Tendre romance

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Lun 28 Mai - 17:21
Encore sous le choc, je vis s’approcher un mzékils. Je fus encore plus tendue lorsqu’il affirma devoir me parler. Allait-il m’incendier ou m’encenser ? Je remarquais les signes de défense de Morianne et sa mère biologique. Il s’exclama que j’avais de « sacrées couilles ». Je me détendis et lui souris doucement. Il continua en disant admirer mon courage. Il parla un court instant mais ça me fit le plus grand bien. Il se nommait Gorvin Solem, capitaine de la milice de Cescan. Il me tendit la main et je la lui serrais jovialement.

Il nous parla un moment, exposant son métier et aussi parlant de ses esclaves qu’il pensait, fortement, affranchir. Gorvin finit par nous souhaiter une bonne soirée et s’en alla. Soulagée d’avoir du soutien, même peu, je souriais.

La Princesse nous informa qu’elle devait partir, en effet elle avait promis à notre souverain de ne pas rentrer trop tard et il était, sûrement, minuit passé. La salle se vidait peu à peu, bientôt il ne resta que les acteurs, les employés et nous. Loreleï exprima sa fatigue par un bâillement. Je devais admettre, malgré tout, que moi aussi j’étais épuisée. Tout ce stress et l’alcool n’aidaient pas… Je soupirais et proposais à tout le monde de rentrer dormir.

Nous étions dans notre lit, au manoir. Je n’arrivais pas à trouver le sommeil, trop songeuse. Les nobles qui étaient pour l’esclavage allaient, certainement, donner suite à cette histoire. Je craignais pour la vie de Morianne, de mes amis et, également, pour la mienne. Je me tournais sur le flanc et mordillais mon pouce. Je me demandais si ma dulcinée dormait. Avec les colliers, elle devait sentir mon émoi ! Tout cela était trop ! L’esclavage était une abomination qu’il fallait abolir, et vite… Mais les hauts citoyens ne se laisseraient pas faire. Ils étaient encroutés dans le passé, l’époque des Dieu-Empereurs. Mais le monde avait évolué, tendant vers un mieux. Nous étions le seul état à pratiquer cet acte barbare. Et encore, je ne parle pas de cette abomination qu’est le combat en arène. Ça aussi il faudrait que ça cesse ! Je soupirais et me mis sur le dos.
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Ven 1 Juin - 20:28
Nous tombâmes de fatigue après cette dure journée. Cependant Sëya n'avait pas l'esprit tranquille, tout comme moi d'ailleurs. Je dus bien avouer que notre sommeil ne vint pas tout de suite. Nous essayâmes de nous rassurer l'une l'autre, sans grande réussite. Le seul réconfort que nous trouvâmes à cela fut que nous pouvions compter l'une sur l'autre sans la moindre crainte. J'avais cependant trouvé ce qui pourrait nous changer les idées : une bonne séance de chatouilles. C'est ainsi que je me mis à la faire pleurer de rire de mes doigts agiles ; elle ne manqua pas non plus de me rendre la pareille. Ce n'est qu'après avoir reçu la visite de Loreleï qui nous demanda de faire un peu moins de bruit que nous décidâmes de cesser nos enfantillage et de tenter l'espoir de nous endormir. Après un incroyable effort, cela finit par arriver. Lentement mais sûrement, nous gagnâmes toutes les deux le monde des songes.

Nous fûmes réveillées en pleine nuit par un cri d'horreur, strident et poussé par une voix aiguë. Je bondis du lit accompagnée par ma douce. J'enfilais rapidement quelque chose pour ne pas être complètement nue et sortis de la pièce le plus vite possible. Les cris se répétèrent tandis que tous les habitants de la demeure et les invités sortaient de leur chambre, eux aussi alertés par les cris. Brohmac fut l'un des premiers, à peine vêtu d'un bas, l'épée à la main, il bondit les marches des escaliers pour arriver au rez-de-chaussé le plus rapidement possible. Je le suivis, les ailes légèrement déployées pour amortir la chute.

Nous déboulâmes tous dans le grand halle pour nous engouffrer dans le couloir et ainsi gagner les cuisines d'où provenaient les hurlements qui venaient de cesser.  Sëya usa de son fluide pour allumer rapidement les chandeliers alentours pour qu'on y voit quelque chose, et ce que nous vîmes nous horrifia.

Là, étendue par terre, baignant dans une marre de sang, Lalita, la domestique qui s'occupait des repas, fixait le plafond de ses yeux vides de vie. On l'avait poignardée à plusieurs endroits et égorgée vive. Son expression de terreur témoignait de la brutalité de l'assaut. Je me mis à trembler de terreur tandis que Brohmac ne perdit pas une minute de plus. Il enjamba le cadavre de la pauvre servante et se lança à la poursuite du tueur, vers la porte qui donnait sur le jardin et qui avait été visiblement fracassée.

Je me joignis à Sëya pour tenter de sauver la pauvre tahora qui était à nos pieds. Il n'y avait plus rien à faire... Nous essayâmes de toutes nos forces mais Gar'Haz l'avait déjà emporté dans son royaume. Dépitée, accablée par le chagrin, je me mis à pleurer avant que je ne me redresse. Je sautais à mon tour au dessus du corps sans vie de Lalita et plongeai dans les ténèbres de la nuit, cherchant désespérément Brohmac et celui qu'il poursuivait.
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Ven 1 Juin - 20:58
Des hurlements stridents nous réveillèrent. Je m’habillais en vitesse et suivie ma tendre et douce. Nous découvrîmes l’origine des cris qui, à ma grande peine, s’étaient éteints en même temps que la victime. Lalita… Une des domestiques gisait sur le sol, baignant dans son sang. Je tombais à genoux près d’elle et tentais, en vain, de la sauver. Gar’Haz et Jurk l’avaient déjà emmenée dans leur Royaume. Je me mordis la lèvre inferieur, retenant ma peine. Qui avait fait ça… Morianne pleurait et Brohmac était parti à la poursuite du meurtrier. Ma dulcinée ne tarda pas à l’imiter. Que devais-je faire ? Poursuivre le tueur ou me lamenter ?

Je me relevais d’un bond et, contre l’avis de Loreleï, je me mis à la suite des deux premiers. Courant comme si ma vie en dépendait, je rattrapais Morianne et Brohmac. Ils avaient coincé un elfin contre un rosier. Il tenait encore dans ses mains l’arme du crime. Je m’approchais de lui et lui mis une magistrale claque dans la figure. Il couina de douleur. J’invoquais mez’noï pour éclairer le visage de l’arcaëllien. C’est là que je le vis, brillant sous la lumière de ma boule de feu. Un collier de fer blanc… Un esclave donc. Il tremblait terriblement. Je lui arrachais la dague des mains et lui demandais d’une voix froide et autoritaire que je ne me connaissais pas :

Ton nom !
Hyteaäl, Ma Dame… Répondit-il d’une voix fluette et tremblante
Qui t’envoie ?
Je… Je ne peux pas le dire sinon ils me tueront ! Il se mit à pleurer.
Tu as quoi en échange de cet horrible crime ?
Il… Il m’a promis la liberté… Ma Dame, ne me tuez pas. Je vous en prie !

Je l’attrapais par le col de sa tunique et lui hurlais dessus qu’il méritait d’être puni pour le meurtre de Lalita. Cependant, ayant tout de même de la compassion, je le lâchais et lui ordonnais de me suivre. Nous rentrâmes dans le manoir. J’envoyais un serviteur cherché la milice. L’esclave me supplia de ne pas faire ça. Je lui intimais de s’asseoir et de se taire.

Une dizaine de minutes plus tard, Edward revint avec cinq soldats dont Aladar. Ils constatèrent l’homicide et me présentèrent leurs condoléances les plus sincères. Hyteaäl, tremblant et inquiet, regardait depuis sa chaise les soldats. Les miliciens se tournèrent vers lui lorsque je le dénonçais. Cependant je leur demandais de ne pas être brusque et de réussir à obtenir le nom de son maître.

Ecoutes, gamin, je vais pas passer par quatre chemins. Soit tu nous dis qui t’envoie, soit on te décapite sans autre forme de procédure. Dame Nazen est trop gentille, elle a demandait à ce qu’on ne soit pas trop brusque mais avec un tueur j’ai du mal à garder mon sang froid. Donc si tu nous dis qui te commande nous t’assurons la protection et la liberté. Ce qui signifie que tu pourras quitter Yban.
Je… Je ne…. Peux… Ecoutez officier. Dans tous les cas je suis un arcaëllien mort. Mais… Mais mon maître n’a jamais été bon avec moi. Alors… Je vais vous dire qui c’est. Sir Pomaze Vinver. Le marchand d’esclave de la rue Bel Âge. Maintenant je suis condamné à mort. Il me retrouvera où que j’aille…
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Dim 3 Juin - 18:13
J'observais en silence l'interrogatoire du meurtrier de Lalita. Ce qu'il avait fait été impardonnable. Une rage bouillait en moi, une rage qui m'aurait poussé à venger la mort de la domestique. Mais la main invisible de Thäa m'en empêchait, elle retenait mon bras qui aurait voulu se saisir de mon couteau de chasse pour lui trancher la gorge. Mes préceptes me l'interdisaient, ma foi me l'interdisait. Même si cet Elfin était un meurtrier, cela ne me donnait pas le droit de disposer de sa vie. Mais je comptais bien lui faire payer sa sottise, d'une manière ou d'une autre. Il n'en menait en tout cas pas large face au milicien qui lui faisait cracher le morceau.

Pour ne pas tenter plus mes pulsions vengeresse, je quittais la pièce pour rejoindre Loreleï qui était en train de prier à côté du corps sans vie de Lalita, tout en épongeant le sang qui avait coulé sur le sol. Les autres domestiques étaient horrifiés, ils n'osaient même pas jeter de regard vers le cadavre de leur collègue. Pourtant, deux d'entre elles furent bien obligées d'assister la Haute Prêtresse pour couvrir le corps. Je m'en approchais pour saisir les mains de la défunte, et remarquai alors les plumes grises qu'elle tenait fermement. On pouvait aisément affirmer qu'elles appartenaient à l'elfin au vu de leur couleur, et qu'elle les avaient désespérément arraché à son agresseur avant de succomber à son attaque meurtrière.

Je fis passer ma main sur le visage de Lalita, fermant ses paupières au passage. Je ne sais qui était ce Sir Pomaze Vinver, mais il allait devoir s'expliquer ou craindre ma colère. Je me tournais vers Loreleï et posai une main sur son épaule.

