Le tombeau de Talion Pendragon. [TERMINÉ]

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Mer 18 Oct 2017 - 13:15


Nous nous sommes mis en route avec Anna, obtenant un carrosse solide pour emprunter la route sûre menant à l’ouest et vers la frontière des elfes d’Amonco. Anna était de plus en plus mal, je la gardais en sommeil en usant de ma magie pour le voyage. Je dirigeais les chevaux sous un soleil de plomb, mon avatar avait fini par rejoindre un arbre lors de la première oasis croisé. Toutes les heures, je m’arrêtais pour faire souffler les chevaux et faire boire Anna, Halsim avait vêtu la jeune femme d’une tenue en lin légère pour le chemin… Sayf avait fait au mieux avec ses potions pour la maintenir en état de voyager. Et me voici, seul, en plein désert, pendant des jours et des jours… Je commençais à perdre espoir de voir un jour les plaines verdoyantes précédant les majestueux arbres d’Amonco.
Mais grâce en soit rendue aux ancêtres, je voyais enfin une large bande vert à quelques heures à peine de carrosse ! Nous y voilà enfin, je dirigeais le véhicule jusqu’au point de rendez-vous prévu, près du fleuve qui passait et longeait toute la frontière est de la forêt. Je dus attendre encore trois jours de plus, trois jours seul, avec la nature opulente… Je me sentais tellement revigoré ! Le climat tempéré semblait aussi faire du bien à Anna qui respirait bien mieux depuis que nous étions arrivés dans la région. Je vis alors arriver au loin alors que je préparais le feu pour le soir qui approchais, une colonne de soldats et de cavaliers… Une cavalière en armure d’officier, la chevelure rousse… Oui, la général Hilde était venu en personne. Je me tins devant mes hommes et femmes venu de très loin pour venir en aide à leur seigneur et leur ministre. 
Hilde posait pied à terre alors que les soldats préparaient déjà le campement dans une chorégraphie bien huilé. 
« Monseigneur ! Nous sommes tous si heureux de vous retrouver, Jaskar nous a envoyé immédiatement en rassemblant les meilleurs élément disponibles. Ombrefeu est resté à la capitale, elle l’a bien mérité, c’est une sacrée renarde si vous me permettez. » Dit la général en s’agenouillant.
« Relevé vous Hilde, je suis ravi de revoir mes renards écarlate également. » Je lui répondis en la relevant. 
« Mon seigneur ?… Nous avons amené vos affaires. » Vint me dire un elfin en posant devant moi une caisse qu’il tenait avec un autre soldat.
J’eus un large sourire, j’ouvris la caisse rectangulaire en bois et pris déjà mes vêtements pour les revêtir derrière le carrosse, puis je revins, enfin à l’aide dans mes affaires si habituelles… Je saisis ma dague, la rangeais à ma ceinture, rengainais mon pistolet après en avoir vérifié l’état et saisi ma lance… Enfin j’étais complet. Je vis aussi la lame Gwyar, la lame d'Anna. 
« Quel est ton nom soldat ? » Je demandais à l’elfin.
« Axel mon seigneur. » Répondit-il.
« Bien Axel, garde cela. » Je lui dis en lui mettant ma lance dans une main et en prenant Gwyar enveloppé dans des tissus. 
Je me rendis jusqu’au carrosse et entrais… Je produisis une plante pour annuler les effets des anciennes et les fis mâcher à Anna. Je posais alors l’épée sur le corps d’Anna et lui mit délicatement les mains sur le manche.
J’attendis deux heures durant que les plantes fassent effet. Anna finit par ouvrir ses grand yeux dorées , lentement, resserrait ses doigts de le manche de son épée. 
« Grégoire… Où… Gwyar... » Dit, elle désorienté.
« Du calme. Nous sommes à la frontière elfique, et nous sommes en sécurité, tout une troupe de renard écarlate nous a rejoins. Prenez le temps de vous remettre de votre voyage. Je laisse quelqu’un à la porte du carrosse pour vous aider à me rejoindre une fois que cela ira pour vous… Reposez, c’est un ordre. » Je gloussais en sortant lentement pour trouver Axel avec ma lance toujours  à m’attendre.
« Merci, soldat, restez ici, dame Cornwall va sûrement vouloir sortir à l’air frais… Aidez là à marcher s’il faut et faite la me rejoindre dans la tente de commandement dès qu’elle le souhaitera… Mais faite la marcher un peu avant, la nuit est duce et le ciel est magnifique… » Je lui fis un clin d’œil et rejoignis la tente de commandement où attendait Hilde.
Je lui expliquais les raisons de notre venue ici. Il y a dans les terres elfiques un mausolée qui contient un artefact capable d’aider à remettre Anna sur pied. Nous ferons envoyer des messagers pour demander l’autorisation de passage aux elfes et nous partirons à la recherche de ce tombeau pour sauver notre ministre !
La nuit est dégagée, les étoiles illuminent le ciel comme mille diamants imbibés de lumière, le vent frais et humide est si agréable après des semaines en terres arides… Demain, après demain ou dans quelques jours… Je m’aventurais dans un tombeau poussiéreux, ancien et emplis d’une histoire sombre et protégé par des maléfices où gardiens inconnus...



(c) Never-Utopia
Niveau 6
Grégoire Boisdefer
Je suis dispo pour : Je suis au complet ^^
Identité : Fiche
Fluide
Expérience : 389

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Khan
Groupes: Domaine
Race: Humain
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Niveau 6


Je suis le Premier Citoyen, du Domaine!:
 




Artefacts acquis:
 
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Dim 22 Oct 2017 - 0:23
Était-ce un rêve ? Un cauchemar ? Étais-je seulement consciente de ce qu'il se passait ces derniers jours ? La chaleur était prodigieusement insupportable, sans compter les résidus d'hallucinations visuelles et auditives. La drogue que m'avait fourni Sayf et que Grégoire m'obligeait quelque peu à avaler, m'endormait à moitié. J'étais épuisée, constamment épuisée... Lorsque j'ouvrais les yeux, je me demandais si je n'étais pas encore dans un rêve ou une illusion. Comment discerner la réalité du songe dans mon état ? Je n'avais qu'une envie, dormir, dormir pour oublier, pour ne plus être harcelée par ces voix... Mais quand je dormais, je faisais de drôles de rêves, emplis de monstres, de situations étranges. Je me voyais tantôt sur un champs de bataille, tantôt sur les murs de Wasdkioljer à repousser les Hayert'Vaäls. Des fois je me retrouvais dans une mare de sang, rampant parmi les morts. J'entendais Lemmy me hurlait que s'était ma faute. Balivernes... Tout était de la sienne, je le savais. Je criais, hurlais, mais personne ne m'entendait. Et l'instant d'après je me réveillais, aux côtés de Grégoire qui me donnait à boire, m'aidait à me rafraîchir où me demandait comment j'allais.

Mal... J'allais toujours mal, mais la présence et les soins de Grégoire m'aidait à tenir bon. J'étais rassurée de le savoir là. Les illusions semblaient tellement moins fréquente lorsqu'il était à mes côtés. Cela ne les empêchait cependant pas de se manifester régulièrement. La drogue faisait son petit effet, elle m'aidait à distinguer le vrai du faux, sans pour autant faire disparaître complètement mon mal. Un jour, lors du voyage, je crus voir un phénix brillant, scintiller dans le ciel. Il ne s'agissait en fait que d'un vautour. Je soupirai et maudissais le sort de m'avoir fait pareil mirage.

Un soir, alors que nous avions enfin franchi la frontière du désert, je me reposais dans le carrosse, ou plutôt je restais là, à rester dans un état comateux, sur la banquette, allongée et quelque peu délirante ; je sentis quelque chose en moi, quelque chose de terriblement puissant. Elle était là, je la sentais, elle approchait. Mon bijou, mon trésor, celle dont je ne pouvais me passer... ma précieuse. Mon esprit sembla comme assailli de toute part, je sentais une soudaine et profonde envie de me lever et de courir en sa direction, mais les drogues me faisaient toujours me sentir lourde, je ne pouvais pas bouger. Alors j'attendis patiemment tandis que je sentais sa présence approcher de plus en plus.

