A la poursuite des marchands d'esclaves!

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Dim 12 Nov - 12:24


C’était une journée couverte et brumeuse à Hydron, la cité qui rassemblait l’intégralité du trafic maritime du Domaine depuis la mise en chantier de l’arsenal de Juier. Néanmoins, les architectes et ouvriers avaient fait un énorme travail d’agrandissements des quais et du port de la cité ce qui permettait un trafic plus régulier en usant d’une gestion impeccable par l’administration marine. 
J’avais été rendre visite à ma fille Marina qui dirigeait la cité pour moi, les quelques heures passé en sa compagnie furent des plus agréables, il y avait longtemps que je n‘avais pu taquiné ma fille aînée. J’étais actuellement au port de Hydron, j’observais le trafic en attendant que notre navire puisse appareiller, actuellement deux gros navires marchands devaient déposer leurs marchandises avant le navire militaire qui me convoyait. Du coup, j’attendais suivis par mon protecteur Ekodas dans son armure atypique. La brume ne semblait pas vouloir se lever ce qui faisait ruminer pas mal de marin qui voyait leurs travails ralentit par le temps exécrable. 
Je jetais un coup d’oeil à un navire de transport sur le quai voisin, une belle bête de 60 mètres de long. Pas mal de personnes semblaient commencé à y prendre place, les marins faisaient monter les marchandises alors qu’un capitaine lorcq criait sur ses hommes pour les motiver… J’aperçus rapidement une femme aux cheveux roux discuter avec lui, mais rien d’inhabituel. 

J’allais proposer à Ekodas d’aller attendre à la plus proche taverne vu que cela risquait de prendre encore des heures avant de pouvoir appareiller… Quand une cacophonie de cris ne s’élève du port et que des bruit sourds résonnent plus loin dans la brume qui menait au large au-delà des quais. 
J’ai alors vu une frégate à nos couleurs sortirent du brouillard, enveloppé dans les flammes de l’enfer ! Elle filait droit vers les quais du port alors que la frégate qui devait me convoyer se décalait au mieux pour esquiver sa congénère qui en un instant se brisait contre les quais dans un cataclysme de bois brisé et de cris d’hommes quittant le navire en feu. La panique gagnait immédiatement le port alors que je voyais un navire gigantesque sortirent de la brume juste après… 60 mètres de long sur 15 de large, un monstre aux bouches crachant le feu et la fonte sur l’unique frégate encore en état de combattre dans le port. 
Je n’avais pas de temps à perdre ! Je fis signe à Ekodas de me suivre et fonçais droit vers l’énorme bâtiment de ligne que j’avais aperçu plus tôt et montais à bord en me dirigeant droit sur le capitaine et la femme rousse que j’avais vu. 
« Je prends le commandement de ce navire, capitaine ! Ordre du roi ! » Je m’exclamais en montrant mon médaillon à tête de renard qui servait à m’identifier à présent. 
« Les ordres mon roi ? » Dit le lorcq. 
« Mettez les voiles, on va couler ce man’o’war ! » Je répondis. 
Les ordres fusèrent à tout-va, les passagers furent renvoyé à terre, des fusiliers de la garde du port montèrent in extremis à bord pour garnir l’équipage. Les quelques canons du bâtiment de ligne furent sorti, les voiles déployées… Pendant ce temps, j’observais la boule au ventre la dernière frégate tenir tête à ce navire étranger. Elle subissait d’énormes dégâts. 
« Le vengeance ! Il va couler ! » S’écriait l’un des marins faisant référence à la frégate qui subissait un feu nourris. 
Celle-ci, sûrement poussée par un dernier ordre de son capitaine larguait une dernière salve de canon. 
« Le vengeance à brisée les voiles du man’o’war ! » S’enthousiasmait un autre marin. 
« Putain, ils ont des rameurs ! » Jurait un autre encore alors que d’immenses rames sortaient des flanc du navires et commençait à tenter de l’extirper du port. 
« C’est un navire de pirate seigneur Boisdefer... » Affirmait le capitaine lorcq. 
« Suivez-le, nous allons le renvoyer à May’Veal ! » Je m’exclamais. 

Le navire réquisitionné se lançait alors sur les flots, suivant le navire pirate de près. Les premières salves de canons détonnèrent entre nous alors que nous quittions peu à peu le port. Le Vengeance avait mis hors combat une partie des canons adverses et brisé le mat principal du man’o’war. Nous avions l’avantage de la vitesse malgré les rameurs de notre adversaire. Nous approchions, bientôt, nous serons flanc à flanc du navire ennemis, identique par la taille, mais pas par l’équipement. J’avisais la femme près du capitaine, elle semblait avoir des armes, mais cela ne signifiait pas grand-chose. 
« Hey toi ! Prépare-toi à aborder le navire avec nous, sinon quitte le pont, ca va devenir l’enfer d’Ozan sous peu ici... » Je lui lançais alors que j’invoquais mon khan pour user du bois du navire pour former mon armure en bois de fer. J’observais le navire adverse qui approchait en dégainant mes lames de feuilles acier de mes poignets d’armure. 
« Pas de pitié pour les pirates ! » Hurlait le capitaine lorcq en dégainant un sabre d’allure redoutable. 



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Dim 12 Nov - 14:24

-Mais oui j'vous dit ! On en a pour deux ou trois jours normalement, un peu plus si le temps reste mauvais, mais en tout cas moins d'une semaine ! C'est pas bien long, quand même ! Et j'paie bien. Hein les gars ?


