Un mal à occire [TERMINÉ]

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Sam 30 Avr 2016 - 11:09
La tahora s’occupa de Morianne mais ses mots n’étaient pas rassurants. Ma mzékils allait peut-être y rester. Je voulais me lever mais j’étais encore attachée. Autour de nous c’était un beau merdier. Les adorateurs d’Özan étaient tous en charpie et les sauveteurs semblaient heureux. Je regardais mon amour avec inquiétude elle me sembla perdue. Enfin on me détacha. Je me glissais à côté de Morianne qui ne parlait pas et semblait en proie à un questionnement. Je posais une main rassurante sur son visage et déposais un baiser sur sa joue. J’ignorais ce qui se tramait dans sa tête. Je la regardais avec inquiétude ne sachant quoi dire sauf une chose.

Morianne, ça va aller. On est ensemble c’est le plus important, non ?

Je l’observais sans dire un mot de plus. La prêtresse de Ge-Ban s’approcha de nous et nous dit :

On va vous porter jusqu’au campement, là vous pourrez reprendre des forces avant de voler de vos propres ailes.

Je fus soulevée par un lorcq qui me sourit timidement. Je vis un autre arcaëllien prendre Morianne dans ses bras. Le groupe avança dans la végétation jusqu’à leur camp où nous fûmes déposées sur des peaux de bêtes dans une tente. J’attrapais la main de Morianne et lui dis des mots rassurant. J’ignorais si elle allait survivre et cela me fit pleurer doucement.
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Sam 30 Avr 2016 - 12:29
Je la vis alors se lever derrière la tahora, une mzékils aux ailes noires comme celles d'un corbeau et aux cheveux bruns, avec des yeux marrons… Elle était belle… Et j'avais comme l'impression que je devais la connaître. Elle s'approcha fébrilement de moi, posa une main sur mon visage ainsi qu'un baiser sur ma joue.

Je devais forcément la connaître pour qu'elle soit si intime avec moi. Je la regardai avec tristesse, essayant de me rappeler qui elle était. Son nom… Son nom ne me revenait pas… Et son visage… Il m'était familier mais… j'avais du mal à me rappeler.

Morianne, ça va aller. On est ensemble c’est le plus important, non ? me dit-elle.

Morianne ? C'était donc mon nom ? Morianne… Morianne… je devais m'en rappeler. Il fallait que je le garde en tête… Mais elle ? Son nom ? J'avais beau me forcer à me le remémorer, impossible… J'avais envie de pleurer, de m'excuser d'avoir tout oublié. Mais si je faisais cela, qu'allait-elle ressentir ? Je ne savais pas quoi faire… Des larmes coulèrent de mes yeux, et je tentai de sourire fébrilement.

Oui… répondis-je tristement.

C'était sûrement ce qu'il fallait répondre… ce que je devais répondre… Cette sensation de familiarité avec elle me dictait que j'avais bon, que l'important était effectivement que nous soyons ensemble toutes les deux.

On nous souleva et nous emmena loin de ce temple lugubre dans lequel je n'avais absolument pas la moindre idée de ce que nous faisions. Tout ce que je savais, c'est que nous serions mieux loin de cet endroit. Nous fûmes finalement déposées sous une tante, sur des peaux de bêtes. Elle se saisit de ma main et me parla doucement pour me rassurer. Elle se mit à pleurer, je ne savais trop pour quelle raison, peut-être parce qu'elle s'inquiétait pour mon état… A vrai dire il y avait de quoi… J'étais gelée jusqu'aux os et me trouvais dans un état si cadavérique… Je me demandais même si j'étais encore vivante… Je pouvais penser, parler, bouger, mais étais-je pour autant vivante ? Je ne le savais pas… C'était encore plus troublant puisque je n'avais plus aucun souvenir.

Je me mis à pleurer moi aussi. J'avais envie de la rassurer mais je ne savais pas comment faire, je ne me rappelais même plus d'elle. Comment pouvais-je seulement lui dire ce qu'il fallait pour qu'elle ne s'inquiète pas ? Il fallait que je lui dise la vérité… même si elle faisait mal, il fallait qu'elle m'aide à me rappeler… sinon nous continuerions à pleurer sans pouvoir y changer quoique se soit.

Je suis désolée… J'ai… Je n'ai pas envie que tu pleures à cause de moi. Je suis vraiment vraiment désolée. Je… Je ne comprend même pas ce qui se passe… Je… … Je ne sais pas ce qui s'est passé… Je sais que tu es très importante pour moi… Je le ressens mais… Je… Je n'arrive plus à me souvenir… J'ai… Je ne sais même plus qui je suis.

Je me mis à pleurer de plus belle. J'avais tellement envie de me rappeler, tellement envie de ne pas décevoir qui que se soi, et je sentais que ce que je venais de dire était terriblement douloureux… autant pour elle que pour moi.
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Dim 1 Mai 2016 - 10:46
Elle… Elle n’avait aucun souvenir ? Comment était-ce possible ? Je me mis à pleurer de plus belle tout en la prenant dans mes bras. Je lui assurais que j’allais l’aider à retrouver sa mémoire. La question était : comment ? Déjà, je devais lui redonner mon prénom, ce que je fis d’une voix enivrée de larmes. Par quelle volonté se retrouvait-elle sans mémoire ? Etait-ce un tour de Thaä ? Non, je ne pense pas… Enfin je n’espère pas. Blottis contre elle sous la tente je réfléchissais. J’avais le pouvoir de créer, peut-être que … Non, ce serait trop beau. Mon regard s’évada dans le lointain. J’expliquais à Morianne notre mission, notre devoir. Notre lien. Peut-être était-ce comme dans les histoires de Prince et Princesse… Si je l’embrassais elle retrouverait la mémoire. Je tentais le coup. Je m’éloignais un peu d’elle et rapprochais mon visage du sien. Dans un baiser doux et aimant, je la consolais. Je reculais un peu afin de reprendre mon souffle. Déjà elle ne m’avait pas repoussé. C’était une bonne chose. J’observais Morianne sans rien dire dans un silence Impérial. J’observais celle que mon cœur avait choisie. Livide comme un cadavre, incapable de comprendre ce qui s’était passé. Je lui parlais donc de notre aventure, de Loghiam et de la prêtresse de Thaä. Du combat dans le camp adverse. Je ne voulais pas la perdre mais, irrémédiablement, c’est ce qui se passait. Pourquoi ? Comment ? Qui lui avait volé ses souvenirs ? Je me remis à pleurer. Pas pour moi mais pour elle. Je e voulais pas la perdre, pas comme ça ! Je m’étendis sur le lit de peaux. J’enfouis mon visage entre mes bras et pleurais tout mon saoul. C’était si injuste ! Complètement immorale ! Je serrais les dents retenant un cri de rage. Tout cela n’avait de sens…

Oh… Morianne… Si seulement… Pourquoi ? C’est tellement injuste ! On va aller dans un temple de Thaä on va lui demander de réparer ta tête… Et… Je reniflais retenant mes larmes. Et on verra ce que l’on fait ensuite.

