Négociation tendu

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Sam 16 Sep - 23:50

Les festivités s’étaient éloigné au fil des semaines suite à la cérémonie de mariage de mon fils, le quotidien reprenait sa place et avec lui la menace de la guerre toujours présente. Je dois m’assurer que nos voisins directs ne chercherons pas à nous attaquer, et au mieux, les convaincre de rejoindre nos forces pour mener à bien la guerre contre les hayert’vall. En ce sens, j’ai fait envoyer des corbeaux et ensuite des messagers en civil à Tromayan pour requérir une audience auprès du seigneur de la cité. 

D’après mes informateurs, il s’agirait d’un ancien général de l’armée impériale puis démocrate. Un très vieux Mzekil très connu pour ses talents de stratège et martiaux. La ville est elle-même connus pour la concentration en forgeron qualifié qui la peuple. Une zone à contrôler pour obtenir de précieuses ressources de guerre. 

Notre convoi est partis au matin avec dame Cornwall, j’ai embrassé mes enfants et ma femme avant de partir escorté par une trentaine de soldats vétérans des toutes premières campagnes. Le chemin fut sans embûche, à cheval, nous avons pu voir les restes des armées d’adorateurs… Les monceaux de cadavres, les armes abandonnées… Les hameaux ravagés lors de leurs retraites. Nous avons passé deux de ses hameaux sans trouver de survivants. En deux semaines de voyage, avant de voir les remparts de Tromayan, j’avais fini par me demander si le seigneur en place était toujours le fameux général. 

J’avais revêtis le même uniforme que mes hommes, hormis la cape écarlate en plus qui caractérisait ma position. Lorsque nous avons atteint les portes, nous avons été conduits au château, mes soldats furent priés de rester dans la cours et je fus conduit en compagnie d’Anna vers ce qui semblait être la salle du trône… Vaste pièce rectangulaire avec un feu crépitant dans des âtres le long des murs les plus longs. Un Mzekil attendait sur un trône au fond. Je jetais un coup d’oeil à Anna en me disant que… Si j’avais pu repousser avec Anna un demi-dieu, nous nous sortirions d’ici facilement en cas de besoin. 

« Seigneur-Général Huan’Lou Phantil , je suis le seigneur Grégoire Boisdefer. Je me présente à vous pour vous demandez de rejoindre mes forces dans la guerre contre les adorateurs d’Ozan. » Je déclarais en mettant genou à terre, sans détours au grand damne d’Anna et d’un parti des membres de la cours qui poussèrent des soupirs de surprise. « Je comprends que cela peut vous paraître importun, voir fou… Je ne suis pas du genre à tourner autour des choses. » Je conclus en me relevant.


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Lun 18 Sep - 11:34
Nous étions partis Grégoire et moi-même pour la citée de Tromayan. Mon Seigneur avait l'espoir de rallier à sa cause le Général Huan'Lou Phantil, un vieux guerrier et un tacticien légendaire en charge des défenses de la ville. En chemin, nous fûmes malheureusement témoins des ravages qu'avaient causé l'armée des Hayert'Vaäls, ou ce qu'il en restait. Des cadavres partout, la mort omniprésente, et des nuages de corbeaux gorgés de sang noircissant le ciel.

Mais ce ne fut pas ce qui nous surpris le plus durant ce voyage. C'est lorsque nous fûmes arrivés en vue de Tromayan que la stupéfaction fut la plus grande. Une grande citée, juchée sur une immense colline, entourée de deux immenses murailles successives, ainsi qu'une forteresse impressionnante en son sommet. En observant de loin, nous nous rendîmes rapidement compte qu'entre les deux premières murailles, les habitations avaient été complètement rasées. A la place, se trouvaient des ruines et des tranchées.

