Sauver le plus de vie possible.

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Mar 14 Nov - 21:20


J’étais debout, faisant face aux immenses quais du port, les soldats valides avaient préparé ceux-ci pour en faire des hôpitaux de campagne. Ma fille Marina administrait les hommes set les femmes pour que tout se déroule au mieux. Je ne sentais que l'odeur du sang, je ne voyais que des pauvres hommes et femmes gisants sur des couches de fortunes alors que leurs camarades les tenaient par la main pour les encourager à resté vivant… Je n’entendais que l’agonie, la souffrance, la peur. Mes poings étaient serrés, je revivais la bataille de Wasdkioljer, ce massacre insensé… 
Je n’avais qu’une envie, une soif de sang, une haine profonde qui grandissait peu à peu dans mon coeur et visait les esclavagistes, la principauté, le prince et les dieux ! J’allais me tourner vers mon fidèle Ekodas dans son armure pourpre pour ordonner qu’on prépare les armées, qu’on part raser Mar’Baal sur le champ… C’est là, que je les ai vus, que j’ai compris.
Une jeune femme rousse, suivis par des dizaines d’autres guérisseurs, accourant, se jetant vers les blessés… Le fluide, les herbes, les potions en action pour arracher à Gar’Haz la vie de mes hommes. Je voyais une véritable masse de personne, d’habitant qui amenait des couvertures, des lits de camps, qui aidaient les soldats… Je voyais les enfants apporter des potions d’un guérisseur à l’autre, les femmes faire bouillir des linges pour les bandages. 
Là, j’ai compris… Le Domaine n’est pas une nation de violence… Nous sommes une nation d’amour, de respect de la vie et de la justice. Nous étions solidaires, pour rester fort, ensemble. La fierté m’envahit, non… La haine, elle n’était pas digne d’un roi. Seul devait compter, le devoir de protéger les siens, et c’est ce que je ferais, même si je dois envahir ce monde au complet… Mais pour l’heure, je pouvais être utile.
Je me suis aussi élancé vers les blessés, j’ai pris place de l’autre côté d’un humain qui avait subi une large plaie à l’abdomen, Nawel face à moi tentait de nettoyer sa plaie malgré le stresse que je pouvais sentir chez elle.
« Comment tu t’appelles soldat ? » Je demandais alors avec normalité comme si tout allait bien.  « Laisser moi m’occuper de sa plaie, vous, soigné son hémorragie. Cela va aller. Ensemble, Nawel. » Je lui dis en souriant à la jeune femme.
« Je… Je m’appelle Aleks, sei… Seigneur. » Répondit-il avec angoisse alors que je retirais ma veste et mon chapeau pour apposer mes mains sur sa plaie. De là, je fis venir à moi des racines d’entre les pavés du sol, elles s’enroulèrent le long de mon bras et donnèrent vie à des bourgeons qui déployèrent de grandes feuilles duveteuses qui se fixèrent sur la plaie, absorbant le sang en se colorant et libérant anti douleur et désinfectant. 
« Bien Aleks, tu va pas nous quitter, tu sais. Nawel que voilà et moi-même, on va te remettre sur pied pour que tu retournes botter quelques culs. Sans toi, comment je pourrais défendre les gens qui sont venu nous aider à vous soigner hein ? » Je lui dis en désignant les habitants qui s’évertuaient à aider les guérisseurs. 
« A… A vo… Vos ordres, chef ! » Dit le jeune blond en semblant reprendre un peu de courage.
« C’est bien fiston, tient le coup. Nawel à presque finis. » Je lui dis en prenant sa main pour la serrer avec force en fixant Nawel avec confiance. 



