Tendre romance

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Jeu 22 Mar - 10:51
Sans plus de cérémonie, je quittais alors le palais princier pour rejoindre ma douce et tendre qui m’attendait à l’extérieur, accompagnée d’une mzékils à la chevelure blanche magnifique. Je me doutais qu’il devait s’agir de la Princesse puisque Sëya était censée être en sa compagnie. Avant même de pouvoir la saluer, mon instinct me poussa à me jeter dans les bras de mon aimée. La tendresse de notre étreinte et de notre baiser fut un soulagement indescriptible pour nous deux. Nous ne nous lâchâmes pas pendant au moins trois bonnes minutes, le temps d’apprécier nos retrouvailles tant attendues. C’est le rire amusé de la jeune femme qui se tenait proche de nous qui nous força quelque peu à faire attention à elle.

Sëya me présenta alors à Ätanaelle, la Princesse d’Yban. Celle-ci afficha un grand sourire à mon encontre que j’essayai de lui rendre maladroitement.

- C’est un plaisir immense de vous rencontrer, Morianne ! Sëya ne m’a dit que du bien de vous. Et je vois qu’elle n’a pas menti ! Hu hu ! Vous êtes aussi ravissante qu’intrigante.
- Heu… Merci, votre altesse ? répondis-je avec embarras, doutant sérieusement de ce que je devais lui dire.
- Vous pouvez m’appeler Ätanaelle. Je serais ravie de discuter avec vous ce tantôt. Je suis sûre que vous avez des choses passionnantes à me raconter !

Je jetais un regard interrogateur à Sëya, cherchant à comprendre ce que me voulait la Princesse. Je n’étais pas tout à fait au fait des raisons qui avaient poussé la Princesse à venir porter compagnie à ma douce et tendre, mais je n’allais pas tarder à en savoir d’avantage. Je hochais de la tête, faisant mine de comprendre.

- Je serais honorée de converser avec vous, Princesse Ätanaelle, même si je suis une piètre oratrice.
- C’est un comble, pour une druidesse, dit-elle avec amusement.
- Heu… ben… oui… mais… heu…
- Hu hu hu ! Je suis sûre que vous vous sous-estimez, Morianne ! Je ne vais pas vous embêter plus ! Disons-nous à demain ! Je viendrais vous rendre visite !
- Heu… très bien… A… A demain !

Elle s’en alla en ricanant tandis que je cherchais péniblement où me mettre. Par chance, Sëya me sortit vite de cette situation gênante en me prenant dans ses bras.

- Tu m’as manqué, Sëya… C’est vraiment pas pareil de pouvoir se parler par la pensée à des milliers de lieues et de pouvoir se tenir l’une à côté de l’autre, lui dis-je avec tendresse.
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Jeu 22 Mar - 15:49
Ätanaelle me posait des questions, assise sur un banc devant le palais. J’y répondais avec courtoisie et gentillesse. Nous en vînmes à parler de Morianne. Je fis l’éloge de ma dulcinée. Soudain, sortant du palais, je vis ma tendre et aimée petite amie. Elle se jeta tendrement sur moi. Après une étreinte plutôt douce et longue, elle me lâcha. J’en profitais pour la présenter à la Princesse. J’écoutais la réaction des deux protagonistes. Leur échange fut bref. Ätanaelle retourna dans le palais princier.

- Tu m’as manqué, Sëya… C’est vraiment pas pareil de pouvoir se parler par la pensée à des milliers de lieues et de pouvoir se tenir l’une à côté de l’autre.

Je lui fis un sourire triste et approuvais ses mots. Je déposais un tendre baisé sur ses lèvres douce et lui pris la main gauche. Je la dirigeais vers la carriole qui allait nous ramener chez nous. Nous montâmes dedans et le véhicule s’ébranla.

Quand le manoir fut en vue je demandais au cochet de nous laisser ici. Il fit s’arrêter les chevaux. J’ouvris la porte et descendis suivie de Morianne. Je lui pris la main et nous allâmes vers notre demeure. Loreleï était sur le porche et eut un immense sourire en voyant mon aimée. Elle salua chaleureusement Morianne et nous invita à entrer en nous informant que le goûter était servi.

J’entrainais ma dulcinée vers le salon. Là nous attendaient lait au miel, lait au chocolat, pâtisseries, café, thé, bonbons divers. Je m’installais sur un siège près de la table et pris un merveilleux au chocolat. Il était dans une assiette blanche finement décorée. La cuillère, quant à elle, était banale.

Prenons des forces, ma douce. Après nous prendrons un bain bien chaud.
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Sam 24 Mar - 17:26
Tandis que je croquais avec appétit dans un croissant, je regardais Sëya avec complicité. Je fis mine de ne pas comprendre, je jetai un coup d’oeil à Loreleï avant de porter à nouveau mon regard vers ma dulcinée.

- Prenons des forces ? répétais-je. Est-ce que tu aurais une idée en tête qui nécessite de se dépenser ? demandais-je avec amusement.  
- Non, non, non ! Morianne ! Non ! Vous venez à peine de revenir, je ne veux pas vous entendre parler de…

Elle resta silencieuse un instant, n’arrivant visiblement pas à finir sa phrase. Elle tapotait sa tasse de thé de son index avec agacement, ce qui me fit sourire jusqu’aux oreilles.

- De quoi donc, Loreleï ? Oh ! Vous parlez de ce qu’on va faire dans ce bain chaud, nues, toutes les deux, Sëya et moi ?  
- Morianne… non ! Je vous défends de parler de ça ! Un peu de tenue, voyons !
- Ben quoi ? On va se laver, c’est tout !
- Que…

J’éclatais de rire avec Sëya en voyant la tête déconfite de la Haute Prêtresse qui ne trouvait pas cela drôle du tout. Elle croisa les bras et me fusilla du regard avant de reprendre la parole d’un ton courroucé.

- Vous vous moquez de moi ?
- Oui ! Et c’est très drôle à voir ! lui répondis-je. Ça fait plus d’un mois que l’on ne s’est pas vu, évidemment qu’on ne va pas faire que se laver !
- Ooooh !!! Je… Par Thäa, Morianne ! Tenez-vous un peu mieux que ça ! Je… Je n’ai pas besoin que vous me racontiez ce genre de détails !
- Oh la la ! Vous êtes un peu trop coincée, Loreleï ! Faut vous détendre ! Vous n’avez donc jamais fait ça ?
- Si mais… heu… je veux dire… ça ne vous regarde pas !
- C’était avec qui ? m’empressais-je de demander avant de finir d’engloutir ma douceur.
- Aaaah !! Ça suffit ! Petite peste ! C’est comme ça que vous vous comportez à votre retour ? Nous étions toutes les deux mortes d’inquiétude pour vous, et vous plaisantez sur… sur ces choses.
- Bah quoi ? J’ai dit une bêtise ?
- Puisque c’est comme ça… Je vous revois au dîner, pas avant ! Je ne veux pas vous entendre parler une seconde de plus de vos… Raaaaah  !

J’éclatai de rire tandis que la prêtresse s’en allait, furibonde. Je pris une gorgée de tisane et faillis m’étouffer avec tant je n’arrivais plus à me contenir. Sëya dut même intervenir en urgence et me donna de grandes tapes dans le dos. Je la remerciais de m’avoir sauvé et lui promis de lui revaloir ça une fois que nous serions toutes les deux seules, dans l’intimité de notre chambre, ou même dans ce bain chaud qu’elle m’avait fait miroiter. A dire vrai, je mourrais d’envie d’y aller tout de suite, sans même prendre le temps de finir ma tisane.
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Sam 24 Mar - 18:13
Loreleï était partie, furibonde. Qui avait-il de mal à s’aimer physiquement ? Je soupirais tout en riant. Après avoir « sauvé » Morianne de la mort par étouffement, je repris place sur mon fauteuil. Je bus une gorgée de chocolat chaud. Il me brûla la gorge. J’émis un petit cri de douleur qui fit rire ma dulcinée qui me conseilla d’y aller moins vite. Je fis mine de bouder en finissant mon merveilleux. Une fois la douceur engloutie, je me concentrais sur mon chocolat, soufflant dessus comme une enfant de dix ans. Une fois qu’il me parut moins bouillant, je portais la tasse à mes lèvres et dégustais la tendre boisson.

Une fois ma boisson finie, je fis tinter une cloche et une servante, Lalita, vint débarrasser la table. Je la remerciais humblement lui disant qu’elle pouvait se servir. Elle me remercia avec émotion. Je pris la main de Morianne et l’entrainais vers la salle d’eau. Une fois dans la pièce chauffée au bois par une cheminée plutôt grande, je vis la baignoire fumante et les savons. Je m’approchais de ma douce et la déshabillais avec tendresse et passion. Une fois nue elle s’occupa de mon cas. Je me laissais faire avec amusement, échangeant de fougueux baiser.

