LES TORSES MUSCULEUX SONT HUILES POUR LA GUERRE (feat Grégoire et Anna)

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Ven 1 Juin - 13:51
Après c'est quelques jours de galères, d'insomnies et de combats contre des morts de champs de batailles que des gens avaient mit dans des fosses il y a longtemps nous sommes enfin devant la forêt où semble venir tous les maux. Et puis, il y a ces papillons noirs qui ont emporté déjà une belle ribambelle d'alliés comme d'habitant lambda du monde. Nous savons maintenant un peu plus sur ces bestioles : elles peuvent brûler sous une certaine température, les écrabouiller reste très efficace, on ne peut pas les noyer étrangement, ni les gazer, le poison ne marche pas non plus. Niveau contamination, cela va de lent à rapide, très variable selon qui est contaminé. Peu à peu le patient devient fou et attaque n'importe quel être vivant mais ça ne se fait pas immédiatement. Le papillon s’infiltre de plus en plus dans la peau et selon comment il est rentrer on peut plus ou moins sauver la personne contaminé. On a vu les effets sur une personne redevenu saine en fonction du temps qu'on a mit avant de lui retirer le papillon. Cela ayant du moins pire quand on le dégomme de suite au plus grave : perde de mémoire si retiré après quelques minutes, absence après une dizaine de minutes, paranoïa même on ne sait pas si c'est définitif après une vingtaine de minutes, hallucinations après une demi-heure suivit en général d'une perte de contrôle, mit à l'état de légume puis la mort quand tout est trop tard.

Concernant les morts, il faut juste leur bousiller le crâne ou du moins séparer la tête du reste sauf pour les états squelettiques où il faut casser tous leurs os étrangement. Mit à part ça, on a quelques Lupans transformé en une bête assoiffée de sang dont la mort est la seule solution. La race des Lupans en prenne un coup ! Cependant, on voyant la forêt dans un état abominable de souillure maléfique on doit sûrement s'attendre à d'autres surprises. La forêt où se trouve Wraith sent le pourrit, avancer sans se couvrir les narines seraient suicidaire. On dirait un poison qui s'infiltre peu à peu dans nos poumons et nous tue lentement. La nature semble bouger, les racines n'attendent que nos pieds pour nous piéger. Cette nature pourrit à vu d’œil, il serait fou de penser pouvoir la sauver.

Je me tourne vers eux, étant en première ligne puisque tous le monde doit surveiller le fou. Depuis que nous sommes parties de chez la sultanne et au fer et à mesure de notre périple pour arriver à la lisière de la forêt d'Al-ba, on m'a chargé de les guider au mal et à Wraith ainsi que d'observer les phénomènes maléfiques. Alors ils m'écoutent un peu plus. Seulement sur observations dont la plupart ne comprennent pas la moitié. J'utilise des mots qui n'existent pas dans leur langue vu qu'ils n'ont pas encore découvert ce qu'était par exemple les états des patients en fonction de leur avancés vers la mort. Plus je déblatérais de jargon scientifiques, plus je sentais qu'ils étaient pas prêt et plus je voyais dans leur yeux que j'étais un de ces phénomènes maléfiques inexpliqués.

- Bon, Dis-je. Devant-nous c'est la mort assurée. Vous utilisez la magie de type "action level magic" c'est à dire que vous utilisez la magie comme vous utiliser une flèche ou une épée par exemple. Je ne vais pas vous déblatérer tout mon savoir car vous y comprendrez rien mais ça signifie que vos type de pouvoirs sont aussi inefficace que la force brute. Il existe d'autres type de magie dans votre monde mais il est extrêmement rare, c'est seulement des artefacts ici ou si quelqu'un est très expérimenté et dépasse les limites des pouvoirs peut utiliser un autre type. Hum...

Je regarde notre bande puis plus Grégoire et Anna qui semblent suivre.

- Je peux faire une autre sorte de magie, celle-ci vous empêchera de succomber à l'air empoisonné que nous sentons de loin cependant elle a un temps limité, je dois la renouveler toutes les quatre heures environs alors restons groupé sinon vous mourrez. Ensuite, pour la nature qui risque de vouloir aussi notre mort j'ai aussi quelque chose pour prévoir ça, cela réduira nos chance de nous faire emporter. Pour ce qui est des ennemies c'est pareil mais je ne pourrais éviter la confrontation tous le temps mais vous serez plus fort que maintenant. On va commencer par le chef tiens.

Je m'approche de Grégoire, tous le monde semble très méfiant. Je me concentre un peu puis fait en sorte que sa santé soit de fer et résiste aux poisons, qu'il soit plus résistant aux coups qu'on peut lui infliger et que sa magie soit développé au maximum ainsi que le reste de lui-même. Grégoire semble à présent déborder d'énergie, il dégage une forte aura.

- J'espère que cette optimisation vous rendra plus créatif.

Voyant que leur chef dégage plus de puissance d'avant, chacun se laisse-faire et j'optimise ainsi tous le groupe en même temps.

- Je répète, ça ne dure qu'un temps, au bout de trois heures vous ressentirez moins les effets et vers quatre heure je referais la même opération pour éviter que vous soyez vidé trop vite. Si on sort d'ici vivant, vous ressentirez un immense fatigue. Vous vous serez accoutumé à cette énergie et le retour à la normal vous sera difficile. Beaucoup se sentiront vidé de toute force alors que ce n'est que ce que vous êtes au départ. J'ai aussi fait une zone autour de moi qui a l'effet inverse sur les ennemis mais pour avoir cet effet il ne faut surtout pas se disperser. Allons-y.

Nous nous enfonçons donc dans la forêt maudite et on se fait très vite alpaguer mais tous le monde semble contrôler la situation. C'est alors que nous tombons sur des sortes de spectres blancs. Ils semblent déambuler lentement marmonnant leur pires regrets et parfois crier au désespoir. Plus on avance, plus ils sont nombreux, une petite dizaine à vu d’œil qui ne nous calcule même pas. Les ignorer serait préférable. Soudain l'un d'eux transperce l'un des assassins. Rien ne se passe mais l'assassin semble connaitre le fantôme qui l'a transpercé. Il souhaite la suivre pour lui poser des questions mais se fait vite rameuter par ses camarades. Ces esprits sont inoffensifs puisqu'ils ne nous attaque pas mais peuvent démoraliser les troupes. J'espère qu'un autre n'aura pas l'idée d'aller voir de plus près ces fantômes car ils se sont pas les seuls à roder. En optimisant leurs vues, le groupe peut distinguer les formes qui rôdent autour de nous. Des Lupans transformés. Chacun se prépare à attaquer tout en avançant. J'espère qu'il n'y a pas d'autres types de magie qui influencerait une partie du monde comme par exemple faire une forêt sans fin. Finalement, une meute de Lupans transformé en bête énorme, difforme et féroce attaque le derrière de la troupe après une petite demi-heure de marche. Ils sont aidé par des ronces voulant piéger vos alliés et de quelques papillons tenaces. Il est temps de voir ce que vous valez.
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Ven 1 Juin - 23:00










Le voyage fut long... Beaucoup trop. Le temps était une denrée trop précieuse et le voyage m'en prenais trop. Mais je n'avais pas le choix. J'avais réussi à faire venir une équipe des meutes écarlate, une escouade de quatre soldat bien entraîné vitn rejoindre les quatre soldat d'élite de ma garde rapproché. Le voyage fut en plus plutôt... Tendu. Les assassins ne parlaient réellement qu'avec Anna. Le "batteur" était toujours à user de mots farfelus que je ne comprenais que par déduction et élimination... C'était usant. C'est quand nous sommes entré dans la forêt que j'ai ressentis de plein fouet le mal qui y sévissait... Sang et cendre.... Ces lieux empestent la mort. 
Nous avons alors eu une mise au point avec le batteur, ils nous expliquaient, toujours avec son insupportable vocabulaire énigmatique, ce qui nous attendait et ce qu'il allait faire pour nous aider. J'allais refuser, mais cet idiot était déjà en train d'infuser de l'énergie dans mes veines de fluides... Je poussais un petit grondement en faisant les gros yeux avant de me tourner vers mes gars pour leurs dires de se laisser faire.
Plus nous avancions, plus je ressentais une drôle de force dans la forêt, hormis l'aspect cauchemardesque des lieux. Les esprits errant me firent beaucoup de peine, pour l'assassin qui semblait les avoir connus aussi...
C'est quand j'entendis des grognements venant de l'arrière de notre petite troupe que je me décidais à user de mon fluide.
J'en appelais à khan, me connectant au vivant des végétaux... Mais quand je m'y liais, je compris... Une sorte de... Voile de souillure me séparait du fluide des végétaux. Derrière la brume de souillure, une force, quasi-imperceptible. C'est alors que je m'étais mis genou à terre, main sur le sol fertile, mais contaminé de la forêt, que j'usais de la force conféré par le batteur, pour briser la séparation! D'une impulsion de khan, je dispersais la souillure tout autour de nous sur plusieurs dizaines de mètres. Les ronces qui s'étaient levé de terre pour nous frapper se dissipèrent, les créatures informes se stoppèrent, perdu. Je me relevais lentement, et mon armure se déployait sur moi. Alors que le heaume se verrouillait, je levais la main droite et un filin de khan touchait le sol entre les démons, l'impulsion alla chercher chaque graine dispersée dans les terres juste sous la terre, l'énergie les fit grandir avec rapidité et un bulbe vert translucide sortit de terre et éclatait soudain, libérant une substance visqueuse qui éclaboussait tous les démons. Une flèche enflammée vint se planter alors dans les démons et enflammait les monstres. Je les regardais brûler... L'odeur de la chair carbonisé emplissant l'air rapidement alors que les hurlements de souffrances cessaient peu à peu.
Je sentais maintenant... La forêt, elle... Elle existait, en tant qu'entité, très lointaine, endormis depuis si longtemps que notre perception en peut le concevoir. Mais la souillure s'est répandu en elle, et elle souffre... 
Je me tournais vers les autres, toujours en armure et pris la tête de la marche. Je fis savoir que nous n'avions pas plu beaucoup de temps, la souillure doit être éradiqué, pour Al'Ba. Et pour Wraith. 


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Mar 5 Juin - 10:13
Nous étions enfin arrivés à la forêt d'Al'Ba tandis qu'une petite troupe du Domaine nous rejoignit, amenant avec eux un précieux colis pour moi. C'est avec curiosité que le Batteur m'avait fixé moi et le coffre à ce moment là. J'en avais sortis les parties de mon armure. Axel, qui était présent, m'aider à me revêtir de cette cuirasse noire qui m'allait si bien. Le Batteur me posa de multiples questions sur mon armure, que je lui révélai être un héritage lointain, un artefact magique qui allait me donner un certain avantage dans les combats à venir, d'autant qu'avec ma force naturelle, elle ne pesait quasiment rien.

Grégoire admira la pièce avec une certaine satisfaction. Il était plutôt content que j'ai pu mettre la main sur une telle relique. Mon équipement était à présent complet. Brwydr Camlan et Gwyar en ma possession, j'étais devenue une alliée de poids, et bien plus stable de surcroît, même si je m'attendais à ce que la nature de ces artefacts continue de me jouer des tours.

Après moult préparation, nous finîmes par pénétrer dans la forêt où le Batteur nous expliquait en des termes quelque peu étranges que nous allions devoir affronter un mal puissant et qu'il faudrait faire appel à une magie plus subtile que ce que nous avions l'habitude de connaître. Je haussais les épaules. Ma nature de Lorcq en plus du pouvoir de mon armure allait probablement faire que j'absorberai le sort plutôt que de bénéficier de ses avantages. Et je ne m'y étais pas trompé. A peine eut-il usé de son sort que Bwrydr Camlan avait assimilé le sort pour me le restituer sous forme de fluide pur. A vrai dire cela tombait à pic, j'avais un petit creux. Le Batteur voulu insisté pour retenter l'expérience mais je levais une main pour l'arrêter net.

- Inutile. Je saurais faire sans ! Ne gaspillez pas votre fluide.

Il sembla quelque peu décontenancé par cette objection, voir même contrarié mais fini par accepter cet état de fait.

Nous suivîmes notre étrange guide avant qu'il ne nous fasse arrêter, nous désignant des spectres blancs flottant devant nous, et même tout autour. Je me tenais alerte. Les spectres ne pouvaient nous causer directement des blessures, mais je connaissais le capacité à troubler notre psyché. Il faudrait les éviter.

Trop tard, un des assassins avait été touché, mais l'influence du spectre ne fut pas des plus grande. Même si l'assassin sembla reconnaître la défunte personne, son devoir prit le dessus tandis que Halsym lui ordonnait de ne rien en faire. Elle était d'ailleurs anxieuse face à un tel danger qui ne souffrait d'aucune faiblesse physique. Les assassins étaient très efficaces, mais contre un mal de cet ampleur, seul le fluide était d'un quelconque secours. J'espérais au fond de moi que certains de ces assassins maîtrisaient le fluide.

C'est alors que vint un autre danger, à l'arrière cette fois. Des grognements retentirent, je me tournais alors pour constater que nous étions attaqués. Je sortis Gwyar de son écrin avant de fléchir les genoux et de me propulser en avant, à la vitesse d'un cheval au galop, voir même plus que cela. J'avais rapidement atteint notre arrière garde et mon épée était arrivé au bon moment pour trancher la patte d'une des créature qui allait déchiqueter l'un de nos arcaëlliens en menus morceaux.

