Un Domaine, des problèmes [Avec Meril]

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Jeu 23 Nov - 21:46
Ma mission d'assassinat avait fait du remous, et la Principauté cherchait à savoir qui avait fait le coup afin de punir cette personne sévèrement. Fort heureusement, personne ne m'avait vu ce soir là, aucune personne avait pu témoigner de mon oeuvre peu glorieuse. Cette affaire a pu libérer ma famille d'un joug honteux et maintenant, tout allait pour le mieux, les Talryn allaient gagner en pouvoir et en puissance. Pendant mon temps de répit, j'ai pu me reposer et améliorer mes techniques, notamment au niveau de la discrétion et de ma rapidité, je pouvais maintenant taper plus vite, plus fort et furtivement. Au fur et à mesure des jours et semaines, le meurtre était tombé dans l'oubli, faute de preuves. Je pouvais désormais sortir dehors sans aucune crainte, ma mission était un succès total, mais ce n'était pas une raison pour relâcher mes entraînements et c'est là que tout va basculer.

Pendant des échauffements dans le but d'améliorer ma souplesse, une missive vint de la part de notre plus fidèle des serviteurs, Alfred, un elfe de maison qui nous servait avec loyauté depuis plus de 100 ans. Il était le seul domestique autorisé à apporter les missives destinées à l'Ombre, il connaissait bien le secret de notre famille. Il entra dans la salle, en ayant préalablement toqué à la porte.

-Mademoiselle, vous avez reçu une missive. Je vous la dépose sur la table.

Descendant de ma poutre en bois afin de me poser sur le sol, j'allai prendre la lettre afin d'observer le destinataire. Alfred était non seulement notre plus loyal domestique, mais aussi l'homme qui faisait la passerelle entre les clients et l'Ombre. Quelle ne fut pas ma surprise quand je vis le sceau royal sur l'enveloppe. Je restai figée quelques secondes, le prince Yülhan m'aurait envoyé une missive en personne? C'est impossible! Sans tarder, j'ouvris la missive afin de découvrir son contenu qui m'avait choqué d'autant plus.

Chère Ombre,

Nous avons toutes les raisons de penser que vous êtes une habitante de la Principauté et que vous œuvrez pour une cause qui nous est encore inconnue. Cependant, nous ne chercherons pas à savoir qui vous êtes et vous serez grandement récompensée si jamais vous acceptez notre requête.
Nous voudrions connaître la situation actuelle du Domaine et son avancée technologique par rapport à nous afin de mieux connaître nos potentiels ennemis. Si le monde entier redoute le Domaine, c'est bien pour ses avancées aussi bien technologiques que magiques. Revenez avec quelques informations et je vous récompenserais comme il se doit. Refusez et vous pourrez dire adieu à votre messager.

Cordialement
Le Prince

La lettre était signée avec une calligraphie exemplaire. Je n'avais guère le choix d'accepter cette mission. Je ne pouvais pas prendre le risque de refuser cette missive, quitte à me faire repérer, et c'était une bonne occasion de me faire bien voir par le Prince en personne. Appellant Alfred, je lui donnais alors les instructions pour la suite des événements.

-Dites lui que j'accepte, mais qu'il ne me verra pas en face de lui.

Prenant alors un bain et me changeant afin de mettre des habits plus confortables et adaptés à la situation, à savoir une tenue souple mais qui savait préserver mon élégance. Sortant alors de la propriété avec un peu d'argent et quelques dagues et du poison au cas où cela tournerait mal, je me dirigeais alors, sous cette journée ensoleillée et pleine de promesses, vers une embarcation avec des personnes de la Principauté, venues faire du tourisme au Domaine, tant que ceux-ci sont pacifiques. Après avoir payé le prix demandé, je me suis mise dans un coin, attendant tranquillement ma destination. Je ne pouvais pas prendre un navire pour moi toute seule, cela aurait été beaucoup trop flagrant, je devais donc accepter de côtoyer la populace afin qu'aucun soupçon ne soit envisageable. Le bateau pris du temps, de longues heures, et entre ceux qui ont le mal de mer et ceux qui se plaignent, je me demandais vraiment pourquoi je me donnais autant de mal pour un Prince qui ne sait même pas qui je suis. Je ne sais même pas la récompense qui est à la clé de tous ces efforts. Je devais rester calme, sereine, concentrée sur mon objectif. La nuit était tombée, le navire naviguait encore mais tout était silencieux, mais je restais sur mes gardes, des voleurs pourraient en profiter pour tenter de dérober mes objets. Fermant les yeux, j'entendais des bruits de pas peu discrets. Je voyais des silhouettes bouger, il y avait bel et bien un voleur sur ce bateau. Je faisais mine de dormir, allongée sur ce sol inconfortable. Il se rapprochait de plus en plus prêt, mais dès l'instant où il était à côté de moi, je lui lançai d'un ton calme.