Morianne entra en première dans l’eau et je me plaçais entre ses jambes douces. Je regardais avec amour son visage de mzékils. Face à face c'était doux. Fermant les yeux, je savourais la situation. J’envoyais une image de nous faisant l’amour à Morianne. Je la sentis bouger doucement. Elle tenait un savon dans ses mains et commença à me savonner. C’était si agréable. Une fois qu’elle eut fini son office, elle s’astiqua.

Une fois toutes les deux savonnées, ma dulcinée glissa une main vers mon intimité. Un soupir de contentement s’échappa de mes lèvres.
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Dim 25 Mar - 17:44
Après avoir savonné tendrement mon aimée, effleurant tendrement sa peau sous mes doigts, je sentais son désir grandir tout comme le mien. Je pris le temps de me laver également, ce qui fut très vite fait. Je n’en pouvais plus, d’autant que Sëya s’amusait à m’envoyer des images de nous, dans les plus intimes des situations. Je glissais tendrement ma main entre ses cuisses pour la caresser. Elle soupira de plaisir, ce qui m’encouragea à continuer ainsi.

Je me mis à baiser son cou, tout en lui frôlant l’oreille d’un doigt. Elle passa une main sur ma poitrine, en parcourant les contours avec délicatesse. Je me redressais alors doucement, glissant mon bras autour de ses hanches. Nous nous relevâmes toutes les deux de la baignoire et en sortîmes. Nous nous frottions chacune l’une l’autre, essayant de retenir nos élans pour nous sécher. A la moitié du travail accompli, je le collais à Sëya et la poussais doucement contre le mur, frottant mon corps contre le sien, d’une main m’appuyant au mur, de l’autre caressant son intimité.

Elle m’embrassa avec fougue et leva légèrement sa jambe pour la frotter contre la mienne, me facilitant par la même occasion l’accès à son entrejambe où mes doigts glissèrent tout doucement. Elle passa ses mains le long de mes hanches avant d’en tendre une vers mes mamelons qui s’étaient durci suite aux frissons provoqués par ces cajoleries. Il faut également dire qu’il ne faisait pas bien chaud, surtout que nous étions encore à moitié mouillées. Elle se mit à rire en jouant avec mes tétons, ce qui me fit pousser un soupir d’exaspération feinte.

Je penchais alors ma tête pour apercevoir les deux bourgeons qui se révélaient sur son torse. Je retirais doucement mes doigts de sa fleur pour les passer sur ses petits seins tendus de froid et de désir à la fois. Elle rouspéta, me prenant la main pour l’écarter de sa poitrine. Je me mis à rire alors qu’elle continuait de bougonner.

Nous nous décidâmes enfin à nous approcher de la cheminée pour finir de nous sécher et profiter de sa chaleur. Après un moment à nous papouiller et nous peloter, nous passâmes à la vitesse supérieur. Sëya m’allongea sur le lit et se glissa vers moi avec la démarche d’un félin. Elle passa ses doigts entre mes jambes avant d’y glisser son visage et passer sa langue sur mon pistil tout gonflé de plaisir. Je lâchais un long soupir et me cabrais légèrement, me laissant aller à la jouissance de ce moment après tant de temps d’abstinance.
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Lun 26 Mar - 15:45
Nous nous aimâmes physiquement dans une danse torride. Nous nous donnâmes mutuellement du plaisir à ne plus savoir quel jour ou quelle heure il était. Après avoir embrassais et titillais la fleur de ma dulcinée, je vins l’embrasser avec tendresse. Ma main droite caressa son corps avec ferveur lui arrachant des soupirs de bien-être. Morianne glissa une main vers mon intimité humide et palpitante de désir. Je me cabrais légèrement en me mordillant la lèvre inférieure. Sans prévenir, elle me retourna et se retrouva à califourchon au-dessus de moi. Un sourire illumina mon visage.

Je me redressais et l’embrassais avec fougue et désir. Grâce au pendentif, elle savait ce que je voulais. C’était délicieux, encore meilleur que ma douceur de tout à l’heure au goûté. Je gémissais sous elle, me dandinant légèrement.

Alors que je poussais un petit cri de plaisir, on frappa à la porte. Je soupirais, était-ce déjà l’heure du dîner ?

Ma Dame, il est l’heure de passer à table. Loreleï vous attend dans la salle à manger.

Je contenais un rire devant la mine déconfite de Morianne et répondis d’une voix douce que nous allions arriver. Je poussais une mèche de cheveux de ma dulcinée derrière son oreille. Elle se pencha et m’embrassa dans le cou.

Nous finîmes par nous lever. Je donnais à Morianne une robe en velours rouge et pris une robe en soie verte claire. Une fois vêtues, j’ouvris la porte et nous dévalâmes les escaliers. Une fois dans la salle de repas, je pris place à droite de la prêtresse qui me tuait du regard. Je lui fis un sourire doux et elle soupira.

Un potage aux pannés fut servi en entrée. Ensuite nous eûmes des côtes de porc grillées avec des frites de topinambours. Le désert, une pure merveille, fut une forêt noire.

Une fois rassasiées, Loreleï proposa que l’on aille au salon boire la tisane. J’acceptais. Une fois dans la pièce chichement décorée, la Haute Prêtresse demanda à Morianne de conter ses aventures.
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Lun 26 Mar - 18:20
C’est bon gré mal gré que je descendis en compagnie de Sëya pour y partager un succulent repas en compagnie de Loreleï qui s’était finalement décidée à nous pardonner nos plaisanteries de tantôt. Après cela nous nous installâmes au petit salon pour y déguster une infusion, à la camomille à en juger par l’odeur et le goût qu’elle avait. C’est alors que la Haute Prêtresse me demandait avec curiosité ce que j’avais vécu lors de ces dernières semaines.

- Je vais vous le raconter, mais vous devrez me raconter quelque chose en retour !
- Soit ! Si vous insistez… soupira-t-elle.

Je me mis alors à leur narrer le récit de mes aventures, commençant par l’attaque que nous avons orchestré contre une bande de mercenaires malveillants, ainsi que le vol de dragons en leur possession, ou plutôt, comme je l’aimais à dire : de libération de ces êtres sensibles. Je me mis ensuite à leur raconter la façon par laquelle je dus combattre Grégoire qui était devenu fou et comment Saphira s’y était prise pour le convaincre de stopper cette folie. Après moult explications à ce sujet, j’en vins à notre retour en Kaïl et notre sauvetage de la citée de Tromayan. C’est avec tristesse que je contais cette bataille qui nous opposa aux Hayert’Vaäls, dans laquelle le Général Huan’Lou, un guerrier réputé dans tout Arcaëlle, était mort l’arme à la main.

J’en vins finalement à mon retour à Cescan, précisant que j’avais rendu compte de la situation au Prince avec le concours de Grégoire, et que la Principauté s’était engagée à s’allier très étroitement au Domaine pour faire en sorte que le conflit entre celui-ci et l’Alpha cesse au plus vite. La prêtresse sembla prendre la nouvelle d’un air grave mais préféra ne pas s’exprimer à ce sujet. Après tout, les décisions du Prince n’auraient pu être contredites par le culte de Thäa qui préférait ne pas se mêler de ce genre de choses.

- Maintenant, à vous, Loreleï ! Vous devez me raconter quelque chose !
- Quoi donc ? demanda-t-elle.
- Cette personne avec qui vous avez partagé de tendre moments intimes…
- Par Thäa, mais ce n’est pas possible ! Allez-vous me lâchez avec cette histoire ? Ça ne vous regarde pas !
- Allez ! Juste son nom ! Vous m’avez promis de me dire quelque chose !
- Hum… Une promesse est une promesse… Mais je vous interdis de répété ça à qui que se soit…
- Promis !! Alors ?
- Et bien… hum…

La prêtresse hésita, jetant un regard inquiet à Sëya. Elle soupira avant de prendre une gorgée de sa tisane puis de déclarer.

- Ta… Tahiri Rösenwand…
- Ta… TAHIRI ??? m’exclamais-je. Vous voulez dire… L’elfe avec qui Sëya a sauvé Delphine ???? La chèvre ???

