On va faire ça à l'ancienne! [TERMINÉ]

 :: Le monde :: Kaïl :: Sud :: Samdal'Han Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Ven 22 Sep 2017 - 21:30
Presque un mois et demi après le mariage de mon fils, je commençais à reprendre les choses sérieuses. Les greniers à grain étaient tous plein et prêt à nourrir la population du Domaine de l’Hiver qui approchait, ils étaient d’ailleurs surveillé. L’Arsenal de Juier avait débuté, Marina en commandant les travaux. Aleksandar et Sanaël assuraient le renforcement des forts et défenses du nord pour prévenir toute attaque venant d’Allerthan. Arakar Hellscream continuait de former autant de soldats qu’il en avait sous ses grandes mains. Erikar s’assurait que les derniers vestiges de la tempête qui avait frappé il y a quelques mois, serait bientôt réparé. Jaskar avait assuré que les forces de Wasdkioljer étaient de nouveau prête à défendre la ville… Un groupe colonial venant de dame Loumez avait pris pied à proximité de Juier avec l’accord Dominian. Le conclave des elfes d’Amonco était toujours en corps, mais Vrael m’assurait que les choses se présentaient bien pour l’assimilation de Sec’Rina. 

Je n’avais plus qu’une chose à régler, enfait deux… D’une part, je dois m’assurer de la survie d’Anna, elle est des nôtres et en apprenant son supplice toute la famille s’était déclaré prête à partir trouver un remède. j’ai rapidement calmé les envies aventurières de tout ce joli monde en annonçant que j’irais moi-même chercher un remède avec Anna. Je devais également en apprendre plus sur les autres cités du continent, et force était d’admettre que même la proche Tromayan nous était inconnus sur son état et situation.
J’ai donc ordonné et donner tout autorité à Arakar Hellscream pour qu’il recrute et forme un nouveau genre de soldat… L’idée m’était venu alors que je peinais à trouver le sommeil après une soirée agréable au bras de ma tendre Saphira… « La meute écarlate » à l’emblème d’une tête de renard rouge sur fond noir sera la première unité de son genre sur Kail, ils auront un entraînement au combat, infiltration, survie en tout milieu et auront pour mission par escouade de quatre d’aller chercher des informations à travers tout Kail pour nous offrir les meilleurs avantages avant la grande offensive. Ils auront aussi pour ordre de faire le plus de dégâts parmi les adorateurs en usant de sabotage et d’assassinat. J’avais fait signer les manuscrits confirmant la confidentialité des entraînements procurer, des lieux d’entraînements, des missions de bases et du budget alloué à cette nouvelle aile militaire par Arakar, Anna et moi-même. 
Je m’étais donc ensuite rendus à l’Université, le lieu était en effervescence depuis sa fin de construction, des centaines de mages s’y croisaient, apprenaient, enseignaient et aidaient aux mieux le Domaine et la recherche. J’ai longuement discuté avec l’archimage qui m’indiquais que l’académie de Samdal’Han pourrait peut-être avoir des informations sur comment gérer les sévices dont souffrait Anna. C’était donc décidé, je ne pouvais pas attendre la fin des entraînements et le déploiement des meutes écarlates pour obtenir des informations et Anna avait besoin d’aide. C’est donc à l’aide de nos meilleurs Poë’ra messagers que fis savoir à Aleksandar et Marina que je partais pour un long voyage avec
Anna pour l’aider à être soigné. Le soir même, je faisais savoir ma décision à Erikar et Awilda qui me souhaitèrent bon voyage et réussite. Je partis voir chacun de mes enfants encore au manoir et leur expliquais ce que j’allais faire. Je les assurais que Saphira allait bien prendre soin d’eux avec Erikar et Awilda et que je reviendrais vite et victorieux. Les petites Malya et Valya eurent des larmes d’inquiétude qui me fendirent le cœur, mais je parvins avec Saphira à les rassurer au mieux. Arakar, Malek et Ykvar firent les fières en apprenants la nouvelle en m’encourageant à en profiter pour je cite : « Botter le sale derrière des adorateurs » que l’on pourrait croiser avec Anna, cela ne les sauvait pas d’un grand câlin collectif et d’ébouriffage de cheveux ! Calysta fut plus en colère…
« Non ! Part pas ! Tu dois rester papa ! » S’était, elle écrié rouge de colère en se dressant fièrement devant moi.
« Je dois aider Anna ma petite herboriste... » Je murmurais en me m’étant à sa hauteur pour prendre ses mains serrées.
« Mais… Et s'il t’arrive du mal ! Tu as plein de soldats ! Envoie-les à ta place papa… Pitié… Si tu rejoins Gar ‘Haz, que Anna rejoins... » Elle éclatait en sanglots en se jetant dans mes bras.
« Tu te souviens ce que je t’ai dit quand nous avons rencontré Anna la première fois et que nous l’avons sauvé ? » je lui murmurais calmement en caressant ses chevexu et la blottissant à moi.
« Que… Que tu est le papa de tout le Domaine… Que tu dois les protéger... » Sanglotait elle.
« Oui… Et Anna est comme ma sœur, c’est donc ta tante maintenant, je ne peut pas la laisser souffrir. Et je sais que tu harcèles les mages qui arrivent pour obtenir de nouvelles plantes pour trouver comment la soulager... »
« Papa… Avant toi… Avant tout le monde… On avait plus de famille. Ont… On était des enfants triste et sans avenir. On t’en à tous voulu au départ… Ont à même pensé à te tuer plusieurs fois sur le voyage pour rejoindre Erikar… Je crois même qu’Arakar à essayer... » Avouait elle en reniflant les yeux emplit de larme.  « Mais tu nous à offert sans retenu ton amour… Si on te perd papa… Ont seraient tous perdu et certains vont tenter de faire des choses stupide si tu n’es plus là pour nous aimer. »
« Calysta… Je vais revenir, je te le promets, un demi-dieu n’a pas réussi à me tuer. Alors le désert ne le fera pas. Et je reviendrais pour vous embêter, vous raconter des histoires que Dorcas m’aura raconter. Anna reviendra et te dira encore que ton chapeau te fait de méchants cheveux rebelles. » Je lui dis en sentant mes larmes couler aux mots de ma fille.  « Je reviendrais. » Je lui promis.
Je fis savoir que nous devions partir en voyage à Anna après une rapide entrevue en lui expliquant les deux raisons qui me poussaient à entamer avec elle se voyage. Suite à cela, je me rendis auprès de mon épouse qui m’attendais dans un salon du manoir.
« J’ai l’impression que tu ne tiens pas en place mon renard. » Me dit Saphira alors que je m’asseyais sur le canapé en la blottissant à moi.
« Si tu savais comme j’aimerais pouvoir rester ici… Avec toi, les enfants… Juste profiter de tout ce que nous avons construit. » Je soupirais en lui caressant la joue.
« Je me demande… Est-ce que les rumeurs sont vraies, certaines servantes disent que Anna et toi avez une relation secrète... » Sanglotait soudain Saphira. « Si c’est le cas, je veux juste savoir, je t’aimerais toujours autant, chez moi… Cela arrive que les femmes ou les hommes aient plusieurs amants... »
Complètement perturber par une telle chose, je redressais Saphira pour la fixer dans les yeux avec un sourire tendre.
« Saphira… Ma perle… Je t’aime, pleinement, entièrement et sans compromis. Cet amour, il est unique et seulement pour toi. J’aime mes enfants d’une autre façon, Erikar et Awilda comme j’aurais aimé un vieil oncle et ma mère… Anna, je l’aime comme si elle était ma propre sœur Plumefeu. Mais ma tendresse et mon coeur, c’est toi qui les gardes. » Je lui déclarais en lui offrant un tendre baiser et séchant ses larmes.  « Je vais vraiment devoir faire un édite pour officialiser notre amour si cela continue… Dorcas a sortis la même chose à Anna et le seigneur de Tromayan lui à carrément lancé à la figure. » Je gloussais.
Cela semblait apaiser ma tendre Saphria qui eut un petit rire aux situations cocasse évoqué.
« Soit prudent là bas Grégoire, Anna est affaiblis par ses souffrances et Ombrefeu ne vaut pas un bsurt malgré ce qu’elle fait pour prouver le contraire… Et dans le désert, tu aura beaucoup moins de puissance qu’ici. » Me prévint elle, avertissement que je promis de garder à l’esprit. 
Le lendemain, matin, c’est ainsi que nous partions avec Anna des portes de la cité de Ghyuerf. Nous avons d’abord rejoins Wasdkioljer, de là, nous avons laissé à Jaskar nos effet personnelles trop… Connus. Ma lance, chapeau, veste et son épée pour Anna. Nous avons récupéré des vêtements approprié pour la marche dans le désert, une carte des oasis connus, des armes de bonnes qualités et plus facile à transporter (et anonymes). J’ai pour ma part troqué ma tenue pour une tenue de nomade en lin léger avec un turban couvrant mon visage sauf mes yeux, de couleur sable, j’avais récupéré un arc (garder de la poudre dans le désert étant extrêmement déconseillé) et deux dagues d’aciers. Ombrefeu avait eu droit à un petit sort de la part d’un mage pour la faire ressembler à un gros fennec de couleurs
sable et nous étions alors partis, nous engouffrant dans le désert du sud. Le voyage fut pénible, chaud, sec, assoiffant… Malgré notre itinéraire passant par les oasis, nous avons été très affaiblis par la chaleur et par deux fois nous avons réussis à repousser des attaques de bandits grâces uniquement au flair d’Ombrefeu. Nous faisons actuellement escale au dernier Oasis.
La nuit est sans nuages, la voûte céleste brille de mille éclats de diamant et notre feu de camp éclaire la petite marre cristalline près de nous ainsi que quelques palmiers épars. Je prépare le repas pour nous trois et l’odeur de la viande en ragoût emplit bientôt l’air.

« Anna… Est-ce que tu préfères mener les discussions pour entrer en ville ? » Je lui demandais faisant référence aux gardes qui demanderaient nos raisons de venir demain midi quand nous atteindrons la cité. 

(c) Never-Utopia
Niveau 6
Grégoire Boisdefer
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 393

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis le Premier Citoyen, du Domaine!:
 




Artefacts acquis:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sam 23 Sep 2017 - 16:34
Je soupirai à cette nouvelle. Grégoire voulait nous mener à Samdal'Han, d'une part pour y connaître la situation, d'autre part, et c'est cela qui m'agaça, trouver des informations sur un moyen de me « guérir ». Je l'avais pourtant répété, je ne voulais pas que l'on m'aide pour ça. J'avais dit à Grégoire que j'arriverai à trouver un moyen, seule, mais cet homme était borné. Au final j'acceptai sa proposition, voyant que je ne pourrai pas avoir le dernier mot. Quel arcaëllien buté !

Le lendemain nous partions pour un voyage long et fastidieux. Je dus abandonner à contre cœur Gwyar aux main de Jaskar pour nous faire plus discret. Je dus également accepter de porter des vêtements moins voyants, et donc moins digne de mon rang. Cela me déplut fortement et je ne manquai pas de le faire savoir à Grégoire qui sut tout de même trouver les mots justes pour calmer mon agacement. Nous partîmes donc ainsi, à dos de Chi'Mâu, ces gros volatiles que l'on peut dresser comme montures, afin d'affronter les dangers du désert.

Et plus le temps allait, plus je me sentais mal. Mon éloignement avec Gwyar me rendait nerveuse, fatiguée, et augmentait considérablement les douleurs que me provoquaient les marques. Ce ne fut pas sans mal que je réussis à dissimuler cela à Grégoire. Notre périple fut des plus laborieux, et aucune erreur ne nous était permise. Le moindre écart de la route que nous avions prévu, et nous étions fini. Dans ce désert, l'ennemi était principalement le manque crucial d'eau, et le soleil de plombs. Il n'y avait rien pour s'abriter, et je ne pouvais compter que sur ma cape à capuchon pour dissimuler ma peau si fragile du soleil mordant. C'était bien connu, les lorcqs n'aimaient pas trop la lumière du soleil.

Ce cependant lorsque nous croisâmes une bande de brigands qu'il me fut difficile de masquer mon état. Grégoire commença à avoir des doutes lorsque je me mis à m'acharner sur le cadavre d'un de ces malfrats. La soif de sang me rongeait... Nous repartîmes sur la route et ce soir là, alors que nous n'étions plus très loin de Samdal'Han, nous nous posâmes à côté d'une oasis.

- Anna… Est-ce que tu préfères mener les discussions pour entrer en ville ? me demanda Grégoire tandis qu'il préparait un ragoût qui avait une odeur assez alléchante.

Je me tournai vers lui, le regard aussi sévère que de coutume.

- Samdal'Han est particulière comme ville. Il te sera peut-être difficile de t'accoutumer à leur… coutumes locales. Elles sont un peu différentes de ce que tu as pu connaître à mon avis. Moi je les connais un peu. J'ai eu l'occasion de me documenter sur le sujet.

Il sembla étonné et je lui répondis très honnêtement.

- Je n'avais pas beaucoup de loisir quand j'étais petite, j'avais rarement l'occasion de sortir de chez moi, alors je lisais beaucoup. Des documents, des journaux de voyage, des romans... Et il se trouve que j'ai pu lire pas mal de choses concernant Samdal'Han ! Oh... sans oublié que je suis déjà venu ici en voyage d'affaire. Et... Et j'espère que personne ne m'a grillé à l'époque, parce que je n'étais pas du bon côté... Si on me reconnaît et que les gens se sont rendu compte que j'étais une Hayert'Vaäl... Bref... Je pense que le mieux reste encore de nous faire discrets et de passer pour de simples voyageurs. Et maintenant, si tu le permets, je vais me laver ! Ce voyage est éprouvant et je suis couverte de sueur, c'est horrible ! Alors tournes-toi, s'il te plaît ! Ce n'est pas parce qu'on nous prend pour des amants, ou un mari et sa femme que tu dois manquer de bonnes manières !

J'attendais que Grégoire se tourne pour me déshabiller entièrement avant de me plonger dans l'eau de l'oasis. Enfin je pouvais me rafraîchir un peu et prendre du repos bien mérité. Je restais un instant dans l'eau fraîche quand je sentis une présence non loin de moi. J'entendis alors quelqu'un m'appeler. Je me tournais et me retrouvais face à Lemmy.

- Non... Non tu es mort !
- C'est toi qui est morte !!!

Ses deux puissantes mains se serrèrent autour de mon cou et il me plongea dans l'eau, tentant de me noyer. Je me débattis comme une furie, tentant de me sortir de là, de lui faire lâcher prise, en vain. Je sentis cependant qu'on me tira en arrière. Grégoire était à moitié dans l'eau, me tirant hors de l'oasis.

- Sang et cendre ! Est-ce que ça va ? Je t'ai entendu crier et tu es tombée à l'eau.
- Lemmy ! Où est-il ?
- Lemmy ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? Il est mort... Il n'y a personne à part nous ici.
- Il était là !! Il... il m'a prise par la gorge et...

Grégoire prit ma cape et me la jeta sur les épaules, me frictionnant pour me sécher et me rassurer, visiblement fort dubitatif.

- Il n'y a personne... tu étais toute seule Anna...
- … Mais qu'est-ce qui m'arrive ?

Je regardais alors l'oasis et tout autour de nous, terrifiée à l'idée de voir ressurgir Lemmy d'entre les morts. Mais j'avais sûrement du l’halluciner... Que m'arrivait-il ?
Niveau 5
Anna Cornwall
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 98

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Force, Régénération
Groupes: Domaine
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


"Des roses... de jolies roses rouges... partout..."

