Concours de Noël du 16/12/17 au 14/01/18

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Conte favoris
Grégoire Boisdefer
40%
 40% [ 2 ]
Morianne
60%
 60% [ 3 ]
Total des votes : 5
 

Sam 16 Déc - 19:50
Bonjour Invité =)

Approche, viens près du feu. Connais-tu des histoires de Noël ? Oui ? Alors conte-moi une jolie histoire en rapport avec Aube Des Mondes. L’histoire (courte ou longue) sera soumise aux votes des membres.

1er prix : 80 XP
2ème prix : 40 XP
3ème prix : 20 XP

IL aura lieux jusqu’au 14 janvier. A vos plumes mes amis.

Une seule participation par membre (et non par compte). Vous postez à la suite ^^ !

Bonne chance.
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Mar 9 Jan - 12:33











Musique de fond:
 

Il était un village perdu dans les contreforts montagneux entre plusieurs royaumes. Les habitants étaient hétéroclites, assez tolérant bien que parfois enclin à de légers préjugés. Les gens étaient répartis en quatre groupes qui pratiquaient des métiers bien différents.

Les mineurs qui s’enfonçaient jusque loin dans les profondeurs pour trouver des métaux toujours plus précieux. Les fermiers qui nourrissaient le village. Les pêcheurs et chasseurs du lac des hauteurs qui amenaient aussi nourritures et ressources au village et le dernier groupe étaient les artisans et commerçants du village lui-même, changeant les ressources rapportées pour en faire des objets utile et performant. 

Il y avait aussi dans ce village les représentant de chaque race de ce monde en plus ou moins grande proportion. Mais parmi toutes ces races, il en était qu’une qui ne comptait qu’un seul représentant. Un nain nommé Aleks Stal, un vieil nain aux yeux d’un saphir perçant et qui durant plus d’un siècle avait parcourus le monde d’Arcaëlle pour en découvrir les plus beaux secrets. Il était devenu une figure de sage et expérimenté conseiller dans le village avec ses cheveux blonds et sa barbe toute aussi blonde malgré l’âge. Il était arrivé quasiment en même temps que les premiers villageois qui avaient fondé le village, les aidant au mieux et finalement, il était resté depuis presque cinquante ans. 

Les enfants du village adoraient le nain, professeur dans quasiment tous les domaines qui faisaient défaut aux autres villageois, ils leur apprenaient l’écriture, les mathématiques simples, l’histoire utile et parfois même les rudiments du combat au plus anciens de ses élèves. 

Dans ce village vivaient aussi douze enfants, actuelles élèves du vieux nain de plus en plus nostalgique de la grandeur de sa civilisation qui disparaissait chaque jour un peu plus. 

Les fêtes d’hivers approchaient peu à peu et les enfants de ce village pouvaient compter sur un mystérieux ami qui le soir des dieux, une fête annuelle en plein hiver, amenaient des cadeaux aux enfants alors qu’ils dormaient. Le nain prétendait toujours qu’il connaissait bien la personne qui leur amenait les offrandes, mais jamais il ne leurs dis son identité, malgré les stratagèmes des enfants. 


C’était au lendemain de ce jour que les douze élèves et seules enfants du village vinrent à la maison où le nain faisait ses cours, en effet, ils avaient bien été sages comme l’avait demandé chaque année l’ami aux cadeaux par des lettres que leur ami nain lisait. Néanmoins, les douze enfants étaient seules dans la maison, leur fidèle ami n’était pas là… Et ils avaient entendu les adultes inquiets de ne pas voir le nain depuis plusieurs jours. 