-Monsieur, veuillez ne pas tenter de vol contre moi, au risque d'avoir une partie de votre faciès méconnaissable.

Etant donné qu'il était au beau milieu de la mer, dans un endroit clos où la seule fuite possible était la nage, il préféra passer son chemin et se recoucher. Néanmoins, il ne rendit pas ce qu'il avait volé mais je m'en fichais des autres, seule moi comptais. Le lendemain matin, le bateau arriva finalement à bon port, au Domaine de la Ghyuerf. Je descendis rapidement afin de me mettre en route. A première vue, cet endroit n'était pas aussi évolué qu'il ne paraissait, mais il fallut que je marche un peu avant de tomber en face de l'Université. C'est que le bâtiment était réellement bien construit avec une architecture remarquable. Le Domaine cachait bien son jeu, mais je n'eus le temps d'admirer davantage l'édifice, je sentis que l'on me bousculais, me faisant vaciller. Je pestais au sol, regardant la personne d'un mauvais air avant de me resaisir et de garder mon calme.

-Attention voyons! La route est assez grande pour nous deux. Ne vous précipitez pas ainsi!
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Jeu 30 Nov - 12:27
Méril et sa gouvernante se trouvait au Domaine depuis au moins deux semaines maintenant. Elles ont pu assister au mariage d'un des fils de Grégoire Boisdefer, maître de ces lieux, elles ont également réussi à avoir un entretien avec ce seigneur qui réussit à les convaincre de venir faire un tour du coté de l'université de la capitale pour commencer les recherches sur l'histoire de ce monde. Parait-il que l'on trouve beaucoup de mage par là bas.

C'est donc après ce fameux entretien que nos deux amies se dirigeaient vers l'université, à pied... Hé oui, il s'avère que depuis peu, elles sont en manque d'argent et tentent donc d'économiser la moindre pièce d'or afin de pouvoir dormir sous un toit et manger des repas chauds.

Après s'être perdue deux ou trois fois sur le chemin, elles arrivent enfin à destination, l'université ne fut pas difficile à trouver. La bâtiment est imposant et architecturalement beau.
La structure prêt d'un coin très passant de la capitale, le monde afflue et la ville a l'air très animée.


<< - Vous avez vu ce magnifique bâtiment ? On entre ?>> Demande Méril à sa gouvernante.

Seulement, son interlocutrice n'a pas l'air intéressée par la même chose ... Son regard est tout droit dirigé vers une grande et belle dame, habillée plus proprement que le Seigneur du Domaine lui-même.
Une telle beauté est rare dans les environs, et cela ne manque pas de faire son effet à la suivante de la jeune Méril qui commence à s'agacer :


<< - Pardon mais, vous ne m'écoutez pas du tout en fait ? ...>>

Secouant la tête pour se remettre les idées en place, la voyeuse se reprit et adressa un sourire gêné à son amie.

<< - Euh oui ... Nous allons entrer. Je regardais simplement cette femme là bas, ne vous dit-elle rien ? J'ai l'impression de l'avoir déjà vu quelque part.>> Tout en replaçant ses longs cheveux noirs derrière ses oreilles, la gouvernante continu d'expliquer :

<< - Ce regarde, ce physique, ces vêtements chics ... Cette beauté ...>>

Toujours plus agacée, Méril mit un bon coup de pied dans la cheville de sa suivante afin de la secouer.
Au même moment, un humain d'une cinquantaine d'année qu'on vu arriver de loin en criant à tout le monde de se pousser et qu'il risque d'être en retard, vint percuter cette fameuse femme. Un choc assez violent qui fit tomber les deux personnes.
Amusée par cette scène qui va surement servir de tue-l’amour pour la gouvernante, Méril se plia de rire à tel point que les passants se moquaient plus de Méril que de la chute des deux personnes.

Gênée par la réaction de Méril, la gouvernante s'approche de la femme au sol afin de lui tendre la main pour lui proposer son aide.