Artefacts:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sam 23 Sep 2017 - 17:40

Anna semblait prête à mener les négociations lors de notre entrée en ville, ce qui m’allait fort bien, je l’avoue. Si elle à plus d’expérience des coutumes locales autant en profiter… Je me permis un rire lorsqu’elle fit référence à cette histoire qui disait que nous étions amants, je me tenais vers le feu dos à l’oasis pour la laisser se rafraîchir, j’irais sûrement après. 
Les choses furent moins agréables quand j’entendis mon ami hurler et que le temps que je me retourne, je la vois sous l’eau en train de se noyer. Je courus la chercher en plongeant moi-même à l’eau et en la ramenant sur le sable ferme, je pris sa cape pour la couvrir et la sécher en la rassurant sur ses… Visions. Sang et cendre ,Lemmy endure les tourments éternels chez Gar’haz à l’heure qu’il est, pas moyens qu’il revienne. 
J’aidais Anna à retrouver ses vêtements et une fois revêtit en se cachant sous sa cape, je l’aidais à manger un peu, les marques sur ses bras ne s'arrangeait, je l’avais vu en allant la sortir de l’eau… Les oasis pouvaient avoir des effets psychotropes au vu de leurs végétations différente, à moins qu l’exposition trop longue à un climat aride ne nous ai retourné le crâne… Si l’absence de son épée était à l’origine de cela ? Je n’ai aucune preuve pour le moment. Nous devons dormir pour le moment.
J’ai dû ordonner à Anna de dormir, et j’ai pris la suite de la nuit pour surveiller le camp… Je me permis d’user de mon fluide pour amené l’un des rares buissons de l’oasis à nous entourer avec nos montures… Ce sort pourtant faible m’avait quasiment assommé… Je m’endormis peu après. 
Nous avons repris la route le lendemain matin à l’aube, Anna me sortant de mon sommeil. Comme prévu, avec nos montures, nous sommes vite arrivé aux portes de la cité. Les garde grâces aux habiles d’Anna nous laissèrent passer.
« Bienvenue dans le joyau du désert ! » Lançait l’un des garde joyeusement.
Il est vrai que la cité était semble t’il très active et prospère, les habitants flânaient ou s’en allait à leurs travaux, je pouvais voir les toits de grands édifices surmonté ceux des habitations et commerces des quartiers proches des remparts… J’étais impressionné, je sentais des odeurs des plus exotiques, une rue par laquelle nous sommes passé était pleine à craquer de vendeur à l’étale vantant les mérites de leurs viandes, bijoux, étoffes, etc. Je me serais presque laissé aller à la flânerie si je ne devais pas aider Anna. 
Nous avons trouvé une auberge grâce encore à Anna, le bâtiment était différent de ce que j’étais habitué… La salle prenait place en dessous du sol, gardant la fraîcheur. Une grande salle multicolore grâce aux nombreux tapis, coussins et tapisserie qui couvrait le sol et les murs, seul quelques tables étaient présente en centre de la vaste salle. Je me permis de prendre place dans un grand coussin après avoir récupéré un verre de jus d’un fruit appelé « banane » … Anna prit place à côté de moi…
« J’aime déjà cette cité… J’espère que nous trouverons un moyen de les faire passer chez nous ceux-là… Je crois que j’aimerais beaucoup faire goûter ce jus de banane à mes filles. » Je dis joyeusement. « Comment souhaites-tu qu’on opèrent… On peut se séparer, j’irais chercher des informations sur l’académie et toi sur la politique locale… Néanmoins, je suis inquiet après ce qui s’est passé hier soir. Nous pouvons aussi enquêter ensemble. » Je proposais à Anna en demandant un nouveau verre en offrant une pièce frappée de la tête de l’Alpha, récupéré par Jaskar. Les serveuses sont plutôt mignonnes aussi, même si je préfère la peau de lait de ma femme à celle quasi d’ébène des gens du coin. 
(c) Never-Utopia
Niveau 6
Grégoire Boisdefer
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 393

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis le Premier Citoyen, du Domaine!:
 




Artefacts acquis:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dim 24 Sep 2017 - 15:18
Samdal'Han, joyaux en plein milieu du désert. Nous étions enfin arrivé devant cette immense citée couverte de maisons aux toits plats, aux innombrables terrasses. Ses palmiers, ses dattiers, la richesse des couleurs de ses murs, les fresques par milliers, ses oasis...  

Samdal'Han:
 

C'était tout bonnement incroyable. Cette citée semblait surréelle dans un tel désert, mais les sources d'eau qui se trouvait dans ses souterrains lui permettaient de fournir à tous ses habitants et aux cultures de l'eau en bonne quantité. Nous arrivâmes devant la gigantesque porte, Grégoire et moi, là où une quantité considérable de personnes passaient. Toutes ces personnes avaient le droit à un contrôle minutieux de leurs affaires. Marchandises, sac, capes, tout était fouillé dans les moindres détails. Impossible de passer sans se faire contrôler. Heureusement pour nous, je connaissais bien la manœuvre pour entrer sans se faire confisquer nos affaires. Quand ce fut à notre tour de passer, les gardes nous arrêtèrent. Ils étaient tous les deux barbus, avec une peau brune, qui contrastait avec ma peau de lait. Ils avaient également un fort accent, accent local évidemment.

- Votre nom et votre identité !
- Morgane et Arthur de Hytan'Ek, simples voyageurs ! Nous venons passer quelques jours dans votre formidable citée, mon frère et moi, pour dépenser notre argent...

Je glissais une bourse remplie de pièce en argent, frappé du visage de l'Alpha. Les deux hommes regardèrent autour d'eux avant de se tourner à nouveau vers nous.

- Vous avez des armes ?
- Seulement quelques unes, pour nous défendre contre les voleurs.
- Vous pouvez garder vos dagues, mais toutes les armes plus longues ainsi que les arcs devront nous être confiées. Les gardes sont là pour assurer votre sécurité !
- Je vois... Samdal'Han a changé depuis la fois où je suis venu.
- La guerre n'était pas aussi présente contre les adorateurs, madame.
- J'en conviens...
- Bienvenue dans le joyau du désert ! dit-il malgré tout avec le sourire.

Nous laissâmes donc nos armes à part nos dagues aux gardes avant d'entrer dans la citée. Quelle splendeur, quel ravissement. Tout était si magnifique ici. Malgré la guerre, Samdal'Han avait gardé sa grandeur. C'était même louche que la ville n'ait pas souffert de cela. Grégoire avait peut-être raison de nous faire venir ici pour prendre des informations.

Je nous fis rejoindre une auberge au décor somptueux. Après cette route, nous avions besoin de nous prélasser un peu et de nous désaltérer. Et quoi de mieux que d'aller à l'auberge du coin afin de passer pour de simples touristes. Nous nous installâmes sur ces énormes coussins arrangés autour de tables basses. Alors que Grégoire commandait un jus de banane, je préférai commander du thé à la menthe et au miel, comme ils avaient coutume de le faire ici, accompagné d'un bol de dattes. J'en profitais également pour retirer ma cape.

- J’aime déjà cette cité… J’espère que nous trouverons un moyen de les faire passer chez nous ceux-là… Je crois que j’aimerais beaucoup faire goûter ce jus de banane à mes filles.

J'eus un petit sourire amusé.

- Comment souhaites-tu qu’on opère… ? On peut se séparer, j’irais chercher des informations sur l’académie et toi sur la politique locale… Néanmoins, je suis inquiet après ce qui s’est passé hier soir. Nous pouvons aussi enquêter ensemble.

Je restais silencieuse un instant. C'est vrai que je me voyais mal me séparer de Grégoire vu mon état. Comment savoir à quel moment ces hallucinations allaient me reprendre ?

- Tu as sans doute raison... Nous séparer serait peut-être un peu trop risqué... Je...
- Dame Cornwall ??? Vous ? Ici ? Ça alors ! Quelle bonne surprise ?

Je jurai intérieurement et me demandai qui pouvait être l'imbécile heureux qui allait griller ma couverture en moins de temps qu'il n'en faut. Je me tournai pour tomber face à Achab, un marchand que j'avais rencontré au temps où j'étais une Hayert'Vaäl. Il n'en sut probablement rien, mais cela ne m'arrangeait pas qu'il beugle mon nom en public. C'était un homme plutôt grand et bedonnant, avec un visage amical, barbu, surmonté d'un turban rose. Il portait une djellaba tout aussi rose que son turban. Il se dirigea vers moi les bras grand ouverts. Je lui souris gentiment et ouvris grand mes bras également. Je profitai alors de notre accolade pour le balancer sur un des coussins avant de le fusiller du regard.

- Mais que...
- Pas un mot, Achab ! Tu te tais et tu écoutes très attentivement : Il n'y a pas de Dame Cornwall ni de Anna qui tiennent, mon nom est Morgane. Compris ?
- Mais...

Je lui lançais un regard glacial et il se recroquevilla avant de regarder autour de lui. Il fit mine d'enfin comprendre et se leva en criant.

- Oh !!! Oho ! Oh ! C'est toi Morgane ! Je t'ai confondu avec Anna ! Ça alors ! Vous vous ressemblez tellement !

« Misère... » me dis-je à moi même avant de me prendre la tête dans les mains.

- C'est bon Achab... rassis-toi...
- Ah ah !! A la bonne heure ! Ça fait plaisir de te voir An... Morgane !
- Oui... Moi aussi Achab... dis-je, agacée.
- Alors ? Qu'est-ce que tu fais dans le coin ?
- Du tourisme...
- Du tourisme ? Ah ah ! Avec ton mari je suppose ?
- Ce n'est pas mon... Oh bon sang... ça devient une blague récurrente décidément... Ce n'est pas mon mari ! C'est... mon frère... Arthur.
- Oh, oui... ton frère hein ? il me fit un clin d'oeil, d'un air de dire « Oui oui, bien sûr. ».

Je soupirai... Achab était un idiot fini. Et il pensait sûrement que « frère » était une couverture pour « amant » ou « mari ». C'était quelqu'un de très gentil et très serviable, qui était susceptible de faire quelques petites choses pas très légales pour moi, mais qui n'était pas vraiment l'homme le plus discret d'Arcaëlle. Mais peut-être allait-il pouvoir nous aider...

Tenue d'Anna:
 
Niveau 5
Anna Cornwall
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 98

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Force, Régénération
Groupes: Domaine
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


"Des roses... de jolies roses rouges... partout..."

Artefacts:
 
Revenir en haut Aller en bas
Lun 25 Sep 2017 - 22:33

Ce Achab me semblait fort sympathique ! Même s'il avait aussi fait l’audace de mettre cette histoire de relation fictive entre Anna et moi. J’eus un rire sincère en tapant gentiment sur l’épaule du bonhomme plutôt original.
« Je vous aime bien déjà ! Excusez ma « soeur », le voyage dans le désert a été assez éprouvant. » je dis à l’homme avec un clin d’oeil complice pour le conforter dans ses croyances… Un couple passe plus inaperçu, surtout pour ce que je compte faire.
« Oui, le désert était dangereux avant, mais là ! Grâce soit rendue à notre Sultanat, la cité est bien défendus contre les pillards et les déserteurs que la guerre à amené si loin. » Reprend Achab en hochant la tête.
« Nous avons dû régler leurs comptes à quelqu’un, c’est vrai… Écoutez Achab, ma « soeur » m’avais parlé de vous brièvement et il me semble que soyez un homme qui connaît pas mal de gens ici. Moi, je suis un petit nouveau, c’est ma première visite… Morgane aime les belles choses et les réceptions, j’aimerais beaucoup qu’elle puisse profiter d’une soirée agréable pour la remercier de m’avoir guidé ici. J’ai entendu dire que le palais était une véritable merveille ! Tout comme l’académie de vos mages ! » Je demande presque conspirateur à l’homme au couvre-chef rose.
Il semble y réfléchir et se penche vers moi en faisant signe à Anna de l’imiter… 
« Écoutez, j’ai un grand souci avec une de mes affaires. Nous cultivons une sorte de plantes très rare et fragile et… Depuis quelques jours, je ne crains qu’un de mes concurrents ait engagé un alchimiste pour faire dépérir mes plantations… Si vous saviez où trouver un herboriste compétent... » Dit il.
« Vous l’avez trouvé… Je suis assez bon dans mon domaine. » Je lui réponds. 
« Excellent ! » S’exclame-t-il.
Il nous invite à le suivre, ce que nous faisons. Achab semble exactement où aller et où ne pas aller. Je fixe chaque regard vers telle ou telle personne, les rues qu’il semble éviter… Après une quinzaine de minutes de marche à travers rues et ruelles flanquées de maisons de terre compacte, nous parvenons à une sorte de mini fortins en plein quartier pauvre. Des gardes sont présent et laisse passé Achab puis nous. Je distingue après la porte en bois renforcé de barres de fer, qu’un grand carré de culture est aménagé, le bâtiment en lui-même forme un carré entourant les cultures. Achab me fait approcher des parcelles cultivées…
« Nous appelons cela du safran, c’est une teinture et épice très rare et difficile à cultiver, donc très onéreux. Hélas, voyez, mon safran est malade. » M’explique-t-il en me présentant des fleurs qui semble être d’habitude violettes et orangé…
« Hum… Je vais étudier cela, laissez moi quelques instants. » Je lui dis en touchants les pétales flétris et brunis des fleurs de safrans.
Je sens Anna qui s’agenouille près de moi pour regarder les étranges fleurs. Je lui souris et lui murmure… 
« Quand on se bat depuis si longtemps… On oublie parfois que le fluide ne sert pas qu’à détruire… Ce que j’aime par-dessus tout. » Je laisse un léger fil de fluide partirent du bout de mes doigts pour toucher le safran. 
« C’est faire prospérer la vie... » Je souffle alors que mon fluide se libère dans toute la culture en chassant les toxines implantées par l’alchimiste rival d’Achab. Les fleurs de safran reprirent leurs couleurs merveilleuses et leurs odeurs enivrantes. 

Achab était ravie et il nous fit prendre place dans une des chambres du petit fortin où il fit amener un maximum de confort. Un couturier vint prendre nos mesures pour amener des tenues plus nobles, Achab étant très enthousiaste à l’idée de respecter sa parole et nous faire assister au grand festin au palais. 

(c) Never-Utopia
Niveau 6
Grégoire Boisdefer
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 393

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis le Premier Citoyen, du Domaine!:
 




Artefacts acquis:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sam 30 Sep 2017 - 20:07
Je n'arrivais toujours pas à digérer que Grégoire avait conforté Achab dans ses idées saugrenues comme quoi j'étais sa femme. Quelque part je lui en voulais, maintenant il n'allait plus arrêté avec ça, je connaissais Achab, et il était du genre très lourd avec les sous-entendu, les suggestions, et autres clins d’œil pas très subtils. Je me radoucis cependant lorsque Grégoire nous fit la démonstration de sa magie. Il fallait avouer qu'il était plutôt doué. Je soupirais... Je n'étais pas capable de magie, j'étais une lorcq, tout ce que je pouvais faire c'était détruire

C'est finalement grâce à cet acte qu'Achab fut convaincu de nous aider. Il promis de nous faire entrer à une grande fête qui avait lieu eu palais. En attendant, il nous offrit le logis et tout le confort qu'il pouvait nous apporter, chez lui. Évidement, il nous fallait à présent changer de tenue pour aller en conséquence avec la situation.

