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Les choses se corsent ! Le temps de batailler commence !

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11.09.19 20:43
Suite de Tahiri etVÿdareen et de Morianne et Sëya

Après avoir rassuré Guilmar, nous prîmes la route vers Cescan. Nous avions un long trajet devant nous. Dommage qu’aucune de nous sache voler… Nous aurions gagné bien du temps… Les bsurts galopaient à toute allure évitant les autres voyageurs. Certains étaient si famélique… À la limite de l’hytrez. Je gardais cependant la tête froide. Il nous fallait aller de l’avant, ne pas être trop empathique. Le monde allait mal. Arcaëlle entier était en souffrance, nous devions agir pour tous les habitants et non au cas par cas. De toute façon, je n’en avais guère les moyens.

Durant le trajet, nous fîmes de nombreuses nuitées à la belle étoile et, souvent, le froid était mordant. Mais nous ne quittions pas notre but : Cescan. La capitale était notre destination. Bien évidemment, nous fîmes également attaquer par des arcaëlliens affamés, des brigands mal intentionnés et des créatures d’Özan. Je ne sais si les Dieux veillaient sur nous, si Ge-Ban guidait nos armes et nos gestes mais nous sortîmes de chaque bataille sans une égratignure. À chaque instant, je louais les êtres divins de nous guider vers le meilleur.

Puis après bien des péripéties, Cescan fut en vue. Belle, majestueuse, grande. Et en feu à certains endroits apparemment… Durant notre périple j’avais eu vent des lois concernait l’abolition de l’esclavage. Je trouvais cela génial mais les nobles et certains traditionalistes ainsi que les marchands n’approuvaient pas du tout cette loi nouvelle. Pour les marchands, c’était une évidence, ils perdaient leur gagne-pain. Un triste gagne pain, ça va de soi. Comment peut-on vendre des arcaëlliens telles des bêtes ? Même mes montures étaient, bien souvent, mieux traitées que ces pauvres gens.

Nous arrivâmes à la porte sud-est. Je fus surprise de ne voir que deux soldats au teint pâle, l’œil vide et la bouche entrouverte. Ils ne nous contrôlèrent même pas. Je fronçais les sourcils, si les soldats du Prince ne surveillaient plus vraiment la ville, il risquait d’y avoir une émeute. Je secouais la tête et fis signe à Tahiri de descendre de sa monture, le faisant moi-même. Nous prîmes la direction du palais. Les rues empestaient l’urine, la merde, la mort. Je pris un bout de tissus que je nouais devant ma bouche et mon nez et en tendis un à mon elfe.

j’aperçus plusieurs autels divin en flamme, je constatais aussi que des mères vendaient leurs enfants contre une bouchée de pain. Le plus vieux métier semblait prospère. Les gens forniquaient n’importe où. Je trouvais cela déplorable, surtout que je vis des pédophiles à l’œuvre. j’avais l’envie d’aider ces pauvres gosses mais.. Je ne pouvais le faire sans risquer ma vie voir mon intégrité. Nous pressâmes le pas, tenant les bsurts par la longe.

Nous arrivâmes au palais princier et grimpâmes les marches, mon cœur palpitait si vite, mes mains étaient moite. Des gens jonchaient l’escalier entre vie et mort. Tahiri me rappela à l’ordre, me disant de faire attention. Mais je ne pouvais me défaire de ces pauvres âmes. Je heurtais alors quelqu’un qui tomba, je regardais la jeune mzékils et je la reconnus : Morianne ! Elle aussi sue qui j’étais, elle ne m’avait pas oublié.. Et quelle ne fut ma surprise de voir Tahiri prononcer le nom d’une certaine Sëya au côté de Morianne.

Tahiri ? Ben.. Tu t’es teinte les cheveux ? Demanda la mzékils.

Nous nous fixâmes un moment, sans savoir quoi dire puis s'en suivie une courte discussion. Cependant j’avais la mine sévère et fermée. Je n’étais pas là pour badiner ou autre. Je demandais à Morianne si elle pouvait me conduire à l’intérieur, que j’avais à parler au Prince de toute urgence.
Vÿdareen Loumez
Niveau 6
Vÿdareen Loumez
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 369

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Äan - Mez
Groupes: Neutre
Race: Métisse humaine/tahora
Niveau 6


J'écris en #2E9AFE

Objet en ma possession :

La ceinture

Les choses se corsent ! Le temps de batailler commence ! 59252710

Pouvoirs:
 
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11.09.19 21:07
Nous discutâmes stratégie afin d’accoster, sans sembler vouloir la guerre, à Kaïl. Alors que nous débâtions plus ou moins, le Prince nous annonça une très bonne nouvelle : Sir Boisdefer n’était pas mort tout compte fait. Je fus soulagée d’apprendre que l’ami de mon aimée vivait toujours et je sentis un poids la quitter. Son cœur sembla chanter un bref instant. Nous quittâmes le palais mais, à peine sur les premières marches, nous heurtâmes, ou plutôt Morianne heurta une arcaëllienne. Soupirant et pestant, Morianne sembla à la fois étonnée et en même temps heureuse de voir cette arcaëllienne aux yeux rose et à la chevelure neige. Apparemment, elle se nommait Vÿdareen. Ce nom me parlait… Mais oui ! J’avais commercé avec son entreprise à la fête de l’hommage à Thaä qui se déroule sur tout Arcaëlle le deux Yüken. Une fête populaire où, quand on le peu, on offre des présents. Elle avait demandait, il me semble, trois-cents bouteilles de vins. j’avais ouïe dire qu’elle avait fait un grand festin pour ses élèves, ses employés et ses clients les plus fidèles. Je n’eus guère le temps de papoter que je reconnus l’elfe, demi-déesse aussi, mais quelque chose était différent.

Tahiri ? Ben... Tu t’es teinte les cheveux ?  
Hum... C'est plus compliqué que ça on va dire...  Continua-t-elle en me montrant son bras qui était mécanique. J’écarquillais les yeux, surprise. Elle continua sur sa lancée, d’un ton sombre Beaucoup de choses se sont passées...
Attends... Tahiri ? LA Tahiri ? Celle avec la chèvre !
Ah oui ça.... Dit-elle en pouffant.
Ah..?Je vois.. enfin… Non…  Je jetais un regard amusé à Morianne qui s’était souvenue de notre sauvetage de chèvre et je ris doucement. Delphine… La belle Delphine ! Que de souvenirs, ha ha !
Heu… Fort bien mais… Il y a une urgence chères amies.
Une urgence ? Ça a quelque chose à voir avec le bras mécanique de Tahiri et sa nouvelle... coloration ?
Non... Quoique ce sont sûrement des conséquences de ce qui se passe, en effet. Je vous raconterai ça après, c'est qu'ici...

L’elfe regarda autour d’elle avec un air désolé. Je compris que la misère ambiante et ce chaos naissant la mettait peu à son aise. Je soupirais, j’aurais tant voulu régler ça… Aider le peuple. Mais, non.

On n'est pas très à l'aise...
Je vous expliquerais une fois à l'intérieur.  
Heu.. D'accord. Eh bien, entrons et allons à la bibliothèque. Le Prince y sera peut-être encore
VÿOui, bonne idée. Tout cela va vous sembler étrange, enfin je sais pas. Qu'importe, je vous suis à l'intérieur.
Allons-y alors  

Je tournais les talons et passais les portes de palais. Tout semblait si sinistre en ce moment. Un silence mortel régnait dans les couloirs presque déserts.

J'aurais cru que ce genre de lieu serait bien plus... Vivant ?
 C'est compliqué...   Chuchotais-je, la mine renfrognée. Il se passe des choses.
Oui... Malheureusement.

Etrangement, Tahiri me sembla bien trop silencieuse. Dans mon souvenir elle était pimpante, pleine de vie, joyeuse. Là… Elle avait la mine sombre, comme si un événement l’avait fortement marqué dernièrement. Je constatais que mon aimée restait auprès de son amie. Vÿdareen. Elle semblait curieuse de savoir ce qui était arrivé à l’arcaëllienne aux yeux roses.

Nous y sommes, entrez.

Une fois que nous fûmes toutes dans la pièce, Morianne demanda à Vÿdareen :

Alors ? Que faites-vous ici exactement ? Tu as dit que c'était une urgence.

L’arcaëllienne aux yeux roses, une fois dans la bibliothèque, sortit un gros livre. Elle l’ouvrit à un chapitre nommé « Mïe löuzabs jondäan mäzb mïe nëris’lïrben». Elle dut lire mon incompréhension et traduit d’une voix douce :


Ce titre signifie « Les Dieux combattants les chevalier de mort ».
Les nëris kale Özan ?
Ah.. Vous êtes déjà informées ? Fort bien ! Que savez-vous ?
Ils sont quatre, apportant chacun un fléau. Le premier, comme on le constate, apporte la famine… Je soupirais. Dans les ouvrages que nous avons consulté, il y a un moyen de les renfermer dans leur abysse.
Mais… C’est une bonne nouvelle ça ! Lequel est-ce ?
Sëya et l'archéologue qui nous aide ont trouvé une solution. Donne lui le parchemin avec l'énigme !

Je pris le parchemin dans ma besace et le tendis à l’arcaëllienne qui le parcourut et en vint aux mêmes conclusions que nous. Elle se tourna vers Morianne et sembla songeuse. Je me saisie de son livre et appelais l’archéologue. Il était dans les rayonnages, à chercher des réponses. Comme toujours. Il vint vers nous et je lui tendis le livre qui semblait très ancien.

Hm… Oui… Bien sûr.. C’est évident...
Heu.. Vous pouvez.. Enfin… On est pas dans votre tête, l’ami.
Ho ! Mille excuses Dame Nazen!Ce livre nous dit comment obtenir l’objet caché dans la statue de Daÿl. Contrairement à ce que nous pension, il n’est pas dans la sphère, c’est un faux artefact dans la lune.

Il se gratta le front, gardant le silence, sourcils froncés, nez plissé. Je mis mes poings sur mes hanche, et demandais :

Hé bien ? Donc ?
Ha, heu oui ! L’objet est illuminé les nuit de pleine lune et, de ce que je comprends, repose entre les b ras de Daÿl.