Elle sembla agacée et détourna son regard de nous deux, essayant de fuir le notre. Je me mis à pouffer de rire. Loreleï et Tahiri qui partagent le même lit… Voilà qui était inattendu et surprenant. Jamais je n’aurais imaginer la prêtresse céder aux charmes présumés de cette elfe qui avait vécu des péripéties avec mon aimée qui me l’avait décrite comme quelqu’un qui n’avait pas forcément de bonnes manières et plutôt portée sur la chose. Je me tournais alors vers Sëya pour savoir ce qu’elle en pensait.
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Mar 27 Mar - 14:46
Je restais un court instant interdite. Ces deux-là, ensemble ? La bouche ouverte en un O de surprise j’émis un « Quoi ? ». Loreleï tourna la tête vers moi, elle était rouge de gêne et de honte. Je me mis alors à rire comme une folle. Tahiri et Loreleï se papouillant et se tripotant ? La dévergondée et la coincée ? Non c’était trop amusant. La Haute Prêtresse évitait nos regards. Elle porta sa tasse vers sa bouche et bue sans un mot.

Morianne et moi avions cessé de rire comme des damnées. Je finis ma tisane et posais ma tasse sur la table. Morianne avait encore des hoquets de rire. Moi je souriais simplement un peu de façon moqueuse. Loreleï se leva avec humeur. Cela déclencha mon hilarité de nouveau. La Prêtresse nous salua entre ses dents et s’en alla. Il fallait que j’écrive à Tahiri ! Je voulais tous les détails croustillants.

Une servante, Lalita, nous apporta un carré de chocolat noir à l’écorce d’orange. Je la remerciais et lui proposais de prendre celui de Loreleï et de le déguster avec nous. L’arcaëllienne devint aussi rouge que ses longs cheveux. Ses yeux bleus se mirent à briller et, doucement, elle posa le plateau sur la table et prit le chocolat. Elle me remercia à l’infini mais je lui dis qu’elle n’avait que ce qu’elle mérité. Souriante, un peu gênée, elle croqua le délicieux bout de tendresse.

Une fois le chocolat fini, nous vaquâmes à nos occupations du soir. Lalita nous donna une chandelle chacune et nous nous séparâmes. Morianne et moi prîmes les escaliers et la xen partie vers les cuisines.
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Jeu 29 Mar - 13:21
Notre nuit fut des plus réparatrices. Aux côtés de Sëya, je n’eus pas de mal à m’endormir comme un gros bébé. Au petit matin, elle et moi prîmes le temps de flâner dans le lit avant de nous lever pour prendre le petit déjeuner avec Loreleï et Maïa qui nous avait rejoint exceptionnellement. Elle était ravie de revoir Sëya et nous expliquait qu’elle avait passé la soirée d’hier en compagnie de Sazan, Amaya et Brohmac, et comme à leur habitude, ils avaient fait beaucoup de bruit et bu plus que de raison quoique la lorcq s’était un peu mieux tenue que les deux autres.

Nous allâmes ensuite dans le jardin de la résidence. J’avais insisté pour prendre un peu l’air et profiter de cet espace qui m’était un peu plus familier. Je me mis alors à discuter avec le jardinier, une jeune virenpienne qui se montra intéressée par les connaissance que j’avais dans le domaine botanique. Je lui expliquais que les plantes qu’elle avait là se porteraient mieux avec l’association d’autres plantes. Elle prit notes de mes suggestions et s’en alla à ses occupations. Pour plaisanter, Sëya me suggéra d’ailleurs d’aller travailler aux vignes pour y dispenser mes précieux conseils. Je lui dis alors qu’il serait temps, plus tard, quand nous aurons cessé de voyager à travers le monde et que nous voudrons rester à Cescan indéfiniment. A ce moment là, il est clair que je passerai le plus clair de mon temps dans les vignes.

Nous nous embrassâmes, nous promettant un jour de nous poser ici même s’il était loin d’être venu. C’est alors que la Princesse Ätanaelle nous rejoignit comme elle l’avait suggéré la veille. Je devais avouer qu’elle était sacrément belle cette princesse et d’une élégance indéniable. Comme nous nous y attendions, elle ne tarda pas à nous poser des questions sur notre rencontre. Elle en connaissait déjà les détails, mais aurait aimé avoir ma version des faits. Je lui racontais comment j’avais quitté ma famille pour partir à l’aventure, poussée par la voix de Thäa. C’est ainsi que je tombai sur Sëya et ses agresseurs, la sauvant de ces types immondes. C’est ce même jour que ma dévotion et mon amour pour elle était né et ne me quittèrent plus jamais.

Je lui contais également l’incident qui se passa quelques jours plus tard dans la même forêt, comment j’avais échappé à ces Hayert’Vaäls, seule, sur le point de mourir, et que j’avais réussi à me retrouver sur le pont du navire que Sëya avait pris pour quitter Cescan.

C’est toute ma vie que je me mis à raconter à la Princesse ce jour là. Nous partageâmes le déjeuner, et je continuais mon récit, Sëya intervenant par fois pour rectifier certains détails. Il arrivait que nous ne soyons pas tout à fait d’accord sur ce qui s’était passé, la mémoire étant quelque chose de très fragile. Parfois ses corrections me semblaient juste, parfois pas. Difficile de se rappeler toujours de tout. Maïa mettait également aussi son grain de sel parfois, ce qui faisait rire la Princesse.

La journée passa sans qu’on n’y fasse attention. Nous nous promenions à présent dans le grand jardin qui bordait la demeure Nazen. Nous abordions alors le sujet de mon père naturel : Saladin, quand sa majesté nous fit signe qu’il était l’heure pour elle de nous quitter. Au loin, les coups de six heure du soir sonnaient. Je me tournais vers elle et lui promis de continuer notre récit plus tard. Elle hocha de la tête et promis de venir demain ou un autre jour en cas d’impossibilité. Elle avait également des devoirs à remplir et ne pouvait passer toutes ses journées ici. Elle nous salua tout en nous gratifiant de son charmant sourire avant de nous quitter.

- Et bien tu avais raison, Sëya. Elle est fort charmante cette Princesse. Je m’imaginais quelqu’un de pompeux et d’insupportable, mais en fait elle est adorable. On dirait une de ces Princesses de conte de fée.
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Sam 31 Mar - 16:30
J’eus un sourire amusé à la réflexion de Morianne. C’est vrai que la Princesse était courtoise et charmante. Nous retournâmes à l’intérieur et je m’étirais en poussant un soupir heureux. Nous vaquâmes à nos occupations. Je décidais de lire un livre nommé « Utopie ».

Cela parlait d’un monde où arcaëlliens et animaux seraient égaux. Je mangeais de la viande mais de moins en moins. J’avais assisté à la mort d’un veau peu de temps après sa mise bas. L’animal avait beuglait et s’était débattu dans son sang. Dès lors j’avais interdit les bébés animaux à ma table. Loreleï avait soupiré en disant que ce n’était qu’une lubie.

L’heure du repas sonna et nous allâmes manger. Une fois le dîner englouti, j’invitais ma dulcinée à aller dans notre chambre. Nous entrâmes dans la chambre et, à peine la porte fermée, nous nous aimâmes tendrement devant le feu.

Le temps passa. Une semaine s’était écoulée et Ätanaelle nous informa que la pièce avançait bien et qu’elle avait trouvé une troupe pour la jouer. Je la remerciais chaleureusement. Je proposais à la Princesse et à Morianne d’aller aux vignes. Elles acceptèrent avec une joie non dissimulée.

Une fois dans mes terres, Fäzen nous accueillit avec joie et bonne humeur. La gérante du vignoble était une arcaëllienne au sens du raffinement poussé. La tahora nous conduisit vers le bâtiment où se jouerait la pièce. Au fond de la salle de dégustation se trouvait une estrade. La gérante m’assura qu’on entendait très bien jusqu’au fond de la salle. Je la remerciais.

Quelqu’un veut un verre ?

Demandais-je pleine d’entrain.
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Ven 6 Avr - 17:45
- Avec plaisir ! répondit la Princesse à la question que posait Sëya.
- Ce n’est donc pas le Prince qui a l’habitude de boire le vin des vignobles des Näzen, plaisantais-je.
- C’est vrai, je suis la première amatrice des vins qui sont produits ici, mais le Prince ne se fait pas prier non plus pour en boire !
- Oui, j’ai pu remarquer ça, la dernière fois, répondis-je.

Nous nous mîmes à rire toutes les quatre joyeusement avant que Fäzen ne prenne les commandes. J’optais pour un vin blanc doux et sucré et les autres me suivirent, ne voulant pas encombrer la gérante plus que nécessaire. Après avoir été servie en boisson et en amuses-gueules, nous trinquâmes à la future pièce de théâtre qui allait se jouer ici. Ätanaelle en profita d’ailleurs pour vanter le confort des lieux. Elle avait bon espoir que les nobles en apprécient d’autant plus le spectacle.