- Je n'arrive pas à croire que nous allons faire ça... soupirai-je. Non mais sérieusement, Arthur... Enfin j'imagine que nous n'avons plus trop le choix à présent...

Le couturier nous apporta finalement quelques vêtements à notre taille. Avant de faire ne serait-ce qu'un essai, je regardais avec attention quel genre de tenue l'on voulait me faire porter. Je me mis à rougir dangereusement avant de brandir les vêtements que j'avais en mains au tailleur qui sembla soudainement apeuré.

La tenue en question:
 

- Non mais... vous plaisantez ? Je ne peux porter ÇA !
- Mais, je...
- Je ne vais PAS porter ÇA !
- Allons allons, qu'est-ce qui se passe ici ? s'interrogea Achab qui débarqua dans la chambre.
- Votre couturier a de drôle de goûts ! Je ne porterais pas ce... ce vêtement ridicule !
- Qu'est-ce que tu as fait encore Jamal ?
- Mais c'est rien ! Ce sont des vêtements... tout ce qu'il y a de plus... ordinaires...
- Fais voir ça !


Achab se saisit de la tenue. Il regarda en détail et me regarda avec des yeux pleins de malice, avec un petit sourire.

- Oooooh ohohoho ! Je suis sûr que ça vous irez très bien An... Morgane !

Je lui lançais un regard froid et glacial, comme si j'allais le tuer.

- Mais... mais c'est pas le genre qu'on recherche Jamal ! Il faut quelque chose de moins... provocateur ! Tu vois ?
- C'est dommage, moi je trouve que ça lui irait bien mais...

- Hors de question ! rugis-je.  

Grégoire quant à lui, pouffait de rire. Sûrement était-il d'accord avec les deux hommes, et en d'autres circonstances, peut-être que cette tenue aurait été appropriée, mais jamais je n'aurai porté cette tenue si... légère !

- Aller, Jamal ! Trouves moi autre chose, vite ! Faut être aimable avec Dame Morgane. C'est une femme noble et qui a du goût ! Une personne distinguée !
- Oui, monsieur Achab !


Après un moment pendant lequel je fusillais Grégoire du regard, Jamal revint avec des vêtements qui me semblèrent déjà plus appropriés. Je passais derrière le paravent pour me changer. Les trois compères m'attendaient avec impatience et me virent enfin revêtue comme il se devait.

Tenue d'Anna:
 

- Ah ! Oui ! Ça vous va à ravir ! s'exclama Achab d'un ton jovial. Parfait ! Il n'y aura plus que vous à vous décider, sieur Arthur.

***

Quelques heures plus tard, Achab et moi étions devant la palais du sultan, sultan qui faisait évidemment office d'intendant auprès du gouvernement Lykosim. Il faisait déjà nuit et des braseros brûlaient un peu partout. Nous attendions Grégoire qui s'était arrêté en chemin pour admirer une formidable arche couverte de fresques aux couleurs vives et chatoyante. Il arriva quelques minutes après dans la tenue qu'il avait finalement choisi.

Tenue de Grégoire:
 

- Ça vous va vraiment bien cette tenue, sieur Arthur ! Vous portez bien le vert ! Bien ! Allons-y ! C'est pas qu'on nous attend, mais on va finir par prendre racine ici !

Achab nous fit donc passer les grandes portes du palais. Elles étaient si étroitement gardées que je me demandais s'il était possible à un rat d'y entrer. Nous passâmes par de somptueux couloirs et de magnifiques cours intérieurs. Des mosaïques de toutes part, des sculptures à en couper le souffle, des vitraux de toutes les couleurs, et de la végétation luxuriante un peu partout. Il y avait nombre de fontaines et des statues ravissantes, le plus souvent de femmes nues, qu'elles soient humaines, xen ou elfe.

Nous arrivâmes finalement dans une pièce somptueuse, avec des coussins un peu partout, un bassin d'eau au milieu, des tables avec des plats rempli à ras bord de différents mets tous plus appétissants les uns que les autres : des dattes, des figues, de la semoule de blé, des raisins secs, des poulets rôtis, du pain de Samdal'Han, un pain qui était plat et rond. Se trouvaient là des marchands importants, des dignitaires de la citée, ou même des représentants venus d'autres régions. Il y avait même un général des armées lykosim installée au bord du bassin, buvant un verre en charmante compagnie.

Au bout de la pièce, il y avait une personne reconnaissable entre toutes. Juchée sur un trône magnifique qui avait l'air aussi imposant que confortable, une magnifique femme aux cheveux longs et noirs était assise de travers, dans une tenue somptueuse, un turban sur la tête, mangeant et buvant distraitement tandis qu'elle observait le reste de la salle.

- Attendez... votre Sultan est...
- Ouiiii ! C'est une Sultane ! Ahaha ! me répondit Achab. Kösem Sultan ! Elle est magnifique !! Et ne vous fiez pas trop à ses airs doux, c'est une femme redoutable ! Il ne vaut mieux pas l'avoir comme ennemie ! La peine de mort n'existe plus à Kaïl... mais si elle existait encore... Je crois que plus d'une personne aurait perdu sa tête.

Je ravalais ma salive. Une femme dangereuse donc... Mieux valait éviter de contrarier cette Sultane. Le problème était maintenant de l'approcher sans paraître suspect et conspirateur. Une main se posa sur mon épaule et une voix d'homme mûr s'exclama doucement mais à intelligible voix.

Tiens donc... mais qui voilà...

Je me tournais en arrière et me retrouvais nez à nez avec un homme tout habillé de noir et de vert. Son visage ne m'était que trop familier : la cinquantaine, les yeux verts et cruels, une barbiche poivre sel comme ses cheveux. Lazare. Je me rappelais à présent pourquoi j'étais venue à Samdal'Han étant Hayert'Vaäl : rallier à nous Ras al Shaytan, la tête du diable, le chef des tueurs des ombres, les hashashyns.

Ras al Shaytan:
 

- Dame Cornwall...
- Lazare...
- Cela faisait bien longtemps que nous ne nous étions pas vu, chère enfant. Qu'êtes vous venue faire ici, si loin de chez vous ?

Je me sentais prise au piège, comme si j'étais tombée dans un traquenard. Que diable faisait le chef des assassins ici ? Et surtout... maintenant ! Ça ne pouvait être une coïncidence.

- C'est... une surprise de vous voir ici, Lazare !
- Nous sommes deux à être surpris. Mais j'aimerai d'abord que vous m'en disiez plus sur votre présence ici, avant de parler de la mienne.
- Ah... C'est... C'est personnel ! Vous savez... les affaires commerciales...

Il fit un petit sourire entendu. Il ne croyait pas un traître mot de ce que je disais, mais il fit mine qu'il n'y avait aucun problème.

- Comme c'est amusant... Moi aussi je suis là pour affaire. Je crains malheureusement qu'elles n'aient rien de personnelles. Mais je crois que c'est votre jour de chance aujourd'hui, elles ne vous concernent pas... pas si vous restez en dehors et que vous décidez de partir immédiatement.
- C'est une menace ?
- Non... Je ne menace jamais personne. Quand je dois régler une affaire avec quelqu'un, cela se finit toujours... sans la moindre menace. Je n'ai pas le temps de proférer des menaces, jeune lorcq. Quand j'agis, je le fais généralement sans prévenir. Vous le saurez bien assez tôt si je décide de vous... mêler à mes affaires.

Je restais pétrifiée de peur. Que préparait-il ? Qu'avait-il l'intention de faire ici ? L'homme le plus dangereux de Samdal'Han venait de me parler sans même prendre un ton inquiétant, et pourtant j'avais des sueurs froides...
Niveau 5
Anna Cornwall
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 98

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Force, Régénération
Groupes: Domaine
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


"Des roses... de jolies roses rouges... partout..."

Artefacts:
 
Revenir en haut Aller en bas
Lun 2 Oct 2017 - 15:55

J’étais, je l’admets, amusé par la situation. J’avais expliqué à Anna une fois en privé que j’avais conforté notre ami Achab dans son idée saugrenu pour que nous n’attirions pas l’attention. Nous ne passerons que pour un couple tentant de passer incognito, et non comme des agents étrangers voulant passer incognito. 
La séance d’essayage fut elle aussi un sacré moment inoubliable ! J’admets que l’idée de voir Anna dans la première tenue aurait été assez intéressante, mais totalement impossible au vu du caractère de mon amie. La deuxième tenue lui allait cependant totalement à ravir. , je ne pus m’empêcher de lui faire remarquer alors que nous marchions en nous prenant le bras vers le palais. 
En parlant du palais… Il était gigantesque ! J’en voyais les toits alors que nous n’étions même pas à ses portes ! Sang et cendre, le manoir passe pour un taudis en comparaison malgré les rénovations. Nous approchions d’une grande arche symbolisant l’entré du palais d’ailleurs, subjugué par la finesse de l’œuvre gravé de fresque, je prévins de continuer sans moi le temps de les admirer d’un peu plus près pendant un instant. J’examinais les gravures parlant des exploits des précédents locataires des lieux quand je crus voir des déplacements d’ombres furtives au-dessus de l’arche, je levais la tête, mais malgré mes yeux plissé pour mieux voir… Je ne distinguais rien. Haussant les épaules, je rattrapais mes amis Achab et Anna pour pénétrer dans le palais en leurs compagnies. 
Les gardes aux allures féroces étaient très présents, la guerre devait les inquiéter sur la sécurité de leur sultan. L’intérieur n’avait rien à envier au splendide jardin luxuriant bordant le palais, tout n’étais que soies fines, bois de qualité et autres objets de luxe. Nous avons rejoint la grande salle de recepions où coussins, tables de mets aux odeurs alléchantes et danseuses légèrement vêtu, nous attendaient. Achab nous fit découvrir que le sultan était une femme en ce moment, une femme à la réputation sévère et dure à ce qu’il paraît. 
J’observais les convives un instant avant de faire mine de boire un verre à une table proche d’un groupe discutant et d’Anna et l’étrange homme lui parlant… Lorsqu’elle quitta sa compagnie, je glissais furtivement près d’elle en lui donnant un calice de vin entre les doigts en lui souriant.
« Vous aviez l'air tendu en parlant à l'homme en vert, un ancien contact? » Je lui demandais.Je lui demandais.

« Un ancien et très dangereux contact... Je ne sais pas ce qu'il compte faire, mais il ne doit pas être seul ici... C'est Ras al Shaytan, le chef de la ligue des assassins... C'est l'homme le plus dangereux de tout Samdal'Han. Quand j'étais... Quand j'étais chez les Hayert, j'avais pour mission de le rallier à nous... » Me dit elle avec un soupir en me prenant à l’écart.

Je lui demandais alors plus de renseignements sur cet homme, ces assassins, je restais perplexe, car Anna ne se souvenait plus si elle avait réussi sa mission pour les adorateurs ou non. De plus, elle me confirmait qu’ils étaient d’excellent espions et assassins, capable de résister aux poisons, drogues de ce déguisé avec brio et que leurs tenues habituelles était surtout noir et ornée d’un crâne humain. Elle me fit part aussi de leurs capacités à se suicider en cas de problèmes et de l’absence d’information vis-à-vis de leurs idéologies et de leurs buts à long terme...
Eh bien, on dirait que je n'ai pas le choix alors. Je fis signe à Anna de m’attendre un instant, je me dirigeais alors vers Achab et lui demandait s'il connaissait un endroit dans les jardins qui serait plus isolé pour passer plus de temps avec ma « soeur ». Il me répondit sur un ton de conspirateur, qu’un petit cul de sac était rarement visité, mais disposait du couvert de plusieurs arbres et haies. Je le remerciais et pris congé de notre ami en offrant mon bras à Anna avant de la guider avec moi jusqu’à ce fameux cul de sac. C’était en effet un endroit isolé de l’immense jardin, on pouvait voir les étoiles de la voûte céleste au-delà des branches aux larges feuilles des étranges arbres de cette région, qui bordaient le cul-de-sac et couvraient un petit banc de pierre finement ouvragé. 

« Bien, Anna, j’ai besoin que vous fassiez le guet le temps que je créer un avatar végétal, cela risque d’être long… Le climat de cette région inhibe quasiment complètement mon fluide. » Je lui demandais gentiment en posant ma main contre le tronc rugueux d’un des arbres. « Je vais façonner l’avatar à l’image autant que possible, des assassins… Il va ensuite tirer une flèche depuis l’une des fenêtres de la salle de banquets quand nous y seront, faisant mine d’en vouloir à la vie de la sultan… Profitant de la panique, nous suivrons Lazare pour savoir ce qu’il trafique exactement. » Je lui expliquais en murmurant alors que je montrais de visibles signes de faiblesse alors que mon énergie était aspirée par l’atmosphère si sèche et stérile du désert.
J’étais dans mes tissages de fluide quand Anna fit part de bruit de pas venant dans notre direction… Sang et cendre, la création est presque fini, il ne faut pas qu’il vienne par là… Je vis Anna se tourner vers moi, elle avait le rouge au joue plus fort encore qu’au bal de Wasdkioljer…

« Sang et cendre Anna, y a sûrement une autre solution... » Je murmurais proche de la panique.

« On a plus de temps Grégoire ! 
» S’exclamait elle en fermant les yeux et m’attrapant par le col en me collant dos à l’arbre… Et faisant mine qu’elle m’embrassait !
La noirceur et le placement de nos visages furent des atouts pour cacher le fait que malgré que nos lèvres se touchaient presque, nous ne partagions pas le baiser enflammer que nous simulions. Je vis un couple en entrouvrant un œil qui arrivait par l’angle menant à notre cul-de-sac, mais grâce soit rendue aux ancêtres… Ils firent demi-tour en gloussant pour trouver un autre endroit plus tranquille. Anna me relâchait et nous nous fixions l’un, l’autre, un instant, tout deux rouge comme des tomates avant qu’Anna ne dise.

« Nous ne reparlerons jamais de cela. »

« Bien évidemment" j’assurais vivement.

L’avatar végétal sortis de l’arbre, mes modifications avait rendus son écorces noir formé une forme approximative de crâne sur son visage… Un arc à la main avec des flèches, il attendait en nous fixant. Je touchais son front pour lui transmettre mes instructions et je fus guide par Anna pour revenir à la salle des festivités. 

(c) Never-Utopia
Niveau 6
Grégoire Boisdefer
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 393

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis le Premier Citoyen, du Domaine!:
 




Artefacts acquis:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mer 4 Oct 2017 - 13:56
Je me sentais quelque peu humiliée après tout cela. La situation avait été d'un ridicule sans non. Je crois que ce fut le moment le plus gênant de ma vie, et pourtant Dame Loumez m'en avait fait voir de toutes les couleurs... Je repensais à cet instant, son corps contre le mien, nos lèvres si proches qu'elles auraient presque pu se toucher... Pourquoi étais-je en train de me dire que j'aurai pu le faire ? Que j'aurai pu l'embrasser ? Après tout j'aurai eu une bonne excuse. Il ne m'en aurait pas voulu, ou si peu. Il fallait que je chasse ces pensées de ma tête, ce qui ne fut pas très difficile en réalité vu ce qui se produisit.

Nous entendîmes un hurlement, suivi de plusieurs, cela semblait provenir de la salle de réception que nous avions quitté un peu plus tôt. Trop tard pour le plan de Grégoire me dis-je. Ras al Shaytan avait sûrement déjà agi de ce que nous entendions. Les gardes convergèrent instantanément vers les cris, en nombre. Je me tournais vers Grégoire que j'étais en train d'épauler et le regardai avec inquiétude.

