendre la tête entre mes bras. D'un coup sec je fis pivoter sa tête dans un angle qui n'était pas naturel et il tomba à terre. Je fis apparaître mon sabre de glace au bout de mon poing et le brandit pour achever mes ennemis au sol, mais déjà certains ennemis, titubant sous l'effet de l'alcool, se jetaient sur moi. Il y avait un virenpien plutôt costaud, un mzékils maigre et miteux, et un gros balourd d'humain très moche et visiblement plus imbibé que les autres. Cela dit, je me méfiais de l'arme que tenait le dernier : une grosse et lourde masse en acier, qui devait sûrement faire facilement 4 à 5 fois mon poids en acier.

Le premier d'entre eux ce jeta sur moi avec un sabre courbe, qu'il essaya de me planter dans le ventre. Je sautais sur le côté pour éviter le coup qui m'érafla le flanc et en profita pour lui trancher la main. Il hurla en se tenant le moignon et tomba à genoux. Le gros balourd commença à faire tourner sa masse et l’abattis en ma direction. Je sauta en arrière et fit une roulade pour esquiver le coup qui parti plus loin que ne l'avait prévu l'humain et broya la tête du virenpien dans son mouvement. Le mzékils en avait cependant profité pour se glisser derrière moi et me saisit par l'arrière, me posant une dague sous la gorge.

Bouges plus ou t'es morte !

L'imbécile… je déploya mes ailes et le projeta en arrière, il n'eut d'ailleurs d'autre choix que de lâcher sa dague qui m’effleura à peine le cou. Je passa rapidement ma main sur la plaie et jugea que ce n'était pas inquiétant. Loreleï avait eut l'occasion de m'apprendre à maîtriser le fluide de guérison, ça serait réglé en un rien de temps. Je n'avais cependant pas le temps de me reposer, le gros lourdaud était déjà à nouveau en train de faire tourner sa masse et s'apprêtait à l'abattre sur moi. Encore une fois j'esquivai de justesse et vit l'homme se mettre à genoux et vomir. Quand on est plein comme une barrique et qu'on se met à tourner sur soit même c'est ce qui arrive… J'en profita pour bondir en déployant mes ailes et lui sauter à la gorge dans laquelle je planta ma lame de givre. Il hurla comme un porc qu'on égorge et se vida rapidement de son sang.

Le mzékils qui s'était ressaisi tenta à nouveau une attaque en traître mais le loup invoqué par Sëya lui sauta dessus et mordit son bras armé. Il lui donna des coups de griffes au visage et finit par l'attraper à la gorge et à lui arracher la chair à coup de crocs.

Je me retrouva dos à Sëya, encerclées par ce qui restait des Hayert'Väal : neufs individus, saoulent comme des bourriques et au moral déjà bien ébranlé par notre domination. Ma belle arcaëllienne me demanda alors si je m'en sortais, je lui répondis alors :

Pas trop mal ! Toi aussi t'as l'air de pas trop mal t'en sortir ! Bon… finissons-en, d'accord ? Après je m'occupe de nos blessures !
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Mer 13 Avr 2016 - 18:02
Tout allait bien du côté de ma mzékils. Alors que je plantais mon épée dans le ventre d’un malandrin, je jetais un œil vers elle. Oui, elle avait l’air de s’en sortir. Sur le sol, lorsque je retirais mon épée après avoir éventré l’attaquant, se déversa des entrailles d’aracnor. Il fit un bruit étrange de déglutition et tenta de rattraper ses boyaux. Je me mis bien face à lui et lui envoyais mon épée sur le cou. Décapité sans faux pli. Il ne restait plus que quelques Hayert’Vaäl, nous allions gagner. C’est alors que quelqu’un applaudit sarcastiquement. Sortant d’une tente, un arcaëllien de grande taille aux oreilles pointues semblait se repaitre du spectacle. Il avait en sa main un bâton de prêtre et à son côté une épée. Les adorateurs d’Özan encore en vie s’inclinèrent tous.

Très impressionnant jeunes péronnelles ! Mais contre un elfe sobre et plus fort que vous, comment allez-vous vous en sortir ?

J’étais couverte de sang et de blessures, mais je n’avais aucunement peur de cet arcaëllien. Il s’était, après tout, planqué tout le long du combat attendant que nous soyons fatiguées. Je me mis à rire grossièrement et, courant vers l’elfe, j’embrochais deux Hayert’Vaäl. Une fois face à lui, je songeais qu’il devait faire deux mètre au moins. Il étendit la main et le sol trembla. Je reculais d’un saut périlleux arrière et me retrouvais à trois mètre de lui.

Invocations ! A moi !

Le loup et le chimpanzé se ruèrent sur l’elfe. Le canidé grondé et montrait les crocs. Il esquiva plusieurs attaques avant de se saisir de la main gauche du prêtre d’Özan. L’arcaëllien, surpris douloureusement, glapit. Le loup resserra sa mâchoire et arracha la main e l’elfe. L’arcaëllien tomba à genoux tenant son moignon. Le singe de feu s’approcha alors et posa sa pate droite sur les cheveux de l’elfe qui s’enflammèrent. Cette fois le prêtre hurla. Notre entraînement avait porté ses fruits. Mais, fascinée par la combustion du Hayert’Vaäl, je ne vis pas son camarade courir vers moi prêt à me tuer.

ATTENTION !

Cria une voix féminine du haut de la falaise. Je me retournais juste à temps, mettant mon bras en protection. Il fut sévèrement écorché mais j’en avais cure. J’attrapais une dague à ma ceinture et la planté dans l’œil gauche du mécréant.
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Mer 13 Avr 2016 - 18:35
Je faillis me mettre à rire tout comme Sëya qui ne se gêna pour le faire. Cet elfe prenait des grands airs mais depuis tout ce temps il était resté bien au chaud sous sa tente. S'il était si fort que ça, il nous aurait déjà affronter pour sauver le maximum de ses hommes. Je laissa ma charmante compagne se ruer sur lui et entama ma course vers d'autres ennemis pour éviter qu'elle ne soit prise pas surprise par d'autres adversaires.

L'un d'eux arriva en face de moi et bloqua ma lame de glace qui commençait à se fissurer dangereusement à force d'impacts. Je recula et fit face à cet énergumène, un lorcq, qui devait bien faire deux fois ma taille. Il leva à nouveau son épée et l'abattit en ma direction. J'esquivai le coup en me jetant sur le côté et m'aperçus alors de sa puissance en voyant son épée se planter dans le sol et faire jaillir des débris de terre. L'impact avait été impressionnant, si j'avais reçu le coup moi-même, j'aurais fini en bouillie. Il me lança un regard qui me glaça le sang et rugit comme une bête. Il fit tournoyer sa lourde épée et me donna un coup circulaire, que je n'esquiva que de très peu… Je sentis alors quelque chose de chaud couler sur mon ventre. Je jeta un œil à mon abdomen et fut effarée de voir du sang en couler.

Que…

Il m'avait touché… Sa lame ne m'avait absolument pas tranché, mais quelque chose m'avait touché… C'est là que je compris d'où lui venait cette force, quand je vis autour de son épée, le fluide de Thâ danser. Malédiction… Il ne m'avait pas manqué… Je me vidais doucement de mon sang qu'il regarda avec envie. S'il l'avait pu à cet instant, il m'aurait probablement sucé le sang jusqu'à la dernière goûte. Maudit lorcq… Je me mis à battre des ailes et m'envolai pour fuir le combat et en profita pour jeter un œil à Sëya… Elle semblait être dans une position difficile également. Elle venait de planter un couteau dans l'oeil d'un des Hayert'Väal, mais l'elfe était bel et bien hors d'état de nuire. Je plongea en piquet et planta ma lame de glace qui se brisa dans la moelle épinière de l'individu qui s'écroula sur le coup.