Je m’assis en tailleur sur les peaux de bête et pris la main droite de Morianne dans la mienne.

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Dim 1 Mai 2016 - 14:06
A l'évocation de son prénom je sentis quelque chose me picoter au niveau de la nuque. Ce nom me disait quelque chose. Je devais en tout cas le retenir. Elle m'expliqua longuement la situation dans laquelle nous nous trouvions. Je l'écoutais sans la quitter des yeux, essayant de bien tout enregistrer dans ma mémoire, espérant qu'elle ne me ferait pas à nouveau défaut.

Les Hayert'Väal ? C'était à cause d'eux que j'étais ainsi ? Visiblement oui… Notre mission était de les traquer et les pourchasser ? Seulement nous deux ? Je commençai à me demander si ma moi d'avant n'avait pas surestimer de ses propres forces… J'avais un peu peur de m'engager sur ce même chemin, surtout avec cette inconnue… Non ce n'était pas une inconnue… Elle me connaissait très bien mais… mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser que moi je ne la connaissais absolument pas.

Elle approcha alors son visage du mien, et m'embrassa longuement sur la bouche, ses lèvres contre les miennes, tendrement. Je sentais sa chaleur contre mon corps gelé, je sentais son odeur, la douceur de ses lèvres… Je restai immobile, ne sachant que faire, mais c'était si agréable après tant de souffrances. Tant de souffrances… J'eus en tête quelques flashs, des images vagues… Je voyais mon poing fracasser la tête d'un homme, puis Sëya – puis-ce que c'était son nom – nue et implorante. Me vint également des images vagues… des sensations étranges… Je sentais la douceur de la peau de quelqu'un contre la mienne… L'image et les sensations s'effacèrent trop rapidement. Je n'eus pas le temps de les saisir.

Elle me parla alors de nos aventures, de notre première rencontre. Cela me disait quelque chose… Il me semblait que cela coïncidait avec les flashs que j'avais eu juste avant qu'elle ne m'en parle, mais sans certitude. Tout était trop vague dans mon esprit, et le reste de son histoire ne me disait rien… Seul le nom de Loghiam me fit réagir légèrement. Je revoyais dans mon esprit un visage flou… Un homme… chevelu et légèrement barbu… son visage se déforma et disparut de mon esprit. Je n'arrivai pas à le visualiser… C'était si frustrant… J'avais envie de hurler et de m'arracher les cheveux, mais j'avais cette sensation de fatigue lourde, comme si chaque mouvement, chaque geste, était pour moi un effort surhumain. Je manquais cruellement de vitalité… Était-ce le fait que je sois aussi pâle qu'un cadavre ? Que j'étais « morte » ?

La mzékils face à moi se remis à pleurer, probablement triste face à mon sort qu'elle qualifia elle-même d'injuste. Elle parla alors de m'emmener à un temple de Thaä pour m'y guérir, pour que je retrouve à nouveau la mémoire… et peut-être aussi la santé… Je tendis ma main vers elle dans un lourd effort pour la consoler. Trop tard… Elle était déjà assise face à moi et me pris la main. C'était comme si je n'avais rien vu se produire, une absence d'à peine une seconde ou deux. C'était si troublant.

Sëya… Merci… Merci de pas m'abandonner… Je suis désolée de te faire autant de peine… Je me rappelle plus grand-chose mais… Je vais te suivre, parce que j'ai l'impression que tu es vraiment importante pour moi… Tu es la seule qui sache qui je suis réellement… Est-ce que…

Je regardai la jeune femme dans les yeux, une forte émotion m'étreignant. J'étais triste… si triste pour elle… Ça devait être dur de me voir dans cet état… J'avais honte… Je voulais pleurer mais c'est comme si je n'avais plus une larme dans les yeux, j'avais d'ailleurs l'impression qu'ils me brûlaient.

Sëya… Est-ce que tu veux bien m'embrasser encore une fois ? Je… J'ai comme la sensation que j'arrive à revoir certaines choses… tout à l'heure quand tu m'as embrassé, je crois que j'ai réussi à me souvenir à nouveau de quelque chose mais c'était trop vague pour ça… Est-ce que tu veux bien ?

Elle m'embrassa à nouveau, évidemment, elle n'allait pas refuser, surtout si cela pouvait m'aider à me rappeler de certaines choses. J'eus à nouveau des flashs, différents cette fois-ci. Je me revis, mon corps collé sensuellement contre le corps d'une autre mzékils. Sëya ? Possible… Les images étaient encore trop vagues mais elles faisaient sens. Un sourire… une rue… je me promenais dans une rue accompagnée de la mzékils… une robe rouge… La robe rouge se transforma en vision cauchemardesque… du sang en dégoulina. J'imaginai planter mes dents dans sa chair… me repaître de son sang, de sa peau tendre et délicate…

J'essayai prestement de me délivrer de cette vision. Le sentiment que Sëya était importante pour moi fut heureusement plus fort que cette dernière et subite envie et je réussis à m'échapper de cette morbide vision. Je repoussai la mzékils, perturbée par cette sensation et me précipitai à l'extérieur de la tente en titubant. Je posai mon bras contre un arbre puis me mis à vomir. J'espérai juste qu'elle ne le prenne pas mal, mais cette vision m'avait donné la nausée.

C'était douloureux… mon estomac était complètement retourné et ma gorge me brûlait, c'était comme si je vomissais de l'acide. Au bout d'un moment je me mis à me plier en deux à cause de la douleur et me mis à cracher un liquide noirâtre et gélatineux… puis du sang… beaucoup de sang. Tout s'arrêta subitement, la douleur, le sang qui sort de ma bouche… Je regardai avec horreur tout ce sang ainsi que cette matière noire. Je reculai d'un pas fébrile, maladif… J'essuyai rapidement le sang autour de ma bouche et retournai d'un pas non assuré vers Sëya. Je tremblai de froid et d'émotion… J'avais peur… Peur d'être devenue autre chose… Cette envie de mordre dans de la chair… cette vision… ces nausées et tout ce sang que j'avais craché… sans parler de mon état presque cadavérique… Thaä, ayez pitié de moi et de mon amie ! Je craignais de devenir une créature d'Özan… d'avoir été pervertie jusqu'à mon âme… Était-ce la raison de ma perte de mémoire ? Allais-je devenir… un monstre ? Je ne le voulais pas… Il fallait que je lutte…

Je me sentis alors partir quand j'arrivai près de la tente et m'écroulai devant Sëya qui se mit à hurler des paroles que je ne réussis pas à entendre. Tout tournait autour de moi, j'entendais juste une étrange musique dans ma tête, un air venu des abysses, des échos de voix, des murmures… puis le silence sourd et implacable.