Les verres de vin se vidant, et les assiettes également, la Princesse prit soin de sortir son manuscrit afin de nous faire partager ce qu’elle avait déjà écrit. Je trouvais certains passages très exagérés et lui en fit part. Elle ne manqua pas de prendre note de nos remarques concernant les dialogues et les scènes. Ce qui me fit bien rire, en revanche, ce fut la caricature grossière et très bien trouvé de Loghiam. Elle avait parfaitement saisi le personnage et en avait fait un véritable goujat, pervers et ridicule. Mieux encore, c’était le personnage de Loreleï qui était respecté à merveille. Elle nous aurait d’ailleurs lancé des regards assassins si elle nous avait vu rire de la sorte de sa personne.

L’alcool continua de couler, et les friandises se firent de plus en plus rares contrairement à nos rires qui, eux, gagnaient en intensité à mesure que l’ivresse nous prenait. Un moment, Ätanaelle se mit debout sur la table pour jouer l’une des scènes qu’elle décrivait, prenant des accents héroïques pour aller avec. Elle brandit un sabre invisible et déclama haut et fort que Lemmy allait trépasser sous le fil de son acier. Emportée par un trop plein d’élan, elle finit par basculer en arrière et tomber, fort heureusement, dans nos bras.

- Faites attention, Princesse ! lui dis-je.
- Je crois que vous avez trop bu, fit judicieusement remarquer Sëya.
- Pfou… Pas vous ? Ah ah ah ! Mais oui, je crois que j’ai trop bu ! déclara-t-elle.
- Il tape fort ce vin… Il est si sucré et si doux… on ne s’en méfie pas jusqu’à ce que… hips… que ça soit trop tard !
- Morianne aussi a trop bu ! s’esclaffa la princesse en regardant ma dulcinée avec un air hilare.
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Sam 7 Avr - 18:24
Je ris de bon cœur en voyant mes compagnes ivres. Il faut dire que je n’étais pas net non plus. Je tapais du poing sur la table et demandais à la Princesse ce qu’allait dire le Prince au vu de son état d’ébriété non dissimulée. Je portais maladroitement mon verre à demi plain vers mes lèvres fines et avides. La tendre boisson sucrée frôla mon palais et j’avalais goulument le vin blanc. La tahora nous regardait, elle secoua la tête et alla chercher des fromages.

Mes yeux tombèrent sur Morianne. Ce qu’elle était belle et enviable. Je n’aurais pu rêver meilleure amante qu’elle. Elle me comblait de bonheur. Bien sûr, parfois, elle boudait. Mais bien vite elle s’en voulait et revenait vers moi. C’est fou ce que je pouvais l’aimer cette arcaëllienne. Elle remarqua que je la fixais d’un air béat. Riant à demi elle me demanda si il y avait un souci. Ma réponse fusa :

Jme disait que j’avais bien d’la chance de t’avoir dans ma vie.

Je la vis rougir et bafouiller quelques mots gênée. Je ris doucement, me levais, faillis tomber, je m’approchais de ma dulcinée et l’embrassais avec passion. Elle se mit à rire nerveusement. Je retournais m’asseoir à ma place. Ätanaelle riait à gorge déployée laissant entendre un « Vous êtes impayable Sëya ».

Fäzen apporta le fromage et du vin. Au point où on en était, un verre de plus ne casserait pas trois pattes à un canard. Je la remerciais avec bruit et bonne humeur. Elle soupira et s’en alla. Je vis Saban au loin. Je me demandais alors quelle heure il pouvait être. La gérante m’annonça un dix-sept heure trente. Je proposais alors à mes compagnes de beuverie de ne pas trop trainer. Il y avait un certain temps de route à faire pour retourner à la cité.
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Lun 23 Avr - 18:41
Nous étions finalement de retour à la citée après un trajet qui laissa assez de temps à la Princesse et nous même de nous remettre de nos excès. C’est après l’avoir raccompagné jusqu’au palais Princier que nous retournâmes toutes les deux à la demeure des Nazen.

Ce n’est que deux semaines plus tard que la Princesse fini par nous inviter au palais pour nous présenter les potentiels futurs acteurs qui allaient jouer la pièce pour les premières représentations. C’est ce même jour que Scathach décida de réapparaître après une absence que j’avais fini par remarquer. Ce matin là, la sorcière débarqua dans la demeure avec son air mystique qu’elle avait l’habitude de prendre quand elle avait des choses graves à annoncer… ou à garder pour elle.

Il était évident que cette fois-ci il s’agissait de quelque chose à nous faire partager car elle attendit patiemment que nous soyons toutes les deux réunies dans la même pièce pour nous parler malgré mon insistance devant son silence. Elle ne semblait pas très en forme d’ailleurs, les poches sous ses yeux trahissaient un manque évident de sommeil très récent. Elle finit tout de même par lâcher des informations.

- Ma venue ici n’est visiblement pas passée inaperçue… Je me suis absentée tout ce temps pour m’assurer de la chose, et il est évident que cela risque de créer des ennuis.
- Des ennuis ? Avec qui ? De quoi parles-tu, exactement ?
- Saladin… Sa famille fait partie de la noblesse d’Yban… de Cescan plus précisément.

Je restais silencieuse, gravement silencieuse même. Sëya pouvait déjà comprendre mon inquiétude. Je n’avais pas vraiment envie de rencontrer la famille de mon père biologique, surtout si celle-ci était clairement hostile à Scathach. Ce que je craignais encore plus, c’est que cette même famille soit l’une qui soit invitée à la première représentation de la pièce, ce qui rendrait les choses plus compliquées qu’elles ne devraient l’être.

- Je vois… Est-ce qu’ils risquent de causer des soucis par rapport à notre projet ?
- J’ai bien peur que oui… Les connaissant, tout ce qui me concerne de près ou de loin est susceptible de se retrouver entravé…
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Lun 23 Avr - 19:10
Le temps avait filé à une vitesse incroyable. Lorsque la mère biologique de Morianne se présenta au manoir, je fus à la fois surprise et inquiète. Je me demandais ce qu’elle voulait, la raison de sa présence. Lorsque ma douce et moi furent réunies, elle nous révéla un lourd secret. La famille de Saladin faisait partie des nobles de Cescan. Je me laissais tomber sur le divan portant une main à mon front. Qu’allions-nous faire ?

Alors que je paniquais silencieusement, une idée me vint. Je demandais à Scathach le nom de la famille de Saladin afin de ne pas les inviter. La sorcière fronça les sourcils, semblant réfléchir. J’invitais tout le monde à s’asseoir et fis tinter une clochette. Une servante entra. Je lui demandais trois thés noirs et trois parts de gâteau au chocolat. Elle s’inclina et s’en alla.

Le silence s’était installé depuis quelques minutes. Lorsque Tara revint avec ma commande je la remerciais chaleureusement. Elle déposa le tout sur la table basse. J’invitais Morianne et Scathach à se servir. La sorcière ne se fit pas prier. Elle prit une tasse et souffla dessus. Ensuite, elle la porta vers ses lèvres et bue une gorgée. Je l'imitais puis posais ma tasse et pris une assiette avec une belle part de moelleux au chocolat.

Alors, quel est le nom de la famille de Saladin ?

Demandais-je entre deux bouchées.
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Jeu 3 Mai - 17:53
Scathach se mit à réfléchir silencieusement à la proposition de Sëya avant que cette dernière ne réitère sa question concernant le nom de la famille de Saladin. La sorcière soupira, extrêmement lasse avant de se redresser pour prendre la parole.

- La famille Glends’Gôl, une famille riche et fortunée, qui a construit sa fortune dans la traite d’esclaves et qui fournit encore aujourd’hui bon nombre de ces derniers pour les combats d’arène.
- Autrement dit… ils ont d’autant plus intérêt à nous considérer comme des ennemis…
- Ils ne m’aiment déjà pas du tout… alors avec ce que vous songez entreprendre…
- Je crois que Sëya a raison ! Nous ne devrions pas les inviter à cette réception !

La sorcière sembla excédée, comme si je venais de sortir la plus grosse bêtise de tous les temps. Je savais que ma mère était souvent déçue par ma façon de penser et d’agir, mais c’était bien la première fois que je la voyais autant agacée.

- Tu ne comprends rien, Morianne ! Si les Glends’Gôl apprennent qu’ils n’ont pas été invités à votre petite réception, ils vont très mal le prendre.
- Comment l’apprendraient-ils, s’ils ne sont pas invités ?
- Parce que tu crois vraiment que tout ceux que vous allez inviter vont applaudir le fait que vous vouliez cesser le mode de vie dont ils ont l’habitude ? Il y aura forcément des mécontents et des langues bien pendues de surcroît ! Les Glends’Gôl sauront, surtout maintenant qu’ils savent que je suis ici ! Ce n’est pas comme si les familles de la noblesse ne se parlaient pas entre elles ! Ils sauront forcément ! C’est là que commenceront les ennuis !