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Mar 14 Nov - 22:51
Nawel n'avait pas eu le temps de réfléchir. Dés qu'elle avait réussi à se frayer un chemin jusqu'à la terre ferme, bousculée de tous les côtés par la cohue des soldats montant ou descendant du navire, elle avait senti qu'on la tirait par le bras. Des gens qu'elle ne connaissait pas réclamaient son aide, l'un d'entre eux disait l'avoir vu faire sur le bateau.Elle ne se souvenait pas de lui mais apparemment elle s'était occupée d'un de ses collègues, et il comptait bien faire en sorte qu'elle ne s'arrête pas là. Voilà évidemment le genre de demandes qu'on ne pouvait pas refuser quand on savait qu'on pouvait au moins partiellement les combler. C'était toujours mieux que rien, toujours mieux qu'abandonner à leur solitude des blessés qu'elle aurait pu aider...
Et dire qu'elle n'avait jamais eu de vocation ! Et dire qu'elle connaissait tout cela parce que quelqu'un, un jour, après l'avoir acheté, avait décidé qu'elle deviendrait guérisseuse parce que c'était là sa volonté. Ça lui avait plu, elle avait eu de la chance. Combien d'esclaves apprenaient des professions, et pas seulement à ramer ou nettoyer ? Très peu. Et parmi eux, combien appréciaient ce qu'ils faisaient ? Encore moins.
Elle n'eut plus le temps de songer au roi, à ce qu'on lui avait dit sur elle. Elle n'avait même plus le temps de penser à son bras. Il lui faisait toujours un peu mal mais l'espèce de bandage que le roi lui avait fait faisait que maintenant le sang ne coulait plus. Nawel aurait le loisir de se pencher sur ce problème plus tard, tant qu'elle parvenait à passer outre la souffrance, elle le ferait.
C'est ainsi que l'ancienne esclave se retrouva agenouillée à côté d'un inconnu, dont le torse était largement perforé. Ça n'avait pas l'air d'être une blessure mortelle en elle-même mais l'écoulement du sang risquait de le tuer bien vite et il fallait agir aussi rapidement qu'on le pourrait. Très bien. La chasseuse glissa maladroitement quelques mots au jeune homme, cherchant surtout à obtenir quelques réponses de sa part pour éviter qu'il ne tombe dans les pommes. Elle commença, toujours un peu perturbée par les derniers événements, à nettoyer la plaie avec autant d'application que d'angoisse. On le voyait à sa main presque tremblante, mais le jeune homme ne devait pas s'en rendre compte. Après tout sa guérisseuse portait un foulard sur la moitié du visage et sa voix ne montrait pas vraiment d'inquiétude, quand elle se décidait à dire un mot ou deux. Soigner, elle savait. Faire ami-ami en revanche, surtout dans ces conditions, ce n'était pas son truc.

-Est-ce.... que je... vais... mourir ?

La question était sincère, et décontenança Nawel alors même qu'elle était évidente. Qui n'y penserait pas, dans ces conditions ? Elle secoua la tête. Non, il n'allait pas mourir. Parce qu'elle allait s'occuper de lui. Et bien.

-Non.

La voix était dure, ferme. Elle n'ajouta pas un mot. Les précisions rendraient la réponse moins percutante, voilà ce qu'elle se disait. Maintenant, alors qu'elle s'affairait toujours à nettoyer de son mieux la plaie, elle cherchait une question banale qu'elle pourrait poser, pour forcer son patient à rester avec elle. Même si elle se moquait de la réponse. Nawel n'eut pas le temps de réellement se pencher sur la question : quelqu'un venait auprès d'eux. Alors que la guérisseuse s'apprêtait à renvoyer sèchement l'importun qui se permettait de venir la déranger dans ses soins, elle reconnut le roi. Encore une fois, il fut exempté des mots secs voire cinglants qu'elle aurait réservé à n'importe qui d'autre. Mais le roi avait gagné son respect et sa reconnaissance. Elle se disait qu'il ne pouvait pas être là pour rien.

« Comment tu t’appelles soldat ? »

… Quoi ? Le roi parlait comme si de rien n'était, comme s'il venait de s'asseoir à la même table que son soldat dans une taverne et qu'il décidait qu'il était temps de faire connaissance. Nawel le regarda bizarrement. Au moins, ça détournerait l'attention du blessé de sa mort qu'il croyait apparemment imminente. Et de la douleur. Nawel allait reprendre ses soins mais elle n'en eut pas le temps.

