"Battez-vous comme des lions aujourd'hui camarades, et vous ne crèverez pas comme des chiens demain !" [TERMINÉ]

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Jeu 5 Mai 2016 - 15:36
"Battez-vous comme des lions aujourd'hui camarades, et vous ne crèverez pas comme des chiens demain !" [TERMINÉ]  Jolly_10

Jolly Cutler, humain
Capitaine de la Polacre Jolly Suppure
80 âmes, 150 tonneaux, 24 pièces



"Battez-vous comme des lions aujourd'hui camarades, et vous ne crèverez pas comme des chiens demain !" [TERMINÉ]  Finn_f10

Finn Frownin' Morgan, mzékils
Capitaine de la Polacre King Finn
90 âmes, 230 tonneaux, 20 pièces



"Battez-vous comme des lions aujourd'hui camarades, et vous ne crèverez pas comme des chiens demain !" [TERMINÉ]  Vigga10

Vegga Hortensa Vortensen, humaine
Capitaine du Brick L'Orageuse
60 âmes, 130 tonneaux, 12 pièces



"Battez-vous comme des lions aujourd'hui camarades, et vous ne crèverez pas comme des chiens demain !" [TERMINÉ]  44598c10

Phadransie La Noire, humaine
Capitaine du Brigantin Le Démocrate
40 âmes, 80 tonneaux, 10 pièces



Au roi pâle et suant qui chancelle debout,
Malade à regarder cela !
« C'est la Crapule,
Sire. Ca bave aux murs, ça monte, ça pullule : 

Rimbaud



"Battez-vous comme des lions aujourd'hui camarades, et vous ne crèverez pas comme des chiens demain !" [TERMINÉ]  20fec410



Le bien dire du Capitaine Mzékils Finn Frownin' Morgan fut à la hauteur de ses actions cette nuit-là. Il avait été convenu, par le Conseil qui avait réuni les quatre Capitaines communs à cette opération, d'une stratégie d'attaque afin de prendre puis piller Maäl. Morgan ainsi que son Premier Lieutenant, deux Mzékils, avaient été chargés de la première partie du plan. A vrai dire, il n'étonna point ses camarades car tous savaient que le Mzékil pirate saurait se montrer à la hauteur de ce qu'on attentait de lui. Les deux ailés devaient prendre la Tour de guet Nord de Maäl. Chacune des Tours de guet de Maäl se situaient au-dessus de brisants qui avançaient dans la mer et empêchaient que les vaisseaux n'abordent près de la ville. Pour cela, ils avaient dû se fondre parmi les ombres de la nuit, furtivement, puis jaillir sur les deux gardes et mettre fin à leurs jours avant qu'ils n'aient eu le temps de sonner le cor ou de dégainer. Cette première mission s'effectua avec brio.

Alors une fois ceci fait, les deux Mzékils déroulèrent le long de la haute tour une échelle de corde, tressée le long du trajet en mer, et une première garnison de pirates que l'on avait débarqué dans des chaloupes, les obligeant à ramer presque ventre à terre sur toute une lieue puis ramper à l'ombre des récifs jusqu'à la fameuse tour avancée dans la mer, y grimpa. Une quinzaine de forbans armés jusqu'aux dents furent acceuillis ainsi au sein de la première tour de guet, et s'y tapirent conformément au plan tenu par les quatre Capitaines.

Une fois ceci fait, Finn Frownin' Morgan et son Second quittèrent la Tour plein Nord, et exécutèrent la même manœuvre afin de s'emparer de la Tour Ouest de Maäl avant que la relève ne jaillit. Cette seconde partie de l'opération fut également un succès. Il fallait dire que les deux Mzékils connaissaient fort bien leur travail ! Une fois la Tour Ouest aux mains des pirates, la même opération fut répétée avec une seconde échelle de corde, et encore une fois une quinzaine de marins, fraîchement débarqués par le biais d'une seconde chaloupe, y grimpèrent.

A l'intérieur de chaque tour de guet, l'on trouvait une pièce de canon montée sur piédestal, ainsi que des guisarmes. S'ajoutaient à ce lot, les espingoles des gardes que les pirates leur dérobaient aussitôt qu'ils les avaient tués. Chacune des Tours de la capitales étaient liées l'une à l'autre par le mur d'enceinte, haut de plus de cinquante pieds et à l'épreuve de la bombe ainsi que du canon, et de nombreux gardes patrouillaient sur les arcades de ce mur.

Les Tours de guet Nord et Ouest étant aux mains des pirates, ces derniers fondirent sur la première arcade, armés de sabres, de leurs tromblons, et des guisarmes ainsi que des espingoles ennemies ! Les soldats du rempart n'eurent point le temps de se mettre en défense que déjà les canons des Tours Nord et Ouest furent tournés vers l'arcade que l'on s’apprêtait à prendre, sans toutefois faire volée de mitraille, car les forbans espéraient encore se rendre maître de cette arcade sans que la violence du combat n'alerte les Tours Est et Sud. Et de fait, l'arcade située entre les Tours Nord et Ouest tomba rapidement entre leurs mains. On jeta à la mer les corps sans vie des patrouilleurs.

Les pirates auraient pu user de la même stratégie, afin de prendre les Tours Est et Sud ainsi que l'arcade et la partie du rempart et du mur d’enceinte située entre ces deux-tours ci, mais ils avaient convenus autrement. On attendit l'arrivée des patrouilleurs du mur entre la Tour Ouest et la Tour Sud, et ceux du mur entre la Tour Nord et la Tour Est, alertés par le bruit. Ainsi, ils fondirent sur les Tours Ouest et Nord, pensant y trouver leurs camarades, mais n'y trouvèrent que de l'acier qui transpercèrent leurs corps. Une fois cette première partie des patrouilleurs éliminés facilement, les pirates fondirent sur les secondes et troisièmes arcades du mur d'enceinte, celles situées entre la Tour Nord et la Tour Est, et la Tour Ouest et la Tour Sud. Pris de court là aussi, les patrouilleurs se défendirent habilement, mais moururent tous sans que les pirates ne perdent beaucoup des leurs. Ils étaient à présent maîtres des Tours Nord et Ouest ainsi que de trois arcades du mur d'enceinte.

Il restait à faire tomber les Tours Sud et Est, prises en tenaille par des arcades passées aux mains ennemies.

Durant le temps que ce combat sur le mur d'enceinte régnait, le Capitaine Mzékils Finn Frownin' Morgan ainsi que son Second avaient user de stratégie similaire afin de faire tomber la Tour Sud. Déjà, les patrouilleurs avaient abandonnés la dernière arcade de mur qu'il leur restait afin de se retrancher en haut de la Tour Est et de faire chanter du canon sur ses sœurs !

C'est alors que les pirates s'organisèrent, les canons des Tours Nord et Sud s'animèrent et vinrent bombarder la Tour Est, se fichant comme d'une guigne des répercussion que cette cannonade avait sur la cité de Maäl en contrebas qui s'éveillait en plein cauchemar ! Les forbans jetèrent d'autres échelles de corde le long de la dernière arcade que les patrouilleurs venaient d'abanonner, couverts par les canons des Tours Nord et Sud, et une trentaine des leurs fondirent sur le mur d'enceinte en hurlant et en criant !

Très vite, la dernière Tour de guet tomba, encerclée par les pirates sur le mur d'enceinte, ceux qui jaillissaient d'en-dessous grâce aux échelles de cordes, et les boulets que crachaient les canons des Tours Nord et Sud.

Alors le mur d'enceinte de Maäl ainsi que ses quatre Tour de guet passèrent aux mains des pirates.

Le Capitaine Morgan ordonna qu'on fasse venir en haut des Tours de guet cent boulets de canon, cent gargousses pleines de poudre et quatre affûts sur lesquels  il ferait monter quatre pièces de canon, soit une supplémentaire par Tour, une fois que Maäl serait prise.

Alors en tant que maîtres du mur d'enceinte et des Tours, la flotte de vaisseaux pirate affala toute sa voilure et bénéficia d'un vent arrière afin de fondre sur Maäl !

Le King Finn de Morgan et ses quatre-vingt-dix pièces de fer et de fontes avait pris la tête de l'escadre, commandé par le Vice-Lieutenant de ce dernier tandis que le Capitaine et son Second se chargeaient de la défense du mur et des Tours de guet.

Suivaient derrière le navire de tête, le Capitaine Jolly Cutler et sa Polacre Jolly Suppure montée de vingt-quatre pièces de canon. Dans le sillage des deux polacres, le brick et le brigantin des deux femmes. Et c'est ensemble que tous ces navires lâchèrent une terrible bordée sur Maäl en cette heure funeste sous un clair de lune lugubre !

Les boulets de trente-six livres des deux Polacres tirés à moins d'une portée de mousquet contre le mur d'enceinte détruisirent à la fois l'arcade située entre la Tour Nord et Est -permettant l'arrivée des pirates à bord du Jolly Suppure dans la ville- et la partie du port qui s'étendait au-devant ce mur d'enceinte ! Les pirates avaient volontairement choisis d'abattre ce quart de mur afin de pouvoir bombarder la cité à loisir. De la violence gratuite si l'on pouvait dire, car qui s'était rendu maître des quatre Tours de guet ainsi que du mur d'enceinte s'était déjà rendu maître de Maäl !

Alors chacun des quatre vaisseaux s'écarta de ses pairs -le Suppure se chargeant de déverser son équipage dans la ville par le biais de l'arcade détruite-, et vinrent se placer devant chacun des ports de la Capitale, situés au-devant le mur d'enceinte entre chaque Tour de Guet.

C'était alors à Phadransie La Noire de jouer !


"Battez-vous comme des lions aujourd'hui camarades, et vous ne crèverez pas comme des chiens demain !" [TERMINÉ]  Pn212



Tandis que Finn Frownin' Morgan protégeait ses pairs en s'étant fait maître des Tours et du Mur, La Noire avait pour objectif cette nuit-là de se rendre Maîtresse des quatre ports de Maäl ! Ayant suffisamment fait jouer du canon sur le port orienté Sud-Ouest, La Noire lâcha ses hommes comme l'on lâche des chiens, et ils fondirent sur les quais ! Elle bénéficiait également d'une petite horde jaillit de L'Orageuse et du King Finn, respectivement situés sur le Port Nord-Ouest et Sud-Est (les deux ports de l'autre côté des Tours de guet encadrant celui que Phadransie tentait de prendre) qui devait l'aider à faire tomber le port Sud-Ouest en déferlant des deux extrémités de l'endroit !

Les habitants de Maäl furent très vite pris au piège ! Il leur était impossible de fuir, car le mur d'enceinte les piégeait dans leur propre ville. Et ce mur d'enceinte, tout comme les quatre Tours de guet, étaient sous les directives des pirates.
L'une des arcades de ce mur, situé entre la Tour Nord et la Tour Est, avait été bombardée et détruite afin que pleuvent sur la ville les boulets gigantesques du Jolly Suppure puis que déferlent sur elle son équipage assoiffé d'or, de sang et de viols.

Les canons situés dans chacune des Tours de Guet s'étaient retournés contre Maäl, et crachaient en contrebas des volées de mitraille fauchant par dizaine l’infanterie et les sergents qui avaient commencé à s'organiser afin de repousser les forbans de la ville !

Du côté des ports, Phadransie La Noire venait de se rendre maîtresse de deux d'entre eux, situés entre les Tours Ouest et Sud, et les Tours Sud et Est. Le port situé entre les Tours Nord et Est avait été détruit par les bouches de feu du Jolly Suppure commandé par le Capitaine Jolly Cutler qui avait lâché ses hommes dans la ville.

Du côté du Port restant, celui qui n'avait point été bombardé et sur lequel La Noire ne marchait pas encore, c'était la Capitaine Vegga Vortensen qui se chargeait de répandre la terreur, et déferlait dans la ville par la terre, en passant les gigantesques portes que le Capitaine Morgan, maître du mur d'enceinte et donc desdites portes, lui avait ouvertes !

La Capitaine Vortensen du côté Nord-Ouest, le Capitaine Morgan en haut des Tours, le Capitaine Cutler du côté Nord-Est et la Capitaine La Noire faisant régner en maître le chaos sur les deux ports restants, la cité de Maäl fut rapidement mise à l'agonie sous les crachats mortels des nouveaux canons que l'on venait de faire monter en haut de chaque Tour et qui déversaient toute leur hargne sur la capitale.

Le Capitaine Finn Frownin' Morgan avait trouvé la bonne idée de nouer une poignée de coton au bout de flèches, d'y mettre le feu, puis rompre le fer et enfoncer la canne dans les espingoles dérobées aux soldats des tours, avant de tirer sur Maäl. La capitale ne tarda pas à s'embraser.

~



Phadransie La Noire avait été séparée de la Renarde sitôt le retour de son brigantin à Port-Suppure, avant qu'elle n'y retrouve son frère revenus d'entre les morts. Encore des histoires, probablement. Elle dut ainsi se résigner à lever une petite flotte pour attaquer Maël sans devoir compter sur le soutien de celle qui faisait sa Seconde.
Après plusieurs heures de combat fort acharné, la pirate venait de se rendre maîtresse de deux des trois ports autour de la capitale -le quatrième étant détruit par le Jolly Suppure. Mais ce qui intéressait particulièrement Phadransie demeurait le port Nord-Ouest de Maäl. Pourquoi ces quais là ? Tout simplement car elle savait que les plus beaux navires de Ray'Bauz mouillaient sur ce port-là. Les plus impressionnants galions de la Reine Amäly Tahora'Han, une Mzékils, ancraient à Maäl. Et La Noire voulait un navire qui lui fasse honneur !

Ainsi, lorsqu'elle atteint après des heures de lutte, le visage couvert et enflé de sang frais, le port tant désiré, sa surprise ne fut point grande d'y trouver comme prévu L'Orageuse, déserté par sa Capitaine et le plus gros de ses marins qui attaquaient par la terre, les voiles en proie aux flammes. On attaquait Maäl, et Maäl s'était défendue !