- Ils ont déjà agi ! C'est trop tard ! Qu'est-ce qu'on fait ? L'avatar ne va plus vraiment servir à grand chose. Il faut aller voir ce qu'il se passe... quoique pas dit que les gardes nous...

Nous vîmes une cohorte de gardes passer en courant. Ils semblaient à la poursuite de quelqu'un, ou de quelque chose. Certains d'eux croisèrent notre route et s'arrêtèrent.

- Vous !! Vous avez vu passer quelqu'un ?
- Heu... non ! Nous avons entendu des cris, que se passe-t-il là bas ?
- Vous n'êtes pas en sécurité dans les jardins ! Venez par ici ! On va vous protéger, vous et votre mari !
- Vous n'avez pas répondu à ma question, et ce n'est pas mon...
- Vous avez l'air mal en point, monsieur, vous allez bien ?
- C'est rien... Il a un peu trop bu, c'est tout, improvisais-je.
- Bien ! Suivez-moi ! Je vais vous mettre en sécurité.

C'était mal barré à présent. Aucune chance de pouvoir approcher la Sultane, et sûrement moins Lazare. Je ne pouvais pas non plus fausser compagnie à ce garde de crainte d'avoir la moitié de la garnison sur le dos. Il nous fallait à présent montrer patte blanche et nous contenter de le suivre. Il nous mena dans une salle sans fenêtre, au sous-sol, là où nous ne risquions probablement rien d'un assassin en fuite. Il y avait d'autres gardes ici ainsi que quelques convives qui avaient également trouvé refuge ici. Il n'y avait cependant aucune trace de Ras al Shaytan, de la Sultane, du général lykosim.

- Ooooooh !!! Dame Morgane ! Sieur Arthur ! Vous allez bien, que grâce soit rendue à Thäa ! s'écria Achab qui se fraya un chemin vers nous.
- Que s'est-il passé ?
- C'était horrible ! Le général lykosim qui était à la réception, il a commencé à trembler avant de s'effondrer à terre, les yeux révulsés et la bave aux lèvres ! Ils sont en train d'interroger tout le monde... Ils vont peut-être même nous fouiller ! Mais c'est sûr, il n'était pas juste malade ! Quelqu'un l'a empoisonné...
- Mince... Il faut faire quelque chose ! Arthur, tu as une idée ?
Niveau 5
Anna Cornwall
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 98

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Force, Régénération
Groupes: Domaine
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


"Des roses... de jolies roses rouges... partout..."

Artefacts:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 5 Oct 2017 - 14:20
J’avais laissé Anna gérer la suite des événements après le cri, j’étais vidé de mes forces par la création de mon avatar… Même les gardes me prenait pour un homme ivre. Je gloussais quand même quand l’un d’eux nous pris pour des mariés… J’aurais même pu taquiner Anna si je n’étais pas si las. 
Les gardes nous on escorté dans une pièce sans fenêtre, tout les invités ou presque étaient là aussi. Achab nous retrouva vite et nous fit part de ce qui se passait. Anna voulait savoir ce que je comptais faire… Je leur fis signe de me suivre un peu à l’écart du gros des convives.
Je réfléchissais à toute allure… La mort du général était énigmatique en ce qui concerne son but. En absence d’information, je ne peux qu’avoir des hypothèses en me basant sur le peu que je connais des forces en présence.
Les suspects numéro un reste la ligue, leur chef à presque avoué être venu pour tuer quelqu’un. Mais pourquoi le général ? Pour frapper les lykosims et faire chanceler le pouvoir démocratique ici ? Mais en faveur de qui ? Des Hayert’Vaal? C’est assez incohérent au vu que l’Alpha et les hayert’vaal on normalement un accord… Alors pourquoi attaquer l’Alpha ? 
Les assassins pourraient aussi agir pour leurs propres comptes, le général à peut être mené des actions contre eux pour les anéantir et cela aurait pousser ceux-ci à répliquer. La ligue cherche peut-être même à garder le contrôle de la cité en éliminant les représentant de la démocratie…
Ma dernière hypothèse est plus optimiste mais bien peu réaliste… Les assassins œuvres peut-être contre les hayert’vaal et serait au courant de l’arrangement de l’Alpha avec eux, ils chercheraient donc à empêcher que cela dur et garder leur territoire en dehors de leurs influences… Peut-être même ont-ils dans le but de prendre contact avec le Domaine, à terme. Ce serait éventuellement pour cela que Lazare aurait fait comprendre à Anna qu’elle doit partir, pour ne pas avoir à la tuer parcequ’il la prend toujours pour une adoratrice. 
Je reviens à la réalité et je constate qu’un coin de la salle est encore libre de personne… Je fis jouer mon affaiblissement pour un effet indésirable de l’alcool auprès d’Achab et je fis signe à Anna de me suivre en me soutenant vers le coin de la pièce, à droite de la porte par laquelle nous étions entrés. Je me laissais glisser le dos contre le mur jusqu’à être assis au sol avec l’aide d’Anna. Je simulais un mal de tête et glissais une main sur le côté du visage d’Anna pour amener son visage plus près du miens et cacher nos lèvres grâces aux voiles que nous portions.
« Anna… Je ne peux pas me fier à quiconque en dehors de toi ici. On doit apprendre quelle est la politique de ce pays par rapport à nous, aux hayert’vaal, comprendre ce qui pousse les assassins à attaquer les lykosims. Nous avons été séparés d’Achab, il a pus être remplacé... » Je murmurais. « Sang et cendre… Je ne crains que la mort du général ne soit qu’une diversion pour occuper les gardes. Il faut trouver Lazare, et lui dire que vous n’êtes plus une adoratrice… Il… Il a voulu vous empêcher de rester, pourquoi l’aurait il fait si ce n’est parcequ’il allait attaquer les intérêts hayert’vaal et ne voulait pas vous combattre ?… Je n’ai plus beaucoup d’énergie… Si mon avatar ne trouve pas un moyen de débloquer la situation, je vais devoir faire dans le grandiloquent. Haha... » Je soufflais en évitant de penser à l’attitude extérieure que nous donnions tous les deux.
Héla savant que je ne commence à pouvoir faire quoi que ce soit, six gardes vinrent à notre rencontre et nous firent nous lever avant de nous escorter avec Achab plus loin dans le palais. Visiblement, nous allions être questionné d’après ce que je comprenais. C’est après avoir monter un étage et passé trois couloirs que j’ai sentis la présence de mon avatar, caché par l’embrasure d’une porte que nous allions pas tarder à passer.
Je réfléchis à toute vitesse… Je tissais rapidement mes fils de khan pour lui rendre une apparence normal… cela me fit trébucher et je du me tenir à Anna. Les gardes se stoppèrent soudainement inquiet, ils finirent par me prendre par un bras pour m’aider et m’amenèrent avec Anna et Achab à une pièce assez épuré avec une table où était accoudé un homme visiblement officier de la garde qui nous regardaient prendre place. Je pouvais sentir mon avatar cacher non loin… Et je vit la jolie tasse de thé dans les mains de notre officier, tissais le khan à travers la table pour atteindre le sachet de feuilles de thé et en changer la composition pour la rendre drogué afin de faire obéir temporairement l’officier à nos ordres. Heureusement, Anna attirait le regard de l’officier et elle s’était lancé dans une joute verbale avec celui ci suite au traitement qu’on nous infligeaient. Bien joué Anna…
(c) Never-Utopia
Niveau 6
Grégoire Boisdefer
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 393

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis le Premier Citoyen, du Domaine!:
 




Artefacts acquis:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mar 10 Oct 2017 - 10:43
- C'est bien la première fois que je vois des hôtes traiter leurs invités comme de potentiels assassins ! C'est une honte ! Un scandale ! m'écriai-je à haute voix face à capitaine de la garde qui était là pour nous interroger.
- Allons, calmez-vous madame. Je ne vous traite pas d'assassins, mais... c'est quand même bizarre que le général soit mort juste après que vous ayez quitté la salle de réception.

Cela faisait déjà un moment que je me prenais la tête avec cet homme. On nous avait conduit jusqu'à lui pour nous interroger, on nous avait même fouillé sans trouver le moindre objet. Nous avions pris grand soin de ne rien emporter avec nous hormis un peu d'argent. Le capitaine n'en démordait cependant pas, comme s'il fallait qu'il trouve un coupable. C'était cela dit tout à fait normal, un homme de son rang et de sa fonction se devait de balayer toutes les pistes.

- Pour l'amour de Kert'An, je vous le répète : c'est une pure coïncidence. Nous avons été francs et honnêtes avec vous, capitaine ! Vous connaissez Achab ? Allons... il ne ferait jamais venir des gens dangereux ici !
- Bien sûr que non ! se défendit Achab. Hé ! Tu me connais, Fahib ! Je cherches pas les ennuis, moi !
- Tu ne cherches pas les ennuis mais t'es dans des affaires quand même bien douteuses parfois, Achab !
- Ooooh ! C'était rien ! D'accord, juste une fois, j'ai fait passer de la fumette comme ça à un cousin ! Mais c'était pour son usage personnel, il aime bien se détendre avec ça !
- C'était illégal, et tu le sais !
- C'était juste du haschich !

- ASSEZ !!! criai-je. Nous en avons cure de vos histoires de cousin ou de fumette ! Il n'y a aucun rapport avec ça et l'assassinat du général ! En plus nous ne nous sommes même pas approché de lui.
- Peut-être ! Mais vous êtes des suspects et peut-être même des complices !

J'observais discrètement la tasse de thé du capitaine. J'espérais sincèrement que le plan de Grégoire allait marcher, parce que ce capitaine ne semblait pas décider à nous croire quand nous lui disions être innocent, ce qui était pure vérité. Je vis Achab se lever et s'écrier alors avec scandale.

- C'est de la calomnie !!! De la pure calomnie !! C'est juste parce que tu veux me mettre en prison ! Et pendant ce temps, le vrai coupable courre toujours !!!

Il balaya la tasse de thé d'un revers de main, ce qui l'envoya s'éclater contre le mur. Je me passa une main sur le visage, complètement dépitée par ce qu'il venait de faire. Achab venait de ruiner nos chances d'arranger la situation. Mais quel boulet... Mais quel gros boulet !

- Oh le con... soupirai-je. Oh le débile...
- Hé !!! C'était ma tasse préférée ! s'écria le capitaine. Tu vas te calmer maintenant ! Sinon j'te jure que je t'envoie pourrir dans une cellule !
- Pour un tasse ?
s'indigna Achab. C'est de l'abus de pouvoir !!
- J'vais t'en coller, moi, de l'abus de pouvoir, sale racaille !


Les deux hommes en vinrent aux mains, mais il n'y avait pas photo, l'un avait largement le dessus sur l'autre, et ce n'était pas Achab. Le capitaine le plaqua contre le mur en lui faisant une clef de bras. J'en profita alors pour arriver derrière lui et l'assommer d'un coup derrière la tête. Achab s'effondra également, sa tête ayant malencontreusement rencontré le mur.

- Bon... ça suffit maintenant... J'en ai assez ! On passe au plan B... Comme brutalité !

Je me mis près de la porte et me mis alors à hurler.

- Au secours !!! Gardes !!! Gaaaaardes !

Deux gardes entrèrent alors dans la pièce en courant et lorsqu'ils se rendirent compte de la situation, ils se tournèrent vers moi avec un air menaçant.

- Qu'est-ce qui s'est passé ici ? Répondez !

Mais avant qu'il ne continue à me menacer, un homme aux cheveux faits de végétaux prit leur tête et les assomma l'un contre l'autre. Je regardais alors l'étrange créature qui était en réalité l'avatar de Grégoire.

- Que... C'est pas ce que j'espérais... mais ça fait bien l'affaire !
- Je s'appelle Greeg !
- Hum... Oui... oui oui ! Tout à fait... Aller ! C'est le moment d'y aller, Grégoire !

Je me saisis d'un sabre sur l'un des gardes assommés et le coinça dans ma ceinture avant de me saisir de mon seigneur pour l'aider à se déplacer. Son avatar décida cependant de s'occuper de cela et de me laisser passer devant. Je jetais un œil en dehors de la pièce, vérifiant qu'il n'y avait personne. Je me tournais vers Achab qui était inconscient, réfléchissant un instant à ce que nous devions faire : abandonner la mission ou la continuer malgré la situation désastreuse dans laquelle nous nous trouvions ? Si nous abandonnions maintenant, nous aurions fait tout cela pour rien, mais vu l'état de Grégoire, nous étions mal partis pour faire quoique se soit. Je me glissais derrière une colonne et observait les couloirs qui passaient des deux côtés. Il y avait quelques gardes qui patrouillaient, mais rien d'insurmontable. Je fis signe à l'avatar d'approcher et de me suivre.

Je m'approchais d'un des gardes, par derrière, tentant de faire le moins de bruit possible. Sans mon armure c'était plutôt simple, et puis les chaussures de Samdal'Han étaient plutôt souples. Je pointa alors mon sabre dans le dos du garde et lui ordonna de ne plus bouger.

- Ne bouge plus ! Un seul geste, un seul cri et je te découpe !
- N... Non ! S'il vous plaît ! Ne me tuez pas !
- Où se trouve la Sultane ?
- J'en... j'en sais rien ! S'il vous plaît ! Me tuez pas !

Je lui envoyais un coup dans la nuque pour l'assommer. Il tomba à terre. Par précaution, je le traînai derrière les colonnes pour ne pas qu'il soit aperçu par les autres gardes. Grégoire me fit alors part qu'au premier étage se trouvait un grand hall que son avatar avait aperçu. Il y avait vu Lazare monter les escaliers et pénétrer une salle via une double grande porte, gardée par des soldats en nombre. Si nous devions aller quelque part pour découvrir ce qui se tramait, c'était par là. D'un autre côté, peut-être que nous rendre à la salle de réception pour examiner la scène de crime nous donnerait des indices, mais c'était risqué. La garde devait avoir été renforcée par ici. Je décidais qu'il serait plus pertinent de retrouver Lazare.

Nous arrivâmes à l'escalier qui permettait de gagner le hall. Il y avait malheureusement un garde posté à son sommet. Je me collais contre le mur et me mis à siffler.

- Hein ? C'était quoi ? Quelqu'un ! Avec moi ! On va vérifier !

Deux soldats descendirent de l'escalier, ils marchèrent droit devant, avant de jeter des coups d'oeil à droite et à gauche. Je pris le garde le plus en retrait par la gorge, en lui plaquant ma main sur le visage pour étouffer ses cris avant de l’assommer contre le mur. L'autre se retourna alors avec stupéfaction et avant qu'il n'ait eu le temps de hurler, il prit un grand coup de coude à l'arrière de la tête. L'avatar de Grégoire regarda le soldat tomber avant de le traîner dans un coin.

- Qu'est-ce qui se passe en bas ? Ils sont toujours pas revenus ! Il y a un problème ! Tout le monde, avec moi !!