Tandis que nous passâmes les portes de la citée sous l'escorte étroite des soldats de Tromayan, nous pûmes voir à quel point les défenses avaient été incroyablement bien pensées. Du haut de la deuxième muraille, il était facile de tirer à vue dans ce champs à présent désert, où se trouvait des tranchées remplies de pieux. Aucun moyen de se cacher des archers ou arbalétriers... Une vraie place de la mort, où le parcours était fastidieux et long. Seuls des ailés auraient pu s'en sortir sans trop de casse.

Ils nous firent traverser ainsi les champs de la mort, grâce à des pontons en bois qu'ils devaient sûrement retirer après avoir perdu le premier mur... s'ils le perdaient. Nous fûmes menés jusqu'à la forteresse, traversâmes les couloirs de celle-ci avant de nous retrouver dans une salle qui fut autrefois celle d'audience, d'un dirigeant il y a longtemps décédé. Elle avait été réaménager en un espèce de mess des officiers, avec de nombreuses tables et chaises la parcourant, et des feux crépitaient dans les âtres le long des murs. Le vieil homme nous attendait sur le trône, caressant sa barbe blanche tressées en nous regardant de ses yeux bleus, aussi froids que la glace éternelle du Pic de Thäa. Sa carrure était impressionnante pour un vieil homme de son age. C'était un colosse, à la peau brunie par les années, pourtant une tenue d'officier. Je pouvais sentir toute la puissance de sa légende rien qu'à le regarder. Sans même le connaître, on pouvait deviner les exploits qu'il avait accompli.

- Seigneur-Général Huan’Lou Phantil , je suis le seigneur Grégoire Boisdefer. Je me présente à vous pour vous demandez de rejoindre mes forces dans la guerre contre les adorateurs d’Ozan, déclara Grégoire qui posa un genou à terre.

Je le fixai avec des yeux complètement ahuris. Par quel folie de Kaliqua avait-il été frappé ? Avait-il perdu l'esprit ? Les représentant de la ville, ainsi que les officiers présents, commencèrent à murmurer et à se demander si l'homme en face d'eux n'était pas complètement fou.

- Je comprends que cela peut vous paraître importun, voir fou… Je ne suis pas du genre à tourner autour des choses.

Le vieil homme sourit, il sembla pouffer dans sa barbe, mais gardait toujours son regard sévère et glacial.

- Du calme, Gamin ! Du calme ! finit-il par dire de sa voix grave et caverneuse. Moi non plus je n'aime pas tourner autour du pot ! Ça nous fait un point commun !

Quelques officiers se mirent à rire. Cela devait sûrement être un sujet de tous les jours. Probablement était-il vraiment du genre à aller droit au but.

- Aller, debout Petit, je ne suis pas un de ces seigneurs à qui il faut faire des ronds de jambes pour pouvoir discuter sérieusement.

Gamin ? Petit ? Je trouvais cela fort insultant de la part de ce vieil homme. Je ne tolérais pas le manque de respect qu'il semblait avoir pour mon Seigneur. Je rongeais mon frein... me retenant d'insulter ce vieux fou pour son manque d'étiquette. Il semblait cependant le dire sur un ton paternel, amical... Ça n'empêchait pas que je trouvais cela offensant.

- Tu as du culot de venir ici et de me demander de l'aide. A ce que je sache, tu n'es pas mon dirigeant ! Tu sais... J'ai des consignes te concernant, Grégoire Boisdefer. Tu es considéré comme un renégat aux yeux de l'Alpha et du gouvernement Lykosim. Un petit Seigneur qui veut faire sa loi et imposer son règne... Un homme qui, à ce que j'ai entendu dire, fricote avec la Principauté et le Royaume...

L'atmosphère était soudainement tendue, et les représentants de la ville semblaient juger Grégoire du regard.

- Tu es un traître, Sir Boisdefer, aux yeux de la nation, tu ne vaux pas mieux que les Hayert'Vaäls. Mais je suis un homme intègre et honnête. Tu as demandé à me parler, alors je te laisserai parler, et je ne profiterai pas que tu sois là pour tenter de te capturer, tu as ma parole. Je suis un homme d'honneur, mais aussi un homme de devoir... Et tu me mets dans un situation bien délicate, mon Garçon.