- Je m’en occupe, Morianne, ne t’en fais pas. J’ai l’habitude de m’occuper de ce genre de tâche difficile. Va plus tôt t’assurer que Sëya va bien.
- Elle va bien… Elle est… juste émue, tout comme moi… La mort de Lalita…
- Connaissant la justice d’Yban, cet assassin va sans doute être pendu… Surtout qu’il s’agit d’un esclave…
- Le sergent de la garde a pourtant juré de le faire protéger.
- Un mensonge pour détenir les informations dont nous avions besoin pour retrouver le commanditaire, sans doute… Si la justice d’Yban ne s’en occupe pas, ce sera le propriétaire de cet esclave.
- Mais…
- Ne sois pas naïve, Morianne. Tu sais comment fonctionne les choses, ici…

Je restais silencieuse un instant, essayant d’encaisser au mieux ce que venait de m’avouer Loreleï. Oui, cet elfin était déjà condamné de toute façon. Quoique l’on fasse, son acte avait scellé son destin. Sëya était trop tendre, et c’est pour cela que je l’aimai, pour sa candeur, sa fraîcheur d’âme. Je n’étais pas aussi magnanime… La colère montait à nouveau en moi, comme un poison dont je me délectais. Je décidais finalement de me lever et regagner la salle ou l’assassin de Lalita était interrogé. Ils étaient prêts à partir pour l’embarquer avec eux.

- Laissez-moi quelques minutes avec lui ! exigeai-je.

Aladar fit signe à ses hommes de sortir et en fit de même, n’y voyant aucune objection. De toutes manières, il n’avait sans doute aucune sympathie pour ce meurtrier. Moi non plus… Hyteaäl semblait angoissé, je le voyais tour à tour regarder par la fenêtre ou par les portes du salon. Il avait l’immense désir de s’échapper de cette situation. Je restais à l’observer en silence, sans dire un mot, mais mon regard était assez éloquent pour qu’il comprenne à quel point j’étais en colère contre lui. Non… c’était pire même que de la colère. Après un moment à le laisser mariner, je finis par dire :

- Pourquoi ? Pourquoi t’as fait ça ?
- Je… Je l’ai déjà dit… mon maître… il m’a promis…
- Des conneries, oui !! J’en crois pas un mot ! Tu as choisi de tuer quelqu’un pour ta putain de liberté ? Tu ne sais même pas ce que c’est, la liberté !
- Je…

Je lui collais une droite, en plein visage. On lui avait lié les mains, il ne put se défendre. Il commença à gémir et à supplier, je le frappai de plus belle.

- POURQUOI ???
- Je… Je vous l’ai dit… pitié…
- Tu te fous de ma gueule en fait… Ok…

Je me mis derrière lui, lui attrapant un doigt avant de le tordre violemment. Il y eut un crac horrible alors que son doigt faisait un angle peu naturel. Il se mit à hurler de douleur mais je lui forçais la mâchoire pour qu’il la ferme, passant mon bras autour de son cou.

- Aller… Crache ! J’crois pas qu’un esclave tue comme ça… Pas pour des conneries qu’il connaît pas ! C’était quoi ton arrangement ? Hein ?? Parle !!
- Eurg… Pitié… pitié… pitié…
- T’en as pas eu pour Lalita… Dis moi pourquoi j’en aurai pour toi ? Donne moi une bonne raison de pas te tordre le cou comme un vulgaire poulet !

De mon autre main je lui saisis un autre doigt et fit de même que pour le premier. Il se mit à gémir à nouveau et à implorer.

- D’accord… D’accord… Il… Il allait… Il a dit que je pourrais voir ma famille… Il a dit… Il a dit que je pourrais…
- T’as tué quelqu’un, pour voir ta famille ? Tu as décidé que la vie de quelqu’un valait mieux que la tienne ? Hein ??
- J’vous en supplie… Pitié… j’étais désespéré… J’étais désespéré…

Il se mit à pleurer, je sentis couler ses larmes sur mon bras que je serrais un peu plus fort alors qu’il commençait à se débattre.

- C’est terminé… Tu ne reverras plus jamais ta famille… Plus jamais. Pries pour que Jurk ait pitié de ton âme…  

Je finis par le lâcher et le jeter au sol.

- Mais je ne me salirais pas les mains pour ta sale gueule. Tu me fais pitié en fait… J’espère juste que tu mourras vite quand on t’exécutera…
- Non… Non pitié… Non… Ne les laissez pas m’emmener. Ne les laissez pas !!!

Je quittais la pièce et fit signe aux miliciens que j’en avais terminer. Quand ils virent ce que je lui avais fait, ils me jetèrent un regard mais ne dirent rien. Pour eux, de toutes manières, cet elfin était déjà mort. Je tremblais de tout mon corps, l’excitation ayant envahi tout mon être. J’essayais de reprendre un peu de contenance avant de me rejoindre Sëya pour lui faire part des aveux que j’avais réussi à soutirer de cet assassin.
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Lun 4 Juin - 17:50
Sir Pomaze Vinver. Le marchand d’esclave de la rue Bel Âge. Il allait voir de quel bois je ma chauffe ce gros bâtard ! Je sentais la douleur de Morianne et elle devait sentir mon incompréhension totale. J’étais totalement effarée et déroutée. Cependant, et ce malgré ma colère naissante, je restais calme pendant l’interrogatoire de Hyteaäl. Lalita était morte pour qu’il puisse être libre ? La bonne blague…. C’était totalement injuste et, malgré la promesse du capitaine de garnison, je savais qu’il allait être soit pendu soit décapité pour son odieux crime. Comme si la milice d’Yban allait laisser partir un meurtrier… Je soupirais doucement et vis ma dulcinée quitter la pièce. Je ne la suivis pas, je me dis que ma douce mzékils avait besoin de solitude.

Une fois les questions posées et les réponses données, les gardes attachèrent les mains de Hyteaäl dans son dos et l’emmenèrent vers la sortie. Ils n’eurent pas fait trois pas que ma douce et tendre demandais une entrevu avec le prisonnier. Cela lui fut accorder. Je ne restais pas dans la pièce sentant sa colère montée. J’allais avec la milice.

Malgré la porte qui nous séparait, j’entendais distinctement l’elfin supplier et gémir de douleur. Ne voulant pas en entendre plus, je quittais les gardes et allais rejoindre Loreleï et les autres dans la salle à manger. Les serviteurs présents pleuraient la mort de leur collègue bien-aimée. La prêtresse de Thaä eut un sourire triste. Je remarquais que le corps de Lalita avait disparu. Je demandais où il était et on me répondit qu’il avait été emmené par le croque-mort qui avait été prévenu pendant qu’on courait après Hyteaäl. Je hochais la tête, retenant mes larmes.

Morianne, tremblante d’excitation, entra dans la pièce et me révéla ce qu’elle avait appris. Ainsi ce n’était pas pour la liberté mais pour voir sa famille qu’il avait tué de sang-froid une innocente…. La colère monta d’un cran en moi. Mais, malgré tout cela, je ne pouvais admettre la peine de mort. C’était trop lourd et trop facile pour le coupable. Il n’avait plus à penser à son crime abominable vu qu’il était exécuté. Je serrais les poings, retenant ma haine. J’avais pourtant tué des malotrus dans ma vie, notamment des adorateurs d’Özan. Mais pas dans un but qui me serait favorable. Je le faisais pour protéger le monde de leurs infamies.

Quelle tristesse…. Gémit la Haute Prêtresse de Thaä. Nous en reparlerons demain, terminons, ou du moins essayons, notre nuit.

J’opinais du chef et pris la main de Morianne afin de gravir les marches menant à notre lit. Une fois dans la chambre j’ôtais mes vêtements et me couchais. Soudain, sans que je ne le sente, je me mis à pleurer. Toutes ces émotions, c’était trop pour ma personne. En plus il faudrait prévenir la mère et le frère de Lalita demain. L’arcaëllienne avait à peine dix-sept ans. Sa mère était malade et, avec son frère aîné, elle ramenait de l’argent à sa génitrice pour qu’elle mange à sa faim et est les soins nécessaires à sa pathologie.

J’expliquais la situation à ma dulcinée, m’asseyant dans le lit. Je lui fis part de mon désir d’aller moi-même annoncer la nouvelle à sa famille. J’ajoutais que je pensais donner cent pièces d’or de plus à la mère de Lalita pour ses bons et loyaux services.
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Jeu 7 Juin - 10:14
Nous ne pouvions pas dormir, comme je m'y attendais. Cet événement avait été trop tragique, trop pesant sur notre esprit pour trouver la quiétude nécessaire au sommeil. Tandis que je tentais de rassurer et consoler Sëya, cette dernière m'avoua vouloir annoncer cette terrible nouvelle à la famille de Lalita. Je hochais de la tête, totalement d'accord avec elle. Je lui fit part à mon tour que pendant ce temps, j'irais rendre une visite à ce Sir Pomaze Vinver. Il allait devoir s'expliquer.

Je sentais une certaine réticence de la part de ma bien aimée qui préférait que se soit la milice qui s'en charge. Je pouvais aisément le comprendre, mais je n'avais pas la moindre confiance envers les soldats et la justice d'Yban. A tous les coups, ils allaient punir l'esclave et pas le maître. Ils ne pousseraient même pas l'enquête plus loin, alors que j'étais convaincu que ce meurtre était lié de très près à notre petite fête de la veille au soir. Cela ne pouvait être autrement ! On avait voulu nous envoyer un avertissement, et Lalita en avait payé le prix. Il fallait que je trouve à présent qui.

- Ne t'inquiète pas, je serais prudente, lui promis-je.

Nous nous relevâmes, ne trouvant définitivement pas le sommeil. Nous nous occupâmes comme nous pouvions, en aidant les domestiques par exemple, en accomplissant les tâches que Lalita aurait accompli. Le matin arriva bien vite et il nous incomba de préparer le petit déjeuner. Ce ne fut pas aussi extraordinaire que ce que nous avions coutume d'avoir ici, mais notre petit pain brioché fit bien l'affaire. Nous en fûmes satisfaites, tout comme nos convives qui n'eurent, comme nous, pas beaucoup d'appétit.

- Je vais venir avec toi ! déclara Brohmac suite à l'annonce que je fis. Ce sera plus sûr. On ne veut pas qu'il t'arrive la même chose qu'à Lalita...

Tout le monde baissa la tête. Personne, à part Brohmac, n'était encore prêt à parler de Lalita aussi ouvertement.

- Merci, Brohmac, lui dis-je.
- J'irai avec Sëya, déclara la Haute Prêtresse. Je préfère m'assurer qu'elle soit en sécurité. Et puis c'est également mon devoir de m'occuper de ces choses là.
- On va assurer la sécurité de vos domestiques,
assura Sazan. Hors de question que cela se reproduise en votre absence.
- Heu... Moi aussi ?
demanda Maïa d'une voix tremblotante.
- Oui, toi aussi ! répondit sèchement la prêtresse de Ge-Ban.