C'était le moment. Je mis un voile devant le bas de mon visage et me saisis du sabre. Je retirais un de mes gants pour avoir une main à nue, histoire de pouvoir plus facilement absorber le fluide de mes futurs adversaires au besoin. Six gardes déboulèrent dans le couloir plongé dans la pénombre et commencèrent à regarder dans tous les coins. Je sautais sur l'un d'eux pour le faire tomber à la renverse et lui cogner la tête contre le sol. Il fut assommé sur le coup et perdit connaissance. Son casque glissa au sol et fit un boucan infernal ce qui alerta les autres. L'un d'eux se retourna à peine qu'il fut happé par le bras de Greeg qui l'envoya s'écraser contre le mur. Il n'en restait plus que quatre et deux d'entre eux se dirigèrent vers moi. Grégoire, lui était à l’abri derrière une colonne, toujours patraque.

- Arrêtez les !!! hurla le plus gradé.

Ils sortirent leur sabre et se jetèrent sur nous. J'eus du mal à leur tenir tête, d'autant qu'ils étaient adroits et bien entraînés les bougres. Je reçus même quelques estafilades. J'avais clairement l'avantage de la force, mais pas celui de la maîtrise.

- Je s'appelle... GREEEEEEEEG !!!

Greeg, l'avatar de Grégoire, avait attrapé ses deux adversaires par le col, il les cogna tout deux l'un contre l'autre avant de les lancer sur mes adversaires, les envoyant ainsi tous au tapis.

- Heu... Bien joué, Greeg...  
- Je s'appelle Greeg !
- Oui oui... Je sais oui...

Le combat avait cependant épuisé l'avatar qui se retrouva à l'état miniature. Pas le choix, ce serait à moi de soutenir Grégoire. Je fis grimper le petit avatar sur mon épaule et pris Grégoire avec moi. J'avais pris soit de remettre mon gant avant.

- Va falloir que je revois ma conception des avatars... Il a l'air un peu fou et un peu bizarre celui-là ! déclara Grégoire.
- Moi je l'aime bien... lui accordai-je.
- Je s'appelle Greeg ! dit doucement l'avatar avec sa petite voix.  
- Adorable, dis-je à voix basse.
- Hein ? s'étonna Grégoire.
- Rien rien...

Nous montâmes à l'étage. Personne... Cela expliquait pourquoi nous n'avions pas rencontré plus de résistance que cela. Même la porte en haut des marches du hall ne semblait plus gardée. Je m'arrêtai, perplexe. Tout ceci était bien trop facile. Comment se faisait-il que la porte n'était plus gardée ? Comment se faisait-il que tout le palais était soudainement si calme et silencieux ?

- Il y a un problème, Grégoire ! Tout est bien trop calme...
- Raison de plus pour ne pas traîner et avancer, non ?
- Hum... Je n'aime pas ça ! Nous ferions peut-être mieux de partir ! J'ai un mauvais pressentiment !

Mais avant que je ne puisse faire le moindre geste, je sentis une piqûre dans mon cou.

- Argh ! Mais qu'est-ce que... ?

En tendant ma main dans mon cou, je sentis quelque chose. Je tirais et l'apporta à mes yeux : une fléchette !

- Non... c'est un piège !

Je me sentis soudainement engourdie. La tête me tournait et ma vision commençait tout doucement à se troubler.

- Faut pas rester là ! s'écria Grégoire.

Mais trop tard. Lui aussi avait pris une fléchette dans le cou. Je vis alors des ombres tomber de tous les côtés, nous encercler, menaçantes. Elles portaient des masques en crâne arcaëllien. Je brandis mon sabre mais mes doigts n'avaient plus de force, et mes jambes commencèrent à trembler.

- Non...

Le sabre tomba au sol dans un bruit assourdissant. Mes jambes ne me supportaient plus et nous tombâmes tous les deux avec Grégoire. Et vint le noir complet...

***

Je les sentais nous tirer sans pouvoir rien faire. Mon esprit était complètement brouillé, ma vision floue. Je n'arrivais même pas à rester éveillée plus de quelques secondes. Mes yeux se fermaient tous seuls.

***

Où étions-nous à présent ? Il faisait frais par ici, et un peu humide. Il a des torches, mais il fait si sombre... Je n'arrive pas à voir... Est-ce que nous sommes dans un tunnel ? Je crois que je vais encore perdre connaissance.

***

Combien de temps cela va-t-il durer ? Je vois des choses se déplacer devant moi, mais je crois que je ne suis plus déplacée. Où est Grégoire ? Il est à côté de moi, je peux le sentir... Son avatar a complètement disparu en revanche. Où suis-je ? Tellement sommeil...

***

Oula... Je ne suis pas très droite... est-ce que j'ai les pieds en l'air ? C'est quoi cette douleur ? Argh ! Mes bras, ça tire. Est-ce que je suis suspendue par les bras ? Des grosses menottes en acier... Assez large pour retenir la force d'un lorcq. Merde... Où est-ce que je suis ? Il y a de la lumière qui entre par derrière moi... je vois l'ombre des barreaux d'une petite ouverture dans la pièce. Suis-je dans une geôle ? Enfermée ? J'entends une voix me murmurer quelque chose... Cette voix...

- Si faible... Tu t'es affaiblie, Anna... Tu t'es laissée aller à la faiblesse !
- Non... Non, tu n'es pas là... Tu es mort ! Sors de ma tête !
- C'est inutile de me combattre ! Cède à la haine, Anna ! Tu vois bien que faire le bien ne te va pas ! Grégoire t'as rendue faible !!
- Tais-toi... Tais-toi ! Ferme-la... Tu n'es pas là. Tout ça c'est dans ma tête...

J'entendis la porte face à moi s'ouvrir. On me jeta un seau d'eau froide qui me fit trembler des pieds à la tête. Je recracha toute l'eau qui m'était rentrée dans la bouche et finis par ouvrir les yeux. Ras al Shaytan était là, devant moi, accompagné d'un sbire qui avait encore le sceau à la main.

- Je ne vous dérange pas avec vous même, j'espère ?
- Argh... Qu'est-ce qui se passe ici ?
- On vous a vu fureter là où vous ne devriez pas... Ce n'est pas très malin. Je vous avais prévenu de ne pas rester.
- Où est-ce que nous sommes ?
- Je crois qu'elle n'est pas très bien réveillée. Halsim...  

Le dénommé Halsim me jeta à nouveau de l'eau. Nouveau frisson. J'étais cependant un peu plus réveillée.

- Vous êtes dans ma demeure, Anna... Dans la partie la moins agréable, je dois l'admettre. Votre ami est juste dans la pièce d'à côté, j'irai bientôt le voir. Je suis sûr qu'il ne s'appelle pas Arthur...
- Et vous vous attendez à ce que je parle, hein ? C'est dommage... Je n'ai rien à dire.
- Comme c'est regrettable... Moi qui comptais vous donner un traitement de faveur... Bien... Nous allons démarrer les choses sérieuses à présent. Je pose les questions, vous répondez, et je vous promets de ne pas vous faire de mal, ni à vous, ni à votre ami.
- Et pourquoi devrais-je vous parler ? Vous m'avez enchaînée ! Vous croyez vraiment que je vais croire que vous ne voulez pas me faire du mal ?
- Ce n'est pas contre vous, c'est juste pour ma propre sécurité. J'ai peur que vous vous trompiez d'ennemi... Ou que vous en soyez une. A vrai dire c'est quelque chose dont je ne suis pas tout à fait sûr...

La voix de Lemmy me revint alors en tête à ce moment là. C'était comme s'il se trouvait à côté de moi, me murmurant des paroles à l'oreille.

- Il essaye de te manipuler... Tu ne dois rien lui dire. Rien du tout.
- Tais-toi...
- Pardon ? s'empressa de rétorquer Ras al Shaytan qui me regardait avec suspicion.
- Qu'est-ce que vous voulez ? lui demandai-je, excédée.
- Je veux savoir pour qui vous travaillez. Dans quel camps vous situez-vous ! Alors peut-être que je vous détacherais.
- Il ment ! Il va te tuer dans tous les cas ! Ne lui dis rien !! me murmura la voix de Lemmy. Tant qu'il ne sait rien, il te gardera en vie.

Je restais silencieuse, essayant de chasser ce fantôme de mon esprit. Je le sentais continuer à me harceler.

- Ou peut-être que vous me tuerez une fois que vous saurez...

Il sembla réfléchir et me regarda avec respect.

- C'est vrai, vous n'avez aucune garantie. Votre remarque est pertinente, mais comme vous le voyez... vous n'êtes pas vraiment en position de force. Dans tous les cas, si vous parlez, le calvaire s’achèvera vite. Si vous continuez à vous murer dans le silence... je crains de ne devoir continuer à vous traiter comme une prisonnière. Cela ne m'enchante pas, vous devez me croire...
- Vous êtes avec les Hayert'Vaäls ? lui lançai-je alors.
- Étrange question, puisque c'est vous qui êtes venue traiter avec moi... en tant que leur émissaire.
- Je crains malheureusement ne pas avoir toute ma mémoire à ce sujet...
- C'est bien dommage... cela vous sortirez de cette... mauvaise situation. Vous sauriez à quoi vous en tenir et peut-être que vous n'auriez plus peur de me révéler pour qui vous travaillez...
- Si vous me posez la question, c'est que vous doutez que je travaille pour les Hayert'Vaäls, n'est-ce pas ?
- En effet... Vous avez d'étranges relations ces derniers temps... Je ne sais plus trop pour qui vous travaillez, alors faites moi gagner du temps, et dites moi pour qui vous travaillez. Peut-être me montrerai-je indulgent...
- Il ne se montrera pas indulgent !! A l'instant même où tu lui annoncera pour qui tu es, il te fera découper en morceaux !
- Tais-toi ! J'essaye de réfléchir...
- Mais à qui parlez-vous ? me demanda le chef des assassins.
- A... A personne... Je...
- Vous n'avez pas l'air très bien... Bien... Je crois que je vais devoir revenir à un autre moment, quand vous aurez fini de délirer.
- Non ! Attendez !!! Pourquoi faites-vous ça ? Dans quel camps êtes-vous ???
- Dans celui des hashashyns. Ça c'est une certitude. Halsim...

Il se pencha vers Halsim et lui murmura quelque chose à l'oreille avant de partir.

- Nous nous retrouverons bientôt, Anna. En attendant, je vais aller voir votre ami... Il a sûrement des choses à nous dire.

Je fus ainsi laissée seule, avec le fantôme de Lemmy qui me harcelait intérieurement...
Niveau 5
Anna Cornwall
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 98

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Force, Régénération
Groupes: Domaine
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


"Des roses... de jolies roses rouges... partout..."

Artefacts:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mar 10 Oct 2017 - 21:28

Je n’aime pas les plaines de sables, qu’est-ce que les deux pattes on eu dans la tête pour s’installer dans un lieu si désagréable. J’avais déjà du aire abstraction de mon superbe pelage roux pour qu’ont ne nous reconnaisse pas, et voilà que se fichus sable m’irrite sans cesse. Heureusement que frère Grégoire avait trouvé rapidement quelqu’un à entourlouper, comme d’habitude. J’avais donc ainsi pu me laisser aller à la fainéantise alors que les domestique du gros bonhomme à tête de rose, m’offraient des friandises selon mon bon vouloir. J’avais jubilé de voir la nouvelle sœur trop blanche de fourrure se hérisser les poils de sa tête quand on avait voulu qu’elle sorte habillée en courtisane… Fufufu, même si elle n’était pas aussi belle et voluptueuse que sœur Saphira sœur Anna était pour un mâle lambda très agréable à regarder. 
Néanmoins, il commençait à ce faire tard et frère n’était pas revenu… La soirée devait avoir été plus agréable qu’il ne l’avait prévu. Je dormais donc, ma truffe entre les pattes avant, bien installer dans des coussins bien doux… Grégoire ne me laisse jamais dormir dans son lit, soit disant que je laisse mes poils dedans. J’avais jubilé de voir la nouvelle sœur trop blanche de fourrure se hérisser les poils de sa tête quand on avait voulu qu’elle sorte habillée en courtisane… 
Je sentis une étrange odeur approcher… Celle des enfant feuilles de mon frère. J’ouvris un œil pour voir un minuscule être de plante me faire face, drapé dans sa tunique blanche habituelle… Il agitait les bras et les pieds en baragouinant, je ne sais quelle stupidité. Je me redressais pour le fixer plus attentivement.
« Grégoire… Attraper… Grande maison ! » Articulait-il avec difficulté en montrant la direction du palais de son bras.
Frère renard, où à tu fourré ta truffe curieuse ?! Tu dois encore être en danger ! Je saisis dans ma gueule le petit avatar et le jetais sur mon dos avant de m’élancer pour retrouver mon frère. 
Je filais à toute allure, passant entre les deux pattes du terrier de l’homme gros aux cheveux de roses. Ils voulurent me rattraper, mais j’étais bien trop rapide ! C’est en sortant dans les rues sèches et poussiéreuses que les choses se compliquèrent. Je ne pouvais utiliser mon flair ici, c’est donc à mes yeux que je me fis. Le petit être de plante indiquait la direction en répétant le nom de Grégoire, je lui fis confiance et m’élançais dans les rues sinueuses de cette ville que je n’aimais guère. La lune dans le ciel dégagé éclairait ma route, je fis la rencontre de chiens qui se jetèrent à mes trousses, je poussais encore plus vite sur mes pattes en sentant les claquements de mâchoire à quelques centimètres de ma queue touffue ! Par ma portée il y’en a un juste devant ! Je saute sur la droite, contre le mur d’une maison en terre il y a des caisses qui me forme un escalier facile pour me rendre sur le toit et esquiver mes poursuivants trop lourdaud pour me suivre avant que je n’aie déjà sauté sur le toit de deux autres maisons. 