L'homme au sol quant à lui, ne s'excusa même pas avant de se relever et de courir de nouveau en criant :


<< - Je vous avais dis de vous pousser !>>

Méril a été obligé de s'asseoir sur l'un des bancs qui faisait face à l'université. Toujours à rire à gorge déployée et presque à en pleurer, elle ne prêtait plus attention à rien.
La gouvernante qui aidait la femme à se lever entame alors la discussion et commence par s'excuser de l'indélicatesse de sa partenaire :


<< - Veuillez excuser cette enfant ... Elle est toujours comme ça. Vous n'imaginez pas à quel point c'est gênant parfois.
Vous ne vous êtes pas blessée ?>>
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Dim 3 Déc - 15:23
L'idée de m'excuser envers cet être inférieur qui m'avait bousculé m'avait traversé l'esprit, surtout afin d'éviter de ne paraître trop suspecte. En temps normal, il aurait goûté de ma lame ou à mes poings, mais je ne pouvais pas me permettre de m'emporter en public, surtout que je devais passer incognito. Si jamais le Prince découvrait ma véritable identité, il aura l'ascendant sur moi, m'empêchant alors d'agir à ma guise. Serrant les dents, je retenais ma colère contre cet homme qui n'a dit que pour se justifier qu'il fallait que je me pousse. Et puis quoi encore? Il est pressé, il aurait dû prévoir son coup, rien de plus. Le pire, c'est que j'entendais une rire de jeune femme au loin, ce qui avait le don de m'énerver, personne ne se moque de moi impunément. Au même moment, levant la tête au ciel, je vis une femme, à l'apparence plutôt jeune, elle était un peu plus âgée qu'un arcaëllien majeur, mais son intention était toutefois assez sympathique, ça change de ces autres rustres. Elle s'adressa à moi et, selon ses dires, laissait supposer qu'elle était la responsable de la gamine au loin.

-Veuillez excuser cette enfant ... Elle est toujours comme ça. Vous n'imaginez pas à quel point c'est gênant parfois. Vous ne vous êtes pas blessée ?

Ne voulant pas me faire remarquer et surtout, ne voulant pas paraître ingrate aux yeux de tous, j'acceptais son aide et me remis vite sur pied, nettoyant ma tenue en la frottant légèrement. Par chance, aucun trou ou déchirure étaient présents, laissant mon élégance intacte. Ce n'était pas pour autant ma tenue la plus chic, mais j'apportais tout de même un certain soin. Regardant alors la demoiselle qui est venue à moi, je lui répondis alors avec une voix plutôt douce, afin de rester aussi simple que possible.

-Oh, ce n'est pas un souci, ce sont des choses qui arrivent. Je vais bien merci.

Les gens avaient continué leur chemin, comme si rien n'était, bien que ma tenue était encore un poil trop élégante pour ces lieux, il faut dire que j'ai du mal à ressembler à la plèbe. Je regardais la fille au loin, la regardant de manière indifférente, à défaut de lui lancer un regard froid, avant de réfléchir à ce visage qui me semblait particulier. L'aurais-je déjà vu? Cela m'intriguait, pour que son visage me soit familier, j'ai dû la rencontrer auparavant. Étaient-elles de la Principauté? Si oui, elles ne doivent pas dire à personne que je suis ici, ça serait le pire scénario possible et toute ma couverture risquait de tomber à l'eau. Restant alors calme et souriante, je posais néanmoins la question afin d'en avoir le cœur net, si ça se trouve, ce sont juste des passants ordinaires que j'ai croisé par hasard.

-Êtes-vous du Domaine? L'Université est vraiment magnifique, on raconte même que les grandes avancées technologiques viennent d'ici, c'est vrai?

J'enchaînais directement avec une autre question, afin de faire connaissance avec eux, et exploiter la moindre chance de saisir une opportunité de me sortir de ce pétrin, voire même de les exploiter pour ma cause. Je dois rester maîtresse de la situation quoiqu'il arrive, mais la petite risquait de me gêner à la vue de sa faculté à se faire voir aussi facilement... Cependant, je ne peux pas les assassiner comme ça, surtout si ces personnes sont connues, ou pire encore, si elles sont originaires de la Principauté. Je devais remplir ma mission le plus anonymement possible, pour Alfred, mais aussi pour entrevoir des possibilités de gain de pouvoir, car le pouvoir, c'est tout dans ce monde.
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Jeu 18 Jan - 13:30
Finalement, la charmante dame tombée au sol accepta l'aide de la prêtresse pour se relever.
Elle n'a pas l'air énervé, ni agacé par ce qui vient de se passer. Elle a même l'air plutôt nonchalante malgré la réaction excessive de Méril, toujours pliée de rire sur son banc.

Cependant, cette dame en profite également pour nourrir la conversation et relance donc un sujet. La gouvernante de Méril en est ravie et adresse un sourire évocateur à son interlocutrice.
D'après sa question, elle n'est pas d'ici ! Est-elle en quête de quelque chose de spécial comme Méril ? Est-elle simplement une touriste ? Mystère.