Maïa se tordit les doigts entre eux, visiblement peu enthousiaste face à cette nouvelle. Amaya, qui nous avait rejoint, se craqua les doigts et annonça de sa voix forte :

- Qu'ils y viennent ! Je leur arracherai la tête à ces enfoirés !
- Hum... Merci Amaya... Ton enthousiasme fait plaisir à voir, dis-je.

C'est sur ces mots que chacun parti de son côté. Accompagnée de Brohmac, je me dirigeai donc vers la rue Bel Âge, bien décidé à faire parler ce marchand d'esclave. Alors que nous marchions en cette direction, nous aperçûmes les soldats de la milice investir un bâtiment. A tous les coups ils étaient venus pour questionner Vinver. Au moins nous savions à présent où il habitait, mais nous ne pouvions pas nous pointer comme ça, pendant l'enquête des forces de l'ordre.

- Qu'est-ce qu'on fait ? demandai-je à Brohmac.
- On attend. S'ils partent sans embarquer Vinver, ce sera à notre tour de lui rendre une petite visite, qu'en dis-tu ?
- Bonne idée... Attendons...

Le lorcq me fit signe de le suivre. Nous nous posâmes à la terrasse d'une taverne qui ne se trouvait pas très loin. Idéal pour observer ce qu'il se passait sans paraître suspect. Brohmac nous commanda de quoi boire en attendant. Il semblait si décontracté qu'il était difficile de s'imaginer qu'il était en pleine mission d'observation. Ce n'était pas tellement mon cas. J'étais nerveuse, et le soleil me tapait sur la tête au point que s'en était désagréable. Il soupira et prit ma capuche pour me la coller sur la tête.

- Tiens toi tranquille ! Tu vas attirer les regards. Et si tu as le soleil qui te dérange, mets ce capuchon, bon sang.
- Merci... Et désolée... C'est juste que... Je bous à l'intérieur. Ce salopard ne perd rien pour attendre.
- C'est bien d'avoir la hargne, mais il faut que tu te maîtrises. Tu vas tout faire foirer sinon.
- Oui... Tu as raison...

Tout en essayant de ne pas trembler, je me saisis de ma tasse de chocolat chaud, en buvant une gorgée pour me calmer mais le liquide était trop chaud et je me brûlai le palais et la langue. Je jurai tandis que Brohmac se mit à rire doucement en prenant une gorgée de sa cervoise.

- C'est pour ça que je prends toujours une boisson froide dans ce genre de situation.
- De l'alcool dès le matin ? Très peu pour moi...
- C'est pas pour une petite cervoise que ça va changer quelque chose...

Nous restâmes là à observer en silence la demeure de Vinver, attendant qu'il se passe quelque chose. Au bout d'une heure, la milice finit par en sortir... Sans le dénommé Vinver.

- Le salaud !! J'en étais sûre ! Ils ne l'ont pas arrêté ! Il va voir ce que...

Brohmac me saisit par l'épaule et me fit me rasseoir.

- Du calme, la justicière en herbe ! On attend de voir ce qu'il se passe... Patience...
- Mais...
- J'ai dit, patience...

Nous attendîmes encore quelques minutes et nous vîmes une personne sortir de la bâtisse, d'un pas leste. L'humain en question semblait visiblement pressé. S'agissait-il de Vinver ? Probablement. Je me levais précipitamment pour aller à sa rencontre quand Brohmac me retint par le bras.

- Mais qu'est-ce que...
- On va le suivre discrètement ! Peut-être qu'il nous mènera au vrai commanditaire de toute cette affaire.
- Pas bête...
- Allez, viens ! Et tâchons de rester discrets ! Le mieux ça serait que l'on se fasse passer pour des proches.
- Bonne idée ! Tu pourrais te faire passer pour mon père.
- Hééé ! J'ai l'air si vieux que ça ? J'aurais plutôt dit un couple...

Je lui collais un coup de poing dans les côtes. Le lorcq grogna de douleur. Et puis quoi encore ???

- On va plutôt dire, le grand frère chiant ! pestais-je.
- Et la petite sœur casse-pied et violente... Argh...

Nous nous mîmes ainsi à la poursuite de Vinver...
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Jeu 7 Juin - 10:44
Loreleï était un soutien précieux pour cette annonce terrible et douloureuse. J’avais pris une bourse qui était bien ronde. Cela n’apaiserait sans doute pas la douleur de la mère et du frère de Lalita mais ils ne seraient pas dans le besoin une courte durée. J’avais la tête basse, retenant mes larmes et ma colère.

Nous arrivâmes dans la rue Joli Pré, là où était la demeure familiale de Lalita. C’était une maisonnette que ne payait pas de mine de l’extérieur. Il y avait une fenêtre donnant sur la cuisine et une petite porte en bois de sapin. Je m’approchais, pris une grande inspiration et toquais sur le battant. Nous attendîmes quelques secondes avant que la porte ne s’ouvre sur un arcaëllien à la peau basanée et au regard bleu. C’était Lalita en version garçon.

Bonjour Gaïer. Je suis là pour parler de Lalita… Pouvons-nous entrer ?
Je vous en prie, Dame Nazen. Que se passe-t-il, vous semblez bouleversée… Répondit le frère de Lalita.
Je… J’ai une triste nouvelle à vous annoncer. Répondis-je d’une voix cassée tout en entrant dans la cuisine. La mère de Lalita était assise sur une chaise à la table.
Bonjour Dame Nazen. Que me vaut vôtre visite ? Demanda-t-elle d’une voix faiblarde.
Et bien… Je m’assis face à Köanna. Il y a eu un drame hier au manoir… Un esclave s’est infiltré dans la demeure et… Et il a poignardé votre bien-aimée fille.
Non… C’est… Etait-elle en vie ? Demanda Gaïer les poings serrés.
Je… Toutes mes condoléances…. Loreleï s’occupera des funérailles et je paierais tout. De plus j’ai cette bourse pour vous. Je posais les pièces d’or sur la table, les larmes aux yeux.
La…Lalita ! Köanna enfouit son visage entre ses mains et pleura. Son fils vint à elle et la prit dans ses bras.
Je suis navrée, vraiment. Mais le coupable paiera, je le jure devant ma mère, Thaä !
Nous avons deux personnes sur la trace du commanditaire. Et… Je suis désolée pour vous. J’espère que Jurk et Gar’Haz seront clément avec votre gentille fille. Une prêtresse de Gar’Haz sera avec moi demain pour la crémation. Je ne sais que vous dire, c’est une terrible perte et une douleur sans fin. Les enfants ne devraient pas succomber avant leurs parents…. Mais la punition tombera tôt ou tard. Soit par la voix des Arcaëlliens, soit par les voix Divines. Loreleï fit silence. Les sanglot de la mère étaient déchirants.
Vous pouvez lui rendre un dernier hommage chez le croque-mort Jüsret Nayder dans la rue « Des saints de Jurk ».
Merci Dame Nazen… Je sais que cela vous affecte aussi. Nous honorerons sa mémoire aussi longtemps que possible. Déclara Gaïer.

Je me levais, saluais la famille de Lalita et pris la porte. Loreleï posa une main sur mon épaule gauche et me dit que j’avais été bonne pour eux. Je hochais la tête et nous prîmes la route du retour.
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Mar 12 Juin - 10:11
Nous nous mîmes ainsi à la poursuite de Vinver, en essayant de garder une distance raisonnable entre lui et nous. Nous faisions parfois mine de nous arrêter à une boutique, ou un étale, comme pour nous intéresser à ces marchandises tandis que nous gardions un œil sur Vinver qui ne semblait pas serein. Il se glissait de rue en rue, tel une anguille. Nous faillîmes le perdre mais les talents de pisteur de Brohmac nous mirent rapidement sur la voie.

Il pénétra dans un jardin publique, l'un des plus beaux que j'eus pu voir dans tout Cescan. De nobles gens s'y promenaient en toute quiétude. Nous allions faire tâche au milieu de tous ces gens si précieux. A nos tenues, nous avions l'air plus de mercenaires que de personnes prestigieuses et fortunés.

- On va nous remarquer... émis-je à Brohmac.
- Un peu trop même... Vinver risque de se douter de quelque chose. Il n'a pas encore fait attention à nous, mais ici, ça sera flagrant, surtout avec ta dégaine de sauvageonne.

Je lui collais un coup de pied dans le tibia et il pesta de douleur. Personne ne me traitait impunément de sauvageonne, sauf peut-être Sëya.

- Ah ! Bordel ! J'ai... J'ai une idée ! Couvres-toi de ta cape ! Ça devrait pouvoir passer avec celle là. On ne verra pas le reste de tes vêtements. Je vais jouer les gardes du corps.
- Chouette ! J'ai un larbin maintenant !
- Ah ah... Très drôle... grogna-t-il.

Il resta donc à quelques mètres d'écart, juste assez pour mettre de la distance entre nous tout en faisant supposer qu'il était là pour me protéger. Je pris l'air hautain des nobles de Cescan, j'avais même presque l'air d'une lady des Citées Blanches. Heureusement pour nous, je ne portais pas mes peintures tribales ce jour là, en général j'évitais de m'en couvrir quand nous étions à Cescan ou tout autre grande ville, ça a tendance à attirer les regards et les ennuis. J'avais du déposer mon arc et mes flèches dans un amas de buisson pour ne pas me faire remarquer. Une arme aussi rustique ne faisait pas vraiment « dame noble ».

Je me mis donc à suivre Vinver, talonnée de près par Brohmac qui jetait des regards suspicieux partout autour de lui. L'homme s'arrêta à un banc et s'y assit, rejoint presque aussitôt par un mzekils à la tenue distinguée. Il portait un haut-de-forme et une tenue, tous deux blancs comme neige. Sur son visage, trônait un pince-nez aux verres teintés, qui lui donnait un air énigmatique en plus de sa moustache et de son bouc fin et fini par une boucle finement définie.

Tandis que je passais devant eux, ils continuaient de regarder l'horizon en silence. Ils prenaient probablement le temps de cacher les apparences et de faire comme s'ils ne se connaissaient pas. Stratagème qui aurait pu fonctionner face à des esprits faibles, mais je ne marchais pas. Je ne pus cependant pas m'arrêter plus longtemps, ni même jeter un œil en leur direction sans quoi cela aurait paru suspicieux. Nous dûmes nous éloigner avec Brohmac. Nous vîmes de loin les deux hommes s'échanger quelques mots sans pouvoir les distinguer. Impossible de savoir de quoi ils parlaient, mais les deux se séparèrent à un moment, Vinver semblant regagner la direction de sa demeure tandis que l'autre prenait une direction opposée.