Le capitaine avait l'air d'avoir vraiment envie que Nawel reste sur son bateau. Elle n'y était pas monté pour le plaisir de la navigation, elle venait seulement d'arriver ici et son premier voyage par la voie des mers ne lui donnait pas tellement envie de remettre ça tout de suite. Rentrer sur Yban, elle le ferait plus tard. L'ancienne esclave avait simplement réfléchi jusqu'à se dire que voyager était devenu son mode de vie et qu'elle serait bête de ne pas aller voir ailleurs que sur le territoire de la Principauté. Là où les gens vivaient de manière assez civilisée pour ne pas avoir d'esclaves. Elle se retrouvait donc au port d'Hydron, prête à prendre la route comme elle le faisait toujours depuis son affranchissement unilatéral.
Ayant fait courir le bruit qu'elle était guérisseuse, elle n'eut pas de mal à se trouver un ou deux petits contrats, histoire d'avoir assez d'argent pour quelques provisions de voyage. On lui avait également parlé de ce capitaine, qui cherchait à embarquer avec lui quelqu'un qui pourrait soigner ses hommes en cas d'accidents ou de maladie. Nawel s'était évidemment présentée pour en savoir plus et voilà pourquoi elle se trouvait sur le pont de ce bateau énorme un jour de brume. En voyant son accoutrement, celui d'une chasseuse, il eut un peu de mal à la prendre au sérieux au début. Heureusement qu'elle portait son foulard de manière à cacher l'énorme cicatrice qui défigurait une de ses joue du bas l'oeil jusqu'au menton... Sinon, il aurait sans doute pensé à une quelconque mercenaire essayant de le rouler ! Enfin, en montrant qu'elle transportait dans ses affaires tout un tas de plantes et d'onguents aux vertus médicinales en plus de ses armes, il avait fini par changer d'avis à son sujet.
Nawel ne voulait pas s'engager pour un long périple, elle l'avait prévenu, d'où sa réponse sur la durée du voyage. En attendant que la rouquine lui réponde, il hurlait des consignes à de nombreux hommes qui chargeaient et préparaient le bateau. Nawel ne passait pas beaucoup de temps dans les ports, mais il lui semblait que tout se passait comme une journée normale. En tout cas les marins, continuant à pester à propos du temps faisait honneur à leur réputation.

-Ouais pourquoi pas... Enfin, ça dépend, si jamais vous...

-HE ! REGARDEZ !


Tout le monde s'était brusquement arrêté dans sa tâche, et regardait en direction d'un navire en flammes qui fonçait droit vers le port. Des cris parvenaient jusqu'à eux malgré le vent et les bruits ambiants. Ça n'était même pas un accident, le coupable de cette horrible attaque apparaissait désormais à travers le brouillard. Le colosse des mers se déplaçait rapidement, et engagea même un assaut contre un autre bateau prêt à riposter. Nawel ne quittait pas des yeux l'affreux spectacle qui prenait place, se doutant bien du terrible combat qui allait prendre place si proche de la terre ferme, à tel point qu'elle n'aperçut l'homme qui se dirigeait droit vers elle et le capitaine qu'au dernier moment.

« Je prends le commandement de ce navire, capitaine ! Ordre du roi ! »

Ordre du roi ? Nawel ne put pas s'empêcher de le dévisager. Lui ne pouvait pas e faire autant puisqu'on ne voyait rien en dessous de ses yeux grâce à son foulard, mais de toute façon il semblait bien se moquer d'elle. Il s'adressait en particulier au capitaine, en lui montrant une espèce de collier en forme de renard. N'étant pas du tout de la région, l'ancienne esclave ignorait sa signification. Elle pensait jusque là que le type en question était un représentant du roi, et que ce devait être un genre... D’armoiries ? Pour le prouver.

« Les ordres mon roi ? »


« Mon roi ? » Oups. La demoiselle se rendit compte qu'elle était apparemment en présence du roi du coin. Eh bien ! On pouvait dire qu'il était là au bon moment. Ou au mauvais, question de point de vue. Nawel s'étonnait de le trouver si prompt à livrer bataille lui-même, mais son ordre ne laissait pas de doute. Il était un roi combattant.
Alors que tout un remue ménage commençait sur le bateau, des gardes du ports embarquaient. Ceux qui n'étaient là que pour charger les marchandises restèrent à quai, et les ordres fusaient parmi les marins de métier pour mettre en marche le bateau. Il n'était pas fait pour la guerre, mais ça l'empêchait évidemment pas d'avoir quelques armes pour se défendre en cas d'attaque. Nawel se concentrait plutôt sur le combat qui prenait place entre le colosse des mers et le téméraire vaisseau qui lui tenait tête. Ce n'était pas beau à voir. Les commentaires optimistes des marins se faisaient toujours contredire par une nouvelle découverte, comme celle des rameurs... L'ancienne esclave avait le sentiment de s'être laissée embarquer dans une aventure un peu trop vite à son goût. Le bateau fonçait déjà sur les flots, droit vers l'ennemi, et il était trop tard pour se dégonfler ou mettre pied à terre.

« Hey toi ! Prépare-toi à aborder le navire avec nous, sinon quitte le pont, ca va devenir l’enfer d’Ozan sous peu ici... »


Aborder le navire ? Eh bien, Nawel supposait qu'elle n'avait pas vraiment le choix. Si le bateau coulait il valait mieux être sur le pont que dans la cale de toute façon, et puis vu les dégâts que les pirates n'avaient pas hésité à faire chez leurs deux premières victimes, il était probablement de son devoir de faire quelque chose tant qu'elle le pouvait.
Sa seule réponse fut un hochement de tête à peine visible à cause de son foulard. Nawel hésita un instant. Elle n'avait jamais abordé de navire, que devrait-elle faire ? Sortir ses dagues, et attendre un combat rapproché comme ceux pour lesquels elle s'était entraînée chez les gladiateurs ? Sortir son arc comme pour une chasse ? La capitaine tenait dans ses mains un sabre redoutable, et le roi d'étranges lames de métal. Nawel n'en avait encore pas vue de pareilles. Elle finit par dégainer son arc et prendre une flèche. Elle pourrait peut-être faire quelque chose de loin pour les aider ? Au pire, elle sortirait ses dagues selon la tournure des événements.