L’intrépide Eawyn, petite humaine rousse et qui ne renonçais pas facilement entreprit de motiver ses camarades pour retrouver leur ami. Néanmoins le sage Athanass, elfe blond et toujours d’un calme que l’on qualifiera ici non pas d’olympien, mais de divin, m’y en lumière qu’ils ignoraient tous où trouver leur ami nain…

C’est de la jeune xen Natily qu’une solution vint. La petite ailée aux cheveux bouclé brun leur proposaient de se rendre tous à la maison de l’homme aux cadeaux, Aleks leur avait souvent dit que ce personnage pouvait accomplir d’incroyable chose, ainsi, il saurait sûrement ramener le nain au village.

Il n’en fallait pas plus à ce groupe d’enfants attaché à leur précepteur pour se lancer dans une aventure sans précédent pour eux malgré leurs dizaines d’années. Ils firent sac de voyage et emmenèrent nourriture, vêtements chaud et eau pour se lancer à l’ascension du sommet de la 
 montagne qui surplombait le village. Filant à l’insu de leurs parents et des adultes, ils quittèrent les palissades qui cerclaient le village et s’engagèrent sur les sentiers que peu empruntaient en cette période de l’hiver. 

Durant des heures, ils marchèrent, et la fatigues commençait à ce faire sentir, le groupe devenait morose et bougon. Le soir, alors qu’ils préparaient le bivouac il y eu une grosse dispute sur un sujet stupide à propos de casseroles trop bruyantes. Ahnatar, le petit aracnor troublions aux cheveux brun mi-long s’était recroquevillé dans son coin. Il n’aimait guère les disputes et préférait le rire. Il n’était pas bagarreur ni très courageux comme l’était Eawyn, mais à ce moment le petit garçon pensait à ce nain qui ne l’avait jamais rabroué et toujours considéré avec bienveillance, aux heures de jeux avec les autres copains et copines… Et il se levait et vint s’interposer au moment entre Eawyn et le lunatique Var’Garr, lupan d’habitude très doux qui ce soir grognait comme un loup.
Hélas alors qu’il arrivait Ahnatar prit le coup-de-poing qu’Eawyn venait de lancer vers le lupan, le petit aracnor en tombait à la renverse. Le silence se fit immédiatement et les protagonistes se jetèrent des regards honteux avant d’aider le pauvre garçon à se relever lentement. Eawyn fut même pris d’un geste de tendresse en faisant un bisou sur l’œil au beurre noir du garçon qui gloussait alors.

« On peut dire que, tu m’as tapé dans l’œil… Tapé dans l’œil… Tu comprends… Haha ! » 

Le groupe se mit à rire comme il n’avait pas rit depuis leur départ du village. Le lendemain, c’est avec plus de légèreté qu’ils repartirent vers le sommet de la montagne. Ce n’est qu’au zénith du soleil qu’un obstacle apparus sur leur chemin. Une rivière dépourvue de pont barrait la voie vers le sommet avant de se jeter en une cascade un peu plus loin. Le petit groupe d’enfant se triturait les méninges durant des heures, mais ne trouvèrent aucune idée pour passer la rivière. C’est Narüll, petit frull qui eu un premier faisceau d’idée. Construire eux même un pont. Alors les idées fusèrent, chaque enfant y ajoutant sa connaissance pour trouver un moyen de créer le passage. C’est Tza-Ec, une virenpienne qui aimait beaucoup lire, mais avait tout de même une grande force qui avec l’aide de Var’Garr usèrent de leurs muscles pour tenter de sortir de terre un grand sapin proche de la rive pour qu’il tombe et forme un pont. C’est néanmoins Valfin, le jeune elfin d’une grande timidité et aux cheveux gris malgré son âge qui les aidaient à terminer le travail en usant du fluide pour faire tomber l’arbre en faisant s’écarter la terre autour des racines. Les amis reprirent immédiatement la route alors que l’arbre se fracassait dans un grondement d’un bout à l’autre de la rivière. 

Une nouvelle nuit arrivait, un grand feu crépitait et éclairait les douze silhouettes qui étaient prises d’une grande mélancolie. Le village leur manquait et l’impression étouffante de solitude ne cessait de grandir dans le coeur de chacun. 