Sous le joug du Royaume, Maäl capitale de Ray'Bauz comportait une majorité de Tahoras, de Xen et de Mzékils. Ainsi, et contrairement à leurs attaquants, les habitants et les soldats formaient une majorité d'Arcaëlliens ailés ! Des régiments de soldats du Royaume, en uniforme bleus et blancs et guidés par des sergents -Phadransie repéra un Tahora et un Xen- avaient levés une pluie de flèches enflammées sur le bâtiment de Vegga, profitant de l'absence de sa Capitaine. Bien sûr, on se défendait fort bien à bord de l'Orageuse et les boulets pleuvaient, mais les soldats et les deux Sergents du Royaume avaient pris grand'soin de s'élever haut dans les airs, de façon à se mettre à l'abri des tirs meurtriers du Brick !

Phadransie La Noire jura, mais se reprit en constatant que en haut des Tours, le Capitaine Finn Frownin' Morgan ne chômait pas non plus, et faisait feu sur les archers ailés tandis qu'ils réduisaient en cendre L'Orageuse.

La Noire, incapable d'intervenir, les laissa là à leur bataille aérienne, et entreprit de se rendre maîtresse de ce dernier port. Elle leva haut son sabre et son crochet, et se trouva personnification de la mort, laissant à chacun de ses pas une marée de sang !

Puis elle le vit ! Le galion qu'elle cherchait ! L'un des navires de la Reine ! Le plus beau bâtiment de Maäl, et de Ray'Bauz à n'en pas douter ! Plusieurs de ses hommes s'étaient déjà jetés à l'intérieur du trois-mâts, entreprenant d'en prendre le commandement afin de prêter main forte à l'Orageuse depuis les hunes et depuis le large ! La Noire prit la tête du mouvement, et se trouva bien vite la main et le crochet au gouvernail ! Une quinzaine de pirates, dont la plupart étaient des humains, se chargèrent de la manœuvre, et le galion s'écarta du port ! L'on ouvrit les sabord, et la bête de guerre montra alors les dents comme Phadransie l'écartait des quais ! On chargea les pièces de fonte à renfort de boulets et de mitraille, et une première bordée résonna ! Plusieurs soldats ailés furent touchés et s'écrasèrent dans la gueule béante de May'Veal. On ne devait jamais plus les revoir !

Alors La Noire éclata de rire, et elle ordonna à ce qu'on hisse bien en haut du Grand-Mât le Jolly Roger, ce qui fut fait après un cri de guerre commun à plusieurs dizaines de gorges ! Phadransie La Noire vit alors tomber sur le pont du galion qu'elle commandait un loup blanc, aux yeux jaunes scintillants dans l'obscurité ! Très vite, il se jeta sur les pirates aux commande et les déchira de ses crocs !

«  Un Xen !!

Tous se jetèrent sur le fauve, qui regagna une apparence d'homme, et, nu et armé seulement d'une hache d’abordage récupérée à ses pieds sur le pont, se battait avec encore plus de force et de hargne -si d'ordinaire cela était possible- que lorsqu'il était sous sa forme animale ! Il planta la hache d'abordage dans le crâne d'un pirate qui buta contre la bastingage et chutant, désarticulé, par dessus-bord ! D'un coup de pied, il éclata la mâchoire d'un autre homme, puis explosa l'épaule d'un suivant d'un autre coup de hache !
Jugeant l'ampleur des carnages que ce Xen faisait à son bord, La Noire, les yeux pétillant de haine, fondit sur lui, sabre en avant ! L'acier choqua avec l'acier, et un combat des plus spectaculaire s'engagea !

Peu préoccupé par sa nudité, l'homme dû faire face à une adversaire au moins autant enragée que lui, qui ne laissait aucune place pour la défense et, laissant une toute ouverture à ses attaques, engageait estocs sur estocs, coups sur coups et quinte sur quinte ! Lorsque le sabre de La Noire s'enfonça jusqu'à la garde dans la poitrine de son adversaire, elle prit soin de lui susurrer à l'oreille les mots suivants :

- Nous nous battons comme des lions, vieil idiot. Alors ça n'est pas aujourd'hui que nous crèverons comme des chiens ! »

Elle planta alors son crochet dans son crane, plusieurs fois, et le laissa s'écraser au sol avant d'écraser d'un coup de talon son nez qui se brisa net. Alors, Phadransie leva l’œil au ciel. L'aube naissait doucement au loin sur la ligne d'horizon, et, bien que L'Orageuse semblait irrémédiablement perdue, la lutte aérienne tournait en leur faveur.

Ils auraient bientôt écrasés toute futile résistance et se feraient maîtres incontestés de Maäl.[/i][/i]
Niveau 4
Phadransie La Noire
Je suis dispo pour : Tout RP
Expérience : 196

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s):
Groupes: Neutre
Race: Métisse humaine/aracnor
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Niveau 4
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Ven 6 Mai 2016 - 20:31
Nous voguions vers Maäl à ce que j’avais compris. Réduite aux basses besognes, j’attendais l’heure de la vengeance. Et l’heure sonna lors d’une bataille. Je laissais les pirates faire leur office comme bon leur semblait mais La Noire était à moi ! Elle allait me payait son injure à moi, une arme vivante devenue fidèle au Royaume. Elle attaquait ma nouvelle patrie et cela allait se payer. Dissimulée dans un coin, j’attendais le bon moment. J’observais la pirate, la suivant comme son ombre sous ma forme féline. Alors qu’elle combattait un de mes frère xen, je décidais d’attendre un peu. Elle le tua comme un rien et cela m’enragea. Je devins bsurt. J’étais dans le dos de l’humaine prête à bondir. Je grognais tout mon saoul, montrant les crocs. Je bondis sur La Noire en quelques secondes. Mes dents se plantèrent dans son épaule gauche. Je lâchais prise au bout d’un moment et repris forme xen, nue comme un ver. J’attrapais un sabre qui traînais dans le coin et me mis en garde prête à en découdre avec mon ennemie. Je lâchais d’une voix d’outre-tombe :

Je suis fidèle au Royaume mais pas à toi ! Tu ne me fais pas peur, Pirate ! Tu n’es qu’une traînée que je vais évincer !

J’espérais la mettre en colère. La rendre furieuse pour qu’elle donne tout ce qu’elle avait. Je sautais au cou de la félonne et mon arme mordit sa chair entrant dedans comme dans du beurre et se heurtant à l’os. Mon arme fut coincée dans le corps de la Pirate. La Noire n’allait pas se laisser faire bien longtemps, je repris donc ma forme animale de bsurt et grondait, attendant qu’elle agisse.
Niveau 5
Lilith Yakan
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Race: Xen
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Niveau 5


Épaulette du lion:
 




J'écris en #F6CED8
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Sam 7 Mai 2016 - 9:14
Mon voyage fut long jusqu'à Maäl, j'avais fui les terre de Mar'baal où je n'étais plus vraiment le bienvenu. Après ma trahison envers les Hayert'Vaäl, l'incendie monumental que j'avais provoqué dans la forêt des tigres, je m'étais retrouvé embarqué dans des histoires quelque peu rocambolesques.

Pour quitter les îles sur lesquelles je me trouvais j'ai du marchander mon départ avec des pirates… Et quelle erreur j'avais commise… Le prix à payé fut bien plus élevé que ce qui était prévu au départ. J'avais escompté leur faire une bonne offre avec l'or qu'il me restait en poche, mais ces brigands, ces vauriens avaient finalement décidé de me mettre à fond de cale, au pain sec et à l'eau. On m'avait forcé à frotter le pont, à faire les sales besognes et les tâches les plus ardues physiquement parlant. Je n'avais pas eu vraiment le choix, pas avec des mousquets pointés sur ma personne. J'avais beau être une force de la nature, je n'étais pas à l'épreuve de la poudre et M.Crâne s'était trouvé bien inutile envers mes tortionnaires.

Encore la captivité… encore les chaînes et les entraves. Redevenir un pantin, redevenir un putain d'esclave me faisait terriblement rager. Après quelques semaines de voyage, le navire sur lequel je me trouvai mouilla finalement l'ancre à Port-Suppure, une ville de vauriens, de malfrats, de pirates. « Qu'ils aillent tous crever en enfer ces chiens ! » me disais-je. On me débarqua alors au port, telle une vulgaire marchandise, en rang avec d'autres malheureux comme moi qui avaient de justesse survécu au voyage et aux mauvais traitements qu'on leur avait réservé.

Nous fûmes tous emmené au marché aux esclaves, à la file indienne, enchaînés par les pieds et les mains. Ah… cela me rappelai avec douceurs mes jeunes années d'esclave… Les coups de fouet, la bouffe dégueulasse, et les camarades à qui j'avais broyé la tête à l'époque. En réalité, cet état de fait me donnait plus envie de vomir qu'autre chose. Une fois arrivé sur l'esplanade où on allait me vendre comme du bétail, j'avais finalement opté pour ce que je savais faire de mieux : foutre le maximum de bordel dans la violence la plus totale. J'avais profité d'un moment d'inattention de la part de nos marchands pour en saisir un à la gorge grâce à mes chaînes. Je l'étranglai avec toute ma force et fini par lui faire perdre sa respiration sous les huées de la foule qui s’amassait pour acheter l'un d'entre nous. On essaya de me maîtriser par tous les moyens : fouet, sabre, épieu en acier… J'avais envoyé tout ces mécréants rejoindre la foule ou leur créateur à la seul force de mes muscles et usant des chaînes à mes poings pour parer les attaques. C'est finalement un éclair foudroyant qui calma mes ardeurs et me fit tomber à terre. Quelqu'un avait utiliser le fluide ka pour me calmer une bonne fois pour toute et me rendre un peu plus docile.

Maudits soyez-vous… Maudits soyez-vous, tous autant que vous étiez. Je me vengerai, oui ça j'en avais la certitude. On m'avait tout pris… ma cape, ma hache, mon équipement… Il fallait que je récupère tout cela… il me fallait tout leur reprendre… Je n'en eus cependant pas l'occasion, et je fus vendu à une femme pirate, une certaine Vegga Hortensa Vortensen, visiblement adepte des soirées à thème de type sadomaso. Elle avait vu en ma rébellion une certaine force, probablement voulait-elle faire de moi un chien, un atout de force pour sa bande de pirates.

Je fus humilié, torturé, plié à la volonté de cette mégère, usant de fluide sur moi pour me maintenir en respect. Je ne fus pas facile à dompter, bien au contraire, je continuai à montrer les crocs, à rugir de colère. On ne dompte pas le Pyrobarbare ! Mais à force de mauvais traitement je m'étais montré plus docile, plus sage… On avait fini par me faire obéir… Tout du moins c'est ce que je voulais faire croire à tous. Un jour le Pyrobarbare se détacherait de ses chaînes et leur ferait payer à tous.

Je me réveillai alors en pleine nuit, nous étions sur L'Orageuse, son bâtiment, en route vers Maäl afin de s'emparer de la citée. Accablé par des cauchemars, ou plutôt des souvenirs douloureux, je me relevai en totale panique, hurlant comme un dément.

Nooooooon !! Pas les tétoooooooons !!!

Les autres prisonniers, de simples larbins enrôlés pour de basses besognes, me regardèrent avec intrigue et un peu de gêne également. Je leur lança un regard mauvais et leur invectiva :

Quoi ? Vous avez un problème bande de sacs à meeeerde ?

Ils ne dirent rien et continuèrent à m'observer en silence, probablement effrayé tant par ma carrure que par mes paroles. Il faut dire que vu ce que j'avais crié, il y avait de quoi se poser des questions. C'est alors que tout ce passa très vite, le bâtiment sembla en totale effervescence, les hommes au branle bas de combat. L'assaut avait commencé. Maäl était en proie à un véritable assaut sans aucune pitié de la part des pirates.

La ville fut très vite mise à feu et à sang. J'entendais de là où j'étais les hurlements des canons, la fureur du combat, la fièvre sanguinaire qui avait animé toute cette citée en proie à ces maudits chiens. Les canons continuaient de tonner, encore et encore. On m'avait intimé l'ordre de me préparer à me battre pour défendre le navire, car la Capitaine comptait bien quitter le brick et donner l'assaut terrestre sur la citée. C'était ma chance ! Peut-être pourrais-je en profiter. Il me fallait une occasion, une seule erreur de leur part et je pourrai m'enfuir. J'attendais mon heure en rongeant mon frein.

Mon tortionnaire habituelle arriva et me tira par ma laisse faite de maillon en acier. Il maîtrisait le fluide ka, une seule tentative de ma part et il ferait parcourir la foudre le long de la chaîne pour me mettre hors d'état de nuire. Je devais coopérer malgré moi. Ce qui me faisait le plus rager dans l'histoire, c'est que ce sale pourceau qui faisait bien sa quintal avait en sa possession ma hache de guerre. « Fumier ! Maudit chien !! » pensais-je. Je lui ferais regretter le jour de sa naissance.

Nous arrivâmes au Nord-Ouest de la ville et entrèrent dans la citée. Comme prévu, la Capitaine Vortensen quitta le navire avec plusieurs de ses hommes. Enfin !! Enfin ma liberté approchait. Le combat faisait rage et bientôt le bâtiment fut en proie aux attaques des gardes de la citée. Je profitai alors de la confusion et du combat. Alors que mon tortionnaire avait l'esprit occupé à esquiver une attaque de l'un des gardes, j'en profitai pour tirer sur ma chaîne, faisant fi des hommes de Mäal. CRAC ! D'un rapide geste j'avais tiré à moi le gros bonhomme et lui colla mon poing au visage. Il tomba à terre et me regarda avec un air ahuri. Je me jeta sur lui et saisis ses tétons entre mes doigts, les lui pinçant très fort.

Tu vas payer pour c'que tu m'as fait !!! Pinçage de tétooooooons !!!
Aaaaaaaaargh !!! Nooooooon !!! Espèce de…

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Je lui fit manger un coup de boule dans les dents et certaines d'entre elles sautèrent. Je lâchais alors ses tétons pour lui coller des coups de poing dans la figure, jusqu'à le défigurer.

C'est MA hache, c'est MA cape, et ça c'est MES poings dans TA gueule !! Maudit chien !!!

Je l'avais complètement défoncé, il n'avait plus de mâchoire et sa tronche ne ressemblait plus qu'à un gros tas de chair bleutée et ensanglantée.

Aaaah ! Tu fais moins l'malin, fumier !!! C'est l'heure de gloire pour le Pyrobarbare ! On va tout faire brûleeeeeer ! Hummmmmmm !!! Cette séance de pinçage de tétons m'a bien défoulé !!! Buuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuryyaaaaaaaaa ! MASSAAAACRE !!!!