Au moins sur les toits, personne ne va venir m’ennuyer… Par les petits de Grégoire ! Si ! Un garde est sur le toit avec un arc et il me fixe avec surprise.
« Eh bien, ma petite, vient par là, ce n'est pas un endroit pour les petits fennecs... » Dit il en tendant vers moi la main ganté. 
J’allais mordre quand j’entends le bébé avatar grogner sur mon dos.
« Je s’appelle Greeg ! » Et que voilà qu’il étend une main en liane pour attraper la fermeture du casque du garde sous le menton et le fracasser au sol en sautant devant moi.
« Je s’appelle Greeg ! » S’exclame-t-il vers moi en pavant.
Je le remets sur mon dos et je reprends ma route. Nous finissons par arriver dans le palais, je m’y introduis sans difficulté. La, je piste l’odeur de Grégoire et de Anna, je les suis jusqu’à une grande porte à double battant, y a l’air d’avoir eu du grabuge par ici, je vois que certains coins de murs d’un corridor proche son fissuré et une odeur de sang, mais pas beaucoup. Je tourne la tête pour fixer le petit avatar sur mon dos en jappant.
« Je s’appelle Greeg... » Dit il en regardant ailleurs l’air de rien. 
J’allais avoir des choses à me faire raconter. Je fixe la porte et ne vois aucune autre entrée… Les lianes de mon ami plantent s’étende alors vers les poignées et commence à tirer, je tire aussi pour l’aider quand un claquement de botte approche et un garde sort du couloir aux parois fissuré et nous voit et fixe, incrédule… Je tiens l’avatar par le col en le tirant en arrière pour l’aider à ouvrir les portes… 
Par chance un de ses amis l’appel et il tourne la tête un instant, nous en profitons pour nous faufiler vite entre les battants et les refermer aussi vite. Je dois vraiment arrêter les friandises, mon arrière-train à eu du mal à passer… C’est vexant. 
Je me remets au pistage de l’odeur de mon cher frère… Je finis par le retrouver, nous empruntons plusieurs volés de marches, des corridors, un tunnel et finissons par arriver dans une grande maison. C’est très luxueux, un mâle avec du goût vit là. Je finis par retrouver le lien mental de mon frère.
« Frère renard ! » J’émets aussi fort que possible alors que je me cache dans un vase avec des plantes en compagnie de l’ami plante.
« Ombrefeu ! Sang et cendre, je suis heureux que tu ne nous aies pas suivis, c’est complètement un fiasco hahaha ! » Émets mon frère. 
« Que ce passe t’il ? » 
« Nous avons rencontré le chef d’une faction, très puissante et influente, malgré nous
d’ailleurs. Malgré le mauvais départ que nous avons eus tout les deux, nous sommes parvenu à un accord plutôt équitable et qui m’arrange pour aider Anna à être soigné de ses maux. » 
« Soeur Louve va bien alors ? » Je demande en cachant mon soulagement. 
« Je crois qu’elle souffre de sa malédiction, j’attends que la fille du chef qui nous à capturé vienne pour signer ou sceller notre accord et ainsi donné le remède à Anna au plus vite. Je crois qu’elle entend ou voit l’homme vermine qui la contrôlait dans le passé. » Me répond mon frère.
« Il faut la soutenir. »
« C’est ce que je fais en attendant Lazare et sa fille, ils nous ont offert des vêtements sec et propres et une pièce où nous reposer. Je garde Anna contre moi le temps qu’elle se sente mieux… Attends-je vais te la passer en lui faisant tenir le médaillon. » Préviens mon frère.
« Si je pense, elle m’entend alors ? » Émets une voix mentale que je ne connaissais pas.
« Je t’entends sœur louve. Reste fort, bientôt, nous aurons le remède à ton mal. » Je l’encourage.
« C’est… Très étrange de parler à une renarde, mais c’est agréable. Merci, Ombrefeu je... J’aurais tant voulu avoir un médaillon de la sorte quand j’étais enfant.»
« Je suis sûr que j’aurais aussi bien avec toi, tu es une femelle raffinée et fière comme moi. » 
« Haha… Oui, je t’aurais… » Gloussait elle avant qu’un rire dément ne nous coupe.
« HAHAHAHAHA !!! Sombre petite vermine ! Vous ne me sortirez pas de son corps ! Elle EST A MOI !À MOI ! » 
Je sentis frère renard se mettre à hurler mentalement contre la voix de l’homme vermine avant qu’il ne reprenne.
« Anna est tombée inconsciente… Je vais extirper ce relent de Lemmy de son corps peu importe le prix à payer ! » 
« Oui ! Il ne l’a pas tué avant, ce parasite ne la tuera pas. » Je répondis avant de voir par mon poste d’observation une femme aux allures… Féline passer et filer vers le sous sol de la demeure.  « La fille de ce « Lazare » arrive mon frère... » 

(c) Never-Utopia
Niveau 6
Grégoire Boisdefer
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 393

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis le Premier Citoyen, du Domaine!:
 




Artefacts acquis:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mer 11 Oct 2017 - 15:18
Petit récap de ce qu'il s'est passé entre Grégoire et Lazare :

Un sbire balance un sceau d'eau sur Grégoire qui est attaché aux poignets par des chaînes. Lazare arrive dans la geôle où il se trouve.

- Ah ! Vous voilà enfin réveillé ! Enfin j'espère que vous l'êtes plus que votre amie à côté...
- Qu'est ce que vous avez fait a ma sœur ?! grogna Grégoire.
- A votre sœur ? Vous êtes donc le frère d'Anna ? Hum... C'est étrange... je ne l'aurai pas dit... Demi-frère alors ! Vous n'avez pas la tête d'un lorcq... A moins que vous ne partagiez pas de liens de sang... Un frère par adoption ? Hum... Je digresse... Plus sérieusement ! Votre "sœur" n'a rien pour le moment... Elle se pendouille juste au bout des même chaines que vous ! Donc... Maintenant que ce mystère est éclairci, permettez moi d'en éclaircir un autre... Qui êtes-vous ?

« Je suis si fatigué... Et si je lui disais? Il pourrait être avec les Hayert'Vaäl... » pense Grégoire.

- J'en déduis que vous êtes pas avec les adorateurs d'Özan... sinon vous connaîtriez mon visage haha...

Lazare sourit, amusé.

- Vous êtes perspicace. Votre "sœur" l'est aussi... mais elle n'avait pas l'air dans son assiette... Comment dire ? Hum... Elle ne semblait pas avoir toutes ses facultés, comme si elle était un peu... malade. Mais vous avez l'air bien plus en forme. Et bien, pour tout vous dire, je ne suis pas vraiment un adorateur d'Özan. Je préfère de loin Gar'Haz... C'est un dieu que nous, les hashashyns, vénérons depuis des siècles. Et vous, étranger, dont je ne connais pas vraiment le nom... avec qui êtes vous ?

Grégoire soupire.

- De toute manière... Je suis un opposant aux lykosims et adorateurs. Anna et moi tentons de les combattre...
- Et bien voilà ! C'est la réponse que j'attendais... Halsim...

Halsim s'approche de Grégoire, cherche quelque chose dans sa tunique et en sort... une clé. Il déverrouille les menottes.

- Si vous n'êtes ni pour les uns, ni pour les autres... nous pourrions peut-être nous entendre. En tout cas, le dialogue est enfin ouvert ! Nous allons pouvoir parler d'homme à homme ! Halsim, fait préparer des vêtements propres et secs pour notre invité...
- Je ne vais nulle part si Anna n'est pas détachée et soignée...
- Et altruiste avec ça... On va peut-être pouvoir s'entendre. Halsim, tu sais ce qu'il te reste à faire...
- Oui, Maître !
- Halsim va s'occuper de votre amie. Nous allons essayer de lui apporter quelques soins... Les hashashyns ont de grandes connaissances dans l'utilisation des herbes, champignons... et quelques minéraux aux propriétés variées. Cela ne m'enchanterait guère que votre amie ne perde la tête et se mette à vouloir tuer tout ce qui bouge sur son passage... Surtout que nous sommes chez moi.
- Pourquoi... Vous nous avez attaqué ? Bon... D'accord, c'est vrai qu'on était suspects mais... C est vous qui avez tué le général ? Pourquoi ne pas nous avoir laissé porter le chapeau?
- Au début, c'était mon intention. Et oui, c'est bien moi qui me suis débarrassé du général. Cet homme était corrompu... Il a pactisé avec les Hayert'Vaäls comme le lui a demandé l'Alpha. Quelque chose que nous ne pouvions laisser faire... Quant à vous... Je vous ai vu, avec Anna... La pauvre enfant semblait comme ne plus savoir ce qui s'était passé la dernière fois que nous nous sommes vus. Cela m'a intrigué... En fait, la seule raison pour laquelle je ne vous fais pas porter le chapeau, c'est ma curiosité...

Grégoire accepte de suivre Lazare après s'être revêtu des habits que vient d'apporter Halsim.

- Mais... Et la sultane dans tout ça ? Elle est avec les adorateurs ?
- Si la Sultane était avec les adorateurs... C'est elle qui ne serait plus de ce monde. Ce général n'aurait été que le second sur ma liste...

Lazare fait signe à Grégoire de le suivre, ils longent un couloir assez sombre, à peine éclairé avant de monter un escalier.

- Non non... Croyez-moi, si Samdal'Han va aussi bien et est aussi resplendissante, c'est bien parce que les adorateurs ne sont pas capables d'avoir une emprise sur elle. Et pour tout vous dire, la ligue des assassins n'y est pas totalement étrangère non plus...
- Vous protégez la citée en somme. A votre façon.
- Nos méthodes ne sont pas aux goûts de tout le monde... Et certainement pas de la majorité de la population... Mais elles sont efficaces ! Tout le monde a peur des hashashyns ! Tout le monde !

Lazare et Grégoire arrivent dans une grande salle ou se trouve un trône, avec des armures un peu partout, des armes ornent les murs et une vingtaines d'hommes en habits noirs et aux masques faits de crânes sont là, attendant la venue de leur maître.

- Même ceux qui ont l'audace de leur demander des services...

Grégoire regarde autour de lui.

- Vous avez l'air peu nombreux...
- C'est une des spécialités des hashashyns... Nous paraissons peu... Quel genre d'assassins serions nous, si nous vous faisions absolument tout voir de nous ? Vous ne savez rien, et c'est mieux pour vous...

Lazare s'assoit sur le trône et claque des doigts. Deux hommes arrivent avec un siège pour Grégoire.

- Installez-vous ! Profitez ! Nous allons être là pour un moment, je crois. Vous ne m'avez toujours pas dit qui vous étiez et pour qui vous travailliez. Je suis curieux d'entendre ça.

Grégoire prend place.

- Étant donné que nous semblons avoir les mêmes ennemis... Autant cesser de jouer a ce petit jeu. Je suis Grégoire Boisdefer, Roi du Domaine et des Dominians. J'étais venu pour savoir si je pouvais entamer des relations diplomatiques avec Samdal'han.

Lazare se met à rire aux éclats.

- AHAHAHAH ! Grégoire Boisdefer ? Vraiment ?

Il se met à rire à nouveau.

- Ah ! Et bien finalement, j'ai bien fait de ne pas vous faire porter le chapeau et vous faire tuer... Il aurait été dommage de ne pouvoir négocier avec Grégoire Boisdefer, le chef des Domininans. Ah... Et donc Anna a rejoint les Domininans ? Elle a... abandonné les Hayert'Vaäls ? J'ai du mal à y croire...
- Je suis heureux que vous ayez été assez curieux pour ne pas me tuer. Anna était venue pour me tuer a la base... sous l'impulsion mentale d un fils d'Özan. Nous avons réussis a l'extirper de son corps. Elle a choisi de se battre pour nous par la suite. Elle ne nous a jamais fait défaut, j'ai toute confiance en elle depuis que nous avons versé notre sang a Wasdkioljer.
- Ainsi donc, c'est de votre côté qu'elle a combattu à Wasdkioljer... hum... Une impulsion mentale d'un fils d'Özan dites vous ? Ça expliquerait bien des choses... Cela expliquerait la défection de certains membres de notre ligue... Vous dites qu'elle n'était donc pas entièrement responsable de ses actes ? C'est bien cela ?
- En effet, mais ce fils d'Özan est mort maintenant. Le prince d'Yban lui a décroché la tête des épaules, Grégoire prend une pause avant de reprendre. Vous dites que certains des vôtres ont changé de camp ? C est une inquiétante nouvelle... Je suis navré de vous dire que s'ils s'en prennent aux miens je devrais me débarrasser d'eux.
- Et je ne vous en tiendrais pas rigueur ! Le code des assassins est clair à ce sujet : toute personne faisant défection à la ligue se verra condamnée à mort. Vous nous rendriez un grand service en éradiquant ces traîtres... Peu importe quelle ait été la raison de leur trahison, qu'elle soit volontaire ou non, nous ne pouvons plus leur faire confiance... Ils sont comme des chiens fous que l'on a abandonné dans la nature à présent... Il faut les éliminer. Jurk saura avoir pitié d'eux dans le royaume de son mari. Ce n'est plus à nous de les épargner...
- J'agirais s'ils s'en prennent aux gens que j'ai devoir de défendre ou s'ils ont rejoins les adorateurs. Enfin... J'imagine que vous n allez pas nous laissez partir comme ça avec Anna ?
- Pas vraiment, non... Même si je ne compte pas vous tuer. A vrai dire, le Domaine n'est pas vraiment une menace pour nous, mais j'aimerai que nous ayons un accord. Un accord qui va vous sembler opportun, je pense. J'ai l'impression que vous avez quelques problèmes avec Anna, qu'elle n'est pas dans son état normal... Nous avons constaté des marques sur ses bras, et... J'ai moi-même pu remarquer qu'elle n'était pas tout à fait saine d'esprit. Alors voici ce que je vous propose : Nous vous aidons à soigner votre "sœur", dit-il avec un petit sourire amusé, nous lui cherchons un remède, nous gardons la formule secrète et nous engageons à vous fournir en médecine pour soulager votre amie de ses troubles. Nous vous laissons partir chez vous, et en échange de tout ça, vous restez à l'écart de Samdal'Han.
- Pourquoi ne pas rejoindre le domaine ? Nous combattons les mêmes ennemis. Nous pourrions toujours nous accorder en ce qui concerne vos... activités.
- Que m'offrez-vous en échange, Grégoire ? La ligue des assassins ne s'allie pas gratuitement à des nations... Si vous avez quelque chose à nous offrir, qui nous intéresse, alors nous pourrons voir à... nous mettre d'accord sur ce sujet. Autrement nous n'aurions aucun intérêt à nous allier avec vous.
- Que recherchez vous Lazare ? C'est la question. Êtes vous a la poursuite de l'or, de la gloire ou du pouvoir ? Peut-être avez vous une autre idéologie... Je dois admettre que j'ai du mal a vous cerner. Vous semblez être un homme d'honneur mais votre organisation serait qualifiée de lâche par d'autres... Que recherchez vous au final Lazare ?
- Ce que je recherche Grégoire, c'est ce que tous les Ras al Shaytan ont toujours cherché : épurer le monde du vice, de la corruption et de la médiocrité, peu importe les moyens employés. Nous tuons tous ceux qui font de leur pouvoir un mauvais abus. Les nobles, les démocrates, les militaires... Nous les tuons, Grégoire Boisdefer, sans même nous préoccuper de leur sort. Le monde ce portera bien mieux sans cette vermine ! Mais... Hum... Dernièrement je cherche quelque chose par dessus tout... Grégoire... Quelque chose que même moi j'ai du mal à trouver... Quelqu'un qui sera digne de reprendre le nom de Ras al Shaytan une fois que je me serais éteint.
- Nous avons la même vision des choses, peut-être pas sur les méthodes employées pour régler le problème, néanmoins sur mes terres l'abus de pouvoir n'est pas autorisé. Je ne connais pas les qualités requises pour prétendre a votre rang, mais personne parmi les vôtres n'est digne de votre rang ?
- Malheureusement, non, j'ai bien peur que la seule personne qui ait prétendu en être digne soit morte de ma main... Et les derniers prétendants de ma fille... n'ont pas vraiment été à la hauteur, eux non plus.
- Qu'est ce que... ? Qu'est ce que votre fille a à voir avec tout ça ?
- Elle est ma fille... Celui qui sera digne d'elle, et qui aura la force de me vaincre, pourra prétendre être son mari et se voir accorder l'héritage de Ras al Shaytan ! C'est aussi simple que cela ! Les hashashyns ne peuvent confier leur avenir à un homme qui n'aurait pas la volonté de pérenniser la longue lignée des Ras al Shaytan.
- Si je comprend, faut déjà vous vaincre et ensuite plaire a votre fille... C'est une manière d'assurer la succession, originale... Je ne pense pas connaître quelqu'un capable d'accomplir cela, néanmoins, je suis prêt à donner ma parole de laisser Samdal'Han en paix si vous nous assurez d'avoir un moyen de guérir Anna et d'empêcher les adorateurs de prendre la citée... Est-ce que le commerce entre le domaine et Samdal'han sera néanmoins possible ?
- Tout dépendra de ce que vous avez à commercer, Grégoire Boisdefer, mais je fais confiance à ma fille pour m'assurer que ce qui transite entre Samdal'han et les autres régions du monde soit conforme à nos idéaux... Et nous profite à tous...
- Si vous avez des produits que vous ne souhaitez pas voir transiter par la cité je peux m'arranger pour que cela n'arrive pas... Mon but est d'être en bons termes avec les chefs du sud et de l'est de Kaïl, pour faire barrage et anéantir les adorateurs. Pour cela faire attention a ne pas outrer bêtement mes potentiels alliés est nécessaire.
- Dans ce cas je vous laisserai régler ces détails avec ma fille ! Vous la verrez bientôt... Elle pourrait vous surprendre, répondit la « tête du démon » avec un petit sourire amusé.