- Raaaaaaaaaah !!!! hurlai-je alors tout en brandissant à nouveau mon épée.

La griffe du lupan en proie à une malédiction frotta contre le poitrail de mon armure, provocant des étincelles tandis que mon épée, elle, s'enfonçait dans sa poitrine, en plein cœur. La bête ne sembla pas en souffrir plus que ça et faillit me mordre à la jugulaire quand une lance transperça sa tête. Axel était à l'autre bout de l'arme, le visage crispé par l'effort. La créature finit par tomber à terre et faillit l'emporter avec lui. Mon bras fut assez vif pour le saisir avant cela et le tirer vers moi. Je pliais genoux à terre et brandit mon épée pour nous protéger d'une nouvelle attaque. Avant même que je ne pus riposter, un bulbe de fluide explosa près de nous et nous débarrassa de la créature et bien d'autres.

Les lupans maudits étaient tombés, soit par cette magie, soit la gorge tranchées par les assassins qui avaient été rapides à agir, et discrets au point qu'on ne les vit point après le combat. De véritables fantômes. Axel m'aida à me relever tout comme Halsym qui venait de nous rejoindre.

- Vous allez bien ? nous demanda-t-elle.
- Oui... Ça va, dis-je platement.
- Merci, Dame Anna ! s'empressa de me remercier Axel.

Je lui répondis par un simple signe de tête avant de me tourner vers Grégoire qui nous intima de reprendre la marche. Le temps pressait Selon-lui, et je crains qu'il n'ait eut raison à ce moment là. La souillure était forte au point qu'il craignait qu'elle ne disparaisse jamais. Il me fit par de la souffrance de la forêt. Je restais quelque peu sceptique à l'idée qu'une forêt puisse être une entité mais je lui faisais entièrement confiance, m'ouvrant à cette perspective.

L'un des assassins était en train de prier Othab, le suppliant de recueillir l'âme de chasseur des lupans qui avaient été maudits et tués de nos mains. Il priait pour le repos de leurs âmes, mais surtout que ce dernier leur offre, en son domaine, la perspective d'une chasse éternelle.

- Vous priez souvent les dieux ? demandai-je à Halsym.
- Nous sommes des assassins, mais nous avons quelques principes. Nous tuons par nécessité, pas par plaisir. La plupart d'entre nous prions les dieux pour accorder le repos éternel à ceux que nous avons assassinés. Politiciens véreux, simple soldat, personnes ouvertement ennemis à nos intérêts... Ils méritent tous que nous prions pour eux.
- C'est... surprenant. Je n'aurais jamais pensé ça de vous.
- Nous sommes les instruments de Ras'al'Shaytan. Nos âmes, nos esprits... ils sont libres de penser et avoir de la compassion. Nos corps, eux, ne sont que des armes pour servir notre maître. Alors même si nos corps tuent, notre esprit, lui, prie pour le salut de nos victimes.
- Je vois... C'est... intéressant.
- C'est glauque surtout... soupira Axel.

Je jetais un regard sévère à l'encontre d'Axel qui soupira avant d'aller voir ailleurs. Halsym et moi avançâmes côte à côte. Le soldat xen se tourna à nouveau vers nous et nous fit alors remarquer :

- Vous savez... On dirait deux frangines bizarres avec toutes les deux un sale caractère et...
- Axel... nous rugissions, Halsym et moi.
- Ok ok ! N'empêche que vous venez de me donner raison...

Nous soupirâmes toutes les deux avant de reprendre notre marche. Bien des dangers nous attendaient plus loin... Il allait falloir se montrer vigilant.
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Mer 6 Juin - 23:40
Une vraie démonstration de force de la part de Grégoire et la demoiselle en armure s'opère suivit des assassins. Chacun fait son oeuvre et se coordonne. Les Lupans maudits tombent tous chacun leur tour, ce qui me rassure un peu plus. Cette jeune femme en armure surtout, quelle force ! Est-ce justement cette fameuse armure ? Aucune idée mais elle pourrait très bien arrivée jusqu'à la fin de la forêt. A propos de forêt, je me demande quand est-ce que j'arriverais jusqu'à Wraith. Il parait proche mais à quelle distance exactement ?

Toute la troupe semble suivre, on se remet vite en route, espérant ne pas tomber sur d'autres surprises. La nature semble presque s'écarter quand passe Grégoire, le voyant comme un ennemi bien trop fort pour elle, préférant ainsi tourmenter les assassins. Heureusement, ils sont rapides. Quelques papillons tourbillonnent au-dessus de nos têtes, essayant de trouver un petit carrée de peau accessible. Tous le monde est couvert et cela les embêtes sauf moi. Étrangement, ils ne viennent pas m'embêter. Ils m'observent avec attention. Même la nature ne vient pas me chercher. Est-ce parce que je ressemble à Wraith ? Il est au même endroit que l'investigateur de toute cette folie. En est-il l'auteur ? Wraith serait derrière tous ça ?! Lors de ses presque trépas il n'avais pas l'âme souillée par Özan pourtant. Et il n'a pas pu avoir autant de pouvoir d'un seul coup. Préparer ce genre de chose demande beaucoup j'imagine. Je m'approche de Grégoire, lui qui semble connaître Wraith de son vivant.

- Wraith se trouve là où votre mal réside. Est-il possible qu'il soit l'auteur de tous ces mâux ? Je ne le connais pas vraiment... .

Soudain, on m'arrêta. Une grande fosse coupe la chemin. Ce dernier semble continuer près. Devant-nous, aucun pont mais cette crevasse n'est pas assez profonde et ardue pour que l'on ne la traverse pas. Il faut donc aller dedans et ressortir. Je regarde alors la fosse et à part de la flotte au fond qui doit pas être très profonde avec quelques rochers il y a rien. Mais, j'ai une arme fort pratique. Je prends alors de l'élan, cours puis saute en transformant ma batte en très long et grand maillet qui me sert à basculer jusqu'à l'autre côté. Je la remet en batte, constatant que j'ai fait un plat sur la pante qui servira alors à mieux la grimper. Je vois aussi que j'ai déterrer sans vouloir une main relié à un bout de bras pendant. Il semble être nécrosé et à moitié bouffé par les vers. C'est peu rassurant tous ça... .

Comme il n'y a pas de pont, quelques assassins courageux se lance en premier. la brume s'épaissit avec quelqu'un ou quelque chose venant de droite, seulement visible pour ceux qui sont resté en hauteur. Un nouvel ennemi ? Sûrement. Il est dans cette brume. Les assassins ne remontent toujours pas. Qu'est-ce qu'ils foutent ? Je devrais aller voir ? J'hésite... . Grégoire et Anna ne sont pas encore descendu. Hum ? On entend une sorte de chant ? Oui, on dirait qu'on chante en-bas ! Je vais aller voir, c'est bizarre tous ça !

Je m'approche et j'entends bien qu'on chante joyeusement dans la brume. Les assassins dansent et chantent. Quelque chose dans la brume ? Tiens, dans cette brume ce n'est pas un des assassins ? Ni Anna c'est... Une inconnue ? Un ? Je ne le ou la vois pas clairement. Je me sens étrangement d'humeur à chanter. Mince ! Il faut que je remonte avant d'être envoûté à mon tour !

- Calling the world from isolation,
'Cause right now, that's the ball where we're betrayed ~

Arg ! Non ! Pas déjà !

- And if you're coming back to find me
You'd better have good aim
Shoot, it's true
I need you in the picture, that's why I'm calling you ~

Je m'approche de la forme suspecte en chantant dans ma langue là-bas... . Hum... Essayons au moins de chanter dans leur langue... . Herm... .

- Il n'y a personne à mon côté gauche,
Réinitialise-moi et reprenons la piste,
Je ne veux pas de cette solitude,
Vois-tu dans quel état je suis ? ~

Je répète le refrain en me rapprochant de cette forme qui va et vient sans arrêt pour envoûter tous le monde. Que cherche t-il à faire ? Nous freiner ? Non ! Il cherche à nous détendre pour faire partir en éclat notre vigilance envers les papillons !

-Si je le prends quand je sais qu'il est cassé,
Dois-je le reposer ?~
Ou dois-je partir sur le chemin de la solitude et te laisser aller ? ~

Raaaah ! Je déteste chanter devant tous le monde, devant des inconnus ! Il faut absolument que je détruise ce maléfice. Où est-il encore parti ? Arg ! Juste devant-moi ! Il danse avec moi... . Je déteste cet ennemi. Définitivement. Il reprend ma musique et danse joyeusement avec moi lorsque je remarque tout à coup un étrange coquillage en pendentif ornant son cou... . Je vais essayer de le prendre à son jeu et lui prendre le collier qui semble être vraiment réel. Je danse alors avec ce personnage en faisant en sorte qu'il ne se lasse pas de notre show endiablé. Je passe autour de lui, il tournoi en se déhanchant et répétant la chanson. Gorillaz, Humility. Il ne connait sûrement pas mais le chante très bien. Il faut se dépêcher car les assass' sont entrain de faire high school musical autour de nous sans se méfier des ennemis tapis dans l'ombre. Je fais de vifs mouvements vers lui et il en fait autant. Je prends tout à coup le collier et lui ma batte. La brume se dissipe ainsi que le sort. Les assassins reprennent leur esprits et terrassent les sortent de goules nécrosés. Je remonte vite avec le collier en main, honteux d'avoir dévoilé ainsi un trait de ma personnalité. La personne dansant avec moi disparu cependant ainsi je garde ma batte. Je me demande qui ça pouvait être ? Je ne serais même pas la décrire. Le collier en forme de coquillage ne brille plus. Je décide de le porter autour du coup et il ne réagit pour le moment pas.

La troupe grimpe vite, tous se demandant ce qui a bien pu se passer. Moi-même, je ne suis pas sûr. Devant-nous, la suite des aventures et aussi... Deux drôles de personnages. L'un est grand et avec un de nos yeux si particulier et l'autre petit et tout noir portant un masque. Ils s'approche de moi.

- Minute vous deux ! Vous êtes qui ? Et qu'est-ce que vous fichez ici ?!

Le grand disparaît d'un coup, laissant le petit nabot être devant-moi. Le voyant plus précisément je remarque que ses deux yeux sont bleus.

- Tu es le jumeau de Wraith n'est-ce pas ? Celui qui ne vient pas d'ici ? Nous avons trouvé Wraith mais... On s'est fait prendre par lui... . Wraith dort dans un sommeil semblant éternel et nous... On est fait prisonnier par l'oncle de Wraith. C'est cet oncle le sorcier qui dévaste Arcaëlle. Tu es sur la bonne voie pour nous retrouver tous. Continu et ne t'arrête pas... Son oncle est devenu plus que l'ombre de lui-même.

- Herm... Et bien... Ok.

Le jeune homme disparaît sous mes yeux et je regarde Grégoire, haussant les épaules avant d'avancer vers de nouveaux ennuis impliquant cette-fois ci une plus grosse bébête ! Un énorme Lupan d'au moins cinq mètre de haut et de muscles avec quatres bras et deux jambes ainsi que trois grandes queues et deux têtes. Une abomination. Un amas de Lupans rassemblé en un. Ses griffes sont très longues ainsi que ses crocs. Bon. Finalement je préfère l'ennemi musical d'avant... . Il s'élance en hurlant, appelant d'autres créatures difformes mi-lupans, mi-cadavres humanoïdes. Je l'évite de justesse mais je crains que ce ne soit pas moi qu'il cherche mais Anna et Grégoire. Il ne s’embarrasse même pas des assassins trop occupés avec les immondicités de plus de deux mètres.

HRPG : LE boss des Lupans monstrueux XD Pour l'ennemi dans la brume je n'ai pas décrit vos persos pour que vous soyez libre ou non d'aller... DANSER et CHANTER lol Sinon après ça, plus de Lupans monstrueux promis, j'ai autres chose ^^
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Jeu 7 Juin - 20:28










La fosse remplis de brume fut un passage compliqué à passé visiblement pour nos allié assassin et notre guide. Inquiet du temps que cela prenait pour régler le problème je demandais à Anna de les rejoindre et s'assurer que tout allait bien. Mes hommes voulurent la suivre mais je les en empêchaient, si Anna devait se déchaîner la dessous, mieux valait qu’elle soit seule. 
Néanmoins, la brume se dissipait après quelques instants, sans explosions grandiloquentes ni même cris de guerre ou cliquetis d'épée furieux... Sang et cendre, pas très épique tout cela. Nous avons donc continué notre avancée dans la forêt pour tomber nez à nez avec les deux idiots qui m'avaient enlevé à cescan! J'allais leur dire ce que je pensais de nous avoir suivis mais ils s'expliquèrent plus vite auprès de notre guide qui semblait, pour une fois, aussi perdu que nous. Ils disparurent comme ci il n'était que de cendre après leurs messages révélé... Et alors que nous allions nous enfoncer dans la forêt... Ce fût au tour d'une créature immonde, véritable hérésie à Thaa qui nous barraient la route. 