Je pris alors ma cape et ma hache, m'en rééquipa, et me jeta à l'assaut de L'Orageuse. Tout le monde s'était accordé à se dire que ce bâtiment avait pris feu grâce aux forces de la citée… mais en réalité, c'était moi, Beorn ! Mouahahaha ! J'avais en effet fait appel à mon fidèle serviteur : M.Crâne. Il avait mis le feu aux plancher, dans le sens propre du terme. Quant à moi… j'avais du affronter les pirates qui me faisaient face… et parfois quelques gardes de la citée qui me prenaient pour un pirate. J'étais pris entre deux feu, mais la confusion me permettait bien souvent de passer entre deux combats et de m'en tirer à bon compte. J'avais une chance insolite.

J'entendis alors la voix de M.Crâne dans mon esprit, qui caquetait comme un dément. Il semblait visiblement avoir trouvé quelque chose d'intéressant de son côté.

Hmmm kakakakaka ! Beorn, j'ai trouvé des tonneaux remplis d'une drôle de poudre noire. Qu'est-ce que j'dois faire ?
Que… mais… oh putain le con ! Surtout tu t'en approches pas ! Pas tout de suite !! Attend que je sois sorti de ce foutu bateau !
Oh ! Mais c'est joli ! Je vais voir ça de plus près ! Kakaka !
NOOOOON !!! Espèce de… FUIIIIIIITE !!! FUIIIIITE !!!

Je me jetais alors à l'eau dans un saut magistral. C'est à ce moment là que l'Orageuse implosa de l'intérieur dans un déluge de flammes, un bruit sourd d'explosion, et les cris de centaines de personnes à l'agonie. Je venais de faire sauter un navire… Je venais d'avoir ma putain de revanche sur cette foutue Vortensen.

L'eau était glaciale, mais bien vite la température monta à cause de l'explosion. J'avais faillit me noyer sous débris qui pleuvaient depuis l'Orageuse. Mais j'avais fini par m'en sortir sans trop de casse. J'avais quelques brûlures, des hématomes, et quelques contusions mais rien de mortel. Je refis surface et respirai à fond. Je regardai à présent le navire se faire dévorer par les flammes et couler par le fond. Je me mis à rire comme un malade.

MOUAHAHAHAHAH !! Voilààààà !!!!  Voilààààààà !!! Ça vous apprendra bande de cons ! J'ai fait sauter votre putain d'navire !!! Alors ???? Ça vous la coupe heiiiin ? Allez tous crever, maudits chiens ! Mouahahahahah ! Le Pyrobarbare est là !!!
Niveau 5
Anna Cornwall
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Expérience : 98

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Force, Régénération
Groupes: Domaine
Race: Lorcq
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Niveau 5


"Des roses... de jolies roses rouges... partout..."

Artefacts:
 
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Dim 8 Mai 2016 - 16:25
Or ni fériale
ni astrale ! n'est
la brume qu'exhale
ce nocturne effet.

Rimbaud



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Il fallut quelques secondes à Phadransie afin de se remémorer qui était cette chienne. En revanche, il lui en fallut plus afin de se souvenir pourquoi elle ne l'avait pas tué lorsqu'elle en avait eu l'occasion. Elle avait essayé pourtant ! En la crucifiant au mât de son Lykosim, mais la Xen s'était défaite des clous entravant ses membres ! Une véritable démone, une machine à tuer.

Au sol et soufflant comme une forge, de gros bouillons de sang auraient jailli de l'épaule droit ede La Noire si cette Xen ne lui avait pas entré un sabre d'abordage dans la plaie la seconde d'avant. Jugeant le temps précieux, Phadransie La Noire, toujours allongée sur le pont du galion, porta en tremblant sa main gauche à son harnais et en retira le tromblon finement ouvragé, le trois coups qu'elle portait sur elle.

- Damnée chienne pauvresse !! Creve foutue salope !!

Et voici que retentit alors la détonation ! Le bsurt bondit avec sa toute nouvelle agilité féline, combinée aux réflexe de la Xen qu'elle demeurait, et la poudre ne heurta pas son corps ! Enervée, La Noire pressa une seconde fois la détente, et parvint cette fois-ci à faire mouche ! Le coup partit et vint percuter l'épaule de la patte droite de la Xen, qui hurla sous la douleur. La Noire hésita à presser la détente une troisième fois. Elle réservait depuis toujours le dernier de son trois coups à l'Elfe Ildezzeeth du Seventh Son...

Son hésitation lui coûta cher ! Son ennemie venait déjà de regagner forme bipède, et s'était jetée en avant, l'épaule dégorgeant de sang frais, afin de balancer son poing en travers le visage de la pirate ! Le même coup avec davantage de force lui aurait brisé la nuque. Phadransie La Noire partit tête en arrière, le goût du sang envahissant sa bouche, tandis que la dizaine de forbans présents sur le pont du galion se jetaient sur la Xen !

S'ensuivit alors un combat fort acharné, au cours duquel la femme reprit forme de Bsurt et tailladait de ses griffes ainsi que de ses crocs ses ennemis avec une violence sans égale ! Chaque coup que portait les pirates étaient suivis de cinq ou six ripostes au moins aussi violente de la part du grand fauve gris ! On put voir une tête s'arracher nette, et tomber par-dessus le bastingage, roulant pour au final fondre à tout jamais dans les ténèbres de May'Veal ! Des geysers de sang, des sabres, même des bras volèrent, et le combat qui semblait pourtant présager l'inverse, tourna vite en la défaveur des pirates. Les derniers survivants jugèrent plus prompts de se retirer sous le couvert de la pénombre !

La Xen reprit alors forme humaine, et, lentement, se baissa afin de ramasser son sabre, tombé à ses pieds quelques instants plus tôt. Phadransie la voit, face à elle à moins de dix pas, s'abaisser afin de récupérer son arme.

- C'est maintenant ou jamais sale pute...

D'un geste fort sec, La Noire retira de sa propre épaule le sabre, et se releva, titubant, afin de transpercer cette garce par l'omoplate, pourfendant le coeur à l'intérieur de la cage thoraxique si la chance était avec elle ! A chacun de ses pas, La Noire pouvait sentir couler une quantité inquiétante de sang le long de son épaule blessée.

- Tu crois pouvoir avoir une arme vivante si simplement ?

La Noire laissa sa lame fendre l'air ! La Xen fit de même avec son poing sur son ennemie ! Le premier coup fut esquivé, le second porta ! Phadransie reçut de plein fouet le coup de poing de l'ailée, percutant ses dents, lui arrachant une nouvelle vague de sang à l'intérieur de la bouche comme elle tombait une seconde fois au sol, à demi sonnée cette fois !

Il retentit alors, pour commencer, un cri rauque destiné à la Xen ! Les deux pirates, la jugeant de dos et blessée à plusieurs endroits, notamment à l'épaule, avaient jugé le moment opportun pour une attaque doublée et de dos ! Alors le combat reprit, au cours duquel les deux forbans durent y laisser leur vie, non sans avoir au préalable saigné l'Arcaëlienne au ventre de façon superficielle.
Pendant ce temps, Phadransie avait rapidement reprit esprits et conscience, et en dépit de son épaule blessée et sa bouche douloureuse, se dirigea jusqu'au Grand Mât. Après un regard à la grande voile et à l'espars horizontal situé en-dessous, elle délie un cordage précis à l'aide de sa main valide, et orienta soudainement le bôme du galion, de façon à ce qu'il heurte avec violence la femme ailée et ses adversaires de plein fouet, les basculant par-dessus bord !

Helas, le combat que mène l'Arcaëlienne est acharné, elle bouge beaucoup au cours de ce dernier et se retrouve rapidement au milieu du pont, le sabre planté dans la cage thoracique du dernier des deux pirates ! Lorsque vint le bôme vers elle avec la force de l'élan, Phadransie la vit esquiver l'espars de bois en bondissant au-dessus avec une souplesse qu'on ne lui inventait plus !

Rendue de plus en plus faible à cause de la perte de sang et de l'effort fournie, La Noire se laissa glisser le long du Grand Mât, abandonnant contre le bois sombre une traîne de sang frais, et chercha à tâtons une arme. Elle trouva un sabre d'abordage de moindre qualité abandonné à trois pas d'elle, mais elle n'avait plus le luxe de faire la fine bouche ! La Noire rampa jusqu'à l'atteindre, puis se dissimula derrière les caisses de bois et les cordages enroulés à l'ombre du Grand Mât, espérant que la Xen ne la trouverait pas.

Cette dernière paraissait occupée, pliée en deux, à reprendre son souffle après un tel combat ! Sur le pont, des dizaines de corps s'amoncelaient, parfois les cheveux ou les vêtements encore au vent. Parmi eux, le Xen lion de tout à l'heure. Phadransie contrôlait du mieux qu'elle le pouvait son souffle. Avec de la chance, des pirates monteraient vite à bord du galion ! Après tout, elle s'était rendue maîtresse de deux ports de Maäl, comme convenu ! Le troisième étant détruit, et le quatrième, celui-ci en d'autres termes, ne tarderait plus à tomber entre leurs griffes. Lorsque ce serait le cas, il allait de soi que tous les navires du Royaume à l'ancre seraient surveillés ou pris !

Phadransie vit alors la Xen se redresser et, à l'instant où L'Orageuse faisait feux de tout bois à quelques coudées du galion, elle s'envola, semblant décidée à prêter main forte aux derniers résistants de Maäl.

Phadransie La Noire s'extirpa alors de sa cachette, soufflant et crachant ! L'Orageuse venait de périr ! La peste soit de ces soldats ailés ! Et avec elle, la dizaine de forbans à bord qui avaient ordre de tenir à distance les archers ailés et tous ceux qui compliqueraient la vie à Phadransie du temps qu'elle prendrait le Port !
La pirate roula sur le dos, serrant entre ses doigts bagués la garde du sabre qu'elle arborait. Déjà sous elle, une flaque de sang grossissait doucement. Mais voilà que, très vite, elle fut soulagée en apercevant une demi-dizaine de pirates, membres de son propre équipage qui plus était, monter à bord du galion !

Rien d'étonnant à cela, l'inverse plutôt était dur à croire ! Comment un aussi grand, un aussi beau bâtiment, et bien monté qui plus était, avait pu rester si longtemps à l'abandon ancré dans un port que les pirates voulaient prendre ?

Les pirates, trois Aracnors, un Humain et un Virenpien, leur leader, soulevèrent Phadransie qui dû mobiliser toutes ses forces afin de se tenir droite et debout, devant eux. Une lueur mauvaise brilla dans les yeux du Virenpien, le géant de plus de deux mètres cinquante, quand il aperçut à ses pieds et constellant le pont principal du galion le nombre de corps, certain décapités ou démembrés.

- Il s'est passé quoi ici ? clama-t-il d'une voix extrêmement grave à l'attention de Phadransie, qui ordonnait une réponse rapide.
- Une putain de Xen, cracha La Noire. Bsurt. J'ai réussi à l'avoir au ventre et à l'épaule, mais elle est repartie !

Alors le Virenpien pirate la lorgna de haut en bas, s'attardant sur sa blessure à l'épaule. Phadransie l'avait recruté à Port-Suppure, quelques semaines avant que la flotte n'appareille pour Maäl. Seul Virenpien à bord, le plus fort et le plus grand parmi les marins, Phadransie avait décelé un certain potentiel en lui ! Ainsi qu'une flamme dangereuse dans son regard et un timbre un peu trop fier derrière ses mots... A surveillé, avait-elle songé. Et à éliminer sans tarder si ce lézard là prenait une voie qui ne lui plaisait pas trop.

Elle n'avait aucun doute quant-à ce qu'il prévoyait en cet instant, lui debout et fier, grand, deux cimeterres gigantesques au bout de bras, la rabaissant du regard, elle officiellement sa Capitaine, jeune humaine touchée à l'épaule, le visage et l'épaule en sang. D'un geste du Virenpien, les trois Aracnors vinrent se jeter sur la pirate et la plaquèrent visage contre le bastingage, tirant dans son dos ses bras qu'ils vinrent lier à l'aide d'une épaisse chaîne traînant non loin de la porte de la coupée !

- Morbleu de merde ! Lâchez-moi bande de rats ! Vous faites-quoi là, connards !?

Alors le Virenpien la saisit par la gorge, la soulevant sans force par-dessus le bastingage. Il s'apprêtait à l'expédier dix-mille pieds sous les eaux !

- Une dernière paroles "Capitaine" ?
- Ne fais pas ça fils de pute ! Je revisiterai le chasse-partie ! Tu auras une meilleure part sur le butin !

Le Virenpien sourit, dévoilant ses crocs aiguisés taillés en pointe, et souffla au visage de sa Capitaine, en un souffle putride et bestial :

- Ça n'est pas les mots que j'aurai choisi moi, mais enfin, qu'importe... Sans Capitaine, il y a une plus grosse part pour les autres ! Et sans toi, le Capitaine, ça sera moi !
- Mutin !!!

Phadransie lui cracha au visage toute son animosité à l'instant où il la lâcha par dessus bord en riant de façon lugubre et sinistre ! Le sifflement que produisaient les Aracnors à ses côtés auraient provoqué une chair de poule à n'importe qui les entendrait !

Et Phadransie La Noire disparut, plus de dix pieds sous les Grand'eaux du port de Maäl !


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Phadransie La Noire
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Dim 8 Mai 2016 - 17:14
Ce que je vis depuis le ciel me surprit. La pirate venait d’être jetée par-dessus bord par un virenpien. J’hésitais un bref instant entre la laisser se noyer et plonger à son secours. Seules mes ailes bougeaient mais je restais statique dans les airs. Mon instinct me poussais à la laisser mourir ma raison c’était une toute autre chose. Je soupirais et fondis vers l’étendue marine y plongeant. L’eau de mer piquait mes yeux avec son sel. Mais je tins bon et nageais jusque La Noire. La prenant à bras le corps, je la fis remonter à la surface. Puis, je nageais jusqu’au rivage où je la déposais sans douceur. Elle était attachée ce qui me rassura, au moins elle ne m’attaquerait pas. Je la fixais d’un œil sévère. Je ne savais pas quoi dire et la laissais reprendre ses esprits. Je me laissais tomber sur mon séant, nue, et regardais les alentours.

