Au secours de Tromayan

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Ven 26 Jan - 16:44
La voix du vieil homme résonna dans tout le fort sans pouvoir se faire entendre. Le vacarme des combats couvrait ses paroles. D’un coup de son énorme épée, il faucha les jambes d’un adorateur qui venait le défier. Le Général Huan’Lou Phantil tenait bon malgré son âge avancé mais il sentait ses forces s’épuiser. Cela faisait à présent dix jours que l’armée de défense de Tromayan luttait sur les remparts de la citée. Ils avaient perdu les deux premiers murs de fortifications après de nombreuses pertes, mais ça n’avait pas été sans faire tomber un nombre impressionnant d’adversaires. Les Hayert’Vaäls payaient cher le prix de leur témérité.

Au tout début, lorsque les adorateurs d’Özan avaient amené avec eux les catapultes portant les couleurs du Domaine, Huan’Lou n’en était pas revenu. Il n’y avait qu’une chose qui pouvait expliquer ce fait : ces maudits fanatiques s’étaient emparés des catapultes au nez et à la barbe du Seigneur Boisdefer. Il n’y avait que cette option, car le Général savait que jamais le Domaine ne se serait allié à eux après un tel carnage que fut la bataille de Wasdkioljer. Cependant les arcaëlliens sous son commandement avaient émis des doutes, des suspicions et très rapidement, le Domaine avait été accusé par ces derniers de fomenter une rébellion contre le pouvoir en place, en se servant des Hayert’Vaäls pour affaiblir les Lykosims.

- Ce ne sont que des fanatiques, pilleurs et violeurs, avait-il rétorqué avec force. Ces catapultes ne sont ni plus ni moins que des engins volés au Domaine ! Ou que sais-je encore ! Il est vrai que Boisdefer et ses paires sont considérés par notre gouvernement comme des traîtres, mais des alliés des Hayert’Vaäls ? Soyons sérieux une minute ! Après la bataille de Wasdkioljer, je doute très sincèrement qu’ils auraient voulu s’allier à ces… fous !
- Vous devez pourtant vous rendre à l’évidence, Général ! Leurs catapultes sont braqués sur nos murs !
- Qu’importe ! Ce n’est pas à nous d’accuser qui que se soit ! Le fait est que nous avons des sales enfoirés d’Hayert’Vaäls à nos portes ! Envoyez des messagers aux citées voisines, si tant est que cela serve à quelque chose ! On peut tenir cette forteresse assez longtemps contre ces fanatiques, mais un coup de main serait plus qu’appréciable ! Et cette fois-ci, l’Alpha a plutôt intérêt à ne pas ignorer nos appels à l’aide.

Les choses n’avaient cependant pas évolué comme le général l’avait escompté. En plus des catapultes, ce sont les mages et prêtres d’Özan qui avaient mis à mal les défenses de la citée. Les armes de siège n’avaient d’ailleurs pas tenu bien longtemps. La force ailée de Tromayan avait réduit les engins à l’état de cendre après un assaut aérien risqué mais dont la réussite avait été déterminante dans cette bataille. Ce qui posait en réalité plus de problème, c’est la magie des Hayert’Vaäls et les blessés qu’elle occasionnait. Trop peu de guérisseurs et de brancardiers pour tant de souffrants, de mutilés… Pourtant Tromayan était largement préparée à un tel assaut et une équipe importante de secours aux blessés avaient été mise en place, mais le nombre important de mages dans l’armée d’en face avait mis à mal cette brillante organisation. Pire encore, les adorateurs d’Özan avaient lâché sur eux des hordes de créatures sorties du néant et prêtes à tous les y emporter.

- J’ai déjà combattu des armées bien mieux équipées que celle là, j’ai même affronté un dragon, mais là, c’est pire que tout… soufflait le vieux héros durant une brève accalmie dans les combats. Mais d’où ils sortent ces monstres ?
- Je ne sais pas, Général, répliqua la guerrière qui se tenait à ses côtés, mais peut-être devrions-nous réclamer l’aide auprès du Domaine…
- L’aide du Domaine ? Vous êtes folle, jeune fille. Vous voulez vraiment que l’Alpha nous abjure et fasse de nous des parias ?
- Mais nous n’avons pas d’autre choix !!! Les autres citées n’ont pas répondu à notre appel ! Aucun de nos messagers n’est revenu ! On ne peut plus compter sur nos propres alliés !

Le vieux guerrier soupira, las et abattu. Ses articulations lui faisaient atrocement mal et il savait qu’il ne tiendrait plus longtemps à un rythme pareil. Le temps avait fait son œuvre sur lui, et même s’il restait un guerrier redouté et habille, son corps peinait à suivre ses efforts. S’il avait eut vingt à trente ans de moins, l’histoire aurait été complètement différente, et il aurait fait mordre la poussière à bien plus d’ennemis que maintenant.  

- Je sais bien… cependant, ce n’est pas à nous de décider de cela… J’ai juré de protéger Kaïl et de servir le gouvernement des Lykosims… Si je faillis à ma tâche en implorant l’aide d’un homme qui est considéré comme un traître par nos paires, que vaudrait ma loyauté ? Qu’est-ce que dirait le reste du monde s’il voyait que même le plus âgé et le plus redouté des généraux que connu Arcaëlle tournait sa veste face à ses engagements ?
- Alors laissez moi partir ! Laissez-moi prévenir le Domaine ! Je nierai que vous avez demandé de l’aide à Boisdefer et à son armée, mais par pitié, pour ceux qui sont encore vivants et qui se battent, laissez-moi appeler du renfort.

Huan’Lou fixa la jeune femme en silence avant de regarder le ciel d’un air absent.

- Je ne vous retiens pas… Je tiendrai le fort seul, s’il le faut, mais je ne retiendrai pas les arcaëlliennes et arcaëlliens qui souhaitent partir… Ce n’est pas une armée que nous avons en face, mais une horde sauvage et chaotique… Je ne peux pas vous demander d’affronter ça si vous n’en trouvez pas le courage. Soyons clairs ! Je ne vous ais jamais demandé d’aller au Domaine pour quérir des renforts…
- Merci, Général !
- Ne me remerciez pas ! Je n’ai rien fait qui puisse mériter des remerciements !