Quand je me réveillai à nouveau, c'était pour voir Sëya, ainsi que la tahora de l'autre fois qui me prodiguait des soins. J'avais du mal à comprendre ce qu'elles disaient, c'est comme si un filtre se dressait entre moi et la réalité, comme si tout était lointain et vague… J'entendais des murmures… et cette musique étrange qui résonnait en écho dans ma tête. J'avais du mal à me concentrer sur leurs paroles, comme si quelqu'un essayait de m'isoler d'elles.

Sëya ? dis-je d'une voix pâteuse.
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Lun 2 Mai 2016 - 16:14
Lorsque je l’avais de nouveau embrassé, elle sembla plus perturbée qu’autre chose et sortie de la tente en titubant. Lorsqu’elle revint, elle s’écroula et je me mis d’abord à hurler son prénom puis à l’aide. La tahora accourut rapidement et pesta. Elle retourna Morianne sur le dos et je lui expliquais qu’elle n’avait plus de souvenir. Je pleurais à n’en plus finir, j’étais en train de perdre l’arcaëllienne de ma vie. La tahora me dit de garder mon calme et de reculer le temps qu’elle use de son fluide soin. J’obtempérais contre mon gré. Elle semblait savoir ce qu’elle faisait. Elle posa une main sur le front de Morianne et envoya une décharge légère dans son cerveau. Je poussais un cri de stupeur mais la tahora continua. Elle m’assura que ça lui rendrait peut-être sa mémoire. Mais que pour l’heure elle était proche de la mort. Elle glissa ensuite ses mains sur chaque plaie et envoya des décharges d’aän mélangé à ka. Je protestais disant qu’elle allait la tuer mais la tahora me menaça de me faire sortir si je continuais à l’importuner. Je gardais donc le silence me mordant la lèvre inférieur et pleurant sans un bruit. Soudain Morianne ouvrit les yeux et je parlais à la tahora pour lui faire part de ce fait. Elle me signala qu’elle avait vu les paupières de Morianne s’ouvrir mais que rien n’était gagné.

Sëya ? dis ma mzékils d'une voix pâteuse.
Je suis là, Morianne. Je serais toujours là.

Les larmes affluèrent et je me jetais sur ma bien-aimée. J’avais la tête sur sa poitrine et j’entendais les faibles battements de son cœur.

Je serais toujours avec toi, même dans la mort !

Ajoutais-je d’une voix désemparée et apeurée.
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Mar 3 Mai 2016 - 10:07
Elle était là, serrée contre ma poitrine, pleurant et me rassurant qu'elle serait toujours là pour moi. Je laissai échapper un faible sourire et la pris dans mes bras comme je l'aurai fait auparavant. A vrai dire c'est exactement comme ça que je le faisais… Je ne sais pas ce qu'avait fait la tahora, et je ne savais pas s'il y avait un lien avec les voix dans ma tête et la musique sinistre que j'entendais constamment, mais la voix de Sëya semblait me parvenir plus distinctement que le reste. J'avais l'impression de me rappeler d'elle… Oui nous nous étions rencontrées à l'orée d'une forêt, je l'avais sauvé de bandits Hayert'Väal… son viol… les coups qu'ils lui avaient donné… je me rappelais son désespoir à ce moment là… Je me rappelais aussi le soir, en ce même jour, le fait que je sois resté tout contre elle cette nuit là… et que nous ayons fait l'amour. Cela me revenait petit à petit. Le reste me restait toujours inconnu, mais je me rappelais à présent quelques détails concernant Sëya, au moins une partie.

Je restai un moment silencieuse, passai ma main dans ses longs cheveux bruns. J'embrassai son front et la rassurai alors.

Je vais bien Sëya… Je… vais bien… Je crois que je commence à me rappeler de toi. Je… Je me rappelle que tu es malade en bateau… c'est… déjà bien non ?

J'en étais moi-même soulagée, me rappeler au moins de Sëya, en partie en tout cas, était une bonne chose déjà. Peut-être que cela m'aiderait à lutter contre l'envie de la… mordre et de boire son sang… Je venais de me rappeler ce détail et sentis les murmures plus présents dans ma tête. Son odeur était si enivrante… sa chaleur si entêtante… « Rien qu'une petite morsure... » me dis-je avant de me hurler intérieurement à moi-même « Non !! Je ne suis pas un monstre ! ».

Alors que j'étais en plein conflit intérieur, la tahora qui était toujours là prit la parole en me regardant.

C'est une bonne chose que la mémoire te soit revenue… Cela dit j'ai l'impression que ton état physique ne s'arrange pas… Est-ce que tu vas bien ?

J'avais du mal à comprendre ce qu'elle disait et dus me concentrer un moment avant de pouvoir répondre… les murmures dans ma tête ne m'aidaient pas vraiment à me concentrer.

Je… J'ai froid… répondis-je. Très froid… Et… je… Ma tête… J'entends… comme des voix… et cette musique étrange…
De la musique ? Des voix ? s'étonna la tahora. Quel genre de voix ?
Des murmures… C'est comme… plusieurs voix… dans ma tête…

La tahora fit une grimace d'embarras. Elle semblait plutôt préoccupée par ce nouveau fait. Elle se tourna alors vers moi et essaya de me rassurer :

C'est… peut-être un effet secondaire de mon sort… Sans doute que la mémoire revient par murmures ou… Ne t'inquiètes pas trop pour ça… Cependant cela dépasse un peu mon domaine de compétences, j'en ai peur… Vous devriez peut-être aller voir une haute prêtresse de Thaä… L'une d'elle saura peut-être trouver un remède a ce mal… J'avoue que je suis dépassée.

Je fermai les yeux et essayai de chasser les murmures, en vain… et cette soif… cette soif de sang qui n'en finissait pas…
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Mar 3 Mai 2016 - 15:40
Elle se souvenait que j’étais malade en mer, c’était déjà un bon début, non ? Mon regard se perdit dans le sien, j’esquissais un pâle sourire. Morianne parla avec la tahora un petit moment et cette dernière fini par dire que nous devrions voir une grande prêtresse de Thaä. Je songeais à voir Thaä directement. Je regardais ma tendre fermer les yeux afin de dormir je pense. Je m’allongeais contre elle et fermais à mon tour les yeux.

Des bruits d’agitations me réveillèrent en pleine nuit. Quelqu’un rôdait près de notre tente. Je me levais, encore faible, épée en main. Je sortis posant les pieds sur l’herbe humide. Un rire se fit entendre.

Viens avec moi Sëya et Morianne sera sauvée… Viens. Viens.