<< - Hé bien écoutez, je ne saurai vous dire. Nous ne sommes pas d'ici.>>

La gouvernante se fit alors couper la parole par Méril qui avait réussi à se canaliser et avait rejoint les deux femmes.
Afin de répondre plus précisément à cette inconnue, la jeune demoiselle expose ce qu'elle sait de ce bâtiment tout en se massant les zygomatiques qui souffraient du fou rire qu'elle eut précédemment.


<< - En fait, ce bâtiment sert d'université de magie. Elle abrite de nombreux mages venus des quatre coins d'Arcaëlle pour y enseigner leur savoir à des jeunes apprentis qui souhaitent apprendre à manier le fluide.>>

Elle continu en regardant fixement et avec un large sourire la femme qui a posé la question.

<< - C'est un carrefour de civilisation la dedans, tous ceux qui acceptent de se plier aux règles du Domaine et qui souhaitent suivre des cours ici sont acceptés.>>

La jeune Méril a fini d'exposer ce qu'elle sait sur l'université.
Impressionné par le savoir de sa protégé, la gouvernante ne put qu’acquiescer d'un hochement de tête avant de poser une question à la femme inconnue.


<< - Vous êtes venues ici pour apprendre la magie madame euh ? ... Excusez-moi, je n'ai pas saisi votre nom ?>>
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Mar 23 Jan - 22:27
La plus âgée des deux femmes me répondit alors qu'elles n'étaient pas du coin, mes craintes étaient donc fondées mais pas certaines, il se peut que cela soit juste une coïncidence, qu'elles ne soient pas de la Principauté, et qu'elles ne me connaissent pas. Je voulais être la plus discrète possible afin que mon identité ne soit pas découverte, du moins que mes réelles intentions quand à ma venue ici ne le soit pas. L'autre jeune femme vint alors nous voir, après avoir fini de rire. J'espère qu'elle était au moins plus distinguée que son rire, sinon, je risquais de ne pas beaucoup l'apprécier.

-En fait, ce bâtiment sert d'université de magie. Elle abrite de nombreux mages venus des quatre coins d'Arcaëlle pour y enseigner leur savoir à des jeunes apprentis qui souhaitent apprendre à manier le fluide.

Je vois, c'était avant tout une Université de grande renommée créée par les meilleurs pour les meilleurs, cela voulait aussi dire que les meilleurs mages du monde se réunissent ici, je devais donc me méfier davantage afin de ne pas me faire prendre, au risque de passer un sale quart d'heure. La moqueuse continua alors de s'exprimer.

-C'est un carrefour de civilisation la dedans, tous ceux qui acceptent de se plier aux règles du Domaine et qui souhaitent suivre des cours ici sont acceptés.

Ainsi, les gens du monde entier venaient ici afin de faire le tour du Domaine et de son prestige, cela me rassurait un peu, car je pouvais davantage me fondre dans la masse en cas de problème, le tourisme était donc à mon avantage. L'autre femme hocha la tête en signe acquiesment de ses dires. Elle était plutôt jeune mais avait des connaissances assez significatives pour que je puisse la supporter. Au final, elles pourraient me servir dans ma quête, malgré qu'elles ne soient pas du coin. Cependant, la fatidique question arriva, celle que je redoute le plus à chaque fois.

-Vous êtes venues ici pour apprendre la magie madame euh ? ... Excusez-moi, je n'ai pas saisi votre nom ?

Souriante et voulant paraître sûre de moi, je devais me risquer à donner mon véritable nom, après tout, c'est un lieu de tourisme, je peux très bien y faire un tour sans risque de me faire démasquer par le Prince. Je fis donc une révérence avant de nourrir leur curiosité.

-Je m'appelle Cornelia, je suis ici à but touristique également, c'est ma première sortie en dehors du territoire. Et malheureusement non, je ne peux pas apprendre la magie, je suis une Lorcq. En revanche, ces édifices valent le coup d'oeil.

Terminant ma révérence, je me tenais de nouveau droite, me demandant si j'en avais pas fait un peu trop au niveau des présentations. Curieuse à mon tour, je leur retournai la question.

-Et à qui ai-je donc l'honneur de m'adresser? Êtes-vous aussi des touristes?

Mes manières de nobles me trahissaient mais mon lexique est l'une des choses auxquelles j'ai le plus de mal à adapter en fonction de la situation. En tout cas, j'aimerais en savoir plus sur elles afin de me faire une idée plus claire des personnes que j'avais en face de moi et surtout, leur utilité potentielle.
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