Plus d’une semaine s’était écoulée à présent, depuis que la jeune femme était partie et le Général en chef de Tromayan essayait de repousser un nouvel assaut sur la ville. Ils n’étaient à présent plus qu’une poignée d’arcaëlliens, désespérés et épuisés. Le vieux tahora tenait à peine debout par la seule force de sa volonté. Tous les muscles de son corps le faisaient souffrir horriblement tout comme l’œil qu’il avait perdu durant le dernier assaut qu’ils avaient repoussé. Il n’était cependant pas prêt à abandonner le combat, et le peu d’arcaëlliens qui étaient encore à ses côtés avaient été assez doué au combat et assez chanceux pour survivre jusque là. Autant dire qu’il ne restait plus que les meilleurs guerriers à ses côtés.

Seulement plus rien ne présageait qu’ils pourraient vaincre face à cette horde qui était massée au pied du quatrième et dernier mur qui les séparait de la forteresse. Après cela, les Hayert’Vaäls déferleraient dans la ville et auront définitivement gagné la bataille.

- Général !!! Des drapeaux du Domaine à l’horizon ! s’écria l’un des archers sur la muraille.
- Ça, gamin, c’est soit notre salut, soit notre fin à tous…

***

Suggestion d'écoute:
 

Tromayan était à présent dans notre ligne d’horizon. Je chevauchais aux côtés de Grégoire et Maïa qui étaient tous deux très tendus. Je n’étais, moi non plus, pas sereine à l’idée de me lancer dans une nouvelle grande bataille, personne de censé ne pourrait l’être. Nous étions tous extrêmement silencieux, seul le bruit des armures, des drapeaux claquant au vent, et des sabots foulant le sol rythmaient notre marche.

Nous pouvions à présent voir à quel point la situation était désespérée pour les arcaëlliens défendant Tromayan. Quasiment tous les murs de la forteresse était tombés aux mains de l’ennemi quand ceux-ci n’avaient pas étés tout simplement abattus. Nous nous arrêtâmes à quelques lieues des forces ennemies, la formation se resserrant pour créer un véritable mur de cavaliers et de lanciers. Les archers d’Amanco étaient présent eux aussi, postés en première ligne, prêt à faire pleuvoir une pluie de flèches sur les Hayert’Vaäls dont la horde semblait soudainement quelque peu agitée face à notre arrivée.

J’avais moi-même attrapé mon arc et rejoins le rang des elfes. La tension était à son comble, les archers attendaient le signal. Le cor du Domaine résonna dans la vallée, pour lui répondre, celui des elfes d’Amanco sonna à son tour et l’ordre fut donné de lancer les premières volées de flèches avant que ne retentisse celui de Tromayan en réponse aux deux premiers. Il y eut alors des cris de guerre, poussés par les cavaliers qui passèrent à travers nos lignes d’archers pour venir au contact des adorateurs d’Özan. La bataille était engagée…
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Dim 28 Jan - 11:15












L’ennemi était là, sa masse grouillante en marche pour défaire le dernier bastion des lykosims dans cette région. La clameur des combats nous parvenait sans problème, les cavaliers de la générale Hilde étaient partis comme prévu par notre plan de bataille. 

Les cavaliers devaient tenir les adorateurs groupés, les empêcher d’effectuer des contournements et réduire en cendres les catapultes dont nous avait parlé la soldate de Tromayan. Constatant que les dites catapultes étaient introuvables, et repérant grâce à une longue-vue des traces de bois calciné, j’en déduisis que les armes de siège avaient été détruites. Cela faciliterait le travail de la générale en se concentrant sur les flancs ennemis. 

Durant le voyage nous avions réussis à faire aussi venir parmi les renforts prévus, mille soldats de la force aérienne expérimentale du Domaine, ceux-ci avaient été imbriqués au plan de bataille avec un soulagement évident. Les soldats aériens étaient des ailés munis d’armure de cuirs très légère, d’une dague et leurs rôles dans la bataille serait grâce à leurs briquets à silex comme le mien, de larguer sur les forces adverses des petits tonnelets de poudres remplis de billes de fontes de la taille de balles de fusil.

Une fois la vague de bombardiers effectués, les soldats dominian avanceraient mètres après mètres jusqu’à la cité, sous la couverture des archers elfes.

« Premier Citoyen, les bombardiers sont parés. » Vint me prévenir un aide de camp. 

« Parfait… Envoyez le signale. » J’ordonnais alors qu’un feu d’artifice volât alors dans le ciel jusqu’en dans les nuages…

tant qu'à y ajouter un vieux, je préfère Théoden haha! :
 

C’est les qu’ils apparurent, cent formations de dix ailés descendants des nuages en formation de pointe de flèche. Ils auraient été trop haut pour attaquer nos ennemis de manière conventionnelle, mais j’étais loin d’être conventionnel. 
Les yeux les plus affûtés virent les tonnelets des ailés tomber peu à peu des formations alors qu’ils passaient par-dessus les hayert’vaal. C’est un concert de détonations qui emplit l’atmosphère quand la plupart des bombes tombèrent aux pieds de nos ennemis, les explosions déchiquetèrent les plus près des bombes et les balles mutilèrent les ennemis plus éloignés. La panique semblait se répandre parmi les forces des adorateurs, néanmoins, je vis avec tristesse que sur les cent formations, nous en avons perdu vingt-sept, victimes des sorts des mages qui répliquèrent à cette attaque nouvelle. 

Un xen vint alors à notre rencontre, haletante et saignante d’une blessure au bras. 


« Premier Citoyen… Les adorateurs, ils ont des monstres d’Ozan, ils sont en train de mettre la pression sur les derniers défenseurs… Je crois avoir vu le général Phantil mais entre les sorts et la hauteur... » Dit il paniqué avant que je ne pose ma main sur son épaule.


« Va auprès des médecins. Tu a fait un bon travail, maintenant vous serez les messagers pour les officiers sur le champ de bataille. » Je lui ordonnais avant de me retourner vers les milliers de soldats derrière moi. Je levais Ka-Gae au-dessus de ma tête et hurlais. « Courez ! Courez à la ruine ! Et à la fin du monde ! À MORT ! » 

Le cri fut repris et dans un déferlement d’acier les soldats chargèrent vers les forces hayert’vaal qui couraient aussi à notre rencontre. Les flèches fusaient des deux camps, volant en sifflant la mort. Néanmoins , les elfes étaient plus précis, plus synchronisés et malgré les nôtres qui tombèrent sous les projectiles de nos ennemis, nous avons continué de charger ! J’avais invoqué mon armure de bois de fer, ma lance brandie vers nos adversaires immondes et rugissant. La terre tremblait sous nos pieds, les milliers de sauvages sanguinaire, face à des milliers de soldats enragé hurlant pour leurs valeurs. Je fis se déployer sur mon bras gauche un bouclier alors que je restais en première ligne, au centre de la ligne d’acier des boucliers de mes hommes, y apportant le mien. 