Chantonna très bas une voix peu amicale. Tout le monde semblait dormir. Une ombre de grande taille se dessina dans l’obscurité. Cet être tendait une main – ou une patte – vers moi. Hésitante je finis par m’en saisir. L’être déploya de grandes ailes de chauve-souris et s’envola en me tenant. Je me sentais bizarre. A la fois légère et lourde, sereine et inquiète.

Ne lâche pas ma main, quelqu’un veut te voir.

Nous volâmes pendant une bonne demi-heure sous la lune. Le temple d’Özan fut alors en vue. La créature piqua vers le sol et se posa. Il me fit entrer dans le temple où il y avait trois personnes. Trois êtres comme lui. Quelque chose me piqua et mes forces me quittèrent instantanément. On me souleva et on m’attacha sur un autel. Ils entaillèrent mes chevilles et mes poignet et plantèrent un couteau dans mon côté droit.

A l’instant où ton sang coule, Morianne se souvient.

M’assura une chauve-souris géante.
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Ven 6 Mai 2016 - 9:42
« Réveille-toi... »

Non… J'ai encore envie de dormir… Je suis épuisée… Laissez-moi dormir…

« Réveille-toi... »

Non… c'est encore un de ces murmures dans ma tête… Je ne dois pas l'écouter…

« Réveille-toi, mon enfant ! »

Cette voix… ? Je la connais, non ? Ma tête… Laissez-moi je vous dis ! Je souffre déjà assez comme ça ! Ne perturbez pas mon sommeil en plus de tout le reste !

« Réveille-toi, Morianne ! Sëya est en danger !! »

Sëya ? En danger ? Non… elle dort à côté de moi… Je la sens contre moi.

« Ce n'est pas elle ! Ce n'est pas Sëya, c'est une créature d'Özan, un Hatza, un imitateur ! Décapite le et brûle son cou ! »

Non… Non ! Je ne tuerai pas Sëya ! Vous… Vous voulez me pousser à commettre un crime, mais vous n'êtes qu'une voix dans ma tête !!! Sëya… est… Elle ne… elle ne sent pas cette odeur. Ce… Je ne connais pas cette odeur… Mais qui est à côté de moi alors ??

Je me réveillai brusquement à côté de Sëya, ou tout du moins une créature qui voulait se faire passer pour telle. Son odeur… ce n'était pas celle de Sëya… non… Je l'aurai reconnu… Elle était si enivrante et me donné tellement envie de la mordre… de boire son sang… Ce n'était pas le cas à ce moment là… Enfin à vrai dire si, j'avais envie de boire le sang de cette bête, mais l'odeur n'était pas aussi appétissante. J'ouvris les yeux et me retrouvai face à la mzékils factice qui me regardait avec inquiétude.

Ce n'était qu'un mauvais rêve, Morianne, rendors-toi !

Me rendormir ? J'avais tellement envie de me rendormir oui… au moins pour faire cesser ses voix dans ma tête… Mais même dans mon sommeil, j'étais réveillée… Je n'en pouvais plus… et cette créature qui se faisait passer pour ma douce et tendre… qui était en danger ? Je venais seulement de réaliser les mots que m'avaient confié Thaä.

Je plantai rapidement mes crocs dans la chair de la fausse Sëya et bu une petite gorgée de son sang avant qu'elle ne me projette en arrière, paniquée. Elle semblait alors affolée et se saisit de son épée pour se défendre. Le sang qui coulait à présent dans ma bouche me donna une force soudaine et je me sentis à nouveau capable d'utiliser le fluide.

Avec rapidité je fis apparaître une lame de glace au bout de mon poing et la plantai dans la gorge de la fausse Sëya qui laissa échapper un râle d'agonie étouffée. Je me mis à hurler de fureur autant que de terreur, me demandant si j'avais bien fait, me demandant si je ne m'étais pas totalement trompée. La mzékils eut le visage déformé et une tête de chauve-souris, monté sur un corps tout aussi inhumain se dessina à la place. Je n'avais donc pas perdu totalement la raison. Le sang gicla et son odeur me donna faim. D'un coup sec, je fis pivoter mon sabre de glace et étêta la créature. J'approchai alors mon visage de ce cou sanguinolent et y plongea mes dents pour en sucer le sang qui se déversait abondamment.

Alors que je buvais son sang, sans en perdre une seule goutte, je sentis en moi comme un changement. Je sentais à nouveau la chaleur en moi, je sentais à nouveau mon cœur battre. La fatigue me quittait petit à petit, je me sentais de plus en plus rassasiée, ma peau retrouvait une couleur normale et j'avais les idées plus claires. Les voix dans ma tête se firent plus lointaine, moins perceptible, jusqu'à disparaître totalement au bout d'un certain temps à boire tout ce sang. Je mordais dans sa chair, en arrachais des morceaux avec mes dents et les mâchais comme une bête dévorant sa proie fraîchement tuée.

A cette idée j'en fus dégoûtée et me mis à vomir du sang et de la chair… Mais je ne pouvais abandonner mon repas… il me fallait des forces ! Je replongeai mon visage dans le corps la créature et continuai de me sustenter avidement.

Je me rappelai alors des paroles que j'avais entendu dans mon sommeil : « Décapite le et brûle son cou ! » C'est vrai ! Je devais m'en débarrasser et aller sauver Sëya au plus vite. La bouche dégoulinante de sang, je sortis de la tente et m'approchai des braises encore chaudes du feu de camps qui mourrait, traînant derrière moi le corps de la créature morte, mais pas pour longtemps si je la laissais ainsi. Je plongeai son cou dans les braises, ce qui produisit un son assez écœurant de chair qui brûle.

La tahora qui m'avait soigné, ainsi que la prêtresse de Ge-Ban, alertées par tous ces bruits que j'avais produit, sortirent de sous leur tente et me regardèrent avec stupeur. La pénombre du feu mourant faisait légèrement luire le sang qui couvrait tout le bas de mon visage. Elles semblaient mortifiées devant un tel spectacle, partagées entre le fait de voir le cadavre d'une créature étrange dont le cou brûlait dans le feu et prendre les armes au cas où d'autres viendraient, et le fait de me voir moi, gorgée de vie mais couverte de sang tout autour de la bouche.

… Mo… Morianne ? bafouilla la tahora.
Pas le temps… dois sauver Sëya…
Attends ! Qu'est-ce que tu racontes ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi es-tu… couverte de sang… tu n'as quand même pas… ??? me demanda Sazan avec horreur.
PAS LE TEMPS J'AI DIT !!! Créatures… il faut leur trancher la tête et brûler le cou… serviteur d'Özan…

Je poussai alors un hurlement terrible et déployai mes ailes en grand, tel un ange de la mort prêt à faire son office. Prenant mon envol, je cherchai du regard une piste, une trace… quelque chose qui m'indiquerait le chemin à prendre… Non… en vérité je n'en avais pas besoin… Je savais où ils l'avaient emmenée… Le temple d'Özan… C'était là qu'ils l'avaient emmenée la première fois, c'était encore là qu'elle serait… Je jurai en silence et me promis à moi-même de détruire ce maudit temple une bonne fois pour toute, dès que j'aurai sauvé Sëya.