Je secouais la tête, perplexe. Ça ne voulait rien dire… À première vue. Je regardais tour à tour Morianne, Vÿdareen et Tahiri.
Sëya Nazen
Niveau 9
Sëya Nazen
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Expérience : 503

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez - Ka - Aän
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Niveau 9


Les choses se corsent ! Le temps de batailler commence ! Zali

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12.09.19 14:58
Nous entrâmes dans le palais toutes les quatre. J’étais plutôt heureuse de revoir Sëya et de rencontrer enfin sa moitié. Morianne… Il fallait avouer que la petite mzékils ne manquait pas de charme malgré qu’elle n’ait presque rien dans le soutien-gorge, du moins si elle en portait. Je pouvais deviner de mes yeux experts que ce n’était pas le cas. Par contre, elle avait un de ces culs… Mais il n’était pas temps de penser à ce genre de chose. J’étais surtout préoccupée par ma vision, et ma mission pour le coup. Autant celle de les prévenir pour les Nëris Kale que pour le livre. Mais à bien y réfléchir, Sëya qui était fille de Thaä devait sûrement déjà être au courant pour les Chevaliers de Mort…

Nous gagnâmes la bibliothèque et s’ensuivit une discussion qui nous mena jusqu’au sujet principal : les Nerïs Kale Özan. Sëya et Morianne avaient visiblement trouvé une façon de les renvoyer dans leur tombe. Mon visage s’illumina, et en même temps mon inquiétude grandit : Je le savais ! Je savais que c’était les dieux qui nous avaient poussé jusqu’ici. Çà n’avait pas été un simple rêve… Ce qui veut dire que Cescan allait bientôt tomber dans les flammes. Il fallait absolument que je leur en parle. C’était d’une urgence capitale.

- Attendez ! C’est quoi cette histoire de statue ? interrogeai-je. Elle se trouve où exactement ? Je veux bien vous aider pour l’énigme, mais si je sais pas de quoi on parle, je risque pas de pouvoir vous aider.
- Dans la forêt des Elfes d’Amonco, me répondit Morianne. Sëya sait exactement où la trouver, donc ça ne devrait pas poser de problème ! Et puis on va pouvoir demander de l’aide à Grégoire et au Domaine pour nous y rendre !
- Grégoire ? Grégoire Boisdefer ? Vous le connaissez ?
- Ben oui, c’est mon ami ! répondit Morianne avec entrain.
- Je connais également Sir Boisdefer, déclara Vÿ sans quitter des yeux le parchemin.
- Moi aussi… dis-je.

Morianne fit un « Oh » d’exclamation, visiblement ravie. Moi je ne l’étais pas… Foutu destin de merde… non ! Foutus dieux de merde ! C’était dans leur plan, j’en étais persuadée à présent. Mais à quoi jouaient ces cons ?

- Hm.... Entre les bras de Daÿl… Nuit de pleine lune… reprit Vÿ en pleine réflexion, tout en se grattant la tête. Vous pouvez éclairer ma lanterne, messire ?
- Ho ! Oui bien sûr... Sauf en ce cas ci. Je ne connais vraiment pas bien Amonco ni cette antique statue… avoua l’archéologue.

Sëya avait un air songeur, un doigt posé sur son menton. Qu’est-ce qu’elle était sexy quand elle prenait cet air. J’en connaissais une qui avait bien de la chance d’être sa moitié. Un sourire goguenard me fendit les lèvres.

- Réfléchis Sëya, fais marcher ton esprit, s’exclamait-elle à elle même avant de lever son doigt vers le plafond et de crier : MAIS OUI !
- Quoi ? demandâmes-nous tous en même temps.
- Entre les bras tendus d'une femme que trouve-t-on ?

Il y eut un long silence pendant lequel tout le monde se mit à réfléchir intensément. La réponse me vint alors à l’esprit, mais Sëya n’en pouvant plus de nous voir silencieux, déclara avant moi :

- Ben... sa poitrine et, souvent, un bijou ou deux. La statue doit avoir une amulette ! C'est tout bête !

Je fixai Sëya en silence puis me mis soudainement à pouffer de rire. Elle avait pensé à la même chose que moi. Quelle coquine cette mzékils.

- Dans ses loches !! Ahahaha ! Non mais sérieusement ? L’artefact serait dans ses nénés ?
- Qu’est-ce qu’il y a de si drôle ? s’étonna Morianne.

Je restais interdite devant l’incompréhension de Morianne. C’était pourtant très amusant…

- Ben… Un artefact, dans des nénés !! C’est trop drôle, non ? Tu trouves pas ça complètement con ?
- Nyu ?
- Ah… Je vois le genre…

Oui, de toutes évidences, Morianne n’était pas trop portée sur la chose, ou en tout cas elle n’était pas dans le délire des allusions sexuelles. Dommage…

- Hum… Ben sinon ça me paraît être pertinent, oui ! Ajoutai-je. Je suis plutôt d’accord avec Sëya pour le coup. Ça pourrait très bien être ça.
- En plus, parait qu'ils sont appétissants et bien proportionnés, déclara Vÿ avec un sourire coquin. En fait ce serait plus un pendentif autour du coup de la déesse entre ses mamelles…

Je remarquai alors que Vÿ, tout en paressant songeuse, lorgnait sur ma poitrine. Je retrouvai enfin la Vÿ que je connaissais. Ma douce perverse. Je lui souris et bomba légèrement la poitrine pour qu’elle en profite. Finalement, elle secoua un instant la tête et reporta son attention sur Sëya.

- Bref... Sëya ? Serait-ce ça ?
- Je pense oui, je dois avoir un dessin qui représente les lieux et la statue. Si je me souviens bien, il y a, en effet, un pendentif qui n'est pas dans la statue mais attaché à la statue. Il est amovible.
- Il me semble qu'il y a une légende à ce propos, affirma l’archéologue. Les nomades la racontent souvent. Dame Morianne, connaissez vous l'histoire de la Lune de Daÿl ? Je n'ai plus en mémoire l'histoire, à mon grand regret.
- La Lune de Daÿl ! m’exclamai-je en riant.

Je me mis à exploser de rire. C’en était trop ! Entre la poitrine de Daÿl, et maintenant sa lune, je ne pouvais plus me retenir. Morianne me regarda à nouveau avec un air d’incompréhension total. Je crois que cette petite était bien trop innocente pour comprendre mon humour. Il allait falloir que je remédie à cela et très rapidement.

- Celle de Daÿl est jolie, oui, mais j’avoue que celle de Morianne est pas mal aussi ! Hu hu !
- Hu ? La mienne ? Heu… De quoi donc ?
- Ta lune, ma belle, elle est jolie, ta lune !

Je vis Morianne passer au rouge écrevisse et commencer à bafouiller. Elle avait enfin percuté. Il en avait fallu du temps. En tout cas, cette remarque ne l’avait pas mise à l’aise du tout.

- M… mmm… maaaaaiiiis ! C’est pas le sujet !!! grogna-t-elle en réajustant sa robe, de peur que l’on ne voit trop ses fesses.
- Tahiri, la plus belle lune n'est autre que la tienne, me déclara Vÿ en riant, amusée.
- Oh ! T’es trop gentille ma belle ! La tienne aussi est très belle. Hu hu !

Morianne nous regarda toutes les deux, et particulièrement Vÿ, avec de grands yeux ronds et exorbités. Était-elle choquée ? Est-ce qu’elle n’avait jamais eu connaissance de ce côté de la personnalité de Vÿ ? On dirait qu’elle venait de découvrir une toute autre personne.

- Fort bien. La lune de Daÿl... Hm... Je viens d'un clan nomade mais, à dire vrai, ça ne me parle pas du tout, s’exclama finalement Vÿ.
- Morianne, tu es notre dernier espoir pour connaître cette histoire, supplia Sëya.
- Oui, parle-nous de ta lune ! Hu hu hu !
Tahiri Rösenwand
Niveau 6
Tahiri Rösenwand
Je suis dispo pour : 1/1 RP
Expérience : 175

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Thâ
Groupes: Neutre
Race: Elfe Demi-Déesse Gar'Haz
Niveau 6


Homme, femme... du moment que ça se baise...
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12.09.19 17:01
J’étais à présent rouge de honte et d’embarras. Pourquoi parlait-elle de ma « lune » ? Que venait faire mes fesses dans cette histoire ? Cette Tahiri était une perverse éhontée, et par dessus le marché, Vÿ ne se gênait pas non plus pour faire des remarques salaces. Je me sentis horriblement gênée, à tel point que je tentais par dessus tout de remettre ma robe comme il faut, histoire que ça ne leur donne pas des idées, quoique c’était probablement trop tard. Le pire, c’était que Sëya semblait totalement hermétique à leurs allusions, et ne me défendait même pas.

Il fallait cependant que je reprenne contenance, que je respire un grand coup pour garder courage en mon cœur et parler de cette légende de la Lune de Daÿl qui ne m’était pas inconnue. Son souvenir était cependant lointain et j’espérai ne pas oublier le moindre détail lorsque j’en ferais le récit. Tahiri me regarda avec étonnement et me dit finalement.

- Hé ! Ma belle, vas-y ! Tu sais, je te taquinai juste un peu… Bon même si c’est un peu vrai ce que j’ai dit.
- Hum…
- Promis, on t’interrompt pas.

Cette fois, Tahiri avait l’air rassurante et amicale. Elle me fixa avec un sourire rassurant. Bon… Il fallait bien admettre que cette grande elfe était très amicale au final. Mais j’étais tout de même mal à l’aise en sa présence, c’est comme si elle dégageait quelque chose, un je ne sais quoi de profondément puissant. Son charme ? Sa présence ? Ou bien était-ce d’une toute autre nature ? Je repensais à présent au fait que Sëya me l’avait présentée comme étant une fille de Gar’Haz. J’aurai songé qu’elle était plutôt fille de Vâelin’Ïn au vue de son comportement et de son physique avantageux, mais passons.

- Merci… Et bien… Hum… C’est une histoire que mon tchitchen racontait souvent avant de tomber malade !
- Tchi quoi ?
- Tchitchen, mon papy ! Il était vieux et sage. Il connaissait beaucoup d’histoires, et en tant que druidesse, j’ai eu le privilège de tout son savoir qu’il m’a transmis. Et effectivement, il y a une légende qui parle de la Lune de Daÿl, un joyau mystique. Cette histoire, la voici…

Je fis faire un cercle entre nous, puis nous fit asseoir par-terre. Au départ tout le monde trouva cela un peu étrange, sauf Vÿ qui se doutait que je voulais recréer un semblant des cercles que l’on faisait dans nos tribus, les soirs autour du feu, pour nous raconter des histoires.