Le contact fut violent, et brutal étant à la fois un soulagement et une souffrance. Les soldats tinrent bon, les boucliers repoussant la majorité des lames, les lances transperçant les chairs peu protégé d’une armée hétéroclites trop peu équipé. Nous avancions sans nous arrêter, lentement, nous marchions sur les cadavres de nos ennemis… 

L’aide des elfes fut d’un grand secours, elle décimait les lignes arrières des adorateurs qui peinaient à faire venir des hommes contre nous… 

C’est là que je les vis… Les démons d’Ozan. Les hurleurs immondes, les elfes durent concentrer leurs tirs sur les créatures affreuses, nous devions alors retenir seul les hordes barbares ! 

« Frappez ! Soyez sans pitié, soldats ! Nous sommes DOMINIAN ! » Je hurlais en abattant ma lance à travers de la gorge d’un virenpien trop imprudent. 

Ma lance frappait encore, le cœur d’un humain aux yeux détraqué, l’œil et le crâne d’un mzekil qui pensait pouvoir m’attaquer par les airs ou encore la gorge d’un lupan qui faillit faire éclater notre mur d’acier 

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Lun 12 Fév - 10:29
La bataille faisait rage, et déjà les victimes se comptaient par centaines. Nous commencions à être à court de flèches à force d’en décocher. Les monstres étaient pourtant toujours debout. Les flèches n’avaient quasiment aucun effet sur les créatures ailées qui venaient s’abattre sur nous et nos alliés.

- Ça ne sert à rien !! m’égosillai-je. Ça ne les tuera pas !! Il faut leur trancher la tête !
- Reçu Dame Morianne ! s’écria le général des elfes. A vos épées !!!

Les elfes dégainèrent leurs armes et se tinrent prêts à s’attaquer aux hurleurs du mieux qu’ils le pourraient. Le commandant se tourna vers moi et me demanda alors :

- Dame Morianne ! Je compte sur vous pour aller demander de l’aide à la troupe aérienne ! Réunissez le maximum d’ailés ! Sans eux, nous courons à la catastrophe face à ces monstres. Je vais prêter main forte à Boisdefer !
- Vous pouvez compter sur moi !

Je rangeai mon arc dans mon dos, ne m’étant plus d’aucune utilité puisque j’avais épuisé tout mon carquois de flèches. J’invoquai mes lames de glace et bondis dans les airs, déployant mes ailes pour rejoindre le plus rapidement possible les forces ailées du Domaine. Très rapidement, je me rendis compte que j’étais poursuivie par une des créatures auxquelles nous faisions face. Son apparence me donnait froid dans le dos, et les griffes qu’elle tendait vers moi, menaçantes et pointues, m’annonçaient un sort bien funeste si je finissais entre elles. D’autant qu’il me fallait rester en mouvement constant pour éviter que sa voix ne m’atteigne. Son cri pouvait causer de graves liaisons, je le devinais aisément à la vue des rochers qui s’étaient brisés lorsqu’elle avait poussé son cri en direction du sol.

- Merde ! Merde ! Meeeeerde ! criais-je tout en virevoltant dans les airs.

La hurleuse se rapprochait dangereusement de moi, ouvrant grand la gueule pour pousser son horrible cri. Je crus mon heure arrivée lorsque que je sentis ses doigts griffus glisser sur ma jambe, me ratant de peu. C’est à ce moment là qu’un terrible éclair s’abattit sur la créature, la faisant tomber du ciel. Je jetais un œil autour de moi avant d’apercevoir Maïa qui était visiblement à l’origine de cet éclair. Je fis volte-face et plongea vers la hurleuse en poussant un cri de rage.

- Grrrrrrraaaaaaaaaaaaa !!!!

D’un coup de mes deux sabres de glace, je la décapitai. Maïa accourut à mon encontre.

- Est-ce que ça va ? me demanda-t-elle.
- Tout va bien ! Merci Maïa. Il faut que je prévienne la troupe aérienne du Domaine !
- Ils sont déjà au courant pour ces choses ! Ils sont partis apporter du renfort aux autres troupes.
- Parfait ! J’y retourne alors !
- Attends ! Morianne ! Il faut que tu fasses quelque chose, c’est très important ! D’après nos troupes, le dernier mur est sur le point de tomber. Les forces de Tromayan ne tiendront plus très longtemps ! S’il te plait…
- J’ai saisis l’idée ! Viens avec moi, Maïa ! On va porter secours aux forces de Tromayan ! On aura qu’à survoler les forces ennemies !
- Mais les hurleuses ?
- Pas le temps d’y songer, Maïa ! Il faut tenter de passer au travers de toute cette horde. C’est toi même qui l’a dit ! Si nous n’agissons pas assez vite, les forces de Tromayan ou plutôt ce qu’il en reste vont se faire achever.  
- J’ai horreur que tu joues les imprudentes… Mais je suis avec toi !

Je déployai alors mes ailes et m’envolai en direction du dernier mur, échappant à de nombreux assauts. Je crus d’ailleurs ne pas y arriver lorsque je vis sur nous se tourner les mages Hayert’Vaäls, prêts à faire abattre sur nous une pluie de sorts. Je concentrai alors mon fluide autour de nous deux pour former une barrière de glace qui encaissa les rares sorts qui nous touchèrent.

Le bouclier se brisa une fois que nous posâmes pieds à terre en haut du mur. La lutte semblait totalement désespérée de ce côté-ci. Les hordes de monstres et de fanatiques ne cessaient d’affluer. Pressés par notre assaut soudain, ils attaquaient avec plus de hargne, voulant à tout prix prendre le mur avant que nous ne percions leur arrière-garde. Dans ce chaos je réussis cependant à trouver le Général Huan’Lou entre deux échanges armés avec l’ennemi. Le vieil homme semblait à bout, mais pourtant il était encore debout, brandissant son énorme épée.

- Il faut aller l’aider ! m’écriais-je. Je vais nous frayer un chemin jusqu’à lui !