- Je vais suivre ce type louche, occupes-toi de suivre Vinver, ordonna Brohmac.

J’arquais un sourcil avant de dire avec un certain mépris dans la voix.

- Depuis quand un garde du corps décide de ce qu'une noble dame doit faire ? Filez, manant ! Que je ne vous y reprenne plus à me commander.

Il soupira avant de lâcher un sourire et de partir à la suite du mzékils aux vêtements blancs tandis que je riais sous cape et emboîtait le pas à Vinver, récupérant mon arc au passage.  

***

Scathach était restée à la demeure des Nazen. Elle attendait patiemment le retour de Morianne et Sëya, se rongeant les sangs. Elle craignait pour la sécurité de ses deux jeunes femmes, si précieuses à ses yeux. Elle entendit frapper à la porte et entendit l'une des domestiques, accompagnée de Sazan, aller ouvrir.

- Bonjour, Capitaine Gorvin Solem, de la milice de Cescan. J'ai appris ce qu'il s'est passé ici par mes gars. J'aurai voulu voir Dame Nazen pour lui présenter mes condoléances et... discutez avec elle de ce qui s'est passé.
- Dame Nazen est absente pour le moment. Elle est allée présenter ses condoléances à la famille de Lalita... et...


La domestique faillit fondre en larme tandis que Scatach les observait de loin. Sazan dut prendre la relève.

- Dame Sëya n'est pas là pour le moment, mais vous pouvez l'attendre dans le petit salon si vous le souhaitez. Je vais vous y accompagner.
- Merci bien !

- Laissez, Sazan ! Occupez vous de cette pauvre enfant qui va fondre en larmes. Je vais guider notre nouvel invité. Je me présente : Scathach, je suis... la... belle-mère de Sëya.
- Oh ! Oui, je vous reconnais ! C'est vous que j'ai vu à la représentation d'hier. Enchantée, madame.
- Veuillez me suivre. Je vais vous faire patienter le temps que Dame Sëya ne revienne.

La sorcière guida le Capitaine de la garde jusqu'au petit salon et l'invita à prendre place dans un des fauteuils. Le mzékils à la gueule cassée ne se fit pas prier et s'installa.

- Sale histoire... Quand j'ai appris la nouvelle, j'ai tout de suite accouru par ici...
- C'est gentil de votre part, Capitaine.
- C'est sûrement un coup d'une de ces familles qui étaient présentes à la réception. J'en mettrais ma putain d'main à couper.
- Je le pense également... Je ne crois pas que cela soit dût au hasard... affirma Scathach.  
- Oh que non... Quant à ce p'tit fumier... bordel... il va falloir que j'en parle à votre belle-fille. Toute cette saleté d'histoire risque de finir par devenir politique.

Scathach resta silencieuse, elle n'en avait pas néanmoins pleins de pensées en tête. Le Capitaine avait sans doute raison, et elle craignait l'escalade de violence qui pourrait en suivre. Elle jeta un œil à la fenêtre et déclara alors.

- Vous allez pouvoir lui en parler. Elle vient d'arriver...
- Parfait.
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Mar 12 Juin - 11:05
La prêtresse de Thaä était aussi silencieuse que moi. Tout cela était horrible et sans nom. Pauvre Lalita, elle qui était si douce et souriante. Pourquoi elle, d’ailleurs. C’était tellement injuste…. Prise dans ma morosité, je ne fis pas attention à la durée du chemin. J’avais la tête basse et les larmes aux yeux. La famille de mon ancienne domestique était dévastée. Ça pouvait se comprendre car la jeune arcaëllienne avait encore de belles années à vivre…. Je soupirais doucement et discrètement. Loreleï semblait, elle aussi, dans son monde. Cependant, elle restait fière et digne. Je secouais négativement la tête pour chasser mes idées noires. Il était certain que tout ce remue-ménage était dû à la pièce de la veille au soir. J’espérais que Morianne et Brohmac seraient plus informés sur les faits de la nuit.

Après un petit temps nous arrivâmes au manoir de Nazen. Ma demeure. Je priais les Dieux pour qu’il n’y ait pas eu d’autres drames en mon absence. Je montais les quelques marches menant à la porte d’entrée et tournais la poignée. Entrant dans ma maison, je fus accueillie par l’une des servantes qui m’informa de la présence de Gorvin Solem. Il était capitaine de la garde. Je remerciais l’arcaëllienne et me rendis dans le petit salon où le vaillant mzékils m’attendait.

L’arcaëllien se leva de son fauteuil et vint me saluer. Scathach et Loreleï nous laissèrent seuls. Je demandais à Gorvin ce qui l’amenait en ma demeure. Il soupira et alla s’asseoir avec une certaine dignité. Je l’imitais, me mettant face à lui. Il m’expliqua être informé de l’acte barbare qui c’était joué cette nuit. Baissant la tête, je le remerciais pour ses condoléances. Sir Solem ajouta qu’il était personnellement sur l’affaire. Il ajouta que cet odieux meurtre ne resterait pas impuni. Il m’annonça également que l’elfin avait été pendu ce matin à l’aube. Je fus un peu peinée pour l’esclave mais, après tout, il avait choisi son destin en commettant cet acte sans nom.

Je demandais à l’arcaëllien au visage buriné s’ils avaient une piste. En dehors de Sir Vinver. L’esclavagiste de Cescan. Le vendeur d’arcaëlliens…. Je secouais la tête, chassant les larmes. J’étais plus ou moins sûre que Vinver n’avait pas agi seul. Il fallait trouver le ou les coupables et les faire payer le prix fort. Même si j’étais contre la peine de mort. Tuer un tueur n’était pas une sage décision à mon sens. Mais, à Yban, c’était ça la peine capitale. Au Royaume on enfermait à vie les mécréants. Qu’importe leur rang ou leur âge. J’admirais, en secret, la politique d’Amalÿ Tahora’Han. La mzékils était douce et, en même temps, autoritaire lorsqu’il le fallait.

Sortant de mes pensées, je demandais au capitaine de la garde s’il désirait boire quelque chose. L’arcaëllien refusa poliment et me dit qu’il devait me poser des questions.

Je vous en prie, j’essaierais d’y répondre le mieux possible.
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Dim 17 Juin - 21:35
Le Capitaine Solem se passa une main sur le visage, réfléchissant avec soin à ses mots. Il était évident qu’il devait faire preuve de tact, mais il n’était cependant pas toujours très doué pour cela, il avait tendance à être franc voir même sec. Un trait de caractère que certaines personnes appréciaient chez lui, et que les autres détestaient.

- Merci de m’accorder votre précieux temps, Dame Nazen. Et encore toutes mes condoléances pour votre domestique. J’aurai bien fait retarder l’exécution de cet elfin, mais je n’ai appris la nouvelle que ce matin en voyant le type pendu à sa corde. Enfin bon… Il a eu ce qu’il méritait après tout. Mais c’est dommage… on aurait pu… enfin je sais pas… en faire un exemple… Enfin bref ; ce qui est fait est fait.

Il se redressa sur son fauteuil et observa à la fenêtre, suspicieux. Il avait tendance à être un peu trop prudent par nature. Il se tourna a nouveau vers Sëya, légèrement renfrogné.

- Bien… On va quand même essayer de coincer les fumiers qui ont monté le coup. Vinver devait pas être le seul sur l’affaire. J’le connais, on a du lui monter la tête en lui disant que vous étiez une menace pour son commerce. Un de ses clients sans doute… Il me faudrait une liste des invités qui sont partis plus tôt lors de votre représentation d’hier. P’t’être qu’avec un peu de chance, on trouvera des clients de Vinver et on pourra alors faire le lien… On va quand même aussi prendre la liste de ceux qui sont restés après. Des fois que… Hum… Sinon… J’ai une question… la dernière : vous auriez une idée de qui aurait pu monter le coup ? Genre une famille qui vous en voudrait tout particulièrement ?

***

Je suivis le plus discrètement possible Vinver, il semblait moins alerte, comme s'il ne craignait plus grand chose. Arrivé à sa demeure, je voulus le suivre et lui poser quelques questions à ma façon. Je pénétrai alors chez lui, bien décidée à avoir des réponses. Manque de chance, à peine entrée que je tombe sur un domestique qui s'étonne de me voir rentrer en douce.

- Que... bégaya-t-il.  

Je me jette en avant, l'attrape par le cou et lui pose une dague sous la gorge. Il n'a rien le temps de voir venir. Je réclame son silence en le menaçant. Il se tait, implorant ma pitié.

- Rends-toi au manoir Nazen, c'est la rue du temple de Thäa, là-bas, tu diras que tu viens de ma part. On t'offrira du travail et on t'affranchira. Je suis sûr que ton maître ne pourrait pas t'en offrir autant. Mais surtout, fais le en silence et laisse moi entrer.

Il resta un moment silencieux, ne semblant pas réaliser ma proposition jusqu'à ce qu'il décide de murmurer.

- Merci... merci...

Il s'en alla en vitesse, quittant la demeure pour se rendre probablement au manoir. Je me félicitais de ma vivacité d'esprit et continuai mon infiltration dans cette maison où se trouveraient sûrement d'autres esclaves. Je doutais que mon offre marche pour tous, mais avec un peu de chance j'arriverai jusqu'à Vinver sans tomber sur l'un d'entre eux.

Sans problème, je passe le premier couloir, je tends l'oreille, à la recherche d'un son ou d'une voix qui pourrait trahir la présence de Vinver. J'entends une bouteille se déboucher. C'est probablement ma proie qui est en train de se servir un verre pour décompresser. Je me jette en avant, parcourant silencieusement le couloir qui mène à un petit salon ou Vinver semble se prélasser dans un fauteuil doublé de velours. Il ne faisait pas attention à moi, absorbé dans ses pensées, et l'admiration qu'il portait à son verre d'alcool. Je remonte ma capuche correctement, m'assurant qu'il ne verrait pas mon visage et pénètre subitement dans la pièce en tirant une flèche juste à côté de son fauteuil.

Surpris, l'homme au crane chauve sursaute et lâche son verre qui se brise au sol alors qu'il se met à couiner de peur. J'encoche une nouvelle flèche et la pointe en sa direction. Il lève les mains et implore alors.

- Noooon ! Non pitié ! Ne me faites pas de mal ! J'vous en supplie !
- Pomaze Vinver ?

Il suait abondamment du front, complètement apeuré. Il craignait réellement pour sa vie. Il tremblait et finit par répondre.