- Il était une fois, un jeune elfe désireux de tout savoir, et de tout apprendre sur Arcaëlle, ses habitants, et tous les secrets de l’univers. Toutes les nuits, il fixaient de ses yeux les étoiles, ne désirant qu’une chose, voyager jusqu’à elle pour en découvrir d’avantage. Il les observa si longtemps, et avec tellement d’attention qu’il décida de faire une carte des étoiles. Il y découvrit les constellations, l’infini qui nous sépare des étoiles, et le savoir cosmique. Et toutes les nuits de pleine lune, il priait Daÿl, car sa beauté était encore plus ravissante que tous les astres lointains. Mais il était aussi très triste de ne pas pouvoir l’admirer de plus près. Il aurait voulu la voir comme je vous vois vous. Alors il pria Daÿl encore plus fort ! Jusqu’au soir, une nuit de pleine lune, où Daÿl descendit sur Arcaëlle pour le rencontrer.
L’histoire raconte que le jeune elfe et Daÿl discutèrent longuement, de l’infini, des étoiles, de la voûte céleste et de tous les astres visibles depuis Arcaëlle. Daÿl qui était fascinée par la sagesse de l’elfe, et les efforts qu’il avait faits pour en apprendre toujours plus sur les cieux, en tomba amoureuse. Ils vécurent une véritable histoire d’amour, et toutes les nuits de pleine lune, ils se revoyaient. Mais un jour, l’elfe se languit d’attendre chaque mois que Daÿl veuille bien lui rendre visite. Aussi demanda-t-il à la déesse s’il ne pouvait obtenir d’elle qu’il puisse la voir plus souvent.
Dans son immense sagesse et dans sa bonté infinie, la Déesse fit tomber des cieux un joyau qui brillait à l’éclat de la lune. En regardant à travers, l’elfe pouvait voir loin, très loin, à un point tel qu’il pouvait voir la Lune comme s’il était juste à côté, comme s’il pouvait la toucher. Ainsi, tous les soirs où la Lune était visible, l’Elfe et Daÿl pouvait se regarder l’un l’autre.
Quand il commença à devenir très vieux, l’amant de Daÿl décida de faire de ce joyau un pendentif, qu’il offrit à sa petite fille : la fille de sa propre fille qu’il eut avec Daÿl. Le vieil elfe s’éteignit la nuit même, en regardant une dernière fois la Déesse venir à lui, une nuit de pleine lune.
On dit que ce joyau est à présent gardé des Elfes, et que jamais son pouvoir ne faiblira, car la sagesse de Daÿl est infinie.


Je terminais mon récit là dessus. Tout le monde était pendu à mes lèvres, même Tahiri qui était visiblement surprise. Elle ne s’attendait sans doute pas à ce que je raconte les histoire aussi bien. Pour briser le silence, je déclarai alors :

- Qu’en pensez-vous ? Ça pourrait être ça que l’on recherche ?
Morianne
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 466

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Niveau 6


Druidesse au service de Thaä

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
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18.09.19 10:16
Ça me revenait maintenant cette histoire de joyau offert par Daÿl à l’un de ses amants. Il me semblait plus ou moins certain qu’il était l’artefact recherché afin de trouver la clef. Je me penchais et tournais frénétiquement les pages de mon livre, lisant les lignes. J’arrivais sur un passage parlant d’un objet dont la pureté était telle qu’il ne pouvait être tenu que par une âme pure. Je fronçais les sourcils et marmonnais :

Une âme pure ? Mais encore ?
Y a-t-il un souci, Vÿdareen ?
Et bien, si j’ai traduit correctement, seule une âme pure peut tenir l’artefact. Je regardais tout le monde. Ils semblaient ne pas comprendre alors j’ajoutais : Je pense que par âme pure ce texte fait référence à une personne vierge, n’ayant jamais tué… Enfin je crois…
Hm… Intéressant… Mais, si c’est le cas, où allons nous trouver cet être ?
Je passe mon tour... Mon compte de morts et de rapports sexuels a sûrement explosé les vôtres.
Ah... Oui, je suppose... Moi c'est foutu aussi. En fait, je crois qu'il va falloir trouver un enfant !
Oh oui, bien sûr ! Et qu'est-ce qu'on dira aux parents ? Bonjour, je voudrais emprunter votre enfant, c'est juste pour sauver le monde !

Je soupirais, il était, en effet, compliqué de trouver un enfant en claquant des doigts. Je me mis à réfléchir. Comment faire ? Ce n’était vraiment pas facile comme décision. J’essayais de trouver une bonne idée, une ou l’enfant ne serait pas trop en danger et où les parents ne seraient pas morts d’angoisse à l’idée de perdre leur petit. Je me mis à faire les cent pas. Qui accepterait de sacrifier son enfant ? Qui ? Je finis par lâcher d’un ton sombre :

Je crains qu'en effet il ne faille trouver un gosse.. Mais quels parents laisserait sa progéniture à des inconnus et, de plus, prendre un navire pour Kaïl ? Je me frottais le menton, nerveuse. Je sais ! Si l'on trouve Sir Boisdefer, il a des enfants me semble-t-il, pourquoi ne pas voir avec lui ?
Mais... C'est pas con ça ! Je n'y aurais pas pensé à dire vrai. Mais oui, ce serait la solution. Qu'en penses-tu Morianne ? Et toi Tahiri ?
Bah, Grégoire devrait bien nous prêter un gosse ou deux, il en a tellement, si on en perd un...
Mais tu es ignoble !!!
J’eus un sourire amusé, les blagues de Tahiri n’étaient pas souvent drôle en vérité mais, je l’avoue, j’aimais son humour peu commun. Je fixais Morianne et lui fis un sourire doux. Tahiri déclara alors :

Oh, ça va ! Je plaisantais ! En fait je sais pas si c'est une bonne idée de faire venir un des gosses de Grégoire, ça pourrait être dangereux pour lui... Ou elle, peu importe.

Je m’assis brutalement sur la table, c’était si compliqué, inattendu… Je jetais un regard à l’archéologue qui était bien silencieux et semblait plongé dans un vieil ouvrage à la couverture en cuir noir. Ne voulant pas déranger l’arcaëllien, je tournais à nouveau mon attention vers mes camarades.

Si c'est pour sauver le monde, je suis sûre que Grégoire consentira à venir avec l'un de ses enfants. Et puis nous serons là pour les protéger, pas vrai ?
Si on ne fait rien, nous périrons tous sans exception... Marmonnais-je
Merci pour le positivisme.... S’exclama Sëya, le regard inquiet.
Il ne faut pas se voiler la face, Sëya... Si l'on ne prend pas de risque de sacrifier quelques arcaëlliens pour en sauver un grand nombre, alors autant attendre la mort, posé sur son cul à prier Gar'Haz pour un coin d'herbe dans l'autre monde...
Alors c'est décidé ! Nous irons voir Grégoire pour le convaincre pour qu'il nous prête assistance.
Nous ? Non... Je suis pas sûre qu'y aller tous les quatre soit une bonne idée... Surtout s'il y a un gosse dans l'expédition. Mon... Ma partie divine... Je ne suis pas sûre de pouvoir la contrôler convenablement...

Je fixais Tahiri alors que tous gardaient le silence. Je ne savais que dire ou faire à cet instant. Il est vrai que Tahiri pouvait être dangereuse… C’est alors que je vis Morianne se placer devant l’elfe, levant la tête pour plonger son regard dans celui de Tahiri. Elle semblait contrarié la petite mzékils. Elle déclara alors :

Je ne sais pas ce qu'il s'est passé avec ta... Partie divine ou je ne sais quoi ! Mais il va falloir que tu la contrôles ! Je sais que ce n'est pas évident d'avoir une part d'ombre, avec Badb c'était l'enfer... Je suis pourtant sûre que ce n'est pas aussi terrible.

Tahiri garda le silence. J’avais envie de la prendre dans mes bras mais n’osais pas. Que pouvais-je faire ou dire pour la convaincre qu’elle pouvait venir. Que je serais là quoi qu’il arrive ? Je pris une grande inspiration et déclarais :

Tahiri, je serais là en cas de besoin. Je serais toujours là pour toi, qu'importe ce qu'il se passe. Je m’approchais d’elle lentement, pris son visage entre mes mains et l’embrassais.Et puis, au pire, je me mets nue, ça devrait te calmer ! Ajoutais-je avec un clin d’œil complice.
Je serais là aussi et avec mon don, je sais que je pourrais protéger l'enfant. Il y eut un silence puis, soudainement, Sëya s’exclama : Mais ! J'ai un objet qui me permet de communiquer avec les animaux ! Si les gardiens diurnes ou nocturnes de Daÿl cherchent à nous empêcherai d'atteindre le joyau, je n'aurais qu'à leur parler. Non ?

Là, ça devient intéressant. Je vote pour.
Hum... C'est une bonne idée ! Bien vu ! De toutes façons, il vaut mieux qu'on soit nombreux pour être sûrs d'arriver jusqu'au bout. Et il restera encore à faire le voyage jusqu'à Zaay, et surtout découvrir à quoi va servir ce joyau... J'avoue que je ne vois pas trop l'utilité de la Lune de Daÿl... Enfin si, mais pas dans le cas présent. On est censé apporter une offrande à Özan, non ? Alors ce joyau... Hum ! On verra, on trouvera forcément une explication et une utilité à cet objet. Qu'en penses-tu, Tahiri ? Tu nous suis ?

Tahiri avait le regard sombre et à la fois songeur. Cela était un peu inquiértant mais je fis mine de rien pour ne pas mettre en colère l’elfe. Je sentais que quelque chose l’angoissait, la perturbais. J’aurais aimé trouver les mots pour l’aider à combattre tout ça… C’est alors que ses lèvres s’étirèrent en un sourire ou, plus exactement, en un rictus mauvais et sadique.

Au pire j'aurai qu'à tous les buter ! Si la diplomatie et les rituels marchent pas, j'aurai qu'à faire comme d'hab... Massacrer tout ce qui bouge.

Je m’approchais de la semi-divinité, inquiète. Je caressais avec tendresse et douceur sa joue lui promettant que tout irait bien. Que je veillerais sur elle quel qu’en soit le prix.
Vÿdareen Loumez
Niveau 6
Vÿdareen Loumez
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 369

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Äan - Mez
Groupes: Neutre
Race: Métisse humaine/tahora
Niveau 6


J'écris en #2E9AFE

Objet en ma possession :

La ceinture

Les choses se corsent ! Le temps de batailler commence ! 59252710

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18.09.19 10:28
J’observais Tahiri et Vÿdareen en silence. Je savais qu’il n’était pas toujours facile d’avoir du sang divin dans les veines et que, souvent, c’était un fardeau. Je m’approchais de l’archéologue et me raclais la gorge. Il leva les yeux vers moi et sembla encore plus inquiet que d’habitude. Étant un peu éloignée du reste du groupe, je lui demandais d’une voix calme :

Avez-vous appris plus de chose, mon ami ?
Ah… Chère Sëya.. Je crains que je sois tombé sur un texte quelque peu.. Apocalyptique. Il me montra son livre et me dit doucement : Si j’en crois ce qui est écrit là-dedans, nous n’avons que peu de chance d’en sortir indemne…. Les nëris sont puissants, organisés et … Insaisissables. Özan leur a donné la faculté de devenir invisible. Cela ne va pas arranger nos affaire. Enfin je crois.
Je vois… En effet ce n’est guère encourageant... Je soupirais me posant à côté de l’arcaëllien. Je le fixais et demandais à voix basse : Quelles sont nos chances de stopper cette abomination ?
Infime. Voir… Et bien.. Impossible.