Je restais silencieuse. Et alors ? Nous nous étions de toutes façons préparées à ce qu’il y ait des opposants à notre combat pour la liberté. Qu’est-ce que cela pouvait faire si la famille de mon père biologique s’en mêlait ? Ils n’étaient que des ennemis de plus, et avec des noms et des visages qui plus est ! Il serait donc plus facile de les identifier.

- Raison de plus ! Au moins ce sont des ennemis que nous pourrons identifier ! Tu sais quoi ? On devrait même les inviter à venir ! Nous verrions ainsi leurs visages !
- Et eux le votre ! Que tu es naïve !!! C’est dangereux ! C’est un jeu à double tranchant mais tu ne semble pas le comprendre ! C’est pour ça que je vous averti ! Parce que vous ne semblez pas comprendre à quel point votre combat est perdu d’avance ! Cette famille a de l’influence, des esclaves entraînés à se battre pour eux…
- Des esclaves qui pourraient nous rejoindre ! On leur offre la liberté !
- Et ils s’en foutent ! Ils s’en foutent, Morianne ! C’est ça que tu ne comprends pas !!! Les esclaves sont logés, nourris, parfois même payés ! Ils se moquent de la liberté, ils ne savent même pas ce que c’est, et si on leur donnait ils ne sauraient pas quoi en faire ! Voilà la réalité des choses ! Les esclaves ne se rangeront pas de votre côté, en tout cas pas la grande majorité comme vous voudriez le croire !

Je croisais les bras et détournais le regard. J’en avais assez qu’elle me prenne pour une gamine naïve. Je n’avais même plus envie d’entendre ce qu’elle avait à dire. Je me renfermai sur moi-même, ne répondant même pas à ce qu’elle venait de dire. J’en avais même délaissé la part de gâteau dans mon assiette, pour dire à quel point j’étais énervé et peu prompt à écouter ses paroles.
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Jeu 3 Mai - 18:32
En écoutant la mère de ma dulcinée, je faillis m’étouffer avec un bout de gâteau. Je savais qu’elle n’avait pas tort mais je ne pouvais me résigner à abandonner la requête du Prince. Je remarquais que Morianne était plus qu’agacée par les propos de la sorcière. Nous étions dans une impasse. Invités ou pas ils nous causeraient des ennuis. Je soupirais tout en me pinçant l’arête nasale. Devions-nous abandonner ? Non, bien sûr que non.

Si nous abandonnons à la moindre menace alors nous n’irons nulle part. Nous combattons bien pire lorsque nous affrontons les Hayert’Vaäl. Scathach je comprends ton inquiétude mais les dés sont lancés. La Princesse a écrit la pièce et choisi les acteurs. Nous ne pouvons décemment faire marche arrière. J’ai fait une promesse au Prince d’Yban, je me dois de la tenir quitte à mettre ma vie ne danger. Et puis soit, c’est dangereux mais le Prince nous fournit des gardes du corps. Il sait que c’est un jeu dangereux. Alors, oui, nous inviterons cette famille qui se fait de l’or sur le dos de pauvres gens. Mais nous ne sommes pas seules. Le plus haut dignitaire du continent veille sur nous. L’esclavage doit être un fait du passé.

Je regardais la mère de Morianne puis ma douce et tendre. Je pris mon assiette et fini mon gâteau. J’attendais la réaction de la sorcière. Je savais, ou plutôt je sentais, qu’elle allait me dire que j’étais insouciante. Je pris donc les devant.

Je suis une ancienne esclave, anoblie et admirée. Peu savent mon passé. Ma mère m’a adopté après la mort de ma maîtresse. J’ai toujours été bien traitée par cette famille. Mais quand j’ai eu la liberté, je l’ai savouré comme on savoure un sorbet. Je crois qu’il y a beaucoup plus d’esclaves que tu ne le crois qui veulent la liberté.
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Jeu 3 Mai - 19:05
La sorcière releva les narines, pinçant ses lèvres dans une moue de renonciation. Elle fixa un moment le sol, prise dans sa réflexion avant de finalement répondre :

- Soit ! Mais je vous aurais prévenues…
- Maman… Pfff…
- Quoi ? Je n’ai pas le droit de m’inquiéter pour toi ?
- Non… C’est pas ce que j’ai voulu dire… Je n’ai même rien dit du tout… Mais on n’est pas aussi naïves que tu le penses ! Bien sûr que certains esclaves ne vont pas apprécier… mais pour tous les autres qui rêvent de liberté, on doit faire cet effort ! Nous ne sommes pas bêtes, simplement optimistes !
- Trop optimistes…

Je soupirais à nouveau, prenant un air à nouveau exaspéré. Scatach grimaça et sentit le malaise qui commençait tout doucement à envenimer la situation déjà difficile. Elle souffla également et se résigna.

- Bon… d’accord… Peut-être que c’est moi qui suit un poil trop pessimiste… Mais je ne veux pas prendre le risque de te perdre. Surtout maintenant que tu m’appelles parfois « maman »…

Je voulus répliquer mais je restais un moment sans voix. Je comprenais son inquiétude, mais elle était envahissante à mes yeux. J’avais besoin de son soutien, pas de ses doutes. Elle avait peur, ce qui était normal, mais je n’arrivais pas à faire avec.

- Écoutes… Sëya a raison ! On a déjà affronté des trucs cent fois pire que ça…
- Et tu en es morte !
- Raaaaah !!!

Je levais mes deux mains autour de ma tête, crispées par l’agacement qui que Scathach m’inspirait. Je me retins toutefois et me contenta alors de faire une moue avec ma mâchoire, qui allait d’avant en arrière, me faisant pendre des airs de chimpanzé.

- Bon, c’est vrai ! Mais on est encore vivantes, non ? Et puis c’est pas la même chose, là ! On a un allié de poids, même deux si on prend en compte que la Princesse est vachement investie également. Ils ont des soldats qui nous protégerons et…
- D’accord ! D’accord ! Morianne, je suis d’accord… Je… Je veux juste que tu me promettes une chose : Ne leur fais pas confiance !
- Mère…
- Je ne plaisante pas, Morianne ! Il y aura sans doute des soldats qui joueront double jeux ou qui seront payés par des esclavagistes pour vous poignarder dans le dos !! Je veux que vous soyez toutes les deux prudentes ! Promettez-le moi ! Je sais de quoi les Glends’Gôl sont capables ! Alors promettez-moi de toujours vous méfier !

Un peu par dépit je finis par lui promettre d’être très prudente, bien plus que je ne l’eus jamais été. Elle soupira de soulagement et se tourna vers ma douce et tendre, en attente de sa réponse. Elle était inquiète pour elle aussi, peut-être même plus que pour moi. Quelque part, je savais que Scathach était plus inquiète pour la sécurité de Sëya que la mienne, car sa vie était probablement plus précieuse que la mienne à ses yeux. Je lui en voulais quelque peu à vrai dire, sans toutefois lui avouer une seule fois.
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Sam 5 Mai - 16:44
Je hochais la tête en affirmant que je ferais attention. Une fois la promesse faite, la sorcière sembla plus sereine. Je sentais l’agacement de Morianne et, par le talisman qui nous unissait, je lui envoyais des ondes positives.

Bien, tout est en ordre alors. Scathach, pas d’inquiétude, nous gérons. Maintenant, avec Morianne, nous allons aller nous promener un peu dans la ville.

Je souris doucement à la mère de ma douce et tendre puis me levais.

Le temps passa à nouveau et nous arrivâmes à la représentation au vignoble. J’avais enfilé une robe verte avec des lignes couleur or. La calèche nous attendait devant la maison. Enfin la… Les calèches. Une n’aurait pas été suffisante pour transporter Loreleï et nos amis d’armes.

Les voitures s’ébranlèrent et nous nous dirigeâmes vers le spectacle. La Princesse devait déjà être là-bas pour les dernières répétitions avec la troupe. Il était dix-huit heure trente.

Nous fûmes accueillis par Fäzen, Hélénore et Saban. La salle était encore vide. Je m’avançais vers la Princesse et la saluais avec déférence. Elle me gratifia d’un bonsoir et d’un sourire charmeur.