D'autres ignominies sortirent des fourrés et nous attaquèrent de toutes part. Mes hommes voulurent se mettre entre moi et la charge furieuse du monstre, mais je les stoppaient d'une exclamation. Leur ordonnant de soutenir nos alliés. Je me tournais vers Anna et à travers mon heaume lui demandais avec calme:
"Donne moi du temps." 
"Combien mon fère?" Demandait elle alors qu'un léger sourire se dessinait sur ses lèvres.
"Autant que tu pourras me donner." Je lui indiquais.
Elle s'élançait alors avec sa fougue et sa rage sur la créature. Pour ma part je posais ma main sur le sol fertile d'Al Ba, me connectant à tous les arbres, le moindre végétal alentour. Pour commencer, profitant de mon aisance en milieu forestier, je fis sortir des arbres trois avatars qui allèrent immédiatement soutenir nos alliés, équipés et armée d'arme en bois de fer et feuille acier. J'eus alors une grosse baisse de régime, ce sort pour être si rapidement lancé me demandait une énergie gargantuesque, heureusement, le guide m'avais donner le surplus dont j'avais eu besoin. 
Mais j'avais un ennemi plus gros à combattre... Alors je commençais à faire don de sang à Ka Gae, mais alors que mes filins de khan étaient encore dans la terre...

Je me reliais à tout les arbres environnent, à la vie même de la forêt, mes jambes se parèrent de milliers de fines racines qui vinrent prendre pied en terre pour se relier à la forêt environnante. Et dans un derniers coups de fluide, je fournis un surplus d'énergie à la terre, des racines gigantesques éventrèrent la terre autours du monstre ignoble, venant lui attraper les membres et les têtes. Elles le tirèrent au sol avec une force brutale qui fit trembler la terre. Dans mon dos je fit pousser une plante de deux mètre de haut, un long arbre muni d'un gros tubercule remplis d'un liquide semblable au pois. Et je préparais la plante à cracher sa sève mortel une fois que j'aurais le champs libre pour ne pas brûler vif Anna. 

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Mer 13 Juin - 21:09
A mon grand soulagement, personne ne m’avait vu danser dans la brume. Je remerciais la présence de cette dernière, car sans elle, j’aurai été la risée de tous. Foutue musique ! Je reconnaissais cependant ce pouvoir, c’était celui du luth de Wraith. Était-ce lui qui en avait usé sur nous ? Mais dans ce cas là, pourquoi ? J’étais de plus en plus perdue, je ne comprenais pas du tout la situation et ça ne s’arrangeait pas. Je décidais donc qu’il était temps pour moi de lâcher prise sur cette histoire et de faire ce que je faisais le mieux : combattre sans réfléchir.

Halsym semblait inquiète et me rejoignit rapidement pour venir aux nouvelles.

- Anna, je ne comprend plus ce qu’il se passe par ici…
- Moi non plus, Halsym… Il faut croire que cette brume a des effets négatifs sur nos esprits. A moins que se soit la présence de ces monstres… ou la corruption de la forêt.
- Les trois doivent être liés, je suppose.
- Sûrement… Les assassins sont-ils prêts à combattre ?
- Ne t’en fais pas ! Ils ont connus des situations dangereuses, ils sont préparés à ça… enfin… peut-être pas de ce calibre là, mais ils sauront s’adapter.
- Je l’espère… Restez vigilants.
- Bien reçu !

Nous reprîmes la route, nous tenant sur nos gardes… Les choses ne tardèrent pas à se compliquer lorsque qu’une immonde créature nous barra la route. La vision de cette chose me fit frémir de dégoût. La corruption était à ce point terrible pour faire muter des lupans à ce niveau de monstruosité. Grégoire se tourna vers moi et me demanda avec calme :

- Donne-moi du temps.
- Combien, mon frère ? Lui demandais-je, la main à la garde de mon épée.
- Autant que tu pourras me donner.



Je dégainais mon arme, déclenchant notre soif de sang. D’un bond, je me jetais vers la chose immonde qui me balaya d’un revers de griffe. Je me remis rapidement sur mes appuis et lançais un nouvel assaut. La créature était d’une force incroyable, redoutable même. Je louais les dieux d’avoir fait mon armure aussi résistante, car une protection ordinaire n’aurait pas tenu contre une telle puissance. Je sentais déjà des ecchymoses s’étendre sur mes flancs touchés. Gwyar guida mon bras pour attaquer à nouveau et se confronta aux griffes de la bête. Leur contact provoqua des étincelles, mais aucun des deux ne parvint à prendre le dessus sur l’autre, jusqu’à ce qu’une troisième patte vienne me balayer. Cette hérésie vivante avait beaucoup trop de membres à mon goût.

Alors qu’une de ses gueules s’apprêtait à mordre dans mon épaule, une masse la percuta. Je louais à nouveau les dieux que mes alliés soient aussi réactifs. Ce « Batteur » avait au moins une qualité : il savait se battre. La créature, attirée par son nouvel adversaire me tourna le dos, juste assez pour me permettre de me relever et brandir Gwyar. L’épée projeta une lueur rouge malsaine avant que je ne l’abatte, envoyant une onde sombre et ténébreuse dans le dos du monstre qui gémit légèrement de douleur mais ne fléchit pas.

- Même Lemmy pliait le genou face à Gwyar. C’est quoi ce monstre ? m’exclamai-je alors.

Peut-être que la corruption le protégeait en partie de l’énergie de Gwyar qui, elle même, utilisait une sorte de fluide corrompu. La course de la créature ne s’arrêta pas là en tout cas, et le Batteur eut bien du mal à esquiver le monstre qui attaquait de ses trois têtes. Une flèche siffla non loin de moi et vint se planter dans la patte antérieur de la chose qui s’affaissa à moitié. Je me tournais et vis Halsym, l’arc à la main. Avec un peu de chance, je me disais que ses flèches étaient empoisonnées, tout bon assassin qu’elle était, c’était même certain. Le Batteur en profita pour donner un violent coup de sa batte magique ce qui secoua fortement la bête et me permit d’enchaîner une attaque à mon tour. J’avais planté mon épée dans son dos et elle hurla de douleur, sans pour autant en mourir.

D’un revers de la patte elle me balaya à nouveau, ainsi que le Batteur. Elle était encore plus furieuse qu’auparavant et je sentais sa soif de sang monter d’un cran. Elle allait nous déchiqueter. Je regardais autour de nous : c’était le chaos. Les assassins et les troupes de choc du Domaine étaient quant à eux au prise avec un autre groupe d’assassins. Les renégats, ceux qui avaient fait défection. Non… C’était pire encore que cela. Leurs yeux semblaient vides. Étaient-ils sous l’emprise des papillons ? Probablement… Il était sûrement trop tard pour les sauver en tout cas. Je n’avais pas le temps de m’en préoccuper, la créature me fonçait droit dessus. C’était cependant sans compter le renfort de Grégoire qui intervint au bon moment. Un jet d’acide puissant fut projeté d’une de ses plantes et la créature en fut couvert, sa chair se liquéfiant, produisant une vapeur à l’odeur immonde. Je dus me couvrir le bas du visage pour ne pas suffoquer.

Tandis que je me reculais, je sentis quelque chose me percuter douloureusement. Une flèche venait de me rentrer dans l’épaule, pile entre deux morceaux d’armure. Je cassais le bout de la flèche, préférant ne pas la retirer… Je sentais mes muscles s’engourdir… Du poison… Brwydr Camlann était déjà à l’œuvre, ponctionnant mon propre fluide pour me guérir. Je tombais un genou à terre, tentant vainement de siphonner le fluide des insectes ou plantes environnantes… mais tout était corrompu, souillé, ou mort…

- Merde…
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Ven 15 Juin - 0:36
Malgré toutes nos tentatives avec la dame en armure, la bête nous résiste. Les assassins sont quant à eux suffisamment occupés avec les autres abominations. Dame auquel je peux enfin mettre un nom, donné par une sorte de suivante. Anna. C'est un joli prénom. Mais ce n'est pas le moment. La bête nous résiste et vient en plus des personnes corrompus depuis un long moment. Ils tirent à l'arc et malheureusement, de par leur surprise, quelques uns prennent des flèches. J'aimerai m'occuper d'eux mais malheureusement, Anna, genou à terre, elle ne peut pas gérer le monstre. C'est alors que Grégoire, qui fait appel aux forces de la nature, lança grâce à une plante, Un puissant jet d’acide sur la créature qui hurle, souffrante. Cependant, cela semblait insuffisant pour arrêter la bête qui en rage. Malgré que l'on commence à voir sa chair se décomposer, ses os ressortir et ses poils coller à l'acide et se dissoudre très rapidement, l'abomination trouve le moyen de se courber légèrement pour taper un sprint afin d'atteindre Grégoire. La situation est critique. Toues membres sont dispersés, les assassins qui s'occupent des "petites" abominations se font prendre des flèches de corrompus dont personne ne peut s'occuper, Anna est bien blessée et personne ne peut lui faire les premiers soins afin qu'elle puisse retourner au combat sans trop aggraver ses blessures et enfin il ne reste plus beaucoup de temps avant que l'air empoisonne chacun de nous si je ne refais pas mes incantations.

Alors que je suis entre la créature pour la parer et Grégoire qui va au combat avec ses pouvoirs, je me rappelle de quelque chose que m'a apprit mon Dieu. L'histoire de mon monde, je l'a connais par cœur. Ce sort pourrait renverser la situation mais il demande un lourd tribut : la vie. Je ne l'ai évidemment jamais fait mais dans les histoires ce sort marche. Cependant, dans mon monde, on en a pa besoin, il y'a d'autres règles et Juge sait quand quelqu'un triche. Mon sang de voyageur peut me permettre de faire le sort et lorsque se sera la fin, je reviendrais chez moi. Pas en tant que roi des batteurs, en tant qu'âme à récolter et dépouille à s'occuper. Un repos éternel. Je me demande quel hôtel me correspond... . Je suis navré Juge, Wraith, mais sinon on va tous périr et personne ne sera sauver.

La créature se reprend un autre jet qui lui le fait muter en une sorte de monstrueuse bête ayant un exosquelette. Et ses griffes, comme des lames de rasoirs, tranchent les plantes de Grégoire. Il est temps.

- Reculez tous et ne soyez pas dans le cercle, si possible, envoyer vos ennemis dedans. Criais-je.

J'incante alors le sort qui laisse le temps à tous à se préparer. Ils ont l'air perplexe, cependant, j'espère qu'ils feront ce que je dis. Un cercle d'une magie venant de mon monde se met en place d'un rayon d'environs trois mètres, j'espère que se sera suffisant. Je répète de ne pas aller dans le cercle tracé à même les creux de la terre avec des runes. Les fissures ont un fond noir, signe qu'il est temps que j'active mon sortilège.

- "The death will bury us al !" Autrement dit,"La mort nous enterra tous".

Le cercle accueil maintenant tous ceux qui "veulent" mourir et ne laisse partir personne. L'énorme bête est maintenant prise au piège et des secousses, comme des bruits de pas lourds venue d'en-dessous retentit. D'après la légende, quand douze coups retentissent, la mort vient à tous ceux qui sont dans le cercle et l'incantateur doit obligatoirement y être pour sceller jusqu'à la fin le cercle. A chaque coup, on sent petit à petit la vie nous quitter. Si l'incantateur meurt avant le douzième coup, celui-ci ne retentit pas car le cercle est briser, après selon combien il en reste, personne n'est plsu très frais de toute façon.

Premier coup, on ressent légèrement les effets, la bête s'affole car elle ne comprend pas pourquoi elle ne peut pas quitter la zone.

Deuxième coup, on ressent vraiment que quelque chose est entrain de se passer en nous. Sans apporter plus de précision. La bête et toujours affolée.

Troisième coup, on sait à présent que chaque coup retentit toutes les trente secondes. La bête se tourne vers moi, sachant que je suis le responsable de sa capture.

Quatrième coup, on sait maintenant que la vie qui nous quitte semble s'échapper par en-bas. La bête veut attaquer avant le prochain coup et fonce vers moi.

Cinquième coup, on est bien affaiblit. J'esquive alors qu'on voit très clairement la chair se décomposer plus vite. Je remercie Grégoire pour ses jets très efficaces qui lui fait de plus grands pas vers la mort que moi.

Sixième coup, la moitié. On a plus la force nécessaire pour se battre. On sent que notre énergie se vide et cela fait pousser à la bête des cris de paniques et de rages.

Septième coup, on se rapproche de plus en plus vers la mort. La bête ne se fait pas encore à l'idée de mourir et se débat avec des gestes aléatoires.

Huitième coup, La bête est fatiguée, tout comme moi. Je m'assoie, attendant les prochains coups tandisqu'elle ne semble pas prête à ce qu'il va se passer ensuite.

Neuvième coup, j'aperçois seulement maintenant que certains ont emprisonner leur adversaires, j'espère que des alliés ne sont pas dedans.

Dixième coup, la créature tombe à terre, agonisante. Je fais de même mais aucun son ne sort de ma bouche. Je n'ai plus la force de parler. J'entends vaguement les bruits autours de moi et ma vue se trouble.

Onzième coup, l'avant dernier. La créature est dans le même état que moi, je lutte pour ne pas mourir avant elle. Elle rendra l'âme au prochain coup elle aussi.