Je baissais la tête. Alors que j’allais me lever, je vis que les mains de l’archéologue étaient noire et brillantes. Je me levais d’un bond, ne quittant pas des yeux l’arcaëllien qui souriait tel un dément. Je sus identifier l’aura qui se dégageait de mon ami.

Özan… Qu’est-ce que ? Je n’eus pas le temps de parler ou bouger que les mains noires et brillantes enserrèrent mon cou.
Sëya ! Petite fille innocente. S’exclama la voix étrangement caverneuse de l’archéologue dont le corps abritait le pire Dieu Arcaëllien. Nous approchons, fille de Thaä et ton sang coulera puis je mangerais ta chair.

L’archéologue s’écroula soudainement saignant de la bouche, du nez, des yeux et ses mains semblaient avoir brûlées. Le pauvre gémissait de douleur. Je compris que nous touchions au but cette fois.

Préparons-nous à l’affrontement !
Sëya Nazen
Niveau 9
Sëya Nazen
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 503

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez - Ka - Aän
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Niveau 9


Les choses se corsent ! Le temps de batailler commence ! Zali

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19.09.19 9:41
Je n’avais même pas eu le temps de réagir. Sëya était aux prises avec l’archéologue qui l’étranglait, envahi par la puissance d’Özan. J’allais me jeter sur lui quand sa voix retentit : sinistre, froide et implacable. Je fus paralysée d’effroi. L’instant d’après, l’archéologue s’écroula à terre, gémissant de douleur et de terreur. Ma mzékils sembla s’en remettre, se tenant la gorge. J’allais m’empresser d’utiliser mon fluide äan pour la soigner, mais son regard déterminé m’indiqua rapidement qu’elle n’en aurait pas besoin.

- Préparons-nous à l’affrontement ! déclara-t-elle.
- Tu es sûre que ça va aller ?

Alors que je lui posais la question, inquiète de son état, Tahiri, elle, était penchée au-dessus de l’archéologue, avec une mine sombre et inquiète.

- On devrait plutôt s’occuper de l’archéologue, il est dans un sale état. Vÿ, tu crois que tu peux faire quelque chose ? Y a des guérisseurs dans ce palais ??
- Je crains que cela ne dépasse mes compétences qui sont plutôt basiques... répondit la principale intéressée en se grattant la tête. Sëya, connais-tu un bon guérisseur ou un serviteur d'un temple ?

Sëya se mit à réfléchir, pourtant la réponse était évidente. Mais vu ce qu’elle venait de subir, il n’était pas étonnant qu’elle soit confuse. D’une voix enrouée par la douleur à la gorge, elle répondit finalement :

- Loreleï, je pense, pourrait s'occuper de notre ami ?
- C’est sûr, même, acquiesçai-je.

Vÿdareen n’hésita pas un instant et alla auprès d’un garde pour quérir l’aide de la Haute Prêtresse.

- Pouvez-vous aller quérir Dame Loreleï ?

Le garde fit oui de la tête et s’en alla chercher la prêtresse. Une fois Vÿdareen revenue à nos côtés, Sëya se sentit alors obligée d’expliquer :

- C'est la grande prêtresse du temple de Thaä. Je cois que Tahiri la connaît. Non ?
- Hu hu hu ! Très bien même ! On a été très proches toutes les deux ! affirma l'elfe en faisant un clin d’œil.

Je me plaquai une main sur le visage. Oui, comment oublier l’aveu de Loreleï de leur nuit passée ensemble ? Cette elfe avait décidément le chic pour dévergonder tout le monde… sauf Sëya, à mon grand soulagement.

- Oui, on a cru comprendre... soupirai-je. Mais c'est pas le moment pour les sous-entendus pervers.
- Oh ? Vous êtes au courant ? s’étonna l’elfe.
- Ouiiiiiiiii !!! répondis-je avec agacement.

Tahiri se mit à rire, imaginant quelle tête ferait Loreleï en la voyant. Elle ne semblait pas tellement se soucier de la réaction de Vÿdareen d’ailleurs, qui était tout à fait calme. N’était-elle pas un peu jalouse ? J’imaginai alors que ces deux là entretenaient une relation non-amoureuse, mais libertine, tout simplement. En tout cas, c’était plus complexe que ce que je pouvais concevoir. Pour moi, il n’y avait que Sëya, c’était évident. Pour elles, je n’aurai su le dire, mais il y avait bien une complicité et une relation très forte entre les deux.

Débarqua finalement Loreleï accompagnée de gardes. Sa première réaction fut d’ouvrir grand les yeux en voyant Tahiri. Elle posa sa main devant la bouche, visiblement surprise.

- Par Thaä… Tah… Tahiri ?
- Contente de vous revoir aussi, prêtresse, mais vous voyez, on a une petite urgence, là, on parlera de moi plus tard.

Tahiri s’écarta et laissa à sa vue l’archéologue qui gémissait par terre en se tordant de douleur. La prêtresse abandonna toute tentative de réclamer des explication à l’elfe et se posa aux côtés du chercheur pour examiner son mal. Elle en fut encore plus horrifiée.

- J’avais senti quelque chose d’horrible toute à l’heure… Mais je ne pensais pas que… Özan ?
- Oui… C’est Özan qui lui a fait ça… affirma Sëya qui se frottait la gorge.
- Je reconnais les marques de son mal… Il va falloir que je l’emmène au temple. Les soins n’y pourront rien sans la bénédiction de Thaä.
- Hum… Et Sëya pourrait pas faire ça, elle ? La bénédiction de sa mère… intervint Tahiri.
- Non ! Il me faut l’eau du temple, et les autres prêtresses et prêtres. Seule, je ne vais pas pouvoir faire grand-chose, et Sëya n’a pas se genre de don… C’est… Enfin, tu verras avec elle, expliqua Loreleï. Gardes ! Emmenez cet homme au temple, je vous accompagne, il faut le soigner d’urgence.
- Oui, Haute Prêtresse.


Le chercheur fut emmené, Loreleï nous quitta également, et nous nous retrouvâmes toutes les quatre comme des idiotes. Que devions-nous faire à présent ? Mon regard se fixa soudainement sur Tahiri. Elle était livide, encore plus qu’avant. Quelque chose n’allait pas.
Morianne
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 466

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Niveau 6


Druidesse au service de Thaä

Le pendentif des âmes sœurs :


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19.09.19 16:43
Alors que Loreleï partait en compagnie des gardes et du pauvre archéologue, je sentis quelque chose remuer dans ma sacoche. Mon sang se glaça instantanément : cela ne pouvait être que le livre. Si ce foutu artefact démoniaque se mettait à bouger, ce n’était pas bon signe, pas du tout même. Je repensais alors à mon cauchemar… Deux paires d’ailes noires…

Je regardai Sëya et Morianne avec horreur. Deux mzékils… deux paires d’ailes noires. Impossible que ma vision ait été un simple cauchemar. C’était un signe des dieux.

« Ils sont tous morts ! C’est ta faute ! Tu n’as rien fait pour les sauver ! Tu les as laissé mourir. »

Cette phrase me revint en mémoire. Allais-je provoquer un désastre de par ma présence… et celle du livre ? C’est finalement la petite Morianne qui me tira de mes sombres pensées.

- Tahiri, ça ne va pas ?
- Tu n'as pas l'air bien, ne voudrais-tu pas aller te reposer ?

Je me mis à rire nerveusement et je sentais que cela mettait les autres mal à l’aise. Elles me regardaient toutes avec inquiétude.

- Je ne pourrais pas me reposer… ni vous non plus d’ailleurs, pas si ce machin commence à faire des siennes…
- Ce machin ? s’étonna Morianne. Quel machin ?
- Que veux-tu dire ? Demanda Vÿ.

Sëya leva un sourcil et s’exclama :

- Explique nous…
- Je crois qu’il est temps de vous raconter ce que j’ai vécu… Vous allez enfin comprendre pourquoi j’ai ce bras mécanique. Et, surtout, vous allez comprendre de quoi je parle.

Je sortis de ma sacoche le livre. Il remuait dans mes mains, tremblant comme s’il était vivant. La couverture de devant qui représentait un visage hurlait silencieusement. Pas un son ne sortait de son horrible bouche, mais elle exprimait la colère, la haine… l’envie destruction.

- C’est à cause de ce truc que j’ai du me trancher un bras. Ce livre maudit qui apporte la mort et la malédiction. Il est le mal incarné… Il renferme une magie qui peut faire revenir les morts à la vie, mais dans une version maléfique. C’est pas comme les hytrez, non, ces choses sont plus intelligentes, elles sont habitées par le mal absolu. Je suis sûre que cet… horrible livre est une création d’Özan. Ouma’Han était sous le joug de sa malédiction, et il y a eu un massacre… J’ai réussi à juguler l’hémorragie, à contenir le mal qui se répandait… mais ça m’a coûté mon bras.