Tout est prêt, Dame Sëya. Il ne manque plus que les invités. A quelle heure arrivent-ils ?
Entre dix-neuf heure trente et vingt heure. Ils ne devraient donc pas tarder. Tout est bon ?
Oui. La troupe est parée. La scène est prête. Maintenant il faut convaincre nos invités… J’espère que ça ira !

Hochant la tête je la remerciais humblement. Je pris place à la table qui nous était réservée. Morianne semblait soucieuse et je ne parle pas des autres. Je dois avouer que moi aussi j’étais tendue.

Les premiers invités arrivèrent. Je me levais et allais les saluer. Fäzen les plaça à une table proche de la nôtre. C’était la famille Grazer. Nobles depuis l’Empire Mzékils’Han, ils avaient toujours eu des esclaves. Mais j’avais ouïe dire que Dame Grazer en affranchissaient grandement.

Les familles défilèrent et enfin les derniers arrivés fermèrent le bal des salutations.

Arcaëllienne, Arcaëlliens, bienvenue à notre soirée dégustation et théâtre. J’espère que tout sera à votre goût.

Clama la Princesse. Le moment de vérité approchait.
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Lun 14 Mai - 17:19
Quelques jours plus tôt, Sëya et moi rencontrions la Princesse à la taverne-théâtre du quartier des arènes. Elle nous avait convié à faire la connaissance des acteurs qui joueraient nos rôles ainsi que ceux de nos compagnons et autres figurants. Nous gagnâmes ainsi le petit établissement qui offrait à la fois un lieu de boisson, de rencontre et de restauration mais également une petite estrade où pouvait se représenter différents artistes, aussi bien pour présenter un morceau de musique, qu’une courte pièce ou encore des petites comédies burlesques.

Le cadre, bien que modeste, avait toutefois un certain charme. Le plus surprenant, c’était l’originalité du décors et du mobilier. Une pièce récupérée par-ci, une pièce récupérée par-là, et on en avait fait une table somptueuse, qui avait à la fois cette aspect de récupération mais aussi d’originalité indéniable. On avait, par exemple, user de vieux outils de forge ou de ferme pour en faire des accessoires utiles. Ca et là, il y avait par exemple des vieux pots de chambres usés et retapés qui servaient de pots à fleur désormais. Dans un sens, je me doutais que ces ancien objets devaient provenir du palais princier et qu’ils avaient du être récupérés pour en faire des choses sublimes.

A notre arrivée, la princesse nous accueillit à bras ouvert et nous invita à la suivre. Sur l’estrade qui se trouvait au fond, des artistes discutaient entre eux. Je jetais alors un œil à la patronne qui se trouvait derrière le comptoir. Une femme à l’allure vestimentaire aussi loufoque que son établissement.

- Bonjour mes p’tites dames ! Vous êtes des petites nouvelles, ici ? Bienvenue au « Respectacle » !
- Bonjour Meruline !
- Oh !! Ben c’est vous Princesse ! Toujours aussi élégamment habillée à ce que je vois. Vous venez boire un verre et parler aux artistes ?
- Je suis venue présenter les artistes qui joueront ma pièce à Dame Sëya Nazen et à la druidesse Morianne.

La tenancière se pencha légèrement au-dessus de son comptoir et nous observa des pieds à la tête, Sëya et moi.

- Ah oui, pour sûr, vous ne m’aviez pas menti, quoique j’aurais vu Morianne plus… hum… moins… Elle fait un peu… négligée.
- Négligée !??! m’emportais-je.
- Sans vouloir te vexer, mon poussin ! Mais tu devrais penser à aller chez un coiffeur… et chez un tailleur aussi…
- Mais je vais lui foutre mon p… commençais-je avant que la Princesse me prenne délicatement la main.
- Ne faites pas attention à ses remarques acerbes, Morianne ! Meruline est quelqu’un de très originale et un peu précieuse… Moi j’aime bien votre côté sauvage et un peu dépeigné !

Je pris une mine boudeuse et jetai un regard méprisant à la tenancière qui me regardait avec un malin sourire.

- Je l’aurais vu moins... petite aussi ! ajouta Meruline avec mesquinerie.
- Je suis pas petite !!! protestai-je.

Ätanaelle nous mena vers les artistes qui discutaient entre eux et leur demanda leur attention.

- S’il vous plaît, j’aimerai vous présenter les vrais héros dont vous allez jouer la pièce dans quelques jours. Dame Morianne et Dame Sëya Nazen, la fille de Thäa.

Les quelques acteurs se pressèrent vers nous avec de grands sourires enchantés. Brohmac et le reste de l’équipe qui nous accompagnaient, restèrent quelque peu en retrait, légèrement inquiet de rencontrer leur « doublure ». Je vis venir à moi une jeune mzékils qui faisait à peu près ma taille, un visage doux et poudré, trop délicat pour me représenter, et pourtant, au vu de l’une de ses mèches de cheveux qu’elle avait déteint en blanc, il devait bien s’agir de l’actrice qui prendrait mon rôle. Je commençais même à devenir jalouse à voir sa poitrine qui était bien plus avantageuse que la mienne. Et puis elle n’avait pas mes muscles et mes petites imperfections, elle.

- Ouaaah ! Je rencontre enfin la vraie Morianne ! C’est incroyable !!!

Comparée à moi, elle semblait douce et très ouverte. J’appréciais cependant sa tenue qui faisait très aventurière sans qu’elle ne soit vraiment proche de celle que je portais actuellement. Cela me donnait presque envie de la copier.

- Je suis enchantée de vous rencontrer, Dame Morianne ! On m’avait dit que vous n’étiez pas bien grande et que je conviendrai donc au rôle, mais je ne pensais pas que nous aurions exactement la même taille.
- Ah… heu… oui… enchantée aussi, oui… Vous… Vous êtes plus jolie que moi cela dit…
- Hein ? Oh non ! Pas du tout ! Je vous trouve absolument ravissante ! J’ai presque du mal à croire que je vais pouvoir correctement vous interpréter à présent. Vous avez des yeux… si magnifiques ! Comme dans le récit ! Je n’ai pas vos yeux… Les miens sont si ordinaires…
- Hum… Ce n’est rien… Je suis sûre que vous arriverez à jouer mon rôle correctement ! Et puis vous n’avez pas des yeux si moches que vous ne voudriez le penser, au contraire.
- Oui !! A ce propos, je pourrais discuter avec vous ? J’aimerai en savoir un peu plus de vous ! Ça serait tellement mieux que j’ai votre propre avis.
- Pfff… Si ça vous fait plaisir… soupirai-je.
- Ah ah ! Oui, voilà ! Ça ! Cette mine de dépit ! Je me demandais comment la jouer ! Je le sais à présent !
- Non… je… roooh !
- Je commence à bien saisir votre personnage !

Je soupirai une nouvelle fois et invitai la jeune actrice qui s’appelait Morgane par le plus grand des hasards à me rejoindre à une table pour deviser un peu et boire quelque chose. J’avais l’impression que j’allais passer un moment avec cette fille et qu’elle ne me lâcherai pas la grappe.

Je jetais en passant, un regard aux autres acteurs et je pus apercevoir l’actrice qui jouerait Sëya. Par Xad-Jo, ce qu’elle était belle. Pas autant que ma douce à mes yeux, mais il fallait avouer que cette belle mzékils aux longs cheveux de jais dégageait une aura de beauté et de charme impressionnante.

Meruline:
 

Morgane:
 
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Lun 14 Mai - 18:07
Quelques jours avant la représentation officielle la Princesse nous avait présenté les acteurs. Malgré les dires de la tenancières sur Morianne nous allâmes à la rencontre de nos « doubles ». Ma dulcinée fut abordée par une actrice plutôt jolie et à la poitrine plus ou moins généreuse. Etait-ce elle qui allait jouer ma mzékils ? Je souris et dis à Morianne via le médaillon d’être aimable avec l’actrice.

S’approchant de moi, une mzékils, plutôt agréable à regarder, me demanda si j’étais Dame Nazen. Je répondis par l’affirmative. Elle se présenta à moi sous le nom de Say’Ui Hantar. Elle était vêtue de façon simple et jolie. Elle me demanda si elle pouvait s’entretenir avec moi. Une fois de plus je répondis positivement. Nous allâmes à une table près d’une des fenêtres donnant sur la rue.

Elle m’expliqua comment elle comptait me jouer en me montrant une scène. Un instant de combat. Elle avait une belle épée, factice bien sûr. J’applaudie de bon cœur lorsqu’elle eut finie. La mzékils s’inclina et me remercia. Je lui dis, d’une voix enfantine et admirative, qu’elle était très douée pour jouer ainsi de l’épée. Say’Ui rougit un peu et me remercia en bégayant.