Le vieil homme se leva et s'approcha de nous, nous surplombant de quelques centimètres. Un véritable colosse.

- J'ai des personnes qui peuvent témoigner de votre courage et de votre volonté de défendre les habitants de Kaïl contre les Hayert'Vaäls, aussi je suis bien obligé de te croire quand tu me dis vouloir mon aide pour les affronter... Mais regarde, Petit ! Regarde Tromayan... J'ai du en faire une forteresse imprenable pour nous protéger de ces sauvages ! J'ai du faire rapatrier les habitants des hameaux alentours, quitte à faire raser leurs maisons et leurs fermes pour les obliger à venir s'abriter ici ! Non seulement je n'ai pas les moyens de t'aider, mais en plus, je ne le ferais pas ! Parce que je suis un homme d'honneur, Petit. J'ai juré fidélité à la démocratie des Lykosims ! J'ai juré de servir mon pays ! Je ne peux pas m'allier avec toi...
- Mais c'est complètement stupide ! m'écriai-je alors, excédée.

Tout le monde se tourna vers moi, je me sentis soudainement forte embarrassée mais n'en montrai rien. Le vieil homme me fixa de ses yeux de glace.

- C'est ta femme, Boisdefer ? Elle a l'air drôlement féroce...
- Je ne suis PAS sa femme ! Je suis la ministre des finances et du commerce du Domaine, Anna Cornwall.
- Une bureaucrate... Et que connais-tu de l'honneur et des devoirs d'un soldat ? Que connais-tu des horreurs de la guerre ?
- Je les connais assez bien pour les avoir infligé à nombre de personnes... et pour les avoir subit. Je me suis battu à la bataille de Wasdkioljer ! Plus qu'aucun autre... Même blessée, j'ai continué à...

Il me fit signe de m'arrêter. Sans que je n'arrive à savoir pourquoi, j'obéis. Cet homme avait un autorité naturelle irréelle.

- Je te crois... Je le vois dans tes yeux... Je sens la marque de ceux qui ont vu couler le sang et qui l'ont fait couler...
- Alors suis-je assez digne pour émettre une suggestion ?
- Je t'écoute...
- Aidez-nous ! Aidez-nous et nous vous aiderons ! Ensemble, nous pouvons lutter plus facilement contre la menace que représentent les Hayert'Vaäls. Si vous le voulez...  
- Peu importe que je le veuille ou pas ! Peu importe que j'en ai envie ou pas ! Peu importe que l'Alpha soit le plus grands des crétins... J'ai des devoirs à respecter. Autrefois, j'étais Général dans l'Empire, et même si Morloc était le pire des enfoirés qu'Arcaëlle ait jamais connu, j'ai toujours été fidèle. Ce n'est pas une question de volonté, c'est une question de devoir. Donc, non, je ne pourrais pas vous aider...

Je restais muette. Évidemment, cette réponse ne me plaisait pas, et elle n'allait sûrement pas plaire à Grégoire non plus, mais elle imposait le respect. Malgré tout ce qui se passait, malgré son envie de nous aider, il restait droit, fier, et fidèle. Un homme comme on en voit rarement.
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Lun 18 Sep - 21:14




A écouté avec le discour de grégoire;:
 


Bien évidemment, cela n’allait pas être aussi simple de convaincre ce vieux guerrier de me venir en aide. Je m’y attendais, l’inverse m’aurais mit sur mes gardes de toute manière. J’ai écouté avec respect le vieux mzekil, j’ai même choisis de ne pas intervenir quand il a eu cet accrochage avec Anna… Je dois vraiment faire un communiquer pour faire comprendre qu'Anna n’est pas ma femme, ce genre de méprise n'arrive trop souvent, pas que je ne trouve pas la jolie lorcq séduisante, mais mon coeur est déjà aux mains d’une belle femme venue des océans.