- Gwyar... murmurai-je dans mon délire.

J'entendis des voix dehors, des bruits de sabots et de pas. Ils venaient me l'apporter... Ma précieuse épée. Gwyar qui réclamais toujours plus ma main, et le sang de mes ennemis... Oui... Oui, elle est à moi ! Bientôt tu reviendras dans mes mains.

Grégoire entra dans la calèche et me pencha la tête. Je le regardais avec des yeux vitreux, son visage me semblait si flou. Il me fit mâcher quelques herbes, cela avait un goût ferreux, assez désagréable. Je grimaçai mais me laissai faire. Après un moment qui me sembla terriblement long, il déposa enfin Gwyar dans mes mains. Enfin ! Enfin elle était là ! Le contact de son manche dans mes mains fit battre mon cœur à tout rompre. Ma précieuse...

Le soulagement de l'avoir à nouveau à moi me plongea dans un demi-sommeil, pleins de rêves étranges. Je me retrouvais sur une plaine, sombre, le ciel couvert de nuages noirs, menaçants... Le spectre d'un homme en armure noir me tendit la main alors qu'une bataille faisait rage autour de nous. Je pouvais voir ses yeux me fixer. Ils étaient tout comme les miens, d'or, avec cette lueur étrange et froide.

- Accepte ton héritage !

Je me réveillais alors, ouvrant les yeux, pour me retrouver face à Grégoire. Gwyar était dans mes mains. Je la serrais fermement.

- Grégoire... Où... Gwyar... balbutiai-je.
- Du calme. Nous sommes à la frontière elfique, et nous sommes en sécurité, tout une troupe de renard écarlate nous a rejoint. Prenez le temps de vous remettre de votre voyage. Je laisse quelqu’un à la porte du carrosse pour vous aider à me rejoindre une fois que cela ira pour vous… Reposez-vous, c’est un ordre.

Il sortit me laissant seule. Hors de question de me reposer... Je m'étais déjà assez reposée comme ça. Je poussais sur mes jambes qui étaient encore tremblante et me levais avec difficulté, titubant dangereusement et m'affalant contre la porte du carrosse.

- Merde... Fait chier...

C'était bien l'une des rares fois où je jurais ainsi. J'appuyais sur la poignet de la porte pour l'ouvrir et faillis me vautrer la tête la première dans la terre. Heureusement pour moi, il y avait quelqu'un qui m'attendait à l'extérieur et qui, bien malgré lui, adoucit ma chute. Le pauvre elfin se retrouva à terre, écrasé sous mon poids.

- Ah argh... Moi aussi je suis content de vous voir Dame Cornwall, mais vous étiez pas obligée de me tomber dessus...
- Axel ?
- Hé hé hé ! Bonsoir M'dame !
- Bon sang, mais que faites-vous ici ?
- Je suis les ordres, comme un bon p'tit soldat, M'dame.
- Vous n'étiez pas censé travailler à la garde du Domaine ?
- Si... mais... heum... j'ai été réaffecté.
- Ça n'aura pas duré longtemps...
- A vrai dire, ça vient de mon initiative. Je m'ennuyais au Domaine. Je préfère encore me battre. Par contre... Vous pourriez vous lever ? Sans vouloir vous offensez, vous commencez à me faire mal. Vous n'êtes pas une plume.
- Oui... désolée...

Je me relevais, maladroitement et tendis ma main pour aider Axel à se relever... Emportée par son poids, je basculais et retombais par terre.

- Hum... Décidément... Attendez, je vais vous aider...

Axel se leva à son tour et m'aida à me relever. Il passa mon bras autour de ses épaules et me souleva quelque peu.

- …
- Ça ne va pas, M'dame ?
- J'ai l'air parfaitement ridicule, n'est-ce pas ?
- Ahah... ne soyez pas trop dure avec vous même, M'dame. Vous en avez vu des vertes et des pas mûres à ce qu'il parait. Donnez-vous le temps de récupérer un peu.
- Je récupérerai quand il sera temps de récupérer, Axel ! Il y a des choses importantes qui nous attendent.
- Et bien elles attendront, justement. Dame Cornwall, vous ne pouvez pas presser les choses dans votre état.
- M'avez-vous déjà vu patiente, Axel ?

Le jeune soldat roux eut un sourire quelque peu triste mais entendu.

- Non, c'est vrai... Vous êtes d'une impatience incroyable. Vous étiez encore blessée que vous repartiez déjà affronter des hordes d'Hayert'Vaäls à Wasdkioljer. Vraiment, je vous admire pour cela, mais des fois j'ai un peu peur pour vous.
- Vous ne devriez pas... Je suis forte... J'en ai vu de pires.
- Je n'y peux rien, c'est comme cela quand on tient à quelqu'un, on ne peut pas s'empêcher de s'inquiéter pour cette personne.

Je restais silencieuse. Ce garçon tenait-il vraiment à moi ? Sottises... Nous nous connaissions si peu...

- Ne soyez pas si familier... Nous nous connaissons à peine... Vous tenez vraiment à moi à ce point que vous vous inquiétez pour moi ?
- Ah ah ! Pas vous ? Je veux dire... Si je faisais quelque chose de dangereux, ne seriez-vous pas inquiète ?

Je réfléchis un instant. Cette question valait la peine que je m'y penche. Pouvais-je m'inquiéter pour Axel ? Je l'imaginer se mettre en danger pour moi un instant... et la réponse vint d'elle même. Oui... Je serais inquiète pour lui.

- Un peu, oui, concédai-je. Nous avons lutté ensemble à Wasdkioljer, et vous êtes l'un des rares à être venu prendre de mes nouvelles après la bataille. Je vous apprécie bien, Axel ! Vous êtes devenu comme un ami pour moi.
- Ah ah ! Je n'en espérais pas autant. Vous connaissant, je m'attendais presque à ce que vous me répondiez « non » !
- Grégoire doit déteindre sur moi...
- C'est une bonne chose ! Vous êtes quelqu'un de très gentil finalement.
- Parfois, peut-être... Je ne le suis pas toujours...
- Peut-être, mais c'est aussi ce qui fait votre charme !

Je le regardais un instant, avec mon air glacial habituel.

- Seriez-vous en train de me faire la cour ?
- Hein ? Quoi ? Que... Non ! Pas du tout ! C'est... C'est quoi cette question d'un coup ?
- Je préférai en être sûre...
- Vous... Vous êtes... Vous n'avez tout de même pas... Je veux dire... Je serais flatté... Est-ce que par hasard... ?
- Non, pas vraiment, non... dis-je d'un ton qui me parut à moi-même un peu trop cassant.
- Heum... Et bien au moins c'est clair, répondit-il avec gêne.
- Je suis désolée, Axel. J'ai été un peu trop abrupte, n'est-ce pas ?

Il haussa les épaules et me sourit, toujours avec cette expression d'embarras sur le visage.

- Ça ne m'étonne pas vraiment de vous, Dame Anna. Ne vous tracassez pas pour ça. Vous êtes quand même une femme formidable à mes yeux. J'aimerai avoir la moitié de votre courage.
- Je suis persuadée que vous en avez tout autant que moi, Axel. Vous manquez juste de confiance en vous. Je peux le voir, vous êtes quelqu'un de bien, qui a une force intérieure et une sensibilité qui vous fait honneur. Ne laissez pas votre hésitation vous dominer.
- C'est gentil, Dame Cornwall ! Je sais pas si je mérite autant de louanges, mais je vais faire en sorte de les mériter.
- C'est bien, Axel. Croyez en vous !

Il me fit un petit sourire complice auquel je répondis par un sourire maladroit qui ressemblait plus à une grimace qu'autre chose.