Douzième coup, la fin. L'abomination est décédée tout comme les autres. Les derniers coups sont les plus violant. Je ne vois plus rien. Tout semble s'éloigner de moi. Tout est noir, d'un noir abyssal.


~~~

Je suis déjà revenu dans mon monde. Pas de souvenirs qui apparaissent, pas de jugement dernier, rien que les ténèbres qui t'enveloppent. Une fin méritée pour avoir utiliser un tel sort. Le cercle à dû cesser de fonctionner. J'espère que les autres vont s'en sortir à présent.

Ah ah ah !

Juge ? C'est logique, vous êtes venu pour me dire au revoir.

Miaou !

Juge... . Ce n'est pas trop le moment de plaisanter sur votre apparence.

Au contraire héhé ! Tu n'aurais pas dû leur montrer ceci. Mais c'est tard pour dire ça et pour les reproches.

Je vais me reposer donc ? Avec votre pardon ?

N'as-tu pas une mission jeune voyageur ?

J'ai échouer à sauver Wraith... .

Les échecs sont là pour apprendre petit Xen.

Ma dernière leçon.

Me supplierais-tu de te redonner la vie pour sauver son frère ?

Je ne mérite pas une telle offrande.

Je peux exaucer ton souhait mais il va falloir que tu laisses une partie de ta vie ici.

Comment ça ?!

Hé hé hé ! Tu comprendras le moment voulu ! Je vais te ressusciter si c'est ce que tu souhaites ex roi des batteurs !

Ex... ? Hein ? Quoi ?! Comment ça ?!!
~~~

J'ouvre les yeux, poussant un premier souffle de vie. Je respire de nouveau. Je jette un léger coup d’œil sans pour autant me relever, voyant les corps sans vies des bêtes immondes. La bataille semble bientôt se clôturer.

...

Mes cheveux ont l'air plus blond que d'habitude et je semble voire beaucoup mieux qu'avant dans ce monde-ci...

...

Le combat semble cesser. Je me sens bizarre... Une partie de moi que j'ai laisser là-bas ? Qu'est-ce que c'est ? Je me relève difficilement et remarque tout à coup que devant-nous se trouve la fin du voyage. Une baraque en piteuse état pourtant habiter se tient devant-nous. Je distingue des silhouettes courir vers cette maison noircit et rongée. Soudain tous le monde s'arrête. Ils sont comme figé.

Spoiler:
 

Hum ? Mais ?! Où suis-je ? On m'a transporté ici ? Non. Je suis... Dans la mémoire des rois. Mais ! Je vois les choses de manière différentes ! La mémoire de... Mon père ?! Je vois un peu comme si on éteignait et rallumait la lumière. Le monde en noir et blanc. Devenu une ruine après l'anéantissement des trois zones par meurtre des trois gardiens, le premier batteur entra dans la zone "chambre" où il battu à la batte à mort son petit garçon. Vu de mon père, monde en noir est blanc mort dans cette dernière zone. Le batteur sort de la chambre du petit et va dans une salle. Une salle en noir et blanc. La vue du batteur est cependant tout du long rouge et noir et son ombre est celle d'une bête. De l'autre, son ombre est humaine. On voit dans cette salle sans meuble, sans rien d'autre que le vide, une silhouette féminine. La femme du batteur et mère de l'enfant. On apprend alors que le batteur est le Dieu de ce monde et qu'il l'a rasé. On s'approche de sa femme gardée par deux chose étranges qui semblent la protéger. La protéger de lui.

Spoiler:
 

Alors qu'elle tente de blesser son mari par les mots tout en se protégeant avec des boucliers, le batteur fracasse ses protections petit à petit et tabasse à mort la déesse de ce monde. "Il y a rien d'autre que les ténèbres après moi."Dit-elle en mourant. En effet, sur son chemin se dresse un dernier ennemi : Le Juge. Voyant mon père dont l'investissement du corps du batteur s'est mal passé, il lui offre une chance de se rattraper malgré les incompréhensions. Celui-ci investi donc le juge, un chat blanc tout bêtement et là, les deux vus fusionnent et l'on voit l'envers du décor. Le batteur est un monstre au long museau et aux dents pointus. De grandes mains dont les doigts sont devenu des griffes. Il y a alors le vrai visage du batteur. Le monde est mort, il ne reste que les ténèbres et... Lui. Derrière-nous, un interrupteur "off/on". Le Dieu veut appuyer dessus mais Juge lui barre la route. Investissant ce chat, ils tue le batteur et cette tuerie sanglante prend fin. Une nouvelle ère commence et avec un nouveau Dieu : Le Juge.

Je reviens à moi. Ces souvenirs ne m'appartiennent pas directement, je les donc accepté. C'est étrange que se soit ça qui m'est venue... Un message subliminal ? Les autres y sont encore, je ne peux malheureusement rien faire pour eux. Personne ne nous attaque. Cette partie de la forêt semble juste morte. " Il y a rien d'autre que les ténèbres après moi." Hum... Non, pour moi, après les ténèbres il y a Wraith. Il suffit de battre Sylvester et après, il y aura Wraith. Et après, je sens comme un adieu à ce monde où j'ai grandi... . Une partie de moi est resté là-bas. Les ténèbres sont aussi derrière moi. Je n'ai plus qu'à avancer.
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Ven 15 Juin - 18:58










Je ne... Le batteur... Le cercle... Le noir... La paix. Où suis-je? Les feuilles mortes et les racines rugueuses sous mes pieds. Les arbres, partout. Je cherche mon amie ? Oui, je cherche mon amie! Je hurle son nom "Plumefeu". 
Je cours à travers les bois, je suis léger et agile, je connais la forêt. J'entends des gens? Des étrangers venus des villages! Je me cache dans les buissons... Je sent une odeur, celle du sang! Je cours ventre à terre et arrive à une clairière... Plumefeu est là, cernée par trois chasseurs, ils l'ont tué.

Où suis je? Les feuilles mortes sont douces sous mes pieds nus. Les arbres m'entourent, partout. Je... Je cherche mon amie. Oui je cherche mon amie, Plumefeu! Je cours à travers les bois, je hurle son nom. J'entends des voix. Je me cache dans un buisson, une main se pose sur mes hanche, une main douce et le visage d'une fille apparaît. Elle m'embrasse, elle me caresse.... Je sens l'odeur du sang, puis le goût du sang! Partout sur moi! Sortant de la bouche de la femme, elle se tient nu au-dessus de moi tenant la tête arraché de mon amie qui dégouline de liquide écarlate sur mon corps.

Où suis je? Je sens les feuilles mortes sous mes pieds nus... Elle me pique, la forêt est silencieuse, les arbres meurent. Je... Je cherche mon amie. Plumefeu, oui Plumefeu! Je cours dans les bois, je hurle son nom. Mais je tombe sur une jeune femme, elle est belle, et elle vint à moi, elle me prend contre elle, nu. J'enfouie mon visage dans son cou, mais là je sens l'odeur du sang! Je vois Plumefeu, elle est cernée de trois chasseurs! J'essaie de me libérer, mais la femme me retient! Elle me bloque contre elle, je vois la lance du chasseur percé la gorge de Plumefeu, je hurle!

Où suis je?... Je me sens perdu, j'ai peur. La forêt est morte, pas un seul feuillage à l'horizon, les feuilles mortes son désagréable sous mes pieds nus. Je cherche... Plumefeu! Je cherche Plumefeu! Je m'élance dans la forêt, je l'appelle de toutes mes forces en courant dans cette forêt embrumée. Je vois une femme, elle est si belle... Elle m'appelle. Mais une partie de moi à peur, comme si c'était un gros loumez qui me traquais quand j'étais petit... Petit? Grand? La femme approche, ell eme promet des choses que je n'aurais pu imaginer... Imaginer? elle m'appel par mon nom... Mon Nom? 
Mais la femme est déjà à un pas de moi, mais une lance la perce au coeur sous mes yeux! je recule, apeuré, le coeur noir palpite sur le bout de la lame qui orne la lance. Je regarde alors le corps qui est jeté sur le côté sans plus de préoccupation. Il y a un grand homme, les yeux rouges, des cheveux gris et une longue veste verte avec un chapeau à large bord en cuir, il tient la lance en me fixant. Il m'est familier, mais sa vue me rend triste. 
"Papa?" Je demande, craintif. 
"J'espère l'avoir été pour toi oui, Grégoire." Me répond l'aracnor...; Aracnor?
"Où suis je? Qui suis je?" Je demande confus.
"Tu es là où tu seras toujours ton propre dieu mon fils." Me dit-il avec un léger sourire.
"Je me souviens, Didiorkar... Erikar... Awilda, maman. Est-ce que, tu es réelle ?" Je m'interroge 
"Suis je l'esprit de Didiorkar venu des plaines de Jurk pour te venir en aide? Où suit je le catalyseur, l'essence de tout les souvenirs et de l'amour que tu lui portait? C'est ce que tu demandes?" Me répond il amusé. 

J'entends des voix... L'odeur du sang... Je me souviens maintenant! Je me SOUVIENS! Je hurle, hurle du fond de mon âme et reprends mes droits sur mon esprit! Mon armure me pare à nouveau alors que la forêt refleuri autour de moi. Une petite clairière se trouve devant moi, avec de petits arbres qui y trône... Mes amis, ma famille. Didiorkar, Béorn, ma mère, mon père, mes frères et sœurs. Le sanctuaire de leurs mémoires, dans mon esprit. 

Il est inconcevable que ces petits arbres se multiplient avant des décennies, je dois retrouver wraith! 


J'émerge de mes songes tumultueux au milieu du chemin qui fut notre champ de bataille. C'est la panique dans les rangs. Les quelques assassins et protecteurs encore debout tournent en rond en jurant. Je me relève en grognant et hurle à tout le monde:
"ASSEZ!"
Ils me fixent tous du regard, attendant une décision. 
"Que ceux qui peuvent encore se battre surveillent les alentours, les autres, parler aux inconscients! Faites ce qu'ils faut pour les ramener de là où ils sont. Après, nous reprennons la route pour en finir. Exécutions guerriers!" Je m'exclame en venant me tenir près d'Anna et lui prenant sa main gantelée. 
"Allez, ne me lâche pas. Sort de là." Je murmure.

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Ven 15 Juin - 22:18

J'étais étendue dans mon lit, bien emmitouflée dans les chaudes couvertures aux couleurs ocres. Je pouvais sentir la chaleur de sa main sur mon visage. Ce regard si doux, posé sur moi, pauvre petite chose qui avait tant souffert. Ma mère adoptive passa ses doigts dans ma chevelure avant d'embrasser tendrement mon front. Comme elle était belle. Elle était tout mon monde, tout ce que j'avais en Arcaëlle. Elle et personne d'autre, rien d'autre... Son sourire était si rassurant à mes yeux. J'avais déjà passé l'âge de me faire dorloter à ce point, mais j'étais ce qu'elle avait de plus précieux au monde. Je pouvais sentir son parfum de rose m'enivrer.

Elle se leva et tira délicatement les rideaux, laissant une légère ouverture qui permettait aux astres de la nuit d'éclairer faiblement la chambre. Je me sentais en sécurité ainsi, rien ne pouvait m'arriver. Je remerciais ma mère avant que nous nous souhaitions bonne nuit. Elle sortit tandis que mon esprit s'embrumait pour rejoindre le monde des songes.

Soudain un cri, un hurlement. A me glacer le sang. Je reste pétrifiée dans mon lit avant de me rendre compte qu'il s'agit de ma mère. J'entends une autre voix lui hurler dessus : mon père. Je suis inquiète mais je n'ose pas descendre. Les hurlements se font de plus en plus forts. Ma mère se met à pousser un terrible cri qui fait vibrer mon cœur. Je descend en toute hâte les marches du manoir. Il fait si sombre... J'ai si peur... Mais il faut que j'y aille. Je ne peux pas laisser ma mère seule. Je pousse la porte du salon...

Du sang... Du sang partout. Ma mère est étendue là, à même le sol. Elle est couverte de sang, je ne sens plus son parfum de rose, seulement l'odeur du sang. Mon père était là, tremblant de rage, un tison en main, couvert de sang. Je tombais à genoux, me jetant sur le corps de ma mère. Ma vie était devenue un enfer... Je venais de perdre ce que j'avais de plus cher... Et il comptait me prendre la vie à moi aussi ! Je n'étais rien, absolument rien pour lui. J'allais y passer... Mais elle retentit, cette voix qui me terrifiait sans cesse. Lemmy...



- Qu'avez-vous fait, Gorlois ? Votre femme... Vous... Vous avez tué votre propre femme ?
- Toi ! Espèce de monstre ! Tout est de ta faute !!! Tu vas payer !!! s'emporta mon père.
- Urrrrrrryyyyyyyy !

Le tison s'abattit en direction de Lemmy qui l'esquiva sans difficulté et envoya mon père valser d'un coup de poing. Il resta prostré au sol alors que le lorcq se pencha vers moi pour me tendre un couteau qu'il venait de décrocher de sa ceinture.

- C'est lui qui a tué ta mère… Ne vas-tu pas te venger ? Ne vas-tu pas lui faire payer ? Tu ne vas quand même pas le laisser te tuer… allons Anna. Prends ce couteau… et fais ce que tu as à faire. Ce sont des gens comme lui qui font de ce monde un enfer, tu le sais, il te déteste, il t'a toujours détesté ! Il veut ta mort Anna, et moi je ne veux que ton bien… Tu le sais, n'est-ce pas ? Souffla-t-il de sa voix tentatrice.

Je prenais le couteau des mains, tremblante de tout mon corps. J'avais le visage couvert de larmes. Il allait payer... Mon père allait payer pour son crime. Je me jetais sur lui, mon couteau en main, en hurlant comme une démente avant d'abattre plusieurs fois la lame sur le mzékils. Un, deux, trois, quatre... je finis par ne plus les compter. Le sang gicla, encore et encore. J'étais couverte de sang...