Je comprenais le guerrier, l’honneur et le devoir étaient des qualité très apprécié des guerriers. Je devais admettre que ce géant forçait l’admiration, il avait pu transformer sa cité en une forteresse que je pense moi-même copier pour les nôtres, il avait des choix difficiles et qui je pouvais le sentir, lui coûtait. Ainsi, moi le petit, je ne répliquais pas à ses petites provocations, gardant plutôt un franc sourire sur mon visage aux yeux plein d’amusement au départ qu’il se livrait à ce jeu de provocation.

Je savais les yeux et les oreilles de ses conseillers braqué sur nous, ainsi, je donnais une tape amicale sur l’épaule d’Anna pour la rassurer et m’adressais au guerrier.

« Général… Je comprends vos réticences, à votre place, j’ignore si j’aurais pu tenir aussi longtemps et si ma loyauté envers mon suzerain aurait tenu face à la promesse de sécurité pour moi et mes gens. 

J’avais prévu que vous refusiez ma proposition. J’ai même prévu l’idée de vous proposer de vous escorter d’ici jusqu’à Allerthan avec tout vos gens pour vous mettre en lieu sûr et tenir vos positions à votre place contre les adorateurs... 
» Une pause. « Je suis quasiment certains que cela aussi, vous ne l’accepterez pas papi. » Je me permis avec un sourire amusé.

Je reculais d’un pas pour avoir aussi les conseillers dans mon champ de vision.

« L’alpha vous à dit que j’étais un renégat, un rebelle sans honneur souhaitant juste faire mon trou dans son royaume en péril. Que je me suis vendu à Yban et aux cités blanches. » Je décrochais ma cape. Autant jouer selon les coutumes des guerriers. L’étoffe écarlate au symbole du renard tombait à terre. « Je n’ai jamais souhaité le pouvoir, ce fardeau au poids incommensurable. » Je défis les sangles de mes gantelets et brassard d’acier qui tombèrent dans un cliquetis.

« J’ai fédéré des réfugié et des déserteurs qui avaient perdu tout espoir de victoire. Je n’ai jamais attaqué un seul soldat de la démocratie. Ytabguer’rall… C’est les soldats qui en ont ouvert les portes pour mettre les leurs à l’abri de la faim et des hayert’vaal en voyant que leur seigneur se terrait comme un lâche. » Je défie ma cuirasse et la laissais tomber devant moi.

« Juier, c’est ma fille qui l’a libéré des pirates alors que j’étais dans le coma suite à une bataille grandiose au pic de thaa, où se fils de pute de lemmy, enfant d’Ozan, à tuer l’un de mes meilleurs ami et massacré des milliers de lupans ! » Je fis tomber le fourreau de ma lame.

« Phangrt s’est joint à nous après que mon fils avec mon aide, ayons empêché la comtesse Sanaël de céder aux chantages des chevaliers noirs d’Ozan. » Je défie ma tunique écarlate et la jetais à terre.

« Wasdkioljer, c’est une fille de Thaa qui la libéré au péril de sa vie, alors que son intendant avait voué fidélité aux chevaliers d’Ozan. C’est une armée de soldats encore inexpérimenté, parfois bien trop jeune ou trop vieux, qui ont versé leurs sangs avec dame Cornwall ici présente, pour la protéger d’Ozan. C’est le prince d’Yban et la général Highwind, les elfes d’Amonco, qui sont venu nous porter secours alors que nous mourrions les uns après les autres. » J’avais ainsi dévoilé les dizaines de profondes cicatrices sur mon torse, mon dos… Souvenir indélébile des batailles toujours plus sanglantes que nous menions.
« Vous voulez être fidèle à l’Alpha, c’est honorable. C’est vertueux que de chérir la loyauté. Mais l’Alpha n’était pas là alors que nous lui avons maintes fois demandé son aide ; l’alpha n’était pas sur les remparts de Wasdkioljer, il n’était pas au pic de Thaa pour sauver les lupans. » Je sentais mes yeux se flouter de larme. « L’alpha n’a pas chevauché ventre à terre pour venir sauver les gens du sud et de l’ouest. C’est vous qui avez versé votre sang, du passer pour un homme cruel en brûlant des maisons pour faire venir les gens à l’abri. »

Je m’approchais ainsi du général en le fixant dans les yeux avec une détermination sans faille.