- Allons-y, Axel ! Il faut que j'aille voir Grégoire à présent !
- Êtes-vous sûre de vouloir faire ça maintenant ?
- Plus vite je serais sur pied, plus vite je pourrais soulager mon mal. N'est-ce pas une bonne chose ?
- Oui, da. C'est une bonne façon de voir les choses. J'en profiterai pour réclamer une promotion et me faire affecter à votre garde personnelle.
- Humpf... Ne dites pas n'importe quoi, Axel. Je n'ai pas de garde personnelle, et je n'en ai pas besoin.
- Dommage... J'aurai aimé passer plus de temps avec vous !
- … … … Êtes-vous sûr que vous n'êtes pas en train de me courtiser ?
- Je ne suis pas en train de vous courtiser ! protesta-t-il.

Sur ces mots, nous nous rendîmes à la tente de Grégoire où nous pûmes discuter de la suite des événements. Nous parlâmes d'un éventuel temple ou tombeau qui pourrait se trouver dans la forêt d'Amanco et qui pourrait avoir un rapport avec Gwyar, peut-être même un moyen de me soigner de mon mal. Un fourreau qui appartenait au premier et dernier possesseur de l'arme. Je trouvai cela étrange, très étrange même, mais nous n'avions plus que cela comme piste, autant la suivre. Après un commun accord, nous décidâmes donc d'aller nous coucher et de prendre un peu de repos.

Quelques jours plus tard, tandis que nous faisions la route vers la forêt d'Amanco, nous reçûmes enfin le message que nous attendions : les elfes d'Amanco nous autorisaient à pénétrer leur forêt, nous indiquant qu'un guide nous attendrait à l'orée des premiers bois. Nous ne pûmes qu'être satisfaits d'avoir en plus de notre demande, une personne pour nous mener à travers les arbres et les recoins de cette immense zone boisée.

Il nous fallut peu de temps pour rejoindre un elfe qui nous attendez depuis deux jours. C'était un bel elfe, quoique très ordinaire dans ses caractéristiques physiques : blond, yeux verts, avec un charmant visage et une tenue des plus sobres.

- Bonjour, je me nomme Yazazel Hildoumgradir, fils de Meorewen Doultrighim. J’ouïs dire que le Seigneur Boisdefer et que Dame Cornwall cherchez un ancien tombeau, d'une civilisation disparue il y a de cela bien longtemps, un peuple qui vécu même avant que l'ancien Empire Tahora'Han ne soit, est-ce exact ?
- Bonjour, noble Yazazel. Tu as ouï juste. Connaîtrais-tu la légende d'un chevalier noir ?
- Pas vraiment, hélas. Il y a des choses que même nous, les elfes, n'avons pu préservé de l'usure du temps. C'est une légende qui doit remonter à loin.
- Aurais-tu connaissance en ce cas d'un tombeau qui se trouverait en ces terres ? rétorquai-je.
- Si fait, Dame Cornwall. Il y en a bien plus qu'il n'y paraît. La végétation en a cependant recouvert une grande partie. Qui sait ce qui se cache sous nos pieds à l'heure actuelle. Le monde est ainsi fait que la terre recouvre toujours les anciennes demeures de nos aïeuls. Mais peut-être qu'avec quelques indices...
- Cela devrait peut-être vous parler ! lança Grégoire en tendant la copie du schéma et des cartes que nous en avions fait du vieux et sombre grimoire avant de le laisser au général Hilde qui elle même le ferait parvenir à Jaskar pour le faire traduire.

L'elfe étudia un instant les pages encrées qu'il avait sous les yeux, il sembla réfléchir un instant. Son regard nous fixa un instant, comme s'il essayer de juger de notre valeur. Il s'arrêta sur mes yeux et fronça les sourcils.

- Êtes-vous certains de vouloir aller dans ces lieux ?
- Assurément ! Y a-t-il un problème ? s'étonna Grégoire.
- Il y a des choses qu'il vaut mieux parfois laisser sous terre... Cet endroit dont vous semblez vous intéresser, il y a des choses qui y rôdent... Tous les elfes d'Amanco évitent ce lieu, car il est hanté...
- Hanté ? m'étonnai-je.
- Oui... Hanté, par des spectres, des arcaëlliens d'un temps très ancien qui moururent dans de terrible souffrance. Ce lieu est maudit, Dame Cornwall... Abandonnez cette folie, et rentrez chez vous ! Cela vaudrait mieux.
- Je n'ai pas vraiment le choix. Je possède un artefact qui y est lié...

Je pris Gwyar qui était accrochée à ma ceinture et la brandis. Le regard de l'elfe s'assombrit.

- Elle se nomme Gwyar...
- Le sang...
- Pardon ?
- Gwyar... c'est l'ancien mot arcaëllien pour dire « sang »...
- Vous savez parler l'ancien arcaëllien ?
- Je sais le lire même...
- Arf... Si nous avions su, nous aurions gardé le grimoire avec nous, soupira Grégoire. Et nous ne sommes même pas sûrs d'avoir quelqu'un qui puisse traduire l'ancien arcaëllien au Domaine. Cela vous dirait-il de venir au Domaine pour traduire cet ouvrage ? Après avoir exploré ce tombeau, bien entendu.
- Je n'aime pas trop vos citées... Je suis plus à l'aise dans ma forêt, mais si vous m'offrez l'hospitalité et la chance de pouvoir étudier l'histoire de vos villes, c'est d'accord.
- Faisons cela comme ça ! Nous mènerez-vous jusqu'au tombeau ?
- Si fait, Dame Cornwall. Espérons seulement en ressortir vivants... qui sait ce que ces anciennes demeures abritent encore...

Nous partîmes ainsi pour rejoindre le tombeau qui nous attendait. Il nous fallut plusieurs jour pour y arriver. La forêt était immense, et les chemins très peu accessibles. Plus d'une fois, nous dûmes contourner des collines abruptes et emprunter des chemins escarpés pour rejoindre les lieux que nous désirions. Plus nous avancions, plus la forêt semblait sombre. Les arbres étaient de plus en plus épais, et leurs branches nous cachaient la vue du soleil. Il faisait presque nuit noire en plein jour, et la nuit, c'était encore pire. Pas une seul étoile n'était visible, et la lumière de la lune filtrait à peine entre les épines des immenses conifères. J'avais d'étranges sensations... Un sentiment de familiarité, comme si ces lieux m'étaient connus. Parfois la forêt disparaissait à ma vue pour devenir une grande plaine, hostile, aride et froide...  Il me suffisait de cligner des yeux pour me retrouver à nouveau sous l'ombre des pins. En revanche, nous avions tous le même sentiment : ce lieu que nous approchions émanait une aura sombre et malsaine.

Il nous fallut quelques jours encore pour arriver finalement, plus ou moins au lieu indiqué. Il n'y avait pas grand chose, la végétation recouvrait quasiment tout, mais il y avait cette sensation oppressante tout autour de nous. Une nuit, alors que nous montions le camps avant de commencer toute exploration de la zone, je fis une rencontre plus que surnaturelle : une lueur bleue m'apparut, quelque chose dont j'avais entendu parlé dans les livres, un feu follet. Cette petite flamme volait à quelques mètre de moi. Grégoire et Yazazel en furent témoins et alors que nous avions fini de monter le campement, nous décidâmes de nous en approcher de plus près. La créature fantomatique s'enfuit à notre approche et nous la poursuivîmes au pas de course.

J'étais tout devant lorsque le sol se déroba sous mes pieds, un tapis de feuille cachait un immense creux. Par chance, Yazazel était juste derrière et eut l'excellent de me rattraper. Il me tira en dehors de cette crevasse. Nous prîmes un instant pour observer ce trou avant de nous apercevoir qu'il ne s'agissait pas d'une cavité naturelle... Avions-nous trouvé une entrée pour le tombeau ? En tout cas il émanait de ce creux une odeur de renfermé... et une aura sombre et sinistre...
Niveau 5
Anna Cornwall
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Expérience : 98

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"Des roses... de jolies roses rouges... partout..."