Mes lames de glace virevoltèrent dans l’air et se plantèrent dans la chair. Les ennemis nous séparant du général nous donnèrent du fil à retordre alors que le temps pressait.

- Ah ! Merde ! J’en ai marre ! Dégagez de mon chemin !!

J’usais alors de mon fluide pour soulever un débris de mur et l’envoya s’écraser sur nos opposants. S’ils ne furent pas écrasé par le bloc de pierre, ils tombèrent de la muraille, s’écrasant à terre, dix mètres plus bas. Lorsque nous arrivâmes enfin aux côtés du chef de l’armée de Tromayan, il nous fit fasse avec méfiance.

- Vous êtes qui, bordel ?
- Pas le temps de vous expliquer ! On va vous aider !
- Vous ? Je sais pas ce que vous avez dans la tête, gamine, mais nous avons toute une horde face à nous ! Deux personnes ne feront pas la différence !
- Je crois que si ! Surtout si vous êtes désespérés ! On est venu vous rendre espoir ! Le Domaine va vous aider ! Quant à moi, je vous offre la bénédiction de Thäa !
- La bénédiction de Thäa ? Ah ah ! Donnez nous un coup de main, ça sera déjà pas mal, prêtresse !
- Druidesse ! J’insiste !
- Bah… si vous êtes assez folle pour mourir à nos côtés, ça n’a pas beaucoup d’importance !
- J’compte pas mourir une troisième fois ! Alors tenez bon !
- Une troisième fois ? hurla-t-il en éventrant un Hayert’Vaäl d’un coup d’épée. Vous êtes cinglée, c’est clair à présent !
- Je suis peut-être cinglée, mais je ne mens pas ! On va vous sortir de cette merde ! criai-je tout en déviant la lame d’un xen qui me faisait face.
- J’espère que Thäa vous entend, gamine !
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Lun 12 Fév - 22:21












Epique:
 

Le combat pour gagner les murs de Tromayan fut d’une férocité sans pareille. Néanmoins, notre discipline, notre vaillance nous amenaient peu à peu jusqu’aux portes de la dernière muraille. Les soldats à mes côtés ne faiblissaient pas, quand ils tombaient avec honneur au combat, un autre les remplaçait sans aucune hésitation. Oui, nous étions une seule et même force. Un mur d’acier qui avançait pas après pas au-dessus des cadavres de nos ennemis. 

EN avant!:
 

Le sang rendait le sol glissant, l’odeur putride de la mort emplissait l’air, mais nous avancions ! Nous étions conscients que au-dessus de nous, les forces aériennes qu ils s’étaient rééquipé à la hâte avaient engager les hurleuses et parvenaient avec beaucoup de pertes à les repousser peu à peu. Les enseignements seraient pris, les erreurs étudié pour ne plus être commise et que de tel pertes ne se reproduisent plus… Pour l’heure, il restait une horde barbare entre nous et les portes de la dernière muraille ! 

Les archers elfes avaient régulièrement pris les bâtiments que nous passions, les fantassins avançaient dans les rues et nos alliées couvraient notre avancée en empêchant que nous ne soyons pris à revers ou par les toits. Un messager avait fait savoir que la général Hilde avait réussis à mettre en déroute les forces de l’arrière-garde des adorateurs. Oui, nous allions vaincre ! 

Ka-Gae après tant d’année, plongeant avec un rythme de mort dans les chairs de nos ennemis de toujours. Pousser avec le bouclier, frapper avec force dans les partis non protégé adverse. Enjamber le corps et laissé les hommes derrière moi achever ceux qui respiraient encore. 

Nous avons alors vu la dernière pente menant aux murailles qui résistaient encore. Les portes avaient été éclatées ! Les adorateurs se trouvaient alors pris entre les défenseurs et nous… 

« Pour Tromayan ! » Je hurlais.

Reprenant mon cri, mes troupes et moi-même avons chargé, face à nous les adorateurs peu disciplinés ne purent offrir un véritable mur pour nous stopper. Les pas de mon armure fissurèrent les pavé sous la force que je leur imposais et c’est avec brutalité que mon bouclier percutais le virenpiens qui avait eu la triste décision de me tenir tête. Ma lance s’enfonçait dans sa gueule alors qu’il était à terre et une mêlé furieuse s’engageait. 

Après plusieurs minutes d’escarmouche… Le silence se fit et face à face, se tenaient mes hommes et les soldats de la démocratie. Fac à moi, un homme imposant et à l’aura impressionnante… Encadré par une druidesse et une tahora que je reconnus sans peine. Je laissais mon heaume se fondre dans le reste de mon armure. Gardant ma lance dans ma main gauche à la verticale, je tendis ma main droite au guerrier. 
Il l’a pris alors, la serrant à la manière des guerriers. 


« Tu a changé, gamin. » Dit la voix rauque du vieil homme.

« Je jurais que vous avez quelques rides de plus, papi. » Je dis en gloussant, plus de fatigue que d’amusement. 

Un messager vint alors nous prévenir qu’une les forces hayert’vaal se regroupaient et que des abominations affluaient vers la brèche que représentait cette partie de la muraille. 

« Vous ne pourrez tenir plus longtemps. Laissez-moi vous escortez jusqu’à Wasdkioljer. Évacuez la cité pour sauver les habitants… Nous reviendrons la prendre aux adorateurs avec plus d’hommes et en meilleure forme ! » Je m’exclamais.  

« Je ne peux pas abandonner ma cité, gamin… Je dois rester et me battre, même si je dois mourir ici. » Répliquait le vieil homme. 


« Mais par le sang et la cendre ! Cessez d’être borné ! Si nous restons nous battre ici, des hommes vont mourir alors que nous pourrions l’éviter en revenant plus préparer ! » Je m’exclamais avec fougue. « Vous voulez mourir pou un charnier ! » 


« C’est peut-être un charnier, mais c’est le mien… Je ne laisserais pas à ces chiens sans avoir versé jusqu’à ma dernière goutte de sang ! » Rugis le général.

Je poussais un cri de frustration en passant ma main dans mes cheveux en cherchant une solution à toute vitesse. Mais alors que je cherchais une solution désespérément… Il y eu un autre problème. Un messager ailé s’écrasait presque entre moi et le général et tentait de dire quelque chose, mais sans reprendre son souffle. Bien qu’il portait mes couleurs, le général le remit sur ses pieds en lui intimant de respirer avant de parler. 