« Je me bas pour ma famille, pour les enfants que j’ai recueillis. Pour ma femme, pour ma sœur de bataille Anna Cornwall. Je me bats pour que ceux qui sont mort ne le soit pas en vain. Je me bats… Parce que, je le dois, général. Je me fiche de savoir que vous serviez un empereur devenus fou, un Alpha lâche et intriguant. Je vous demande de cesser de vous battre pour un homme, mais pour votre peuple. Parce que moi, j’ai un centième de votre longue vie derrière moi. Je ne suis pas noble de sang, mais j’ai choisi de protéger les faibles et les idéaux de nos dieux. »

Je tendis la main devant moi, l’avant-bras en avant, comme le voulait le salue des guerriers.

« Acceptez de rallier Allerthan ou de rester neutre à mon égard même si je dois passer non loin de Tromayan, mais je vous en pris… Ne me combattez pas. Je dois rallier le sud et l’ouest. Si vous voulez ma place, prenez là. Mais ne laissez pas kail aux mains de ces chiens d’Ozan. »


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Lun 18 Sep - 23:20
Le rouge m'était légèrement monté aux joues tandis que Grégoire se dévoilait à nous, exhibant à tous ses nombreuses cicatrices. Ce spectacle était à la limite de l'indécence, mais je le savais être pour la bonne cause. Je restai un moment à l'observer en silence, émue par ses mots et par l'acte qu'il faisait là de se montrer à tous : humain et vulnérable, mais pourtant avec la forte volonté de protéger ses semblables, de continuer à se battre. Cela forçait le respect, autant que la fidélité du vieil homme. Ce dernier sembla d'ailleurs hésitant, soupira, d'un air dépité.

- Tu es fait du même acier que moi, Petit. Forgé dans les flammes de la guerre, alors que tout ce que nous voulions c'est un toit, une femme et des enfants... Je vais te dire... Je n'ai pas toujours été un soldat. Avant je n'étais qu'un simple fermier... Et puis... Et puis est venue la guerre... le règne de terreur de Morloc... Et ainsi j'ai du faire ce que je devais faire...

Le vieil homme dégrafa ses brassards, retira péniblement sa cuirasse et défit son gilet de cuir noir, témoignant de par le nombre impressionnant de cicatrices, son passé de guerrier. Des brûlures, des marques de flèches, d'épées, de lances... Le vieil homme avait subit tout ce que l'on pouvait subir de supportable. La peau était quelque peu ridée, mais il conservait un musculature digne d'un guerrier de sa trempe.

- Le devoir... Le devoir envers le peuple de Kaïl... peu importe qui soit au pouvoir. J'ai le devoir de protéger ces gens. Je ne doute pas de ta volonté, Petit... Et je ne veux certainement pas de ta place. Malheureusement... tout le monde n'est pas de mon avis. Tout le monde n'est pas convaincu que tu ne cherche rien de plus que protéger Kaïl et ses habitants. C'est malheureusement pour ça aussi que je me dois de me dresser sur ta route... Même si je sais l'Alpha indigne de ma loyauté indéfectible...  

Sa voix était emplie de tristesse, mais aussi de détermination. Le vieil homme ne lâcherait pas si facilement l'affaire, même si cela lui faisait mal de l'avouer, même s'il donnait crédit à mon seigneur. Huan'Lou était prêt à mourir pour sa cause, ça j'en étais persuadée.

- Mais je ne forcerais pas mes hommes à te combattre, Grégoire. S'ils le décident, ils seront libres de quitter Tromayan, ils seront libres de ne pas te tenir tête, s'ils le souhaitent. Pour moi, malheureusement, c'est impossible... Dusse-je être le seul à tenir tête à toi et tes hommes... Je me dresserais contre toi ! Ainsi est mon devoir...