’Tain… J’aurais dû te laisser mourir…

Lui dis-je d’une voix monocorde. Je ne savais pas vraiment quoi faire d’elle. La donner aux autorités ou l’emmener se faire soigner ? Je l’observais du coin de l’œil et m’approchais d’elle afin de regarder sa blessure, celle que je lui avais infligée. L’eau de mer avait dû la désinfecter car elle était propre.

T’as du bol que j’ai une conscience… J’aurais dû te laisser au jugement de May’Veal.

Lui dis-je en la détachant.
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Lilith Yakan
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Lun 9 Mai 2016 - 10:49
Il fallait à présent que je sorte de l'eau, sans pour autant me faire attaquer. Le seul moyen à me disposition pour passer inaperçu était de me fondre dans le décors. Il y avait tout un tas de débris sortis de l'explosion de L'Orageuse. Je me saisis d'une planche à moitié brûlée qui flottait par là et la posa au dessus de moi. J'essayais de nager lentement et avec le visage le moins visible possible, seuls mes yeux et mon nez dépassant de l'eau, ainsi qu'une main pour maintenir la planche au dessus de moi.

Il me fallait à présent trouver un moyen de remonter, je cherchais un accès pour sortir de l'eau, quelque chose qui me permette de me sortir de cette galère. Après moult efforts, je parvins à trouver un escalier de pierre qui menait au port. Je m'extirpai de l'océan et montai maladroitement les marches. Une fois en haut des marches je pus enfin me rendre compte de toute l'ampleur du merdier qu'était devenu Maäl. Des flammes partout, des cris d'agonie, des murs effondrés, des cadavres un peu partout et l'un des bras du port complètement éventré par l'explosion de L'Orageuse.

Mais quel bordel ! Ouaaaah ! C'est violent !
Héééé ! Y en a encore un là-bas ! cria un tahora, équipé de l'armure des gardes de la citée.
Oh non... Putain mais merde ! Je suis pas un pirate les gars ! Foutez moi la paix ! J'veux juste me barrer ! Oh puis merde... fuiiiite !!!

Je me mis à courir dans la direction opposée aux gardes, fuyant pour ma vie. Mais j'étais trempé et alourdi de ce fait. Il fallait que je fasse quelque chose... que j'allège ma course. Je dégrafai ma cape en fourrure nouvellement retrouvée et pestai que la malchance soit avec moi. J'étais à présent torse nu, équipé uniquement d'un pantalon en toile et de bottes en cuir fourrées qui faisaient « splosh splosh » à chacun de mes pas. Il ne me restait plus également que ma hache et le harnais qui me permettait de l'attacher à mon dos.

Ils me suivaient toujours les bougres. Ils étaient deux ou trois... Je n'avais pas envie de tenter le diable, je continuai de courir pour échapper à mes poursuivants. Mourir n'était pas dans mes options. Je finis par arriver non loin du port Sud-Ouest et jeta un œil derrière moi. Personne. Les avais-je semé ? Visiblement oui... Avant de remarquer que ce n'était pas le cas. En réalité ils avaient pris leur envol et se retrouvèrent face à moi.

Rend-toi, pirate !
Je suis pas un pirate !
Tu nies pour sauver ta peau ! Tu vas mourir, lâche !
Vous faites tous chier bordel !!! Je suis pas un putain d'pirate ! Bande de sacs à m...

Mais avant que je ne finisse ma phrase, une petite poignée de pirates se jeta sur mes opposants. Je faillis prendre quelques coups perdus mais je m'extirpai très vite du combat. J'en profita pour décapiter d'un coup de hache l'un des pirates. Je regardai un garde de la citée du coin de l’œil et crachai par terre. Qu'ils se démerdent à présent.

Malheureusement pour moi, je fus poursuivi par des pirates, deux pour être exact, mais je n'avais absolument pas envie de continuer à me battre dans un tel merdier où personne n'était mon allié. Je pris mes jambes à mon cou et finis par les distancer un peu. Je jetai un œil en arrière quand je sentis le sol se dérober sous mes pieds. Dans la pénombre je n'avais pas vu que je fonçais droit sur une plage, avec une pente assez importante. Je tombai et roulai sur la dune de sable et dégringola jusqu'en bas. Je sentis que je heurtai quelque chose, ce quelque chose poussa un léger cri de surprise et je dus me rendre à l'évidence que ce quelque chose était quelqu'un en réalité.

Après avoir repris mes esprits très rapidement, je pus enfin constater sur qui j'étais tombé : une jeune Xen aux cheveux bruns et aux ailes bleues... entièrement nue. J'étais au dessus d'elle, mes mains posées sur ses épaules et secouai la tête avant d'ouvrir grand les yeux de stupeur.

Oh ! Heu... Désolé madame ! Belle nuit, n'est-ce pas ?

J'entendais au loin le bruit des pas des pirates qui étaient à ma poursuite. Je fis un signe du doigt à la Xen de ne pas faire de bruit et de ne pas parler. J'attendis quelques instants avant que les pirates s'éloignent avant de me redresser et tendre la main à la jeune femme pour l'aider à se relever avant de remarquer ses blessures.

Vous allez bien ? Excusez-moi encore mais je... Ah putain !!! Une pirate !!! me mis-je à hurler en voyant une femme borgne avec un crochet au poing non loin de nous.

Elle semblait attachée cela dit, et ne représentait donc pas une menace, mais dans le doute je préférai prendre mes gardes. Je reculai et me mis en garde, les poings prêts à cogner au cas où.
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Mer 11 Mai 2016 - 18:39
On les insulte ! Alors, ils ont là quelque chose
Qui leur fait mal, allez ! C'est terrible et c'est cause
Que se sentant brisés, que, se sentant damnés,
Ils sont là, maintenant, hurlant sous votre nez !

Rimbaud



Phadransie La Noire avait fini de cracher eau et poumons. Alors que la Xen qui venait de lui sauver la vie -était-ce seulement vrai ?- s'apprêtait à défaire la chaîne qui entravait poignet et crocher de la pirate, un espèce de grand con taillé en V venait de la percuter, laissant les bras de Phadransie liés derrière son dos. Couchée sur le ventre, elle voyait à peine ce qu'il se passait autour d'elle. De fait, elle n'en avait grande cure ; l'important pour l'instant était de se remettre de sa récente noyade.

« Vous allez bien ? Excusez-moi encore mais je... Ah putain !!! Une pirate !!!

La Noire se débattit contre ces putains de chaînes quelques secondes, mais elles ne se détendirent point. Alors elle bascula sur le côté, sur le flanc, afin de pouvoir observer l'homme et la femme ailée qui se trouvaient à ses côtés.

- Détachez moi ! ordonna-t-elle l’œil noir.

Elle ajouta, consciente que sans aide elle n'irait pas bien loin.

- De quoi avez-vous peur ? Je suis une pirate, mais je ne vous ferai pas de mal. Vous pensez pas que j'ai mieux à faire ?

Et effectivement, tout autour d'eux, Maäl faisait flambées de tous bois, les canons chantaient et hurlaient leur mortelle symphonie, l'entrechoquement des lames entre les soldats, les généraux et les régents tentant de protéger la capitale, et les pirates, tous qu'ils soient ailés ou terrestres, faisait un tempo régulier à cette implacable partition.  

- Je dois crever ce bâtard de Virenpien de merde qui a voulu se faire ma peau !»
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Phadransie La Noire
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Mer 11 Mai 2016 - 18:49
Je n’eus guère le temps de la détacher, un ours mal léché me heurta de plein fouet me faisant tombée. Devant les mâles ma nudité me dérangeais un peu plus je songeais donc à changer de formes pour cacher mon corps mais n’en fis rien. Il avait l’air un peu stupide ce gros dur. Il m’aida à me relever et je retournais vers La Noire qui s’époumonait pour qu’on la détache. Elle devait tuer quelqu’un.

T’as toujours quelqu’un à tuer toi, hein ?

Lui dis-je sombrement et de façon brutale. J’avais fini de défaire ses liens et entrepris de me trouver quelque chose pour couvrir mon corps dénudé. Je me tournais vers l’arcaëllien qui m’avait heurté et lui demandais s’il n’avait pas quelque chose pour que je me couvre. Je tournais ostensiblement le dos à la pirate pour lui montrer que je n’avais pas peur d’elle.

Hey, La Noire, le jour où t’auras grandi, fait moi signe. Y’a pas que la vengeance dans la vie. Spèce de conne…

J’avais murmurais les derniers mots pour pas qu’elle les entende. Je vis, sur le sable humide une voile en assez bon état. Je décidais de m’envelopper dedans afin de me cacher au grand gaillard à qui je dis :

Je suis Lilith et la folle du crochet c’est Phadransie La Noire et, oui, c’est une pirate de mes deux.

Je ne prêtais aucune attention à l’arcaëllienne me fichant bien de la mettre en colère. Après tout, elle me devait la vie.
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Mer 11 Mai 2016 - 19:32
La pirate nous demandait de la détacher. Je me mis à rire à gorge déployée puis la fixai avec un regard mauvais.

Ah ! Ce n'est cependant pas une raison pour vous détacher ! J'ai appris à me méfier des pirates. Donnez-moi une seule bonne raison de ne pas vous massacrer espèce de…

C'est alors que je vis la Xen commencer à détacher la pirate. J'ouvris de grand yeux ébahis et protesta vaguement.

Mais… mais qu'est-ce que… Vous allez quand même pas la libérer ? Oh non… Oh non j'y crois pas ! Elle la libère ! Raaaaaah ! Bon… Très bien ! Libérez-la si ça vous chante… Très bien… on libère des pirates maintenant… C'est génial !

Quand elle eut fini de libérer la pirate, la xen au corps dénudé me demandai si je n'avais pas quelque chose pour la couvrir, un vêtement. Je lui montrai avec quelque peu d'embarras mon torse nu et le simple pantalon en toile que je portais. J'n'avais pas plus à me mettre, et il était hors de question que je retire mon pantalon, surtout pour me retrouver nu devant deux femmes.

Vous avez qu'à d'mander à la pirate… Au pire elle peut toujours vous prêter sa chemise ! Bouahahah ! Hum… Je ne devrais pas faire ce genre de blague quand même… rajoutai-je tout bas.

Mais elle ne fit pas attention à moi et préféra plutôt provoquer la pirate. J'aimais bien cette xen, elle semblait avoir des couilles… enfin… pas littéralement j'veux dire. Nan plutôt dans le genre méga badass. Je la regardai s'envelopper d'une voile mais ne quittai pas la pirate des yeux pour autant. Je n'avais pas envie qu'elle se jette sur moi avec son crochet et qu'elle me le plante en pleine tête.

Je suis Lilith et la folle du crochet c’est Phadransie La Noire et, oui, c’est une pirate de mes deux. finit-elle par me dire.

Je pouffai alors de rire et admirai encore une fois son culot et son franc-parler. Je m'éclaircis alors la gorge, bombai le torse et dit alors d'une voix assurée.

Je me nomme Beorn Olaf Balmungr, fils de Dunetor Sjurn Balmungr, enfant des terres d'Yban, grand vainqueur des combats d'arène de Cescan. Et maintenant j'aimerai savoir, Lilith, qu'est-ce qui vous a poussé à libérer cet espèce de… de… de pirate… je vais rester poli… ajoutai-je avant de me retourner vers la femme pirate. Quant à vous… Je sais pas qui vous voulez butter, ni pourquoi, mais ça va attendre ! Parce que moi aussi chuis un peu vénère et moi aussi j'aurai bien une revanche à prendre, en particulier sur cette salope de Vegga Hortensa Vortensen… quoi que j'ai fait péter son navire, ça devrait la mettre bien en pétard ! Mouahahahahah ! Mais l'heure n'est pas aux vendetta ! On doit parler vous et moi !
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Anna Cornwall
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Jeu 12 Mai 2016 - 18:17
Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
Je vois un port rempli de voiles et de mâts
Encor tout fatigués par la vague marine,

Baudelaire



Ce sombre abrutit disait-il la vérité ? Avait-il vraiment mit le feu a la Sainte Barbe du Brick de Vortensen ? Phadransie avait vu, de son œil, le navire en débris être enlevé à plus de vingt coudées au-dessus du niveau de l'eau ! Une montagne de feu, de cendres, de chairs et de bois, s'élevant à l'image des vagues. Alors tout ça était de la faute de celui qui se faisait appeler Beorn Olaf Balmungr. La Noire fronça les sourcils. Après tout, peu lui importait ! Si la Capitaine Vortensen n'était pas assez grande pour s'occuper de ses affaires elle-même, qu'à cela ne tienne ! On venait de lui saborder son navire, et vogue la galère comme l'on disait par la Suppure !

Ce qui importait dorénavant à La Noire, était que son navire à elle ne lui échappe pas ! Elle se mit sur pieds rapidement, haïssant cette position physique d'infériorité face aux deux autres. Mais elle se sentit étonnamment faible et son corps refusa de lui obéir ! La Noire, fiévreuse, chuta de nouveau. Son épaule déchirée et en bouillie lui rappela amèrement que sans soins, la vie lui coulait entre les doigts. Cette Lilith l'avait mordue jusqu'au sang sous sa forme Bsurt, puis planté un sabre jusque dans l'os. Néanmoins, elle foudroya l'homme du regard et ne montra rien de son état en faisant jouer son orgueil !

« Tu m'excuseras l'ami mais je n'ai pas le temps de te causer !

Elle poursuivit en foudroyant la Xen du regard, transpirante et dégoulinante de sang :

- Toi. Tu voulais la peau des Vaäl, non ? Aide-moi à reprendre le galion au mouillage duquel on m'a éjecté, et je t'indiquerai la piste de l'un des pirates Hayert'Vaäl le plus puissant, le plus influent et le plus dangereux d'Arcaëlle. Et je passerai même l'éponge sur nos petites prises de tête !

Elle se tourna ensuite vers l'homme.