Halsim débarque dans la pièce et s'approche de Ras al Shaytan pour lui murmurer quelque chose à l'oreille.

- J'ai une bonne nouvelle pour vous, vous allez pouvoir retrouver votre amie ! Halsim va vous conduire à elle. Je vous retrouverai après, le temps de mettre dans la confidence ma fille de notre arrangement.
- Je vous remercie Lazare.

Grégoire se lève et incline la tête respectueusement devant Lazare avant de suivre Halsim jusqu'à Anna.
Niveau 10
Maître du Jeu
Je suis dispo pour : Demandez, je vous servirais
Identité : Je peux être n'importe qui !
Expérience : 875

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Je peux tout maîtriser
Groupes:
Race: Toutes
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 10


Je suis le Maître !
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 12 Oct 2017 - 11:26
L'homme qui s’appelait Halsim revint dans ma cellule. Sans un mot il s'approcha de moi et déverrouilla les menottes autour de mes poignets. Je tombais au sol et pestais de douleur. Avaient-ils changé d'avis ?

- Le Maître s'entretient avec votre ami. Il souhaiterait que vous vous séchiez et vous changiez.
- Qu'est-ce qui l'a fait changer d'avis ?
- Votre ami a parlé... Vous avez de la chance, Ras al Shaytan pense que vous pourriez nous être utiles.
- Quoi ? Mais... Où est-il ? Qu'est-ce qu'il a dit ?
- Vous le saurez très bientôt ! Veuillez me suivre à présent !
- Non... Il faut que j'aille voir...

En un éclair il décrocha son sabre de sa ceinture et me mit la lame sous la gorge. Je le regardais alors avec stupéfaction.

- Wouw...
- J'ai dit... veuillez me suivre !
- Ok... J'imagine que j'ai pas trop le choix...

Il me fit passer devant et me mena jusqu'à un petit salon. Il y avait des coussins un peu partout, un paravent, des bougies et de l'encens qui brûlait. L'odeur en était d'ailleurs douce et agréable, presque entêtante.

- Oula... Pourquoi ça ne me plaît pas ? Où est le piège ?
- Changez-vous. Il y a des habits derrière le paravent.
- Et si je n'ai pas envie ?
- Alors vous resterez trempée...
- Bonne remarque... Et... … … Ok... Je vais me changer...
- Pourquoi tu ne lui écrases pas la figure ? Avec ta force, il ne pourrait rien contre toi !! Démolis-le !!!
- Tais-toi, Lemmy... Tu n'es pas... Tout ça c'est dans ma tête...

Halsim resta de marbre. Je me dirigeai vers le paravent, m'imaginant arracher les yeux à cet assassin, brutalement, sauvagement. Non... Non, je valais mieux que ça. Pourquoi ferais-je ça ? Je passais derrière le paravent et me retrouvais face à Lemmy je reculais en hâte, totalement paniquée. Il s'approchait de moi, les bras tendus vers ma gorge.

- Noooon !!! Noooon !! Tu n'es pas là !!!

Il se mit à m'étrangler, je sentis ses doigts se refermer sur ma gorge, le manque d'air, les spasmes de douleurs... Halsim s'approcha rapidement de moi et me saisis par les épaules. Je me mis à me débattre, battant des pieds et des mains.

- Noooon !! Nooooon ! Lâchez moi !!! Lâchez moi !!!
- Calmez-vous, Anna... Il n'y a personne ici à part nous ! Vous devez me croire !
- Il essaye de m'étrangler ! Il essaye de m'étrangler !!!

L'assassin sortit une flasque de son vêtement et la passa sous mon nez. Les vapeurs qui s'en dégageaient eurent un effet relaxant sur moi. J'étais encore en panique, prise de démence, et Lemmy était toujours au-dessus de moi, à me regarder, mais je le voyais se flouter, disparaître progressivement.

- Allez... Habillez-vous...
- Non... Non... Il va encore...
- Ce n'est que votre imagination... laissez-vous aller... faites comme s'il n'était pas là.
- Je ne peux pas...
- Je vais rester derrière ce paravent. Il ne peut rien vous arriver ! Maintenant, habillez-vous !  
- J'ai peur...

Halsim soupira et retira sa capuche et le morceau de tissu qui cachait le bas de son visage... Halsim était une femme. Sa peau était brune et ses yeux d'un noir de jais. Elle braquait sur moi ses yeux noirs comme la nuit. Elle n'avait pas un visage très doux, ni une expression très rassurante, mais étrangement, la présence d'une femme me faisait me sentir plus en sécurité. Probablement parce que la seule personne avec qui je ne m'étais jamais senti plus en sécurité fut ma mère.

- Allez Anna... Vous devez vous habillez... Mon Maître veut que vous soyez prête...
- Si vous ne m'aviez pas jeté un sceau d'eau...
- C'était nécessaire pour dissiper les effets de la drogue que nous vous avons inoculé avec les fléchettes.

Elle m'aida à me relever. J'avais si peur... mais je sentais les effets de ce qu'elle m'avait fait respirer faire tout doucement effet. Cela me rendait quelque peu somnolente mais au moins la voix de Lemmy se faisait moins forte.

- Tues-la ! Tues-la ! Comme tu as tué ton père... comme tu as tué tous ces gens pour moi... Tues-la...

J'avais envie de pleurer, de hurler que tout cela s'arrête. Pourquoi continuait-il à me harceler ? Il était mort ! MORT ! Je commençais à perdre la tête... Halsim m'aida à me déshabiller et à m'habiller. Elle me posa sur un tas de coussins moelleux. J'étais complètement groggy, mes yeux se fermant à intervalles réguliers.

- Je vais avertir mon Maître que vous êtes prête !
- Non... Pitié... Ne me laissez pas seule...

Elle remonta son cache col et rabaissa sa capuche avant de me fixer. Difficile de lire ses émotions avec seulement ses yeux... d'autant que je n'étais pas très douée en temps normal pour les lire.

- Vous n'êtes jamais seule dans la forteresse du démon. Il y a des yeux partout... Et vous serez très vite rejointe. Essayez de vous détendre.

Elle partit alors, me laissant seule dans la pièce. Comble de l'horreur, je sentis comme des yeux me regarder un peu partout. C'est comme si je pouvais les voir, c'est comme si les murs étaient couverts d'yeux. C'était atroce. Je fermais alors les yeux, mais quand je les fermais, c'était la voix de Lemmy que j'entendais, me murmurer des insanités.

- Ta mère ne voulais pas de toi, tu n'étais qu'un jouet entre ses mains. Ton père l'a tué par ta faute ! Personne n'a jamais voulu de toi. Personne ne t'aime, personne ne te désire. Tu es un déchet ! Tu déçois tout le monde.  
- Tais-toi... Pitié... tais-toi...

Je ne restai cependant pas bien longtemps seule. Grégoire arriva enfin, à mon grand soulagement. Il était bien le seul homme à pouvoir me faire me sentir en sécurité. Il s'approcha de moi, me rassurant de sa voix et m'entourant de ses bras. Peut-être était-ce pour cela que j'avais inventé cette histoire de frère et sœur pour passer incognito ici, peut-être parce que pour moi, il était comme un frère. Fort, rassurant...

- Ah ! Ombrefeu est là, quelque part ! s'exclama-t-il alors.
- Qu... quoi ? Elle a réussi à venir jusqu'ici ?
- Il n'y a rien qu'elle ne puisse faire ! Ahahah ! Tenez ! Mettez mon collier, vous verrez !

Je n'osais pas trop. Je fis non de la tête. Il insista, me disant que ça serait très simple. Il le passa autour de mon cou.

« Donc si je pense... Elle m'entend là ?  » me dis-je avant d'entendre une petite voix dans ma tête.
« Je t’entends sœur louve. Reste forte, bientôt, nous aurons le remède à ton mal. »
« C’est… très étrange de parler à une renarde, mais c’est agréable. Merci, Ombrefeu je... J’aurais tant voulu avoir un médaillon de la sorte quand j’étais enfant. J'avais un jeune phénix fut une époque... »
« Je suis sûr que j’aurais aussi bien été avec toi, tu es une femelle raffinée et fière comme moi. »
« Haha… Oui, je t’aurais… »

Je m'arrêtais alors. Je le sentais, sa voix, revenir me harceler.

- HAHAHAHAHA !!! Sombre petite vermine ! Vous ne me sortirez pas de son corps ! Elle EST A MOI ! À MOI !
- Non !! Sors de ma tête !!!

Grégoire reprit le médaillon et commença à me rassurer. Mais je n'étais pas vraiment là... La voix de Lemmy était si puissante dans mon esprit que c'était à peine si j'entendais mon frère. Et les murs avaient toujours ces formes inquiétantes, des yeux se baladaient dessus, des formes noires aussi.

La porte à ce moment là s'ouvrit, sur une personne que nous connaissions bien : la Sultane. Elle nous fixa un moment et soupira.

- J'aurai du m'en douter... dis-je à moitié consciente de ce qu'il se passait.
- Ah... C'est donc vous ! Je vois... Et bien... Bonjour, Seigneur Dominian. Ravie de faire votre connaissance. Je crois que nous avons des choses à nous dire ! Mais peut-être devrions-nous nous occuper de votre amie, avant toutes choses. Venez... Nous allons étudier ça...

La fille de Lazare nous avait menés jusqu'à un laboratoire. Il y avait là des gemmes de pouvoir, différentes herbes, des épices, des poudres de minerais... tout un tas de chose qui ne m'aurait sans doute pas effrayé si je n'avais été dans mon état actuel. A chaque recoin de la pièce ce cachait pour moi une menace, chaque ombre, chaque reflet étrange... C'était à en devenir folle.

- Mon nom est Sayf al Shaytan...
- L'Épée du Démon...
- Correct ! Je vois que vous êtes une femme de culture ! Voyons si je trouve quelque chose pour vous remettre sur pied...
- Elle ne trouvera rien pour te soigner ! Elle va te tuer... Tu n'es rien ! Pourquoi te sauverait-elle ?
- Tais-toi... murmurai-je. Sors de ma tête...
- Tu ferais mieux de te suicider. De mettre fin à tout ça. Tu ne souffrira plus... tu ne seras plus un fardeau pour Grégoire ! Tu arrêteras de tous les décevoir... Sëya, Vÿdareen, Grégoire, Saphira...
- J'ai dit, tais-toi...

Mon visage était empli de colère, de folie. J'avais envie que tout cela cesse, de ne plus entendre ces voix... Et s'il avait raison ? Si je me tuais pour ne plus être un fardeau ? Pour ne plus poser de problème à personne ?

- Cela va prendre un moment... et plusieurs essais je pense. Il va falloir trouver le bon dosage... Ce n'est pas évident de soigner une maladie de l'esprit liée à une malédiction... Mais il y a quelque chose qui pourrait marcher...

Sayf mélangea plusieurs ingrédient, les fit lentement décanter, passer par un dédale de tubes et de flacons, les uns étant chauffés, les autres refroidis... Elle semblait maîtriser son sujet comme une vraie alchimiste. Elle mélangea à cela une poudre étrange, dont semblait émaner du fluide. Une gemme de pouvoir réduite en poussière ? Dans une potion ? Quelle était donc cette folie ?

- Buvez ! dit-elle en me tendant le flacon rempli d'un liquide bleu phosphorescent.

J'hésitais. Et si c'était un poison pour me tuer ? Peu importe... Je voulais que cela s'arrête, par ma guérison ou par ma mort. Je pris le liquide et l'avalais.

- Cela devrait prendre un moment pour faire effet... En attendant, discutons, Grégoire Boisdefer ! Nous avons des choses à nous dire.

***

Le sable recouvrait tout dehors, je pouvais le voir aux petites ouvertures dans le mur qui donnait sur la mer de sable. J'avais achevé ma mission, mais je ne me sentais pourtant pas rassurée. Cette femme, Anna, elle semblait si perdue. La démence lui rongeait l'âme... J'aurai presque eu pitié d'elle si je n'avais pas été une hashashyn. On nous avait appris à ne pas ressentir ces choses là, à ne pas nous apitoyer sur le sort d'une personne. Notre mission était sacrée, il n'y avait pas de place pour l'hésitation. Halsim... voilà le nom que l'on m'avait donné quand j'avais rejoint la Ligue.

Un mouvement dans les ombres ! J'avais aperçu quelque chose bouger. Cela venait de ce pot de fleur. Je m'en approchais et vit alors quelque chose de fort singulier : un petit renard dont on avait changé la couleur du poil pour qu'il passe pour un fennec. Très mauvais déguisement selon moi, mais c'était plutôt amusant.

- Tiens tiens... Mais que fais-tu ici, toi ?

Je me rappelais alors le collier autour du cou de Grégoire Boisdefer et fit le lien.

- Tu dois sûrement être un animal de compagnie de Grégoire.

Le renard montra les crocs avant de glapir.

- Hé ! Hé ! Du calme ! Je ne te veux pas de mal ! Nous sommes peut-être cruels envers les humanoïdes, mais pas envers les animaux ! Tu as l'air perdu ! Viens là mon petit !

Il glapit plus fort et ferma les dents vers la main que je lui tendais, la retirant juste à temps pour ne pas me faire mordre. L'animal partit en courant, accompagné d'un petit être de plante. J'écarquillais les yeux avant de me lancer à leur poursuite.

- Héééééé !!! Revenez ici !!!
Niveau 5
Anna Cornwall
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 98

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Force, Régénération
Groupes: Domaine
Race: Lorcq
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 5


"Des roses... de jolies roses rouges... partout..."

Artefacts:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 12 Oct 2017 - 22:01

Ainsi donc la sultane était la fille de Lazare… Cela explique le contrôle de la cité par les assassins. Alors que la femme prépare sa mixture, je sert Anna contre moi, en essayant de lui dire des mots apaisant pour qu’elle aille le mieux possible mais à mon grand regret, cela n’a pas beaucoup d’effet. Néanmoins je garde à l’oeil tout ce que fait la femme, j’imprime dans mon esprit les couleurs, les formes, l’odeur de ce qu’elle fait… je n’ose pas déployer mon fluide de peur qu’elle refuse alors de soigner Anna, mais mes yeux, mon nez et mes oreilles remplaceront cela.