Il n'en restait plus qu'un… le lorcq… Je n'avais plus la possibilité d'invoquer à nouveau mon fluide de glace avant un moment… J'étais sans arme contre un adversaire dont l'épée avait une portée rallongée avec son fluide de vent…

Les paroles de Loghiam me revinrent alors à l'esprit : « Si l'ennemi est plus grand et plus fort que toi, sert toi de sa propre force pour le vaincre. » Oui… Il fallait que je trouve un moyen de retourner sa force contre lui… mais comment ? J'eus bien une idée alors. Je fonça en sa direction et le provoqua. Il répondit à cela en me poursuivant. Il leva à nouveau son épée et tenta de me trancher, ouf, j'avais esquivé le coup mais… cette douleur soudainement ? Son fluide venait de me trancher profondément la chair du bras.

ARGH ! Tsss… Perdu…

Le lorcq ce mit à sourire. Perdu ? Il pensait au contraire qu'il avait gagné… s'était sans compter sur mon ingéniosité. Il venait de tomber dans mon piège… J'avais espéré qu'il fasse cela, c'est pour ça que je m'étais positionné devant un arbre. Il venait de le trancher net avec son fluide… L'arbre chancela, puis lui tomba dessus à son plus grand étonnement. Je laissa échapper un petit sourire triomphal et tomba genou à terre.

Hurg… Il m'a bien amoché l'enfoiré…

Je posa ma main valide sur mon bras blessé et laissa échapper mon fluide de soin pour refermer la blessure. Elle était assez dur à guérir mais au bout du compte je finis par y arriver. Mon ventre était couvert de sang mais je préféra l'ignorer et aller soigner ma mzékils qui avait rapidement besoin de soin. Je me pencha sur son épaule meurtrie et commença à y diffuser mon fluide.

Est-ce que ça va Sëya ? lui demandai-je alors avec un brun d'inquiétude.
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Jeu 14 Avr 2016 - 17:39
Elle me demande, d’une voix inquiète, si j’allais bien. Je me laissais tomber sur les fesses, fermant un œil sous l’effort. Je grimaçais également de douleur, j’étais fourbue et à bout de force. Je regardais un instant le ciel qui se voilait pour donner naissance à la nuit. Je tournais la tête vers la personne qui m’avait avertie pour la personne m’attaquant dans le dos. C’était une jeune xen qui vola jusqu’à nous et se posa. Elle devait avoir entre quinze et dix-sept ans. Je la remerciais chaleureusement et elle me sourit.

Tous ceux qui s’en prennent à ces malfrats sont mes amis !

Déclara-t-elle pleine d’enthousiasme. Elle se présenta ensuite sous le nom de Fäyen Hazenmort. Elle était la fille de marchands itinérants qui, quelques jours plus tôt, s’était fait dépouiller par les Hayert’Vaäl. Elle nous invita à la suivre à son campement où se reposaient ses parents. Elle ramassa tout ce qu’elle pu et s’envola. Nous la suivîmes avec difficultés, cela était dû à nos blessures. Fäyen nous présenta à ses parents comme des héroïnes. La mère était dans un triste état et le jumeau de la jeune xen semblait mal en point aussi. Je demandais courtoisement à Morianne de les soigner avant de s’occuper de moi. Alors qu’elle se mettait à l’ouvrage, j’allumais un feu et mis une marmite dessus. Le père me montra où trouver de la nourriture afin de préparer le dîner.

Je me nomme Sëya.

Dis-je de but en blanc à nos hôtes. Ils se présentèrent à leur tour. Le père s’appelait Yanis, la mère Abby et le fils Fazërby. Je souris aimablement, attendant que ma mzékils se présente.
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Jeu 14 Avr 2016 - 18:25
Nous avions suivi avec difficulté la jeune xen qui semblait toute frêle et toute mignonne. Elle nous présenta à ses parents, blessés. Sëya me demanda de m'occuper d'eux mais avant même qu'elle finisse sa phrase, j'étais déjà au chevet du jeune jumeau de la xen. Je me présenta comme étant une druidesse de Thaä et le rassura sur mes intentions alors qu'il semblait méfiant. Il se détendit instantanément quand il sentit ses blessures se refermer. Je passa une main amicale sur son front et le laissa se reposer pour me tourner vers la mère qui était tout en aussi mauvais état. Je procéda exactement pareil pour elle, soignant la moindre blessure sur son corps.

Quel plaisir que d'avoir acquis la connaissance de ce fluide, je sentais dans cette possibilité de pouvoir soigner un pouvoir qui me correspondait parfaitement : aider son prochain, prendre soin de ceux qui en avait besoin. Que Thaä soit loué d'avoir laissé Dame Loreleï croiser ma route. J'avais terminé de soigner la mère et m’enquérais auprès du père pour le soigner également. Il refusa poliment, prétextant que ses blessures étaient minimes. Je pus alors me pencher sur les blessures de ma mzékils.

Sëya se présenta alors par son nom et les autres en firent de même. Je finis par me présenter également, rappelant par la même occasion mon titre.

Morianne, druidesse de Thaä. Que Thaä soit louée d'avoir fait que nos routes se croisent.
Oh… et bien… oui ! Que le dieu créateur soit loué alors. Merci, druidesse, sans vous, je ne sais si ma femme et mon fils auraient survécu, dit le père.
Je vous en prie. C'est mon devoir après tout.
Votre devoir ? s'étonna la jeune xen.

Je lui expliqua alors, tout en me soignant, comment j'avais entrepris de voyager à travers Arcaëlle pour répondre à l'appel de Thaä, que j'avais rencontré Sëya en chemin, et que nous nous étions toutes les deux destinées à combattre les Hayert'Väal et tous les adorateurs d'Özan, ces sinistres personnes qui avaient fait tellement de mal aux habitants d'Arcaëlle. Je précisa également le fait que c'était une quête dangereuse et qu'il valait mieux ne pas si risquer sans un minimum d'expérience au combat. C'était avant tout histoire de dissuader cette jeune fille, qui me semblait beaucoup trop enthousiaste à l'écoute de mon récit, de partir à l'aventure comme nous et de vouloir combattre ces monstres sanguinaires.

Le repas était finalement prêt et nous mangeâmes à notre faim. J'étais épuisée… J'avais consumé une bonne partie de mon énergie à force de malaxer mon fluide de soin, et le combat m'avait déjà demandé beaucoup d'efforts. Sëya semblait d'ailleurs tout aussi crevée que moi et je me mis à lui sourire bêtement, l'air totalement vidé.

Voyant que nous ne tenions plus, nos compagnons d'infortune nous ont laissé seules près du feu, et ma mzékils et moi-même nous endormîmes en moins de temps qu'il n'en fallait pour dire « ouf ».

Le sommeil me sembla si doux, si mérité… C'était sans compter sur mes songes… Des songes qui m'empêchèrent de dormir correctement. Une voix grave vibra à mon esprit, une voix accompagné d'un œil rouge qui m'épiait.