- Quant à toi, je n'ai rien à te dire, bâtard ! »

Alors la douleur la foudroya de nouveau, et elle gémit doucement, serrant les dents, incapable de se redresser, même le buste. Elle avait perdu beaucoup de sang. Et merde...
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Phadransie La Noire
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Jeu 12 Mai 2016 - 19:55
J’avais foutrement mal à l’épaule, celle où j’avais reçu une balle de La Noire. Je grognais de douleur au moment où elle gémit doucement. Nous étions dans un état lamentable. Je voulais bien parier ma vie que le gros balourd ne savait pas utiliser aän. Je soupirais et me laissais tomber sur les fesses puis sur le dos. Je portais une main vers mon épaule endoloris et soupirais de désarrois. Saloperie de pirate. Je lui jetais un regard courroucé et me redressais.

Connerie de blessure à la con !

Dis-je en rage. J’avais bien envie de frapper Phadransie à nouveau pour me défouler mais la douleur m’en empêcha. Je fixais Beorn et lui demandais, tout en sachant la réponse, s’il était capable de ME soigner. Que La Noire crève ne me faisait rien. J’observais le gros bêta qui ne bougeais pas puis me traînais jusqu’à la Pirate. Je lui mis une gifle pour me détendre et l’insultais copieusement. Quand j’eus repris mon calme, je lui demandais où se trouvait son Hayert’Vaäl de pirate. Bien que je fus à demi sûre que c’était un piège de sa part. Je pesais le pour et le contre d’aller affronter seule un énergumène pareil. Je finis par lâcher :

Obligé tu me tends un piège fourbe… Salope !

Je m’avachi sur le sable à côté d’elle. Et, je ne sais pourquoi, je me demandais si j’aurais pu être amie avec elle en d’autre circonstance. Et je me dis aussi : Pourquoi j’l’ai sauvé c’te conne ? Je n’aurais probablement jamais la réponse. Je soupirais encore une fois, à bout de force, enveloppée dans une voile de navire. Je tournais la tête vers Phadransie et lui souris méchamment en disant :

J’espère que tu souffres, relent de poiscaille !
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J'écris en #F6CED8
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Jeu 12 Mai 2016 - 20:27
Je regardai les deux femmes se lancer des regards noirs. Elles étaient en piteuse état à vrai dire, mais cela ne les empêchait visiblement pas de se quereller. Je n'avais pas fait cas des remarques de la pirate, à vrai dire elle n'était pas vraiment en position d'aller se venger ou quoique se soit. Je ricanais doucement à la vue de la xen injuriant et baffant la pirate. C'était vraiment très drôle à voir vu de l'extérieur.

Cependant si l'on ne faisait rien, elles allaient mourir de leurs blessures, c'était une certitude. Je me rapprochai alors d'elles et les dominai de toute ma hauteur. Je frappai dans mes mains et déclarai pour les interrompre dans leurs chamailleries et avoir toute leur attention.

Bon… On va arrêter les conneries les nanas ! J'crois que vous avez pas bien pigé dans quelle merde vous vous trouvez ! Vous êtes mortellement blessées, vous vous trouvez sur une plage où il n'y a aucun guérisseur, et qui plus est près d'une ville qui est en proie à un massacre en règle ! Autant vous dire que pour trouver une âme charitable qui voudra bien vous sauver, ça va être coton ! Surtout pour toi la pirate, parce que clairement, ça pue du cul pour toi. Je ne vois qu'une solution à toute cette merde… cautériser les plaies avec du feu et panser les blessures, histoire d'éviter les hémorragies… Et vous avez d'la chance, vous avec en face de vous LE Pyrobarbare ! Ah ah ! Le feu c'est ma spécialité !

C'est alors que sans que je ne fasse un seul geste, une boule de feu apparut derrière moi et prit la forme d'un crâne à la crinière de feu. Il commença à caqueter et à raconter comme à son habitude n'importe quoi…

Kakaka ! Bonsoir mesdemoiselles ! Alors comme ça on est au bord de la mort ? Kakakaka ! Tant mieux ! Ça me fera des amis de plus, si vous voyez ce que je veux dire ! Kakaka !
SILENCE, LARBIN !!! On a besoin de toi pour cautériser des plaies, pas pour raconter d'la merde !
C'est toi le sac à merde, Beorn ! Jamais tu n'arriveras à les sauver! JAMAAAAAIS !
Que… mais… Espèce de p'tit con !!! J'vais te montrer moi qui c'est l'patron, espèce de… de… de boîte crânienne vide !!!

Je commençai alors à me quereller avec M.Crâne, oubliant alors que j'avais deux jeunes femmes à aider… Ça promettait…
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Ven 13 Mai 2016 - 20:54
Ils trottent, tout pareils à des marionnettes ;
Se traînent, comme font les animaux blessés,
Ou dansent, sans vouloir danser, pauvre sonnettes
Où se pend un Démon sans pitié ! Tout cassés

Baudelaire



La douleur acrimonieuse de son épaule, léchée par le sel marin et ravivée par le vent du port la mettait au supplice. Mais pire que tout, voir cette salope de femme ailée, cette pute de Xen, sa prisonnière de surcroît, se traîner jusqu'à elle afin de la gifler sous les yeux de l'autre type ! Et elle y était allée fort, la garce ! Ça n'était clairement pas une gifle pour le principe ! La tête de La Noire buta contre le sol après avoir décrit une trajectoire oblique dans les airs ! En écho aux coups de poing que cette même pute lui avait administrés à bord du galion, juste avant que ce Virenpien de foi de siresse ne la précipite par le fond ! L'eau avait peut être lavé le sang qui avait entouré sa bouche et ses lèvres fendues, mais elle n'oubliait pas le goût du sang -son propre sang !- sur son palais !

« J’espère que tu souffres, relent de poiscaille ! entendit-elle dire alors qu'elle se redressait de son mieux, l'épaule à vif jusqu'à l'os et la douleur l'incendiant !
- Bon… On va arrêter les conneries les nanas ! J'crois que vous avez pas bien pigé dans quelle merde vous vous trouvez ! Vous êtes mortellement blessées, vous vous trouvez sur une plage où il n'y a aucun guérisseur, et qui plus est près d'une ville qui est en proie à un massacre en règle ! Autant vous dire que pour trouver une âme charitable qui voudra bien vous sauver, ça va être coton ! Surtout pour toi la pirate, parce que clairement, ça pue du cul pour toi. Je ne vois qu'une solution à toute cette merde… cautériser les plaies avec du feu et panser les blessures, histoire d'éviter les hémorragies… Et vous avez d'la chance, vous avec en face de vous LE Pyrobarbare ! Ah ah ! Le feu c'est ma spécialité !

Phadransie La Noire n'avait rien à foutre des propos de celui qui se faisait nommer Beorn ou elle-ne-savait-qui ! Accablée dans son orgueil, elle se traîna jusqu'à cette connasse de siresse de Xen de merde, et lui bondit dessus, crochet brandit ! Elle allait la crever, l'égorger comme une truie ! La pirate venait de faire montre d'un ressort et d'un audace incroyable en levant ainsi son bras droit, surmonté d'une épaule qui la torturait à ce point !

- J'espère que tu vas souffrir aussi, espèce de grosse pute !!! Par May'Veal, crève !! Crève !! Crève !! Crève !! Crève !!

Et elle avait planté son crochet dans le col de cette femme ! Et plus d'une fois ! Et elle la lardait ainsi de coups, avant qu'elle n'ait eu le temps de se transformer ! Putain, elle jouissait de sa mort future !

Mais tout-à-coup, une flèche jaillit d'on-ne-sait où et vint se planter dans son épaule déjà blessée ! Alors La Noire hurla, et tous purent l'entendre ! Son bras s'affala immédiatement !

- Qui ..?

Des maelstroms d'éclairs et d'abysses dansaient dans son œil au moins aussi noir que son nom ! Elle tourna la tête à demi, toujours sur Lilith, lorsqu'une seconde flèche fendant les cieux vint s'abattre dans son omoplate opposée ! Incapable de poursuivre son oeuvre de meurtre, elle bascula sur le côté, et tomba sur le flanc, à demi sur la Xen. Une troisième flèche l'atteignit à la cuisse ! Un jeune soldat Mzékil rangea dans son dos l'arc fendu qu'il brandissait et s'approcha de cette Lilith au sol ! Phadransie crachait du sang, incapable de bouger ne serait-ce d'un centimètre !

- Ne bougez pas, dit le soldat en se penchant sur la blessée, pensant sans doute qu'il avait à faire à une citoyenne de Maäl, je maîtrise un peu Aän.

La respiration de Phadransie s'était faite bruyante et saccadée. Elle expirait avec force et à chacune des bouffées d'air qu'elle prenait, elle s'attelait à la tâche telle une noyée. Elle foudroya du regard le Mzékil à l'arc :

- Tu as...osé...frapper Phadransie..La Noire...dans..le...dos..bâtard !

Il ne répondit pas, mais La Noire vit clairement à la commissure de ses lèvres le plaisir qu'il prenait à la voir forcée d'assister, impuissante, à la guérison de son ennemie tandis qu'elle, expirait.

- Chiens...du...Royaume.

Alors son regard se posa sur le dernier des quatre antagonistes. Il était planté là, regardait le Mzékil et la Xen sans rien faire, désespérant certainement de ne pouvoir se rendre plus utile.

- Aide..moi..toi. »
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Ven 13 Mai 2016 - 22:20
La Noire me massacrait à l’aide de son crochet, des bouillons de sang jaillissaient de ma bouche. J’avais du mal à respirer et à penser. Soudain tout s’arrêta et mes yeux se fermèrent. J’allais mourir là, sur cette plage. Pourquoi j’l’avais sauvé déjà ? Ah oui, la conscience. Maudite soit-elle, cette conscience. La Pirate n’en avait pas apparemment. Etendue sur le dos, j’attendais les chants funèbres de Gar’Haz. Mais rien ne vint si ce n’est une douce chaleur sur ma peau dénudé. On me soignait. Qui ? Comment ? Pourquoi ? Trois question simple et pourtant sans réponse dans l’immédiat. Je gardais les paupières fermées une seconde encore. Phadransie allait me le payer. Je voulus me lever mais une main gentille m’en empêcha.

Ne bougez pas mademoiselle. Vous êtes encore faible.
Elle est morte ? Demandais-je en ouvrant les yeux.
Non, juste en mauvaise position.
Bien…

Le mzékils qui se tenait face à moi avait de beaux cheveux blonds et de magnifiques yeux or. Je le remerciais pour ses soins et, contre son avis, me redressais ajustant le voilage sur mon corps. Phadransie était à demi sur moi, je saisie une flèche et l’arraché sans douceur, puis l’autre et fis de même.

T’es dans la merde La Noire !

Lui dis-je à l’oreille pour que seulle elle entende.
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Sam 14 Mai 2016 - 9:42
J'avais assisté impuissant à la scène qui s'était déroulé devant mes yeux. Une Phadransie en train de massacrer la pauvre xen sans la moindre pitié. Je me précipitai vers elle pour l'arrêter mais c'était déjà trop tard. C'est alors qu'elle reçu une flèche dans l'épaule, puis une seconde dans l'autre. Elle s'effondra sur Lilith et je dégainai alors ma hache tout en observant les horizons pour voir d'où venait l'attaque. Finalement c'est un mzékils, équipé de l'armure des gardes de la ville qui vint à nous et s'empressa de soigner la xen à l'article de la mort.

Je la vis se relever avec soulagement et soupira. Quand deux gonzesses pareilles se battaient, se n'était vraiment pas beau à voir. Lilith se mit à arracher les flèches dans le corps de La Noire et je la laissa faire sans broncher, sans la moindre pitié. La pirate me regarda alors et me demanda alors de l'aide tandis que la xen lui chuchotai je ne sais quoi.

Aide..moi..toi.

Je m'approchai alors d'elles, les regardant de haut. Je saisis la pirate par le col et la traîna hors de la portée des mains de Lilith qui avait les yeux qui brillaient d'une aura meurtrière. Je ne savais pas ce qui s'était passé entre, je ne savais pas quel bordel avait pu se produire à quel point elles se haïssaient, mais de ce que j'avais vu, La Noire n'était pas du genre a avoir la moindre pitié pour qui que se soit comparé à la xen. Je lâchai son col et la laissa retomber lourdement sur le sable.

Oh oui j'vais t'aider… Mais crois moi… tu regrettas très vite que je ne t'ai pas achevé !

Je me penchai alors au-dessus de la pirate et saisis son bras armé de son crochet. De mon autre main je me saisis de l'instrument et le retira de son bras avant de le balancer au loin.

Ça déjà, on vire ! Ensuite…

Je me saisis alors de sa chemise et la déchira sans la moindre forme de pitié, dévoilant son corsage nu ainsi que le reste du haut de son corps. Je me relevais, et me tourna vers mon fidèle larbin.

Monsiiiiieuuuuur Craaaaaaane !!! Cautérisation !!!
A vos ordres, Kakakapitaiiine !

Le crâne s'approcha de la femme pirate et sorti une espèce de langue de flammes qui vinrent lécher ses plaies sanguinolentes. La douleur des flammes brûlant sa chair meurtrie lui fit pousser des cris atroces. L'odeur était nauséabonde, et très franchement j'avais presque pitié de La Noire… presque. Le mzékils qui avait soigné Lilith me saisit par l'épaule et me hurla alors dessus.

Mais que faites-vous, espèce de malade ?
Je soigne ses plaies de la façon la plus douloureuse qui soit ! Cette chienne ne mérite pas d'avoir des soins dignes de ce nom… mais elle ne mérite pas non plus la mort !
Vous allez la sauver ? Après ce qu'elle a fait ?
Je veux la voir vivre et souffrir comme il se doit. On ne paye pas pour ses crimes quand on va rejoindre Gar'Haz, j'ai bien l'intention qu'elle paye de son vivant ! Le Royaume n'est-il donc pas une terre ou chaque personne a le droit à un procès ? N'est-ce donc pas un pays où les pirates payent pour leur crimes plutôt que d'être laissé mourant et sans avoir à payer de leurs crimes ?
Je… heu… vous… avez peut-être raison… conclus le mzékils.
Bien ! Alors filez lui quelques soins histoire qu'elle ne meurt pas… mais laissez la assez souffrante pour qu'elle réfléchisse à ses actes. J'vais faire payer à tous ces chiens de s'en être pris au Royaume et surtout… au Pyrobarbare !
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Dim 15 Mai 2016 - 17:57
Recueille-toi, mon âme, en ce grave moment,
Et ferme ton oreille à ce rugissement.
C'est l'heure où les douleurs des malades s'aigrissent !
La sombre Nuit les prend à la gorge ; ils finissent

Baudelaire



Phadransie La Noire, qui se tenait recroquevillée au sol, crut entrevoir le seuil de la douleur ultime, celle que l'on ne supportait pas, et redoubla de cris. Deja, le barbare s'était écarté d'elle et parlait avec l'Arcaëllien ailé. Mais elle n'écoutait pas ce qu'ils disait. Privée de son crochet pour se défendre, et de sa chemise pour se couvrir, elle était affalée sur le sol, recroquevillée et respirait à grands bruits, entre quelques gémissements plaintifs. Les plaies, situées au niveau de ses deux épaules et à la cuisse, fumantes, saignaient toujours. Et cette douleur l'étourdissait !