J'entendis des battements d'ailes derrière moi et jeta un œil en arrière : la guérisseuse me suivait. Elle arriva finalement à mon niveau et du hurler pour se faire entendre. Il était difficile d'avoir une discussion compréhensible en plein vol, aussi fallait-il hausser correctement la voix et bien articuler.

Où vas-tu ?
Chercher Sëya ! Elle est en danger ! Ne me suis pas !!
Oh que si ! Tu n'es pas dans ton état normal ! Je ne peux pas te laisser seule !
Au contraire ! Je me sens bien là ! Je n'ai plus de voix dans ma tête !
C'est faux ! Tu as du sang plein le visage ! Aucune personne normale ne mange le cadavre fraîchement tué d'une… créature… pas… pas ce genre de créature en tout cas.
SILENCE !!! J'avais faim… j'avais besoin… de sang bien chaud et frais !

La tahora ne dit plus rien et se contenta de me suivre. Au moins elle ne m'empêchait pas de porter secours à Sëya, c'était déjà ça… Après une bonne demie-heure de vol, nous vîmes enfin le temple d'Özan et atterrîmes à ses pieds.

Merde… Du feu… il nous faut du feu… dis-je.
Du feu ? s'étonna la tahora.
On doit brûler leur cou pour… je… je ne sais plus ! Mais Thaä m'a dit que… qu'il fallait les tuer en les décapitant et en brûlant leur cou… Je ne sais pas pourquoi mais il faut le faire !
Thaä ? Tu te souviens être une druidesse alors ?
Ça… me revient… La voix… c'était celle de Thaä ! C'est ça ! Bon… du feu ! m'écriai-je avec impatience.
Ah oui le feu… Attends, j'ai une torche ! Je pourrai l'allumer avec mon fluide Ka.
Oui ! Bonne idée ! Mais pas tout de suite… on doit rester discrètes, ok ?
Ok… me répondit-elle avec embarras.

Je reniflai l'air et cherchai l'odeur de Sëya. Je la sentais, elle était proche… J'avais eut raison, ils l'avaient emmenée dans le temple. J'y pénétrai et me guidai dans l'obscurité sans problème. Une faible lueur était visible au fond du long couloir sombre du temple. Il y avait une pièce, éclairée de bougies noires, avec un autel… toujours ce même autel… et ma douce et tendre y était attachée, les veines ouvertes.

Je voulais alors me précipiter vers elle pour la libérer mais deux créatures comme celle que j'avais tué précédemment me barrèrent la route. Je me débattis et en projetai une sur le sol, l'autre voulu me saisir par le cou mais se pris un éclair de plein fouet. Finalement j'étais bien contente que la prêtresse soit venue. Je décidai de faire apparaître une lame de glace au bout de mon poing, le fluide semblant couler à nouveau en moi pour je ne sais quelle mystérieuse raison mais cela semblait être lié à ma consommation de sang… Je la plantai dans la gorge d'une des créatures et lui trancha rapidement la tête. Je sentis mes veines gonfler, puis se rétracter, je redevenais pâle à vue d’œil et la faiblesse me reprenait. Plus… il me fallait plus de sang…

Je plantai alors mes crocs dans la chair de la créature que je venais de décapiter et en arracha un bout, suçant par la même occasion un peu de son sang. Je me sentis tout de suite mieux. Je me retournai alors subitement pour faire face à l'autre hatza qui venait de se relever de son coup de jus. Je hurlais alors à la prêtresse tout en faisant face à la créature qui prit l'apparence d'un guerrier, armé d'une dague :

La torche !!! Vite !!! Occupes-toi de celui qui est à terre !

La créature face à moi donna un coup, je para avec ma lame de glace et décidai qu'il était temps de compléter mon arsenal avec un bouclier de givre. Le fluide circula au bout de mon autre bras et je déployai alors un écu de glace pour parer un deuxième coup de dague. Je sentis à nouveau mes forces faiblir. Consommer autant de fluide demandai trop de ressources vitales à mon corps malade… Je m'efforçai tout de même à contre-attaquer et réussi à entailler son bras. Mais ce n'était pas suffisant, ils étaient capables de se régénérer… Il fallait lui trancher la tête et lui brûler le cou. Je continuai à m'acharner sur lui quand un troisième luron se joignit à la fête et m'estoqua par derrière. J'avais une lame plantée dans la poitrine mais… je ne sentais rien… absolument rien. Je n'avais pas mal. Je regardai alors l'épée au travers de ma poitrine. Elle n'avait semblait-il pas touché le cœur, mais c'était étrange de voir un morceau de métal sortir de son corps sans ressentir la moindre douleur.

Le hatza derrière moi se mit à rire de façon triomphale, mais c'était loin d'être le cas de celui devant moi qui semblait horrifié de me voir encore en pleine possession de mes moyens. J'en profitai pour dégager sa dague de mon chemin d'un coup de bouclier et lui trancher la tête avec ma lame. Il tomba à terre, mort… pour quelques temps du moins si la tahora ne faisait rien avec sa torche pour empêcher sa régénération. Je jeta un petit coup d’œil pour voir où elle en était. Elle venait de terminer son office avec le premier cadavre. J'en fus satisfaite et reportai mon attention vers le hatza qui m'avait planté une lame dans le dos. Il était tout simplement médusé de me voir encore me mouvoir.

Tu… n'es pas…
Je ne suis pas quoi… ? Hein ? Normale ? Oh non… Non je ne suis plus normale… plus depuis ce que vous m'avez fait !!! C'est votre faute !!! VOTRE FAUTE !!!

Je me jetais sur lui et plantai mes dents dans sa chair, ainsi que ma lame de glace dans son torse. Je bu son sang tandis qu'il se débattait. D'un mouvement rapide, je remonta ma lame et l'éventra, avant de la retirer et la planter dans sa tête.

Ça fait mal ou pas ? HEIN ? Crève putain !! Crèèèèèève !!!