« Bientôt… Très bientôt… à moi… tu seras brisée et mienne… les ténèbres seront ta seule famille…
Non… c'est faux… c'est faux ! Sëya… Sëya est…
Sëya mourra ! Et tu seras seule !
C'est faux !! C'est entièrement faux !! Laissez moi ! Sëya ! »

Je me réveilla brutalement en hurlant le nom de Sëya, pour une raison qui m'échappa une fois que je repris connaissance. Le rêve fut oublié, mais j'avais toujours cette sensation… cette soudaine peur viscéral de perdre ma bien-aimée. Il faisait à peine jour… je tremblais de terreur… J'enfouis mon visage dans mes mains et me mis sangloter. Cette sensation… J'avais si peur…
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Morianne
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Ven 15 Avr 2016 - 12:57
Morianne se présenta, ajoutant son titre. Elle m’avait soignée et je me sentais toujours aussi fatiguée. Après le repas gargantuesque nous nous couchâmes près du feu et nous ne nous fîmes pas prier pour dormir. Je fis de drôle de rêve. Notamment un où je volais mais sans ailes. La voix de ma douce me réveilla, elle criait mon prénom d’une voix désespérée. J’ouvris les yeux et la vis recroquevillée sur elle-même en train de pleurer. Je m’approchais d’elle et la pris dans mes bras lui murmurant des paroles réconfortantes. Pourquoi était-elle dans cet état ? Avait-elle fait un cauchemar ? Qu’en savais-je, elle ne disait rien. Je la serrais un peu plus contre moi et continuais à la rassurer. Le père, Yanis, sortit de la roulotte et s’approcha de nous.

Hé ben, Morianne… Que t’arrive-t-il ?

Demanda-t-il d’une voix paternaliste. Je levais des yeux inquiet vers notre hôte qui semblait perplexe. Il s’agenouilla devant Morianne et caressa doucement ses cheveux. Puis, il la blottit contre lui disant que ça allait passer. Il avait les gestes d’un père pour ma bien-aimée. Je me levais et rallumais le feu. Je fis chauffer de l’eau pour faire une infusion matinale et sortie de ma besace du pain noir. Abby amena de la confiture de mirabelles et du beurre. Morianne était toujours blottit contre le père. Les jumeau, la tête enfarinée par un réveil brutal, firent leur apparition. Fazërby haussa un sourcil lorsqu’il vit la scène. Le père le regarda sévèrement et il alla près du feu.

Ce n’est rien Morianne, ce doit être les nerfs.

Murmura l’arcaëllien aux belle ailes noires et vertes.

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Sëya Nazen
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Ven 15 Avr 2016 - 14:53
Je sentis Sëya me serrer contre elle. J'en fus quelque peu rassurée et m’agrippa à elle sans pouvoir articuler un mot. Je continuais à sangloter, inconsolable. Elle était là, pourtant, juste contre moi, mais j'avais cette affreuse impression qu'elle courrait un véritable danger, qu'elle allait m'être arrachée. Je n'avais aucune raison de penser cela, pourtant j'avais ce sale pressentiment…

Ma bien-aimée me laissa aux mains du père de famille qui essaya de me rassurer par des gestes paternels. Cela fonctionna un peu, mais à dire vrai, mon mal était tellement irrationnel que je ne pouvais me sentir bien. Je savais des choses que je ne devais pas savoir… Je pressentais quelque chose qui n'avait pas eut lieux, jamais… pourtant c'était comme si j'étais persuadée que cela arriverait.

Tout le monde était là à présent et je me sentais honteuse de pleurer comme une enfant devant eux. Je me frotta les yeux et fit une moue boudeuse. Je m'étais laissé aller à pareille pleurnicherie devant tant de personnes, de personnes que je connaissais à peine en plus, hormis Sëya… mais je n'avais pas vraiment honte de pleurer devant elle.

J'avais fini par reprendre mon calme, mais pas ma bonne humeur… La mine triste, je mangeai un peu, à peine de quoi me tenir l'estomac. Je jeta un regard à ma mzékils et lui fit un sourire timide et désolé, mais il s'effaça très vite. Je n'avais absolument pas le cœur à me réjouir. Il y a quelque chose qui n'allait pas chez moi… plus le temps passait, et plus c'est ce que je me disais. J'étais peut-être folle… Et pour couronner le tout, la voix de Thaä s'était faite de plus en plus rare dans mes songes. Que m'arrivait-il ? Étais-je perdue ? Avais-je tout inventé depuis le début ?

Accablée par toutes ces questions, je me levai, remerciai aimablement la famille de xen et allai m'isoler des autres un moment, toujours avec cet air dépité. Je m'appuyai contre un arbre et commençai à faire le tri dans mes pensées. Que devais-je faire ? Croire en ce pressentiment ? Et si oui, comment empêcher que cela n'arrive ? Je ne savais plus quoi faire ni penser… Fallait-il que j'en fasse part à Sëya ? Non… Elle se moquerait de moi… ou trouverait ça inquiétant… ou bien qu'en savais-je au fond ? Je ne pouvais que supposer…
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Morianne
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Ven 15 Avr 2016 - 19:53
Elle me sembla tellement mal à l’aise après sa crise de larmes. Je la regardais du coin de l’œil un peu inquiète. Qu’est ce qui avait pu lui faire si peur ? Un simple cauchemar ne mettait pas dans cet état. Quoi que… Je soupirais et me levais prestement. Nous devions partir. Je remerciais la petite famille pour leur hospitalité et aidais Morianne à se lever puis nous nous mîmes en routes vers une destination inconnue. Je n’osais pas parler à mon arcaëllienne. Alors que nous étions bien avancées, une branche craqua. Je me saisis de mon épée et me retournais pour me retrouver face à la prêtresse de Ge-Ban dont j’avais oublié le prénom. Elle fit un petit geste de la main pour nous saluer.

Bah alors, on veut tuer une prêtresse de Ge-Ban ?
Désolée… J’ai cru… J’ai cru que c’était un ennemi…

Elle se mit à rire joyeusement. Une fois remise, elle nous invita à nous asseoir afin de prendre le déjeuner. Il était déjà midi ? Mon estomac sembla confirmer en gargouillant bruyamment. La prêtresse, quel était son patronyme déjà, nous conduisit vers un campement où festoyaient une bande de jeune guerriers. Elle nous servit du lapin à la moutarde et nous invita à manger.

Qui sont ces guerriers ?
Des adoratur de Ge-Ban en quête de rédemption pour certain, hein Välninéo.

Un arcaëllien, un elfin, nous fit une signe de sa cuillère et se mit à glousser avant de dire que ses erreurs étaient passées. J’attaquais mon lapin avec appétit et finis même par lécher l’auge dans laquelle il restait de la sauce.

Tu vas mieux Morianne ?
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Sam 16 Avr 2016 - 9:58
Je n'avais pas décroché un mot depuis tout ce temps. J'avais à peine sourcillé quand la prêtresse de Ge-Ban nous avait interpellé et rejoins pour nous inviter à manger. J'avais le regard sombre, celui d'une personne qui remuait de noires pensées dans son esprit. Les gens auprès desquels nous mangeâmes furent même assez mal à l'aise en me voyant et évitèrent de poser les yeux sur moi. Enfin « nous mangeâmes »… Sëya dévora son repas jusqu'à en lécher la dernière goutte de sauce mais moi je n'avais presque rien mangé... J'avais à peine mordu dans ma viande avant de ressentir des hauts le cœur. J'avais envie de vomir…

Ma douce arcaëllienne semblait me regarder avec inquiétude et me demanda si j'allais mieux. Je me força à sourire et faire comme si ça allait bien. Mais la pâleur de ma peau était encore plus prononcée qu'auparavant et j'avais des cernes de fatigue sous les yeux. Je me sentais affreusement lourde, comme si mon habituelle énergie débordante m'avait subitement quitté. Sur un ton quelque peu maladif, je lui répondis.