C’est Tza-Ec qui proposait alors de raconter une histoire pour apaiser les cœurs. Bastian, un lorcq d’une tête plus grand que c’est camarade mais qui aimait jouer de musique l’accompagnait alors de lui-même de sa flûte de pan. Les enfants finir par s’endormir peu à peu. Voyant que non, ils n’étaient pas seuls, ils étaient là et ensemble ils ne pouvaient être seul. 

Le lendemain, le sommet arrivait peu à peu en vu, d’après Athanass, il arriverait en haut le soir s’ils marchaient à bon pas. Ils ne perdirent pas de temps et dans leurs chauds vêtements affrontèrent le froid de la montagne. C’est après des heures qu’ils firent une halte pour manger quelque chose. Ce sont à peine leurs repas terminé que Var’Garr levait la truffe pour humer l’air et s’exclamait qu’il sentait du sang, peu, mais du sang. L’ouïe fine d’Athanass leur révélait que quelque chose gémissait non loin. Alors les enfants cherchèrent et après une demi-heure, ils trouvèrent un petit septenn qui s’était enroulé autour d’une minuscule drekk. Affolées, les enfants voulurent réchauffer le septenn, mais… Il était déjà partis à Gar’Haz, mais la drekk vivait toujours. Maétann, un aassila s’occupait alors avec infinie douceur de la petite créature en chuchotant une berceuse pour la  réconforter alors qu’il l’enroulait dans son écharpe. Eawyn prit la peine durant ce temps d’enterrer le septenn malgré le froid, le geste de l’animal l’avait profondément touché. Les enfants se concertèrent et ensemble il fut évident qu’ils devaient encore plus atteindre la maison de l’homme aux cadeaux. 

Ils marchèrent alors avec encore plus de détermination, bravant le froid et la neige, le vent et sa force. C’est au crépuscule qu’ils parvinrent enfin au sommet de la montagne, là, une maison assez grande était bâtis, toute de pierre et de bois avec une grande porte à double battant… Les enfants approchèrent alors lentement. La grande porte était gravé de runes naines, Valy, le tahora qui avait réussis le mieux à comprendre les runes que Aleks leur enseignaient, les traduisit pour les autres. 

La chaleur qui vint du feu du coeur disaient les runes. Les enfants se creusèrent les méninges pour réussir à entrer, mais alors qu’ils étaient coincés dehors, incapable de s’abriter du froid mordant, Valfin finit par tomber au sol. Il était gelé et les autres s’inquiétèrent immédiatement, c’est Calyra, mzekil auburn et assez vantarde, qui finalement folle d’inquiétude pour l’elfin qu’elle aimait taquiner. Le prit dans ses bras et le traînait jusqu’à la porte en tambourinant dessus avec force. Elle exigeait d’entrer, qu’ils avaient fait long voyage, que leur ami et une drekk étaient très malade… Finalement Calyra sanglotait en suppliant qu’il laisse entrer au moins Valfin. 

C’est à ce moment que la porte s’ouvrit lentement… Révélant la silhouette trapus et barbu de quelqu’un qu’ils connaissaient très bien… Aleks. 

Il leur souriait et les fit vite entrer, dans une grande salle où flambait un joyeux feu de cheminer. Les enfants se serrèrent les uns aux autres près de la cheminée et virent leur ami nain venir avec de quoi les rassasié. 
Eawyn racontait alors tout à Aleks, Tza-Ec parlait de leurs découvertes, var’Garr présentait avec Maétann la drekk qui s’était réveillé et se nommait Navilda. Calyra vantait la force de Valfin lors du passage de la rivière et Narull avouait que Eawynn avait « tapé dans l’oeil » d’Ahnatar. 