***


J'étais dans mon lit, et il faisait froid. J'avais à peine de quoi me couvrir. Je ruminais de sombres pensées... Ma mère semblait si distraite ces temps-ci. C'est à peine si elle faisait attention à moi. Elle était là, pourtant, assise à mon chevet, comme tous les soirs. Elle passait sa main sur mon front, mais ce n'était pas comme d'habitude. Elle n'y mettait pas son cœur, je la sentais plus distante.

- Est-ce que ça va, maman ?
- Oui... Oui je vais bien, Anna. Tu ferais mieux de dormir à présent. Maman à des choses à faire.
- D'accord... Je vais essayer...
- Tu es gentille ! Je t'aime ma fille.

Elle se leva et alla fermer les rideaux. Contrairement à nos habitudes, elle oublia de laisser une petite ouverture, plongeant la pièce dans le noir total. Je n'étais pas rassurée. Lorsque je lui en fis la remarque, elle n'eut pour toute réflexion que j'étais grande à présent, que je pouvais faire sans. Elle quitta la pièce en me souhaitant bonne nuit.

Il faisait si noir. J'avais l'impression que chaque coin de la pièce cachait quelque chose d'effrayant, d'inconnu... Je me couvris du peu de draps que j'avais et me recroquevillais. J'entendais des chuchotements étranges, inquiétants, des paroles qui n'avaient rien de réconfortant.

- Il... Il y a quelqu'un ? Laissez-moi... J'vous en pries... partez... J'ai peur...

Je finis par m'endormir d'épuisement, mais mon sommeil fut agité, troublé par des songes étranges. C'est alors que j'entendis hurler en bas. On criait... c'était comme lointain. J'étais pétrifiée de peur. Ma vue qui s'était habituée à l'obscurité me faisait voir des ombres menaçantes. Des griffes se tendaient vers moi. On voulait m'attraper, et ces cris qui ne cessaient pas en bas... Je me jetais hors de la pièce, terrifiée et prise d'angoisse. Je voulais descendre, quitter les monstres de ma chambre pour voir ce qu'il se passait en bas. Lorsque j'arrivais en haut des marches, il y en avait une infinité qui plongeaient dans les ténèbres inquiétantes.

J'étais tétanisée mais les monstres de ma chambre grondaient derrière moi. Il fallait que je descende, que je rejoigne les cris, peu importe les ténèbres devant moi. Une marche... puis une deuxième, et une troisième. J'avais déjà fait un effort incroyable. J'entendis ma mère hurler.

- Maman !!! Maman...

Il y avait tellement de marche, et si peu de lumière... J'avais peur, et les voix continuaient de me murmuraient des choses horribles. Je me mis à les descendre plus vite, essayant d'affronter mes peurs. A chaque marche je sentais mon cœur bondir dans ma poitrine. J'avais peur, horriblement peur.

Lorsque je finis par atteindre le rez de chaussé, je me retrouvais à présent face à un couloir. Il était horriblement long et sombre... Seule une légère lumière brillait au fond, lointaine... J'entendis à nouveau crier.

- Maman !!! MAMAN !!! hurlais-je à mon tour.

Je courais, encore et encore, dans ce couloir qui n'en finissait pas. C'était comme si je n'avançais pas, ou que l'entrée du salon s'éloignait de plus en plus. J'étais désemparée, je perdais de plus en plus espoir d'y arriver. Et il y avait toutes ses griffes qui tentaient de m'attraper.

- Maman... pleurnichai-je alors tout en essayant de l'atteindre.

La porte était là, entrouverte, laissant passer un trait fin de lumière. Les voix se mirent à susurrer plus fort tandis que j'entrais. Ma mère était à même le sol, étendue dans une mare de sang. Ses yeux étaient révulsés, sa position était celle d'une marionnette totalement désarticulée. Ses ailes étaient totalement brisées... Je tombais les genoux à terre, m'éclaboussant de son sang alors qu'une ombre terrifiante me surplombait. Les murmures devinrent des voix, puis des cris.

Ma main se tendit vers le visage  de ma mère alors que les larmes coulaient sur mes joues. La peur s'accentuait en moi. Un monstre hideux, ailé, se tenait là, debout, devant le feu de l'âtre. Sa griffe était prête à s'abattre sur moi. Il avançait inexorablement, prêt à me découper en pièce, mais il s'arrêta, soufflé par l'attaque d'un monstre encore plus redoutable qui se tenait à mes côtés. Son visage était délicat, irrésistiblement beau, mais ses yeux, eux, reflétaient le mal.

Il lâcha devant moi un couteau, difforme, onduleux. Il poussa un râle et me désigna le couteau, puis le monstre ailé. Ses longues dents sortaient de sa bouche qui affichait un sourire mauvais.


- Qu'est-ce qu'il y a, Anna ? Ne veux-tu donc pas te venger ? Ooooh... Vas-tu laisser ce monstre s'en sortir ? Tues-le ! TUES-LE !!!!

Je me dirigeais en urgence vers le couteau, voyant que l'autre monstre était prêt à se jeter à nouveau sur moi. L'espace d'un instant, l'espace d'un très court moment, me vint alors l'idée de m'en servir pour me tailler les veines... Je ne pouvais vivre dans ce monde qui m'effrayait. Sans ma mère, je n'avais plus rien, sans ma mère cette vie n'avait aucun sens. Je voulais en finir... Maintenant... tout de suite... Il fallait que j'en finisse.

- Inutile ! Inutiiiiile !!!! Tues-le ! Tues-le !!!

Sans même y songer, je me jetais vers la créature, lui plongeant mon couteau dans la peau, encore et encore, me couvrant à chaque fois plus de sang. Des pétales... Des pétales rouges sortaient de son corps. Ils s'envolaient, magnifiques, comme ceux des roses que j'aimais tant... Des roses rouges ! Partout partout partout !!! Je voulais des roses rouges partout...

***


Il y avait comme un silence de mort. Je tremblais de froid. J'étais dans une chambre au plafond troué. Le lit était miteux, les couvertures trouées. Ma mère ne faisait pas attention à moi. Elle était absorbée dans ses pensées. Je voulus alors l'en sortir et attirer son attention.

- Ma... maman...

Elle se tourna vers moi, son visage couvert d'hématomes, du sang coulant sur son visage et depuis ses yeux. Je reculais au fond de mon lit, horrifiée par cette vision. Sa voix était macabre, grave et inhumaine.

- Silence, petite poupée ! Silence ! Tais-toi !! Je ne veux plus t'entendre ! Tu es ma petite chose, et quand je te dis de dormir, tu dors !!!
- Ma... Maman... Non... Non...  
- DORS !!!!

Je me terrais sous mes draps tout mités, terrifiée par cette chose. Ce n'était pas ma mère. Ça ne pouvait être elle. Non ! Elle partit de la salle en hurlant, criant. Les rideaux à ma fenêtre se soulevèrent, poussés par un vent terrible qui gémissait comme une âme en peine. J'étais horrifiée. Des murmures commençaient à s'élever... Des mains se tendaient vers moi. Je bondis de mon lit et me mis à courir, sortant de ma chambre en toute hâte.  

Je voulus rejoindre l'étage du bas, mais arrivée aux escaliers, je me retrouvais face à un gouffre sans fond. A l'intérieur, j'entendais gémir des milliers de voix, criant et hurlant comme des suppliciés. Des mains en sortaient, essayant de m'attraper et me tirer vers eux. Je me reculais avec horreur, évitant de peu de me faire happer. Des milliers d'yeux me fixaient avec envie, désir. Je me mis à courir pour trouver une autre sortie quand je tombais nez à nez avec ma mère qui avait la tête complètement retournée.  

- Anna... Anna, pourquoi ne m'as-tu pas sauvé ? Pourquoi ?
- Noooooon !! Noooooon !

Je me mis à courir et une voix se mit à rire, venant de nulle part. Lemmy se riait encore de moi. Il riait, encore et encore.

- Inutile de t'enfuir ! C'est inutile !!
- Laissez-moi !!! Laissez-moi ! Je veux partir !!!

Le monstre ailé était là, sa griffe se tendant vers moi. Sa gueule pleine de crocs, était immonde, ses yeux les témoins de sa cruauté, de sa bestialité. Il voulait me dévorer, m'écraser.

- Tu es si inutile... soupira Lemmy. Tu ferais mieux de te tuer là, tout de suite !


Lemmy me jeta un couteau à terre, devant moi. Je tombais à genoux et me saisit de la lame qui me semblait familière. Elle était noire, une longue épée, couverte de runes luisant en rouge. Je me mis à pleurer, suppliant que tout cela s'arrête. Je pris la lame dans ma main et commençai à m'entailler le poignet... Je voulais en finir... Je voulais sortir de ce cauchemar. Je voulais que tout s'arrête...

***


J'étais allongée à même le sol, dans la boue. Il faisait horriblement froid et la pluie tombait drue. Mes yeux étaient vides d'espoir, vides de volonté... J'étais engourdie, tant physiquement que mentalement. Le ciel était sombre... Tout n'était que carnage et désolation autour de moi. Je voulais mourir... Pourquoi les bandits ne m'avaient-ils pas tué en même temps que mes parents ? J'étais si seule à présent... Plus rien n'avait la moindre importance. Je voulais les rejoindre, je priais Gar'Haz pour qu'il m'emmène.

Je regardais mes bras : cela ne tarderait plus à présent, mutilés comme ils le sont. Je vais pouvoir enfin mourir en paix... Je vais pouvoir rejoindre mes parents. Laissez-moi m'envoler vers ce Royaume paisible que celui de Gar'Haz. Laissez-moi partir, à jamais. Je ne manquerai à personne de toutes façons...

« Allez... » murmura une voix douce.

Qui ? Qui m'appelle ? Qui m'appelle dans les ténèbres ? Non... Non laissez-moi... Je ne veux pas savoir... Je veux quitter ce monde. Laissez mon corps tomber en poussière...

« … ne me lâche pas ! » continua la voix.

Il... Il y a quelqu'un qui tient à moi ? Qui ? Pourquoi ? Je ne suis rien... Je me sens si inutile, si faible. Laissez moi rejoindre mes parents. Taisez-vous !

« Sors de là !!! » murmura-t-elle.

Je me lève... Je me sens si faible. Mais cette vois qui m'appelle... Elle me semble si familière, si agréable... Pourtant personne ne m'attends. Qui es-tu ? Qui es-tu, toi qui te soucis de moi ?  

« Ma sœur... »

Ma sœur ? Je... J'ai un frère ? Depuis quand ?

« Réveilles-toi ! »

Je voudrais bien... mais j'ai si peur, j'ai si mal... je me sens si vulnérable. Si inutile...

Inutile...

Inutile...

Inutile...

In...

..utile...





Une silhouette auréolée de lumière se dessine devant mes yeux, elle porte un chapeau, mais je ne vois pas son visage. Elle me tend la main, elle me supplie de venir auprès d'elle. C'est un homme... je le sais... Il y a d'autres personnes. Des enfants... pleins d'enfants, une femme... un vieil homme... une petite femme ailée, miniature... Et une petite fille... Je peux la voir, elle.

Rebecca...

« Réveilles-toi, Anna ! » me dit-elle. « Grégoire compte sur toi ! »

***


Mes yeux s'ouvrent. Grégoire est là, me tenant dans ses bras. Il est inquiet mais semble soulagé que je reprenne mes esprits. Il me sourit et soupire de soulagement. Je me mets alors à pleurer et engouffre mon visage dans son cou, le serrant contre moi.

Je ne me sentais plus inutile... Je voulais vivre... J'avais des gens à protéger... à aimer...

Vivre...
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Sam 16 Juin - 18:34
Peu à peu, la troupe reprit leurs esprits sauf quelque uns, qui ne reviennent pas de leur "voyage" au pays des cauchemars. Autour de nous, plus aucune créature semble vouloir nous combattre. La nature hostile semble avoir elle aussi abandonné à nous malmener. Je vois la dame en armure sortir de sa léthargie en sanglot. Le chef la réconforte comme un frère le ferait à sa sœur. Je les laisse tous les deux, avançant encore plus loin en vu de la petite maison ayant une sorte de grande tour de fort avec des meurtrières. La tour est entouré un épais lierre noircit. Soudain, une grande et imposante silhouette sort par une des entrées. Un humain à première vue, blond, tenant une large épée vient vers nous. Il semble être accompagné d'une petite crevette noir encapuchonné tenant une lance. On dirait, le petit môme qui m'a parlé avec ses yeux de voyageurs des dimensions. Leur approche sont menaçantes.

- Je vous reconnait, vous êtes de la famille à mon frère ?

J'entends des grognements lointains, ils se rapprochent de plus en plus. Les assassins restant élabore une sorte de stratégie pour les entourer et ainsi pouvoir les tuer plus facilement. Ils filent à toute allure. Je m'approche aussi, droit devant eux. Les assassins les entours déjà et certains les attaque. C'est alors que le grand homme pare et esquive toutes leur tentatives de l'atteindre. Le jeune portant un masque semble utiliser un sort se rapprochant du miens sur son compagnon. Lui-même étant doué pour se battre, ils arrivent à tenir tête à la bande d'assassins. Le plus grand en blesse même très gravement quelque uns. Suffisamment près pour voir leur yeux, le grand humain est en possession d'un œil comme le mien. Il semble anticiper tous les mouvements malgré le nombre d'ennemi sur lui. Je remarque aussi qu'ils ont des papillons dans leur nuques. Je cours vers eux.