- Heu... Je... oui, c'est moi... mais... Par pitié ! Ne me tuez pas ! Je vous donnerai tout ce que vous voulez. Je peux vous donner de l'argent, beaucoup d'argent !
- Je ne veux pas de votre argent, Vinver. Je veux des réponses, et vous allez me les donner. Pourquoi avoir envoyé votre esclave tuer la domestique de Dame Nazen ?
- La domestique de... Mais... enfin je... Non... ce n'était pas ce qui... Écoutez, je ne sais pas de quoi vous parlez ! Laissez-moi, j'vous en supplie...

Je tirais une flèche dans son fauteuil, juste en dessous de son entrejambe et encochai une nouvelle flèche.

- Oh non, pitié, non... Je vous en pries !
- Répondez à ma question !
- Je ne peux pas... Si je le fais, je suis mort...
- Si vous ne répondez pas, vous le serez aussi ! Je n'hésiterai pas ! Vous n'êtes pas le premier !
- Je ne voulais pas ça ! Mais... mais il faut me comprendre ! Dame Nazen menaçait mon commerce ! C'est eux qui me l'ont dit...
- Qui ???

Je me rapproche, pointant ma flèche en direction de sa tête. Il commence à pleurer.

- Oh noooon... non pitié... Je... Je voulais juste passer un message. Et puis ce n'était qu'une domestique...
- Non !!! Elle s'appelait Lalita ! Retenez son nom, espèce d'enfoiré ! Lalita ! Elle était jeune, douée, et serviable. Elle avait le cœur sur la main et elle faisait son travail avec rigueur et dévotion. Elle avait une famille, des amis même. Alors répondez moi, sinon je vous jure que je ne manquerai pas de vous coller cette flèche dans la tête. Qui vous a encourager à faire ça ??
- Un client... un très bon client... mais je ne peux pas vous dire son nom. Je n'en ai pas le droit. Je ne trahirai pas ma parole.
- Alors vous allez mourir ici et maintenant !
- Mederick Corlin ! Un type bizarre, toujours habillé en blanc, avec des lunettes aux verres teintés. Un mzékils qui travail pour... je ne sais pas qui d'ailleurs. Je ne connais que lui, c'est un intermédiaire ! Il me paie bien, alors je ne pose pas de question. J'vous en pries, épargnez moi ! Je vous ai tout dit.

Je baissais mon arc. La piste s'arrêtait là. Il ne m'avait rien appris que je ne savais déjà. Brohmac aurait peut-être plus de chance de son côté. J'hésitais à présent... Devais-je l'épargner ? Ma raison me dictait que oui. Je m'apprêtai à partir quand Vinver ajouta :

- Si... Si vous cherchez de nouveaux domestiques... je... je suis prêt à vous faire un prix...

Ce furent ses derniers mots, des mots de trop. Je me tournais vers lui et lui collai une flèche dans la poitrine. Il me regarda avec des yeux stupéfaits avant de commencer à convulser, pris de douleur.

- Je n'ai aucune pitié pour les monstres esclavagistes sans cœur comme vous ! Gardez votre or, et étouffez-vous avec ! Et priez Jurk qu'elle ait assez pitié de vous pour intervenir en votre faveur lorsque vous vous trouverez devant Gar'Haz !

Je me rapprochais de lui et retirai ma flèche avant de la ranger dans mon carquois, provoquant une véritable effusion de sang.

- Et je reprends ça ! Merci !

Je m'en allais, furieuse. Il avait eu ce qu'il méritait. Je quittais la demeure pour rejoindre celle des Nazen.
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Lun 18 Juin - 15:23
J’écoutais avec attention le capitaine Solem. Le mzékils était plutôt direct et franc. Il m’avoua qu’il aurait aimé faire de la mort de l’elfin un exemple. Il me demanda la liste des arcaëlliens étant partis à la fin du spectacle et ajouta qu’il aimerait aussi avoir les noms des familles restées après la représentation. Je lui promis de lui faire parvenir la liste des invités dès le lendemain matin. Je lui avouais que pour cela je devais dépêcher quelqu’un au vignoble. Il me posa une dernière question et un nom me vint immédiatement en tête : Glends’Gôl. La famille de Saladin. Je fis part de cela à Gorvin.

Nous devisâmes avec le capitaine pendant un moment. Une fois qu’il fut satisfait des informations que je lui apportais, il se leva, me salua et s’en alla. Je me retrouvais seule pour quelques secondes. En effet Loreleï et Scathach ne tardèrent pas à me rejoindre. Elles ne me posèrent aucune question. La sorcière posa une main affectueuse sur ma tête. Ce fut le geste qui déclencha mes larmes. Je me mis à pleurer tel un bébé.

J’étais triste et en colère. Au fond, j’espérais la mort de Pomaze Vinver. Une mort douloureuse et terriblement lente. A cause de lui il y avait deux morts. L’elfin qui avait tué Lalita et la jeune arcaëllienne. Serrant les poings, grinçant des dents, j’essayais de me calmer. Bien évidemment je n’y arrivais pas.

On frappa doucement à la porte, Loreleï alla ouvrir. C’était l’un des employés du manoir avec un… Un esclave ? Un humain en apparence. Il m’explique qu’une sauvageonne lui a dit de venir quérir sa liberté en ce lieu. Je hochais la tête et lui demandais s’il avait faim ou soif. Il baissa la tête et m’avoua avoir faim et soif. Je demandais à Hulric de le conduire dans la salle à manger. Malheureusement, contrairement à ce que croyait Morianne, je ne pouvais l’affranchir. En effet, il ne « m’appartenait » pas. Mais je pouvais lui offrir la liberté en lui retirant son collier et en lui payant un voyage vers l'Ouest de Kaïl.

On m’informa que Morianne était rentrée. Je quittais la pièce où j’étais et allais à sa rencontre. J’avais cessé de pleurer mais la tristesse et la colère étaient bien présentes. Avant que ma dulcinée n’ait le temps de parler, je lui contais ma journée. Une fois fait, je lui demandais ce qu’il en était de Vinver.
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Jeu 21 Juin - 18:17
Mon visage était sombre alors que je remontais la rue pour rejoindre celle du temple de Thäa. J’étais amère suite à mon acte, mais cet homme l’avait cherché. D’autres le rejoindraient bientôt, j’en étais intimement persuadée. La guerre était déclarée, ma décision avait scellé le destin. Non… bien avant, ceux qui avait perpétrer cet assassinat dans notre demeure avait engendrer cela. Il ne serait plus question seulement de justice en ce jour, mais également de vengeance. J’avais beau ne plus être Badb, je sentais en moi cette rage bouillir, ce sentiment d’injustice que je devais combler par le sang de mes ennemis.

J’étais enfin arrivée au manoir, Sëya m’y attendait avec impatience. Elle me conta sa matinée qui avait été affreusement éprouvante d’un point de vu psychologique. Je pouvais le comprendre. En tout cas, je fus agréablement surprise de savoir que le Capitaine Solem était de notre côté. En vint finalement le moment tant redouté où Sëya me demandait ce qu’il en était de Vinver. Je ne pouvais rien lui cacher de toutes manières, la vérité s’imposerait d’elle même, autant lui raconter ce qui s’était passé. Je lui expliquai que Brohmac et moi nous étions séparé durant la filature. J’avais suivi Vinver pour lui faire cracher le morceau. Je finis par me saisir de la flèche encore pleine de sang dans mon carquois et la montra à Sëya.

- Vinver a eut… un accident tragique… Ce salopard a eu ce qu’il méritait. Et non, Sëya, je ne regrette pas ce que j’ai fait. Je sais que… la vengeance n’est pas forcément la meilleure solution mais là… Il faut leur montrer que nous ne reculerons devant rien, Sëya… Ils ont détruit toute forme de solution pacifique en planifiant l’assassinat de Lalita. S’ils veulent la guerre, je ne vais pas rester les bras croisés à attendre sagement qu’ils nous tuent un par un !

Je restais un moment silencieuse, j’étais quelque peu hésitante à présent. Est-ce que mon aimée voyait les choses de la même façon ? Allait-on être en désaccord cette fois-ci ? J’en avais affreusement peur. J’avais pris une lourde décision en exécutant Vinver.
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Jeu 21 Juin - 18:56
Morianne me conta ses aventures du jour. Elle m’avoua le meurtre de Vinver. Je fus à la fois contente et outrée. Une fois mort, il ne servait plus à rien…. Je soupirais et pris mon aimée dans mes bras. Je lui murmurais qu’elle avait fait au mieux et que Vinver avait choisi son destin en faisant tuer Lalita. Je reculais un peu et replaçais une de ses mèches derrière son oreille droite. Je déposais un doux baiser sur ses lèvres.

Küran, un tahora à mon service, vint nous annoncer que le déjeuner était prêt. Je le remerciais doucement et lui dis que nous arriverions dans un instant. L’arcaëllien, un ancien esclave, s’inclina et partit. Je tournais ma tête vers ma dulcinée et lui demandais ce qui l’avait poussé à tuer le marchand d’esclaves. Je pris sa main gauche entre les mienne et lui avouais que j’étais soulagée qu’elle soit en vie.

Je retins mes larmes en pensant à la famille de Lalita et au destin tragique de cette dernière. Je baissais la tête et lâchais la main de mon adorée. Serrant les poings, je tentais de rester stoïque. Vinver n’avait eu que ce qu’il méritait dans le fond. Si je m’écoutais, je serais capable de pourfendre tous les marchands d’arcaëlliens…. Un être vivant n’est pas une marchandise ! J’avais déjà du mal avec le commerce d’animaux alors celui d’esclaves…. J’eus un hoquet. Me blottissant contre Morianne, je me mis à pleurer.

Après une dizaine de minutes ainsi, Loreleï, inquiète de ne pas nous voir arriver à table, débarqua dans le couloir. D’une voix douce et maternelle, elle nous invita à la suivre. Je pris la main de ma douce et tendre dans la mienne et nous emboîtâmes le pas à la Prêtresse de Thaä.

Je regardais la table. Je vis un rôti avec des pomme-de-terres nouvelles. Je pris place sur une chaise et posais ma serviette sur mes genoux. Je n’avais pas vraiment faim mais faire grève n’était pas une solution. Je fermais un court instant les yeux et priais Gar’Haz de veiller sur Lalita.

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Lun 25 Juin - 18:07
J’étais restée silencieuse face à Sëya. Au moins ne m’en voulait-elle pas pour mon acte. Elle chercha même à le comprendre en me demandant ce qui m’avait poussé à le faire.