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Dim 22 Oct 2017 - 12:07


Nous avions voyagé à travers forêt dès que l’état de Anna et l’autorisation des elfes avait été obtenu. J’avais ordonné qu’Hilde et la majorité des troupes restes à l’orée des bois. Les soldats allaient piétiner et nous ralentir dans la végétation dense d’Amonco, j’avais plutôt pris avec nous vingt des cent soldats amené par Hilde, tous des elfes, des humains et une plus petite minorité de soldats ailée à la tenue légère plus pratique pour explorer la zone. 
Plus nous avancions guidés par Yazazel, plus la forêt semblait se refermer sur nous. Les branches couvraient le ciel, l’atmosphère était humide et froide. Les soldats étaient nerveux. J’avais ordonné un soir qu’on monte le camp, inutile de progresser plus en avant aujourd’hui. Les hommes se mirent au travail et bientôt un feu allumer par le seul mage du groupe crépitait joyeusement au centre d’un cercle de tentes monter comme on pouvait sur le terrain peu praticable.
Je discutais avec l’elfin de notre groupe, j’avais remarqué à mon grand amusement la proximité du jeune homme avec Anna et j’essayais de lui tirer les vers du nez en glissant quelques conseil… J’adore cela huhuhu ! Mais ce petit passage d’amusement cessa net quand nous avons aperçu un feu follet à quelques mètres du camp. Je vis Anna lui courir après et Yazazel et moi l’avons suivis immédiatement en courant… 
« Anna ne court pas ! Le sol est traître en pleine forêt ! » Je m’exclamais pour prévenir mon amie.
Hélas, mon avertissement arrivait trop tard, avec effroi, je vis la jeune femme sombré dans le sol et Yazazel se jeter au sol en une demie seconde. Il la remontait alors avec difficulté alors que je venais l’aider avec un soulagement visible.
« Sang et cendre… Vous m’avez filé une de ses frousses… Calysta va me tuer si je ne vous ramène pas en vie. » Je soufflais après l’effort à ma sœur de bataille. 

Je m’approchais de la crevasse… Hum… Déjà ça sent l’endroit oublié, la mort et en plus ça émane la noirceur… Sang et cendre. J’allais parler quand j’entendis des cris venir du camp. On se précipitait là-bas immédiatement pour voir que les soldats se tenaient en cercle défensif alors que des créatures semblaient les encercler… Mais qu’était-ce donc ?! Des hytrez ? Des aracné ? Des loumez ? Je n’arrivais à les distinguer clairement elles se terraient dans les ombres. Je rejoignis mes hommes et ordonnais à leur capitaine, un humain grand et musculeux de faire suivre la troupe, on abandonne le camp. 
Je levais la main au-dessus de ma tête et des racines sortirent du sol pour s’enrouler autour de ma jambe, remonter jusqu’à mon bras et venir former une puissante plante lumineuse dans ma main qui couvrit de lumière verte les alentours, semblant pousser plus loin les créatures inconnues. Nous avons reculé jusqu’à la crevasse et malgré les réserves de quelques soldats.
« Je vais créer une échelle de racines jusqu’en bas, vous l’empruntez tous, on ne peut rester là. » J’ordonnais en mettant immédiatement mon khan au travail. 
Le capitaine de la troupe descendit le premier alors que mes plantes lumineuses éclairaient la descente. Je restais en arrière jusqu’à ce que tous est descendu, je voyais les ombres qui tournaient à la limite de la lumière que je générais… Sang et cendre ! Je voyais cependant une silhouette humaine qui approchait de la frontière de mon champ de lumière. On aurait dit qu’elle portait une lourde armure et me fixait… Fichus morceau de forêt ! Je me glissais dans la crevasse sans perdre un instant et usant de mon fluide, scellais l’ouverture avec un maillage de racines entremêlé.
 
Après quelques minutes de descente, j’arrivais enfin en vu du fond, de la lumière orange et chaude émanait de celui-ci, je sautais les deux derniers mètres et atterris entre mes hommes et Anna qui formaient un cercle en scrutant les ombres que la lumière n’éclairait pas. 
« Je vous avais prévenu dominian. » Émets simplement Yazazel.
« Nous connaissions les risques Yazazel… Continuons, inutile de rester planter là. » Je répliquais, un petit peu agacé par cet elfe qui semblait en savoir plus qu’il ne voulait en dire. 
Je pris la tête de notre groupe et fis quelques pas pour explorer l’endroit où nous étions tombées… Usant de mon khan en sentant les racines de multitudes de plates, je fis s’éclairer la salle carré et vaste que nous occupions. Vers le nord, une grande double porte en bois vermoulu, fermé… Depuis l’intérieur de la salle. Les trois autres murs semblaient couverts de gravures sous les racines en faisant s’écarter les végétaux, je pouvais voir des fresques, parfois très endommagé, certaines semblaient détailler des elfes, d’autres des humains. Un des soldats nous héla, indiquant qu’ils avaient trouvé un squelette. Je me dirigeais vers lui, Anna et Yazazel sur les talons, je m’accroupis vers le cadavre… Je me redressais vivement.
« Sang et cendre… » Je soufflais soudainement oppressé.
« Que Jurk puisse les avoir accueillis avec douceur... » Croassait une Anna subitement devenue plus livide encore.
Il n’y avait pas un squelette, mais deux, un bien plus petit qui était enveloppé dans les bras du plus grand. 
« On dirait qu’elle le protège... » Vit remarquer Axel en approchant.
« On ne protège pas son enfant du temps, soldat. » Répliquait son capitaine avant de se tourner vers nous.  « Mes seigneurs, puis-je m’occuper de leurs dépouilles, plus dignement. » 
« Oui, capitaine Angel. » Je lui accordais en me dirigeant vers la porte scellée pour l’examiner. 
Elle était totalement vermoulue, mes avis qu’un enfant la détruirais aisément… J’ignore de quoi se défendais les deux morts ici, mais cela à du partir sinon cette porte ne serait plus. 
Je fis venir les soldats et les fis former un demi-cercle devant la porte, juste au cas où… 
Anna se tint à mes côtés, elle n’avait pas d’armure et dans sa tenue de voyage en lins, elle ressemblait plus à une aventurière errante comme je l’étais jadis, qu’à une noble dame gérant les affaires économiques d’un royaume plutôt prospère. Je tentais de faire sortir la poutre de bois bloquant le passage, mais elle s’était soudé au reste de la porte… Sang et cendre, tant pis… Je donnais un coup de pied dans la jointure des portes et elles cédèrent en craquant, s’ouvrant en laissant entendre l’écho d’une grande salle. 

« Dix hommes avec moi, les ailées, vous resté avec le capitaine et le mage Travius, vos ailes vous gêneraient en cas de soucis dans un espace confiné. » J’ordonnais.
Je formais alors plusieurs petites plantes lumineuses et les collais sur les casques des soldats pour qu’ils voient dans la noirceur de la salle que nous allions explorer, j’enroulais une autre autour du bras gauche d’Anna et en donnais une à Yazazel. 
Avec nous six fantassins et quatre archer elfe, nous passions par un escalier qui descendait, après un instant nous avons pu voir de la lumière émaner de la sortie de ceux-ci. Nous avons pénétré dans une immense salle rectangulaire éclairée par un lustre et de nombreuses applique murale. Des statues sur des piliers de marbres flanquaient la salle, tout était … Intacte ici. Bloquer dans le temps. 
grande salle:
 
Le sol était de marbre noir, les murs couvert de dorures… Et devant nous, la statue d’un chevalier en lourde armure, neuvième statue de cette salle… Derrière lui pouvait être vu, par-delà une arche de pierre, un pont de pierre avec au bout, un mausolée fermé d’une grille d’acier. 
Mausolée:
 
Je m’approchais de la grande statue de chevalier, Anna sur les talons, je ressentis alors une nouvelle fois vibrer mon grimoire des connaissances…
« Talion Pendragon… Chevalier des neuf. » Je murmurais alors que ce nom et ce titre résonnait dans mon esprit. 
Je me tournais vers Anna, peux être cela lui disait il quelque chose.