Je plantai ma lame à plusieurs reprises dans sa tête avant de le décapiter. J'avais à nouveau bu du sang… j'avais à nouveau ce goût en bouche… La tahora avait fini de cautériser le cou du deuxième monstre. Je lui ordonnai alors d'aller soigner Sëya au plus vite. Tant pis pour la troisième créature… On la brûlerait bien assez tôt pour qu'elle n'ait pas le temps d'avoir la tête qui repousse. Cela dit la tahora semblait terrifiée par ma nature… le fait que je puisse survivre à une lame plantée dans le dos… c'était juste trop pour elle.  Je m'en moquai… Il fallait que je sauve Sëya par tous les moyens, même si je n'étais plus totalement mzékils…

Je retirai l'épée de mon corps et remarquai alors que la plaie se refermait à vue d’œil, mais je sentais à nouveau les voix revenir et mon corps faiblir. Je bu encore un peu de sang pour m'alimenter et en vomis une bonne moitié. Je déglutis et crachai au sol avant de m’apercevoir qu'il y avait une quatrième créature. Elle barrait la route à la tahora qui voulait aller soigner Sëya. Je fonçai à toute allure et saisis le hatza par le cou. Je le soulevai de quelques centimètres au-dessus du sol et le regarda avec fureur. Mes yeux n'avaient plus rien d'une mzékils, ils étaient entièrement noirs, avec un iris rouge sang, ma peau changea légèrement de couleur et les veines de mon corps prirent une légère teinte noire.

Occupe-toi de Sëya !!! ordonnai-je d'une voix caverneuse et inhumaine à la tahora qui se mit tout de suite à l’œuvre. Quant à toi… Tu vas payer !
Argh… Mouahahah ! Nous avons… échoué… mais… pas entièrement… c'est toi… C'est toi qui la tuera… tu es l'une des nôtres à présent… Ahahah !
JAMAIS !!! Tu m'entends ? JAMAIS !!!

Je plantai alors mes crocs dans sa chair et bu son sang… Je jetai alors son corps au sol et me saisis de l'épée avec laquelle on m'avait plantée pour le décapiter.
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Morianne
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Ven 6 Mai 2016 - 20:09
Je sentais mon sang couler, chaud et épais. J’allais mourir mais Morianne serait sauve, ils l’avaient promis. Plus mon liquide de vie s’extirpait de mon corps, plus je faiblissais. Mes paupières se fermèrent lentement et je sombrais dans le néant. Je vis alors Morianne me tendre les bras et se transformer sous mes yeux ahuris en une créature monstrueuse qui se jeta sur moi pour me sucer le sang. Je hurlais et me débattais l’implorant de cesser ce fait. Mais elle continuait et, étonnement, je ne mourrais pas. C’est comme si mon corps contenait des litres et des litres de ce précieux liquide rouge. Je refermais mes bras autour de sa taille et l’implorais de mordre plus fort. Ce qu’elle fit.

Alors que je comatais dans un monde horrifique, une main se posa sur mon poignet droit entaillé. Je sentis la peau se refermer et le sang cessa de couler. Il en fut de même pour les autres entailles. Le coup de poignard dans mon côté fut également soigné. On me tapota la joue gauche en m’appelant d’une voix inquiète. Je finis par ouvrir les yeux et vis la tahora. Un pâle sourire se dessina sur mon visage puis je cherchais Morianne du regard. Elle était couverte de sang. Je fus terrifiée par son regard atypique.

Mo… Morianne ? Que t’arrive-t-il ?

Je retenais mes larmes ayant trop peur de déchainé sa colère. Et ce rêve… Ou plutôt ce cauchemar ! Allait-elle mettre fin à mes jours ? Etait-elle devenue un monstre d’Özan en risquant sa vie pour moi ? Que faisait Thaä ? Tant de question sans réponse. J’implorais ma mère de nous venir en aide pendant que la tahora me détachait. Tout cela était trop étrange. Je me relevais doucement avec l’aide de la guérisseuse. Une fois debout, je marchais vers Morianne et mon poing frappa sa poitrine.

Pourquoi es-tu venue ? J’aurais pu te sauver !

Lui hurlais-je en pleurant toutes les larmes de mon corps.
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Sëya Nazen
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Sam 7 Mai 2016 - 0:00
Je regardai Sëya me frapper la poitrine d'un coup de poing. Encore une fois je ne sentis pas grand-chose. Étais-je devenue insensible à la douleur ? Je ne le savais pas, mais elle était saine et sauve et c'est tout ce qui comptait pour moi. Elle avait pourtant l'air furieuse après moi et mes doutes furent confirmés quand elle se mit à me hurler dessus.

Je ne comprenais pas… Je venais pourtant de la sauver, et c'est comme ça qu'elle me remerciait ? Et puis ses paroles n'avaient pas de sens. Pourquoi étais-je venue ? Pour la sauver bien sûr ! Pour quoi d'autre ? Elle aurait pu me sauver ? En se laissant mourir et en se vidant de son sang ? Elle devait être complètement folle et délirer pour dire ça. La dernière chose que je voulais, c'était lui faire du mal… mais je sentais le sang corrompu briser mes tabous, me laisser aller à ce que je n'aurais jamais fait en temps normal. Je saisis Sëya par le col et lui colla une gifle bien sentie.

Non mais tu t'entends parler ? Est-ce que tu as la moindre idée des bêtises monumentales que tu es en train de sortir ? Me sauver ? Tu voulais me sauver en… te vidant de ton sang ? Tu as complètement perdu l'esprit ? C'est eux qui t'ont dit ça ? C'est eux qui t'ont fait croire que tu pouvais me sauver en… en mourant ? As-tu la moindre idée de ce que j'ai du faire pour venir ici te sauver ? Espèce d'idiote !

J'étais en colère… vraiment très en colère. Sëya s'était fait avoir si facilement… elle était si naïve. Comment avait-elle pu croire à ces mensonges ? Et comment pouvait-elle croire qu'elle pourrait me sauver en se donnant la mort ? Cela n'aurait fait qu'empirer mon mal au contraire… Sëya morte, je serais probablement devenue folle. Je ne me rendais même pas compte de mon propre état... je n'avais pas conscience que mon aspect s'approchait de plus en plus de celui d'un démon d'Özan.
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Sam 7 Mai 2016 - 0:16
Elle… elle m’avait giflée ! Je poussais un grognement de rage et, pour une raison x ou y, je l’embrassais en lui disant que je voulais qu’elle vive. Son aspect ne me dérangeait pas outre mesure, loin de là. Je savais qu’elle était malade et qu’elle avait besoin d’aide. J’aurais pu la sauver en mourant, j’en étais sûre mais je ne dis rien. Mon regard plongea dans le sien et je sortie d’une voix noyée par les larmes :

Tu… Tu ne comprends pas que je t’aime au point de donner ma vie pour toi ?

J’enfouis mon visage dans le creux de son cou et pleurais de plus belle. La tahora nous interrompit :

Mo… Morianne, tu as besoin de soin. Vois une Grande prêtresse de Thaä ou un grand prêtre. Qu’importe. Ton état n’est pas naturel !