Ça… Ça va aller…

Je regarda mon auge encore pleine et, pensant à l'appétit de Sëya, je lui tendis mon repas en essayant de garder le sourire. Un sourire bien pâle et triste toutefois, surtout vu mon air fatigué.

Tiens… Je n'ai plus faim… Tu peux manger ma part si tu veux.

Je posa ma tête contre son épaule, ferma les yeux pour me reposer un moment et profiter d'être à côté d'elle. Il n'y avait que comme ça que je me sentais vraiment rassurée.

La prêtresse de Ge-Ban voyant mon état fébrile et mon comportement renfermé, sembla s'inquiéter et s’enquérait de mon état.

Hé ! Ça va toi ? T'as pas l'air dans ton assiette ! Tu manges pas ?

Je rouvris les yeux et lui lança un regard froid tout en lui répondant sur le même ton.

Mêles-toi de tes affaires… Je suis pas d'humeur…
Oh, ça va ! Je m'inquiétais juste pour toi… T'as une sale mine… On peut peut-être faire quelque chose ?

Je me redressa doucement et me retira de l'épaule de Sëya avant de prendre un ton mauvais et sarcastique qui ne me ressemblait pas vraiment.

Comme vous planquer lâchement et fuir les Hayert'Väal au lieu de les affronter ? Pour une prêtresse de Ge-Ban tu n'as pas beaucoup de courage… Je n'ai pas besoin de l'aide d'une couarde !

Sazan me regarda, estomaquée d'abord, puis avec mépris. J'avais appuyé là où ça faisait mal, sans le moindre remord. Ça lui apprendrait un peu à cette prêtresse de pacotille.
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Morianne
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Sam 16 Avr 2016 - 19:02
Ma mzékils agressa gratuitement la prêtresse qui se renfrogna. J’avais avalé sans un mot l’auge de Morianne et ne me permis pas d’intervenir dans l’altercation entre les deux arcaëlliennes. Je soupirais devant le caractère de cochon de ma douce et n’osais plus la regarder. Je n’avais pas envie de me prendre plein la tête pour pas un rond. Alors, je gardais le silence et posais mon bol. Qu’est ce qui pouvait tracasser à ce point Morianne ? De quoi avait-elle peur ? Une fois encore je soupirais bêtement. Je ne savais quoi faire pour lui rendre le sourire et la joie de vivre d’antan. Mon regard se perdit dans le vague et je pus me voir attachée à un instrument de torture me vidant de mon sang au-dessus d’un sceau. Je poussais un cri de peur et de stupeur. Je revins à moi, allongée sur le dos. La prêtresse, Sazan, j’avais retrouvé son prénom, était penchée sur moi.

Hey… Hey gamine… Hey, ça va ?
Oui, tout va bien, j’ai dû trop manger.

J’étais, à mon tour, bougonne et ronchon. Qu’est-ce que c’était que ça ? Cette vision ? Se jouait-on de moi ? Je me levais rapidement et partie vers un ruisseau non loin. Je me passais de l’eau sur le visage, inquiète. Je finis même par ôter mes vêtements et plonger dans le liquide transparent. J’étais assez loin du campement pour que personne ne me voie. Je me passais de l’eau sur la nuque puis sur le corps. Elle était froide, c’était apaisant. Une branche craqua alors dans mon dos.
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Sëya Nazen
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Dim 17 Avr 2016 - 9:12
C'était au tour de Sëya de devenir ronchonne et de se comporter bizarrement. Décidément, nous faisions bien la paire. Pour autant cela me tracassa quelque peu et me sortit quelque peu de mon état second. Je suivis ma belle arcaëllienne du regard, s'éloigner du campement. Je décidai de la laisser un moment seule, elle avait peut-être besoin de ça.

Pendant ce temps je me leva et me tourna vers Sazan. Je m'inclina devant elle et lui présenta mes excuses. Elle sembla quelque peu surpris, mais satisfaite de ce revirement soudain.

Je m'excuse pour mon comportement de tout à l'heure… Je n'avais pas à vous dire cela… J'étais… de très méchante humeur… Veuillez me pardonner. Je ne sais pas ce qui m'a pris…
Bah… T'étais de mauvais poil, ça arrive… Mais essaye de te maîtriser la prochaine fois ! Ok ?
Oui… Désolée !
C'est pardonné… Vas voir ta copine. Elle a pas l'air en forme elle aussi… A mon avis vous devriez parler toutes les deux et ne rien vous cacher… Vous avez probablement des choses importantes à vous dire. On reste dans le coin en cas de besoin. Pensez à nous prévenir si vous partez !
Ou… Oui… Vous avez sûrement raison… Merci Sazan !

Oui… Elle avait entièrement raison même. Je ne devais pas le cacher à Sëya… Je devais lui parler de mon intuition, de ma profonde impression qu'elle courrait un terrible danger. C'était peut-être notre seule chance d'éviter ce désastre d'arriver. Mais si je me trompais ? Et bien dans ce cas Sëya aurait toutes les occasions de me traiter de folle, tant pis, je préférais être trop prévenante que négligente et laisser à nos ennemis une chance de mettre fin à ses jours.

J'entendis alors, en empruntant la direction qu'avait pris ma douce mzékils, le son d'un cour d'eau. Probablement un petit ruisseau d'eau clair. Je sentais l'odeur de l'eau clair et fraîche. Je m'approcha de la source du bruit et tomba sur les habits de Sëya. Elle était en train de se baigner. Par mégarde je marcha sur une branche et attira son attention. D'un air embarrassé je me frotta l'arrière de la tête et lui fit signe de la main, un sourire gêné aux lèvres.

Hum… Coucou ?

Je décidai alors de me déshabiller et de la rejoindre dans l'eau qui était froide. Ma peau se hérissa, mes poils se dressèrent, mais la sensation était agréable. Je m'approcha d'elle et posa mes mains sur ses épaules, laissa tomber ma tête contre sa nuque.

Est-ce que ça va ? lui demandai-je alors en la tournant vers moi et en la regardant dans les yeux.

J'attendis qu'elle me réponde, et avant qu'elle puisse ajouter quoique se soit, je dis à mon tour.

Je… Je suis désolée pour ce matin… J'étais… bizarre… je sais… Mais… Écoute ! J'ai quelque chose à te dire… quelque chose de très important… mais comme c'est délicat, j'avais un peu peur de t'en parler tout à l'heure… C'est pour ça que je suis restée sans rien dire… alors… Dis moi que tu ne vas pas t'énerver… C'est tellement bizarre… J'ai peur que tu me prennes pour une folle…
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Morianne
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Dim 17 Avr 2016 - 17:16
Le craquement de branche venait de Morianne qui me rejoint dans l’eau et me prit dans ses bras. Elle m’avait demandé si ça allait j’avais juste secoué négativement la tête au bord des larmes. Özan se jouait de moi et je n’y pouvais rien. Je me blottis contre ma mzékils en sanglotant lorsqu’elle me demanda de ne pas m’énerver ce qui, bien évidemment, m’agaça. Je reculais de trois pas et glissais sur de la mousse me retrouvant les fesses dans l’eau. Cela eut le don de me mettre en colère mais je le cachais plutôt bien. Je me relevais en me massant l’arrière-train de la main droite. Une fois sur pieds, je regardais ma bien-aimée et lui dis de cracher le morceau mais qu’avant je devais lui parler de quelque chose. Je lui fis part de ma vision d’horreur, de ma mort imminente dans ce songe éveillé. J’ignorais si c’était mon avenir ou pas mais je savais que c’était terrifiant. Je restais silencieuse un moment attendant une réaction de la part de Morianne. Elle me sembla alors devenir livide. Il faut avouer que je ne devais pas avoir beaucoup de couleur moi aussi.