Aleks les félicitaient de leurs travails d’équipe, de leurs sens du sacrifice de soi et de la bonté dont ils avaient tous fait preuve à leurs niveaux durant leurs trois jours d’aventures. Néanmoins, il dut leurs avouer que l’homme aux cadeaux était lui et que si cette année il n’était pas passé… C’est parcequ’il était devenu trop faible pour cela.

Les enfants apprirent avec une profonde tristesse qu’Aleks allait bientôt partir pour les plaines de Jurk… Ils le supplièrent de se battre et de rester, qu’ils l’aimaient tous beaucoup, les larmes coulèrent à flots des jeunes visages, refusant d’envisager une vie sans le nain qui leur apprenait tant. Le vieux nain finit lui-même par laissé des larmes couler dans sa barbe blanche et laissait les enfants le prendre dans ces bras, une dernière fois.

Il leur fit promettre de continuer d’être bon, juste et courageux quand il le fallait. Que même s'il n’était plus là, il les garderaient à l’oeil avec Jurk. 

Au matin, le nain s’était éteint paisiblement dans son sommeil alors que les enfants s’étaient pelotonné les uns aux autres. Les parents avaient fini par venir chercher les enfants au sommet de la montagne et eux aussi, pleurèrent al mort du nain sempiternel avec leurs petits. Le corps du brave nain fut déposé à la terre devant sa maison, au sommet de la montagne, à jamais guetteur du village qu’il avait fondé il y a des siècles. 

L’année qui suivit bien que marqué par la peine fut aussi nombre de fois éblouie par la joie et lorsque que revint la neige et l’hiver, la nuit des dieux, il fut triste pour les enfants de ce dire que Aleks ne viendrait pas ce soir… Au lendemain matin, encore lourd de sommeil les enfants vinrent peu à peu à se réveiller et sous le grand sapin décoré pour la nuit des dieux, au centre du village, les enfants virent que les adultes étonnées regardaient des paquets placé sous celui-ci. En approchant, les enfants découvrirent que les paquets, c’était pour eux, parmi tout les cadeaux, seul un petit mot était laissé.

« Soyez bon, soyez sage, soyez juste. 
Avec affection, 
Le nain d’hiver ». 

Les enfants se tournèrent les uns vers les autres et s’enlacèrent ne remarquant pas, les clins d’oeil et les sourires discrets de quelques pères de famille qui composaient les adultes observant les enfants…

Depuis des siècles maintenant, le nain d’hiver apporte affection et cadeaux aux enfants de ce village perdu dans les montagnes.. Depuis des siècles la tradition à perduré pour conserver la compassion, la générosité et l’affection.  

©️ Jawilsia sur Never Utopia

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Artefacts acquis:
 
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Sam 13 Jan - 15:00
Thème musical:
 

Les bsurts sommeillent dans les bois,
Les chauve-souris au vent tournoient,
Mais un arcaëllien reste en alerte,
Craignant les faits des hytrez et des spectres.

Si ta poupée, Molly ne dort pas
Toute seule à trembler, ne la laisse pas,
Car le grand Lorcq sans remord,
Payé en pièces d’or,
S’en va, s’en vient,
Ne laissant rien
Que chagrins et malheurs
Purs malheurs !

Les éluas se sont tus pour la nuit,
Les septenn rentrés à l’abri,
Mais un arcaëllien reste en alerte,
Craignant les faits des hytrez et des spectres.

Garde les yeux fermés, cher poupée,
Reste sans bouger, sans pleurer, s’il te plaît
Car le grand Lorcq brave et fort,
Payé en pièces d’or,
Te tranchera
Fera de toi
Son repas de la nuit,
De la nuit.

***

Le froid était déjà bien installé et l’hiver bien avancé en Tak’Nayu. La neige craquait doucement sous les pas du mercenaire solitaire. Les ombres des arbres, au crépuscule, s’étendaient sur lui, enserrant le lorcq dans un étau oppressant et même la lueur orangé du soleil qui l’éclairait parfois n’y pouvait rien. Le jour ferait bientôt place à la nuit et les créatures nocturnes sortiraient des antres qu’ils habitaient. Silencieusement, les griffes tendues, leurs yeux se fixeraient sur lui.