Tout le monde sembla horrifié, hormis Vÿ qui connaissait déjà l’histoire. Morianne regarda tour à tour le livre puis Sëya et lui demanda alors :

- Tu… Tu crois que c’est ce livre qu’on cherche ?  
- Il est fort probable qu'il soit la clef... répondit la fille de Thaä en se grattant la tête.Je... Je ne sais pas trop... L'archéologue aurait pu en savoir plus... Enfin peut-être...
- Je ne sais que penser de cet horrible ouvrage. Il est plus que certain qu'il est maudit, maléfique. Mais, avec quoi devons-nous l'ouvrir ? se demandait Vÿ.
- Heu... Je crois savoir... Je pense que la clef de ce bouquin est le sang, s’exprima Sëya après un moment de réflexion. Mais pas n'importe lequel. Si Özan cherche à m'évincer depuis si longtemps c'est qu'il y a une raison. Enfin je crois. Mon sang est la clef, ou en tout cas, le sang d'un enfant de Thaä donc petit-enfant d'Özan.
- Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée... De plus, il n'est pas tellement question de pouvoir l'ouvrir ou non. En fait on peut l'ouvrir, c'est pas un problème ! Y a même des dessins bizarres dedans et du texte, mais c'est écrit dans une langue totalement étrange. Je ne pense même pas que ce soit de l'ancien arcaëllien. Peut-être le langage d'Özan ? Je ne sais pas, mais il est possible que ton sang puisse activer sa magie, effectivement. Mais à ta place, je n'essayerai pas. La dernière fois que ce truc c'est activé, les murs du bâtiment où je me trouvais ont commencé à saigner, les cadavres se sont relevés, et seuls les dieux savent ce qu'il est capable de faire en plus de cela.
- Mais c'est affreux ! Il faut détruire ce livre !! On ne peut pas garder cette chose et la laisser faire... s’exclama Morianne horrifiée.
- Impossible... J'ai déjà essayé... Je l'ai brûlé, j'ai essayé de le transpercer avec une lame, ou bien d'arracher ses pages... rien à faire ! Il est indestructible.
- Nous aviserons en temps et en heure. S'il est la clef pour renvoyer ces nëris de malheur, alors je suis prête à sacrifier ce que je devrais. affirma Sëya.
-  Par les Dieux... Je ne pense pas que... commença Vÿ.
- Parfois il faut donner de sa personne pour sauver le monde. Regardez l'Enac... Le monde lui doit beaucoup car elle a sacrifié son enfance, son adolescence.
- Je n’aime pas trop cette idée, mais je suis d’accord avec Sëya ! Je la soutiendrai quoiqu’il arrive ! affirma Morianne.

Je regardai les deux jeunes mzékils. Au fond de moi j’admirai leur dévouement aux dieux et aux autres arcaëlliens, elles semblaient capables de beaucoup de sacrifices pour aider les autres alors que pas un ne serait prêt à en faire ne serait-ce que le quart pour elles. Je m’approchai de Sëya avec un air sérieux, grave même. Je lui fis un sourire amical et posais ma main organique sur son épaule.

- T’auras pas besoin de sacrifier quoique se soit, Sëya. Si quelqu’un ici doit sacrifier quelque chose, je préfère que ça soit moi. Au point où j’en suis, ça ne fera pas beaucoup de différence de toutes façons. Et puis…

Je regardai un instant par la fenêtre de la bibliothèque qui était protégée par des barreaux d’acier. Un corbeau s’était posé sur le bord, nous fixant.

- Mon père veillera sur moi… Que ce soit ici, ou dans son Royaume. Vous êtes jeunes, vous avez encore beaucoup de choses à vivre… Je veux pas que vous sacrifiez quoique se soit pour une vieille peau comme moi, ni pour le reste d’Arcaëlle d’ailleurs. Laissez moi ce privilège, je le réclame en tant qu’aînée.
Tahiri Rösenwand
Niveau 6
Tahiri Rösenwand
Je suis dispo pour : 1/1 RP
Expérience : 175

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Thâ
Groupes: Neutre
Race: Elfe Demi-Déesse Gar'Haz
Niveau 6


Homme, femme... du moment que ça se baise...
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26.09.19 20:45
Qu’est-ce que c’était que cette minie bataille pour celle qui allait offrir sa vie ? Je soupirais, posais une main sur l’épaule de Tahiri et secouais la tête. Ensuite je portais mon regard sur Sëya et lui souris doucement. Il est vrai que je ne savais pas quoi dire et, en ces temps troublés, il était bon parfois de se recentrer sur soi. Pas au point de faire une introspection, certes. Mais au moins se poser les bonnes questions. La première étant : fallait-il qu’un enfant de Dieu se sacrifie dans cette histoire de fou ? J’attrapais un livre sur la table, celui que l’archéologue consultait un peu plus tôt. Je fis glisser mon doigt sur les pages, à la recherche d’un quelconque indice. Un simple mot. Mes parents avaient eu bien raison de m’enseigner le vieil arcaëllien.

Je m’assis sur une chaise, oubliant les autres. Tout ce que je lisais était absurde. Irréel… Ou alors il fallait trouver un sens caché. Je secouais une fois de plus la tête en soupirant. Je lisais à haute voix :

Magña tzäl nïok där jö dërn där. Âc nïouk yakùö där sïj sïlpza där kämñ ëtän öñack. Mÿù mïe nïok brâñka djïak ôc nëgüel nïok där nëkùlak.

Je levais la tête, cherchant un sens à cette phrase. Devant les regards interrogateurs de mes camarades je soupirais. Il est vrai que les langues anciennes, voire morte, n’étaient pas apprisses par tout le monde. Au fond, heureusement. Ça offrait des possibilité d’emploi pour certains érudits. Je me pinçais le nez et montrais une gravure dans le livre. Elle représentait une arcaëllienne avec des ailes mais impossible de dire s’il s’agissait d’une mzékils, elfin ou tahora car les ailes avaient les trois couleurs. Derrière elle se tenait, à mon avis, Özan la bouche grande ouverte, comme pour manger l’offrande. Un fait me marqua, cette demoiselle avait un œil bleu et un vert. Tout comme l’Enac et la plupart des arcaëlliennes de la lignée directe Tahora’Han. J’ignorais ce que cela signifiait, mais je finis par traduire ma phrase tout aussi énigmatique :


Celui qui sera ne devra plus être. L’enfant viendra et dormira en son ventre. Si les forces sont liées alors l’innommable sera défait. Je secouais la tête, ne comprenant pas plus. Je ne saisis pas le sens de tout cela. Une idée ?

Je fixais un instant encore la gravure et je sentis quelque chose me ronger de l'intérieur. Je descendais des Tahora'Han, même si personne ne le savait. Mon père était de cette lignée et avait un degré de parenté avec la Reine Amalÿ. Et si... Non, je n'ai ni les yeux vairons ni d'ailes... Et je n'avais pas de descendances. Pour le moment du moins.
Vÿdareen Loumez
Niveau 6
Vÿdareen Loumez
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 369

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Äan - Mez
Groupes: Neutre
Race: Métisse humaine/tahora
Niveau 6


J'écris en #2E9AFE

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26.09.19 21:09
Je me creusais la tête tout en la grattant nerveusement. Était-ce une symbolique ou un fait ? Cette gravure était intrigante, tout comme la phrase énoncée par Vÿdareen… Je soupirais et pris délicatement l’ouvrage, cherchant une réponse, un indice. Bien sûr, je ne vis rien de cela. Juste ce regard me fixant. Je secouais la tête, je ne connaissais personne avec ces attraits physiques. Et, si je comprenais bien, cette arcaëllienne serait offerte en repas à Özan. Ce qui expliquait le « dormira en son ventre ». je reposais le bouquin, perplexe. Je cherchais une réponse à donner à Vÿdareen, vraiment, mais rien ne me venait.

Je me posais sur la table, le regard vide. Que devions-nous faire ? Quel parent digne de ce nom sacrifierait son enfant pour sauver le reste du monde ? Je ne suis pas sûre que je le ferais moi-même. Cela était absurde. Ce dessin et cette phrase devaient avoir un autre sens. La question était : lequel ? Je me frottais les yeux en soupirant. Personne ne parlait et je pouvais sentir les âmes en pleine réflexion. C’était intense. À la limite du palpable. Mais aucune de nous n’avait la réponse.

Alors que j’allais faire une mise en commun de nos idées, je perçus un pas léger venir vers nous. Nul besoin de me tourner pour savoir qui était entré dans la bibliothèque : la douce Princesse. Elle nous salua et je me tournais vers elle. Je pus lire dans son regard la tristesse et la peur. Elle me fit signe de la suivre et demanda aux autres de rester là un instant.

Cela ne prendra pas plus de cinq minutes. Pardonnez-moi de faire tant de mystères en ces heures sombres mais je dois m’entretenir avec Dame Nazen.

Je lui emboîtais le pas, inquiète. Elle me conduisit dans une petite pièce sans fenêtre et avec une seule porte. Instinctivement, je me sentis en danger. La princesse me tournait le dos et je l’entendis rire doucement. Elle était devant la porte et j’eus le sentiment que ce n’était pas l’arcaëllienne de d’habitude. Sa voix, étrangement sombre, me parvint aux oreilles telle une flèche en plein cœur.

Cessons de jouer au bsurt et à l’agneau, Sëya. Tu ne me contreras pas et tu le sais. Mais, j’ai un noble marché à t’offrir, fille de Thaä. Tes autres sœurs, du moins celles ayant reçues ma douce visite, se sont refusée à moi. Özan se tourna vers moi, un sourire défigurant la face de la princesse. Offre toi à moi et je rappelle mes chevaliers. Deviens mon épouse et porte mon enfant. Viens avec moi en mon monde.

Mon cœur s’accéléra. « Dormira en son ventre » n’était pas significatif d’un repas mais d’un enfant. Je déglutis, appelant de toutes mes forces Morianne en lui montrant le chemin que nous avions pris pour venir ici. Je vis Özan me dévorer des yeux. Qu’était-ce que tout ça ? Étais-je en train de faire un mauvais rêve ? Je me pinçais. Apparemment non…

Je… Je ne céderais pas face à toi, grand-père !
Grand-père ? Il se mit à rire en se tenant les côtes. J’avais l’impression que les dents de la princesse étaient pointues. Il est vrai que je suis le père de Thaä. Mais ne t’en fais pas, la consanguinité ne touche pas les êtres ayant du sang divin en eux.
Je… Je préfère mourir que de m’unir à toi.
Vraiment ? Il soupira, faussement ennuyé. Au fond, j’espèrais que ta réponse soit celle-là. Fort bien, tu périras. Mais pas de suite, je veux que tes « amies » et ainsi que tout Arcaëlle sachent qu’ils vont tous mourir à cause de ton refus !

Il se mit à rire, secouant le corps de la princesse de spasmes. Puis, telle une poupée de chiffon, elle s’écroula au sol toute sanguinolente. J’appelais à l’aide de toutes mes forces. J’entendis des pas venir, des pas précipité
Sëya Nazen
Niveau 9
Sëya Nazen
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 503

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez - Ka - Aän
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Les choses se corsent ! Le temps de batailler commence ! Zali

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27.09.19 1:17
Je me ruais à l’extérieur de la bibliothèque, l’appel de Sëya était sans équivoque : elle était en danger. Je suivis le chemin qu’elle m’avait tracé par la pensée, aussi vite que je pouvais tout en alertant les gardes du palais. J’ouvris la pièce à la volée, et trouvai alors la Princesse effondrée au sol, couverte de sang, et ma dulcinée en panique. Je savais ce qui s’était passé grâce au partage de pensée avec Sëya, mais pas les autres. Les gardes se montrèrent méfiants et brandirent leurs armes vers Sëya. Je m’interposais et leur criai dessus.