Je tombais à genoux, j’étais en train de la perdre, j’en étais sûre. A bout de force, je m’évanouie. J’avais perdue beaucoup de sang. Je sentis qu’on me soulevait et qu’on me portait à travers les airs. On me déposa sur un lit de peaux de bêtes.

Le matin était radieux et j’ouvris les yeux. J’étais dans la tente. Je m’étirais. Morianne n’était pas là. Où était-elle. Je voulus me lever mais la tête me tournait affreusement. Je n’étais pas remise de mes mésaventures de la veille. Je restais donc dans mes couverture recroquevillais sur moi-même. Qu’arrivait-il à Morianne ? Devenait-elle un monstre ?
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Sëya Nazen
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Un mal à occire [TERMINÉ]  - Page 2 Zali

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Sam 7 Mai 2016 - 18:02
J'étais désemparée… Sëya avait fait tout ça dans le but de me sauver, elle y avait cru dur comme fer, elle avait mis sa vie en danger dans l'unique but de me soigner. Bien sûr, je continuai à penser que ça n'aurait jamais marché, mais je devais reconnaître qu'elle l'avait fait pour moi. Un sentiment de culpabilité m'envahit soudainement. Je la pris dans mes bras, je voulais pleurer, mais toujours aucune larme ne venait. J'étais affreusement transformée par ma soif de sang et par la corruption qui me gagnait de plus en plus. J'avais frappé l'être que j'aimais le plus… Comment avais-je pu faire une chose pareille ? Comment pouvais-je rester à ses côtés alors que j'avais tellement envie de boire son sang ? Je ne me rappelai à peine d'elle… Je me sentais si mal… Je ne la méritai pas… Et pourtant elle m'avait embrassée…

Je… Je ne mérite pas que tu meurs pour moi… Sëya… Je… Je t'aime moi aussi… C'est moi qui devrait mourir pour toi… Je ne suis qu'une druidesse… mais toi… toi tu es la fille de Thaä, d'entre nous deux c'est toi la plus précieuse ! Je n'peux pas permettre ça ! Je ne peux pas… Je t'interdis de mourir pour moi, même si tu m'aimes au point de le faire pour moi, je t'interdis de le faire !

Elle enfouie son visage dans mon cou.

Je suis tellement désolée Sëya… Je suis venue te sauver… pas te faire de mal… pardonne-moi… Pardonne-moi !

La tahora nous interrompit pour me supplier d'aller me faire soigner. Elle avait raison… Je n'étais pas normale… non… je n'étais même plus sûre d'être mzékils…

C'est promis… Je… je vais aller me faire soigner…

Sëya s'effondra à genoux et je me penchai alors pour la prendre dans mes bras. Je souffrais tellement de la voir ainsi… Je souffrais tellement de ce que j'avais fait. Des larmes finirent par couler de mes yeux… mais ce n'était pas des larmes ordinaires… c'était des larmes de sang.

Nous retournâmes au camps ou j'allongeai ma douce mzékils sur le lit de peaux, sous la tente que nous avions occupées. J'en ressortis et demandai alors à la tahora de m'attacher à un arbre.

Vous devez m'attacher… Je… Je ne sais pas si j'arriverai à résister à l'envie de mordre quelqu'un pendant que vous dormez… S'il vous plaît… Je n'ai pas envie de vous faire de mal… mais je sens que c'est de plus en plus difficile de résister à l'appel du sang… pour le moment j'en ai assez bu mais… Mais quand j'aurai à nouveau soif… ça va être pire qu'au début… j'ai peur que ça n'empire à chaque fois que je céderai… C'est comme une drogue ! J'vous en supplies, empêchez moi de lui faire du mal.

La tahora, avec l'aide de Sazan, m'attacha à contrecœur à un arbre, fermement, à l'aide de chaînes en acier. Je continuais à pleurer des larmes de sang, sanglotant silencieusement. Je m'en voulais encore pour la claque que j'avais mise à Sëya, je m'en voulais horriblement d'avoir envie de lui dévorer la chair et lui sucer le sang. J'étais un monstre… encore consciente d'avoir été un être vivant, mais un monstre quand même. Je ne voulais pas de ça… Je ne voulais pas infliger ça à Sëya. J'aurai du mourir dans cette forêt… j'aurai du mourir au lieu d'accepter les ténèbres. Sans moi, Sazan et sa bande aurait sauvé Sëya et elle n'aurait pas eut à suivre des hatza pour essayé de me sauver. Elle serait en vie, en bonne santé, et moi je ne lui causerai pas tous ces malheurs puisque je serais morte.  J'avais envie de mourir à présent… J'avais envie que tout cela s'arrête. Mais il y avait encore un espoir… si une haute prêtresse ou un haut prêtre pouvait me guérir… je pourrais retourner au près de ma douce et j'arrêterai de lui vouloir du mal.

La nuit fut longue pour moi… je ne dormi pas, pas un seul instant je ne sentis le besoin de dormir, de fermer les yeux pour me reposer. Je sentais juste la tristesse m'envahir et rester ma seule compagne pour la nuit. Le soleil se leva finalement, il faisait un temps magnifique… Sazan sortit de sa tente et me libéra de mes chaînes avec la plus grande des prudences. Je ne l'attaquai pas, au contraire, je lui lança un regard implorant. Je sentis sur son visage comme de la tristesse, elle eut comme un pincement au cœur. Elle avait pitié de moi…

J'avais repris une apparence proche de celle que j'avais habituellement, en plus pâle, et avec encore quelques veinules noires, plus d'yeux entièrement noirs, ils étaient revenus à la normale. Je laissai le temps passer, attendant de pouvoir voir Sëya, qu'elle se réveille pour que je lui annonce au moins mes intentions. A force d'attendre je m'impatientai et décidai finalement d'aller voir dans la tente.

Elle était là, recroquevillée dans les couvertures. En m'entendant entrer elle tourna la tête vers moi et je lui fit signe qu'elle n'avait pas besoin de bouger. J'essayai tant bien que mal d'être rassurante malgré mon apparence.

Ce… Ce n'est pas la peine de bouger. Reste allongée… je… je voulais voir si tu allais bien c'est tout… et… je voulais m'excuser pour hier… ça… ça a été horrible… absolument horrible… Je suis consciente que… tout est ma faute… Je te cause beaucoup trop d'ennuis… et…

J'avais une boule à la gorge, ça me faisait horriblement mal… j'avais du mal à parler. J'avais quelque chose à lui annoncer et j'avais peur de sa réaction. J'avais peur de lui faire encore mal…

Je suis horriblement malade, Sëya… Vraiment très malade. Je crois même que c'est pire que ça… J'ai… J'ai si mal agis… et… je crois que ça ne va pas s'arranger… J'ai l'impression que plus ça va et… et moins j'arrive à me contrôler je… Je veux pas te faire du mal, Sëya… mais je le sens au fond de moi… j'ai… ce… cette soif de sang et… cette envie de… de chair…

Les larmes se mirent à couler de mes yeux, des vraies cette fois-ci, sans que je puisse les retenir. Je ne sanglotai pas mais c'était encore plus difficile de parler.