Après tout, le lorcq était venu ici pour cela. Ses cheveux d’un blanc argenté flottaient derrière lui, dans le vent froid et impitoyable. Le mercenaire, cependant, ne tremblait ni de peur, ni de froid. Il se tenait parfaitement droit, les jambes légèrement arquées sous l’effort de sa marche dans cette poudreuse qui arrivait facilement au niveau de ses tibias voir de ses genoux. Il pouvait déjà entendre les animaux nocturnes pousser leur cri, s’éveillant tout doucement. Il avançait sans crainte, remontant parfois les plis de sa cape pour se couvrir correctement et se protéger de la morsure de l’hiver.  

Tandis que l’obscurité tombait tout doucement sur le bosquet dans lequel il se trouvait, les yeux jaunes et miroitant du lorcq se mirent à épier le moindre mouvement dans les fourrés. Il avait la chance de posséder une vue lui permettant de discerner, comme en plein jour, son environnement dans l’obscurité de la nuit, même quand la lune, comme ce soir là, ne brillait que faiblement dans le ciel étoilé. Chaque pas le rapprochait un peu plus d’une végétation plus dense, d’un environnement plus hostile. Mais le lorcq n’était pas là par pur hasard, non. C’est l’appât du gain qui l’avait fait venir dans un lieu si austère, à une heure si tardive. C’est une sacrée récompense qui lui avait été promise pour s’occuper de créatures qui hantaient le bois et s’en prenaient aux voyageurs égarés.

Tout était soudainement calme et silencieux. Plus aucun bruit d’animaux. Le lorcq tira l’une de ses épées accrochées à sa ceinture et la pointa en avant. Il ferma les yeux et se concentra uniquement sur son ouïe fine. Il pouvait percevoir leur bruit de pas, se rapprocher de lui… lentement, très lentement, mais de manière inexorable.  

Ils étaient proches à présent, le lorcq pouvait entendre leurs râles à une dizaine de mètres. L’un d’eux sorti finalement de derrière un arbre, claudiquant sur ce qui restait de ses pieds. L’hytrez avançait vers lui, vide de ce qui faisait autrefois de lui un arcaëllien à part entière. Tout ce qu’il souhaitait à présent, c’est arracher aux vivants ce que lui avait perdu : leur chair, leur sang, leur vie, leur âme. Le mercenaire se mit en garde.

- Aller ! Approches saleté ! T’as faim ? Je vais te faire goûter à l’argent !

La créature se jeta sur lui. D’un geste expert, le lorcq fit un pas en arrière et tourna sur lui même pour esquiver l’assaut tout en abattant sa lame dans le cou de l’hytrez. La tête du mort-vivant roula au sol et son corps tomba comme une marionnette dont les fils ont été coupés. Il n’était cependant pas seul et ses semblables arrivèrent bien vite. La lame du mercenaire tournoyait dans l’air froid de la forêt, le faible éclat de la lune se reflétant sur son argent tandis que ce dernier effectuait sa danse macabre, cerclé par cette horde titubante et gémissante.

Les uns après les autres, les hytrez tombèrent en poussière. Il n’en resta bientôt plus un seul en état de mettre en danger le lorcq, mais celui-ci sentait qu’il y avait autre chose ici, quelque chose de bien plus sombre et dangereux. Il en eut la confirmation lors qu’apparut à ses yeux, la silhouette éthéré d’un spectre. L’être fantomatique poussa un cri suraiguë avant de passer au travers du mercenaire qui en fut projeté en arrière, tombant à la renverse avant de perdre connaissance.