  « Laisser moi m’occuper de sa plaie, vous, soigné son hémorragie. Cela va aller. Ensemble, Nawel. » 

La demoiselle était plutôt du genre individualiste dans certains cas. Elle n'avait pas l'habitude de soigner quelqu'un à quatre mains, et craignait surtout qu'ils se marchent les uns sur les autres et que ça ne donne aucun résultat utile. Mais elle hocha la tête. Son instructeur lui avait dit une fois qu'il ne fallait jamais se contredire les uns les autres devant le blessé. Ça ne faisait que l'angoisser pour rien. Elle trouverait bien deux minutes pour expliquer au roi sa vision des choses si jamais ça se passait mal, en attendant elle était tout à fait disposée à tenter le coup. Inspiration. Expiration. Elle ne répondit pas au sourire du roi mais de toute façon il ne le savait sans doute pas. Il pouvait peut-être le sentir mais certainement pas le voir !

« Je… Je m’appelle Aleks, sei… Seigneur. »

La magie du roi impressionnait toujours autant Nawel. Il avait l'air d'avoir une réelle affinité avec la nature, tout ce qu'elle l'avait vu créer prenait la forme d'arbre, de bois, de bourgeons... L'ancienne esclave s'était découvert un peu par hasard l'usage du fluide de soin, mais celui-ci ayant été bridé par son collier d'esclave pendant plus de vingt ans, elle avait un peu de mal à s'en servir. Néanmoins il y avait des circonstances qui faisaient qu'on devait forcer un peu le destin.

« Bien Aleks, tu va pas nous quitter, tu sais. Nawel que voilà et moi-même, on va te remettre sur pied pour que tu retournes botter quelques culs. Sans toi, comment je pourrais défendre les gens qui sont venu nous aider à vous soigner hein ? »

Elle aurait bien aimé qu'il se taise. Evidemment le jeune homme avait besoin d'être rassuré, et le roi le faisait très bien. Mais Nawel avait besoin de concentration et les deux semblaient pour le moment antithétiques. Elle ferma les yeux. Inspiration. Expiration. Concentration.

« A… A vo… Vos ordres, chef ! » 

Oublier qu'il était en train de parler, sentir gronder sous ses doigts le fluide... Elle allait y arriver. Elle s'en était étonnamment bien servi sur le bateau malgré la cohue, malgré les événements qui l'avaient perturbée. Elle remua les doigts.

« C’est bien fiston, tient le coup. Nawel à presque finis. » 

Elle n'écoutait pas. Heureusement d'ailleurs, parce que ce genre de phrase aurait probablement eu un impact assez dévastateur sur ses capacités. Nawel vivait très bien la pression, mais elle avait assez de difficultés à mobiliser son fluide, disons que c'était un peu aléatoire, parfois extrêmement rapide, parfois presque impossible. Il valait mieux ne pas donner d'ordre de temps.
Mais effectivement. Lorsqu'elle posa à son tour les mains sur le torse d'Aleks, une drôle d'onde se répandit. C'était un peu comme si la peau vibrait, se reconstituait doucement pour petit à petit refermer la plaie. Nawel serrait les dents, gardait les yeux fermés, la tête baissée, elle ne bougeait plus ses mains. Le fluide agissait.
Nawel était fatiguée. Déjà il y avait eu le combat, les combats, contre les pirates. L'éclaboussure du sang chaud du capitaine sur elle. On voyait encore des traces de sang sur ses vêtements. Il y avait eu ensuite les soins qu'elle avait fournis directement aux marins, du mieux qu'elle l'avait pu. En partie déjà par le fluide. La plaie d'Aleks n'était pas mortelle mais elle était tout de même grave et la concentration et la force que sa guérison demanda à la guérisseuse ne furent pas des moindres.
Elle rouvrit les yeux. Sa vue était brouillée, elle vacilla un instant, jusqu'à devoir s'appuyer sur le sol à côté d'elle. Elle se sentait presque vidée. Un juron lui échappa alors qu'elle sentait une odeur de sang encore plus appuyée.
La demoiselle passa une main sous son foulard sans l'enlever, toucha sa peau sous son nez. Elle avait saigné, sûrement à cause de l'intensité de l'effort. La retirant discrètement, espérant que ni Aleks ni le roi n'avaient remarqué le rouge sur sa main, elle demanda simplement :

-Vous auriez... de l'eau.... s'il vous plaît ?