« Il y a une femme, elle s'est cachée dans le temple avec un enfant… Les adorateurs frappent aux portes du temple pour la tuer ! » S’exclamait-il avec une quasi-panique.


« Prends quatre ailés et sort de là pour l’amener auprès du camp que les forces de soutiens ont monté à trois lieus d’ici. » J’ordonnais avec calme en posant ma main sur l’épaule du mzekil.

« Vous ne comprenez pas Premier Citoyen ! Elle s’apprête à donner la vie. J’ai barricadé autant que possible les portes, mais on ne peut la déplacer sans risquer la vie du bébé. » Gémis le soldat. 

Je me tournais alors pour grimper sur les murailles et fixer le temple visible nettement… Dans la zone où les hayert’vaal n’étaient pas encore repoussé… Les pas lourds et plus légers de mes alliés me rejoignirent. Je sentais… Mon coeur battait à une vitesse folle et mon corps était pris de décharge d’adrénaline étrange… 

Je me tournais vers les hommes et femmes assemblé autour de nous… Leurs yeux… Ils était aussi d’or que ceux d’Anna. Tout le monde et je le savais… Même les miens. 

« Cette femme ! Et son bébé ! NE. MOURRONT. PAS ! » Je hurlais suivis du général Phantil qui rugissant s’exclamait.


« Suivez moi ! Tous avec moi ! Tous au temple ! » 

Avais-je sentis quelque chose de similaire auparavant ? Même la bataille de Wasdkioljer me paraissait vide de sens à l’instant… Alors que les milliers de bottes et de rugissements des défenseurs de Tromayan emplissait l’atmosphère de toute la cité… 

Je me suis senti… Complet… Alors que nous avons déferlé telle un tsunami d’acier et de fureur à travers les rues. Je me sentais prêt à tout. Aucun hayert’vaal n’arrivaient à stopper notre charge possédée vers le temple. Le général Phantil était à nouveau en pleine forme, les yeux d’or de chacun de nous fixant la direction du temple, de cette femme qui nous attendait, qui était apeuré par le fait de donner la vie et de savoir que la mort frappait à la porte du temple pour lui prendre la sienne et celle de son enfant et du courageux petit xen qui avait traîner cette femme dans le temple pour la protéger. 

Pourrais-je un jour, décrire cet instant ? Ne serait ce que trouver les mots pour le qualifier ? Alors que je savais que par un mystère sacrée, chaque femme et chaque homme de cette cité qui n’étaient pas un adorateur, étaient lié par cette force mystique ?… Comme venu d’un passé si lointain et oublié…  
Je n’avais nul besoin de le voir, pour sentir que Morianne était là, juste à mes côtés, alors que nous arrivions par les arrières du temple assiégé. Nous avons fait voler les portes en éclats à temps pour voir, quand dans la cours du lieu de paix, la femme était allongé contre la statue de Thäa, l’enfant xen lui tenant la main pour l’encourager alors que les adorateurs débarquaient en nombre de l’autre côté de la cours. 

Cette vision… La seule pensée de savoir qu’une femme donnant la vie était en danger de mort et que seul un enfant la défendait alors… Les guerriers de Tromayan sautèrent par-dessus la femme et l’enfant. Un mur de bouclier, aux couleurs du renard et de la démocratie se formait autour de la jeune elfe rousse. Un maelström de fluide s’enroulait autour d’eux, repoussant les sorts des forces hérétiques qui dans une folie sanguinaire poussait pour atteindre cette pureté qu’est une femme offrant la vie et un enfant. 

« Nous nous battons par fureur ? » 


« Non, nous nous battons par amour. » 


« Par amour de la vie. »


« Par amour de la paix »

Oui… OUI ! Nous le sentons tous ! Cet amour qui nous pousse à faire barrage de nos corps et de nos lames à ces abominations. Peu importait quelles, soit arcaëlliennes ou venu des profondeurs nauséabondes de la prison d’Ozan ! Nous n’avons pas lâché un pouce de terrain. 

La lance rouge transperçait les corps des démons ! Les runes de la lance de haine se changeant peu à peu en or de pureté ! Les lames de glaces mordaient les chairs putrides de ces parodies abjectes de mzekil ! La lame massive d’un vieil homme balayait la mort pour défendre la vie ! 

C’est un combat ! Pas celui pour un peuple ou un idéal ! Un combat pour la vie guerrier ! Alors battez-vous ! 

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Lun 19 Fév - 17:16
Protéger la vie, permettre à celle-ci de s’épanouir dans notre monde, tel était le but d’un fidèle de Thäa. En tant que druidesse de Thäa, il était donc de mon devoir de porter secours à tous ceux qui se trouvaient en danger de mort, particulièrement si la personne en question était une arcaëllienne enceinte. Les hordes déchaînées d’Özan avaient décidé qu’il était temps d’en finir avec la vie en partant à la destruction d’un temple de Thäa mais également dans le meurtre d’une pauvre arcaëllienne sans défense qui mettait bas en son sein.

Comme un seul arcaëllien, nous nous sommes jetés à corps perdu, entre cette arcaëllienne, l’enfant et celui encore à venir. D’une main je maintenais ma barrière de glace tandis que Grégoire et les siens levés leurs boucliers tout comme les démocrates. Maïa était restée en arrière, assistant l’arcaëllienne qui était en train d’enfanter. La situation était tellement désespérée pour elle, nous pouvions tous l’entendre car elle hurlait à la fois de douleur mais aussi de terreur.

- Mon bébé ! Mon bébé ! Je ne veux pas perdre mon bébé !
- Calmez-vous, madame ! Respirez, respirez ! Vous allez y arriver, mais il faut que vous vous concentriez,
s’exclama Maïa.
- Par tous les dieux, ils vont nous tuer, ils vont nous tuer. Ils vont dévorer mon bébé !
- Non, hors de question ! On ne les laissera pas faire, je vous le promet ! Ils devront nous passer sur le corps ! Maintenant calmez-vous, respirez et poussez !
- Je fais que çaaaaaa ! POUSSER !!! Aaaaaaaaaaaaa !!!


Les sorts fusaient dans le temple et menaçaient de faire s’écrouler l’édifice. Nous étions nous même en grand danger face à tous ces mages et ces monstres qui nous assaillaient. Je me servis de mon fluide de terre pour soulever une énorme plaque du sol pour la dresser entre nous et nos ennemis. Il ne restait à présent que les espaces sur les côtés pour attaquer.