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Grégoire Boisdefer
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Dim 22 Oct 2017 - 18:11
Talion Pendragon... Talion Pendragon... ce nom résonna à mon esprit avec amertume. Je sentais les forces obscures environnantes me murmurer des choses, des mots de haine et de colère que je ne comprenais pas. Je sentais la haine m'envahir, je me tournais vers Grégoire avec un regard furieux tandis que je sentais que je perdais le contrôle de moi. Un aura fantomatique me recouvrit, comme si un spectre ne faisait plus qu'un avec moi. Je me saisis de mon frère par la gorge et le souleva de quelques centimètres au-dessus du sol.

Une autre voix que la mienne malgré que ce fut mes lèvres qui bougèrent hurla quelque chose dans un langage inconnu mais l'on pouvait sentir la colère dans sa voix désincarnée. En un instant, je vis la tête rousse d'Axel foncer sur moi. D'un coup d'épaule il me projeta en arrière et me fit lâcher prise. L'être fantomatique resta cependant à la même place et nous fixa. L'homme en armure noire... il flottait à quelques mètres du sol et nous jugeait de son regard. J'avais repris mes esprits mais je sentais sa volonté l'assaillir. Gwyar luisait d'un étrange éclat rouge.

- Oh bordel... un... un fan... un fantôme ! s'écria Axel, se rendant compte de cet état de fait.
- Sang et cendre, Axel, merci mais... que faites-vous là ? s'emporta Grégoire.
- On a été séparé le capitaine et nous... on... Les squelettes... ils nous ont attaqué !
- Quoi ? m'écriai-je. Heu... plus important... on a un spectre sur les bras là !

Les renards écarlates attaquèrent le spectre mais rien n'y fit, les armes lui passaient au travers.

- Guaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh !!! hurla le spectre avant de foncer en avant, propulsant les soldats par une force mystique.  

Il me passa au travers. C'était comme si une cascade d'eau gelée me passait à travers le corps. J'en fus frigorifiée mais le spectre disparu.

- Sang et cendre ! Quelqu'un peut m'expliquer ça ?
- Alors là... j'en ai aucune idée ! Mais il faut aller aider le capitaine et les autres ! s'exclama Axel. Les morts qui se sont relevés étaient plus nombreux que nous.
- J'espère que le capitaine saura se débrouiller seul avec ses hommes dans ce cas... dis-je en désignant l'ouverture du mausolée duquel sortaient des squelettes animés, engoncés dans des armures.
- Je vous avais prévenu... pesta Yazazel en sortant ses deux épées courtes.
- Oui, c'est la deuxième fois que vous nous le dites ! m'égosillai-je.
- Soldats, en formation de barrage ! Coupez leur arrivée par le pont ! s'écria Grégoire.



Les renards écarlates se postèrent boucliers en avant au bord du pont afin de couper l'arrivée des hytrez qui n'étaient plus qu'os. Malheureusement ce ne fut pas le seul danger auquel nous devions faire face. Derrière nous arrivèrent non pas des hytrez, mais le spectre du chevalier noir. Je dégainai Gwyar tandis que Grégoire concentrait déjà son fluide. Il savait que nous ne pourrions absolument rien contre lui avec des attaques physiques, aussi tenta-t-il le fluide. Mais les lianes qui sortirent de sa magie pour s'attaquer à lui ne firent aucun effet. Elles passèrent tout simplement au travers.

Il nous fonça dessus et je brandis Gwyar. Il s'arrêta net et tendit sa main vers l'épée. Il semblait fasciné autant qu'envieux.

- C'est ça que tu veux ? Hein ? Fait arrêter tout ça !! Libère les hytrez de leur non-mort, esprit damné ! Laisses-nous passer !

Il prononça des mots, mais je ne les comprenais pas. Ils étaient en ancien arcaëllien, assurément. Yazazel s'approcha de moi, il connaissait l'ancien arcaëllien, il put donc me traduire.

- Il a dit : Non ! Ils doivent payer ! Ils doivent tous payer ! Ils m'ont rejeté ! Ils m'ont damnés !!!
- Qui ? Qui vous ont damné ? Montrez-moi, spectre !!! Montrez-moi qui vous êtes !

Yazazel répéta mes mots en ancien arcaëllien. Mon épée se mit à luire de plus en plus dangereusement alors que des hytrez sortait des profondeurs qui se trouvaient sous le pont. Grégoire partit au secours de ses hommes, accompagné d'Axel. Je me tins face au spectre qui s'approcha de moi.

- Non... Non ! Cet héritage est damné ! Damné !!! traduisit Yazazel.
- Montrez-le moi !! Quel est cet héritage dont vous parlez ? Dites moi au moins votre nom !

Il continua à parler dans un dialecte incompréhensible et l'elfe me traduisit.

- Il dit s'appeler Medrawt, fils de Talion Pendragon, le roi de Caerleon.
- Pendragon... Pendragon... pourquoi ce nom m'est-il si familier ? J'ai l'impression de l'avoir entendu il y a longtemps, très longtemps. Montrez-moi, Prince Medrawt ! Montrez-moi mon héritage ! Je veux savoir... Je veux connaître votre histoire !! Mais je vous en supplies, arrêtez tout ça !

Le spectre me fonça dessus. Le froid m'envahit et je perdis alors connaissance. Cependant ce ne fut pas une perte de connaissance ordinaire. Je pouvais voir, je pouvais sentir l'histoire de Medrawt. Je voyais un jeune lorcq, aussi séduisant que perfide. Il avait des longs cheveux noirs et des yeux aux iris dorés, semblables aux miens. Je pouvais voir les images d'un ancien royaume oublié, de chevalier preux et vertueux. Je vis aussi la malice de Medrawt, la haine qu'il avait contre son père, le roi des chevaliers de ce royaume. Je ne comprenais pas les mots, mais je voyais les actes, je ressentais les intentions, et je pouvais voir que ce fils était un fou, plein de haine, un pervers, à l'esprit mauvais.

C'est là que je vis à nouveau ce chant de bataille, ce chaos indescriptible. Le sang, le meurtre, les cris, les larmes... Le fils contre le père. Le vieil homme barbu était expérimenté mais fatigué, le jeune chevalier noir, jeune, vif, mais moins expérimenté que son père. Les deux se lancèrent dans un combat sans pitié. C'est là que je la vis à nouveau : Gwyar, dans les mains de Medrawt. Après un combat acharné, les deux hommes se blessèrent mutuellement, gravement. Ils tombèrent tous les deux, Medrawt jeta son fourreau et tenta une dernière attaque, mais un des chevaliers du roi le repoussa et emmena ce dernier loin du tumulte de la bataille, en prenant le fourreau de Gwyar avec lui.

Je revenais alors à moi. A ce moment là, les hytrez restant tombèrent en morceau et il y eut un souffle puissant qui nous mit tous à terre. Il n'y avait désormais plus de mort-vivants... Mais que nous réserverait la suite de ce tombeau ? Une chose était sûre... C'était le roi ou l'un de ses fidèles chevaliers qui avait récupéré le fourreau de Gwyar. C'est donc l'un d'eux qui devaient être enterré ici...