- Concentrez-vous sur les papillons, essayez de les enlever, ils ne bougeront plus !

On va les attaquer... Hum... Avec une très grande batte en fer. Si j'arrive à en assommer un pour lui retirer le papillon l'autre devrait être plus facile à gérer.

- Gnaaaaaaar!!! Je vais... Sauver Wraith... ! Crie le plus grand en mettant à terre la plupart de nos troupe.

Il semble cependant ne pas les achever. Une partie de lui restante ? Peut-être est-il pas trop tard ? J'attaque le plus grand avec ma batte, malgré le fait que dans ce monde, ce type d'arme est méconnu, il pare brillamment et contre-attaque même. Le petit devrait être plus gérable. Les assassins réussissent à le maîtriser, je vais en profiter pour lui retirer le papillon. Il bouge ! Hop ! Ah, bah j'ai eu son masque. Tout à coup il se raidit, mettant ses mains devant son visage.

- Ne me... Regardez pas...! Crie-t-il.

Un des assassins en profite pour lui retirer le papillon et l'écraser de sa main. Le petit s'écroule, vaincu. Je le met plus loin avec l'assassin qui reconnait immédiatement cette tête.

- On dirait ce connard de bandit ! Le pilleur de tombes et braqueur de lieux sacrés !  Bruce Reynolds ! Il doit être son fils, le portrait craché de son daron !

- Vraiment ? Il est en vie ?

- Non, sa femme une certaine "Tiamat" aurait prit contrôle de son gang, certains parlent de vengeance.

- On verra ça avec lui plus tard, le grand est plus ardu à avoir.

On retourne ainsi au combat avec ce colosse qui en a fini avec tous ses ennemis sans les achever. Il se dirige vers Grégoire et la dame en armure. Accompagné par cet assassin, on le stoppe dans son élan. Je transforme la batte en maillet gréant pour l'écraser sous son poids mais celui-ci arrive à le stopper avec ses bras. Cependant, voilà une bonne ouverture pour l'assassin qui atteint sa nuque et arrache le papillon qui avait bien pénétré la chair avec des sortes de racines noirs. Le titan humanoïde s'arrête et s'écroule. Plus personne. mise à part celui avec moi, ils sont tous blessés et/ou en mauvais états. De plus , l'air est de plus en plus insupportable. Il faudrait les évacuer au plus vite pour éviter qu'ils succombent tous de leurs blessures. Une idée me vient, je vais vers Grégoire en fouillant dans ma poche.

- On va tous les rassembler le plus loin possible, j'ai une idée pour qu'ils ne meurent pas.

On les rassemble tous en tas, le petit Lorq et le grand humain aussi, expliquant qu'ils sont surement important pour Wraith malgré les réticences de Grégoire. Je présente ensuite à ce dernier une graine venant de chez moi. Je lui dit que c'est un arbre bienfaiteur dont ses fruits guérit de toute sorte d'état. Les fruits de l'arbre d’Yggdrasil. On le plante au sol puis, boosté par mon sort, Grégoire fait poussé à vitesse accéléré la graine qui devient une pousse puis un arbuste pour enfin, terminé par être un grand arbre sacré repoussant la nature morte. L'arbre commence à faire des fruits Que nous cueillons afin de guérir nos compagnons.

- On devrait les laisser un moment. Dis-je en mangeant un morceau du fruit, habitué à son goût particulier. Allons sauver Wraith, je pense que la personne derrière tous ça nous attend.

Une certaine Halsym ainsi qu'un assassin, Anna, Grégoire et moi avançons vers la maison qui tombe en ruine. Il ne reste plus que nous cinq pour affronter ce qui nous attend. Je sens que tous se termine très bientôt. C'est plutôt angoissant. On se rapproche de la fin et en même temps, on ne sait pas si se sera la notre où celui de notre adversaire. Je préfère ne pas y penser.

Soudain, quelqu'un en haut d'une tour semble nous attendre. On lève les yeux au ciel, celui-ci est noir, sans étoiles. Seul la Lune très grande nous éclaire, comme si un épais brouillard nous coupe du reste du monde. On voyait donc le dernier obstacle à la libération de Wraith. Un xen ailé d'effrayantes ailes avec pleins d'yeux nous fixant. On sentait la pression de leurs regards posés sur nous. Un long manteau noir, des lunettes rondes et le peu de peau que l'on voit est entièrement d'un noir abyssal. Seul son visage ne l'est pas totalement.

- Qu'est-ce que ce monde ? Un petit tas misérable de secrets ! Crie le Xen corrompu d'une voix d'outre-tombe. Wraith... Je vais tout détruire... Détruire... Tu seras libérer de ce monde fou et pathétique !

Il descend de la tour en sautant et atterrit sans difficulté au sol. Il rit d'un ton glacial en nous regardant.

- Et vous ?! Pauvres âmes consumés par cette terre qui vous malmène depuis votre enfance ? Vous avez tous perdu des êtres chers, vous avez tous ce poids de regrets à porter pour vos actions suite à cette trahison ! Ils sont où tous vos sois-disant dieux ?! Ils se fichent de vous ! Ils aiment sûrement vous voir vous entre-tuer, ils comptent sûrement les points. Je vais vous libérer... Je vais tous nous libérer de ces déchets... De toute cette merde ! De ce monde infâme pourrit jusqu'à la moelle sans le moindre sens !

Il me fixe tout à coup, comme passant à autre chose.

- Toi ! Héhéhé... Tu es le jumeau de Wraith... Le jumeau... Celui emmener par le sorcier bébé vers un autre monde. Ta magie est puissante... Tu vas m'aider de gré ou de force ! J'aime bien ton incantation... huhuhu... C'était quoi déjà déjà ? "La mort nous enterrera tous" ? On va faire ça... Oui... Mais à échelle mondial ! Une magie mondial !

Une magie mondial... Impossible ici. Seul de petits dieux peuvent faire ce genre de chose. Il débloque totalement.

- Comment tu sais que je ne viens pas d'ici ? Qui es-tu ?!

- Sylvester... Je suis votre oncle à tous les deux ! Je sais pourquoi tu veux libérer Wraith...! Je sais tout. Tout. Et comme vos dieux ne m'arrêtent pas, je peux tout faire ! Ce n'est pas votre petit groupe qui va changer quoi que se soit. Assez parler ! A vous !

Il fait apparaître une horde de papillons le protégeant ainsi qu'un violant orage dont les éclaires nous prennent pour cible. Les arbres carbonisés se craquelles puis cèdent. Le vent souffle fort et balaye avec lui les particules, comme des cendres. Des cendres de la nature réduite à néant. Peu à peu, le vite d'une terre morte se créer. Aucune créature mise à part d'énormes papillons nous attaque. Ils ne semblent même pas vivant, une simple expression du chaos et de la fin. On ne parvient pas à approcher Sylvester tant nous sommes attaquer de tous les côtés. Lui, de ce que je vois, est de plus en plus et ce, à une vitesse phénoménal, engloutit par les ténèbres. Je fais un sort pour amplifier notre adresse même si l'armure d'Anna l'aspire. Rien ne passe avec cette armure.Ce n'est peut-être pas une mauvaise chose. Avec une telle terre, même Grégoire ne peut pas invoquer de plante. Il ne nous reste que nos armes face à cette entité. Plus les minutes passent plus Sylvester perd le contrôle, répétant inlassablement "Wraith" et "nouveau monde" entremêler de rire compulsifs et de râle d'agonie. Devenu ainsi que l'ombre de lui-même en déchaînant le chaos, je ne vois qu'une seule solution : anéantir ce réceptacle de la mort et la destruction. Le rendre comme avant me semble impensable. Mais comment faire ? Je n'ai plus d'option. Refaire le sort "la mort nous enterrera tous" ne me dis rien qui vaille. Il en a parler. Si je l'utilise, il compte me le déposséder pour mettre un terme à ce monde. Au monde auquel appartient Wraith. Ce même monde qui nous a vu naître. Celui de mes compagnons qui ont fait avec malgré l'injustice. On doit bien pouvoir faire quelque chose, mais quoi ? Qu'est-ce qui peut arrêter ça ?

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Sam 16 Juin - 19:57










Je caresse les cheveux d'Anna, le temps qu'elle reprenne ses esprits. Revivre nos pires moments, altérer de la sorte, c'est un bien cruel châtiment. Nous reprenons la route, je n'ai pas besoin des indications du batteur pour savoir que la tour qui s'élève au milieu des lierres épineux et noirs, est le centre de la corruption et là où est enfermé mon ami. 
À peine arrivons-nous que nous faisons face à deux nouveaux gardiens, je n'ai guère le temps d'intervenir que les assassins et le batteur on régler le problème avec rapidité et efficacité. Mais notre ami étrange me présente alors une étrange graine... Une graine d'un arbre sacré prétend il. Je fais usage de mon khan et en analyse la composition, je la plante au sol et lui donne l'énergie et récolte les ressources nécessaires à sa croissance accélérée dans les environs immédiats. 
L'arbre qui en sort est un condensé de bienfait impressionnant, je fais venir tout nos hommes au pied de ce végétal. Les Protecteurs veulent continuer, mais Dakeyras est dans le coma, helayne est trop blessé à la jambe et les deux derniers sont au-delà de leurs limites d'action, idem pour les meutes écarlate. Je leur ordonne de rester ici, de veiller sur les blessés, et en cas de problème, de battre en retraite. 


Je suis alors Anna, Halsym, un assassin et le batteur vers la tour. Arrivé au pied de la tour, alors que les ronces nous sépare du reste de notre groupe, il arrive enfin... Le fameux Sylvester, une aura de noirceur et de folie quasiment palpable. Il nous tient un discours empreint de la même folie que les adorateurs d'Ozan, que Lemmy et tout les autres. Détruire le monde pour en faire un à leur image. Crachant que les dieux sont faible, qu'ils nous ont abandonné à notre sort ou pire encore. 
Je laisse faire, je laisse dire... Les éléments se déchaînent alors, les éclairs, le vent et les papillons hérétiques. Il y a une telle puissance dans le sort de notre adversaire que même en armure, je dois me tenir à genoux au sol pour ne pas être propulsé par les éléments furieux. 


Les autres sont aussi en difficulté, Halsym se tient à la lourde armure d'Anna pour ne pas s'envoler, la légèreté des assassins se retourne contre eux. Je tourne ma visière vers la silhouette de Sylvester. D'une main, je tiens fermement Ka-Gae, y infusant encore mon sang pour terminer le rituel. Je plante l'arme magique dans le sol et m'en sers pour me tenir debout malgré l'effort que cela demande. Aux alentours immédiats, il n'y a que le néant stérile... Mais derrière les ronces, il y a un univers de vie et de puissance. Alors je pousse mon khan dans cette direction, j'essaie de toucher à nouveau l'esprit d'Al Ba, mais autant demander à un septenn d'interpeller un dragon. Soit alors. Je tisse mon khan dans la forêt, je prends place. 



Il faut que cela cesse.:
 




"Je me fiche de savoir si les dieux nous protègent. Je ne compte que sur moi pour défendre ce en quoi, je tiens." Je murmure. 


Je pousse un hurlement alors que je donne une grosse partie de mon énergie pour que les racines entremêlées d'une centaine d'arbres viennent percer le sol au milieu de la clairière. Elles s'étendent vers le ciel avec un gémissement de bois qui vient alors couper notre arène du ciel et des éléments. Le vent cesse alors je me dresse devant Sylvester.


"Je ne compte pas  sur les dieux pour défendre les miens." Je m'exclame.
La sève incendiaire coule le long de veines qui parcourent mon armure.
"Et tu à fait du mal aux miens."
Des larges feuilles viennent recouvrirent mes alliées. Les séparant des papillons furieux. 
"Tu vas payer pour toutes les morts inutiles que tu as semé." Je grogne.


Les larges feuilles qui forment un dôme au-dessus de nous relâcher alors un spore orangé... Qui sature presque l'arène improvisé. Je lève la main gauche et claque des doigts, un arc électrique de fluide pur se produit, et l'ensemble du terrain est submerger par une mer de flamme éphémère. 
Lorsque les flammes ambre disparaisse, il n'y a plus que les dômes de protection de mes alliés qui se rouvrent sur une neige de flammèches incandescente de papillons. Les plantes que j'ai amenées produisent alors une luminescence et éclairent de bleu toute la zone. Je me tiens toujours debout entre sylvester et mes amis... Mon armure est parcourue de veines de flamme et je dégaine la lance du sol. 
"Anna, peux-tu m'offrir encore un peu de temps ?" Je lui demande avec une voix grave en tournant mon casque orné d'une crête de feu vers elle.


La vérité, c'est que je ne pouvais plus user de khan. je venais de tout faire brûler, littéralement, pour faire ce petit numéro. Maintenant, avec un peu de temps encore, juste un peu de temps. je pourrais lancer ka gae dans le coeur de Sylvester, et en finir.

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Sam 16 Juin - 21:32

J'avais l'impression que l'enfer c'était déchaîné sur nous. Le souffle noir, l'orage, les papillons par milliers qui nous fonçaient dessus en essaims mortels. Était-ce la fin du monde ? Allions-nous mourir ainsi ? Je me tenais fermement debout, les genoux et le corps plié, tentant de résister à cette force incroyable qui s'opposait à nous. Halsym et l'assassin se tenaient tous deux derrière moi, ne pouvant affronter cette tornade sans mon concours. J'enfonçais mes pieds dans la terre, chaque pas me rapprochant de Sylvester, chaque pas me rapprochant de Wraith...  