***

Le soleil se levait quand le lorcq repris conscience. Il était étendu sur un lit très sommaire. Quand il ouvrit les yeux, il put constater qu’il se trouvait dans une petite cabane en bois et qu’il n’était pas seul. Ses affaires étaient toutes posées à côté de lui, il ne portait plus que ses bas et sa chemise en lin.

- Ah… bon sang ma tête, grommela-t-il.  
- Oh ! Vous êtes enfin réveillé ! s’exclama une voix féminine.

Le lorcq se tourna vers sa détentrice, une jeune tahora aux cheveux blonds et aux yeux pourpres, avec un visage doux et juvénile. Elle affichait un grand sourire et tendis un godet en terre cuite d’où  s’échappait un léger filet de vapeur.

- Tenez ! Ça va vous réchauffer.
- Heu… Merci !

Le grand gaillard resta abasourdi devant la petite dame qui lui paraissait bien trop gentille et prévenante pour être réelle. Il plissa légèrement les yeux mais se saisit tout de même du gobelet qu’on lui tendait. Il huma le liquide avec suspicion avant de se décider à en boire une gorgée.

- Hum… Très bon choix d’herbes… souffla-t-il.
- Merci ! C’est un mélange que m’a enseigné une prêtresse de Thäa. Ça permet de se rétablir assez efficacement d’une hypothermie en facilitant la circulation du sang.
- Je vois…

Face au silence du lorcq, la jeune tahora prit l’initiative de lui expliquer comment elle l’avait trouvé, inconscient, en pleine forêt, la nuit, en partie recouvert de neige. C’est ainsi qu’il apprit qu’elle n’était pas seule, une autre femme, une elfe répondant au nom de Sazan, selon ses dires, l’accompagnait et l’avait aidé à le traîner jusqu’ici.

- Et bien… Je vous remercie… Je vais vous laisser à présent !
- Hein ? Mais… Comment ça ?
- Si vous m’avez trouvé dans la neige, ce n’est pas parce que je m’y suis endormi, répondit le lorcq sur un ton sarcastique. J’ai été surpris par un spectre ! Maintenant, excusez-moi, mais je dois m’occuper de cette menace.
- Ce ne sera pas nécessaire ! On s’en est déjà chargé, Sazan et moi.
- Que… pardon ?

Le lorcq sembla à la fois surpris et impressionné.

- Sazan est une prêtresse de Ge-Ban, quant à moi, je connais quelques rituels qui permettent d’apaiser les spectres. Vous ne pensiez quand même pas qu’on allait laisser une telle menace planer sur cette forêt ?
- Heu… Et bien… Je suis surpris. Je ne m’attendais pas vraiment à cela, mais j’ai tout de même une récompense à aller chercher. Les villageois alentour m’ont promis une belle somme si je les débarrassais des hytrez… Ils ne m’avaient pas parlé d’un spectre d’ailleurs. J’ai été pris de court !
- Problème réglé ! Et puis votre récompense ne presse pas. Restez vous reposer ici, avec nous. C’est le jour de la fête de l’hiver, ça serait quand même dommage de le passer seul…

Le mercenaire resta silencieux et quelque peu décontenancé. La fête de l’hiver était aujourd’hui ? Il n’avait même pas pris conscience de cela, il n’avait pas pour habitude de fêter quoique se soit en vérité.

- C’est… très gentil mais… je… je n’aime pas trop les fêtes… et puis… Je ne veux pas vous déranger plus longtemps.
- Vous ne nous dérangerez pas ! assura la tahora.  
- Je… Non, désolé ! Ça ne me dit rien. Je préfère y aller.

La porte s’ouvrit à ce moment même et entra une grande elfe aux cheveux verts, accoutrée d’une armure de cuir et portant un sabre à sa ceinture. Elle portait sur son dos un sac qui semblait bien rempli et lourd. Elle le déposa au sol et se tourna vers le lorcq.