Il y a un plan ? Une tactique ? Quelque chose ? Je tabasse pas du pirate tous les jours, moi...
Râla-t-elle à l'attention du capitaine.. Et un peu du roi, puisqu'il était là. Ça ressemblait plus à une espèce de grognement qu'à de l'inquiétude.

Elle devrait peut-être faire plus attention à sa manière de parler étant donné qu'il y avait un puissant représentant de l'autorité juste ici, mais il devait avoir bien plus important que ça à penser.
Elle aurait pu argumenter qu'elle tait guérisseuse, chasseuse à l'extrême limite mais qu'elle n'avait pas pour habitude de tuer qui que soit. Mais Nawel n'avait pas l'intention d'être lâche, ou de se mettre encore plus en danger pour rien. Soigner, c'était être vulnérable en plein champ de bataille. Et puis ça lui ferait un bon entraînement pour sa vengeance ! Tuer des maîtres d'esclaves ne pouvait pas s'improviser, il lui fallait de l'expérience. En voilà une. Ça lui ferait même un bon début de vengeance. Elle n'était pas bien douée en navigation mais elle s'y connaissait assez en esclave pour savoir que, pour le compte de pirates ou pas, une de leur grandes carrières était de ramer. Et si des innocents se trouvaient là dedans à ramer.

-Je vais quand même pas abandonner mes semblables, hein...
Marmonna-t-elle d'un air désabusé. Entre son foulard et les bruits de plus en plus forts et de plus en plus proches, elle pensait que personne ne l'entendrait. Même si dans le fond, ce n'était pas impossible.
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Dim 12 Nov - 15:22


Le moment était arrivé, nous étions désormais flanc à flanc avec l’autre navire, nous pouvions voir les matelots d’en face prendre position. Les tirs de fusils, les flèches et les carreaux commencèrent à volé de part et d’autre, les premiers hommes tombaient, morts ou sévèrement touchés. Les canons du man’o’war ennemis commencèrent à ouvrir à nouveau le feu pour nous couler alors que les plus rares canons de notre navire ripostaient au mieux. 
Je me concentrais au maximum malgré l’anarchie ambiante, je tissais le fluide pour atteindre la moindre parcelle de bois des deux navires si proches… J’injectais ma force dans le fluide pour que le bois du pont forme des pontons d’abordages qui mordirent le pont d’en face, je ployais le bois pour former de grandes serres qui s’encastrèrent dans la coque ennemie. Je me redressais et hurlais pour donner l’ordre de partir à l’abordage. 
Je sautais d’un bond puissant sur le pont adverse, un humain trop étonné fut ma première victime alors qu’il levait son sabre trop tard pour empêcher ma lame de poignet de lui trancher la gorge. J’entendais les hommes de mon navire qui déferlaient avec fureur sur le pont adverse. Un tahora tentait alors une attaque aérienne vers moi, hélas pour lui, je me saisis d’un tonneau proche et lui expédiais avec la force de mon armure, il tombait au sol la nuque brisée. J’avisais mes gars, nous étions légèrement moins nombreux… Je vis que la rousse de tout à l’heure était aux prises avec deux des pirates… Je fonçais, profitant de la puissance de mon armure invoqué, je fis s’envoler l’aracnor qui lui tenait tête et abattit mon bras sur l’elfe qui prit de flanc fut abattu, le crâne fracturé. 
« Suivez ! On va trouver leur capitaine et l’abattre ! » Je m’exclamais par-dessus le bruit du combat. 
Les fusiliers et les canons avaient empli la zone de fumé à l’odeur âcre, l’odeur du sang était omniprésente… Je pris la tête avec ma compagnon de fortune et fonçais droit vers la barre où un homme en tenu riche semblait diriger les marins ennemis. Un virenpien sur ma gauche alors que j’approchais des marches vers la barre, mes racines parasites lui enserrèrent la tête jusqu’à le tuer. Je me retournais alerter par un cri, mais le mzekil qui approchait avait été abattu d’une flèche en plein cœur. Un hochement de tête vers la rousse pour la remercier et je partais déjà jusqu’à la barre où nous attendaient le capitaine et deux de ses hommes, un humain aux muscles proéminent et un autre virenpien qui écumait visiblement de rage. 
« Regardez cela ! Le roi Boisdefer en personne sur mon humble bâtiment ! Votre tête sera un trophée de choix pour mes employeurs ! » Riait l’aracnors brun en montrant ses mandibules.
« Ce navire sera un ajout précieux à ma flotte, et votre tête, sera envoyée à vos employeurs dans un sac. » Je gloussais avant de m’élancer en avant.
L’humain fut le premier à vouloir s’interposer, invoquant à moi mes poches d’huile incendiaire sur les mâchoires de mon casque, je noyais l’homme dans un torrent de flamme, le rugissement du feu couvrant à peine ses hurlements d’agonies. Je ne vis hélas pas le virenpien qui chargeait à travers les flammes et me percutais de plein fouet, m’envoyant contre le garde-fou du pont, à peine relevé que l’être reptilien abattait vers moi une lourde masse que j’esquivais de justesse en roulant au sol avant de me relever rapidement et de commencer à échanger des coups rapides avec lui, lames contres haches. Je pouvais voir ma compagnon rousse en plein duel avec le capitaine,mais pas le temps de l’aider… Un ennemi à la fois. 