- Et bien… C’est… Je…

Je réfléchis un moment. Qu’est-ce qui m’avait poussé à faire ça ? Le dégoût, aurai-je dit… Mais je n’eus pas le temps de répondre que ma bien aimée se blottit contre moi pour pleurer. A nouveau je restais sans voix. La journée avait dû être vraiment terrible, et puis Lalita était morte récemment… Rien d’étonnant à ce qu’elle se mette à pleurer. Je retenais ma propre tristesse. Il fallait que je me montre forte pour Sëya, sinon nous allions finir par nous morfondre toutes les deux et pleurer comme des madeleines -même si je ne sais toujours pas ce que ça veut dire d’ailleurs-.

J’essayais alors de la rassurer du mieux que je le pouvais quand Loreleï nous invita à la suivre pour aller prendre le déjeuner. Nous la suivîmes sans discuter et je finis pas répondre à Sëya.

- Il a osé me proposer un nouveau domestique… il a parlé de Lalita comme si elle était remplaçable… Je ne l’ai pas supporté. Ce type n’aurait pas changé d’avis sur l’esclavagisme. Il n’avait aucune idée de la valeur d’une vie…
- De quoi parlez-vous ? s’interrogea alors Loreleï.
- J’ai tué Vinver…
- Par Thaä, Morianne, mais… As-tu perdu l’esprit ?  
- Non ! J’ai simplement fait ce que je devais faire ! Vinver était un fumier ! Il a fait assassiner Lalita ! Justice a été rendu !
- Pas celle de Thaä… Thaä ne serait probablement pas d’accord avec cette… solution radicale !
- La Justice ne revient pas à Thaä mais à Uoc’Thuy ! Et je pense très honnêtement qu’il ne m’en tiendra pas rigueur pour avoir tué un esclavagiste !

La Haute Prêtresse leva les yeux au ciel et joignit ses mains en signe de prière.

- Que Gar’Haz ait pitié de ton âme quand tu arriveras aux portes de son royaume, mon enfant…
- J’espère qu’il aura surtout pitié de ceux qui auront la folie de nous menacer ! Car je n’hésiterai pas à les lui envoyer !
- Morianne ! s’écria la prêtresse, scandalisée.
- J’ai pitié d’eux… Mais je dois défendre les miens, et tous ceux qui n’ont pas eu la chance de naître libres et égaux en droit ! Alors non, Loreleï, je ne regrette pas mon geste ! J’ai bonne conscience et je n’en dormirai pas plus mal. Nos ennemis ont eux-même précipité leur perte. Ni plus, ni moins ! dis-je avec rigueur et fermeté. Maintenant mangeons avant que ce qu’on nous a préparé soit froid. Ça serait dommage…
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Lun 25 Juin - 20:37
L’échange entre Loreleï et ma dulcinée se répétait en moi. J’ouvris les yeux et souhaitais d’une voix fluette un bon appétit à toutes et tous. Nous nous servîmes et mangeâmes à notre faim. Une fois le plat terminé, Kürdan apporta les boissons chaudes c’est-à-dire café, thé et chocolat chaud ainsi que le désert. Une tarte à la fraise. Je me servis un chocolat et pris une part.

Une fois le repas englouti, nous vaquâmes à nos occupations. Pour ma part je fis préparer deux chevaux pour aller au vignoble. Un pour Morianne et un pour moi. Pendant que l’on préparer les montures, je montais mettre un pantalon en cuir marron et une chemise en lin blanche.

Loreleï me supplia de prendre un ou deux gardes du corps. Je refusais disant que j’avais mes armes. Afin de la rassurer je fis apparaitre deux bsurts bruns. Les bêtes nous encadrèrent. Loreleï sembla un peu plus en paix. Je regardais Morianne et nous partîmes dans le même élan.

Hélénore, Saban et Fäzen nous accueillir la mine sombre. Fäzen me présenta ses condoléances. Nous la suivîmes dans la cave. Je lui demandais si elle avait la liste des invités. La tahora hocha la tête et partit dans son bureau. Elle revint avec trois parchemins roulés. Je la remerciais humblement. Fäzen me demanda si je voulais boire un verre avec mon amie. Je refusais poliment disant que je devais me rendre à la caserne pour remettre les parchemins au Capitaine Solem.

Une fois en ville nous nous dirigeâmes vers la caserne, pied à terre. Nous n’étions pas très bavardes. Ce drame m’affectait grandement. Pourtant, je l’admets, j’avais tué moi aussi. Des bandits et des Hayert’Vaäl majoritairement. Gar’Haz allait-il me refouler au porte de l’Autre Monde ? Soupirant, j’essayais de penser à autre chose.

Nous étions devant la caserne. J’attachais mon cheval à l’endroit prévu à cet effet.

Prête, Morianne ?
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Mar 26 Juin - 16:48
Je descendis de cheval. Je n’étais toujours pas habituée à ce mode de transport. Je préférais voler de mes propres ailes. Sëya avait cependant insisté, je ne pouvais la contredire. Arrivées à la caserne, nous demandâmes à voir le Capitaine Solem pour lui remettre la liste des invités. On nous signala qu’il n’était pas présent, qu’il était en train d’enquêter sur un nouveau meurtre. J’étais affreusement tendue. A tous les coups, le meurtre en question était celui de Vinver. J’allais faire subitement demi-tour quand le Capitaine entra accompagné d’une garde constituée de cinq arcaëlliens.

- Ah ! Dame Sëya ! Vous êtes là ! Vous tombez à pic ! J’allais justement vous rendre visite après avoir rempli quelques papiers. Je n’aurai pas à me déplacer, tant mieux. Venez ! On va s’asseoir dans mon bureau. J’ai besoin que nous éclaircissions… certains éléments. Sergent Cortez, je vous laisse vous occuper du rapport sur la victime.
- Entendu, Capitaine.


Nous suivîmes le Capitaine en silence, j’avais moi-même de terribles réserves sur ce qui allait se passer. Il nous fit nous asseoir sur des chaises devant son bureau et s’y installa derrière. Il faisait quelque peu la grimace, il se pinça l’arrête du nez et engagea la conversation.

- Tout d’abord, merci d’être venue me ramener cette liste, elle nous sera forte utile, précisa-t-il en observant le bout de papier avec attention. Maintenant j’aimerai vous parler sérieusement de l’autre affaire qui est en cours. On a retrouvé Vinver, avec une flèche plantée dans le cœur… Maintenant, à tous les coups, ses acolytes vont se méfier et être sur leurs gardes… Ça ne m’arrange pas vraiment…

Je restais silencieuse, le poing serré. Si je lui disais que c’était moi, je ne savais pas s’il allait me faire arrêter et pendre. J’avais peur, mais il fallait que j’assume mes actes.

- C’était moi…
- Heu… je vous demande pardon ? me demanda-t-il incrédule.
- C’est moi qui ai tué Vinver.
- Bordel mais…

Il se leva et alla à la porte de son bureau. Il l’ouvrit et jeta un coup d’œil à l’extérieur avant de la refermer et revenir vers nous.

- Mais qu’est-ce que vous avez foutu ? Qu’est-ce qui vous a pris ?
- C’est lui qui a ordonné l’assassinat de Lalita… Je voulais lui poser quelques questions… Et… Je lui ai donné ce qu’il méritait ! Un mort douloureuse, mais rapide.
- Putain… Vous vous rendez compte un peu, de ce que vous avez fait ?
- Là d’où je viens, on ne se pose pas ce genre de question. Quoi qu’il en coûte, nous protégeons ceux de notre tribu. Vinver a menacé ma famille, ma deuxième tribu si l’on peut dire. Je l’ai tué pour qu’il ne soit plus un danger pour nous.

Gorvin Solem soupira et se passa une main sur le front, visiblement contrarié. Il chercha ses mots, voulu s’exprimer, les ravala pour réfléchir à nouveau avant de finalement dire :

- Je… Je comprend votre raisonnement, mais… ça ne marche pas comme ça, ici ! Je… Bon, ok ! Vinver était un beau salopard, même pour un marchand d’esclave. Mais ça ne vous donnait pas le droit de faire justice vous-même ! Je peux toujours essayer d’étouffer l’affaire, et ça je le fais pour vous, Dame Nazen, parce que j’ai un profond respect pour votre famille et vos idéaux, et parce que je sais aussi que la Princesse va sûrement me demander de faire en sorte que votre… amie ne finisse pas ses jours au bout d’une corde. Cependant, à l’avenir, laissez-nous faire notre boulot, bordel !
- Je suis… désolée… Je ne voulais pas vous mettre dans l’embarras, Capitaine. Cependant, je peux vous informer sur ce que m’a appris Vinver.
- J’espère bien, oui ! Sans lui, on n’a plus de piste à creuser ! Alors ?
- Il m’a avoué que le commanditaire était un certain Mederick Corlin. Il me l’a décrit comme étant un mzékils à l’aspect particulier, qui porte toujours des vêtements blancs et des lunettes aux verres teintées.
- Mederick Corlin ? Hum… ça me dit vaguement quelque chose, oui. C’est un type au service de certaines familles nobles de la Principauté. Il me semble qu’il a déjà bossé pour le compte de…

Il s’arrêta un instant et dévisagea Sëya avec une moue qui n’envisageait rien de bon.

- La famille Glends’Gôl… Bordel… C’est très mal barré. Si ce sont bien eux… Vous avez du souci à vous faire. Je ne pourrais légalement pas grand-chose contre eux…
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Mar 26 Juin - 17:55
L’angoisse que je ressentais devait être palpable. Le meurtre de Vinver avait été découvert. J’avalais avec difficulté ma salive et suivis le Capitaine jusqu’à son bureau. Je ne pouvais pas dénoncer Morianne, mon cœur me l’interdisait. De toute façon le marchand d’esclaves n’avait eu que ce qu’il mérité. Et encore, je trouvais sa mort douce comparait à son crime. Je sursautais lorsque ma dulcinée se dénonça. Je me mordis l’intérieur de la joue droite. Est-ce que le mzékils allait l’arrêter ? Ils parlèrent un petit moment et je fus soulagée quand le Capitaine déclara qu’il étoufferait l’affaire.

Ma douce et tendre partagea avec Gorvin Solem ses informations. Il me sembla inquiet et peu enclin à l’espoir. Que se passait-il dans son esprit ? Il me dévisagea avec une moue n’envisageant rien de positif pour nous. Je me contractais lorsqu’il évoqua la famille Glends’Gôl. Les parents de Saladin, une brochette d’ordures bien puantes. Ils avaient beau être nobles, ils étaient pourris de l’intérieur.

Je secouais négativement la tête et demandais s’il n’y avait pas moyen de les confondre. Le soldat aux ailes noires soupira et me répondit d’une voix lasse que malheureusement les Glends’Gôl avaient trop de pouvoir. Ils détenaient la moitié des « magasins » à esclaves. Ils étaient influents et puissants. Le Capitaine ne pouvait rien contre eux. Ils étaient devenue noble sous le règne de Morloc l’Impur. Le dernier des Dieu-Empereurs. De plus les Glends’Gôl étaient encrés dans l’ancienne tradition et aimaient être supérieur aux autres. Ils étaient infects avec leurs esclaves et leur personnel.