- Non ! C’est Özan ! Il a pris possession de la Princesse ! Faites attention !
- Quoi ? Mais enfin…
- Occupez-vous de la Princesse, il faut la faire soigner et exorciser d’urgence. On doit rejoindre le temple de Thaä !

Les soldats de la principauté restèrent sceptiques, mais finirent par obéir alors que je me jetai sur Sëya pour la prendre dans mes bras avant de la sortir de là. Je la rassurai et lui jura que nous irions au temple pour nous mettre à l’abri de toute malédiction.

- Il ne te fera rien ! Il n’obtiendra jamais ça ! JAMAIS !! Je ne laisserai pas une seule créature d’Özan te souiller !
- Qu’est-ce qui se passe, bordel ? s’exclama Tahiri qui venait d’arriver avec Vÿdareen.
- La Princesse s’est faite posséder par Özan ! On va au temple de Thaä pour la guérir et se protéger de la malédiction d’Özan !
- Posséder ? répéta Vÿdareen, incrédule.

Tahiri s’arrêta brusquement et sortit a nouveau son horrible livre maudit en le fixant. Elle semblait troublée. Mais pas le temps, il fallait décamper d’ici pour éviter que les malédictions ne continuent.

- Ça ne servira à rien de fuir… déclara Tahiri d’une voix grave.
- Quoi ? Mais tu es folle ou quoi ? lui demandai-je.
- C’est ce livre… J’en suis sûre… C’est à cause de ce livre que les gens se font posséder, je parierai mon autre main là-dessus. J’aurai du m’en débarrasser, le jeter au fond de l’océan. Tout ce qui arrive est ma faute… Ils ont raison… Je ne sauverai personne, je suis pas faite pour ça…
- Tahiri ! Ce n’est pas le moment de désespérer ! Regardes-moi ! s’exclama brusquement Vÿdareen. Ce n’est pas ta faute ! Ce n’est la faute de personne, sauf peut-être d’Özan ! Reprends-toi ! On a besoin de toi au mieux de ta forme, pas à te lamenter !
- Je dois le détruire… Je… Je dois le détruire ! Je peux pas rester avec vous, c’est trop dangereux pour vous ! Je vais emmener le livre loin d’ici, et le jeter au fond d’un volcan, dussais-je aller jusqu’au montagnes de feu ou au volcan de Kaliqua !!
- Tu ne vas quand même pas partir seule et m’abandonner ici ? s’offusqua Vÿdareen, soudain inquiète.
- Mais oui ! Le volcan ! m’écriai-je. « Özan, du feu de Kaliqua, en surveille les lieux où la clef qui est sienne repose. » récitai-je. Et si… Et si il y avait un lien entre le fait de détruire ce livre dans les flammes du Volcan de Kaliqua et la clef ???
- Tu as oublié la partie : « A la divinité tu feras digne offrande, ni vivante ni morte, ni bonne ni mauvaise. Au creux des mains de Daÿl qui, les nuits de pleine lune, Özan surveille, l'objet tant convoité du Dieu tu trouveras. » Je crois qu’il va y avoir plus que jeter le livre dans le feu pour offrande… Et puis il s’est passé quoi au juste ? s’emporta Tahiri.
- Mais ça pourrait… Enfin bref… pas le temps d’expliquer, on vous dira tout une fois arrivées au temple, d’accord ?

On reprit la marche. Tahiri tenta de demander à Sëya si ça allait mais celle-ci resta muette. L’expérience qu’elle venait de vivre l’avait choquée et il y avait de quoi. Heureusement que j’étais là mentalement pour la soutenir. Nous nous serrâmes l’une contre l’autre tout en nous dirigeant vers le temple de Thaä. Il faudrait tôt ou tard expliquer à nos deux compagnes ce qui s’était passé avec la Princesse, et les plans maléfiques d’Özan, mais pour l’heure, il était important de trouver un sanctuaire, loin du mal.

Une fois arrivées devant le temples, nous soupirâmes de satisfaction et nous précipitâmes à ces portes. La Princesse fut rapidement menée à l’intérieur avec l’aide des gardes, nous allions à notre tour entrer quand Tahiri, pour la seconde fois, se planta sans bouger.

- Il ne faut pas que j’entre avec ce livre…
- Pour l’amour des dieux, Tahiri ! Qu’est-ce que tu veux faire d’autre ? m’emportai-je à mon tour.
- Rentrez si vous le voulez ! Je reste dehors ! Pas question de vous mettre en danger !

C’est alors qu’une voix s’éleva depuis l’entrée du temple. Loreleï avait tendu son bras vers Tahiri qui tenait fermement le livre maudit. L’ouvrage d’Özan se mit à trembler et à hurler, comme de douleur.

- Oüer âc Thaäül, ïye däzmen ölu.
Kùlak hän olü büphnac më dïort.
Ïye läzben mïe löuzabs bäfñil ölu hgazd.
Knanr sïj nïok kausyiä nask fsaäzïns közrùans, ïye däzmen ölu.
Ölu öpbran nïok dän sälmze, sïj öerù'Arcaëlle nïok dän thëm.
Nïolañ hän, Özan'mäzerben, ïye däzmen ölu.
Sïlpza hälmc ! Tzer ôc kalën nïok völack !
Löuzabs raokà ïyezr rän kalën sïj rän Özyc.


Le livre se mit à hurler d’autant plus aux paroles de la haute prêtresse… avant de finalement se taire et rester inerte. Tahiri regarda Loreleï avec stupeur puis fixa à nouveau le livre. J’étais toute aussi étonnée qu’elle, mais visiblement, Loreleï avait stoppé la magie du livre pour un temps...

Traduction de l'incantation:
 
Morianne
Niveau 6
Morianne
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Expérience : 466

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27.09.19 9:41
Je restais abasourdie. Ma jolie prêtresse, en plus d’être bonne au lit, semblait savoir y faire avec les artefacts maléfiques. Le livre ne bougeait plus, ni ne parlait. Plus rien.

- Ça ne durera pas… souffla-t-elle épuisée. C’est l’histoire de quelques jours, tout au plus… Mais il va falloir que vous m’expliquiez pourquoi vous détenez un objet pareil, Tahiri.
- J’vous raconterai ça une fois à l’intérieur.
- Non… encore après ! Je dois m’occuper de la Princesse avant tout. Venez, entrez ! Ne restez pas là !

Nous pénétrâmes dans le temple. Désormais à l’abri des maléfices du livre, nous pouvions enfin respirer. Toutes ces possessions, en une seule journée, c’était inquiétant, perturbant même. J’avais peur qu’un autre mal ne fasse surface, aussi restai-je aux aguets. On chercha un endroit où se poser. C’était difficile étant donné le nombre de croyants qui avaient trouvé refuge ici. Le temple ne servait plus seulement pour les rituels, les messes et compagnie, il servait également de sanctuaire.

Notre petite groupe de quatre arcaëlliennes trouva finalement place dans un coin un peu reculé du temple, derrière une colonne joliment décorée. Morianne et Sëya nous expliquèrent alors ce qu’il en était. La demande d’Özan à Sëya via la Princesse, son refus catégorique, bien compréhensible, et l’explication à l’étrange phrase que Vÿ avait trouvé dans le bouquin. Tout ceci n’augurait rien de bon. Je proposai que l’on se repose pendant un moment, nous avions mérité de faire une pause dans nos recherches, sur les   énigmes, et autres péripéties incluant un arcaëllien lambda et une possession du dieux du Chaos. J’étais cependant perplexe… Pourquoi Özan avait-il demandé la permission ? N’était-il pas le dieu du Chaos et du Néant ? Ne lui aurait-il pas été simple de prendre possession d’un homme et de violer Sëya sans lui demander son avis ? Peut-être Özan craignait-il que Thaä n’intervienne… Si Sëya consentait à lui offrir ce qu’il voulait, la créatrice ne pourrait pas lui venir en aide, car elle ne serait pas en danger, mais dans le cas où Özan forcerait le passage, ça serait une toute autre histoire. Je n’avais que ça comme explication logique au fait qu’il n’ait pas forcé mon amie à porter un enfant démoniaque après l’avoir souillé.

Nous restâmes toutes les quatre assises, le dos au mur, soupirant de fatigue, physique comme psychologique. Le temps s’écoula… Chacune d’entre nous s’assoupit un moment. Nous avions terriblement besoin de repos, de ne plus penser à toutes ces choses horribles qui nous attendaient. Aux sacrifices auxquels il faudrait peut-être consentir… Dans mon demi-sommeil, je fis un rêve horrible où je fus violée à maintes reprises par des créatures d’Özan, dans un espèce de sabbat, droguée, réduite à l’état de poupée sexuelle. Il ne me fallut pas longtemps avant de me réveiller de cet horrible cauchemar. Je soupirai et regardai autour de moi. Mes amies dormaient encore. La première à se réveiller fut Morianne qui semblait toute ronchonne.

- Tu as pu te reposer ? lui demandai-je.  
- Moui… me répondit-elle d’une voix pâteuse. J’ai fait un horrible rêve… mais ça peut aller.
- Toi aussi, t’as rêvé que tu te faisais violer par des démons d’Özan ?
- Heu… Non… J’ai rêvé que Sëya accouchait d’un monstre…
- C’est pas franchement mieux, j’avoue… Tout ce que j’ai envie de faire, là, c’est aller manger et boire un coup avant d’aller me mettre au lit.
- Tu as encore sommeil ?
- Nan ! Je veux me mettre au lit pour faire autre chose… Tu sais ! Autre chose ! Hu hu !

Morianne se mit à rougir et à faire un tête bizarre devant moi. Elle était horriblement gênée, on voit qu’elle n’avait pas trop l’habitude de parler de ce genre de choses. C’est mignon l’amour quand on est jeune, les jeunes arcaëlliens n’osent jamais trop parler de ce qu’ils font. Je m’approchais délicatement d’elle et passa mes bras autour de son cou.

- Tu sais, on pourrait faire ça toutes les quatre…
- Toutes les quatre ??? Mais… mais… qu… comment ? Heu… Non !
- Oh ! Allez ! C’est à partir de trois que l’on commence à s’amuser ! Alors à quatre, ça serait follement joyeux !
- Mais qu’est-ce que tu racontes ?? C’est pas… Heu… oh ! Sëya ? Heu… Ahaaaa !!! Non ! C’est pas du tout ce que tu crois !!!