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Dim 12 Nov - 16:21
Les deux bateaux se rapprochaient bien trop vite au goût de Nawel. Elle gardait pourtant un air détaché et presque un peu bougon. Rien ne servait de trop s'en faire, le stress et l'angoisse n'étaient que des pièges qui empêchaient de donner le meilleur de soi. Et puis quoi ? Si jamais elle devait mourir là, elle aurait au moins la satisfaction d'avoir fait de son mieux. Et elle ne manquerait à personne. Serrant entre ses doigts son arc et sa première flèche, elle se demandait encore quelle tactique elle devrait adopter. Personne ne lui avait répondu.
Le bateau vibra étrangement alors que des ponts de bois se formaient vers l'adversaire. Nawel se contenta d'essayer de rester debout sur ses deux jambes et envoya tour à tour plusieurs flèches en direction des ennemis. Elles touchèrent toutes une cible vivante, mais pas toujours à des endroits très stratégiques. Elle avait plus l'habitude de tirer sur du gibier que sur des pirates mais faisait de son mieux. Tout le monde criait, le voix et les cris de douleurs ou de rages étaient entremêlés et l'atmosphère bien différente de celle d'une forêt silencieuse pendant une chasse. Il faudrait faire avec. Le roi avait disparu, elle n'avait pas vu où il était parti mais qu'importe, elle voyait déjà s'avancer vers elle un Aracnor. Il esquiva la flèche qui lui était destinée, mais finit par être assez proche pour qu'elle ne puisse plus le manquer. Nawel n'arriva cependant pas à décocher sa flèche, un deuxième adversaire venait de se joindre à l'Aracnor et elle choisissait en priorité d'éviter ses assauts. La situation commençait à devenir sérieusement compliquée mais elle ne pouvait attendre d'aide de personne, chacun combattant de son mieux et étant sans aucun doute très occupé de son côté. A vrai dire, elle fut aussi surprise que les pirates quand un homme en armure de bois de fer vint à elle et s'occupa dans un mouvement fluide des deux brigands.

« Suivez ! On va trouver leur capitaine et l’abattre ! » 

Le roi ? Nawel ne perdit pas de temps à réfléchir, ni discuter les ordres. Elle n'aimait pas beaucoup ça, il est vrai que ça lui rappelait des périodes bien sombres, mais elle reconnaissait parfaitement que la situation ne se prêtait pas du tout à la délibération. L'ancienne esclave était d'ailleurs surprise que le roi ait pris le temps de lui venir en aide pour ensuite lui dire de le suivre. Il avait ici sans doute des marins bien plus habitués à ce genre de scènes qu'elle... Enfin, il devait sans doute faire comme elle : de son mieux un point c'est tout. Serrant de toutes ses forces la poignée de son arme, elle bondit sur le pont du vaisseau ennemi aussi vite qu'elle le put, emboîtant le pas au roi sans poser de questions.
L'odeur était terrible. Sentir du sang n'était pas inhabituel pour Nawel, qui dépeçait régulièrement ses proies après les avoir abattues, et qui s'était déjà vaillamment défendue contre des bandes de malfrats. Seulement, l'odeur était à présent plus intense qu'elle ne l'avait jamais sentie auparavant. Mélangée à la fumée des canons... Heureusement l'air marin et le vent rendaient le tout vaguement respirable. Nawel toussa un instant.
Le roi savait où il souhaitait se rendre, et ne marqua pas la moindre hésitation en se dirigeant vers le barre. Nawel eut à peine le temps d'apercevoir des racines étrangler un virenpien avant qu'un bruit attire son attention. Agir aussi vivement que lors d'une chasse, voilà ce qu'elle devait faire. Instinctivement elle leva son bras, banda l'arc, visa et relâcha la flèche. Un mzékil s'effondra sur le pont en criant, à un mètre à peine du roi qu'il avait sans aucun doute pris pour cible. Un soupir de soulagement franchit les lèvres de Nawel, qui aperçut le roi hochant la tête en guise de remerciement. Elle s'en fichait un peu : au moins maintenant ils étaient quittes. Elle détestait l'idée d'avoir des dettes.
Enfin ils n'avaient pas le temps de s'attarder. Le roi se précipitait déjà vers la barre tandis que la rouquine encochait une nouvelle flèche, prête à parer à toute éventualité. Il y avait trois hommes sur leur chemin ils étaient pour le moment en sous nombre... Nawel bandait son arc vers eux alors qu'un torrent de flamme emporta l'un d'entre eux. Eh bien... Elle était vraiment impressionnée par l'art martial du roi. Il était bien mieux entraîné qu'elle...
Tout se passa très vite, elle n'eut pas le temps de réfléchir. Le capitaine fonçait droit sur elle, et Nawel ne pouvait pas s'inquiéter de la santé du roi et sauver sa vie en même temps. Il faisait claquer ses mandibules d'un air effrayant mais ce qui retenait l'attention de Nawel était qu'il tenait entre ses mains un sabre impressionnant. Elle l'esquiva de son mieux alors qu'il fonçait sur lui mais il fallait avouer qu'il était incroyablement rapide. Devant même se jeter au sol pour espérer ne pas mourir, Nawel posa sa main au sol pour se redresser. En fait non, elle posa sa main sur un bout de son foulard qui pendait à cause de toute cette agitation et manqua de s'étouffer en le sentant se resserrer autour de son cou.
Le capitaine riait -autant que pouvait rire quelqu'un avec des mandibules, sans doute- et Nawel aurait volontiers admis que la situation devait être comique de son point de vue. Elle arracha à moitié son foulard qui vola au vent jusqu'à aveugler quelqu'un qui s'en prit un morceau en plein visage, mais elle n'eut pas le plaisir de le remarquer. Il y avait plus urgent, et elle avait déjà de la chance que le capitaine ne se soit pas rué sur elle pour l'achever quand il en avait l'occasion. Il devait se dire qu'elle n'avait vraiment aucune chance pour oser s'amuser ainsi. Il devait croire qu'elle mourrait sans résistance. C'était sans compter sur la combativité de Nawel.
Son arc était toujours par terre, mais trop loin pour qu'elle prenne le risque de l'atteindre. Elle dégaina ses dagues. Il ne restait plus qu'à prier. Parer avec ces armes là était assez difficile, elle fit de son mieux, mais il était évident qu'elle n'avait pas l'avantage. Elle cédait beaucoup de terrain au capitaine. Il lui faudrait un plan mais il était bien difficile de se concentrer dans ces circonstances.
Tant pis pour le plan, au moins elle avait l'audace. Nawel fonça droit sur lui sans chercher à dissimuler ses intentions. Le capitaine fut néanmoins surpris, il ne s'attendant sans doute pas à ce genre de contre-attaque déterminée, et c'est sans doute ce qui lui fit rater un coup qu'il aurait aisément pu rendre mortel. Nawel ne put cependant pas tout à fait éviter sa lame qui transperça sa manche et coupa un peu son bras. Rien de grave, c'était juste gênant et douloureux. Pas assez pour la détourner de son but. Dans un rugissement de rage qu'elle n'aurait jamais imaginé pousser, elle planta une de ses dagues dans la gorge de l'Aracnor avec une violence insoupçonnée. Le sang l'éclaboussa avant qu'elle ne recule, tandis que le corps du capitaine s'effondrait dans un bruit horrible, sa forme hésitant entre l'araignée et l'humain...
Nawel, un peu choquée tout de même et surtout haletante, tentait de reprendre sa respiration sans s'effondrer. Son bras commença brutalement à la lancer, ce qu'elle n'avait pas ressenti dans l'adrénaline de l'instant. L'ancienne esclave se força tout de même à récupérer son arc avant tout, serrant les dents de son mieux. Une fois l'arme en sa possession, elle songea à utiliser son fluide pour soigner sa blessure. Seulement il lui faudrait un endroit calme ; sa servitude l'ayant privé d'exercice de longues années elle ne maîtrisait pas tellement cette forme de guérison qui lui était pourtant possible...
Malgré la douleur qui commençait à rendre ses yeux brillants, elle cherchait du regard le roi. Que lui était-il arrivé ? Les pirates les plus proches semblaient affectés par la mort du capitaine sans qu'elle ne sache exactement dans quelle mesure. Elle regrettait sa dernière virée en forêt... Enfin, maintenant que son foulard avait disparu, on voyait son énorme cicatrice au visage, ça en découragerait peut-être plus d'un... Nawel pouvait vraiment avoir l'air d'une dure à cuire parfois. Elle avait juste un peu de mal à se concentrer, maintenant, et ses pensées volaient en tous sens.
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Lun 13 Nov - 10:32