Je me pinçais l’arête du nez et grognais des jurons. Si la justice légale ne pouvait s’occuper de cette famille pourrie, alors nous nous en chargerions. Je l’exprimais haut et fort pour que Gorvin l’entende. Il soupira et m’assura que même la Princesse ne pourrait me protéger du jugement qu’il en découlerait. Je fis non de la tête et assurais que Lalita ne serait pas morte en vain. Le Capitaine baissa la tête et se pinça les lèvres. Il m’assura qu’il ne pouvait cautionner cela mais qu’il ne ferait rien pour nous empêcher de mettre un terme à l’esclavage.

Je me levais, imitée par Morianne. Nous serrâmes la main du mzékils qui nous demanda d’être prudentes. Nous quittâmes le bureau. Une fois dehors, je détachais mon cheval, une jument grise, et pris la direction du manoir.

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Mar 3 Juil - 17:03
Nous rentrâmes à la demeure, pensives toutes les deux. Nous nous étions attendues à cette situation ; nous nous doutions que les Glends'Gôl étaient derrière tout ça, mais l'apprendre ne nous fit pas du bien. De retour auprès des nôtres, nous apprîmes que Brohmac nous attendait. Il nous fit part alors de ce qu'il avait appris.

- Le type que j'ai suivi... Il m'a mené jusqu'à chez lui, apparemment. J'ai donc attendu de voir si quelqu'un allait lui rendre visite. Ça a été le cas. Un jeune homme, habillé richement, il avait l'air gauche et pas très à l'aise. J'ai réussi à m'infiltrer dans le jardin bordant la demeure, et par chance, les fenêtres étaient ouvertes. J'ai pu entendre quelque peu leur conversation, mais pas le nom du gamin. En tout cas, il semblait vouloir être mis au courant de la réussite de la mission qu'on a confié au type aux vêtements blancs.
- Il s'appelle Mederick Corlin ! C'est un intermédiaire apparemment...
- Et bien pour un intermédiaire il gagne drôlement bien sa vie, de ce que j'ai pu voir. Bref... Ce Mederick a avoué à demi-mots qu'il avait tout orchestré et que la mission s'était bien déroulée. Sur ça, le gamin est reparti. Il n'avait pas l'air très enchanté, mais à mon avis on a du l'envoyer un peu contre son gré.
- Tu pourrais nous le décrire ?
- Hum... Jeune, je dirais à peine sorti de l'adolescence. Les cheveux mi-longs, bouclés, avec un air maladif, des cernes prononcées, un nez aquilin, un mzékils...
- Helrick ! C'est mon cousin ! Enfin, la description lui ressemble beaucoup.
- Et bien... ton cousin est dans une sale affaire...
- Fais chier...

Je soupirais. Helrick était un gentil garçon. C'est sans doute sa mère qui l'avait contraint à prendre part à cette histoire. Il fallait faire quelque chose pour le sortir de là, tenter de le convaincre de nous rejoindre. Avec un peu de chance, on pourrait même faire de lui un espion au sein de notre famille, s'il l'acceptait. Je fis part de cette idée à Brohmac et ma bien aimée.
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Mar 3 Juil - 18:00
Nous étions pensive, jusqu’où irait les Glends’Gôl pour protéger leur patrimoine ? La tête basse je réfléchissais. Nous finîmes par arriver au manoir des Nazen. Ma demeure. En arrivant, Loreleï nous informa que Brohmac nous attendait. Qu’avait-il appris ? Le danger était-il plus que réel pour notre famille ? Quand je parle de famille j’inclue les amis, les serviteurs et Morianne.

Brohmac nous fit son rapport, ainsi Helrick était le lien entre Mederick Corlin et la famille Glends’Gôl. Pauvre arcaëllien qui semblait si doux et si prompt à la gentillesse. Je songeais à ce mzékils, ce devait être l’un de ses parents qui l’obligeait à être le lien. Merde…. Il était lié à une sale affaire ce jeune. Morianne nous fit part d’une idée qu’elle avait. Faire de Helrick notre informateur. C’était une bonne idée dans l’optique où il accepterait. Ce qui n’était pas gagné d’avance.

J’exprimais mes craintes et mes doutes sur ce jeune arcaëllien. Il appartenait à une famille éminemment puissante et orgueilleuse. Si ses parents découvraient ses allées et venues entre sa demeure et mon manoir, il soulèverait des doutes. De ce fait, il nous faudrait un lieu neutre et calme. Je proposais une taverne peu fréquentée. Je me passais une main dans les cheveux en soupirant légèrement. Que dire, que faire ? Helrick semblait maladroit…. S’il ouvrait trop la bouche il pouvait se vendre sans même le vouloir.

Je me laissais tomber dans un fauteuil et me pinçais l’arête du nez. Ça n’était pas simple ni de tout repos…. Lalita était morte il y a moins de vingt-quatre heure et nous avions déjà de sacrées pistes. Les Glends’Gôl n’en resteraient pas là malheureusement. Il y aurait sans doute d’autres attaques. Ils pouvaient s’en prendre aux amis comme aux serviteurs. Nous étions dans un cul-de-sac. Il fallait en sortir ! La noble famille, celle de Saladin, était remontée contre moi. Contre mes idéaux. Contre mon action. Comment faire pour faire cesser cela si ce n’est en les tuant tous ? Sauf Helrick qui n’y était pour rien. Je restais silencieuse, remuant la merde qui s’accumulait dans mon cerveau.

Essayons de convaincre Helrick de travailler pour nous. Nous verrons bien comment il réagit et agit.
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Sam 14 Juil - 6:57
- Maintenant, il faut réfléchir à une façon de l’approcher…
- C’est très dangereux de se fier à ce plan, fit remarquer Scathach.
- Oui, mais nous n’avons pas vraiment le choix, expliquai-je à mon tour.

Scathach opina du chef, montrant qu’elle était d’accord. Pour une fois, ma mère naturelle n’opposa aucune objection. Tout le monde se mit à réfléchir et bientôt, le regard de Sazan se posa sur la douce Maïa qui semblait jusque là rêvasser plutôt que songer. Son regard insistant mit la tahora mal à l’aise et elle finit par craquer et dire :

- Mais quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ?
- Je viens d’avoir une idée,
répondit Sazan avec un brin de malice. Et si on lui envoyait la plus douce et la plus gentille d’entre nous lui parler ? Il ne se méfiera pas, et il aura probablement plus confiance en elle qu’en quiconque d’entre nous.
- M… M… Moi ???
bégaya-t-elle.
- Pas bête ! Mais c’est dangereux… fis-je remarquer. Tu penses que tu pourrais y arriver, Maïa ?
- B… B… Ben…
- La couverture parfaite !
déclara Sazan.

On vit Maïa se déconfire, comme si on lui avait annoncé qu’elle était condamnée à mort. La tahora n’était visiblement pas à l’aise avec cette idée, mais c’était justement cela qui rendrait sa participation au plan plus que bienvenue. Qui se méfierait d’une petite tahora, frêle, timide, et craintive ? Même Scathach semblait en accord avec cette décision. Elle y posa toutefois une condition qu’elle jugeait judicieuse.

- Nous devrions peut-être nous assurer d’organiser sa protection en toute discrétion. Mettre sur place une équipe qui serait chargée de les surveiller et de les défendre au cas où ça se passerait mal…
- Maïa sait se défendre… fit remarquer Sazan.
- Oui, mais ça m’étonnerait qu’elle puisse défendre Helrick tout en se défendant elle même.
- Ne la sous-estimez pas ! Maïa n’a peut-être pas tout à fait confiance en elle, mais elle a de vrais capacités.
- Je lui confierai ma vie,
affirma Brohmac.

Les yeux de la tahora se mirent à briller aux paroles du lorcq qui lui jeta un regard, et un sourire rassurants. Je croisais les bras sur ma poitrine, prenant un air grave et réfléchi. Je jetai un œil à Amaya, la lorcq guerrière à la crinière rouge comme le sang.

- Amaya, tu pourrais peut-être te charger de maintenir leur sécurité à distance, non ?
- J’peux même demander à nos vieux camarades de l’université, si certains sont disponibles, de nous donner un coup de main, non ? demanda-t-elle en jetant un regard à Sëya.
- Mauvaise idée, grogna Scathach. Et si certains de vos « anciens camarades » sont des sympathisants de l’esclavagisme ? Ou même des amis de la famille Glends’Gôl ?

Je lançai un regard à Sëya, attendant qu’elle intervienne. Seule elle pouvait nous assurer que leurs anciens camarades ne seraient pas sympathisants des Glends’Gôl.
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Sam 14 Juil - 12:50
Scathach fit remarquer que notre plan n’était pas très prudent. Mais, et Morianne en fit la remarque, c’était le seul qu’on avait. Plongée dans mes pensées, je ne me rendis compte qu’au moment où Maïa parla, que Sazan avait une idée derrière la tête. La tahora, gênée par l’idée de l’arcaëllienne, essaya de s’extirper de cette idée. S’en suivit une discussion. Il fut conclu que la jeune arcaëllienne serait notre porte-parole auprès de Helrick. Cependant, si jamais ça venait à mal tourner, il faudrait une aide à Maïa. Amaya semblait destinée à ce rôle de gardien du bien-être. Cette dernière proposa que l’on recrute des élèves de l’Académie martiale. Tout comme moi Scathach trouvait que cela était une mauvaise idée. Morianne se tourna vers moi, espérant sûrement une indication de ma part. Je soupirais et déclarais d’une voix neutre :

C’est une mauvaise idée, Amaya. On ne peut faire confiance à personne en dehors de notre cercle. Et, de plus, il faut être discret sinon les Glends’Gôl risquent de se douter de nos petites manœuvres. Donc, non pas d’anciens camarades. Amis ou pas, nous risquons de nous mettre en danger. Et un mort dans cette demeure c’est déjà de trop….

Je baissais la tête, Lalita… Elle était morte à cause de moi. Par ma faute elle ne pourrait plus jamais embrasser sa mère ou son frère. Je fermais les yeux trente secondes, essayant de rassembler mes idées. Je finis par annoncer qu’Amaya irait seule avec Maïa. Mais Maïa devait se montrer subtile et tâter le terrain avant de s’engager dans le recrutement. J’ajoutais que Morianne et moi serions dans les parages en cas de besoin. Et aussi pour nous assurer de la discrétion du jeune mzékils maladroit. Je demandais aux autres ce qu’ils en pensaient avant de me tourner vers Morianne en lui disant par télépathie que ce serait dangereux.
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Sam 14 Juil - 17:15
« Je sais, mais ensemble, on se couvrira mutuellement ! Tu peux compter sur moi et moi sur toi ! » répondis-je simplement à Sëya par télépathie.