Elle tenta de se mettre debout mais s'aperçut que ses jambes tremblaient, elle n'y parvint pas. Elle espéra alors auprès de la Capitaine Vortensen, et de n'importe qui d'autre, qui vienne tailler en pièces de chair ces salauds et la relever !

- Maudits...
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Phadransie La Noire
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Dim 15 Mai 2016 - 18:06
Je regardais la pirate galérer au sol avec ses blessures. Je n’étais pas fière de moi, loin de là. J’étais assise à côté d’elle et, je ne sais pourquoi, je dis au mzékils :

Soignez là afin qu’elle ne meurt pas. Elle doit payer de façon juste ses pêchers. Elle ne doit pas être si mauvaise que ça dans le fond, elle a juste manqué d’amour. Et puis cette pute dois vivre parce que je ne pense pas que la mort soit une punition juste.
En êtes-vous sûre ? Je hochais la tête. Bien, je vais la soigner alors.

Je souris, satisfaite. Je glissais à l’oreille de La Noire qu’elle allait payer pour ses crimes mais de façon légale. Je déposais un baiser sur sa joue pour la faire enrager et me levais pour laisser la place au soigneur. Il s’attela à sa tâche de façon appliquée. Puis, une fois qu’il eut finit, il attrapa une corde et attacha les mains de Phadransie dans son dos.

N’essaies pas de fuir, Pirate.

Dit-il sèchement. Je regardais La Noire et m’approchais d’elle. Mes lèvres se glissèrent près de son oreille et je lui dis :

A toi de connaître les geôles et le pain sec.
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Mar 17 Mai 2016 - 16:10
J'étais satisfait de l'allure que prenait les choses. Pour une fois, une seule et unique fois dans ma vie, j'avais l'impression de passer pour un héros, de faire les choses bien. J'avoue que cela me fit tout drôle et repensait à présent à ce que j'avais accompli jusqu'à présent. J'avais massacré, des innocents comme des brutes sanguinaires, je n'avais connu que le combat, mais la gloire dans tout cela ? Et l'honneur ? Je n'y avais pas encore eut le droit, sauf quand j'étais encore un simple esclave, quand j'étais devenu le champion de l'arène, j'étais devenu une personnalité incontournable. Mais une fois libre, une fois livré à moi-même, j'avais perdu toute renommée, toute gloire… J'étais devenu un barbare libre… mais sans réelle honneur ni gloire… je m'étais contenté de ce que je savais faire de mieux : combattre et massacrer.

Mais là j'avais décidé de ne pas me battre, de ne pas tuer, de tout faire pour épargner la vie d'une pirate. Pourquoi ? Je n'en avais aucune idée, il n'y avait aucune raison pour que je fasse cela, aucune. J'avais tout simplement décidé, de façon purement arbitraire, de lui épargner la vie. J'aurai pu la massacrer sur place pour ce qu'elle venait de faire, j'aurai pu lui faire bouffer son crochet, mais non… J'en avais assez de massacrer pour aujourd'hui. Je voulais un peu plus de gloire, un peu plus d'honneur… Je me demandai alors si je devais me joindre à un clan… Le Royaume, la Principauté, la Démocratie… n'importe, du moment que l'on me reconnaisse pour ce que je faisais, pour me donner une raison de combattre.

Je m'approchai de Lilith qui venait encore une fois de lancer une provocation à la pirate et posa une main sur son épaule pour attirer son attention.

Hum… C'était le bon choix ! Je m'attendais à ce que tu lui arraches les tripes après ce qu'elle vient de te faire mais visiblement tu es quelqu'un d’honorable. J't'aime bien ! Tu iras loin, Lilith !

Je retirai ma main de son épaule et observai les alentours avant de reprendre la parole.

Bon… que fait-on maintenant ? Nous avons une prisonnière sur le dos, mais Maäl est toujours en proie au massacre et au feu de ces ignobles pirates ! Nous devons agir et les arrêter dans leur folie meurtrière ! Rien ne justifie ce massacre en masse, seulement leur avidité et leur stupidité. Je te laisse décider Lilith, mais saches que s'il le faut, je me battrai à tes côtés pour libérer cette ville de ces fumiers.
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Mar 17 Mai 2016 - 16:52
Je regardais Phadransie avec une note de mépris dans les yeux. Elle s’était fait avoir comme une bleusaille, cela me faisait rire intérieurement. Je la relevais et passais une main sur sa joue droite en souriant de façon sournoise. Je l’informais que j’étais du Royaume et que je comptais repousser l’attaque des siens. J’ajoutais à son intention que la peine de mort n’avait pas court ici. Puis Beorn me parla. Je ne pris pas bien longtemps pour réfléchir. J’acceptais son offre sans réfléchir. Un peu de baston contre ces chiens de pirates ne serait pas de refus et cela me fis sourire. Il fallait juste que je retrouve ma lance ou une épée. Je regardais le mzékils qui fixais la corde au niveau des coudes de la pirates et lui demandais s’il savait où je pourrais trouver une arme. Il haussa les épaules en me disant d’une voix agacée :

S’ils ne l’ont pas détruite, à l’armurerie.

Je le remerciais en hochant la tête. Il fallait que je trouve des fringue, en attendant, je prendrais ma forme animale favorite : le bsurt. Même si, je l’avoue, sous cette forme je sentais le vieux chien. Je fis tomber ce que je portais sur moi et dis à Phadransie :

En d’autres circonstances, nous aurions pu être potes toutes les deux… Mais t’es qu’une salope de pirate alors c’est pas possible.

Je souris, la traiter de salope allait l’enrager un peu encore. Je me transformais et m’approchais d’elle, je lui lavais la face avec ma langue pour l’énerver un peu plus puis je fis un signe à Beorn pour qu’il grimpe sur mon dos.
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Mer 18 Mai 2016 - 10:32
Parfait ! La xen avait accepté mon offre ! C'était plus que suffisant pour me donner le sourire. J'étais animé d'une fureur combative, d'une envie furieuse de planter ma hache dans des crânes. C'est alors que Lilith posa la question pertinente de savoir où trouver des armes. Le garde de la cité qui était avec nous nous proposa de retrouver l'armurerie si elle n'avait pas déjà été pillée, ou pire… détruite… Je trouvais que c'était une bonne idée, d'autant que nous trouverions peut-être une tenue et une armure là bas pour la xen.

Hum ! Bonne idée ! Il nous faut de l'équipement ! Nous allons tenter de percer les lignes ennemis et atteindre cette armurerie. Où se trouve-t-elle ?

Le garde la cité m'expliqua comment nous y rendre tandis que Lilith continuait à narguer La Noire avec toujours plus de plaisir malsain. Elle se transforma en bsurt et lécha abondement le visage de la pirate. Je ne pus alors étouffer un ricanement et pouffer de rire derrière ma main. C'est seulement quand elle me fit signe de monter sur son dos que j'arrêtai de rire et qu'une lueur étrange brilla dans mes yeux, une lueur de joie et d'excitation. Le Pyrobarbare à dos de bsurt ? Décapitant ses adversaires et sa fidèle alliée, arrachant à coups de crocs et de griffes les viscères de leurs ennemis ?  Ça semblait tellement épique, tellement glorieux, je jubilais d'avance et pris place sur le dos de la xen transformée en bsurt.

Il est temps de montrer au monde que Lilith et Beorn ne sont pas des personnes à avoir dans le camp adverse. Allons-y, je suis prêt ! Allons tailler ces abrutis en pièce et chercher notre équipement ! Buuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuryaaaaaaaaaaaaaaa !!!!

Lilith parti comme une centaine de cheveux lâchés pleine vitesse, je dus me tenir à son cou pour ne pas tomber, projeté par la vitesse de sa course. Nous traversâmes rapidement les rues de la cité, suivant les indications que nous avaient fourni le garde de la ville auquel nous avions confié Phadransie. Je n'étais pas sûr que ce fut une très bonne idée, mais nous n'avions pas le choix. Il nous fallait nous battre pour la cité et trouver de l'équipement pour encore mieux lutter contre la menace pirate.

Nous tombâmes alors nez à nez avec un groupe de pirates. « Parfait ! Je vais pouvoir me défouler ! » me dis-je. Lilith se jeta crocs et griffes en avant et je dégainai ma hache d'une main, me maintenant à la bsurt de mon autre main. Je fis tourner mon arme au-dessus de ma tête et décapita un pirate dans la foulée tandis que mon alliée bestiale se jetais sur l'un d'eux pour le déchiqueter de ses crocs. L'un des pirates voulaient profiter qu'elle soit au prise avec sa pauvre victime pour lui asséner un coup, mais je veillai jalousement à ce qu'il n'arrive rien à la xen. Je lui fendis le visage d'un second sourire d'un bon coup de hache bien placé. Alors que j'étais occupé avec celui-ci, Lilith bondissait déjà en avant pour s'occuper d'un autre manant qui allait me décocher un carreau d'arbalète.

La synergie était parfaite, nous nous battions chacun d'une façon qui semblait à chaque fois arranger l'autre. J'avais trouvé une sœur d'arme aussi talentueuse, voir même plus que je ne l'étais et qui connaissais l'art de se battre. Mon cœur battait à tout rompre, l'excitation montait en moi au fur et à mesure que nous nous battions. Le combat, voilà ce qui faisait vibrer mon âme, un combat glorieux et épique !
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Mer 18 Mai 2016 - 11:00
Sous ma forme animale, je courais à tout rompre au travers de la ville. Quand nous sommes tombés sur ces « malheureux » pirates, je jubilais intérieurement. J’avais envie de mordre. Mes crocs se plantèrent dans la jugulaire d’un des bougres. Il hurla de surprise et de douleur puis s’écroula en tenant son cou de ses mains déjà rouges. Nous abattîmes les pirates en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ensuite, nous reprîmes la route. Nous finîmes par arriver devant l’armurerie qui, par chance, était extérieurement intacte. Je repris forme xen après que Beorn soit descendu de mon dos et nous pénétrâmes dans l’enceinte du bâtiment. Encore une fois, la chance nous sourit, il n’avait pas été pillé. Je trouvais une tenue de combat dans une armoire et m’en vêtis. Une fois habillée, je cherchais une lance ou une épée. Je trouvais les deux. Je mis l’épée à ma ceinture et la lance dans mes mains.

On peut y aller, Beorn.

Je sortie du lieu et me mis en quête de soldat Royaux. Je vis une garnison qui se planquait pour sauver ses fesses. Je m’approchais d’eux et les sermonnée puis je les encouragée à lutter. Ils poussèrent des cris de combat et retournèrent à l’assaut des pirates. Je ne faisais plus attention au barbare, me concentrant sur ma survie. J’empalais le premier pirate venu sur ma lance et, de mon épée, je lui coupais la tête.

Bien vite, les soldats se montrèrent plus agressifs que les pirates et le vent tourna. Les marins d’eau douce se faisaient massacrés à la chaîne. Et je n’étais pas en reste dans ce massacre. Mon éducation jouait fortement en ma faveur. J’étais capable de me battre avec trois personnes en même temps et la lance était mon arme de prédilection. J’empalais, démembrais et décapitais tout pirate passant trop près.

Bientôt les pirates commencèrent à battre en retraite. Mais nous les poursuivîmes jusqu’au port où nous les éliminions avec une certaine délectation. Dans mon armure je n’avais aucun problème pour bouger. Je criais pour motiver les troupes. Je hurlais pour faire peur aux pirates.

La xen est une démone ! Fuyez frères !

Hurla un malandrin. Ma lance transperça son ventre et lorsque que je la retiré un peu de ses boyaux vinrent. J’attrapais mon pépée et le décapitais sans plus de cérémonie.

Suis pas un démon !

Dis-je en lui crachant dessus. J’hurlais des ordres aux soldats qui, malgré mon jeune âge, obéissaient. Ils voyaient que le combat c’était ma raison d’être.
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Mer 18 Mai 2016 - 20:19
S'élance autour d'un treillis, et circule
Parmi la maladive exhalaison
De parfums lourds et chauds, dont le poison

P.V



Le Mzékils Finn Frownin' Morgan ordonna à ses pairs de faire cracher les deux canons emmurés au sein de chaque tour sur la cité enflammée en contrebas, et avec deux fois plus de force, s'il en était possible, qu'aux heures précédentes. Déjà, il voyait en contrebas les garnisons de soldats et de généraux mettre en déroute les troupes armées du Capitaine Cutler et de la Capitaine Vortensen. Très vite, la situation vira au vinaigre pour la flibuste, et les fidèles du Royaume parvinrent même à les repousser de la capitale, guidés comme ils l'étaient par une étrange Xen habillée d'une lourde armure et brandissant une lance déjà dégoulinante de sang frais !

Voyant cela, le Capitaine Mzékils Morgan jugea qu'il ne devait compter plus que sur ses propres moyens - comprendre ses couilles- afin de reprendre l'avantage pour le contrôle de Maäl ! Il était hors de question qu'ils reculent si près du but. Il prit alors son envol, et surplomba la cité. Autour de lui, des forbans Elfins, Tahoras, Mékils, voire même quelques rares Xen chutaient, une aile ou un flanc percé par leurs adversaires volants. Il tenta alors de trouver rapidement une issue à cet imbroglio diplomatique. Après tout, les pirates disposaient de deux avantages nets sur leurs ennemis !

Déjà, ils contrôlaient le mur et les tours de Maäl ! Qui contrôle les tours contrôle Maäl !