Le virenpien enragé était d’une puissance incroyable, même équipé de mon armure invoqué je n’avais qu’à peine la même puissance musculaire que lui ! Les coups s’échangeait avec une force brutal et primitive ! Malgré la rage du reptilien, j’avais affronté plus puissant que lui et j’en étais ressortis vivant. Il avait assené un coup de sa queue qui m’avais mit au sol et déjà il brandissait sa hache au dessus de sa tête pour la planter dans la mienne. Je profitais de se laps de temps pour dégainer mon pistolet à ma hanche et ouvrir le feu dans une détonation sourde, la bille de fonte perfora sans peine la gueule du virenpien jusqu’à son cerveau.

Je me relevais alors que le corps de mon adversaire tombait en arrière, je cherchais du regard la jeune femme avec qui j’avais combattu et le capitaine du navire pirate… Celui ci était au sol, gisant dans son propre sang. La jeune femme se tenait à la barre du navire en regardant en contrebas, le combat c’était arrêté alors que les pirates se rendaient peu à peu compte que leur capitaine était mort. Je marchais avec lenteur jusqu’à ma compagnonne, saisie le corps du capitaine par la tête et le jetais en contrebas aux pieds des pirates. Ils cessèrent alors toutes résistance et jetèrent les armes les uns après les autres alors que les soldats les mettaient à genoux brutalement pour les attacher.

Cela étant réglé, j’avisais le bras de la rousse et constatais la blessure. Je m’approchais d’elle et avec lenteur, sachant que mon aspect actuelle ne prêtait pas à être rassurant, prit le bras blessé pour l’examiner… Superficielle… Alors que je tenais son bras, des bourgeons naquirent sur mes brassards pour former des feuilles bleuté et duveteuses qui s’enroulèrent peu à peu contre la blessures de la jeune femme, libérant un désinfectant et anti douleur naturel, les petites fibres sur les feuilles aideraient à la cicatrisation.
« Cela va vous aider à guérir… Je vous remercie de votre aide, et m’excuse de vous avoir embarquer la dedans, les circonstances ne permettaient pas d’explications immédiate. » je lui dit alors que mon casque se rétractait peu à peu pour me permettre de sentir à nouveau le vent dans mes cheveux plaqué par la sueur sur mon front. « Nous allons libérer les rameurs et faire retour à Hydron, reposez vous. » je lui dis
je m’engageais alors avec quelques hommes dans les cales du navires, nous avons fouillé les cabines, fait de nouveaux prisonniers qui n’opposèrent aucunes résistances. Nous avons finit par trouver les cales des rameurs et comme nous le craignions, ils étaient tous des esclaves… En guenilles, terriblement maigre… j’ordonnais immédiatement qu’ont les libère et les amènes sur le navire réquisitionné pour les faire revenir à Hydron. Je remontais alors jusqu’à la capitaine du navire pirate et récupérais tout ses documents. J’ai fais retour sur le pont, et retrouvé la jeune femme rousse qui semblait s’occuper des blessé… J’allais alors vers elle pour l’en remercier quand à quelques pas d’elle le capitaine du navire que j’avais emprunté vint à moi.
« Mon roi… Les prisonniers disent que leur capitaine avait reçu l’ordre d’attaquer Hydron, une vengeance d’un groupe d’esclavagiste… Et si vous le permettez, je parie sur Mar’Baal et les seigenurs d’Yban, ces chiens n’auront de cesse de vouloir anéantir les espoirs des peuples libres. » Crachait alors le capitaine.
Je posais une main sur l’épaule du lorcq en hochant la tête… En effet, si le prince ne pouvait retenir ses seigneur, je le ferais, avec ou sans lui.