C'était à mon tour d'agir, à mon tour d'appuyer le discours de mon seigneur. J'étais remplie de peur, de crainte que l'on me juge comme un monstre, mais il fallait que je le fasse... il fallait que je leur montre à tous... C'était à mon tour de me dévoiler, de faire tomber ma carapace. Je défis lentement les gantelets de mon armure et le jeta à terre avant de brandir mon bras. Il était couvert des stigmates rouges luminescents que m'avait laissé Gwyar.

- Bon sang... par Thäa... Jeune fille mais... bredouilla le vieux tahora.
- Ceci est ma malédiction... celle qui m'a été infligée pour avoir usé de Gwyar... l'épée qui a fait le miracle de blesser Lemmy au seuil de la mort. Voilà le prix que j'ai du payer pour lui tenir tête ! Voilà le prix que j'ai du payer, pour sauver mon seigneur, pour protéger Wasdkioljer, pour épargner les vies de millions de Kaïlliens !

Le vieil homme me regarda de ses yeux bleus comme la glace et je pus lire en lui, une lueur de tristesse, de profond chagrin. Je le sentais être homme à ne pas se faire influencer aussi facilement, mais il sembla comme soudain chancelant, hésitant.

- Est-ce que cela te fait souffrir, petite ?
- Tous les jours... presque constamment... Mais je fais avec...
- C'est bien... C'est bien d'avoir un rappel du poids des vies que l'on protège...

Un silence s'installa progressivement, tout le monde attendant que le vieil homme prenne sa décision, qu'il exprime enfin ce qui allait vraiment se passer. Les représentants de la ville, eux, me regardèrent avec crainte, ou dégoût, comme si j'étais une pestiférée, un monstre à éviter. Les officiers, eux, semblèrent plus compatissant à mon sort, même si certains n'eurent pas de meilleures réactions que celles des premiers.

- Vous semblez tous avoir souffert de l'inaction de notre gouvernement... Moi-même, j'ai été bien seul pour combattre les Hayert'Vaäls... Je suis cependant pieds et poings liés... Humpf...

Il se passa la main derrière la nuque et s'empressa de repasser son gilet de cuir noir sur les épaules.

- C'est d'accord... Tu as ma parole, petit... Je ne te mettrais pas de bâton dans les roues, et je ferais en sorte de fermer les yeux quant à tes manœuvres dans la région... Mais si tu approches de trop prêt Tromayan, si tu mets un seul pied dans cette ville, ou n'importe lequel de tes hommes qui ne soit pas un messager, le devoir m'obligera à vous tuer !
- Mais enfin, c'est grotesque !
rugit l'un des représentants de la ville. On ne peut pas laisser ce renégat faire ce qu'il veut !
- La ferme !!
tonitrua Huan'Lou, ce qui fit se rapetisser le gros bonhomme qui lui tenait tête. Mon devoir est de protéger Tromayan ! Si l'Alpha n'est pas foutu de me donner assez d'hommes valeureux pour tenir tête à Boisdefer, je ne m'y risquerai pas, sauf s'il vient m'attaquer, ici, à Tromayan ! C'est soit ça, soit je vous laisse tous crever comme des porcs insignifiants aux mains des Hayert'Vaäls qui n'attendent qu'une occasion de venir ici ! Alors oui ! Si j'ai le choix, Clavin, je préfère sauver votre gros cul plutôt que de combattre le Domaine ! Et pourtant vous savez à quel point je meurs d'envie de vous voir gesticuler comme une fille de joie devant une bande d'Hayert'Vaäls qui voudraient votre cul, celui de votre fille, et peut-être même celui de votre truie de femme s'ils sont pas trop difficiles !