Ensuite, si la Capitaine Phadransie La Noire avait bien fait son travail, ils étaient également maîtres des trois ports. Et dans le cas où La Noire avait échoué, ils possédaient au minima le Jolly Suppure , le King Finn et L'Orageuse. A savoir cinquante-six pièces armées et mises en batterie, sans compter tous les navires mouillant au port que les forbans avaient dû prendre également !

Alors le Capitaine Morgan éclata de rire. Qu’espéraient ces idiots en les repoussant hors de la ville ? Les pirates possédaient et les quatre tours, et le mur d'enceinte, et les ports et très certainement les plus beaux bâtiments à l'ancrage dans ces ports ! Leur victoire était certaine !

Il repéra un homme maniant une lourde hache, occupé à faire des ravages au cœur de la ville ! Dans un nuage de sang et de fumée, il décapitait tour sur tour les forbans, auréolait comme il l'était d'une dizaine de soldats réguliers. Alors le Capitaine Finn Frownin' se posa à l'intérieur de la tour Nord. Il se plaça lui-même derrière l'un des deux canons, auxquels il mit le feu après avoir orienté leurs affûts ! Bientôt, une détonation assourdissante parmi d'autres fit trembler les fondations de Maäl, et une volée de mitraille fut déchargée sur le barbare et ses alliés. Alors le Capitaine Finn courut jusqu'au mur d'enceinte, une espingole à la main !

« Avec moi, vous autres !

Et alors que la fumée se dissipait doucement, il allongea ce qu'il restait des résistants avec une décharge de mousqueterie. Tous s'écroulèrent.

~



Les Capitaines Jolly Cutler et Vortensen arpentaient les ruelles en feu de Maäl afin de se débarrasser des gêneurs. La perte de L'Orageuse avait été rapporté à sa Capitaine, mais l'heure n'était point aux jérémiades, et elle avait choisit de se concentrer sur le contrôle de la capitale ! A l'extérieur des murs, sur les ports, ils entendaient les combats se poursuivre. Dans les airs au-dessus de leurs tête, les êtres ailés demeuraient de moins en moins nombreux. L'aube se levait doucement, et ils étaient en mauvaise position. Mais grâce à l'habile intervention du Capitaine Morgan au sein des tours, ils avaient reprit l'avantage après l'avoir perdu. A l'intérieur de la ville du moins ! A chaque point cardinal, les bouches de feu crachaient tout ce qu'elles avaient dans le ventre sur les garnisons de royalistes qui venait de les forcer à abandonner la ville, se battant comme des lions, et voilà que l'avantage tournait de nouveau ! Rapidement, et malgré les pertes gigantesques dans les deux camps, Maäl tomba entre leurs mains.

- Où est la Xen ? demanda la Capitaine Vortensen à Cutler.
- Port Nord-Ouest je crois ! Elle fait des ravages.
- Par May'Veal, que fout La Noire ! C'était à elle de s'occuper de la défense des ports !
- Chargeons-nous plutôt du pillage de la cité !

Les deux Capitaines entreprirent, flanc contre flanc, l’exécution d'une dernière vague de nettoyage au sein de Maäl, puis ils réunirent derrière eux tous les pirates qu'ils purent trouver. Maître de la moitié de la cité, ils s'organisèrent en quatre équipes.

La première se chargeait de regrouper captifs, tous ceux qui n'avait pu fuir la cité, et de les entasser à l'intérieur de la cour d'une académie de magie passée entre leurs mains.

La seconde s'occupait de pillage, ne laissant rien à l'oubli. Ils passaient de maisons en maisons, d'écoles en écoles, de temples en temples et empilaient le magot. Notamment tout ce qui était or, argent, pierreries, joyaux, armes de qualité, poudre noire et argenterie. Tout ça était entassé dans la cour d'une autre académie.

La troisième s'était entassée sur le mur et à l'intérieur des tours, et, dirigée par le Capitaine Morgan, se chargeait de repousser les éventuels résistants à grands coups de flèches, de mitrailles, de boulet ou de poudre. Tournés et du côté de la capitale, et du côté des ports, ils continuaient néanmoins à faire feu dans la lumière du jour afin d'aider les nombreux pirates sur les ports à vaincre leurs ennemis, dirigés par une Xen impitoyable qui les fauchait pas dizaines !

Quant à la quatrième équipe, avec à sa tête les Capitaines Vortensen et Cutler, ils dressaient une liste à l'attention de la reine du Royaume, avec pour chaque académie, chaque temple consacré à chaque dieu et chaque famille de noble, une rançon. La lettre se concluait par une demande supplémentaire et finale de cent mille pièces d'or pour la ville elle-même, sans quoi les pirates juraient qu'ils brûlerait Maäl entièrement, fondation, temples, prisonniers et habitations comprises.

~



Au niveau du port, la situation allait mal. Guidés par la Xen en armure, les forbans qu'elle avait repoussé de Maäl finissaient tous indubitablement fauchés sur sa lance. Inférieurs en nombre, les derniers survivants gagnèrent rapidement les plus beaux vaisseaux à partir desquels ils purent poursuivre la guerre. Ainsi, aux premières lueurs de l'aube, il restait peu de pirates sur les ports, mais les survivants demeuraient entassés sur les pont du Jolly Suppure, du King Finn, d'un galion gigantesque nommé La Regina barré par un Virenpien, et d'un trois mâts carrés aux voiles rouges, Le Reanspell. Ainsi, les quatre vaisseaux dispersés sur les trois ports avaient ouverts leurs bouches à feu, et montraient les dents ! Très vite, ils bombardèrent les troupes royalistes présentes sur les ports, se fichant comme d'une guigne des derniers pirates, en vie, morts ou agonisants, qui s'y trouvaient ! Se fichant comme d'une guigne également, des tirs un poil mal ajustés et qui venaient s'écraser contre le rempart de Maäl ! Après tout, la capitale avait des fondations solides !

A cette ultime riposte, la réponse des royalistes ne se fit point attendre ! Les non-ailés s réfugièrent à l'intérieur de la cité, dans la moitié qui n'était point encore occupée tandis que les ailés prenaient leur envol et décochaient encore et encore des nuées de flèches sur les bâtiments !

La troisième et probablement dernière et définitive phase de la guerre se jouait maintenant ! Et elle se jouait dans les airs, sur les ponts et dans la mature des quatre plus beaux vaisseaux de Maäl ! Si les ailés parvenaient à couler les pirates, alors il leur resterait un espoir de, peut-être, reprendre le mur et les tours, et donc la capitale !

Mais à l'inverse, si ils mouraient ici et maintenant, plus rien ne pourrait désormais empêcher les flibustiers de s'emparer de Maäl !

~



De son côté, Phadransie La Noire se trouvait abandonnée là, sur un étroit morceau de plage du Port Nord-Ouest, les bras liés derrière le dos. Et autour d'elle, les bouches de feu des navires de la flibuste rageaient et criaient ! La salve des mousquetades, le sifflement des flèches enflammées, le vrombissement des canons du haut des tours, l'entrechoquement des épées, tout cela embrasait jusqu'aux fondations même de Maäl et des âmes de ses habitants et ses prétendants. La Noire, après s'être débattue plusieurs minutes interminable, en vint à la conclusion qu'il lui fallait trouver de l'aide ! Cette pute de Xen s'en était allée, il y avait quelques heures à présent, et le pyrobarbare -ce fils de pute !- avec elle ! Elle s'était levée et s'était rendue jusqu'au Port, le Nord-Ouest, le plus proche, mais les seuls pirates qu'elle y avait trouvé demeuraient au sol, quasiment ouverts en deux, le regard vide à tout jamais.

- Morbleu de merde !!

Elle continua sa course jusqu'à ce qu'un boulet s'abatte non loin, et l'impact au sol la fasse mordre la poussière. La lèvre éclatée, de la poussière plein l’œil, elle toussa et cracha ses poumons, puis aperçut enfin, sur le flanc des eaux du port, le galion qu'elle avait tant convoité et que le Virenpien lui avait dérobé ! Elle rampa jusqu'à un soldat mort, et se servit de l'épée qu'il tenait encore serrée entre ses doigts afin de briser les liens la retenant ! Il fallut à La Noire une patience toute-mesurée, mais lorsqu'elle fut enfin libre, bien que sans crochet et le corps couvert de nouvelles cicatrices malgré les soins du Mzékil blond, son œil étincelait d'une rage noire exacerbée ! Elle se saisit d'un sabre d'abordage au sol, ainsi que d'un tromblon chargé de cinq coups, et courut jusqu'à trouver une barque ! Au-dessus d'elle, les défenseurs du Royaume ailés et l'équipage du Galion de la Reine se livraient à une sanglante guerre !

- Vous allez voir bande de fils de pute ! J'vous enverrai tous baiser May'Veal dans les enfers abyssales bâtards !

Elle poussa son embarcation à l'eau et, d'une main, entreprit de ramer jusqu'à s'approcher du Galion ! Elle évita de justesse deux flèches portées de trente ou quarante pieds au-dessus de sa tête, et parvient à s'approcher suffisamment de son navire -l'un du régiment royal de la Compagnie de la Reine, probablement ! - pour y distinguer avec précision chaque voile et chaque cordage ! La Noire était de retour, et prête à prendre la tête de cette escadre réduite !

- Et toi le premier, enculé de Virenpien de siresse... »
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Jeu 19 Mai 2016 - 15:50
Du sang… du sang partout ! Et de la fumée… beaucoup de fumée… J'avais un sifflement qui bourdonnait dans mes oreilles. Tout n'était plus que chaos et flammes. Seuls les cris d'agonie et les détonations me parvinrent. J'étais allongé sur le sol, couvert de poussière et le corps meurtri. Je n'arrivai plus à savoir ce qui se passait autour de moi, le sang me montait à la tête, à moins que se soit l'inverse et qu'il ne circule plus du tout ? Je n'en savais trop rien.

Quelques instants plutôt j'étais en train de me battre dans les rues de la cité, tentant de les libérer de ces affreux pirates qui avaient envahi la ville. J'avais laissé Lilith s'occuper du port au Nord et avait décidé de me lancer à l'assaut dans les rues plus proches du centre. Je savais que ça serait dangereux, je savais que cela pourrait se finir mal… mais j'avais une mission, un rôle à jouer. J'avais donc pris des hommes avec moi et avait décidé de faire le plus gros massacre possible pour déjouer l'attaque des pirates. Ça avait fonctionné… enfin… jusqu'à maintenant.

Les souvenirs des derniers instants me revinrent en tête : un sifflement dans l'air, une explosion, et puis plus rien. On nous avait tiré dessus au canon. Cela avait dispersé mes hommes, réduit à néant mes forces, et par la même occasion, cela m'avait mis à terre. J'avais reçu des débris partout, j'avais senti la chaleur de l'explosion me lécher la peau, mes os se craquer sous l'impact du sol après mettre fait projeter. Puis plus rien, le silence… le silence qui venait après s'être pris une explosion à quelques centimètres à peine de soi.

Les morceaux d'armures que j'avais récupéré plus tôt dans l'armurerie avec Lilith  pour m'en équiper étaient tordus, calcinés. Ma tunique avait pris feu et il ne restait plus qu'un haillon désœuvré et brûlé. Je n'avais plus rien de splendide, ni de prestigieux, j'étais juste là comme un futur cadavre à attendre la mort. Finie la glorieuse bataille pour libérer Maäl. Fini le chant de la hache qui fendait l'air pour tuer des ennemis par dizaine. Je n'espérais plus qu'une chose, que ma nouvelle sœur d'arme s'en sorte mieux que moi et arrive là où j'avais échoué.

J'essayai cependant de lutter contre le destin, de ne pas me laisser abattre. Je tentai d'ouvrir les yeux et ne vis que du rouge. J'avais la tête pleine de sang, mon corps était couvert de débris et de poussières… Une douleur à mon côté m'indiqua que j'avais des côtes brisées. Je fis glisser ma main à taton près de moi pour chercher le hanche de ma hache… en vain. Je ne la trouvai pas et je sentis alors la douleur remonter jusqu'à mon épaule. J'avais tout le bras en sang, brûlé et écrasé, mes os broyés, ma chair calcinée.

Je rampais alors avec difficulté pour m'extirper des décombres qui s'étaient amassés sur moi. La gueule en sang, le corps perclus de douleur par les nombreuses brûlures subies et ouverture dans la chair à cause des débris. Je laissai derrière moi une traînée noirâtre de sang séchant et se coagulant à la chaleur des flammes environnantes.

J'avais du prendre un éclats de braise dans l’œil gauche car je n'arrivai plus à l'ouvrir, il me faisait un mal de chien. Je continuai à me traîner quand je vis deux bottes de cuir se planter devant moi. Je remonter la tête pour voir à qui elles appartenaient, et pour mon plus grand malheur elles appartenaient à quelqu'un que je connaissais bien : Vortensen ! Elle me dévisagea avec dégoût et me colla un coup de botte en pleine figure.

Maudit chien !! Sale vermine !! Enfant de putain !! Alors comme ça tu te rebelles, hein ?? T'as donc rien pigé ? T'es mon chien !!! MON chien ! Bâtard !!

Elle continua à me rouer de coup, encore et encore, meurtrissant ma chair d'hématomes. Je me mis alors à rire comme un dément et elle me lança alors un regard noir, aussi noir que le cuir de ses vêtements.

Qu'est-ce que t'as à rire, chien ??? T'en veux encore ?
Ahahaha ! Non… Non ça me fait rire… Ca me fait rire parce que… prrrtt… je crachai du sang entre deux paroles. Ça me fait marrer parce que t'es pas encore au courant d'à quel point tu dois me haïr ! Ahahaha !
Parles, chien, ou je te tue sur le champ !
Ahahah ! Tu sais ton navire, L'Orageuse, celui qui a explosé en morceaux… C'est moi qui l'ai fait péter ! Ahahahah !
Espèce de… de… C'est TOI ??? Je… JE VAIS TE BUTER FILS DE CHIENNE !!! Sale vermiiiiiiine !!! Crève !!! Crèèève !