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Lun 13 Nov - 11:16
Les bruits de combats faiblissaient peu à peu. Maintenant que le capitaine était mort, les pirates ne cherchaient plus à se battre. C'était étrange. Nawel ne comprenait pas. Après tout, ils ne pouvaient pas espérer d'amnistie après leur comportement. Il ne pourrait rien leur arriver de bon désormais, ils étaient des ennemis. L'ancienne esclave observait. Les pirates cessaient la résistance, cessaient les combats, cessaient de défendre leurs vies. Les soldats, les marins, tout le monde les mettait les à genoux pour les attacher. Ils étaient à présent des prisonniers.
Nawel se demandait ce qu'allait être leur destin. Seraient-il jugés ? Tués ? Emprisonnés ?... Réduits en esclavage ? Il lui semblait que le territoire où elle était parvenu ne pratiquait pas ce barbare et horrible châtiment mais elle n'en était pas sûre. Et même si ces types étaient des ordures après ce qu'ils avaient fait, la rouquine ne souhaitait à personne de vivre en esclave. Il valait encore mieux mourir libre.
Elle ne se rendait pas compte du tout que tout ceci était un peu grâce à elle. Elle se tenait à la barre et regardait d'un air perdu, seule sa blessure la maintenait un peu en contact avec la réalité. Elle sursauta en sentant quelqu'un toucher son bras mais reconnut l'armure du roi. Bon, il était toujours là. Néanmoins, quand des... Bourgeons ? Se mirent à apparaître, Nawel ne put réprimer un mouvement de recul inquiet. En tant que guérisseuse, elle connaissait beaucoup de choses et cette manière de faire ne lui disant rien. Elle s'inquiétait donc tout à fait naturellement du traitement qui lui était réservé, même si d'après le roi cela devrait l'aider...

« Cela va vous aider à guérir… Je vous remercie de votre aide, et m’excuse de vous avoir embarquer la dedans, les circonstances ne permettaient pas d’explications immédiate. »

Nawel ne lui en voulait pas. Ça avait été assez... Intense, il est vrai. Mais elle s'en était plutôt bien sortie, et la blessure à son bras n'était pas bien grave. A la limite, ce qui la gênait le plus était d'exposer son visage au regard du roi. L'énorme cicatrice qui barrait une de ses joues de l'oeil jusqu'au menton n'avait rien d'agréable à voir, elle le savait. Enfin, le monarque n'avait fait aucun commentaire sur la perte de son foulard, et puisqu'il semblait habitué à prendre part aux combats ça ne devait probablement pas trop le choquer ou le surprendre.

-Ce... C'est rien...

Elle ne savait vraiment pas ce qu'elle était censée répondre aux remerciements et excuses du roi, surtout qu'elle ne lui en voulait pas et considérait qu'elle avait simplement fait ce qui était juste. Le visage du roi redevint visible alors que son étrange casque se rétractait.

« Nous allons libérer les rameurs et faire retour à Hydron, reposez vous. »

« Reposez vous » ? Comment le pourrait-elle ! Nawel ne considérait pas sa mission comme achevée , et maintenant que le choc de la mort du capitaine par sa propre main était passé, elle comptait bien continuer à se rendre utile. Le roi disparut, sans doute pour faire ce dont il venait de parler, tandis que l'ancienne esclave courrait récupérer son sac, qu'elle avait abandonné sur le premier bateau. Une fois qu'elle l'eut entre ses mains, elle fit rapidement l'inventaire de ce qui s'y trouvait pour évaluer ce dont elle serait capable sur le terrain. Voletant alors d'un blessé à l'autre comme une abeille autour de plusieurs fleurs, elle aidait les uns et les autres de son mieux. Il était vrai cependant qu'elle n'avait rien prévu de tel que cette bataille, et que son matériel et ses préparations étaient donc assez limitées. Enfin, ça ne l'empêchait pas de faire de son mieux comme toujours, en espérant que ça suffirait.
Alors qu'elle tentait même d'user de son fluide pour refermer une plaie, ce qui allait être difficile vu les conditions mais qui porta tout de même ses fruits, elle entendit des bruits de pas se rapprochant du petit groupe qu'elle avait formé autour d'elle. Elle tourna la tête, et aperçut le roi et le capitaine du navire.

« Mon roi… Les prisonniers disent que leur capitaine avait reçu l’ordre d’attaquer Hydron, une vengeance d’un groupe d’esclavagiste… Et si vous le permettez, je parie sur Mar’Baal et les seigenurs d’Yban, ces chiens n’auront de cesse de vouloir anéantir les espoirs des peuples libres. » 

La colère anima vivement Nawel. Le mouvement du roi ne laissait pas de doute, il avait l'air d'être tout à fait d'accord avec le capitaine. Voilà quelqu'un de bien, songeait l'ancienne esclave, mais elle avait surtout bien du mal à retenir toute sa rage maintenant qu'elle entendait clairement que tout ceci pourrait venir d'Yban et d'esclavagistes. Une flopée de jurons particulièrement grossiers lui échappèrent mais tant pis. Quiconque la connaissait ne pourrait pas lui en vouloir. Une flopée d'injure succéda aux jurons, et on pouvait très nettement entendre au milieu de tout ça qu'elle traitait de raclures les plus puissants de la Principauté sans se soucier de qui était témoin de ses mots.
Nawel, ayant terminé le soin qu'elle prodiguait, se redressa brusquement et chercha des yeux les rameurs. Elle ne voulait pas les voir. Elle regardait quand même, avec cette curiosité malsaine que vous avez quand vous savez qu'une vision va vous faire mal mais que vous ne pouvez pas vous en détacher.
Elle fit plusieurs pas, passa à côté du roi sans presque un regard pour se retrouver plantée au milieu du pont devant les esclaves. Anciens esclaves. Ces gens en tenues abîmées, salies, honteuses. Ces gens si maigres qu'on pouvait sans doute les tuer en soufflant trop fort dans leur direction. Elle aurait pu être un des leurs. Elle aurait pu se retrouver à leur place, quand on l'avait vendue. Deux fois. Nawel restait debout, les yeux écarquillés et emplis de larmes qu'elle s'efforçait de contenir.