- Oh la vache ! s’écria Huan’Lou. Que tout le monde se répartisse de chaque côté du mur de pierre ! Défendez ces deux passages comme si votre vie en dépendait ! Démocrates, tous avec moi ! On défend le côté droit ! Dominians, prenez le côté gauche ! Vous allez tenir, druidesse ?
- Vous inquiétez pas pour moi, Général ! Thäa est avec moi !

Nous entendîmes la futur mère hurler à nouveau de douleur tandis que Maïa faisait tout en son pouvoir pour l’aider et la soulager. La situation était plus que tendue, mais j’avais confiance en mon amie pour qu’elle arrive à gérer cet accouchement. Après-tout, elle s’était occupée de moi lorsque j’étais devenu une créature d’Özan qui avait envie de dévorer des Arcaëlliens, alors un accouchement, pour elle, ce devait être du gâteau.
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Lun 19 Fév - 21:17










Ma lance frappe, encore et encore. Elle transperce les cœurs et les gorges sans pitié. Je ne suis plus maître de mon corps, mais à l’inverse de celle de mes ancêtres… L’influence pure et primitive qui anime nos bras à tous, est faite d’amour. 

Le sang coule à flots, couvrant les dalles du temple alors que nous faisons barrage de nos chaires à l’ennemi abominable qui tente de prendre la vie qui naît ici. 

Je suis tiré en arrière par mes hommes, leurs yeux d’or fixé sur les monstres qui nous font face. Ils me poussent jusqu’à la jeune elfe qui hurle de douleur. Je m’agenoux devant elle et appose mes mains sur son ventre parcouru de crispation. 

« Je vous en supplie… Emmené mon bébé ! Laissez-moi là... » Pleure t’elle entre ses hurlements de douleur.

Je tourne mon heaume vers Maïa qui s’affaire à la maintenir en vie tout en tentant de faire venir l’enfant au monde. Elle semble épuisée… Je fixe les dalles où le sang commence aussi à s’accumuler… Je crois. Je crois en la vie. Je me lève et tendant les mains vers le sol, je fais filer le khan jusque dans les tréfonds de la roche, j’en extirpe les moindres racines et les nourris de mon fluide infusé de cette énergie pure… Les arbres naissent alors dans un fracas tout autour de la jeune femme et de Maïa. Les branches parcourues de sève dorée se penche vers le ventre de l’elfe, les feuilles s’y pose et les cris de la femme s’atténue lentement. 

« Vous devez vivre. Votre enfant doit vivre. Le courageux petit xen qui vous a traîné ici, doit vivre. Vous êtes le catalyseur, de l’amour et de l’espoir de milliers d’hommes et de femmes qui meurent partout dans cette ville. Tenez bon, n’abandonnez pas. » Je vins murmurer à travers mon heaume à la femme en posant ma main gantée sur son ventre. « Nulle ténèbres ne s’approchera de vous. » Je dis à Maïa avant de sortir du cercle compact d’arbre. 

Je me rendis auprès de Morianne qui voyait alors son mur être brisé par les monstres sous forme d’arcaellien d’Ozan. Je me tenais à ses côtés. Nul besoin de nous parler. Nos yeux d’or le faisaient pour nous, nous avons hurlé pour offrir la peur à nos ennemis et chargé ! Le combat fut grandiose ! L’énergie de la vie nous offrait la force de dix hommes forts ! Nous ne connaissions pas la peur et malgré notre sous-nombre partout dans cette ville, nous n’étions qu’un tout synchronisé fonctionnant comme une seule entité. 

La lance arrachait la vie aux impies, mes poings fracassaient et envoyaient loin les monstres… La glace déferlait aussi tranchante que l’acier, faisant s’abattre la mort sur les fous croyant que la druidesse était le point faible de notre duo de guerrier prit dans l’oeil du cyclone du combat que nous menions. 

Même si je périssais ici, alors que les blessures s’accumulaient et me privaient peu à peu de mon sang… J’étais heureux de partir aux côtés de mon amie de toujours… Je fus envoyé au sol par un marteau de guerre, percutant Morianne et nous retrouvant tout les deux dos contre le cercle d’arbre alors que les démocrates et dominian s’évertuaient à venir à notre aide, mais tenu à l’écart par les adorateurs… 

Je posais ma main sur l’épaule de mon amie. Serrant un petit peu son épaule, prêt à accueillir l’assaut final… Mon heaume et mon armure se dissipèrent me laissant sans défense.

« Par les cendres de mes pères ! Et pour le sang de mes fils ! » Je hurlais en brandissant ma lance au-dessus de ma tête en une dernière bravade.  


Là… Un cris, un rugissement sans pareille ! Le son, le plus beau que je n’ai jamais eu l’occasion d’entendre de ma vie entière. Une vision, comme je n’en oublierais jamais…
Un éluas se posais sur le toit éventré du temple en poussant un rugissement faisant s’ébranler les pierres du temple ! Un hyan lo sauta du toit et s’abattit sur les adorateurs ! Leurs bec et leurs serres lacérant les infidèles ! 

Je regardais Morianne, stupéfié alors que des dizaines de hyuo’han débarquaient du toit et des allées du temple, éloignant les adorateurs… je voyais dans le ciel par le toit, des éluas assaillir les hurleuses sans faillir. 

J’en tombais à genoux, un tel soulagement me prenant au coeur… Que des larmes creusèrent des rivières sur la poussière de mes joues. Un hhyuo’han s’approchait de moi, son plumage couleur de flamme… Je reconnus sans peine, les membres de la meute de ma si fidèle amie, après tant d’années… Ils étaient venus ! Je grimpais sur le dos de la vaillante femelle et alors que je partais en chargeant à l’extérieur du temple… Je pus voir derrière moi qu’un éluas avait emmené Morianne sur son dos. 

Je pleurais de joie ! Alors que nous nous déversions dans les rues, fendant les rangs de nos ennemis ! Je voyais, je voyais que Arcaëlle elle même avait entendu notre appel ! Que notre combat sacré avait appelé à lui les enfants de notre monde ! Les Hyuo’han, les éluas, les galann, les kai, des phoenix et des noil’kan ! Des Izan et des Meyran ! Des boros ! 

Nous avons tous chargé, sous notre férocité, les adorateurs étaient écrasé ! Ma lance fauchait le moindre adorateur trop imprudent et croyant pouvoir nous arrêter, les éluas déchiraient en deux les hurleuses ! Des boros brisaient les barricades illusoires des adorateurs alors que les hyuo’han dans des troupeaux déchaîné les piétinaient ! 