- Enfin réveillé, à ce que je vois ! Vous êtes revenu de loin.
- Il semblerait… J’allais justement partir ! Je n’ai que trop traîné ici.
- Ah… C’est dommage… je venais de ramener de l’eau de vie de Cescan et de la bière de Mar’Baal…
- Vous dites ? demanda le lorcq qui avait parfaitement entendu mais qui voulait être sûr de ce qu’il avait entendu.

L’elfe se mit à rire et sortit de son énorme sac des amphores et bouteilles pleines d’alcool.

- On vous invite à boire quelques verres pour fêter l’hiver, ça vous dit ?
- Et bien… S’il y a de l’eau de vie de Cescan, je ne vais pas refuser l’invitation.
- Hein ? s’étonna la tahora. Mais vous aviez dit que…
- Laisses moi deviner, Maïa, tu ne lui as rien dit au sujet de l’alcool, c’est bien ça ?
- Non, je ne lui ais rien dit… soupira la tahora.
- Et bien voilà qui explique pourquoi le monsieur a changé d’avis ! s’exclama Sazan avec un sourire aux lèvres.

La dénommée Maïa leva les yeux au ciel.

- C’est comme ça qu’on appâte un homme ! Ah ah ah ! Mais bon… comme tu ne t’intéresses qu’aux femmes, ça peut se comprendre que tu n’as pas eu les mots justes pour retenir notre invité.
- T’es… T’étais pas obligée de parler de mon orientation sexuelle devant lui ! Ah merci, vraiment… pesta la tahora.
- Y a pas de mal, assura le lorcq. Je ne me souci pas vraiment de l’orientation sexuelle de ceux que je côtoie pour boire quelques verres.
- Vous restez, alors ? demanda Sazan.
- Et comment ! s’exclama le mercenaire.
- Parfait ! claironna Maïa de sa petite voix fluette. Je vais préparer quelque chose de bon à manger !

Et c’est ainsi que les trois arcaëlliens passèrent toute la journée à manger, boire, et jouer aux cartes tout en discutant de tout et rien à la fois. Le lorcq avait principalement échangé avec les deux arcaëlliennes, des anecdotes de ses péripéties et chasses aux monstres. Il apprit que les deux jeunes femmes étaient également des mercenaires.

L’alcool aidant, ils se mirent à raconter les pires choses qui leur étaient arriver, en riant copieusement. Ils ne virent même pas la nuit tomber jusqu’à ce qu’il faille alimenter le feu en bois pour le raviver. Ils continuèrent ainsi à boire et à rire. Une véritable complicité était née ce jour là.

Lorsqu’il fallut partir le lendemain, Maïa supplia le lorcq de ne pas les quitter et de les accompagner. Celui-ci ne se sentit cependant pas l’âme d’accepter la proposition et partit de son côté. Cependant, il se rendit rapidement compte que la compagnie des deux arcaëlliennes lui manquait déjà. Il rebroussa chemin en toute hâte et réussit à rattraper les deux femmes qu’il héla pour attirer leur attention.

- Vous… Vous avez changé d’avis ? s’empressa de demander Maïa. Et votre récompense ?
- Et bien… vous m’avez sauvé, soigné, offert à boire et à manger… et… Et pour ma récompense... et bien ce n'est que de l'or après tout ! Ca ne vaut pas une bonne compagnie !
- Ouiiiiiiiiiii !!!! s’écria la tahora en se jetant au cou du lorcq qui fut surpris et se mit à rire doucement.
- Ah ah ! Ravi que ça te réjouisse, répliqua le mercenaire.
- Et ben… bienvenue dans la troupe ! déclara Sazan. Au fait… c’est quoi ton nom ?
- Brohmac ! Mon nom, c’est Brohmac !
- Et bien, Brohmac, j’ai comme l’impression que notre amitié est faite pour durer un moment !

Le lorcq acquiesça d’un hochement de tête et afficha un léger sourire.
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Mar 16 Jan - 9:38
Bonjour,

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Lun 29 Jan - 17:57
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