-Nawel ! Nawel c'est toi ?

Un homme courut vers elle alors qu'elle cherchait du regard qui lui parlait, poussa quelques uns de ses congénères pour atteindre la rousse. Il se planta devant elle, tendant ses mains vers son visage sans oser le toucher.

-C'est toi ! C'est toi ! Mais ton visage... ? Nawel !

Ne se retenant plus il la prit dans ses bras et la serra autant qu'il le pouvait en pleurant. Il ne devait probablement pas tout à fait réaliser qu'il était libre, mais il réalisait au moins qu'il avait retrouvé une... Amie. Ils avaient « travaillé » ensemble chez le fils d'Azelan, mais Silk, puisque c'était là son nom, avait été vendu avant elle. Nawel avait toujours ignoré ce qu'il était devenu, et il n'avait pas eu connaissance du châtiment injuste subi par la rouquine. Quelle étrangeté de le revoir, de le trouver ici sur ce navire. Quel bonheur de le trouver libre. La rouquine resserra ses bras contre lui mais ne trouva rien à dire. Les retrouvailles ce n'étaient vraiment pas son truc. Elle était en plus gênée à l'idée que tout le navire, tout l'équipage, le roi même, voient cet événement. Elle n'avait pas vraiment prévu de parler de son statut d'ancien esclave et voilà qu'il n'y avait déjà presque plus de doute à ce sujet. Ils se séparèrent doucement, mettant fin à leur étreinte dans un silence gênant et gêné.
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Lun 13 Nov - 20:56


Nous avons tous assisté aux retrouvailles entre notre jeune médecin qui avait d’après mes hommes passé le plus de temps et d’énergie possible à s’occuper de nos blessés… Personnes ne rient, ne gloussât même, et lorsqu’un pirate voulu laisser un rire mesquin s’échapper de sa gorge, la crosse d’un fusil l’assommait quasi immédiatement. Le navire faisait maintenant retour vers le port d’Hydron, remorquant le man’o’war des pirates. Nous avions subit des pertes énormes, deux frégates détruites, des centaines de valeureux marins et gardes repartit à May’Veal… 
Alors que nous entrons dans le port, encore enfumé par les deux carcasses des frégates, je me rends jusqu’à la jeune femme rousse qui avait semble t’il éprouvé une grande haine envers les esclavagistes, de son passé que je présumais, c’était tout à fait normal. 
Je l’ai retrouvé à la proue de notre vaisseau, elle avait remis un foulard autour du bas de son visage. j’avais laissé s’effacer mon armure et à nouveau vêtu de mon chapeau et de ma veste sempiternelle, je vins m’accouder près d’elle en regardant le port qui se rapprochait. 
« Les prisonniers vont être remis à l’ordre des limiers et proclamateurs… La peine pour piraterie et traite d’esclave est dans la quasi-totalité des cas la pendaison et plus rarement la geôle à vie. » Je lui expliquais pour entamer la conversation, ne sachant pas trop comment m’y prendre pour rassurer cette courageuse combattante qui avait permit qu’ont limite nos pertes.
« Les gens qu’ils ont réduit à l’esclavage sont désormais libres, ils auront un travail payer pour eux et un refuge en attendant qu’ils puissent bâtirent leurs propre foyer… J’espère qu’ils pourront se faire à leurs nouvelles vies. » Je continuais alors qu’elle ne répondait pas encore.
J’enlevais mon chapeau de ma tête et observais les quais au loin, des guérisseurs et la garde se tenaient déjà prête à nous recueillir… Je voyais la silhouette en armure typique de ma fille qui fixait le navire dans ma direction. 
« Je vous remercie encore, pour m’avoir aidé, pour avoir soutenu mon peuple… Le capitaine m’a parlé de vous… Si vous avez besoin de quoique ce soit, n’hésitez pas. » 
Le navire se mettait peu à peu à quai, les gardes commençait à monter à bord, les prisonniers étaient violemment emmener alors que des gardes empêchaient les habitant de mettre les prisonniers en pièce… La colère était ambiante. Je remis mon chapeau sur ma tête et me redressais en me retournant pour commencer à partir. Marina, ma fille, était sur le pont et approchait, ses longs cheveux noirs en cascade lui tombant sur les épaulières rouges comme ses yeux. 
« Au revoir, Nawel Reza. » Je marchais lentement alors vers ma fille avant de tourner brièvement la tête pour glousser à la jeune femme rousse. « Oui, ce vieux loup de mer m’a aussi dit votre nom ! » 

Je trouve que cela convient bien à la fin d'une si épique bataille. :
 