Personne ne sembla vouloir contester notre plan actuel, seul Sazan et Brohmac rajoutèrent qu'ils se chargeraient de la sécurité de la demeure et des domestiques, en plus de la patrouille de gardes qui avait été assignée à la protection de notre résidence. Le Capitaine avait insisté sur le fait de nous fournir protection et surveillance afin qu'un nouvel incident ne se reproduise pas.

- Hum... A... Alors je m'y prends comment ? demanda timidement Maïa.
- Le mieux, ça serait d'attendre que Helrick sorte de chez lui, pour une quelconque raison : aller boire, manger, travailler, ou que sais-je... A ce moment là, il faudra forcer le destin à faire que vous vous rencontriez. Il faut que ça passe pour un accident, ou une rencontre au hasard. Il faut pas que tu ailles directement le voir, ça paraîtrait suspect.
- D... D'accord... Alors... Je fais quoi ?

Je me pinçais l'arrête du nez. Fallait-il vraiment que je lui explique tout de A à Z ? Ce n'était pourtant pas si compliqué d'imaginer une situation à mettre en œuvre. Je connaissais cependant bien Maïa pour savoir qu'elle n'était pas toujours très douée pour ce genre d'exercice. Sa candeur et sa naïveté n'était pas un atout pour jouer les espionnes...

- Et bien tu n'as qu'à... Bouquiner en pleine rue et le percuter « sans faire exprès », dis-je en mimant les guillemets. Même sans bouquiner, tu peux toujours faire l'étourdie et lui rentrer dedans.
- Mais... Je risque de lui faire mal, non ?

Je me tapais le front avec la paume de la main. Mais quelle gourde... Je soupirais, rassemblant toutes mes forces pour garder mon sang froid. Elle avait le don de m'exaspérer parfois.

- Raison de plus ! Tu maîtrise bien äan, non ? Si tu le blesses, excuses-toi et soignes-le ! Vous pourrez en profiter pour discuter.
- Hum ! Tu tiens une idée, Morianne ! intervint Scathach. Et si on envoyait quelqu'un le tabasser ? Comme ça Maïa intervient, fait déguerpir l'agresseur, passe pour une héroïne en plus de le soigner. Et là ils engagent la conversation.

Je regardais ma mère naturelle d'un air dubitatif. Était-elle sérieuse ? C'était quoi ce plan ? Je sais bien qu'on devait jouer le jeu pour se mettre Helrick dans la poche, mais là... c'était risqué, surtout si une patrouille de gardes passait par là.

- On doit se le mettre dans la poche... pas lui faire peur... C'est beaucoup trop violent ! Et puis si une patrouille passe par là... On va avoir de gros problèmes.
- Hum... Tu marques un point, me concéda-t-elle.
- On pourrait la déguiser et la faire passer pour une noble de Cescan, ou d'ailleurs. Un jeune homme, ça doit bien s'intéresser aux femmes, surtout si elles sont nobles, suggéra Brohmac.
- Et si mon cousin est homo, on fait comment ? En plus, ça marchera pas trop... Maïa risque pas de se faire passer pour une hétéro...

Brohmac se mit à rire. Il acquiesça d'une signe de tête et me concéda que Maïa serait tout de suite découverte. La tahora râla et fit la moue. Elle n'était pas de cet avis visiblement. Elle défendit qu'elle était bien plus douée que ça, et que sa sexualité n'avait rien à voir là-dedans, qu'elle pouvait très bien se montrer convaincante envers Helrick et l'amadouer comme il faut. Je lui fis alors remarquer que je plaisantais, et que le doute était toutefois permis. De toutes manières, nous ne risquions pas grand chose à la faire passer pour une noble. Il était toutefois préférable qu'elle se fasse passer pour une étrangère au pays, ainsi, cela justifierait qu'elle n'ai aucune demeure ici. Scathach approuva, et même Maïa n'eut rien à en redire.

- Sëya, tu pourrais t'occuper de trouver l'une de tes plus belles robes pour Maïa ? Faut qu'elle se fasse belle aussi.
- Voudriez-vous que je m'en charge, ma Dame ? demanda Gaÿane, l'une des domestiques, à l'attention de Sëya.
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Dim 15 Juil - 20:23
Morianne me rassura par des mots simples mais efficaces. Maïa demanda comment elle devait s’y prendre. S’en suivi une discussion rocambolesque. Je me pinçais l’arête de nez et soupirais devant la candeur de l’arcaëllienne. Nous mîmes un plan en place puis, avec gentillesse, je pris la main de Maïa dans la mienne, et dis à Gaÿane de me suivre.

Nous arrivâmes dans ma chambre et j’allais dans l’armoire prendre des robes plus belles les unes que les autres. J’en sortie une saumonée, une verte émeraude, une rouge et une bleue turquoise. J’invitais Maïa à aller dans la cabine où je me changeais pour faire les essayages. L’arcaëllienne commença par la rouge. Elle ne lui allait vraiment pas…. Elle essaya la verte puis la bleue et enfin la saumonée. Je lui fis remettre la bleue. Je l’invitais à venir s’admirer dans le miroir pendant que Gaÿane rangeait les robes inutiles. Un franc sourire se dessina sur son visage. Je lui proposais de se faire coiffer un peu par Gaÿane.

La servante obtempéra et fit une coiffure très travaillée à Maïa. Pendant ce temps j’allais dans la salle d’eau et pris ma boîte à bijoux. Je revins dans la chambre et restais bouche bée. Maïa était resplendissante. Je m’approchais d’elle et lui mis quelques bagues en or jaune et en or blanc puis je lui mis un ras-de-cou en argent avec le symbole de Thaä. Une fois qu’elle fut maquillée légèrement, nous quittâmes la chambre pour retourner auprès des autres.

Lorsque nous arrivâmes dans la pièce il y eu un silence admiratif. Je souris doucement et invitais l’arcaëllienne à aller au centre de la pièce. Elle obéit sans rechigner. Elle demanda alors si nous la trouvions belle et convaincante dans son rôle de noble. Je hochais la tête et attendis la réponse des autres. J’espérais sincèrement qu’elle arriverait à persuader le cousin de Morianne à se joindre à nous.
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Mer 18 Juil - 20:56
Lorsque nous vîmes revenir Sëya, mais surtout Maïa, le silence s'installa dans la pièce. Personne ne semblait réussir à piper mot face à la beauté et surtout l'élégance de la tahora. C'est elle qui finit par rompre le silence en nous invitant à donner notre avis sur son apparence. Brohmac fut le premier à s'exprimer, faisant mine de chercher du regard.

- Où est passé Maïa, et qui est cette ravissante jeune femme ? demanda-t-il en plaisantant.
- Héééé ! protesta-t-elle.
- Il plaisantait, précisa Sazan. Tu es ravissante, Maïa !
- Elle ? C'est Maïa ? s'étonna faussement Brohmac. Je plaisante, Maïa ! Tu es magnifique.

Je restais un moment sans voix. Maïa était splendide dans cette tenue. Il était impensable que mon cousin lui reste indifférent.

- Tu es merveilleuse, finis-je par avouer. On dirait une véritable Dame de la noblesse.
- Madame la comtesse ! ironisa Brohmac en s'inclinant.  
- Hé ! Interdiction de se moquer ! ordonna Maïa.
- Pas mal... déclara Scathach.
- Pas mal ? s'étonna Loreleï. On la dirait baignée de la grâce de Thäa...
- J'aurai plutôt dit, Xad-Jo, répliqua la sorcière. La beauté étant son domaine.
- Peu importe ! les interrompis-je. Maïa est parfaite pour son rôle à présent. Inutile de tergiverser plus longtemps. Il n'y a plus qu'à nous lancer !

Tout le monde acquiesça. Toute la maisonnée se mit en branle pour préparer le départ de Maïa. Sëya et moi prîmes notre envol pour gagner les hauteurs de Cescan afin de garder un œil sur Maïa. Le Capitaine Gorvin Solem nous assura que les patrouilles de gardes ne nous causeraient aucun souci, qu'il les avait averti de notre présence sur les toits.

Amaya, quant à elle, suivait la tahora de loin, flânant ça et là. La fin de journée approchait et Maïa avait décidé qu'il était temps pour elle d'aller se prélasser dans un lieu de marque, la plus luxueuse des auberges de la ville : « L'Impériale ». Elle était réputée pour son service impeccable... et les prix exorbitants qu'elle affichait.

- Elle ne se prive de rien... fis-je remarquer à Sëya. Espérons que Helrick fréquente ce lieu... Sinon... et bien Maïa en aura bien profité...
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Jeu 19 Juil - 14:24
La tahora pénétra dans la plus luxueuse et, surtout, la plus cher des auberges de Cescan. L’Impériale. J’aimais bien y aller de temps en temps avec les camarades de l’académie martiale. Pour la majorité d’entre nous, nous étions nobles et, surtout, riches. Morianne fit une réflexion qui me fit sourire. Je ne répondis rien et observais la porte du lieu. J’avais donné à Maïa une centaine de pièces d’or. Ainsi, elle pourrait, sans se priver, profiter de sa soirée. J’espérais juste qu’elle ne se mette pas minable… Parce que, si c’était le cas, elle ne serait plus maîtresse d’elle… Et la couverture risquait de tomber.

Une demi-heure passa. J’observais les alentour du haut d’un toit. Pas un chat… Déprimant ! Soupirant je fronçais les sourcils. Helrick devait tout de même sortir de son « trou » de temps à autre, non ? Je perçus un mouvement sur la droite. Je tournais, par conséquent, la tête. Je vis quelqu’un de dos avec des magnifiques ailes noires. Je plissais les yeux pour mieux voir. C’était un mzékils plutôt jeune, peut-être vingt-cinq ans. Il était ni grand, ni petit. Il avait une taille honorable. Il était vêtu d’un pantalon en cuir marron et d’une chemise à franges rouge.

Penses-tu que ce soit ton cousin biologique, Morianne ?

Demandais-je à voix basse à ma dulcinée qui fixait également le jeune arcaëllien. Il regarda autour de lui, baissa la tête et poussa la porte afin d’entrer dans l’auberge « L’Impériale ». Je pestais. J’implorais les Dieux pour que Maïa aborde le bon mzékils. Je me grattais la tête puis frottais mon visage.

Quelques heures passèrent. Maïa sortit du bel établissement en riant doucement. Elle tenait la porte à quelqu’un… A qui ? Helrick ? Je fixais intensément la position de l’arcaëllienne et attendis.

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