Clavin ravala un hoquet de frayeur et préféra se faire oublier très rapidement. Le vieux général était effrayant à souhait quand il s'y mettait. Même moi j'en avais de la sueur qui perlait le long du cou.

- Je suis désolé de ne pas pouvoir faire plus, petit ! Mais tu vois ? Si je ne fais pas au moins la promesse de te combattre si tu viens par ici, j'aurai une sacrée révolte sur le cul... Et puis c'est mon devoir...
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Mar 19 Sep - 20:37

Je m’étais lancé dans un duel de volonté, je n’avais pas obtenu ce que j’espérais, mais j’avais eu ce dont j’avais besoin. L’aide d’Anna me touchait beaucoup, je fus vraiment choqué par l’état de ses bras, je me promis de revenir sur cela plus tard. Je me revêtis en serrant la main du colosse.
« Vous acceptez de ne pas m’attaquer, et c’est déjà un grand soulagement pour moi, général. » Je lui dis avec gratitude.
Je commençais à reculer pour tourner les talons quand j’eus une idée…
« Je vous garantis que je ne ferais pas passer mes troupes à proximité de votre région sans vous avoir fait part de mes manœuvres par messager, général. Nous ne sommes peut-être pas allié, mais j’espère au moins vous prouver que je suis digne de confiance et homme de parole. » Je rajoutais un peu plus bas. « Il se pourrait… Que lors de nos futurs manœuvres pour traquer les hayert’vaal plus loin au sud et à l’est, que des convois de vivres soit trop lent et doivent être abandonné proche de Tromayan par exemple… Certains grand dirigeant pourrait voir dans leurs récupérations, une preuve que la lutte de Tromayan continue contre le Domaine. » Je conclus en ayant un sourire malicieux avant de saluer avec fierté ce grand guerrier. 
Nous avons ensuite été escortés par les hommes du général jusqu’en-dehors des remparts extérieurs. Avec mes troupes, nous avons repris la marche pour revenir à Wasdkioljer. La première nuit de notre voyage de retour, alors que les soldats montaient le camp et que les sentinelles prenaient position. Je me suis approché de Anna qui était assise près du feu. Je lui ai tapoté l’épaule.
« Je voudrais te parler, Anna. Suis moi. » Je lui demandais en indiquant les arbres non loin. Nous avions monté le camp à l’orée d’un bosquet.
La lueur du feu n’éclairait que peu cette zone, l’odeur de l’herbe humide me rappelais mes jeunes années. Anna me rejoignait, elle se postait dos à un arbre proche. Je la fixais dans les yeux et posais mes mains sur ses épaules, sans brusquerie, mais fermement.
« Anna… Ne me cache plus ton état de santé à l’avenir. Premièrement, j’ai besoin de connaître l’état de mes plus compétents chefs, une blessure, de la fatigue trop accumulé sans que j’en sois informé et je risque de t’expédier dans une mission qui te mettrait en difficulté voir en danger. » J’eus un petit sourire. « Deuxièmement, tu es ma sœur de bataille, tu es de la famille, si tu vas mal nous devons le savoir pour t’aider. Calysta n’aimerait sûrement pas savoir que tu souffres sans que nous ne puissions tenter de t’aider… À notre retour, tu iras à l’Université, je me fiche de savoir si tu à d’autres choses à faire, les mages ferons leurs maximum pour soulager tes maux. C’est un ordre de ton roi. j’ai besoin de toi au meilleur de ta force. » Je la relâchais en tapant gentiment sur son bras avant de retourner vers le camp… Je me retournais brièvement pour demander à Anna de ne pas rester seul. 

Le lendemain, nous reprenions la route vers Wasdkioljer, pour monter la future campagne militaire du Domaine.
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Mar 19 Sep - 23:20
Le vieil homme sembla satisfait des réponses qu'il avait eu. La promesse de Grégoire l'enthousiasma quelque peu et il nous gratifia d'un dernier sourire avant de nous laisser partir. Huan'Lou... Un général honorable, grand par la taille et par l'esprit. J'aurai été fière de servir à ses côtés. Un homme prêt à se battre seul contre une arme parce que c'est son devoir... C'était d'un signe de grande dignité, ou de folie pure... mais dans le cas présent le premier était le seul à envisager.