Un homme en armure noir et une énorme lame dans les mains vinrent nous faire face alors que Morianne et son éluas prenaient place à mes côtés. Nous avions traversé la ville et poussé les adorateurs jusque devant les portes de la cité, la cavalerie de la général Hilde continuait de faire des ravages dans les restes des armées ennemis. 


« Tu penses pouvoir nous anéantir avec tes amis de la forêt ! Sombre crétin ! Nous sommes les élus d’Ozan ! Nous allons noyer dans le sang et le feu ce monde pour le purifier à notre désir ! Approche donc avec ta putain ailée et affronte un vrai guerrier ! » Hurlais le chevalier noir. 

Derrière nous deux, se mêlèrent les soldats de la cité et les dominian. Bipèdes et animaux, lié par une seule force… 

Je me tournais vers Morianne attendant son signal dans ses yeux d’or.  

©️ Jawilsia sur Never Utopia

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Jeu 22 Fév - 10:14
Je me dressais face au chevalier noir levant fièrement la tête, bombant mon torse avant de pointer un doigt accusateur vers lui, avec un regard plein de mépris.

- Vous êtes peut-être les « élus » d’Özan, mais nous, nous sommes les élus de Thäa et de tous les autres dieux qui chérissent la vie ! Vous êtes seuls face à nous ! Seuls et sans aucun espoir ! Tous les arcaëlliens se sont ligués contre vous ! Je dis bien, tous ! Regardez toutes les créatures autour de vous ! Voilà la preuve que jamais vous ne vaincrez, car il y aura toujours des êtres pour se battre contre vous et votre désir de destruction !
- La destruction est inéluctable ! Vous pouvez continuer de lutter, mais vos efforts sont vains ! Vous serez tous… EXTERMINÉS !
- C’est ce qu’on va voir… Arcaëlliens ! Tous avec moi ! Pour Arcaëlle !!!!

Les bipèdes, autant que les quatre pattes, rugirent de concert brandissant leurs armes, leurs griffes, leurs crocs ou déployant leurs ailes. Thäa avait entendu mes prières. Nous étions tous unis contre les serviteurs de la destruction et du chaos. La bataille qui s’engagea fut plus violente et plus féroce que toutes celles qui eurent lieux jusqu’ici. Un sentiment incroyable de force et de courage nous submergeait tous. Aucune des créatures face à nous ne pouvait plus nous effrayer dans notre état. J’avançais, côte à côte avec Grégoire. Des lames de glace se formèrent autour de mes mains et je commençais alors à affronter le chevalier noir. Je portais de rapides coups, avant de me jeter sur le côté pour esquiver son attaque tandis que Grégoire en profitait pour lui porter une estoque avec sa lance qui ricocha sur son armure.

- Vous ne percerez jamais mon armure ! Le fluide y coule constamment ! Personne ne peut m’atteindre !
- Moi aussi je suis forte en fluide ! Raaaaah !!

Mes lames rebondirent sur l’étrange fluide qui s’échappait de l’armure du chevalier. Mais avant même qu’il ne puisse riposter, Grégoire avait déjà étendu des plantes grimpantes pour l’immobiliser. Cela ne dura cependant pas bien longtemps, le chevalier noir se servit de son fluide pour brûler les plantes. Nous échangeâmes plusieurs attaques contre lui, mais aucun de nous ne put l’atteindre.

C’est à ce moment même que l’on entendit un puissant hurlement retentir dans toute la citée. Une immense créature couverte d’écaille se dressait à présent au pied du dernier mur : un Eugler ! Je reconnaissais cette abomination, j’avais affronté l’une d’elles aux abords de Wasdkioljer. Elle allait tout dévorer sur son passage, et tout réduire à néant.

- Vous êtes condamnés ! hurla le chevalier. Tremblez devant la puissance d’Özan et de ses créations !
- Il faut s’occuper de cette chose, Grégoire ! Elle va détruire ce qu’il reste du mur et le reste de la horde risque de se déverser là où se sont réfugiés les habitants !
- Je suis pas sûr que notre ami en armure noire soit chaud pour nous laisser passer ! me fit remarquer Grégoire.
- Hum… C’est juste ! OUAH !!

J’esquivai de justesse la lame du chevalier noir tout comme Grégoire qui n’avait pas vu le coup venir. Le fidèle d’Özan avait à nouveau lever son épée gigantesque pour l’abattre sur nous mais celle-ci fut stoppée par une autre lame tout aussi imposante.

- C’est moi que tu vas affronter, chevalier d’mes deux ! tonitrua Huan’Lou.
- Comment ?
- Allez-y les jeunes ! J’m’occupe de ce trou du cul ! Bottez moi le cul de cette abomination en vitesse !
- Bien reçu, Général ! lui criai-je.
- Tu as une idée pour combattre ce truc ? me demanda Grégoire.
- Peut-être bien, oui ! Il est peut-être grand mais il est n’est pas invincible. On va avoir besoin de beaucoup de corde. En selle sur les Eluas !

Comme s’ils avaient entendu mes mots, deux éluas se posèrent près de nous tandis que le combat entre le chevalier noir et le Général Phantil faisait rage. Nous prîmes notre envol, fonçant droit vers l’énorme monstre qui avançait inexorablement vers le dernier mur. Nous tenions chacun un bout d’une grande corde, avec la ferme intention de faucher les pattes de la créature.

Hélas, dans le feu de l’action, nous ne vîmes pas arriver les deux hurleurs qui poussèrent leur cri infâme sur nous, nous forçant à lâcher la corde et à nous boucher les oreilles. Les éluas se jetèrent à leur assaut tandis que je me jetais du dos de celui que je chevauchais. Je déployai mes ailes et fonçai vers Grégoire pour l’attraper en plein vol. Je nous posais en haut de la muraille pour lui parler.  

- On oublie la corde ! Son point faible, c’est son cœur qui se situe sous sa gorge !
- Je crois que j’ai un plan ! me dit-il.
- Moi aussi !
- Mais c’est génial, on a tous les deux des plans !
- Mais carrément ! Bon… Je vais attirer son attention et lui faire lever la tête, pendant qu’il essayera de me dévorer…
- Je lui plante ma lance sous la gorge, je devrais pouvoir y arriver !
- Bien ! On pensait tous les deux à la même chose !
- Y a pas que toi qui fait de la stratégie, druidesse !
- C’est parti !! Prépare-toi !