J'entendais le sorcier déblatérer ses conneries sur nos dieux qui nous avaient abandonné, sur la cruauté de ce monde, sa futilité. Les paroles d'un homme qui avait connu sûrement d'assez profondes souffrances pour en venir à ce raisonnement. Je le savais, j'en étais persuadée même, car je l'avais eu, moi aussi. Un jour, j'avais souhaité que ce monde disparaisse dans le néant, que plus personne n'ait à en souffrir. Je pensais qu'il ne valait rien, que tout n'était que cruauté.

Mais j'avais eu tord...

- Vous vous trompez !!! hurlais-je.

Mais il ne m'entendait pas. Le vent était trop furieux, et les ailes de papillons vrombissaient tellement que cela couvrait nos voix. J'avançais en donnant des coups d'épée, frappant les nuées de papillons qui se reformaient rapidement. Un éclair frappa non loin de nous et nous jeta à terre.

Allais-je mourir ainsi ? Dans la lumière aveuglante d'un orage ? Dévorée par les créatures du néant ?

Non... Un dôme de plantes se forma autour de nous et vint nous protéger alors que l'air tout autour de nous s'embrasait. Lorsque ce déluge de feu cessa, elles se fanèrent et nous laissèrent en sortir. Grégoire tenait à peine debout, vidé de son fluide, il lui en restait à peine pour rester conscient. Les papillons étaient rassemblés autour de Sylvester, le protégeant du déluge de flammes qui s'était abattu. Il souriait... Ce fumier n'avait pas une égratignure.

- Anna, peux-tu m'offrir encore un peu de temps ? me demanda Grégoire.
- Je...

Je pris mon épée en main, et m'avançai alors vers Sylvester, d'un pas déterminé.

- Je vais faire mieux que ça, mon frère !

Mon cœur battait à tout rompre. Je savais que ce fumier avait encore des tours dans sa manche, mais il fallait absolument que je tienne face à lui, et que je lui parle. Il fallait que je lui montre qu'il avait tord, sur toute la ligne. Il se trompait énormément...

Chacun de mes pas martelaient le sol alors que ma vitesse allait crescendo. Arrivé non loin de son niveau, je ne pris même pas la peine de soulever mon épée pour l'abattre. Je n'en eus pas le temps de toutes manières. Il invoqua une nouvelle marrée de papillons maléfiques. Je ne fis aucun geste pour les attaquer, non, au contraire, je les laissais venir assez près pour absorber leur fluide... corrompu, certes, mais du fluide, restait du fluide. Il y en avait une quantité trop importante pour que je puisse tout absorber, mais tout passait par Gwyar qui le dévorait avec appétit.

Ma peau se recouvrit de veinules rouges, luisantes. Je sentais la corruption me gagner, mais ne lui lâchait rien. J'envoyais une puissante lame de fluide corrompu en abattant Gwyar. Une grande partie des papillons m'entourant se dispersa, me laissant le champs libre pour m'approcher un peu plus de Sylvester. Je savais ce que Grégoire préparait, je savais qu'il me couvrait si je merdais. Et pourtant j'avais le trac, comme jamais je ne l'avais eu. Je devais réussir.

- Vous vous trompez !!! Sylvester !!! Il n'est pas encore trop tard ! Arrêtez ça ! Vous vous trompez ! Je ne sais pas ce que vous avez vécu, et ça a du être terrible !! Moi aussi, j'ai vécu des choses affreuses... moi aussi j'étais comme vous ! Je croyais que ce monde méritait d'être brûlé !!

J'avançais lentement mais inexorablement vers lui, mon corps subissant de plus en plus la corruption. Mes yeux se transformaient lentement, des points rouges lumineux se formant dans mes yeux, trois à chaque œil. Tous situés dans l'iris. Mon visage était lourdement marqué par divers veinules rouges.


- Mais je me trompais ! Il y a encore des gens biens dans ce monde, il peut encore être sauvé ! On peut encore le changer !
- Vous ne savez rien de moi ! répliqua Sylvester. C'est la seule solution pour éradiquer le mal ! C'est vous qui n'avez rien compris. Vous ne comprendrez jamais ! Vous n'êtes que des pantins...
- Vous savez que c'est faux !!! Sylvester ! Arrêtez maintenant !

J'abattais à nouveau Gwyar pour relâcher de la pression, éparpillant à nouveau les papillons qui venaient pour se coller à moi, m'arracher mon libre arbitre, ma volonté propre, et que je dévorais sans la moindre pitié de par ma nature et celle de mon armure.

- Wraith ne voudrait pas ça !! Et je crois que malgré tout ce que vous avez fait, il vous aime encore. Et vous savez quoi ? Il aime ce monde !! Moi aussi, nous aussi ! Malgré les coups du sort que l'on a subit, malgré tout le mal que le reste du monde nous a fait... Nous voulons de ce monde ! Nous voulons le protéger ! Pas pour nos dieux, pas pour notre croyance en eux, mais parce que nous aimons ! Du plus profond du cœur, nous voulons protéger ce monde, et ses habitants !! Nous voulons le rendre meilleur... Laissez nous au moins ce choix !! Laissez-nous au moins vous le prouver, Sylvester...

Je lui tendis la main alors qu'il continuait à faire déferler les papillons sur nous, papillons qui commençaient à être trop nombreux pour que je les contre tous avec ma nature de lorcq. Je ne pouvais absorber autant de fluide, ni Bwrydr Camlan, ni Gwyar. Mes pupilles étaient à présent rouges, et un cercle rouge c'était formé dans mes iris. Mon visage était totalement couvert de veinules rouges, et j'avais une apparence plus démoniaque que jamais.

- Je vous pardonne... Et je vous tends la main Sylvester... Rejoignez-nous ! J'vous en supplies ! Si vous ne le faites pas pour nous, ni pour vous, faites le au moins pour Wraith... Il y a du bon en vous, comme il y a du bon en moi ! Grégoire a su le voir... Moi je le vois en vous... Je sais que vous le faites pour lui... Alors...

Je tombais à genoux, la corruption était trop forte pour que je ne la supporte d'avantage. La volonté du néant m'appelait, mes idées commençaient à ne plus être les miennes, mais je lutais encore, encore assez pour finir ce que j'avais à dire.

- Alors joignez-vous à nous... Ne rejetez pas la main que je vous tends... AAAAARGH ! Ma tête...

J'avais subit tant de blessure, sans compter la flèche empoisonnée, et la profonde entaille dans mon âme suite à ce douloureux souvenir que j'avais revécu... qui avait été transformé en un cauchemar sans nom. Mais pourtant je tenais encore bon... Ma main était tendu vers lui... J'avais la foi, la foi que Sylvester allait peut-être abandonner, qu'il allait nous rejoindre. Qu'il fasse le bon choix, comme moi je l'avais fait.

- Il... Il ne me reste pas... beaucoup... de temps... Je vais... Mais... Pour Wraith... Faites le pour Wraith...

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Dim 17 Juin - 14:05
Alors que les éléments se déchaînent sur nous, que les papillons envahissent le terrain, Grégoire met alors à sa disposition toutes les forces de la nature dont il dispose au loin. Cherchant plus loin encore que les ténèbres qui nous entourent sa source. De grandes feuilles  forment ce qu'on pourrait appeler un dôme au-dessus de nous, elle relâchent un spore orangé qui envahit presque le lieu de la bataille. Soudain, un arc électrique de fluide pur apparaît, et l'ensemble du terrain est submerger par une mer de flamme éphémère. Le Dôme de Grégoire nous a protégé de ses flammes et les papillons ne sont plus qu'une mer vaste de cadavres carbonisés bien visible par des lumière bleues produit par ce même personnage. Cependant, Sylvester c'était bien protégé avec ses papillons et n'eu même pas une égratignure. On voit un peu plus la zone morte et Sylvester qui se noie dans le néant. Alors qu'Anna semble plus enclin à s'approcher malgré le fait qu'il fait réapparaître des papillons, Grégoire se prépare pour une autre chose. Il a un plan en tête. Je me tiens à mon grand maillet planté dans le sol contre ce vent en espérant que la foudre ne me tombe pas sur la tête. Je sens un éclaire arriver mais ce n'est pas pour moi.

J'entends Anna crier au loin. Elle a bien avancer mais... Plus elle s'approche, plus les vagues violentes de papillons se déferlant sur elle en particulier se font intense. Je tente de m'approcher, curieux de ce qu'elle va faire. Je transforme mon maillet en batte à pique pour m’agripper au sol tout en me déplaçant pas sans difficulté. Anna s'enfonce encore plus loin dans le ténèbres, son armure ayant du mal à tout parer. La quantité de papillon la percutant est phénoménal ! Et pourtant, elle se rapproche toujours plus de notre adversaire, écrasant les cadavres de papillons dont les cendres s'envolent, agitant son épée qui aspire les autres papillons, se frayant ainsi un chemin tortueux. La pression se fait sentir alors que je ne pouvais plus avancer bien loin. Je pouvais seulement regarder la scène de loin, entendant très vaguement ce qu'ils disent.

- Wraith ne voudrait pas ça !![...] il vous aime encore.[...] Il aime ce monde !! Moi aussi, nous aussi ![...]Nous voulons de ce monde ! Nous voulons le protéger ![...]protéger ce monde, et ses habitants !![...] Laissez nous au moins ce choix !! Laissez-nous au moins vous le prouver, Sylvester...

Il faut que je me rapproche plus pour mieux entendre ce qu'elle dit. Il semble qu'elle tente de le raisonner. Elle essaie désespérément le faire changer d'avis. Elle arrive, malgré tous ce qu'elle subit, à parler et poser ses mots pour que cela touche Sylvester. Mais il est trop corrompu, ça ne marchera jamais ! Elle essaie peut-être de gagner du temps ? Oui, pour que Grégoire prépare alors une autre attaque.

- Je vous pardonne... Dit-elle en lui tendant la main. Et je vous tends la main Sylvester... Rejoignez-nous ! J'vous en supplies ! Si vous ne le faites pas pour nous, ni pour vous, faites le au moins pour Wraith... Il y a du bon en vous, comme il y a du bon en moi ! Grégoire a su le voir... Moi je le vois en vous... Je sais que vous le faites pour lui... Alors...

Anna fini par tomber à genoux, je vois son être se corrompre avec une vitesse phénoménale. Elle en a plus pour très longtemps et pourtant, elle continue à lui parler avec ses dernières forces.

- Il... Il ne me reste pas... beaucoup... de temps... Je vais... Mais... Pour Wraith... Faites le pour Wraith...

Spoiler:
 

Ses mots sifflent dans le vent mais Sylvester qui semble ne rien faire d'autre de plus que d'écouter Anna parler la regardant sans faire attention que ses lunettes rondes se sont envolés ainsi que ce qu'il avait dans ses cheveux. Il fixe Anna sans même me prêter attention. Tous ses yeux sont braqués sur elle.

- Wraith...

Tout à coup, la terre se fissure puis je me vois transporté très loin avec cette grande plaque qui s'effrite. Je suis propulsé par le vent jusqu'à Grégoire ne pouvant écouter la suite ! Pourtant, alors que j'étais dans les airs, j'ai clairement vu les lèvres de Sylvester bouger, répondant sûrement à Anna en s'approchant d'elle. Une énorme fissure se fait entre nous, c'est à dire Grégoire et moi et Anna et Sylvester.

Spoiler:
 

Je vois Sylvester de loin, sortant une sorte de dague (THAZEN’ÏG pour ceux qui pourrait la reconnaître.) et se la plante en plein cœur. Voyant que celui-ci est déjà consumé, il redirige sa dague et s'auto-décapite avant qu'Özan prenne le contrôle. Son corps part en cendre pour la quasi totalité, ne laissant que quelques os et son crâne noircit intact. Incroyable... . Comment elle a fait pour le raisonner ? Pourquoi s'est-il suicidé ? Qu'a-t-elle pu bien dire pour le faire changer d'avis à ce point ?! Anna est la plus proche pour délivrer Wraith alors qu'un fossé nous sépare. Malgré la mort de Sylvester, cette partie de la forêt ne reprend pas vie. Elle reste figée, comme un mal incurable. On va quand même essayer de rejoindre Anna qui a pas mal prit dans la face. Je fais grandir mon maillet mais lorsque je pose à terre, cette dernière se disloque en petits grains secs. La terre est si fragile qu'il nous ai impossible de passer. De plus, un dôme de cendre nous empêche de sauter de manière précise quand bien même on prenait de l'élan. Fait chier ! Elle est toute seule pour délivrer Wraith ! Avec de tels blessures ça va être un supplice bien trop lourd pour se déplacer jusqu'à lui.

- Il y a plus qu'à l'encourager. Je suppose.

Je regarde Grégoire, comme pour le désigner d'office pour cette tâche vu qu'ils sont proches. Je regarde derrière-moi par la suite, nos camarades semblent aller bien. Tout cela est vraiment fini ? On a vraiment arrêter une bombe nucléaire surpuissante d'exploser sur ce monde ?