Voilà un remède de base, toujours utile, jamais mauvais. Même pour la simple fatigue. Nawel avait tendance à vouloir repousser ses limites pour les autres, quitte à agir de manière dangereuse, et elle ne comptait pas cesser ses soins maintenant. A la limite, elle abandonnerait le fluide pour les potions et les onguents plus traditionnels. Mais ce n'était pas le moment de prendre des vacances !
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Mer 15 Nov - 20:23


Le jeune homme était tiré d’affaire, le fluide de la jeune femme avait agi sur les tissus profond pour suturer les veines détruites. Une vie de sauver. Une femme elfe vint vers nous et nous relayaient près du jeune soldat qui dormait maintenant, le temps que son sang revienne à un niveau plus acceptable. 
Je me rendis près de ma compagnon qui demandait de l’eau. Je réussis à faire signe à un jeune garçon qui trottait d’un lit à l’autre avec des gourdes, lui en prenant une, je la tendis à la jeune femme qui s’en saisie alors que je m’accroupissais près d’elle. Mes yeux ne tardèrent pas à remarquer des tache de sang sous le foulard qu’elle utilisait pour se voiler. Je levais la main lentement vers son visage quand elle attrapait mon poignet vivement avec un regard très dur. Je lui rendis le même regard ferme.
« Vous ne sauverez personnes de plus si vous souffrez. Laissez-moi vous examiner. » Je lui dis avec fermeté.
Elle relâchait à contre coeur mon poignet alors que je baissais légèrement son foulard pour examiner son nez et sa bouche. Bien, elle saignait du nez typique d’un usage au-delà des limites d’un fluide qu’on ne maîtrise pas, ses yeux injectés de sang en témoignaient aussi. Je posais ma main à quelques centimètres du sol sans la lâcher des yeux et mon fluide s’infiltrait dans la terre, usant des nutriment et des plantes présentes sous le sol pour les faire sortir sous une forme qui me convenait. Une plante aux grandes feuilles lisse et bleutées sorties de terre et je pris quelques-unes des feuilles. 
« Je ne suis pas un très grand guérisseur, mais je connais quelques trucs… Détendez-vous, vous êtes ici en territoire ami. » Je lui dis avec plus de douceur alors que j’appliquais les feuilles sur ses tempes et en pliais une en plusieurs fois pour lui dire de la mâcher.
Je lui expliquais que mes plantes-là, contenaient une substance pour apaiser le corps et l’esprit afin de soulager les dégâts et les douleurs provoquées par un sur usage de fluide. Elle ne pourrait pas le réutiliser, mais elle n’en souffrirais pas. Je lui tendis la main après m’être redressé… L’invitant ainsi à reprendre la lutte pour sauver les gens. Pour ma part, j’étais encore capable d’user de beaucoup de fluide. 