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Lun 23 Oct 2017 - 10:35


Je me relevais difficilement, c’était terminé, les hytrez étaient réduit à l’état de tas d’os éparpillé çà et là… Je hais les esprits, il y a quasiment aucun moyen de les anéantirent. Je m’occupais au plus vite de mes hommes. Deux étaient gravement blessé, je réussis à les stabiliser en usant de mon khan, mais ils leur faut des soins rapides. J’ordonnais à Axel de retrouver Travius et le capitaine Angel et leurs hommes pour les ramener ici, j’allais descendre dans le mausolée avec Anna et Yazazel. J’attendis que l’Elfin retrouve les autres, ils ne pouvaient pas être loin au vu de la configuration des lieux précédents. En attendant, je me dirigeais vers Anna, elle semblait plus que perturbé...
« Je... » Commençait elle.
Je posais ma main sur son épaule en lui souriant, lui faisant comprendre que j’étais bien conscient que les précédents événements n’étaient pas dus à sa volonté propre. Les hommes de Angel finirent par revenir, certains étaient blessé et avec le mage Travius, ils prirent place dans la salle, plus éclairée et spacieuse, cela rassurait quelque peu les soldats. 
« Mon seigneur, laissé au moins quelques-uns d’entre nous vous accompagner… Nous avons juré de vous défendre. » Protestait le capitaine en apprenant que je souhaitais partir dans le mausolée sans eux. 
« Nous allons parcourir un lieu probablement confiné, vous ne pourrez pas être efficace en nombre. J’ai l’habitude de ce genre d’endroit, mais si vous voulez, je vais emmener l’un de vos hommes. Il se peut que je me trompe et qu’une paire d’ailes nous soit salvatrice… Axel, amenez-vous on va en finir avec tout ce bazar ! » J’ordonnais. En prenant la tête de la marche avant de me retourner pour lancer ma lance à Angel pour qu’il la garde. Je dégainais ma dague de la main droite et mon pistolet de la gauche en traversant le pont. Anna me fit part de ce qu’elle avait vu durant la possession du spectre. 
« Vous savez, Didiorkar m’avait toujours dit qu’un spectre ne peut aller très loin au-delà d’où repose ses ossements. J’ai vaincu le spectre du manoir en brûlant ses os il y a des années… Il n’y a pas trente-six solution… Soit la dépouille de ce type, Medrawt, traîne dans le coin, voir un bout de celle-ci. Sois le spectre vous à menti et c’est enfait l’un des chevaliers ou le roi. » 
Arrivé devant les portes d’acier scellant l’entré du mausolée, je pus constater qu’elles n’étaient pas très solidement fixées… Le temps avait pris son du sur la pierre et le métal. Avec la force d’Anna nous avons pu sans peine dégager la voie et nous nous sommes engager dans les profondeurs du lieu, descendant un immense escalier filant dans les profondeurs de la terre. 
Tout n’est que silence, nos pas même semble être sacrilège alors que nous arrivons enfin à la fin de cette descente angoissante. La lumière de mes plantes nous dévoile un couloir spacieux en arche menant à une grande porte circulaire… Les flancs de ce couloir sont garnis de huit gisants répartis à notre droite et notre gauche. Je relève un peu mon chapeau avant de commencer à marcher, lentement, presque sur la pointe des pieds de peur de réveiller d’antiques esprits endormis…Mais rien ne bouge, rien ne s’enclenche. Je me détends quelques peu en approchant de l’immense porte. Elle semble disposer d’un système de verrouillage étrange, des anneaux concentrique couvert de symbole semble devoir former une combinaison mais laquelle ? Mes compagnons s’éparpille dans la salle que j’ai fais s’éclairer par mes plantes lumineuses, tandis que je me penche sur l’un des gisant. Yazazel me rejoins.
« Souhaitez vous que je traduise les nom sur les gisants ? » Demande t’il.
« Cela m’aiderais, merci Yazazel. » Je réponds poliment.
Je m’approche donc avec lui du premier gisant. Il représente un humain visiblement, de forte constitution, les cheveux long et bouclées, une hache est sur son corps de marbre.
« Harald Maindefer, deuxième chevalier des neuf. Pourfendeur du dragon de Ceska. » Indique Yazazel.
« Ceska ? » 
« C’est l’ancien nom de Cescan. » 
« Oh... » Je m’approche du prochain.
Elle tient une épée crantée et longue dans ses deux mains, un visage féroce à peine adoucis par ses oreilles elfiques et ses cheveux tressés.
« Halaniel De Gélembrimbar. Fléau des lupans de Damian. » Dit Yazazel.
« Damian ? » 
« C’est le nom ancien de l’endroit où vous vous êtes établis, cela appartenait au lupans… Apparemment, Halaniel à chassé les hommes loups de ces terres. » 
« J’adorais parler à un esprit de ce temps… Tellement de choses ont été oubliées. » Je soupirais tristement.
Nous avons continué à faire le tour des gisants alors que Axel et Anna examinaient la porte. Xak Farex, écailles d’acier. Valoria des plaines du Dragon. Wallace Havrepaix des îles heureuses. Calaan aux yeux ardent. Natalyia Marcheciel… Je m’approchais du dernier gisant… Un humain, les cheveux court, une barbiche légère, le visage fin, les yeux malicieux malgré le fait que ce soit un gisant. Une lance en guise d’arme et une armure à mi-chemin entre une tenue de cuir renforcé et une veste de voyage… Un chapeau à large bord dans une main. Je sentis Anna venir près de moi.
« C’est… Singulier, Grégoire… On dirait que vous êtes… Lié ? » Dit elle hésitante.
Je me penche et vois qu’un morceau d’amulette ronde à été gravé, mais en partie caché sous les vêtement de marbre… C’est vraiment, étrange.
« Isaac Nuitdhiver… Deuxième chevalier des neuf, protecteur du roi talion Pendragon de Ithilien. » Indique Yazazel. 
Je reculais et avant de pouvoir faire quoique ce soit, Axel nous interpellaient. Il avait trouvé dans un recoin sombre les restes d’un homme. Un aracnors probablement d’après lui. Nous nous sommes approchés, en effet… Les os d’un aracnors étaient recroquevillé dans un coin de la salle. Une armure légère rouillée, une épée et dans la main, un grimoire poussiéreux. 
Je vis Anna prendre le grimoire et le manipuler comme ci, il s’agissait d’un nourrisson. Elle tendit l’ouvrage à Yazazel en constatant que celui-ci était en ancien. 