Nous quittâmes ainsi Tromayan, le cœur plus léger. Ce n'était pas tout à fait ce qu'espérait Grégoire, mais je le sentais soulagé de ne pas avoir à compter Huan'Lou comme un ennemi qui allait s'évertuer à nous combattre et à saper nos efforts pour sauver Kaïl. Le soir venu, le bivouac fut monté, et les renards écarlates commencèrent à faire brûler un feu. C'est à ce moment là que mon Seigneur vint me demander de le suivre, pour me parler en privé. Je savais de quoi il retournait, je pouvais aisément le deviner. Les marques sur mon bras... La malédiction de Gwyar... J'en eus la confirmation à ses premiers mots. Il posa ses mains sur mes épaules, ce qui me mit quelque peu dans l'embarras.

- Anna… Ne me cache plus ton état de santé à l’avenir. Premièrement, j’ai besoin de connaître l’état de mes plus compétents chefs, une blessure, de la fatigue trop accumulé sans que j’en sois informé et je risque de t’expédier dans une mission qui te mettrait en difficulté voir en danger.

Je restais silencieuse à ses mots, l'écoutant sans broncher. Comme à mon habitude, je ne fis mine de rien, faisant l'indifférente.

- Deuxièmement, tu es ma sœur de bataille, tu es de la famille, si tu vas mal nous devons le savoir pour t’aider. Calysta n’aimerait sûrement pas savoir que tu souffres sans que nous ne puissions tenter de t’aider… À notre retour, tu iras à l’Université, je me fiche de savoir si tu à d’autres choses à faire, les mages ferons leurs maximum pour soulager tes maux. C’est un ordre de ton roi. j’ai besoin de toi au meilleur de ta force.
- Ça ne fait presque pas mal... Et vous aviez déjà assez de vos propres soucis après la bataille de Wasdkioljer... Cela ne nuira pas à mes performances, Grégoire. Ne vous en faites pas. Si cela peut vous rassurer, j'irais consulter les mages à l'Université. Promis.

Il retourna alors vers le campement, visiblement soulagé et m'ajouta alors de ne pas rester seule. Je lui souris brièvement, ce même petit sourire discret qui ressemblait plus à un rictus de satisfaction qu'autre chose.

« Merci, Grégoire... » me dis-je à moi-même, intérieurement. S'il savait à quel point je suis touchée qu'il se soucie de moi ainsi... S'il savait à quel point je lui suis reconnaissante de ne pas me prendre pour un monstre à cause de ces marques... Mais je ne veux pas être un fardeau pour lui, je ne veux pas lui montrer à quel point j'ai mal, intérieurement. Je le protégerai de tout ça, peu importe ce que cela m'en coûtera. Personne ne pourra m'empêcher de protéger mon Seigneur... Personne ni quoique se soit d'ailleurs ! J'étais seulement peinée de devoir lui cacher la vérité depuis si longtemps... mais je ne voulais pas le troubler, je ne pouvais pas le troubler avec mes propres problèmes.

Sa sœur de bataille... Était-ce ce sentiment là que l'on ressentait envers un frère ? Est-ce que ce que j'éprouvais pour Grégoire était semblable à ce qu'une sœur peut avoir pour un frère ? Peut-être... Peut-être était-ce cela que j'avais senti au bal, non pas de l'amour comme lorsque l'on désire quelqu'un, mais plutôt un amour fraternel, un amour dénué de désir charnel et plutôt empli de bienveillance. J'avouais ne pas le trouver repoussant bien au contraire, mais ce n'est pas cela qui définissait vraiment l'amour, je commençais doucement à le comprendre... moi qui avais toujours été seule... seule... Jamais je n'avais eu aucun frère, que se soit de bataille ou non.
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