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Mer 15 Nov - 22:00
Le roi s'approcha d'elle alors que leur première mission venait de s'achever. Il lui apportait une gourde qu'il avait réussi à attraper sur le chemin, profitant du passage de quelqu'un qui en portait visiblement ça et là pour aider de son mieux. Décidément, un grand élan de solidarité prenait place ici. Nawel hocha la tête en guise de remerciement et se saisit de la gourde, pour l'ouvrir doucement et la porter à ses lèvres tant bien que mal. Elle essayait en même temps de cacher la vue de sa bouche et de son nez, ne souhaitant recevoir ni conseils, ni recommandations, ni inquiétude de la part de son acolyte autoproclamé. Après tout elle était une grande fille, et elle estimait depuis longtemps n'avoir de comptes à rendre à personne.
La main qu'il finit par tendre vers elle ne laissait pas beaucoup de doute : soit il mourrait d'envie de revoir son visage à moitié ravagé par l'acier d'un poignard, soit il avait remarqué quelque chose qui attirait son attention. Il fallait dire qu'elle était livide, et un peu tremblante. Se débarrassant bien vite du récipient vide qu'on lui avait confié, elle commença par détourner le visage. Cette technique se montra bien vite insuffisante néanmoins, et lorsqu'elle décréta qu'il s'introduisait trop avant dans son espace personnel, elle ne manqua pas d'attraper vivement son poignet. Le regard de Nawel était empli de reproches, elle ne trouvait ni convenable ni agréable l'idée qu'il se permette d'ôter son foulard sans lui en demander l'autorisation. Elle n'avait pas envie de devenir une attraction de foire. Il semblait cependant convaincu du bien-fondé de son action, car ses yeux lui renvoyaient également une image ferme.

« Vous ne sauverez personnes de plus si vous souffrez. Laissez-moi vous examiner. »

Il y eut encore un moment de statu-quo avant que l'ancienne esclave ne se décide à relâcher le poignet du roi en marmonnant tout bas qu'elle ne souffrait pas. Elle n'avait pas mal, enfin si mais au bras et non au visage, elle se sentait simplement épuisée, un peu tremblante aussi. Nawel dut tout de même se rendre à l'évidence. Sa méfiance était justifiée, et elle détestait profondément laisser qui que ce soit approcher ses mains de son visage depuis qu'on en avait profité pour la marquer à vie, ce qui se comprenait sans doute fort aisément. Le roi n'avait aucune arme en main, et il ne semblait pas avoir d'intention hostile. L'ancienne esclave serra quand même les dents alors qu'il lui releva son foulard. Prête à se battre avec la violence qu'on connaît toujours aux prédateurs blessés et acculés. Au moins il avait eu la délicatesse de ne pas ôter entièrement le tissu de son visage. Elle pouvait lui reconnaître ça.
Alors, il approcha une main du sol sans la lâcher des yeux. Nawel n'était pas du genre à baisser les yeux la première et soutint avec vaillance son regard, cherchant à savoir ce qu'il allait faire maintenant. L'apparition d'une plante qui lui était inconnue la surprit un peu. Elle avait bien compris , du moins en partie, l'affinité du roi avec la nature. Cependant elle avait elle-même une bonne connaissance des plantes, étant donné qu'il fallait qu'elle fabrique elle-même régulièrement des potions et autres remèdes, et il lui était étrange de tomber nez à nez avec un spécimen inconnu. Si elle avait été seule, et dans d'autres conditions, elle se serait sans doute amusée à l'étudier. Là, elle ne pouvait que lancer des regards méfiants un peu partout, sans bouger. Le roi arrachait quelques-unes des feuilles bleutées qui venaient de naître. Et si c'était du poison ? La fatigue n'aidait pas Nawel à faire confiance, mais elle refusa néanmoins la paranoïa. Ce n'était qu'une aide qu'elle ignorait, et elle devrait se montrer reconnaissante plutôt qu'effrayée. Mais certains réflexes avaient la vie dure.

« Je ne suis pas un très grand guérisseur, mais je connais quelques trucs… Détendez-vous, vous êtes ici en territoire ami. »