Il faut que j'aille voir une grande prêtresse ou un haut prêtre… pour essayer de soigner ça… mais j'ai peur de te faire du mal… Je… je ne sais pas si je pourrai me retenir alors… je vais partir… je vais partir me faire soigner… et je… je ne reviendrai que lorsque je serais guérie… Je ne veux plus qu'il t'arrive quelque chose à cause de moi. Alors promet moi… Promet moi de ne pas essayer de faire quoique se soit pour me guérir, promet moi que tu n'essayera pas de te tuer pour me sauver. Tu es tellement plus importante que moi… Je ne veux pas qu'il t'arrive quoique se soit de mal… Alors promet-moi… s'il te plaît.
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Sam 7 Mai 2016 - 18:18
Morianne… m’abandonnait ? Non, eussé-je envie de hurler. C’était impossible, impardonnable. Mais elle devait se soigner, c’était vrai. J’étais persuadée que je pouvais l’accompagner. Je la pris dans mes bras et la suppliais de ne pas partir seule. Je lui expliquais qu’être séparé d’elle serait une torture bien pire que la mort. Je lui dis que je n’avais pas peur d’elle, que je lui faisais confiance. Je le dis mais… Dans ma tête, aucun mot ne sortit de ma bouche. Seuls des sanglots déchirant passaient mes lèvres tendres. Serrant un peu plus ma mzékils contre moi, je la suppliais intérieurement de ne pas m’abandonné. Mais au fond, je savais qu’elle avait raison de faire ça. Je savais que c’était pour me protéger. Alors, tout ce que je répondis entre deux hoquets de larmes, ce fut :

Reviens moi vite, la vie sans toi serait pire que la mort…

Je m’éloignais d’elle et me recouchais dans les peaux de bêtes. Je lui tournais ostensiblement le dos pour qu’elle ne voie pas mes larmes. J’avais honte de la laisser partir seule mais il en allait de ma sécurité. Ce cauchemar me hantait. Morianne plongeant ses crocs dans ma chair et buvant mon sang. Pourquoi elle ? Thaä, par tout ce qui est juste, pourquoi ? Une image me vint en tête. Mon arcaëllienne sur un tas de cadavre rongeant les os des morts. Elle était, pour le moment, l’instrument d’Özan. Je murmurais :

Au revoir… Soignes toi vite…
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Dim 8 Mai 2016 - 9:55
J'avais le cœur en peine, les yeux encore humides de larmes. Je n'avais pas vraiment envie de partir, de la laisser seule et être séparée d'elle, d'autant que je n'avais que la moitié de mes souvenirs… et encore… Je risquai beaucoup en partant, mais sûrement pas autant qu'en restant à ses côtés, avec la tentation de la déchirer de mes crocs et la dévorer. Il fallait que je parte… que j'aille loin d'elle et que je me fasse soigner. A ce moment là, et seulement à ce moment là, je pourrais revenir auprès d'elle.

Elle n'avait pas besoin de me dire pour que je sente sa réticence, que je sente en elle cette envie de venir avec moi. Mais elle avait été raisonnable, elle n'avait pas insisté pour m'accompagner. J'embrassai tendrement son front, retenant une partie de moi-même qui me hurlait de lui planter mes crocs dans son joli cou, et lui lança un dernier regard.

Je reviendrai Sëya… je reviendrai le plus vite possible. Promis, je ne t'abandonnerai pas… Sois prudente et que Thaä te garde.

Je quittai la tente avec une triste mine et rejoignis Sazan.

Prenez-soin d'elle pendant mon absence… Protégez-la s'il vous plaît…
Pas de problème, Morianne… On veillera sur elle. Où vas-tu aller alors ?
Probablement à Iri'Läa, Maïa m'a affirmé qu'il y avait une école de soin, un temple de Thaä et un autre de Gar'Haz. Avec un peu de chance on trouvera sûrement de quoi me soigner de mon mal là bas. Je l'espère en tout cas…
Hum… Ouais… Elle devrait peut-être venir avec toi d'ailleurs… Je suis pas rassurée de te savoir seule en liberté, surtout avec ce que t'es capable de faire.
C'est dangereux de venir avec moi… je pourrai ne pas me contrôler et lui faire mal…
Ou alors attaquer n'importe qui dans la ville et te faire tuer… J'insiste ! Maïa va venir avec toi, elle sait se défendre t'en fait pas ! Au pire, un coup de ka ça devrait te remettre les idées en place… et puis au moins elle pourra atténuer un peu tes symptômes avec son fluide de soin… En tout cas tu dois être accompagnée… Je serais même rassurée si tu acceptais d'être enchaînée pendant ton sommeil… comme cette nuit.

Je baissai la tête, honteuse.

Tu as sûrement raison… Très bien, qu'elle vienne…
Je vais aussi vous attribuer à votre protection, et surtout à la sienne, Brohmac, c'est un Lorcq. Il ne parle pas beaucoup, il est assez froid mais au fond c'est un brave gars. J'ai confiance en ses capacités, il saura vous protéger… et surtout te retenir en cas de pépin…

Elle fit venir la tahora, Maïa, qui m'avait soigné, ainsi qu'un grand lorcq au visage rectangulaire, légèrement barbu, avec une tignasse grisonnante et un air sage. On aurait dit un savant mélange entre un guerrier brutal et un sage de village, à la fois impressionnant et rassurant. Il avait une belle balafre sur tout le côté droit du visage, et en comptait bien d'autres sur ses bras et ailleurs. Il ne parla pas et se contenta juste de me faire un signe de tête quand Sazan le présenta à moi.

Bien… Je vous la laisse ! Faites bien gaffe à ce qu'elle ne fasse de mal à personne, c'est compris ?
Oui, chef ! s'exclama Maïa tandis que Brohmac se contentait de hocher la tête.
Merci, Sazan… Je vais t'en devrais beaucoup à mon retour… dis-je avec gène.
Bah… Contentes-toi de te soigner et de revenir en bonne santé… et dans un état normal surtout. Ça suffira.
Merci encore… Au revoir ! Veille bien sur Sëya.
Ça sera comme si s'était mon bébé ! Ah ah ! Aller, filez !

Je partis alors, accompagnée des deux personnes chargées de me protéger… et surtout de protéger les autres contre moi-même. « Reviens moi vite, la vie sans toi serait pire que la mort… » Ces mots continuèrent à résonner dans ma tête et je me promis alors de guérir et de revenir très vite.
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