Dis quelque chose mon cœur !

M’exclamais-je soudain prise au dépourvu par son silence. J’avais presque hurlé, faisant taire les oiseaux. Puis ils reprirent leur chant joyeux. La prêtresse de Ge-Ban arriva en courant et nous demanda ce qui se passait. Naïvement, je lui répondis par la vérité de ma vision. Elle sembla horrifiée et recula de deux pas. C’est alors qu’une flèche me traversa l’épaule me faisant basculer en avant. Je me retrouvais dans les bras de ma douce souffrant le martyre. Sazan dégaina une épée de feu. Elle n’avait pourtant pas d’arme …. Elle devait donc utiliser mez comme offensive. Elle courut dans la direction d’où venait la flèche. Il y eut un cri puis plus rien. Elle s’approcha de moi et brisa la poite et la queue de la flèche et l’arracha de mon épaule. Le sang afflua.

Vous êtes en danger ici… Partez et vite.

Elle retourna vers le camp et nous laissa là.
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Sëya Nazen
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Lun 18 Avr 2016 - 8:12
J'étais gelée jusqu'aux os, non pas à cause de l'eau froide, mais à cause de ce que venait de m'avouer Sëya. Une vision de sa propre mort... Coïncidence ? Non... Ça ne pouvait être cela. C'était un signe, un signe du destin. Je ne pouvais l'accepter, je ne pouvais laisser ce destin réaliser. J'avais envie de hurler et pleurer, mais la stupéfaction m'avait coupé la voix. Je n'arrivai plus à aligner un seul mot.

« Pourquoi elle ? Il y a tant d'enfants de Thaä, alors pourquoi elle en particulier ? » pensais-je égoïstement. C'était trop… beaucoup plus que je ne pouvais en supporter. Je sentis tous mon abdomen se contracter, comme si j'avais des crampes. En réalité j'étais rongée par l'angoisse de tout perdre. Il fallait que je fasse quelque chose, il fallait que je lui dise… C'est alors que la prêtresse de Ge-Ban apparût, nous demanda ce qu'il se passait. Sëya fit part de sa vision, encore une fois…

Puis tout se déroula très rapidement, sans même que je ne puisse esquisser un mouvement, une flèche s'était plantée dans l'épaule de ma douce. Je me mis à hurler, à la fois de peur et de rage. Je la saisis dans mes bras et la tourna de l'autre côté, au cas où une seconde flèche serait tirée. Je n'avais pas envie qu'elle se fasse à nouveau tirer dessus. Je devais faire vite.  

Je me posais entre elle et la rivière, la flèche était venue de l'autre côté de la rive. Je me tenais prête au cas où... Il y eut un cri, puis plus rien... Sazan s'était probablement chargée du tireur. Elle revint nous voir et nous dis de ne pas rester là. Elle brisa la flèche et la retira. Le sang coulait sur moi tandis que je traînai Sëya hors de l'eau. Je posa ma main sur son épaule et fit circuler mon fluide de soin. La plaie se referma petit à petit, et je criais à mon aimée de se rhabiller rapidement et de fuir. Nous étions nues comme des vers et nos ennemis ne tarderaient pas à nous tomber dessus. Il fallait que je m'habille.

J'eus à peine le temps d'enfiler ma robe que je le vis descendre de l'arbre, tombant sur le sol tel un spectre et se relevant pour traverser la rivière et nous foncer dessus… Un homme à la peau noire comme les ténèbres, portant un sorte de masque en forme de crâne et une espèce de jupe noire, déchirée. Il tenait dans ses mains des dagues qui avaient un reflet étrange, peut-être étaient-elles empoisonnées ? Serait-ce… un assassin ?

Un bouclier de glace se forma devant ma main tendue et j'attendis qu'il vienne à nous. Je l'arrêtai d'un geste de bouclier. Il sauta sur le côté pour esquiver et essaya de me contourner pour aller s'attaquer à Sëya. C'était à elle qu'il en voulait. Je ne le laissa pas faire et me jeta sur lui bouclier en avant. Il esquiva encore une fois d'un bond en arrière et me fis enfin face.

Je me tournais vers Sëya brièvement pour lui hurler de fuir et de ne pas s'occuper de moi, que je me chargeai de celui-là… Elle ne devait pas rester là… pas ici… L'assassin en profita pour se jeter sur moi, prêt à planter ses dagues dans mon torse. Je relevai mon écu de givre pour me protéger du coup qu'il me porta et le repoussa d'un mouvement de bras. Un nouvel assaut, je sautais sur le côté pour esquiver et fit apparaître ma lame de glace pour l'attaquer à mon tour. Une esquive, puis une autre, et encore un autre. Il était très habille, souple, et rapide, un adversaire de mon calibre en somme.

Il donna plusieurs coups de dagues et j'esquivai sans trop de problème. Mais il était très rapide et il me fallait l'attaquer à mon tour, je ne pouvais pas le laisser prendre l'avantage et me faire perdre du temps. Si Sëya était partie, il fallait que je la rejoigne au plus vite, mais je ne pouvais pas vérifier, mon regard était trop accaparé par le combat, et un seul moment d'inattention pourrait me coûter la vie.

A force d'échanger des coups et de les esquiver, l'un comme l'autre, nous avions fini par nous poser, nous jauger et nous tournâmes autour d'un point invisible, chacun attendant que l'autre attaque pour riposter. Il finit par se jeter rapidement sur moi et m'effleura l'épaule avec sa dague, me tranchant légèrement la peau. J'en avais cependant profité et d'un coup rapide et bien placé, je lui enfonça ma lame dans le torse. Il eut un spasme affreux de douleur et s'affaissa brutalement, mort sur le coup.

Alors que je croyais être définitivement débarrassée de l'adversité, cinq autres êtres à la peau noire firent leur apparition, me cernant de tous les côtés. Il y avait une femme dans le lot, aux cheveux bleus, fine et musclée, et tout aussi masquée que les autres. J'eus alors comme un horrible pressentiment. Ce n'était donc pas le seul… Mais alors… peut-être que Sëya était en danger ? Ce sentiment me terrifia et je voulu partir pour la rejoindre et la mettre en sécurité, mais je ne pouvais absolument pas m'échapper. Ils étaient autour de moi, et s'ils étaient aussi forts que le premier, je risquai de ne pas m'en sortir vivante.

La femme fit signe à trois d'entre eux de s'en aller, probablement pour poursuivre Sëya. Je voulais les en empêcher mais encore deux d'entre eux me faisaient face. C'est quand je me prépara à les attaquer que je sentis alors mon corps trembler. Je me sentis alors fiévreuse et maladive. Bon sang ! Elles étaient belles et bien empoisonnées ces dagues. J'étais dans une très mauvaise situation...