Elle me demanda comment s’était passée ma première rencontre avec ma mère biologique, Thaä. Je ris doucement en y repensant. Je lui expliquais mes « retrouvailles » avec Thaä. J’avais avec moi Lolo mon écureuil. Ma première invocation qui restait bien souvent au manoir. J’avais peur de le voir mourir. L’animal, sentant sûrement qu’on parlait de lui, s’agita. Je lui caressais le bout du museau et il se calma. La mzékils me demanda si elle devait posséder un de ces rongeurs. Je secouais négativement la tête. L’animal ne voyageait que très occasionnellement avec moi. Elle hocha la tête et sourit. Elle me demanda ensuite mes défauts et qualités. Je n’eus aucun mal à trouver les défauts par contre les qualités furent un exercice de maître.

Say’Ui me dit que j’étais vraiment très humble comme arcaëllienne. Je rougis et essayais de démentir ses mots. Elle rit doucement, s’amusant de ma gêne.

Les heures passèrent et nous apprîmes à nous connaitre un peu mieux. Je jetais un œil et remarquais que tout un chacun était avec son « double ». Cela m’enchanta. Si les acteurs nous connaissaient mieux alors ils seraient plus aptes à nous interpréter. C’était, évidement, une bonne chose. Nous passâmes l’après-midi à discutailler pour améliorer le jeu des acteurs.
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Mer 16 Mai - 12:38
Après un moment à discuter avec Morgane, il y eut du grabuge, comme si on se bagarrait. Tout le monde se tourna vers l’origine de se vacarme et nous pûmes apercevoir l’un des acteurs, complètement étalé par terre, Brohmac était debout, respirant fort et le surplombant de son regard. Il jeta quelques regards en notre direction, nous qui étions en partie choqués. L’acteur semblait s’être cassé quelque chose et gémissait au sol.

- Quoi ? Demanda le lorcq innocemment. Il voulait que je lui montre une prise de combat !
- T’étais obligé de lui démonter le bras pour ça ? pesta Sazan.
- J’y suis peut-être aller un peu fort.
- Un PEU fort ? Oh misère… Laissez-moi faire ! s’emporta Maïa qui bouscula tout le monde pour s’empresser de porter les premiers soins au blessé.

La Princesse s’approcha de Brohmac avec un air sévère puis résigné.

- Brohmac… Je me doute que vous vouliez bien faire, mais vous avez complètement déboîté le bras de ce pauvre homme. Comme je vais faire pour les répétitions ? Je ne peux pas trouver un acteur en si peu de temps !
- Heu… Désolé… Pourtant je pensais qu’il aurait pas mal, un gaillard pareil…

Je m’approchais de lui d’un air désespéré et le fusillai légèrement du regard.

- Brohmac !
- Je suis désolé ! insista-t-il.
- Bon… Laissez tomber… Je crois que j’ai une idée ! Maïa va s’occuper de notre acteur, mais le temps que son bras aille mieux, il faut lui trouver un remplaçant, et je sais qui va jouer ce rôle.

Je jetais un regard en biais à Brohmac.

- Non… Non non non ! Je ne jouerai pas mon propre rôle c’est hors de question ! La comédie, c’est pas mon truc !
- Brohmaaaac… dis-je avec insistance.
- Mais pourquoi ça tombe toujours sur moi ? soupira le lorcq.

***

C’était à présent le jour j, nous étions tous rendus au domaine vinicole où aurait lieu la représentation. Je sentais la nervosité de Sëya ainsi que la mienne monter en flèche. Pire encore, celle de Scathach qui nous rabattait les oreilles avec ses avertissements.

Tandis que les familles entraient dans la salle où se trouvait les tables pour assister à la représentation tout en y dégustant le délicieux vin des vignobles, Scathach me fit signe de regarder là où elle regardait.

- C’est eux… me murmura-t-elle.

Je fus saisis par la familiarité que les parents avaient avec Saladin. Son père lui ressemblait comme deux gouttes d’eau, mais en plus vieux, avec beaucoup plus de cheveux blancs, et même le début d’un calvitie. Le vieil homme se grattait la barbe et regardait les lieux avec indifférence, comme si pour lui, le spectacle de cet architecture était d’une banalité crasse. Sa femme, également une mzékils, avait des cheveux châtains, comme les miens, mais clairsemés de gris et beaucoup plus long. Elle avait ce petit air renfrogné qu’il m’arrivait d’avoir. Ils étaient définitivement mes grands-parents biologiques.

- Ils ont pas l’air commode… soupirai-je.
- Ils ne le sont pas…

Avec eux, traînait un autre couple, celui-ci constitué d’une mzékils avec un nez aussi crochu que le bec d’un corbeau et un tahora ventripotent qui semblait craindre cette dernière. Près d’eux, un jeune garçon, qui devait être dans la même tranche d’âge que moi, qui avait hérité des ailes de son père, et qui était d’un certain charme, quoiqu’il semblait quelque peu gauche et maladroit. Je le remarquai car il bouscula par inattention Hélénore avant de s’excuser et d’essayer de l’aider à ramasser les bouteilles qu’il lui avait fait tomber ; juste avant de refaire tomber un plateau de nourriture.

- Qui est-ce ?
- Ton cousin… Helrick, il est… très maladroit comme tu peux le constater et pas vraiment du même calibre que le reste de sa famille… Là c’est ta tente, Grecka et lui ton oncle, Bruin.
- Hum… Il a l’air totalement maladroit !
- Oui, c’est le maillon faible de la famille.
- Mère !!! Comment pouvez-vous dire ça ? Ce garçon m’intrigue… Il pourrait peut-être nous faire gagner des points auprès de la famille Glends’Gôl.
- De quoi ? Qu’est-ce que tu racontes ? Morianne, je t’interdis de… Morianne !

Et comme à mon habitude, j’ignorai totalement ce qu’on me disait de faire et allai à la rencontre de ce fameux Helrick. Aidant au passage à ramasser le bazar qu’il avait engendré.

- Je vais vous aider, Hélénore…
- Merci, Morianne.
- Mais, heu… attendez ! Moi aussi j’vais vous aider !
s’empressa de dire Helrick.
- Non… Non non non ! Vous avez déjà assez fait de bêtise comme ça… soupira Hélénore.

Je pris délicatement Helrick par l’épaule et l’éloignai doucement de la zone de catastrophe.

- C’est très gentil à vous, jeune homme, mais je crois que vous devriez vous arrêter là. D’accord ? Allez vous installer avec votre famille.
- Mais… je… C’était juste pour…
- J’insiste ! Je vais m’en occuper avec Hélénore.
- Mais c’est moi qui ait fait ça ! J’devrais…
- Helrick !!! Helrick !!!
tonitrua la voix aigrelette d’une femme qui s’avéra être la sœur de Saladin, et donc la mère d’Helrick. Mais qu’est-ce qui vous prend ? Espèce de petit maladroit !!! Vous ne pouvez pas faire attention ?
- Mais… mère, j’essayais juste d’aider à réparer ma bêtise, et…
- Aider les domestiques ??? Petit crétin ! Ils sont là pour ça !! Laisses les donc à leur basses besognes et vient t’installer à la table !!
- Mais… je…
- Il n’y a pas de mais, Helrick, quand à vous, jeune domestique, je vous demanderai de vous adresser à Helrick de manière moins familière !!


Je fis oui de la tête.

- Vous avez perdu votre langue ? Je veux vous l’entendre dire ! vociféra cette vieille chouette.
- Oui Madame… Bien madame.
- Pfff… Tous les mêmes, ces esclaves… aucune manière…

J’attendis qu’elle s’éloigne avant de lui lancer un regard noir et de siffler entre mes dents.

- Si tu savais, vieille chouette… Tu vas en tomber de ta branche !
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Mer 16 Mai - 16:17
Nous étions au vignoble et les familles pénétraient dans la pièce dédiée à la dégustation de vin. Dans le fond, face aux tables, se dressait une scène en bois. Scathach, attablée avec nous, nous faisait part de ses craintes. Moi qui étais déjà nerveuse, tout comme Morianne, cela empira mon état. Je regardais les arcaëlliens entrer. La sorcière nous signala la famille de Saladin. Un frisson me parcourut. Ils n’avaient pas l’air commode ces gens-là.

Alors que le fils, maladroit comme pas possible, bousculait Hélénore faisant, par la même, tomber ce que l’arcaëllienne tenait dans ses mains. Il empira la situation en essayant de l’aider. Morianne se leva et alla donner un coup de main à Hélénore.

La Princesse s’approcha de moi et je quittais ma dulcinée des yeux. Elle me demanda si tout le monde était là. Je fis un regard circulaire et lui dit que oui. Un sourire illumina son visage. Elle tapa dans ses mains pour attirer l’attention des convives.