Il approcha de nouveau ses mains, jusqu'à tenir contre ses tempes quelques-unes des feuilles, avant de lui indiquer également d'en mâcher. Nawel desserra doucement les dents et prit une grande inspiration avant d'accepter, attrapant timidement le remède pour le glisser sous son foulard qu'elle avait soigneusement rabaissé, entre ses lèvres. Elle aimerait bien laver le sang qui commençait à sécher au dessus de ses lèvres mais tant pis, il y avait plus grave.
Les explications que lui offrit le roi furent un peu plus à même de la rassurer, elle aimait comprendre comment les choses fonctionnaient. Ce qui la détournait de tout ça était le goût plutôt désagréable du remède, qui lui tirait quelques grimaces dissimulées. Néanmoins elle devait reconnaître que ses tremblements s'estompaient et que son sang ne coulait plus. Elle rumina un moment la feuille, avant de remarquer que le roi lui tendait la main, sans doute pour qu'elle la prenne, se relève, et le suive ailleurs. Il y avait à n'en point douter d'autres personnes auprès desquelles ils sauraient se montrer utile maintenant que le pauvre Aleks était hors de danger.
La chasseuse agrippa la main du roi et n'hésita pas à réellement s'en aider pour se relever. Si ça n'avait été qu'une proposition d'apparat elle l'aurait bien remarqué : elle détestait les gens qui faisaient mine de proposer leur aide alors qu'au fond il n'en était rien.

-Merci,
dit-elle simplement, à la fois pour sa main tendue et pour le reste de son aide. Elle ne regrettait pas de l'avoir laissé venir si près finalement, même si elle ne renouvellerait pas l'expérience avec n'importe qui non plus.

Ils n'eurent pas à s'éloigner beaucoup pour trouver un nouveau patient qui semblait avoir besoin d'aide. De nombreux soldats, et même quelques-uns des esclaves présents avaient été blessés, certains même avant le combat du roi et de Nawel, pour rébellion ou tentative de rébellion. Il serait plus rapide de chercher ceux qui n'avaient pas souffert dans la bataille ! L'ancienne esclave ne savait néanmoins pas vers qui se tourner, la situation était une sorte d'immense n'importe quoi. Malgré toute la bonne volonté de tout le monde ici présent, c'était un capharnaüm sans nom. Et elle n'aimait pas beaucoup l'idée de devoir désigner elle-même qui elle soignerait et qui elle laisserait de côté.

-Alors ? De qui nous occupons nous ?
Commença-t-elle d'une voix tranquille. Elle ne comptait pas le laisser la mettre de côté juste parce qu'elle avait un peu forcé. Elle n'hésiterait de toute façon pas à le refaire, ni même à aller plus loin s'il le fallait. S'évanouir ne lui faisait absolument pas peur, et elle ne tenait pas sa vie en si haute estime que ça. Mourir en soignant quelqu'un serait peut-être la plus belle mort qu'elle puisse espérer, même si effectivement elle n'avait aucune raison non plus de précipiter sa fin.

-Par ici, par ici !

Un gamin tirait la manche du roi, ne paraissant pas imaginer deux minutes à qui il avait affaire. Il l'attirait jusqu'à un endroit où avait été installé du mieux que l'on avait pu une dame. Elle ne bougeait plus, probablement inconsciente. On voyait sur elle de nombreuses traces de brûlures, elle devait sans doute faire partie des passagers du premier bateau, qui avait rejoint le port à toute allure en s'écroulant en même temps dans les flammes. Nawel fouillait déjà dans son sac à la recherche d'onguents à elle, espérant que ce serait utile à défaut d'être suffisant. Elle essaya d'ailleurs de dire quelque chose pour ne pas paraître trop froide ou trop grossière. Elle se souciait peu de l'image que le roi aurait d'elle, mais elle n'avait pas envie d'alourdir encore un peu plus l'atmosphère par un silence résigné ou gêné.

-Et donc, le capitaine du bateau ? Il vous a dit quoi sur moi ?
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Mer 15 Nov - 22:49