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Lun 13 Nov - 22:28
Dés qu'elle l'avait pu, Nawel s'était éclipsé pour profiter d'un peu de tranquillité et de discrétion. Elle détestait attirer l'attention sur elle, ce que sa cicatrice ne manquait pourtant jamais de faire. Elle n'avait pas besoin de devenir un genre de symbole ridicule, et n'avait pas envie d'exposer la moindre parcelle de son histoire à qui que ce soit. Elle était aussi heureuse que perturbée d'avoir retrouvé là une de ses connaissances, et lui-même était parti partager l'euphorie et la peur de sa liberté nouvelle avec ses camarades de galère.
La chasseuse avait ramassé une espèce de foulard qui traînait là. Personne ne vint le lui réclamer, et elle ne savait même pas à qui il appartenait. Nawel l'avait simplement trouvé sur le pont, son propriétaire était peut-être même mort. Au moins elle pouvait cacher sa bouche et son nez à présent. Elle redevenait presque quelqu'un de normal. Pour échapper tout à fait au regard des autres qui étaient devenu bien trop pesant pour elle, elle s'était accoudée au bateau, à la proue et regardait le paysage. C'était aussi pour échapper un peu à l'odeur de sang et de fumée qui n'avait pas disparu jusqu'à présent.
Quelqu'un s'approcha, elle tourna la tête. Ayant vu le roi plus longtemps en armure qu'en « civil », elle eut presque du mal à le reconnaître. Mais il avait la même tête, et le même médaillon en forme de renard. Nawel hocha la tête d'un geste bref en le voyant la rejoindre. Il était probablement le seul qu'elle n'allait pas virer de là pour rester tranquille. Elle était sociable, mais dans certains moments clefs il valait mieux être seule. Sauf que c'était le roi, et qu'il avait sans aucun doute tous les droits. Surtout sur une moitié de résidu d'esclave comme elle. Elle ne dit rien.

« Les prisonniers vont être remis à l’ordre des limiers et proclamateurs… La peine pour piraterie et traite d’esclave est dans la quasi-totalité des cas la pendaison et plus rarement la geôle à vie. »

La pendaison. Ça lui plaisait bien. Elle aurait bien aimé que ses maîtres soient pendus, mais elle savait pertinemment qu'il n'en était rien. Ils devaient poursuivre leur vie, toujours entourés d'esclaves qu'ils ne voyaient même pas. Elle n'était même pas sûre que ses trois maîtres aient tous connu son prénom à un moment de leur vie. Tant mieux, ils ne méritaient pas de le prononcer. Azelan un peu plus que les autres, mais dans le fond pas de différence. Nawel regardait au loin, mais écoutait attentivement ce que lui racontait le roi.

« Les gens qu’ils ont réduit à l’esclavage sont désormais libres, ils auront un travail payer pour eux et un refuge en attendant qu’ils puissent bâtirent leurs propre foyer… J’espère qu’ils pourront se faire à leurs nouvelles vies. » 

Que dire ? Il enlevait son chapeau pendant qu'elle cherchait les mots. Elle avait envie de le remercier, de lui expliquer à quel point il agissait bien. Elle se souvenait de la violence de sa libération, quand elle s'était retrouvée seule, dans une ville presque inconnue, sans but, ni travail, ni argent. Elle avait eu de la chance, et sa détermination avait joué pour beaucoup également. Proposer un travail et un refuge aux esclaves le temps qu'ils apprivoisent leur liberté... C'était le mieux que le roi aurait pu faire.

-Merci,
dit-elle simplement mais avec autant de sincérité que s'il venait de la libérer elle-même. Elle n'ajouta rien.

Le port se rapprochait, avec encore plus d'agitation. Tout le monde se massait à l'abord du bateau, guérisseurs, soldats, simples voyeurs. Une fille en armure semblait un peu se détacher de tout ce petit monde. Nawel se prenait à penser qu'on remarquait les personnes influentes par l'espace que les hommes laissaient autour d'elles. Personne ne semblait vouloir prendre le risque de bousculer la dame sans faire exprès et ils se formait autour d'elle un périmètre de vide respectueux.

« Je vous remercie encore, pour m’avoir aidé, pour avoir soutenu mon peuple… Le capitaine m’a parlé de vous… Si vous avez besoin de quoique ce soit, n’hésitez pas. »

-Qu'est-ce qu'il a dit ?

Elle voulait savoir ce que le capitaine lui avait dit sur elle. Ils se connaissaient à peine, elle était simplement venue pour une offre d'emploi qui aurait pu lui convenir ! Ils avaient un peu parlé, pas beaucoup, de rien de trop personnel. Nawel était un peu inquiète, même si comme toujours ça ne se voyait pas trop sur son visage. Et pas seulement parce qu'il était à moitié voilé. Les émotions, ce n'était pas trop son fort. A part la colère, de temps en temps.
Sans qu'elle sache s'il n'avait pas entendu ou s'il souhaitait maintenir le mystère, elle vit le roi s'éloigner sans répondre. La dame qui avait fait forte impression à Nawel montait sur le pont et semblait venir à sa rencontre. Le roi n'avait probablement pas de temps à perdre pour raconter à une ex-esclave ce qu'un capitaine de bateau avait pu dire sur elle. Elle se sentait idiote d'avoir osé poser la question. La rouquine baissa la tête, prête à retourner à l'anonymat et la presque tranquillité de sa petite vie. Jusqu'à sa vengeance, qui, elle l'espérait, passerait moins inaperçue.

« Au revoir, Nawel Reza. » 

Elle redressa brusquement le visage. Quoi ?! Il connaissait son nom ? Son prénom c'était normal, tout le bateau avait dû l'entendre à cause de Silk. Mais son nom...

« Oui, ce vieux loup de mer m’a aussi dit votre nom ! » 

« Aussi ». Le suspens était presque insoutenable. Nawel aurait vraiment aimé savoir ce qui s'était dit. Elle avança rapidement en direction du roi, tendit la main vers lui.

-Hé, attendez !

Mais la foule prenait déjà place sur le pont, coupant toute possibilité qu'elle le rejoigne. Elle devrait maintenant se faire à l'idée qu'à moins de questionner le capitaine elle n'aurait jamais le fin mot de cette histoire. Elle ne pouvait pas croiser le roi du coin deux fois dans sa vie, n'est-ce pas ? Une fois, c'était déjà bien trop improbable.
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