Assassins:
 
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Morianne
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Jeu 21 Avr 2016 - 10:50
Je m’étais habillée en vitesse quand soudain apparurent des arcaëlliens masqués. J’ignorais qui ils étaient mais je savais qu’ils ne nous voulaient pas du bien. Je dégainais mon épée et fis apparaitre mon compagnon de feu et le loup bien agressif. Le singe de feu se rua sur les assaillants et engagea le combat. Morianne me dit alors de fuir. Avec mes deux acolytes je pris mes jambes à mon cou bien vite poursuivie par trois masqués. Je déployais mes ailes et m’envolais mais c’était sans compter sur leur fluide. Je me pris un éclair dans le ventre. Pas assez puissant pour me tuer mais assez fort pour m’assommer quelques secondes. Je tombais au sol inconsciente, quand j’ouvris les yeux, j’étais ligotée et sur l’épaule d’un virenpien aux écailles noires de forte stature. Ils couraient vers je ne sais quelle destination. Je commençais à me débattre mais fus vite remise en place. On arriva devant un temple et nous y entrâmes. On m’allongea sur une espèce de croix en X et on m’y attacha. Je me mis à hurler pour qu’on me vienne en aide.

Ta gueule catin !

Hurla une arcaëllienne en me giflant. C’était une prêtresse d’Özan. Je priais alors en silence Gar’Haz et Jurk ainsi que Thaä. La prêtresse s’approcha de moi à nouveau avec une dague de cérémonie. Elle entailla mes poignets ainsi que mes chevilles. Puis, elle entonna un chant cérémonieux repris par les adeptes.

Pitié !
Ferme la !

Gronda la prêtresse avant de réciter des litanies alors que mon sang coulé dans une rigole vers un pentacle.
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Sëya Nazen
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Jeu 21 Avr 2016 - 15:40
Je ne savais pas si le poison était mortel ou simplement incapacitant, mais j'avais très peu de chance de m'en sortir, encore moi de venir en aide à Sëya dans mon état actuel et c'est cela qui me rendait le plus folle. J'avais la tête qui tournait et plus le temps passait plus je perdais équilibre. J’échangeai plusieurs coup avec la femme à la peau noire et au masque en forme de crâne, mais l'autre assassin en profitait pour me donner des coups en traître et je me retrouva bientôt couverte de blessures et de sang, de MON sang.

Je tomba à genoux, et même l'eau au niveau de mes hanches ne me fit pas frémir. J'étais dans un état second, comme droguée, je l'étais sûrement d'ailleurs. Je tremblais sans pouvoir contrôler mes muscles, j'étais totalement à leur merci. Thaä m'avait-il abandonné ? Était-ce donc la fin pour moi ? Cet entraînement n'avait-il finalement servi à rien ? J'implorais alors Gar'Haz et Jurk d'être cléments et de m'accorder le repos éternel au côté de ma douce si elle aussi venait à mourir.

Je ne voulais pas la mort… je voulais encore vivre… mais je sentais mon heure approcher, funestement. La femme sortit une dague et la brandit au-dessus de sa tête. C'était fini… Je ne pouvais plus bouger, il fallait que j'accepte mon sort… j'allais mourir. Je sentis l'acier trancher ma gorge et mon corps s'écrouler dans l'eau glaciale. Tout était fini… La chaleur quittait peu à peu mon corps et je perdis connaissance petit à petit, me vidant de mon sang tout en me noyant dans l'eau. C'était atroce, et tout cela avec la peur et l'impression d'avoir abandonné Sëya. J'avais envie de hurler et de pleurer, de me débattre encore, de montrer que j'étais en vie. Mais il n'y avait plus rien… le vide… les ténèbres… les ténèbres… encore elles…

« Bientôt… Très bientôt… à moi… tu seras brisée et mienne… les ténèbres seront ta seule famille… Sëya mourra et tu seras seule ! »

Encore cette voix… même face à la mort je l'entendais encore…

« Acceptes-moi ! Viens mon enfant… Acceptes de devenir l'avatar de ma colère… Toi qui a toujours eut du mal à te contrôler… toi qui a toujours eut cette rage en toi… Acceptes-la et contrôles-la ! »

Je n'avais plus le choix, je n'avais plus la force de lutter de toutes façons… J'embrassai alors les ténèbres, me plongeant dedans et me mêlant à eux. C'est ce jour, ce jour funeste que Morianne disparut, la Morianne souriante, celle qui était gentille, douce, qui aimait la vie et qui malgré son caractère de cochon, avait toujours œuvré pour le bien, avait toujours fait en sorte d'épargner ceux qui pouvaient l'être. Cette Morianne là avait disparut dans les ténèbres. Il ne restait plus de moi qu'une ombre… une ombre qui enveloppa mon corps et le fit se relever.

J'étais couverte d'un voile épais de ténèbres dansant autour de mon corps, à tel point que je n'étais plus qu'une silhouette sombre d'où ne sortaient que deux yeux rouges et luminescents. J'avançais vers mes assassins qui n'avaient pas conscience de l'être qui se dirigeait vers eux dans l'intention de les tuer. Je tendis mes deux bras et deux lames faites de ténèbres jaillirent de mon corps et les transpercèrent de part en part. Ils tournèrent leur visage vers l'ombre malfaisante que j'étais devenue. Ils eurent un air surpris avant de succomber au coup et que la créature ne les jette contre un arbre comme de simples poupées. L'être d'ombre se mit alors à hurler, sentant ma peur et ma rage bouillir. J'étais effacée… comme si j'étais présente mais incapable d'être moi… Seule une chose me revenait en tête : Sëya.

L'ombre chercha du regard, et se mit alors à la poursuite de la mzékils. Il fallait trouver ces monstres qui s'en étaient pris à elle, il fallait la trouver avant qu'il ne lui arrive malheur, c'est tout ce qui importait pour cet être noir et sans visage. Que ferait-il après cela ? Allait-il pouvoir la sauver ? Et si oui, qu'adviendrait-il de lui… de moi ? La colère effaça nos questions… Elle effaça notre compassion… nos doutes… Elle effaçait petit à petit tout ce qui faisait de moi ce que j'étais jusqu'à présent. Il ne resterait plus grand-chose de moi… Accepter et contrôler ma colère ? C'est plutôt elle qui me dominait en tout point… Je n'étais plus rien… juste un avatar de haine.

Mon nouveau moi avait fini par suivre une piste intéressante, une piste qui nous avait conduit jusqu'à un temple à la gloire d'Özan. A la vue de ce bâtiment, l'ombre se mit à hurler et perdit quelque peu de maintient, avant de recouvrir à nouveau les formes de mon ancien corps. Nous fonçâmes alors en avant, et tombâmes sur les trois assassins. Les souvenirs me revinrent brièvement, me susurrant qu'ils étaient les acteurs de l'attaque que nous avions essuyé, et que Sëya était donc vraisemblablement ici. Nous poussâmes un second hurlement et entamâmes un combat frénétique. Les échanges de coups furent rapides, intenses, et plusieurs fois nous encaissâmes des coups, sans pour autant faiblir. Nous n'avions plus mal… nous n'avions plus de fatigue… Nous étions totalement maître de ce que notre corps pouvait ou non faire et subir.