La jeune femme acceptait de me suivre et nous avons été rapidement interpellé par un petit garçon qui nous amenaient jusqu’à une mzekil d’environ quarante ans qui était évanouie sur un matelas de fortune. Elle semblait avoir été brûlée au niveau des jambes et sur une de ses ailes. Les guérisseurs civil et militaires étaient à peine en train de terminer de mettre sur pied un hôpital de campagne digne de ce nom dans un des hangars et les soldats valident s’assuraient de faire venir les plus touchés des blessés… Nous allons devoir nous débrouiller. J’avisais un sac de grain non loin sur plusieurs caisses et levais la main vers celui ci alors que j’entendais la question de Nawel.
« Cela vous tracasse, on dirait haha » je gloussais alors que mon fluide traversait le sac de graine à pas plus de deux mètres.  « Le capitaine m'a dit votre nom, que vous étiez guérisseuse… Et qu’il vous trouvait plutôt mignonne, mais ca, je crois qu’il ne voulait pas que je vous le dise haha... » 
Les graines sous l’impulsion de mon énergie devinrent des racines qui se déployèrent sur le sol jusqu’à moi, formant deux petits buissons de feuilles entre le bleu et le vert. 
« Je ne sais guère comment soigner les brûlures aussi graves Nawel. Tenez... » Je lui donnais une grosse poignée de feuille médicinale. « Je pense qu’il vos mieux appliquer de quoi désinfecter les plaies et réduire la douleur le temps qu’un guérisseur plus expérimenté nous relais. » 
Je posais les feuilles de façon à couvrir les brûlures noirâtres sur les jambes de la pauvre mzekil, n’ayant pas le temps pour la pudeur, j’avais déchiré à l’aide de ma dague la robe de celle-ci pour que nous puissions atteindre les jambes mutilées. Faisant de même avec son aile. 
Je réussis à faire venir deux gardes qui prirent notre relais alors que nous nous relevions pour trouver quelqu’un d’autre à aider, les secours s’étaient bien organisés, des soldats patrouillaient entre les blessés, s’assurait qu’il respire encore et faisaient venir un guérisseur lorsque l’état d’un patient s’aggravait beaucoup trop. 
Nous avons donc été d’un blessé à l’autre, les stabilisants pour permettre aux guérisseurs de ce focalisé sur les cas les plus graves qui nécessitait plus de temps et d’énergie. J’en profitais pour me présenter auprès de Nawel et lui expliquer pour la rassurer la nature de mon fluide, la maîtrise des végétaux et de leurs propriétés, ainsi que la capacité de les modifier. 
Je savais que la jeune femme n’aimait guère faire équipe, visiblement une solitaire, mais pour ma part, j’aimais agir en équipe et malgré qu’elle soit plutôt taciturne, elle ne manquait pas de connaissances comme elle le prouvait à nombreuses reprises en usant d’onguents, d’huile, de baume et autres potions pour me faire garder mes forces pour un patient plus grave. 
C’est quand le crépuscule arrivait que je me relevais en grognant après avoir aidé un dernier patient… La plupart des blessés étaient entre de bonnes main. Les gardes les emmenaient aux maisons de guérison et reprenaient les rondes pour surveiller les alentours, craignant une attaque terrestre… Ou l’attendant pour faire couler du sang d’esclavagiste. J’ai pour ma part été lavé mes mains suivis de Nawel, j’ai récupéré mon chapeau et ma veste adoré et me suis appuyé sur ma lance sous le poids de la fatigue accumulé. Je me tenais devant la rousse pour lui dire au revoir.
« Je vous remercie encore de votre aide… J’ai bien sentis que vous auriez préféré agir en solitaire, et je m’excuse de vous avoir importuné, mais avoir une guérisseuse plus expérimenté m’a beaucoup aidé avec les blessés… » Je bâillai en mettant devant ma bouche ma main. « Vous devez être pas mal fatigué aussi et les navires ne reprendrons pas la mer avant quelques jours après tout ce bazar… Allez à l’auberge du « Virenpien qui chante », le tenancier est un virenpien nommé Garx, dite lui ceci : Ma route à été longue, un renard m'a guidé jusque-là pour me reposer… Il vous offrira le gîte et le couvert jusqu’à votre départ. » Je lui révélais en guise de remerciement avant de m’incliner et la saluer.
Je faisais maintenant route vers le château de la cité, la baronne Ayrael’Lan va être ravis de me voir… Tant pis, j’ai besoin d’un lit et d’un repas, quitte à supporter les papotages incessants de la tahora qui dirige la ville pour moi. 



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