Arcaëlliennes, Arcaëlliens ! Je vous remercie pour votre présence et vous prie de bien vouloir être attentifs. La pièce qui sera joué ce soir parle de Dame Nazen, de Dame Morianne et de leurs compagnons. J’espère que cela vous plaira et que leurs aventures sauront vous fasciner comme elles m’ont fasciné. Maintenant, place au spectacle et à la dégustation.

Ätanaelle s’assit et nous vîmes Say’Ui entrer en scène. La pièce se joua sans encombre. Mais quand elle commença à parler de l’abolition de l’esclavage, il y eut des murmures et des bruits de mécontentement. Mon angoisse monta d’un cran. J’attrapais la main de Morianne qui était à côté de moi et la pressais doucement. Je lui dis, par la pensée, que les nobles s’agitaient.
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Mer 23 Mai - 21:12
La pièce avait démarrée tout comme la dégustation de vin. C'est avec plaisir que nous la découvrîmes, se jouant avec des artistes au talent incontestable. J'avais presque envie d'applaudir à chaque fois que Morgane entrait en scène tant elle avait réussi à me saisir et à m'imiter. Sëya était d'accord avec moi sur ce point et reconnu qu'elle me jouait très bien, surtout quand elle boudait, remarque qui me fit prendre quelque peu la mouche à mon tour, ce qui l'amusa d'autant plus.

Il y eut des rires parmi l'assistance, de l'émoi, des pleurs parfois. Certains étaient totalement subjugués par la pièce, d'autres, que je jugeai mauvais spectateurs, semblèrent quelque peu indifférents. Pour ma part je pris un grand plaisir à voir ces acteurs nous présenter une histoire réellement bien écrite. Elle manquait parfois d’authenticité par rapport à ce que l'on avait vraiment vécu, mais c'était les aléas du théâtre, on ne pouvait forcément pas y jouer tous les événements comme dans la vraie vie.

Ce qui me plut en particulier fut ce moment où Morgane se mit à chanter à ce moment de la pièce où je me retrouvai prisonnière de Saladin, loin de mon aimée et en proie à la folie sanguinaire de Badb. L'idée de la comédie musicale, c'était une riche idée je trouvais.

La scène de fin approchait et vint alors le moment le plus crucial et sûrement là où il y aurait le plus de contestation. Avec une certaine légèreté et une incroyable finesse d'écriture, le texte que déclama Say'Ui était saisissant de critique sur l'esclavagisme, tout en mettant en évidence le passé de Sëya et les efforts qu'elle avait du accomplir et la chance qu'elle avait eut pour arriver jusque là. Les gens n'étaient cependant pas dupent et comprirent très rapidement le message que cela envoyait.

Alors que le rideau tombait, Sëya me saisit la main, angoissée par la tournure qu'allaient prendre les événements. Une partie des nobles se mit à applaudir, une autre resta de marbre, mais il y eut aussi une dernière qui se mit à pousser des protestations colériques et scandalisées. Les regards se croisèrent alors, entre ceux qui s'extasiaient et ceux qui s'emportaient de mécontentement. L'on commença à se toiser du regard tout en portant sa main à la ceinture, prêt à tirer les armes ou à invoquer du fluide. Nous nous attendions à une réaction vive, mais peut-être pas à ce point.

- Ok... J'avoue, ça a l'air mal barré... soupirai-je.
- Calomnies !!! s'écria le Comte Glends'Gôl en se levant. Comment osez-vous présenter une telle comédie aussi grotesque !!?? Nous exigeons des explications !
- Un comédie grotesque ?
s'emporta Dame Grazer. C'est vous qui êtes grotesque, Comte ! C'était une très belle pièce !
- Une belle pièce pour des gens aussi naïfs que vous...
grinça la mère d'Helrick en levant son bec de harpie. Vous nous prenez pour des imbéciles ? Cette pièce est une honte !
- Je l'ai bien aimé moi...
murmura Helrick avant de se faire corriger par sa mère qui eut la main leste.

Je regardai Sëya avec dépit et lui demandait alors :

- Qu'est-ce qu'on fait ? Il faut faire quelque chose ! On doit prendre la parole, au moins toi, ou la Princesse, je ne sais pas. Mais si ça continue, le sang va se mélanger au vin dans peu de temps...
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Jeu 24 Mai - 10:02
C’était la débandade totale. Les nobles n’étaient pas agités pour certains mais furieux. Main sur leur épée ou leur dague, ils se disputaient à propos de la pièce qui venait d’être jouée. Les hauts citoyens de la Principauté qui avait apprécié étaient les moins nombreux. Je regardais la Princesse qui semblait totalement sous le choc au vu de la vive réaction de la noblesse.

Morianne avait raison, l’une ou l’autre devait prendre la parole. Et vite ! Je me levais, un peu tremblante, et allais vers la scène. Je demandais à Fäzen une cloche. Je fis tinter l’objet jusqu’à obtenir le calme. Ce fut plutôt long. Une fois que j’eus l’attention des hauts citoyens, je me grattais la gorge et pris la parole.

Je tins à expliquer la pièce dans un premier temps. Il y eut des sifflements et des hués. Je gardais mon calme et continuais mon monologue. J’exposais mon point de vue, en tant qu’ancienne esclave, aux nobles et leur dit, tout simplement, que c’était dépassé. J’imageais mon exposé avec le Royaume, le Domaine et la Démocratie qui n’usaient pas d’esclaves. Les hauts citoyens s’agitèrent. Certains se levèrent et partirent du vignoble sans plus attendre.

La tension sembla tomber. La « famille » de Morianne était partie depuis cinq bonnes minutes quand je finis mon discours. Il y eut des applaudissements de ci, de là. Je soupirais discrètement et invitais mes convives à savourer encore quelques verres avant de rentrer chez eux.

J’étais de retour à notre table et demandais à la Princesse et Morianne ce qu’elles avaient pensé de mon intervention. La salle était à moitié vide. Je sus, en cet instant, que je m’étais faite des ennemis mortels. Désormais, et jusqu’à nouvel ordre, je devrais vivre sur mes gardes.
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Lun 28 Mai - 11:44
Sëya revint quelque peu émue de sa prestation. Son discours, bien qu'éloquent, avait attisé les flammes de la haine auprès des nobles peu scrupuleux d'employer l'esclavage. Il y avait évidement plus de la moitié des personnes qui étaient parties, et Scathach ne manqua pas de me lancer un regard signifiant très clairement : « Je vous l'avais bien dit ! » Je soupirai avant de rassurer ma douce et tendre. Elle n'aurait pu faire mieux. La Princesse fut de cet avis et s'excusa auprès d'elle que la pièce ait déchaîné ainsi les foudres de la noblesse sur elle et toute sa Maison.

Nous restâmes un moment à discuter, boire et grignoter avant que les acteurs ne nous rejoignent dans la pièce, sous les ovations des quelques familles restantes. Un mzékil qui devait avoir deux fois mon âge s'avança vers notre table, vraisemblablement un des rares nobles qui étaient restés après la représentation. Il avait le visage marqué de cicatrices, une vraie gueule cassée. Il possédait également un œil aveugle, on pouvait le deviner à la décoloration de sa pupille et son iris. Il n'avait pas l'air commode, son apparence entière était intimidante.

- Sëya Nazen ? Excusez-moi de m'imposer comme ça à vous, mais il fallait que je vous parle !

Scathach se redressa légèrement et se montra méfiante, prête à se servir de son fluide, je le devinais à son regard. La Princesse quant à elle, restait tendue, curieuse de savoir ce que voulait cet étranger à Sëya. Pour ma part, ma main s'était glissée discrètement sur la poignée de mon couteau de chasse.

- Pardonnez l'expression, mais vous avez de sacrées couilles pour avoir invité tout ce beau monde et nous avoir présenté une pièce pareille ! J'admire votre courage ! A vrai dire, je vais être honnête avec vous, mais j'emploie encore à mon service des esclaves. Mais j'peux vous dire un truc, c'est que j'vais peut-être changer d'avis là dessus !

Scathach se relâcha quelque peu, tout comme moi d'ailleurs. Il n'y avait aucun danger désormais. Les intentions de cet homme semblaient très claires à présent.

- Mes excuses, je ne me suis pas présenté : Gorvin Solem, capitaine de la milice de Cescan. C'est un honneur de vous rencontrer ! J'avais entendu parler de votre ténacité et de votre bravoure face aux Hayert'Vaäls, mais là j'dois dire que je suis sur le cul. Faut quand même une sacrée paire de burnes pour faire ce que vous avez fait.
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