« Bien... Mon père m'a mis au courant de la situation et de votre désire de commercer avec Samdal'Han. J'imagine que vous avez des choses intéressantes à me proposer ? Des demandes particulières peut-être ? » Demandais la fille de Lazare
« Honnêtement, je ne suis pas au plus au fait des capacités d export du Domaine, c est Anna la ministre du commerce et des finances... Son expérience du marchandage nous a assez enrichis pour constituer nos armées, nourrir le peuple et mettre en chantier de grand projet... donc vous faire une liste de toute nos ressources exportable serait assez... complexe. » je répond avec franchise.
« Anna qui est présentement dans un piteux état... oui... J'imagine que nous allons devoir attendre qu'elle se rétablisse pour parler de cela. »
Anna semble être dans un état second, elle ne fait guère attention à nous… J’espère que la fille de Lazare saura vraiment l’aider.
« Vous avez peut-être des attentes particulières dans ce cas ? Je dois vous avouer que vous êtes un mystère pour moi, Grégoire Boisdefer... Venir en personne à Samdal'han alors que vous avez d'autres sujets pour vous occuper de cela... Que recherchez-vous exactement ? »
« Anna est souffrante. Un des mages de notre Université avait entendu dire que certains mage de l’académie de Samdal han saurait peut être quelque chose... 
Mais forces n’était pas prêtes a ce genre de mission et j avais besoin de connaître vos intention vis a vis de notre nation. »
J’entends presque à devenir sourd la voix de ma sœur renarde s’exclamer quelques chose à propos d’animal de compagnie… Sang et cendre qu’est-ce qu’elle fabrique. j’essaie de rester de marbre mais mes deux sœurs son une source intarissable d’angoisse !
« Et bien il me semble que toutes vos réponses ont été satisfaites. Vous savez ce que je veux, Grégoire... La prospérité pour Samdal'Han, que personne ne vienne se mêler de nos affaires, ET protéger la région du Sud... Quant à un remède aux souffrances de votre amie... Nous allons essayer de régler ça. Parlez moi de son mal ! Que lui arrive-t-il exactement ? Je vois qu'elle porte des marques d'une sorte de malédiction et semble avoir un peu perdu l'esprit à cause de cela... Vous savez à quoi cela est dû exactement ? »
« Tant que vos hommes n ‘agiront pas sur mon terrain ou avec les adorateur, je n ai aucune objection a vous laisser tranquille. Les quelques villes sous mon contrôles m offre déjà suffisamment de travail. En outre, vu que Tromayan et Samdal ham êtes contre les hayert vaal, cela sécurise mes frontière sud un peu plus.
Anna a été sous le contrôle mentale d’un fils d’Ozan durant pas mal d années avant notre rencontre. Les marques sont apparu après la bataille de Wasdkioljer, quand elle a user d une épée magique nommée Gwyar... tout cela se mélange peut être pour créer un mal encore plus puissant » J’explique à Sayf.
« Je vois... Une possession vous dites ? Et l'utilisation d'une épée magique... Gwyar... Gwyar... cela me dit quelque chose... Nous avons une bibliothèque à Samdal'Han ! Elle est reliée à l'académie de mages. Nous devrions peut-être aller chercher des renseignements sur cette arme... Je suis sûre d'avoir déjà lu quelque part ce nom... Et mes lectures viennent principalement de là bas. Qu'en dites-vous ? Hum... ah oui... mais cela laisserait votre amie seule... Enfin... elle n'est pas vraiment seule ! Il y a toujours... » 
Je suis caché dans le pot de fleur avec le mini avatar de frère renard, quand une des femelles voilées de ce terrier approche… Elle écartes les feuilles et nous découvre. Je reste figé alors que le mini avatar fixe la grande femelle avec défie.
« Tiens tiens... Mais que fais-tu ici, toi ? » Demande t’elle. « Tu dois sûrement être un animal de compagnie de Grégoire. » Rajoute t’elle.
Animal de compagnie ! De compagnie ! JE.SUIS.UNE.RENARDE ! Je ne suis l’animal de compagnie de personne espèce de petite sotte voilée ! Je grogne, je jappe en montrant les crocs alors que le mini avatar pousse ses exclamations e nagitant les bras.

« Hé ! Hé ! Du calme ! Je ne te veux pas de mal ! Nous sommes peut-être cruels envers les humanoïdes, mais pas envers les animaux ! Tu as l'air perdu ! Viens là mon petit ! »  Dit elle en approchant encore la main.
je tente de la mordre mais elle esquive et je prend la fuite sans tarder, promettant en mon fort intérieur que je croquerais son arrière tain pour son offense !
Je cours avec la femelle sur les talons, je me perd dans les couloirs, renverses des vases qui se brisent au sol et fini par retrouver mon frère dans uen pièce sentant un milliers d’odeurs étranges, il est avec une femme que je connais pas et Anna. La sœur louve est très faible…

Je vois entrer en trombe dans la pièce Ombrefeu et mon avatar tapis sur son dos qui on le dénommé Halsim sur les talons, ma renarde vient se cacher dans les jambes d’Anna en jappant vers le serviteur de Lazare…
« Mais qu’est-ce que ? » Je demande à Ombrefeu.
« Elle a osé me qualifier d’animal de compagnie… C’est une rustre ! » S’exclame mentalement Ombrefeu, m’arrachant un sourire.
Je guide après l’accord de la fille de Lazare Anna et Ombrefeu dans la pièce qu’elel occupait avant. Je l’allonge sur les coussins confortables et pose une main sur son front en lui souriant.
« Tu reste là, Ombrefeu va garder un oeil et une oreille sur toi avec le mini avatar… » Je retirais mon collier de mon cou et l’accrochait à celui d’Anna en la soulevant un peu en mettant une main sur le côté de son visage. « Je reviens au plus vite avec les réponses aux questions qui permettront de faire cesser ton mal. Je te le promet. » je lui dit en lui ébouriffant un peu les cheveux avant de suivre Sayf en dehors de la pièce.
Elle me guide durant un long moment entre corridor, tunnel et autres passage dérobé… les assassins connaissent semble t’il les moindres passages secret de cette cité. Nous ressortons par une porte de bois laqué luxueuse et arrivons dans une allée grandiose, je met un moment à me rendre compte que je ne suis pas dans une rue extérieur, mais dans une allée de bibliothèque ! Il y a de véritable mur de livres qui emplissent les étagères, les rayonnages, des dizaines d’autres visiteurs flânes dans les allées…
« Je connais une jeune femme qui adorait se perdre ici... » Je soufflais émerveillé.
Je laisse la fille de Lazare me guider dans les rues de livres, elle semble bien connaître l’endroit et savoir où chercher dans cette bibliothèque à demi magique où les lumières murales son d’un bleu spectrale. J’adorais pouvoir chaparder quelques ouvrages, quel dommages que je ne puisse amener la cité dans mon girond finalement !
« Certains de mes mages vendraient leurs âmes pour avoir un tel endroit à leurs disposition… Notre bibliothèque est encore bien maigre par rapport à celle ci. » je du admettre à voix basse.

Bibliothèque de Samdal'Han?:
 


(c) Never-Utopia
Niveau 6
Grégoire Boisdefer
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 393

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis le Premier Citoyen, du Domaine!:
 




Artefacts acquis:
 
Revenir en haut Aller en bas
Mer 18 Oct 2017 - 9:46
Grégoire, tu arrives dans la bibliothèque de Samdal'Han. Tu es complètement subjugué par l'immensité des lieux. Il y a des kilomètres de rayons de livres. Le plafond est si haut que tu le devines à peine. Les murs sont couverts d'étagères de livres à ne plus savoir quoi en faire. Avec toute une vie, il serait impossible de lire tous ces ouvrages, sauf peut-être pour un elfe ou une aässila, et encore, tu n'en es pas tout à fait sûr.

Tu remarques également que la bibliothèque n'est pas éclairée par des torches, mais par des gemmes de pouvoir. C'est un mode d'éclairage que tu n'as jamais vu, et pour cause, en général on utilise pas les gemmes pour ce genre de chose parce qu'elles coûtent cher et que le nombre de gemmes est juste exubérant. Face à ton étonnement à ce sujet, Sayf t'explique alors :

- Nous avons l'une des plus grandes bibliothèques de tout Arcaëlle. Elle fut autrefois ravagé par un incendie... la perte fut énorme... des milliers et des milliers d'ouvrages partis en fumée. Le sultan Belkasim, qui régnait il y a de cela maintenant cent ans a décidé que les torches seraient désormais interdites dans la bibliothèque et que nous utiliserions un mode d'éclairage qui ne mette pas en danger les ouvrages. Et nos aïeux ont trouvé ceci : l'éclairage aux gemmes de puissance. Cela a coûté cher à Samdal'Han, mais nous avons l'assurance qu'un accident ne se reproduira plus. Nous avons d'ailleurs des mages qui maîtrise le fluide Thâ pour étouffer les flammes si une personne mal intentionnée viendrait ici pour tout brûler. Suivez moi à présent. Il nous faut nous renseigner sur cette épée.

Vous passez des heures à chercher dans les registres quelque chose qui pourrait vous mener sur la piste de l'épée Gwyar. Chaque rayon a son registre, et il y a des centaines de rayons, ce qui fait que vous passez un temps considérable. Les heures passent, passent encore... Et pour le moment vous n'avez rien trouvé. Tu commences à avoir soif , Grégoire, très soif, et tu es fatigué, impatient. Sayf te tend une gourde et tu y bois, assoiffé comme tu es. Alors que tu consultes un autre registre, pour la vingtième fois peut-être... tu ne sais plus trop, tu n'as plus trop compté... tu commences à sentir la fatigue te prendre, mais tu résistes, il faut que tu trouves un moyen de soigner Anna.

Tu t'assoupis, sans même t'en rendre compte. Après un moment d'absence, tu te réveilles, Sayf n'est plus là. Il fait sombre, très sombre, les gemmes brillent à peine, elles sont comme de lointaines étoiles au plafond et sur les murs. Au bout du rayon où tu te trouves, tu vois une silhouette fantomatique s'éloigner. Tu la suis, poussé par un irrésistible désir de savoir ce qu'il se passe ici. Tu ne sais pas trop où tu vas, mais tu arrives à mémoriser le chemin que tu emprunte pour suivre le spectre. Tu entends comme des chuchotements à ton passage, des voix murmurants des choses que tu n'arrives pas à comprendre. Tu as cependant l'impression de connaître cette langue, les tonalités te disent quelque chose. Oui... ça y est, cela te revient à présent. Cette langue mystérieuse, c'est de l'Arcaëllien, très ancien, plus ancien même que l'Empire Tahora'Han.  Tu ne comprends pas les mots, ils sont d'ailleurs trop bas pour que tu en saisisses vraiment quelque chose. De toutes façons cette langue est beaucoup trop ancienne pour que tu arrives à en connaître les mots.

Plus tu avances, plus les voix sont fortes et audibles. Tu commences à te rendre compte que ce ne sont pas des chuchotements, mais des cris lointains et déjà oubliés depuis longtemps. Tu entends l'écho d'un bataille qui fait rage, il y a des hurlements de terreur et de douleur qui fusent un peu partout. Après un moment à suivre le fantôme, tu arrives enfin à sa hauteur. Tu arrives enfin à le discerner, c'est un chevalier dans une armure sombre... tu ne sais pas trop ce qu'il est, ses formes sont vagues et il est entièrement bleu, translucide, et luminescent. Il pointe du doigt un livre, un très vieux livre qui semble écrit en vieil arcaëllien. Il est noir, abîmé, mais tu sais que c'est celui là et pas un autre que le fantôme désigne. Tu t'en empares quand tout à coup... tout devient noir.

Tu te réveilles alors, là où tu te trouvais avant de t'assoupir. Sayf te secoue et te demande si ça va. Les gemmes de pouvoir se mettent à clignoter dangereusement, inquiétant la fille du chef des assassins qui ne comprend pas ce qu'il se passe. Les gemmes qui clignotent semblent indiquer un chemin. Celui que tu as emprunté dans ton rêve peut-être ? Tu remarques également quelque chose, le Grimoire de la Connaissance Infinie et Absolue que tu avais laissé à Wasdkilojer est accroché à ta ceinture et vibre.

Indications:
 
Niveau 10
Maître du Jeu
Je suis dispo pour : Demandez, je vous servirais
Identité : Je peux être n'importe qui !
Expérience : 875

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Je peux tout maîtriser
Groupes:
Race: Toutes
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 10


Je suis le Maître !
Revenir en haut Aller en bas
Mer 18 Oct 2017 - 12:36


Je me réveille en sursaut, en prenant une inspiration profonde comme si j’avais été en apné durant tout ce « rêve » ?… Je suis un peu désorienté, la main de la fille de Lazare me secoue l’épaule, je dois être partie durant un moment.Plusieurs choses attirent mon attention… Mes yeux voient les gemmes qui servent de luminaire qui clignote, comme perturbé par une entité extérieur, ma peau ressent une légère vibration à ma hanche où je vois ce satané grimoire des soit disant connaissances absolue et infinie… A t’il enfin décidé d’être utile ?restons prudent et vérifions déjà ce que j’ai vu dans mes visions.
Je me lève en faisans signe à la fille de Lazare de me suivre, je marche d’un pas sûr et décidé à travers les rues de livres, suivant le clignotement des gemmes. Il me faut une bonne quinzaine de minute pour enfin arriver là où j’avais vu le livre pointé par le spectre en armure.
Le livre est là… Noir, plus qu’antique et ayant subis les années. Je le saisie et le sort délicatement de l’étagère où il attendait. Je l’ouvre délicatement… Il est en ancien Arcaëllien, l’Université pourra peut être le traduire. Néanmoins je l’étudie. Je cherche un indice, un schéma, un dessin, une illustration ou bien … Une carte. Une carte est dessiné en effet… Je met un moment replacer le bout de territoire que cela figure… C’est la forêt d’Amonco, avant ce n’était qu’une immense plaine et… Je suis prêt à parier que cela… C’est la dernière demeure du possesseur originel de cette fichue épée dont j’ai vu la représentation en première page. Le fourreau… Il manque son fourreau…
« Sang et cendre ! Ce fichu fourreau ! Voilà ce qu’il manque à cette saloperie d’épée ! Le fourreau originelle est encore dans la tombe de son premier propriétaire ! » Je m’exclame.
« Mais ce livre est en ancien langage ! Comment le savez vous ? » S’étonnait la fille de Lazare. 
« Pas besoin de connaître sa vie… Les dessins, les plans, tout indique l’emplacement de la sépulture du premier possesseur de cette arme et aussi, voyez le dessin ici… Le fourreau et l’épée sont un tout, le fourreau contient les maléfices de la lame. » je dis à Sayf. « Même si cela ne guérit pas Anna, cela stoppera la propagation de la malédiction et peut être même la soulagera de sa douleur. Quitte à ne pouvoir s’en séparer de nouveau... » Je murmurais.
« Où vous pourriez vous lancez tête la première dans un sanctuaire protégé qui va vous tuer. Vous n’avez aucune information, pas même une traduction de ce livre ! » S’insurge Sayf.
« Peu m’importe les risques. Je me bat pour sauver l’un des miens. Je vous remercie pour votre aide Sayf, mais maintenant je dois reprendre ma quête et ensuite reprendre ma guerre. » Je déclarais d’un ton ne permettant nul contestation.
Je retrouvais alors ,en suivant Sayf qui semblait assez contrarié, Anna et Ombrefeu. Je fis écrire un message pour Jaskar intendant de Wasdkioljer, lui ordonnant de me faire parvenir à la frontière elfique nos effets à Anna et moi-même. Ombrefeu le pris et s’élançait après que je lui ai dit au revoir, pour le remettre à notre ami Jaskar. Elle irait aussi vite que le vent. J’avais aussi mit sur son flanc une sacoche avec le livre retrouvé, dûment négocier avec Sayf, pour que Jaskar le fasse traduire, copier et renvoyer à Samdal’Han par nos mages.


(c) Never-Utopia
Niveau 6
Grégoire Boisdefer
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 393

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
Voir le profil de l'utilisateur
Niveau 6


Je suis le Premier Citoyen, du Domaine!:
 




Artefacts acquis:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Aube des Mondes :: Le monde :: Kaïl :: Sud :: Samdal'Han-