Les corps des trois assassins tombèrent finalement au sol, inertes et aussi froids que nous ne l'étions. Nous nous engouffrâmes dans les méandres du temple, tuant les fidèles d'Özan les uns après les autres, sans même y songer, sans même savoir ce que nous faisions exactement. Rien n'avait plus d'importance hormis notre mission…
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Morianne
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Sam 23 Avr 2016 - 10:37
Plus le sang coulé moins j’avais de force. Comme une enfant, je me mis à pleurer silencieusement. Les entailles me faisaient mal et je ne pouvais pas bouger. J’implorais toutes les forces Divines de me venir en aide de quelque façon que ce soit. Mais je perdais beaucoup de ce précieux liquide rouge. La tête me tournait fortement et je finis par perdre conscience. Tombant dans un faux sommeil, je vis des monstres surgir du néant et m’attaquer. Cependant, ils s’évaporaient à mon contact. Incapable de revenir à moi, je sentais cependant la pâleur de ma peau. J’étais livide car j’avais perdu trop de sang. Peut-être allais-je mourir ici sans revoir Morianne. Etait-ce ça mon destin ? Ma respiration était lente et régulière, comme si je dormais. Cela dit, j’étais évanouie, c’est un peu du pareil au même. Une voix m’appela par trois fois, une voix féminine. J’étais dans un jardin fleurissant, pieds nus. Je sentais la douceur de l’herbe sous la plante de mes pieds, je regardais autour de moi, cherchant la voix. Personne. J’étais seule. Enfin, presque. Les animaux que j’invoquais vinrent à moi et se frottèrent contre moi. Certains avaient un regard très expressif, trop peut-être. J’ouvris soudainement les yeux et vis la prêtresse au-dessus de moi. Elle tenait une dague de cérémonie au-dessus de ma poitrine. Etant trop faible, je ne réagis pas. Elle entama un chant dans une langue ancienne. La mélodie fut reprise par les adeptes. Alors que ses bras descendaient vers moi à une vitesse fulgurante, elle se prit une roche en pleine tête. L’elfe de Ge-Ban ? Quelqu’un dit alors :

La cérémonie prend fin maintenant ! Compagnons à vous !

Une dizaine d’arcaëlliens ôtèrent leur capuchon y compris la prêtresse de Ge-Ban. La seule chose qui me vint à l’esprit fut : pourquoi n’avaient-ils pas agit plus tôt ? Un combat commença alors et je sombrais à nouveau dans l’inconscience.
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Un mal à occire [TERMINÉ]  Zali

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Sam 23 Avr 2016 - 15:58
Le son des combats, les hurlements de fureur et les échos des chants qui se turent soudainement... Nous avions pris la bonne direction, notre instinct en était intimement convaincu. Nous nous mîmes à hurler, d'un cri strident et puissant qui résonna à travers tous les couloirs de ce temple maudit. Nous ne touchions plus terre, notre corps était suspendu à quelques centimètres au dessus, et nous foncions tel un spectre vers le combat.

Nous arrivâmes finalement dans une grande salle, sombre et éclairée par des cierges noirs. Un combat s'y déroulait déjà, des hommes et des femmes s'entre-tuant, et dans tout ce fatras, dans tout ce chaos morbide, nous la vîmes. Elle était allongée sur un autel de pierre, les poignets et les chevilles entaillées profondément. Son sang se déversait dans des sillons qui formaient d'étranges symboles. La colère... La colère explosa, tout comme les ténèbres qui entouraient notre corps. Nous entendîmes une voix, une voix qui nous était vaguement familière... La prêtresse de Ge-Ban ! Quel était son nom déjà ? Peu importe... Tuons tous les Hayert'Väal, tuons tous ceux qui se dresserons sur notre chemin qui nous sépare de Sëya.

Mais qu'est-ce que c'est que cette créature ? s'étonna la prêtresse.

Nous ne lui prêtâmes pas attention et avançâmes vers l'autre prêtresse, celle d'Özan, qui tenait le couteau couvert du sang de Sëya... Nous nous jetâmes sur elle et matérialisâmes une lame sombre, faite des plus noires ténèbres.

Özan !! Özan est parmi nous !! Le rituel a marché ! Nous... commença à scander la prêtresse dans son délire.

Pour seul réponse, nous lui hurlâmes dessus, faisant vibrer la salle de notre cri, perçant ses tympans jusqu'à la faire saigner des oreilles. Nous plantâmes notre lame profondément dans sa gorge, le sang se répandit rapidement et gicla un peu partout. Mais nous n'avions pas fini, nous en voulions encore plus... Nous voulions encore plus déchaîner notre colère. La lame se transforma en griffe et alla se planter dans sa cage thoracique, arracha sa chair, ses côtes, ses organes, une autre griffe fit de même pour l'autre côté de son corps. Nous vidâmes son abdomen de tout ce qu'il y avait dedans, la déchiquetant, l'écrasant et la broyant. Sa tête explosa sous la pression d'une de nos griffes, et je pouvais sentir une certaine satisfaction.

Je ? Je... Le corps qui était le mien ressentit un nouveau frisson... de la peur ? De l'inquiétude ? La vision de Sëya se vidant de son sang revint à moi et les ténèbres m'entourant vacillèrent. La tête dans les mains, je tombai à genoux et essayai de m'extirper des ombres qui m'entouraient.

La druidesse ?

Sazan me vit alors, sortant de cette créature d'ombre et parut choquée. Mais je ne me souciais pas d'elle, non... Je rampais vers Sëya alors que les ténèbres s'accrochaient à moi, essayant de m'emporter à nouveau à elles. Je m'arrachai de là, je continuai à avancer vers Sëya, couverte de sang... couverte de SON sang... Mes yeux étaient emplis de larmes et mon cœur tremblant de douleur.

Faites qu'elle ne soit pas morte... Thaä je vous en supplie... faites qu'elle ne soit pas morte... sanglotai-je alors que je luttais toujours contre les ténèbres.

J'avais finalement atteint Sëya puis penchai mon visage au-dessus d'elle, attrapant ses poignets. Elle était glacée comme la mort... elle avait perdue tellement de sang. Étais-je capable de la soigner avec mes maigres pouvoirs ? Étais-je seulement capable d'en user d'ailleurs... ? Je remarqua la pâleur cadavérique de mes propres mains. On aurait dit celles d'une morte. En réalité tout mon corps était ainsi mais je ne pouvais en être consciente... j'avais le teint aussi blanc qu'un mort, des cernes tout autour des yeux, des cernes noires et pas franchement naturelles... pour une vivante en tout cas...

J'essayai de faire parcourir mon fluide à travers moi jusqu'à Sëya, dans l'espoir de la soigner. Mais je n'y arrivai tout simplement pas. C'était comme si je ne ressentais plus de fluide... comme si j'étais morte.

Thaä, je vous en supplie...  Aidez-la ! S'il vous plaît ! Donnez-moi la force de sauver votre fille ! Je vous implore ! Par pitié !

Les ombres s'accrochaient toujours à mes pieds, mes épaules, me tirant et essayant de me forcer à revenir à elles. Mais je n'en avais rien à faire, je voulais sauver Sëya... C'était ma seule raison de lutter encore contre la mort et les ténèbres. Même s'il ne restait plus grand chose de moi, je devais faire quelque chose.

Ne meurs pas Sëya... je t'en supplies, reste encore un peu... Je vais y arriver... je vais... te sauver...
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Morianne
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Mer 27 Avr 2016 - 9:47
Incapable de bouger ou d’entendre, j’étais dans le monde des songes. Ou plutôt sur la route des morts. Je pouvais apercevoir les portes de Gar’Haz. Allais-je donc finir ainsi ? Sacrifiée comme un volatil ? C’était tellement injuste…. Une vois résonna en moi, m’appelant mais la lumière chaude de l’au-delà m’attirait grandement. Nous mourrons tous un jour, et moi j’allais périr aujourd’hui. Soudain, je ressentis une vive douleur dans tout le corps. Je poussais un cri qui résonna dans le temple. Mes yeux s’ouvrir lentement et je vis Morianne en proie à un combat contre une masse sombre et noire. Qu’était-ce ? Elle était aussi pâle qu’une morte. J’étais toujours attachée et je vis le combat qui faisait rage autour de moi. J’implorais Thaä de sauver Morianne. Mes attaches sautèrent. J’essayais de me redresser, en vain. J’étais trop épuisée, trop faible. Je tournais la tête vers Morianne et lui dit :

C’est un beau merdier, hein….