Je tournais ma tête en arrière et vis Sëya se réveiller et nous fixer avec étonnement. Évidemment, comme mes mains étaient posées sur Morianne, cela pouvait prêter à confusion.

- Oh ! Oh oh ! Pourtant tu ne t’es pas trop débattue quand même !
Tahiri Rösenwand
Niveau 6
Tahiri Rösenwand
Je suis dispo pour : 1/1 RP
Expérience : 175

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Thâ
Groupes: Neutre
Race: Elfe Demi-Déesse Gar'Haz
Niveau 6


Homme, femme... du moment que ça se baise...
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13.10.19 10:03
Toutes ces émotions m’avaient retourné l’esprit. C’était totalement incompréhensible. Si Özan voulait procréer avec un enfant de Thaä, pourquoi ne prenait-il pas cette semi-divinité par la force ? Je me frottais le front, dos contre le mur. Je regardais mes camarades dormir sans trouver le repos. Dans le fond, je savais que je devais trouver une réponse à tout cela. J’avais eu le temps d’embarquer un vieux grimoire assez petit. Il contenait des textes en vieil arcaëllien.

Alors que je lisais un texte parlant des nëris, je me sentis mon esprit s’envoler hors de mon corps. Je vis le livre tomber, ouvert, sur le sol et me regardais. J’avais les yeux clos, la respiration lente. Je n’étais pas morte, c’était plutôt positif. Alors que je flottais au-dessus de notre groupe, je me sentis aspirée. Je voulus hurler mais aucun son ne sortit d’entre ms lèvres. j’avais l’impression que l’on m’avait attrapée part les tripes.

Bonjour, Vÿdareen.

Murmura une voix féminine douce. Je cherchais la personne a qui appartenait la voix et aperçus une tahora à la chevelure et aux ailes blanches. Ses yeux m’intriguèrent, un bleu et un vert. J’ouvris la bouche en un ‘O’ silencieux et la vis sourire, amusée de la situation.

Elle flottait dans une lumière bleutée. Alors que je voulus poser une question, elle posa un doigt sur ses lèvres et dit d’une voix calme :

Comme tu le sais, tu as du sang Tahora’Han de par ton père. Et j’en suis sûre, tu sais qui je suis. Je hochais la tête, muette. Je vais te montrer où vous devez aller, tes compagnes et toi. Es-tu prête, ma fille ?

J’acquiesçais curieuse et la lueur entourant l’Enac sembla exploser. J’étais de nouveau au temple, mais je flottais au-dessus de celui-ci. Je traversais alors les eaux salée. Je reconnus Tak’Nayu ou, plutôt, le port de Tak’Han. Je traversais alors les plaines menant au Mont du serment des Dieux. Je flottais au-dessus d’un petit volcan. Il semblait éteint depuis la nuit des temps. Soudain, il cracha lave et poussière. Un rire horrible s’éleva des profondeurs. La prison d’Özan ?

Là est votre destination, Vÿdareen. Maintenant, il faut ouvrir les yeux.

Je me sentis tirée en arrière et poussais un cri en m’éveillant. Je vis Tahiri et Morianne se chamailler et Sëya les regarder avec désapprobation. Mon cri sembla leur donner envie de passer à autre chose que leur petite querelle.

Tout va bien, Vÿ ?
Je… Je ne sais pas vraiment.

Je me frottais le visage, trempé de sueur. Devais-je croire cette vision oui était-ce un piège ? Je fermais les yeux. La voix de Mélinda Tahora’Han chuchota dans ma tête :

Les ancêtres veilleront toujours sur leurs descendants. Crois en moi, ma chère enfant.

Je pris une inspiration. Je fis signe aux autres de venir près de moi et commençais à leur raconter mon aventure astrale.
Vÿdareen Loumez
Niveau 6
Vÿdareen Loumez
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 369

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Äan - Mez
Groupes: Neutre
Race: Métisse humaine/tahora
Niveau 6


J'écris en #2E9AFE

Objet en ma possession :

La ceinture

Les choses se corsent ! Le temps de batailler commence ! 59252710

Pouvoirs:
 
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13.10.19 10:19
Je regardais Morianne et Tahiri. Je soupirais devant les idées perverses de l’elfe. Était-elle sûre de ne pas être l’enfant de Vâelin’Ïn ? Comment une enfant de Gar’Haz pouvait-elle être autant portée sur les histoires de fesse ? Je secouais la tête et jetais un œil à Vÿdareen qui semblait dormir paisiblement. J’aperçus le vieil ouvrage ouvert au sol. Elle avait dû chercher des réponses avant de finalement s’endormir.

Alors que j’allais réprimander Tahiri qui était d’humeur rieuse, Vÿ poussa un cri en ouvrant les yeux. Nous la fixâmes, inquiètes et curieuses. Elle se frotta le visage et nous expliqua la situation. J’écarquillais les yeux, secouant la tête. Ça ne pouvait être aussi simple.

Je ne savais même pas que le Mont du serment des Dieux possédait un volcan... Dis-je surprise. Es-tu sûre de ce que t’a dit l’esprit de l’Enac ?
Absolument...

Dans un petit nuage bleu apparut un septënn multicolore qui poussa un petit cri avant de disparaître. Un messager de ma mère… Il n’y avait plus de doute, c’était bien ça. J’inspirais un grand coup et fis le point.

Nous devons trouver un objet dans une vieille statue de Daÿl. Dans la forêt des elfes d’Amonco. Puis nous devront reprendre la mer pour aller à Tak’Nayu et trouver le volcan où se trouve Özan…
Exactement… Ce ne sera pas sans risque… Les démons et suppôts d’Özan essaieront de nous en empêcher. Vÿ soupira. La prison a été entrouverte il y a des centaines d’années, il y a dons aussi des enfants d’Özan qui risque de nous bloquer.

Je fixais les autres, le regard interrogateur. Nous devions faire vite. Il fallait agir avant que les quatre nëris ne soient de retour en nos terres. Il faudrait monter une véritable alliance entre les peuples arcaëlliens, s’unir en un groupe fort et invincible. Je hochais la tête et déclarais :

Il faudrait prévenir les dirigeants de clans et de nations. Nous devons partir le plus vite possible. Je ne sais pas si nous réussirons, mais je crois en la puissance de l’amitié, de l’amour et de la force d’esprit. Je souris On va botter le cul d’Özan !
Sëya Nazen
Niveau 9
Sëya Nazen
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 503

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez - Ka - Aän
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Niveau 9


Les choses se corsent ! Le temps de batailler commence ! Zali

Pouvoirs:
 
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14.10.19 17:51
Note HRP:
 

- Tu vois, elle s’en fiche, elle ne te sauvera pas ! Tu es toute à moi ! me déclara Tahiri avec un sourire goguenard.

Je sentais à son intonation qu’il n’y avait plus grand-chose pour la retenir de se jeter sur moi. J’allais la prendre par l’épaule pour la soulever avant de l’éclater au sol, mais soudainement, Vÿdareen se mit à hurler. Tahiri ma lâcha soudainement et partit en courant pour la rejoindre. Je soupirai de soulagement. Cette situation avait vraiment été embarrassante. Nous allâmes nous enquérir du sort de Vÿdareen donc, et elle nous apprit tout un tas de chose, dont le fait qu’elle avait été visitée par son ancêtre : Mélinda Warren, l’Enac en personne. À cette déclaration, je fis un « Oh ! » de surprise et reconsidérai totalement la présence de notre amie métisse. Ce ne pouvait être un hasard… Une descendante de Mélinda, une fille de Thaä, une autre de Gar’Haz… Il n’y avait que moi qui n’ait rien de spécial, hormis peut-être le fait que Thaä avait permis ma résurrection, ce qui n’était pas rien finalement.

Je voyais au regard de Tahiri qu’elle aussi sentait la situation exceptionnelle dans laquelle nous nous trouvions. Elle me fixa d’ailleurs un moment avec interrogation tandis que Vÿdareen et Sëya tentaient de trouver une explication à tout cela. Ma bien-aimée finit par déclarer que notre objectif était clair à présent. Je n’en étais pas aussi sûre pour ma part. Pourquoi Thaä avait-il opiné du chef lorsque nous avions parlé de la forêt de Zaay ? Et maintenant elle était d’accord pour le Mont du Serment, à Tak’Nayu ! Je ne comprenais plus rien.

- Non !! Attendez ! On se moque de nous ! On essaye de nous détourner de notre réel objectif ! Nos déductions nous ont menés à Zaay, près du Volcan de Kaliqua ! Dans ce temple noir dont on parlait ! Ça ne peut pas se passer à Tak’Nayu, maintenant ! C’est insensé ! Thaä nous dit oui pour Zaay, et maintenant elle nous dit oui pour Tak’Nayu ? Ça n’a pas de sens ! objectai-je.
- La p’tite mzékils a raison… C’est louche, malgré la mini-apparition de Thaä, à l’instant ! Qui nous dit que tu as vraiment rêvé de l’Enac ? C’est peut-être encore un de ces rêves trompeurs ! J’en ai fait tellement, dernièrement, ça ne serait pas étonnant qu’une descendante de l’Enac en fasse aussi, affirma Tahiri. Rah, même si apprendre ça… L’Enac quoi ! Une descendante de l’Enac ! T’aurais pu me le dire, Vÿ !
- Hum... ça me semble louche que mon ancêtre vienne à moi. Surtout que je fais partie du lignage éloigné... Et cet émissaire de Thaä, il était un peu étrange... Je ne suis pas certaine que ce soit réel. Il m'a semblé... anormal ! déclara Vÿdareen
- Je ne sais que penser, il est fort probable qu'Özan se joue de nous. Où alors, il faut aller dans les deux lieux... suggéra Sëya en se grattant la tête. Rhaaaa je suis perdue ! Je ne comprends plus rien.…

Elle poussa un soupir avant d’ajouter :

- Il faut tirer ça au clair. Nous devons voir Loreleï !
- Oui… commença Vÿ.

Elle marmonna quelque chose d'inaudible, comme pour réfléchir à haute voix, mais pas assez intelligible pour que je comprenne quelque chose.