Pour Anna :
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Dim 17 Juin - 15:14










J'avais commencé à lever les bras pour armer Ka gae quand une chose que je n'aurais jamais pensé possible arriva... Sylvester se donna la mort. Aurait-il? Aurait-il entendu raison? Lutter contre Ozan? Je me laisse tomber au sol sur les genoux. Mon arme finie au sol dans la cendre.
Le vent à cessé, la tempête est terminé... Je fais taire les flammes du guerrier qui couvraient mon armure, saisis mon casque dans mes mains, le retire pour le poser au sol à ma droite. Je vois Anna, hors de porter encore, elle se relève difficilement. 
"Va le chercher... Qu'on puisse enfin rentrer, ma soeur." Je m'exclame dans sa direction. "Que l'on puisse rentrer, chez nous." J'ajoute. 
Je n'ai pas la force de bouger plus. Mais je ne peux partir ainsi. Je demande au batteur de retourner près des autres. J'ai encore à faire. 
"Mais ils sont là..." Me répond-il, un sourire en coin sur le visage.
Oui, ils sont là. Ils claudiquent ou marche vers moi. Je leur fais signe de ne pas approcher. De s'asseoir et de ne plus bouger. Ils obtempèrent, même les assassins. Et je commence à chanter. 


Take me home, country road.:
 





"Presque le paradis, Arcaëlle de l'Ouest
Montagnes de Angaak, rivière de Sec'Rina
La vie est vieille là-bas, plus vieille que les arbres
Plus jeune que les montagnes, soufflant comme la brise


Routes de mon pays, amenez-moi à la maison
A l'endroit, auquel j'appartiens
kail de l'ouest, Mère des Montagne
Amenez-moi à la maison, routes de mon pays"


Une chanson sur le foyer qui manque tant aux voyageurs comme nous. Et pendant ce temps, je me débarrasse, morceau par morceau de mon armure. Quand je suis enfin torse nu, en sueur, je sens enfin la fraicheur du vent. Je retisse le khan. Avec moins de brusquerie, plus de douceur. Je retourne me lier à chaque végétal autour de nous. Je ne peux pas laisser la forêt dans un tel état n'est-ce pas? Il ne faudrait pas que Wraith se réveille et voit tout ce foutoir. 
Alors je commence par tisser autour des restes de Sylvester,des feuilles viennent envelopper avec douceur ses cendres et ses os, un arbre pousse alors et éclos de centaines de fleurs blanches. Je lève la main vers les ronces autour de nous et les fait tomber en poussière. 
Je m'étends mentalement vers les arbres, leur insuffle les graines de la guérison. Les feuillages retrouvent peu à peu leurs couleurs d'émeraude, alors que la forêt elle-même use de ses forces pour poursuivre sur la voie de la guérison. Je fais venir à nous, à nouveau, une herbe douce et vivace qui recouvre notre ancienne arène. L'arbre au centre, vint se blottir contre la tour, l'enlaçant de ses branches et de ses racines. 
Je vais pouvoir rentrer, chez moi. Retrouver les miens. Être en paix, au moins quelques mois. J'allais presque oublier. Alors même qu'Anna sort de la tour avec un Wraith visiblement inconscient dans les bras, une bien attendrissante vision, je tisse les racines de l'arbre collé à la tour pour former un pont, pour qu'elle nous rejoigne. Je laisse une petite rose venir éclore en venant serpenter le long de l'armure d'Anna jusqu'à ses cheveux, une rose blanche.




"Tous mes souvenirs, se rassemblent autour d'elle
Dame du mineur, étrangère a l'eau bleue
Sombre et poussiéreux, peint sur le ciel
Goût brumeux de la lune, larmes dans mes yeux


Routes de mon pays, amenez-moi à la maison
A l'endroit, auquel j'appartiens
kail de l'ouest, Mère des Montagne
Amenez-moi à la maison, routes de mon pays"


Alors que je finis ma chanson, enfin, tout est arrangé, la forêt guéris peu à peu, Wraith est de retour. Anna Aussi. Le batteur est encore en vie. Enfin une histoire que se termine presque parfaitement bien. Je regarde la sépulture faite pour Sylvester... Qu'il trouve le repos malgré sa folie. 




"J'entends sa voix, elle m'appelle dans les heures matinales
Le chant des oiseaux me rappelle ma maison au loin
Et en conduisant sur la route j'ai le sentiment
Que j'aurais du être à la maison hier, hier... 
Routes de mon pays, amenez-moi à la maison
A l'endroit, auquel j'appartiens
kail de l'ouest, Mère des Montagne
Amenez-moi à la maison, routes de mon pays"


Les Protecteurs et les hommes de la meute écarlate m'aident à me relever, me soutenant. Je suis en bien piteux état. Ekodas, l'humain parmi mes protecteurs, apporte alors un cheval très claire de robe vers Anna et wraith. Je n'ai pas besoin de savoir que derrière son casque il sourit à pleine dent le bougre. 
"Vous avez enduré le plus dur dame Cornwall, laissez donc le ceval vous porter avec notre ami endormi." Dit il avant de l'aider à les mettres en selle. Nous commençons tous enfin à reprendre... La route, vers notre foyer. 

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Dim 17 Juin - 16:24
Sylvester ne semblait plus que ténèbres. Son apparence était encore plus lugubre que la mienne devait l'être. Pourtant, je le sentis, lui, sortir de cette chose qu'il était devenu. Il me tend la main et y lâche une clef finement ouvragée. Je l'admire un instant avant de me tourner vers l'oncle de Wraith qui s'exprime au travers du monstre qu'il est.

- Tu lui ressembles... Je vous laisse délivrer Wraith... Vous qui avez encore foi en cette humanité... Lui qui voit toujours le monde en s'émerveillant... Mon petit Wraith... Prenez soin de lui... En mon absence.
- Quoi ? Non... attendez... Qu'est-ce que vous faites ???

Je le vois saisir une dague et se la planter en plein cœur. Je tends ma main vers lui, mais il est trop tard. Rien ne se passe. Sylvester n'a plus de cœur ? Je tente de me jeter sur lui pour l'arrêter, mais il est rapide, et d'un coup sec, se tranche la tête. Son corps se désagrège alors et toute la puissance qu'il avait emmagasiné jusque là explose, me projetant en arrière avant d'être toute aspirée dans son crâne complètement noirci qui tombe au sol. Je reste là, allongée un moment, complètement vide. La clé que j'ai en main a visiblement aspiré tout le fluide corrompu qui coulait dans mes veines. Je n'ai presque plus rien en moi. Juste assez pour rester consciente.

Je sers la clef dans mon poing. Wraith compte sur moi... Sylvester compte sur moi... Vince, Grégoire... Axel, Halsym... ils comptent sur moi. J'entends la voix de Grégoire et celle de Vince m'appeler, m'encourager à me lever. C'est difficile... Mon corps est encore altéré par la corruption, mais petit à petit, je perds mes attributs maléfiques. J'arrive à me mettre à genoux, je me traîne difficilement vers la tour.

Je commence à me lever, fait un pas, puis un deuxième alors que j'entends Halsym se joindre aux deux autres. Je m'écroule une première fois. Mon armure est trop lourde. Je retire les spalières pour m'ôter ce poids, puis les cuissardes. Défaire le reste me serait impossible, seule. J'entends Grégoire entamer un chant, je me sens reprendre des forces. Je laisse tomber et continue à avancer avec grand peine. Sans assez de fluide en moi, ma force est tout juste égale à celle d'un humain. Je m’appuie contre le mur et ouvre la première porte de la tour. Je me retrouve dans une pièce circulaire à laquelle je ne fais pas vraiment attention. Je vois les escaliers et soupire déjà.

- Des escaliers... évidemment... Comme si le reste n'était pas suffisant... Foutue architecture... Une tour... ils auraient pas pu choisir autre chose ? Argh...

Je montais les marches avec difficulté. Chacune d'entre elle était un défi de plus. Je dus me tenir plusieurs fois contre le mur du colimaçon pour reprendre mon souffle et rassembler ce qu'il me restait d'énergie. Si je continuais ainsi, j'arriverai jusqu'à Wraith en ayant ma soif de fluide, et ça ne serait pas joli à voir. D'ailleurs, où était Gwyar ? J'avais sûrement dû la lâcher en me levant la première fois. Tant pis... J'irais la récupérer plus tard. Je sentais la tour soudainement trembler. Je dus me rattraper in-extremis au mur pour ne pas tomber dans les escaliers. Encore un danger à craindre ? En voyant une plante croître autour de la tour au travers de la fenêtre, j'estimais que non et qu'il s'agissait sûrement de l’œuvre de Grégoire.


J'arrivai finalement devant une porte, fermée à clef. J'avais encore celle que m'avait donné Sylvester, serrée dans mon poing. J'ouvris la porte... Je n'en crus pas mes yeux. La chambre était un véritable paradis, petit îlot de pureté, perdu dans un océan de chaos. Tout était si pur, si beau. Il y avait des fleurs partout dans la chambre, grimpant un peu partout et faisant de la pièce un vrai havre de paix. L'air environnant était chargé de fluide khan que mon corps se mit doucement à assimiler, m'aidant à récupérer quelques forces, celles qui me seraient nécessaires à continuer. Et là, dans des draps d'un blanc pur, aux coutures dorées, dormait paisiblement Wraith, une fleur dans ses cheveux.

La vue de son visage endormi dans un environnement si calme, si immaculé fit naître en moi un étrange sentiment, quelque chose que je n'avais pas ressenti depuis longtemps : de la quiétude, non c'était encore plus fort que ça : de la félicité.

- Wraith...

Je me dirigeai vers lui avec une certaine solennité. Je posais un genoux à terre et me mis à son niveau, posant ma main derrière sa tête avec une très grande précaution. Je pris alors de mon autre main, la sienne.

- Wraith... Wraith, s'il te plaît. Tu dois ouvrir les yeux maintenant...

La candeur de son visage, orné d'un sourire paisible qui faisait penser que ses songes étaient heureux et doux, me fit m'attendrir un peu plus. Pourtant je restais inquiète. Il ne se réveillait pas.

- Je n'ai pas fait tout ça pour rien... Réveilles-toi, Wraith. Ils comptent tous sur toi... Moi aussi je compte sur toi...  

Je déglutis légèrement, ravalant mes craintes. J'inspirai profondément, reprenant un peu de courage. Je ne pouvais pas croire que nous avions fait ça pour retrouver Wraith dans un sommeil dont il ne se réveillerait pas. Je glissais mes bras sous ses jambes et sous son dos avant de le soulever, collant sa tête contre moi. Il était vêtu de vêtements aussi blancs et or que ses draps.

- Je prendrai soin de toi... Je l'ai promis...

J'avançais avant de me rendre compte d'une chose, une chose dont j'avais fait part à Sylvester : « Nous voulons de ce monde ! Nous voulons le protéger ! Pas pour nos dieux, pas pour notre croyance en eux, mais parce que nous aimons ! Du plus profond du cœur, nous voulons protéger ce monde, et ses habitants !! Nous voulons le rendre meilleur... » Oui... Je le désire ardemment, rendre ce monde meilleur, et il ne pouvait l'être sans une personne comme Wraith.

- Réveilles-toi, mon prince des rêves, des histoires et des contes féeriques. Réveilles-toi car le monde a besoin de toi... Nous avons besoin de toi... J'ai besoin de toi.

Dans un excès de folie, ou de compassion, ou je ne sais quel sentiment qui me semblait étranger, je déposais mes lèvres sur les siennes, une larme coulant de mon œil. Je sentis un souffle nouveau m'envahir et une lumière nous irradia tous les deux. Je relevais lentement la tête, continuant de verser des larmes. Wraith ouvrit faiblement les yeux à ma grande surprise. Il semblait serein, mais particulièrement faible. Le savoir à nouveau conscient me redonna du baume au cœur. Il tenta de bouger mais ses membres étaient engourdis par l'inactivité physique qu'il avait eut ces dernières semaines. Il ne pouvait même pas articuler le moindre mot.

- J'vais te sortir de là. Ne t'en fais pas. On pourra parler plus tard, mais... pour le moment, quittons juste cet endroit.

Il poussa un léger soupir et pointa de son doigt son sac d'affaires qui se trouvait au pied du lit.

- T'en fais pas, j'enverrai quelqu'un le chercher...

Je me mis à descendre les escaliers, le serrant contre moi. J'avais réussi, j'avais sauvé Wraith. Nous avions réussi... J'ouvris en grand la porte nous menant à l'extérieur. L'endroit me semblai moins sombre qu'auparavant, comme si la corruption s'était légèrement dissipée. Un pont de racines et de plantes se forma au-dessus du gouffre qui nous séparait des autres. Une plant vint se glisser autour de moi, me restituant mes affaires et mon épée tout en ajoutant une petite rose dans mes cheveux.

Je fis un léger sourire, las, en direction de mes compagnons, puis de Wraith qui semblait encore un peu perdu. Grégoire continue de chanter et le xen ferme à nouveau les yeux, épuisé, à moins que se ne soit pour apprécier d'autant plus le chant. Je demandais alors à Halsym d'aller chercher les affaires de Wraith dans la tour, ce qu'elle partit faire derechef. Ekodas vient vers nous avec un des derniers destriers restants tenu par la bride.

- Vous avez enduré le plus dur Dame Cornwall, laissez donc le cheval vous porter avec notre ami endormi.

Je fis oui de la tête, et nous fûmes aidés à monter sur la monture. Wraith reste dans mes bras, sur mes genoux. Je fixais alors l'horizon, laissant le xen appuyer sa tête contre moi. Le soleil était en train de se lever... L'aube d'un nouveau jour, d'une nouvelle ère.

- Allons rendre ce monde meilleur, petit prince des rêves, dis-je tendrement à Wraith, ne sachant pas s'il m'entendait toujours.
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