Je bondis dans les airs, déployant mes ailes avant de me diriger vers le Eugler qui les sentit le frôler de près. La bête se mit à gronder et à chercher de tout côté, mais ses sens très réduits ne lui permirent pas de me situer, aussi ne fit-il plus attention à moi et continua son avancée. Je jurai plusieurs fois avant de lui foncer dessus et lui donner un coup de pied sur la tête. Il rugit, je repris mon envol juste à temps, évitant de justesse sa gueule grande ouverte vers moi. Un éclair rouge fendit alors les airs. La lance de Grégoire venait de se ficher dans le cœur de la monstruosité, transperçant sans difficulté la carapace d’écailles qui la couvrait. Elle poussa un dernier râle d’agonie avant de tomber en arrière, se consumant petit à petit devant nos yeux.

Je rejoignis Grégoire et nous nous empoignâmes à la façon de sœur et frère d’arme.

- C’est pas encore terminé ! Il faut aller aider ce vieux général grincheux ! lui dis-je.
- Alors, allons-y !

Je le pris par la taille et m’envolai avec lui, le serrant contre moi. Lorsque nous retournâmes au lieu du combat, nous retrouvâmes Huan’Lou à genoux, le chevalier noir, à peine debout, des flammes encerclant les deux combattants.

- Tu ne… peux pas gagner… tu n’es qu’un vieillard ! hurla le chevalier noir.
- Et toi, tu n’es rien !!! Je suis peut-être un vieillard, mais tout Arcaëlle a entendu parler de moi ! Je suis le Général Huan’Lou Phantil, et tu vas mourir de mes mains !!

Les deux guerriers hurlèrent, brandissant leurs épées. Je criais alors d’horreur en voyant le résultat de cet assaut insensé. Le chevalier noir avait reçu le bout de la lame du général en plein dans la gorge alors que ce dernier se retrouvait avec l’épée coincée dans l’abdomen. Je nous posai à ses côtés. Il posa des yeux hagards sur nous, sa bouche crachant du sang.

- Gamin… Sauves-les… Les Arcaëlliens… Promettez-le moi… Sauvez-les…
- Non non non ! Vous pouvez pas mourir comme ça ! m’écriai-je.
- J’ai fait mon temps, gamine… A vous de prendre la relève…
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Sam 24 Fév - 11:27






Je m’agenouillais près du vieil homme qui s’était battu avec lus de courage qu’aucun autre mortel sur Arcaëlle. Je posais une main sur l’épaule du général, il avait déjà perdu trop de sang… Plusieurs organes avaient été invariablement détruits par la lame de son adversaire. 



victoire:
 


« Je m’assurais personnellement que vos gens soit protégé, général. » Je lui dis avec tristesse.


Tout autour de nous, la clameur des combats diminuait peu à peu alors que les derniers adorateurs succombaient sous le nombre et la force de nos combattants. Les pleurs d’un nourrisson nous parvint alors et le visage de Phantil s’éclairait d’un sourire paisible.


« Cela aura valu le coup... » Soufflait-il une dernière fois.


Les hommes de la démocratie et du domaine vinrent poser ensemble genoux à terre autour du corps du grand homme. Le chant de milliers d’être de la nature ajoutant leur chant à ce silence respectueux. 


Les jours suivants furent ceux de la reconstruction, les valides prirent soin des blessés et des habitants, les corps des adorateurs furent brûler en dehors de la cité alors qu’un grand champ accueilli les dépouilles des braves et des innocents tombé lors de la bataille. Je m’assurais que la terre reste belle là où les nôtres furent mis en terre. 


Je me rendis ensuite auprès des derniers représentant de l’autorité démocrate de la cité… Un commandant ayant perdu son bras durant les combats.


« Commandant Svalsta. » Je saluais l’homme en entrant das l’ancien quartier général de Phantil.


« Premier Citoyen Boisdefer. Venez, nous avons à parler » Dit l’elfe aux cheveux d’écorce court.


« En effet… Vous savez ce que je voudrais, commandant. » 


« Oui… Vous nous l’aviez déjà demandé il y a plusieurs semaines… Et je ne peux pas accepter. Je jetterais l’opprobre sur ma famille et celle de mes hommes en vous rejoignant. » Dit il en soupirant tristement. 


« Mais je ne peux vous laisser ici… Votre cité est une menace à la sécurité de Wasdkioljer qui a déjà trop souffert. Pas par votre propre chef, mais par la faiblesse de vos forces actuelles. » Je répliquais. « Néanmoins… Nous pourrions nous arranger autrement. » 


« Qu’avez-vous en tête ? » 


« Dite à vos chefs que vous avez du fuirent la cité sous le nombre écrasant des hayert’vaal… Nous ferons une déclaration par la suite pour clamer que nous l’avons repris au adorateur par la suite. Vous en sortez sans tâches et je peux reprendre la fortifications de mes frontières pour aller taquer les restes de nos ennemis communs dans le sud de Kail. » 


« Le chemin est dangereux jusqu’à la zone encore sous contrôle de l’Alpha. »


« Je vous ferais escorter par mes armées, vous passerez par mes terres. Vivres et protection vous seront offerts de votre voyage de Wasdkioljer jusqu’à Phangrt et ensuite Allertan. » » 


« Je n’ai guère le choix de toute manière… Je n’ai pas les forces pour m’opposer à vous… Et force m’est d’admettre que votre marché est honorable pour le peuple de Tromayan. »


Plus tard, les forces en garnison de Ytabguer’Rall rejoignirent Tromyan avec une petite armée d’ouvrier et d’ingénieur, la ville allait être rebâtis et renforcer, la population qui avait souhaité rester serait mêlé avec d’ici tris à quatre moi, une vague de colon venu de toutes les cités dominian. 
La général Hilde avait souhaité se charger personnellement de l’escorte des hommes du commandant ainsi que des habitants les ayant suivis, jusqu’à Allerthan. 


Je m’étais alors remis en route vers Wasdkioljer auprès de Morianne… Alors que nous quittions la cité en cours de reconstruction sur la selle de nos chevaux…. Je dis à mon amie.


« Je suis désolé, de t’avoir entraîné dans tout cela… C’était… Trop dangereux. Je vais te ramener à Seya, personnellement. Je dois de toute manière rencontrer le prince pour savoir comment se déroule les plans que nous avions mit en place. »  


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