« Hum, hum… Si vous lisez ces mots, c’est que moi. Isaac Nuitdhiver, deuxième chevalier des neuf de talion Pendragon d’Ithilien. Je suis mort depuis fort longtemps. Toi qui lis ces mots, tu as trouvé sur mon gisant se recueille. Nous avons scellé un grand danger dans la salle que tu vois au-delà de nos corps, fait en sorte que jamais personne ne l’ouvre, où le cadavres maudit de notre roi viendra répandre la mort pour se venger de l’affront de son fils. Medrawt le traître ! » Yazazel cesse en voyant Anna qui à les yeux dans le vague…
« Je crois… Que Medrawt appréciais ce Nuitdhiver... » Réponds t’elle simplement à nos regards.
« Je continue donc… Après l’ultime combat entre Medrawt et le roi, le roi était à l’agonie, hélas, devenu fou par les blessures provoquées par Gwyar l’épée de sang. Il a ordonné à un magicien venu d’étrange contrée de maudire son fils… Le mage à demandé en retour un sacrifice, celui de notre reine. Talion à accepté. Azuris, le dieu des morts l’a alors frappé d’une malédiction alors que le mage maudissait son fils. Nous autres chevalier des neuf, avons été forcé de sceller le roi et le fourreau dans un sarcophage au prix de la vie de Valoria et Calaan. Medrawt est mort dans l’année, tué par une courtisane d’après mes sources… Nous avons récupéré le corps de notre reine et l’avons caché… Avec son armure faite de la même facture que Gwyar. Nous avons laissé la carte dans la salle du tombeau, nous assurant que personne n’irait profaner la sépulture de notre majesté Analya Porte-Flamme. » Récitait Yazazel. 
« Sang et cendre ! Ils ont laissé le tout derrière cette fichus porte ! » Je m’exclamais alors qu’Anna approchait de celle-ci en posant sa main sur les symboles. 
« Grégoire… Il faut qu’ont entre la dedans... » Dit doucement Anna.
« Parait que ton ancêtre est plutôt balèze, tu sais. » Je répliquais.
« Certes, mais si ont le détruit pas le corps de l’hytrez qu’est devenu le roi, il ne pourrait reposer en paix et Medrawt non plus. » répliqua t’elle.
Yazazel nous interrompit alors. 
« Le chevalier Nuitdhiver à écrit autre chose… J’ai été volontaire, il fallait quelqu’un pour défendre le mausolée même dans la mort… J’ai laissé un mage maudire mon corps. Je rôde dans les couloirs de ce sanctuaire, ni mort, ni vivant. Je peu voir mon corps flétrir peu à peu. 
Aujourd’hui, des gens sont venu ici, des réfugier visiblement. J’ai d’abord voulu les faire fuir, mais… Ils étaient tous des ailées, tous fuyant un empire qui semblait les malmener. J’ai choisi de laisser faire. 
J’ai été stupide… Les impériaux les ont trouvés et ont débuté un massacre, j’ai regardé par les pièces secrètes la scène… Serrant mes poings décomposés… Mais les impériaux ont essayé d’ouvrir la crypte du roi alors que d’autre faisaient se rassembler les survivants. J’ai tenté d’intervenir, mais ils avaient déjà ouvert de force le sarcophage ! Je me suis battu pour renvoyer le roi dans le sarcophage ! Il était si fort… J’ai… J’ai usé du sort d’absorption de vie. Malgré la souillure de cet acte et cette énergie. J’ai pu remettre le roi dans son sarcophage au prix d’un combat désespéré. Je ne les ai vus qu’après… Une mère et son enfant ailée… Mort par ma faute dans une pièce où ils s’étaient cachés. Les autres, morts, les impériaux, mort ! MORT ! MORT ! MORT ! TOUS MORT ! 
J’ai décidé d’en terminer… Je ne peux plus combattre le temps. J’ai rempli mon gisant d’huile, je vais m’incinérer et rejoindre mes frères et sœurs chevalier... » Termine Yazazel.
Par les dieux… Qu’avait vécu ce chevalier durant des milliers d’années ? C’est un horrible châtiment qu’il s’est infligé pour surveiller son roi fou. Je pris le livre à Yazazel et l’enveloppais dans du feuille acier, ils seraient conservés, témoignage d’une époque oublié. 
« Le roi a pu refaire ses forces... » Je soufflais à Ana qui attendait devant la porte, sa tenue de lin et son pantalon brun lui donnant un air d’aventurière errante alors qu’elle tenait dignement Gwyar.
« C’est un risque… Mais combien de temps va tenir leur prison maintenant qu’il n’y a plus de gardien ? Ce roi... J'ai l'impression que je suis liée d'une manière ou d'une autre à lui... » Déclamait la lorcq avec sérieux. 
Je fis venir à moi mon armure de bois de fer dans des craquements sec et déployais mes lames de feuilles acier avant de regarder Anna par-delà ma visière en T. 
« Quand tu veux soeurette... Réglons son compte au roi, à son fils et mettons à terme à cette malédiction de cette épée ! » Je m’exclamais. 



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Mar 24 Oct 2017 - 7:50
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Tout ceci était étrange... Très étrange. Azuris ? Roi des Morts ? Tout le monde savait qu'il s'agissait de Gar'Haz. Était-ce l'ancien nom de Gar'Haz ? A ma connaissance les Dieux n'avaient pas changé de nom... L'homme qui avait écrit ces mots avait du également succomber à la folie. Cette histoire ne collait pas... A présent que j'étais devant la porte, prête à pénétrer à l'intérieur de ce caveau, je doutais que ce chevalier ait raconté la vérité dans ses écrits. Il nous restait toujours cependant à trouver comment ouvrir cette lourde porte scellée. Axel, après avoir examiné le cadavre en extirpa un médaillon qui ressemblait fort à toutes les autres décorations de la porte. Il lui suffit d'insérer la pièce de métal dans un creux de la porte qui n'attendait plus qu'elle pour s'ouvrir d'elle même. Le mécanisme de la porte se mit à grincer, il y eut plusieurs cliquetis, et la porte commença à s'ébranler avant de se stopper net. Le mécanisme était sûrement grippé depuis des siècles.

- Tant pis... on va l'ouvrir à ma manière, écartez-vous...

Gwyar se mit à luire dans mes mains alors qu'un sourire mauvais se dessinait sur mes lèvres.

- Gwaaaaaaah !!!

Je projetais une lame d'énergie sombre qui fit céder la double porte et la projeta en avant dans un énorme nuage de poussières. Axel me regarda avec inquiétude.

- C'était... brutal...

J'avançais sans un mot, Gwyar dans ma main, toujours luisante d'une lumière rouge inquiétante. Sur un trône de pierre, une relique du passé nous attendait. Vêtu de ses plus beaux atours de guerre, dans son armure argenté, un vieil arcaëllien à la barbe et aux cheveux blonds et aux yeux d'or nous attendait. La couronne sur sa tête ne faisait aucun doute quant à son identité. Talion Pandragon nous attendait là, en chair et en os.

- Il... Il était pas censé être mort ? s'étonna Axel.
- Sang et cendre ! Serait-ce un effet de la malédiction ? se demanda Grégoire.
- Gwaaaaaaah !!!!

Aller, petite musique de combat pour accompagner ça:
 

Sans prévenir, j’abattais ma lame en avant pour projeter une nouvelle lame sombre de fluide. Elle fonça droit vers le roi qui brandit alors quelque chose et stoppa net mon attaque. Tout le monde sembla retenir son souffle, choqué parce ce qui venait de se produire. Talion Pendragon s'approcha de nous, brandissant un fourreau... Le fourreau de Gwyar à n'en pas douter.

- Grrrr... TALIOOOOOOOOOON ! hurlai-je alors que ce n'était pas ma voix.

Une aura fantomatique m'entourait, signe que Medrawt prenait à nouveau possession de moi. Le roi Pendragon dégaina son épée et me fit face. Une épée d'or et d'argent, sublime, émanant une lumière resplendissante. Le regard cruel du monarque se posa sur moi, alors que je ne contrôlais plus mes gestes. Je fonçais tandis que les deux lames s'entrechoquèrent dans un bruit sourd d'acier. Les échanges furent rapides, et d'une puissance phénoménale, nous forçant chacun à reculer.

Autour de nous, nous entendions des mécanismes s'enclencher, des pans de mur s'ouvrirent et les morts commencèrent à déferler, des morts qui ne ressemblaient pas à des morts. Ils étaient de chair et d'os, mais aucun éclat dans leur yeux, comme s'ils étaient vide de vie. C'était donc cela que craignait le chevalier à l'entrée. Le roi maudit, Talion et son armée damnée de morts. Pas un mot ne sortit de sa bouche, mais je sentais son regard se fixer sur moi, un regard rempli d'une haine froide.

Des mots sortirent de ma bouche, je n'en connaissais pas le sens, mais les intentions me semblaient assez clair, Medrawt maudissait son père. Sa rage, sa haine pour lui, transcendaient le temps. Des millénaires n'avaient pas suffit à calmer son désir de vengeance. Les coups fusèrent à nouveau tandis que j'entendais mes compagnons se débattre avec l'armée de morts. Il fallait que j'en finisse rapidement avec se combat, avec cette malédiction qui avait déjà engendré trop de mal au cours des siècles.

Un éclat de lumière me frappa, émanant de la lame du roi. Je me retrouvais à terre, mon épaule à moitié déchiré et laissant couler un filet de sang. Tout comme la magie de Gwyar, celle de l'épée du roi semblait brûler la chair. Tandis que j'aurai dû me vider de mon sang avec un telle plaie, celle-ci était cautérisée mais me brûlait horriblement.

- Talion... dis-je avec ma propre voix. Je suis venu vous libérer... Cette malédiction n'a que trop duré !

Il ne répondit pas. Il ne devait pas comprendre, il ne voulait de toutes façons pas comprendre. Il était maudit et la seule chose qu'il semblait désirer, c'était retourner en Arcaëlle pour y régner à nouveau. Il ne devait sûrement voir en moi que le spectre de son fils, mais petit à petit, j'avais repris le contrôle. Medrawt avait beau avoir une haine incroyablement puissante, maudire tout ce qu'il voulait, je n'étais pas arcaëllienne à me laisser dominer. Plus maintenant, plus après ce que j'avais vécu.