Elle se saisit de son fouet et le fit claquer en l'air avant de le diriger vers moi. Je tendis le bras et l'arme s'enroula autour. Cela me fit horriblement mal mais je la tenais par l'autre bout du fouet. Elle fut alors tétanisée de stupeur quand je tirai dessus pour la ramener vers moi. Elle tomba à terre et lâcha l'autre bout du fouet que je saisis rapidement. J'enroulai rapidement l'arme autour de sa gorge et me relever en me servant d'elle comme bouclier devant ses hommes qui me pointaient avec leurs armes à feu.

Bougez pas ou j'la bute !!!
Hurgh !!! Aaargh ! Lâche moi, chien d'esclave ! Hurg !
Oh non ! Tu vas v'nir avec moi ! Tu vas me servir de bouclier humain ! J'ai pas envie de me faire trouer le cul comme une passoire !
Maudit chien !! Tu ne devrais même pas pouvoir te relever !
T'as absolument raison ! J'ai mal partout, je devrais gémir au sol comme une gamine, le corps transi de douleur… Mais putain, savoir que je peux enfin prendre ma revanche sur toi ça me donne de nouvelles forces… T'aimes ça le fouet ? J'vais t'en offrir autant que tu veux !

Les hommes de Vortensen armèrent leur fusil et les pointèrent sur nous.

Non !! Bande de débiles ! Vous voyez bien que je suis en pleine ligne de mire ! Tirez pas ! cria leur capitaine.
Oh oui ! Je vous le déconseille ! Elle est peut-être voué à être trouée, que se soit vos balles ou ma bite, mais dans un cas elle aura peut-être une chance de survivre, que dans l'autre…
Espèce d'immonde porc !
Ahahah ! J'croyais que t'aimai ça, salope ! Hein ? Ça te dis pas un coup de fouet de ma queue sur ta jolie p'tite tronche ?
Lâche moi espèce de… gluaaaargh !!

Je resserrai alors le fouet plus fortement autour de sa gorge et relâcha finalement un peu la pression.

A ton tour de devenir mon p'tit objet de plaisir ! Avoue que ça t'excite !
Plutôt crever !
Ahahah ! Tu sais quoi ? Pareil ! Plutôt crever que de toucher une sale morue dans ton genre ! Hééé !  Vous là ! Si vous voulez pas que votre dominatrice de capitaine calanche, vous bougez pas ! Toi là !!! Oui toi le moustachu au gros bide !! Ma hache !!

Je fis un signe de tête pour lui montrer ma hache qui se trouvait par terre, non loin de lui.

Apporte-la moi !! En douceur ! Tu fais un geste et ta capitaine se retrouve la tête séparée de son corps ! Aller ! Bouge ton gros cul !!

Le pirate se saisit de la hache et me l'apporta, la déposa à terre sur mes instructions et fit demi-tour. Je poussais Vortensen à avancer jusqu'à la hache et à s'agenouiller en même temps que moi afin que je puisse m'en saisir, ne tenant à présent le fouet que d'une seule main, mais vu ma force de colosse c'était bien suffisant pour la maintenir en respect. Je serrai soudainement plus le fouet alors qu'elle tentai de se débattre et eus juste le temps de ranger ma hache dans mon dos avant de la faire se relever avec moi.

Chien…
Chienne ! Mouahahaha ! Aaaah… bon… aller maintenant barrez-vous !

Ils repointèrent leurs armes sur moi. Et l'un d'eux pris alors la parole.

Ouais… en fait sans bâtiment, c'est plus vraiment notre Capitaine !
Ouais ! C'est vrai ça !
répliqua un autre. Pourquoi on devrait suivre ses ordres alors qu'elle n'est plus Capitaine ?
Espèce de… salauds !!! Maudits chiens ! Traîtres ! MUTINS !!! Allez tous mourir en enfer bande de sacs à merde !!! Vous n'oseriez pas !!!


Et ils osèrent… Je poussais Vortensen en avant et pris la fuite alors qu'elle encaissait les tirs des mutins. Elle s'écroula au sol, dans son sang, tandis que je courrais comme un forcené pour trouver une cachette. Il fallait que je leur échappe… mais comment ? Je me dirigeai alors vers le Nord, dans l'espoir d'y retrouver Lilith… Mais blessé comme je l'étais… je courais au devant de grands dangers.
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Jeu 19 Mai 2016 - 17:36
Les pirates se ruèrent vers les navires et canonnèrent sur la ville. Je pris mon envol pour échapper aux boulets chauds et destructeurs. Le reste du combat se passerait dans les cieux ce qui m’arrangeait assez. Mes ailes battant l’air presque chaud à cause des flammes ravageant la cité, j’essayais de repérer la meilleure tactique à adopter. Il fallait libérer les murs d’enceintes, j’en informais les combattants qui se jetèrent sur les murailles. Ils attrapèrent les pirates non ailés et les balancèrent d’une hauteur les faisant s’écraser au sol comme de vulgaires sacs. Le sol devint vite rouge sang. Je cherchais toujours une solution pour mettre en déroute les navires. Je me concentrais fortement et fis apparaitre une belle boule de feu et la balançais sur un des navires, puis je répétais l’opération mettant le feu au pavillon. Les marins se jetèrent hors de l’embarcation pour ne pas périr dans les flammes qui dévoraient le bateau. Un de moins, songeais-je. Je répétais la manœuvre avec les autres navires mais fut attaqué par un mzékils. Un combat aérien s’engagea alors. J’attrapais mon épée, lâchant ma lance. Le bruit du métal contre son arme résonnait dans les cieux. Mon arme entailla son abdomen. Il pesta.

Sale pute ! Tu vas morfler ! Espèce de chienne de merde !
J’ai l’impression d’entendre Phadransie…

Soupirais-je en lui enfonçait mon épée dans les côtes. Je la tournais faisant craquer ses os thoraciques. Il écarquilla les yeux et m’attrapa à la gorge, lâchant son arme, mais bien vite, la vie le quitta. Voyant leur chef dégringoler du ciel, les pirates commencèrent à battre en retraite. Le mzékils laissait une trainée rougeâtre sur son passage puis s’écrasa mollement au sol faisant une flaque rouge. Nous avions gagné. Les pirates cessèrent de canonner la ville. La plupart de leurs vaisseaux en proie aux flammes ardente des utilisateurs de mez.

Victoire ! Hurlais-je juste au moment où une flèche vint mordre mon épaule droite. Et merde….

Je me posais en catastrophe au sol et tentais d’enlever la flèche de mon corps. En vain, c’était trop douloureux. Je reconnue le plumage de la flèche c’était une arme vivante qui l’avait tiré. Je ne pouvais vraiment pas avoir la paix… Je pestais, heureusement celle-ci ne semblait pas empoisonnée… Mon regard chercha l’origine de l’archer et tomba sur Aïdoten Hulak. Il se rua vers moi et nous engageâmes un combat mortel. Sa tête finie par rouler au sol. Je lui crachais dessus en le traitant de connard. Puis, épuisée, je me laissais tomber sur les fesses.
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J'écris en #F6CED8
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Ven 20 Mai 2016 - 13:45
Je ris de l'Art, je ris de l'Homme aussi, des chants
Des vers, des temples grecs et des tours en spirales
Qu'étirent dans le ciel vide les cathédrales,
Et je vois du même œil les bons et les méchants.

P.V


Le King Finn du Capitaine Morgan avait rejoint L'Orageuse cent-mille pieds sous les eaux d'Arcaëlle, heurté par une boule de feu dans un tourbillon de flammes, d'écumes, de plumes et de mort. La Capitaine Vortensen morte, les pirates demeuraient en sous-nombre. Sitôt que la chance tourna pour les pirates sur le mur d'enceinte, le vaillant Capitaine Morgan tomba sous les coups ennemis, et les flibustiers, jetés par-dessus le mur, durent se retirer. Ils filèrent ventre à terre jusqu'aux ports, sous une pluie de flèches ennemies, embarquant à bord du Jolly Suppure, de la Regina et du Reanspell.

Beaucoup trop en infériorité, et tandis que les Ports retombaient aux mains des résistants, les flibustiers s'étant faits maîtres de la moitié de Maäl durent se retirer. Ils prirent grand'soin d'emmener avec eux le maximum de butin, or, argent et femmes. Ils bondirent à l'intérieur du Jolly Suppure au mouillage sur le Port Nord-Est et prirent le large !

De son côté, Phadransie La Noire avait enfin atteint le Galion tant désiré. Elle eut grand'mal à fouler le pont du vaisseau, mais un Elfin à la jambe de bois vint la porter jusqu'au pont.

« On doit se tirer, Capitaine ! Maäl est foutue !

La Noire se fraya un passage au travers l'entrechoquement des lames, des corps, des flèches et des torrent de feu. Elle fut surprise de trouver près de la porte de la coupée le corps encore agonisant du "Capitaine Stabber Croc-De-Fer", le Virenpien qui l'avait jetée par-dessus bord. La Noire lui expectora une glaire de sang au visage puis un coup de botte dans les dents, et se jeta en avant dans la bataille ! Le concours de La Noire contre les royalistes aidèrent les flibustiers à reprendre le bâtiment ! Bientôt, La Noire éloigna de la capitale la Regina, plus que l'ombre d'elle-même.

Les pirates quittaient Maäl. Le Capitaine Jolly Cutler à bord de son Jolly Suppure, gorgé d'or et de prisonnières. Phadransie à bord du Galion dont le pont baignait dans le sang, encore la cible des flèches des résistants. Et un vieux Mzékils dont Phadransie ignorait le nom, qui devait certainement faire partie de l'équipage de Cutler, à bord du trois mâts carrés Reanspell.

Les ailés de Maäl ne les poursuivirent point. Sans doute étaient-ils trop fatigués et blessés pour le faire.

Phadransie ordonna à la dizaines d'hommes valides à bord du Galion de se coucher derrière les canons de la soute aux poudres, afin d'éviter la volée de flèches de feu que l'on continuait à leur envoyer. Les courants forts et le vent arrière d'Arcaëlle aidèrent les forbans à semer les ailés.

Mais le galion demeurait en très mauvais état. La plupart des voiles en partie consumées, la Misaine et le Grand Mât noirci par les flammes, La Noire dû faire lier le navire avec des cordes afin que le pont inférieur ne s'ouvre point. En guise de lest, elle fit déplacer les corps inanimés sous le pont principal et jeter à la mer les canons inutilisables.

Après plusieurs lieues de navigation sur calme plat, les trois bâtiments durent s'arrêter à la côte afin de faire le point.

Le Jolly Suppure demeurait en état, empli d'or, et sur ses quatre-vingts âmes initiales, il n'en demeurait plus que la moitié, prisonnières incluses. On comptabilisait à bord du Reanspell et de la Regina une vingtaine d'hommes, ce qui était bien trop peu pour la manœuvre de deux vaisseaux de ce tonnage. Sans compter que les deux navires du Royaume, bien que de très bonne constitution, étaient à l'agonie et fuitaient en plusieurs points.

L'on fit alors la concession d'abandonner un des deux navires sur les côtes de l'île déserte sur laquelle ils se trouvaient, concentrant les hommes valides en l'édification d'un équipage, un seul, afin de guider l'un des deux navires jusqu'à Port-Suppure où il serait réparé.
Restait à décider lequel des deux entre le Galion et le Reanspell. Le Mzékils ne souhaitant pas effacer son titre de Capitaine du Reanspell et Phadransie celui de Capitaine de la Regina, ils réglèrent leurs différents en duel. La poudre ou l'acier. La Noire se fichant comme d'une guigne de l'un ou de l'autre, certaine de triompher, prit le tromblon à un seul coup qu'on lui tendait de sa seule main valide, et écrasa son adversaire d'une balle en pleine tête.

Elle jeta son dévolu sur le Reanspell au final, non pas qu'il demeurait en un meilleur état que le Galion, mais elle venait d'abattre en duel celui qui se prétendait son Capitaine, contrairement au Virenpien, et estimait que ceci lui donnait un droit plus considérable sur le fait de s'en rendre maîtresse. Par ailleurs, il y aurait moins de chargement à transporter de la Regina au Reanspell qu'inversement. Le transfert prit plusieurs heures à s'effectuer, et l'on dépouilla de tous ses biens de valeurs le Galion. Ses coffres, ses cabines, ses voiles, ses cadavres, ses pièces et tout le reste.

L'on divisa ensuite en deux les pirates. Le premier équipage constituerait le corps du navire du Capitaine Cutler, empli d'or et de femmes et le second celui du trois-mâts de La Noire. Tous les blessés et invalides furent réunis et l'on décida qu'ils exécuteraient la traversée dans les cales du Jolly Suppure, le navire étant en un meilleur état. Ainsi, on put désigner plus d'hommes et de femmes pour manœuvrer le Reanspell et tenter de le faire atteindre Port-Suppure en un seul morceau -ce qui s'avérait ardu !-

On convint également de s'occuper du partage du butin -qui s'avérait tout de même conséquent, vu le nombre de pirates survivants, mais si lamentable en considération du nombre de vies perdues- une fois arrivée à la cité pirate, pas avant. En revanche, les femmes furent placées à bord du Reanspell, les marins arguant qu'elles ne devraient point demeurer à bord d'un navire impur, empli de blessés, de malades et de mourants. Évitant de violentes disputes entre des hommes rongés par la frustration et le désir, le Capitaine Cutler conserva une dizaine d'entre elles à son propre bord.

Il allait de soi que les prisonnières servirait de défouloir aux envies massacrantes des hommes durant le trajet jusqu'en Suppure.

Il ne restait à Phadransie La Noire plus qu'à élever une échelle de commandement plus ou moins fiable, en vue des quelques semaines de navigation qui les attendait. Mener un navire comme le Reanspell jusqu'à la Suppure, au vu de son état, relevait d'une foi toute exceptionnelle, mais La Noire n'aurait abandonné un tel joyau pour rien au monde. Elle nomma son Second un Elfin et se chargea d'élire quelques officiers parmi ses hommes.

Lorsque La Noire atteint Port-Suppure, environ trois semaines après leur départ de l'île où ils avaient caréner, calfater et pris quelques jours de repos, sa première entreprise fut de dépenser une bonne partie du butin dans de la ripaille et de la beuverie.

La seconde, de renommer le royaliste Reanspell en Blackwasp.

- Car la guêpe est le plus grand prédateur de l'araignée. »

Le Eighth Son, ce mystérieux navire fantôme de la huitième fille ne lui échapperait plus très longtemps.
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