Un sourire triste se dessina sur mon visage. C’était la fin, pour nous deux. Quelle tristesse…. Je fermais les yeux, incapable de lutter contre la mort. Je sentis alors soudainement une présence. Le fluide äan coula sur mes plaies. Je me sentis revigorée. J’ouvris les paupières et vis une arcaëllienne aux ailes blanches. Elle me souriait et me parlais de façon rassurante. Je l’implorais d’aller aider Morianne
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Mer 27 Avr 2016 - 23:14
C’est un beau merdier, hein… ? me dit-elle avec un léger sourire triste.

J'avais les larmes aux yeux, signe que j'étais peut-être encore vivante après tout. Je lui souris faiblement et machinalement, comme pour la rassurer. Entendre sa voix m'avait soudainement apaisée… La mort allait nous emporter toutes les deux… Je n'avais plus besoin de lutter. Nous serions ensemble pour aller jusqu'aux portes du Royaume de Gar'Haz.

Oui… répondis-je finalement. Mais je t'ai retrouvé… Ça va aller… nous sommes à nouveau réunies…

La colère m'avait quittée, je n'avais plus peur, je n'étais plus enragée… J'étais soulagée… Je pouvais partir dans l'autre monde sans que ma conscience ne soit torturée par toute cette fureur.

Mais le destin en avait décidé autrement, alors que je commençai à accepter mon destin, que je me voyais partir avec Sëya vers l'autre monde, deux voix résonnèrent à moi.

« NOOOOON !!! Tu es à moi ! Tu es la colère !!! Tu es le châtiment qui doit s'abattre ! Ils doivent tous payer ! » dit la voix sombre.
« N'abandonne pas mon enfant ! Pas encore ! Il y a encore de l'espoir ! » supplia la voix claire et douce.
« Tu dois les détruire !!! LES DETRUIRE !!! » hurla la voix grave.
« Elle arrive, elle est venue vous secourir, toi et Sëya êtes sauvées ! N'abandonne pas encore !! » m'encouragea la voix rassurante.

Je ne savais plus ce que je devais faire, je ne savais même plus qui me parlait, qui écouter… Mais j'entendis Sëya crier, suppliant qu'on m'aide. On lui avait donc bel et bien porté secours ? Il y avait bien quelqu'un qui était venu à notre aide ? Il fallait que je me batte moi aussi ! Il fallait que je vive ! Hors de question de laisser mon arcaëllienne derrière moi ! Hors de question de la laisser pleurer ma mort !

Je repris alors conscience de mon corps en perdition. Les ombres avaient pris possession de mes bras et mes jambes et commençaient à vouloir s'insinuer en moi, me rentrant par la bouche, le nez, les oreilles… tout mon corps était la proie de cette chose qui se réclamait mon maître, qui hurlait que je lui appartenais, que je faisais partie de lui. Mes yeux luisaient en rouge tandis que la colère remonta en moi.

J'étouffais… je sentais les ténèbres m'envahir à nouveau. Je tendis ma main vers Sëya alors que ma vision se floutait. C'est alors que je la vis, une tahora aux ailes blanches. Mon regard s'arrêta sur elle et ce fut comme si le temps s'était arrêté. Cet être dégageait une telle aura de bonté, une telle bienveillance… Je n'arrivai cependant pas à distinguer son visage, juste le bas, apercevant un sourire rassurant, maternel.

Thaä ? dis-je bêtement, sachant pertinemment que ce n'était pas lui…

Cependant l'aura bienfaitrice que dégageait cette femme, me rappelait les fois où j'avais entendu Thaä dans mon sommeil… C'était quelque chose de si rassurant pour moi… Elle s'approchait lentement de moi alors que je tendais toujours mon bras pour demander de l'aide. Elle posa une main sur mon front, puis l'embrassa. Une lueur intense se dégagea alors de se baiser qu'elle me déposa et les ombres autour de moi s'arrachèrent de mon corps dans des sons stridents.

Puis le néant… Je perdis connaissance alors que la matière noire qui sortait de mon corps se mêla au sang de Sëya qui avait été répandu dans les sillons. Je sentais le froid m'envahir… J'allais mourir… Les ténèbres m'avaient maintenus en vie… et maintenant que j'en étais débarrassée… Je sentis à nouveau tout en moi disparaître, je perdais petit à petit ce qui faisait parti de moi. Des noms me vinrent à l'esprit, puis disparurent subitement, l'image de visages connus qui finirent pas se désagréger et devenir poussière. C'était comme si je perdais petit à petit mes souvenirs… ma mémoire… Mon nom… Il fallait au moins que je me souvienne de mon nom… C'était quoi déjà ? MON NOM !!! Quel était mon nom ? Qui… Qui étais-je ? Qui…

Le noir à nouveau… le noir profond et silencieux, puis des bruits de pas autour de moi, du remue-ménage. On marche, on courre et on se bat même… Qu'était-ce que tous ces sons ? Je sentais le sol froid sous mon corps… mais que faisais-je donc parterre ? Ma… ma tête… J'avais si mal… Et cette odeur horrible… ça sent… le sang ? Pourquoi est-ce que ça sentait autant le sang ? Beurk… répugnant ! Il fallait que je me sorte de là. Ce fut à ce moment là que j'ouvris les yeux. Un visage amical était penché au-dessus de moi et me souriait, avec sérénité.

Est-ce que tu vas bien ? dit une voix douce de femme qui résonnait au même rythme que les lèvres devant moi bougeaient.

Je ne répondis pas, je ne me sentais pas le courage de parler. Je ne savais même pas qui était cette personne… Elle continua de parler calmement malgré le vacarme ambiant.

Tu es encore si pâle… J'ai pourtant user de beaucoup de fluide pour te soigner… Ne bouges surtout pas. Tu es peut-être encore trop faible pour ça !

Mais qui était cette femme ? Et puis que faisais-je ici ? Hurg… Ma tête me faisait encore si mal…

Je dois vérifier quelque chose au niveau de ton cou… Ne bouge pas ! Hum… … … Ce n'est vraiment pas beau à voir…  On dirait que ça a cicatrisé mais… c'est bleu… comme si le sang… on dirait un cadavre… Ne… ne t'en fais pas… ça va aller. Ça va s'arranger ne t'inquiète pas.

Ne pas m'inquiéter ? J'étais bleue comme un cadavre et je ne devais pas m'inquiéter ? Elle en avait de bonnes celle là… Et ce mal de tête… J'essayai alors de me souvenir de la raison pour laquelle je me trouvais ici. Pourquoi j'avais été blessée et avait un air cadavérique. Rien ne me vint en tête… Vraiment rien… Même pas mon propre nom. Pourtant j'essayais de me souvenir de quelque chose, de forcer mon esprit à se remémorer, même un souvenir très lointain… Rien ! Ce fut à ce moment là que je commençai à paniquer. Quelle était cette sensation de manque ? C'était comme si on m'avait arraché une part de moi-même. J'étais totalement perdue. Qui étais-je ?
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