- Aaaaaaaaaah !!!

Nous échangeâmes alors des coups d'épée, malgré ma douleur je continuais à me lancer de toutes mes forces dans mes assauts répétés. Chaque tentative d'user de la magie de Gwyar était un échec. Le Roi prenait grand soin de garder le fourreau de mon épée à ses côtés pour absorber son fluide. J'allais bientôt manquer d'énergie et m’effondrer au sol. Il fallait que je tente le tout pour le tout.

J'abaissai ma garde, laissant le roi me porter un coup. Avec mon bras non armé, j'interceptai son épée, laissant la lame me pourfendre la main. La douleur était horrible, mais il ne pouvait plus attaquer. De mon autre bras, j'abattais Gwyar sur son épaule, le faisant lâcher ainsi son fourreau. Talion me regarda avec désarroi. Il semblait soudainement pris d'une étrange lucidité. Il ne tenta même pas d'esquiver le dernier coup que je lui portai au cœur. Il eut un sourire soulagé et ses yeux d'or me regardèrent avec compassion.

- Met chida... soupira-t-il avant de s'effondrer en même temps que les autres morts.

C'est à ce moment là que l'illusion prit fin... Il n'y avait pas de trône, pas de salle aux dorures somptueuses, aux murs lisses et resplendissants. Il n'y avait pas de marbre noir au sol, pas d'immense lustres de cristaux. Tout était en réalité décrépi, les murs étaient vieux, poussiéreux, usés par le temps. Talion n'était pas de chair et d'os, ni ses chevaliers d'ailleurs, seulement d'os et de métal de leurs armures. La dernière lueur spectrale dans les cavités du crâne du roi s'estompa. Je baissais mon bras armé et tombais à genoux devant lui.

- Reposez en paix... Talion Pendragon.

Je me saisis du fourreau de Gwyar et y rangea cette dernière. Je sentais l'âme de Medrawt satisfaite. Mais était-ce du fait d'avoir à nouveau pu affronté son père ? De l'avoir libéré de sa malédiction ? Ou d'avoir récupéré le fourreau ? Je n'en savais rien, mais je pouvais enfin respirer pendant un moment. Je sentais cependant mes forces me quitter et mes genoux ne réussirent pas à me relever. Je tombais au sol, d'épuisement. J'entendis mes compagnons accourir vers moi avec inquiétude. Je voyais flou, j'étais épuisée... j'avais si faim... faim...

Je sentis le contact chaud de la main d'Axel saisir la mienne. Non... il ne devait pas me toucher, pas maintenant. S'il le faisait, je n'allais pas résister à ma faim dévorante... J'allais le vider de sa vie. J'entendis les autres crier sans les comprendre. J'eus un moment d'égarement avant de reprendre subitement connaissance, revigorée d'une nouvelle force.

Je me tournais sur le côté et vis Axel, sonné, assez pâle et mal à l'aise.

- Sang et cendre, Axel ! Vous êtes fou ! J'ai cru que vous alliez vous laisser vider de votre vie...
- Hum... Anna avait besoin d'un peu fluide... Je lui en ai donné un peu.

Je soupirais de désespoir. Ce que venait de faire Axel était dangereux. Il m'avait laissé lui absorbé son fluide pour que je reprenne de ma vitalité. Dans mon état, j'aurais pu le tuer...

- Axel... Merci. Mais la prochaine fois, il faut que vous évitiez ça ! J'aurais pu vous vider de votre essence vitale jusqu'à épuisement total. Vous auriez pu en mourir !
- L'important c'est que je ne le sois pas ! Et puis vous devez vous sentir mieux à présent !
- Idiot !!! Ne refaites jamais ça !!! Je vous apprécie beaucoup trop pour vous laisser mourir bêtement !
- Ah ! Vous l'avouez alors ?
- Je... Je n'avoues rien du tout ! Idiot ! Je retire ce que je viens de dire ! Je me moque bien de ce qui vous serait arrivé, dis-je les joues empourprées.
- Ah ah ah ! Ouf, c'est bien vous ! J'ai cru que vous vous étiez attendrie ! dit l'elfin en ricanant.

Je soupirais et simulais mon agacement. En réalité, j'appréciais le geste qu'Axel avait fait pour moi, même si je continuais à penser que cela avait été dangereusement stupide. Nous sortîmes de la crypte pour remarquer que tout le reste était également décrépi. Les murs lisses et les dorures avaient également disparus au premier sous-sol. Nous rejoignîmes alors les renards écarlates et quittâmes rapidement cet endroit maudit, sans oublier au passage de faire regagner les morts dans leur tombes et faire quelques sépulture pour ceux qui n'en avaient pas eu de leur première mort. Nous scellâmes alors le tombeau, nous promettant tout de même d'y revenir plus tard pour en étudier les statues et les fresques usées par le temps.

Une question demeurait cependant à mon esprit que je finis par prononcer à voix haute.

- Excusez-moi, Yazazel. Sauriez-vous ce que signifie... « Met chida » ?
- Cela signifie : mon enfant, ma descendance...
- …
- Quelque chose ne va pas ?
- C'est le Roi Talion qui m'a dit ça...

Yazazel me regarda fixement avec une étrange lueur dans les yeux.

- Peut-être s'adressait-il au spectre qui était en vous...
- Peut-être...
- Cependant, vous avez des yeux dorés, tout comme le Roi en avait... il est possible que vous soyez une très lointaine descendante... mais c'est peu probable. Vu tous les brassages ethniques qu'il y a eut... Vous ne pourriez pas lui ressembler après autant de générations... quoique les lorcqs vivent longtemps... Peut-être que... C'est possible...

Je soupirai. Si seulement mes vrais parents étaient encore en vie... J'aurai peut-être su... J'aurai peut-être compris. Il n'y avait aucune chance que je le sache à présent, à moins que le grimoire nous apporte des réponses.

- Rentrons chez-nous... J'ai assez eu d'aventures pour cette saison.... Je crois que j'ai besoin de vacances.
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Anna Cornwall
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Mar 24 Oct 2017 - 12:57


Quel combat ! Quelle bataille ! Les morts avaient été de farouche adversaires et le roi avait été pire ! Je n’oublierais pas cette aventure de si tôt. Anna avait été grièvement blessé, mais alors que je me préparais à user de mes sortilèges pour la soigner, ce fou d’Axel avait saisi la main de la jeune femme pour qu’elle se nourrisse de son fluide. J’ai dû tirer plutôt fort avec Yazazel pour qu’ils se détachent ses deux là… Enfin, cela avait marché, Anna revenait à elle. J’assistais avec un sourire et un regard plein de sous-entendu à la petite discutions entre les deux jeunes gens en gloussant derrière ma main, même Yazazel semblait avoir de l’amusement dans le regard. 

Nous avons pu assister après tout cela que le sanctuaire était en réalité totalement décrépit, les illusions avaient cédé avec leur roi . Nous avons donc pris quelque temps pour nous occuper des morts laissés à l’abandon avant de rentrer chez nous. Yazazel nous assurait que les elfes garderaient l’endroit des pilleurs de tombes. Il m’aidait également à lire le journal laissé par Nuitdhiver et lire les bas-reliefs de la salle du sarcophage du roi… C’est là que nous avons vu le symbole signifiant reine sur une carte… Le capitaine Angel nous dit que la carte ressemblait à celle de Mar’Baal. Nous en fîmes part à Anna, mes avis que la fameuse reine devait y être enterré, et d’après le journal de Nuidhiver, le tombeau de la reine était accessible uniquement par les membres de son sang. Anna trouverait sûrement la solution. 

Nous avons donc fait route vers le Domaine, Yazazel laissant par corbeau un message au siens pour garder le tombeau, il aiderait ensuite aux mages du domaine à parler et lire l’ancien… Nous allons pouvoir décortiquer nombre de mystères avec cette nouvelle connaissance ! 



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