- Je sais pas... Que croire ? Tu as raison, Sëya, il faut voir la Haute-Prêtresse au plus vite, conclut Vÿdareen.
- J’espère seulement qu’elle pourra nous aiguiller, dis-je avec scepticisme. Elle n’avait pas l’air très en forme après son incantation.
- Je connais quelque chose qui devrait la requinquer ! suggéra Tahiri avec un sourire malin.
- C’est pas un truc pervers, hein ? demandai-je avec colère.
- Mais non ! Roh la la ! C’est juste un remontant ! J’ai bien compris que vous étiez toutes coincées, ici ! Yban, c’est vraiment pas le pays que je préfère, décidément !
- Je ne suis pas coincée ! protestai-je.
- Bla bla blaaaaa ! J’entends rieeeen !!

Qu’est-ce qu’elle était énervante cette elfe. J’avais envie de la cogner, mais en même temps, je n’aurai pas osé, surtout une fille de Gar’Haz qui avait visiblement survécu à beaucoup de choses et qui s’avérait dangereuse. C’est juste qu’elle me semblait tellement insouciante par rapport à ce qui nous menaçait… Et puis qu’est-ce qu’il avait de spécial mon postérieur pour qu’elle fasse une fixette dessus ? Il était si avantageux que ça ? Je passais une main sur mes fesses en zieutant le bas de mes reins avec curiosité. Sëya se retourna et haussa un sourcil avant de me demander :

- Mais qu’est-ce que tu fais ?
- Ah !! Heu… rien rien !!! répondis-je avec embarras. J’arrive !
Morianne
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 466

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Niveau 6


Druidesse au service de Thaä

Le pendentif des âmes sœurs :


Pouvoir:
 
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14.10.19 22:06
Nous sommes donc parties voir Loreleï, il n’y avait pas loin à aller en réalité, elle était assise sur l’un des bancs de prières, en train visiblement de s’adresser à Thaä, en silence. Les autres filles n’osant pas l’interrompre, je pris le risque de le faire et tapai sur son épaule pour requérir son attention. Elle ne me répondit pas tout de suite, et n’ouvrit pas les yeux avant un instant. Sa bouche termina de bouger au rythme de ses paroles muettes et elle m’accorda enfin un regard. La prêtresse semblait épuisée, mais heureuse de me voir.

- Puis-je t’aider, Tahiri ?
- Oui, en fait vous pourriez nous aider toutes… Nous avons un cruel dilemme à éclaircir, et il y a trop d’éléments obscurs à notre connaissance. Ça vous ennuierez de nous écouter un moment ?
- Pas du tout ! J’ai pu finir de guérir la Princesse et l’archéologue… sachez qu’ils sont hors de danger.
- Ouf… Nous voilà rassurées… soupirai-je.

Nous lui expliquâmes alors la situation, lui faisant part des moindres détails dont nous avions connaissance. Elle écouta sans m’interrompre, ne posant aucune question. Elle semblait réfléchir au fur et à mesure que nous parlions. Vÿ lui fit part de son rêve, moi de la nature du livre, Sëya insista sur les apparitions de Thaä et Morianne déclara en quoi cela tout ça était incohérent et étrange. Loreleï prit un moment pour assimiler tout cela, il y avait de quoi donner mal à la tête à n’importe qui. La prêtresse resta cependant calme et se plongea dans une réflexion intense.

- Tahiri, voudrais-tu bien me confier le livre ?
- Heu… pardon ?
- Le livre maléfique qui est en ta possession… Laisse-moi le consulter.
- C’est pas une bonne idée, prêtresse… insistai-je. La dernière fois que je l’ai ouvert, il s’est passé des trucs horribles…
- Avons-nous le choix ? murmura Sëya, le visage crispé
- On a toujours le choix. Le tout est de faire le bon. répondit Vÿ.
- Mon instinct me dicte de ne faire confiance à personne... Mais ma logique veut croire en vos capacités, Grande-Prêtresse. suggéra Sëya.

Tout le monde me regardait en attendant une réaction de ma part. Elles voulaient toutes savoir si j’allais ou non permettre de consulter le livre. Je savais bien que la prêtresse avait réussi à contenir son pouvoir grâce à ses incantations magiques ou je sais pas trop quoi, mais le livre avait été fermé. Et puis qui me disait que Loreleï n’était pas elle même possédée en ce moment même. Était-ce mon destin ? Devenir une grosse paranoïaque et ne faire confiance à plus personne pour empêcher que quiconque se serve du livre ? Je les regardai alors tour à tour. Et si Morianne était possédée ? Ou Sëya ? … … Non… Non pas Vÿ… Pas Vÿ… Il fallait au moins que je fasse confiance à Vÿ… Bordel je ne pouvais pas céder à la paranoïa maintenant.

- Qui… Qui me dit que vous êtes dans votre état normal ? lançai-je alors avec nervosité.
- Tahiri ? s’étonna Loreleï.
- Ne m’approchez pas ! Arrière !!! dis-je en tendant mon bras mécanique devant moi.
- Qu’est-ce qui t’arrive tout à coup ? s’étonna Morianne.
- Comment puis-je savoir que l’une d’entre-vous n’est pas possédée et tente de voler le livre pour en faire je ne sais quoi ? Pas question de vous le laisser !
- Tahiri, il ne peut y avoir de possession, ici, nous sommes protégés par Thaä, c’est son temple ! argumenta Loreleï, mais je n’étais pas plus convaincue.
- Et alors quoi ? La vision de Vÿ serait vraie dans ce cas ? Il faudrait aller aux deux endroits ?
- Probablement, oui… soupira Sëya.
- Si tu commences à ne plus nous faire confiance, on ne s’en sortira jamais. J’ai remarqué cela dernièrement… Tout le monde devient paranoïaque. C’est l’influence de Nëris Ban ! Il est connu pour apporter la discorde et engendrer la guerre ! Je paries qu’il se trouve sur Yban d’ailleurs… m’expliqua Morianne.

Je restais silencieuse. Ce qu’elle disait avait du sens. Vÿ me regarda et me supplia du regard de cesser ma crise. Je baissai mon bras mécanique et tendis le livre à la prêtresse.

- Au moindre doute, je vous tue… précisai-je.
- TAHIRI !! s’énerva Vÿ.
- Ce n’est pas une solution… soupira Morianne.
- Soit… souffla Loreleï. Parfait, consultons ce livre…

Loreleï prit délicatement le livre de mes mains et l’ouvrit avec une certaine appréhension… … … Rien pour le moment, tout se passait sans accroche. La prêtresse consulta les pages une à une avec un regard d’effroi. Elle semblait horrifiée par ce qu’elle voyait… En même temps la plupart des illustrations de ce bouquin représentaient des monstres que nous ne connaissions même pas, que personne ne connaissait d’ailleurs, des choses vivant probablement dans le chaos d’Özan. Soit dit-en passant, je n’avais aucune envie qu’elles en sortent.

- Là !

Loreleï pointa du doigt le livre. Sur la page, il y avait une illustration… Une femme, elfe, avec un bras mécanique et un sabre en main, entourée d’une horde de monstres. Mon visage blêmit instantanément. On aurait dit… moi en fait ! Comment je pouvais être sur un bouquin qui datait d’une époque lointaine ?

- Ça… Ça veut dire quoi, ça, bordel ??? m’étonnai-je avec horreur.
- Je ne sais pas… Mais… Mais on dirait… bafouilla Loreleï.
- Moi… finis-je.
- Là ! Regardez, aux coins supérieurs des pages !

Elle désigna alors deux symboles, l’un représentant trois serpents entrelacés, au pied d’un volcan en feu, l’autre était un autre volcan, mais avec un autre symbole que je ne connaissais pas !

- Cela confirme vos visions et vos trouvailles ! Là, le volcan de Kaliqua, et là, le Mont du Serment des Dieux.
- Comment ça ? m’étonnais-je.
- C’est le symbole qui représente la divinité, dans son ensemble. Il n’y a qu’un seul endroit susceptible d’y correspondre. Le Mont du Serment des Dieux. C’est là qu’il faudra vous rendre…
- Mais… pourquoi je suis toute seule sur l’image ? Et pourquoi je suis entourée d’une horde de monstres ? demandai-je, inquiète.
- Aucune idée… avoua Loreleï qui était complètement dépassée.
Tahiri Rösenwand
Niveau 6
Tahiri Rösenwand
Je suis dispo pour : 1/1 RP
Expérience : 175

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Thâ
Groupes: Neutre
Race: Elfe Demi-Déesse Gar'Haz
Niveau 6


Homme, femme... du moment que ça se baise...
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20.10.19 11:33
Je fixais le dessin avec stupéfaction. Quelle était la signification de celui-ci. Je regardais du coin de l’œil Tahiri qui semblait tout aussi étonnée et déconcertée. Je ne voulais pas écouter ma tête qui me disait, hurlant de toutes ses forces, que ma demi-déesse allait se retourner contre le monde, diriger les démons d’Özan ainsi que ses cavaliers. Je ne pouvais accepter ça et, s’il le fallait, je me sacrifierais pour cette arcaëllienne. Je refusais de la perdre. Je ne pouvais le tolérer ! Je serrais les poings, cherchant une réponse à cette illustration complètement folle. Je sentis alors quelque chose me frôler et on me murmura à l’oreille :

Viens à moi, mon enfant.

Je ne sus dire si c’était un ou une arcaëllienne. Mais j’eus le sentiment que l’on m’attrapait par les boyaux et que l’on me tirer. Je prétextais une envie de pisser et me laisser diriger par cet être inconnu. Que me voulait-il ? J’avais un peu d’appréhension mais aucune peur. Je sentais que j’allais potentiellement avoir une réponse à mes questions.

J’avançais à vive allure et remarquais, en arrivant à l’entrée du temple, que le ciel était noir. Comme s'il allait y avoir un gros orage. Je fixais ces nuages peu rassurants en me demandant pourquoi la créature invisible m’avait conduite en dehors du temple. Je haussais les épaules. Qu’importe.

Vÿdareen, viens à moi.

Murmura une voix à ma gauche. Je regardais et là je la vis. L’Enac en chair et en os. Mon ancêtre lointain. Je commençais à m’approcher puis me stopper. Comment pouvait-elle être réelle ? Ne devrait-elle pas être un esprit ? Je fronçais les sourcils, intriguée. Le regard atypique de Mélinda me fascinait. Je commençais alors à avancer vers cette grande arcaëllienne. Peut-être avait-elle été ressuscitée par la volonté de Thaä. Une combattante de son niveau en nos rangs ne serait pas un luxe.
Vÿdareen Loumez
Niveau 6
Vÿdareen Loumez
Je suis dispo pour : 0/1
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Fluide(s)/Compétence(s): Äan - Mez
Groupes: Neutre
Race: Métisse humaine/tahora
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20.10.19 11:56
Vÿ s’en alla, prétextant une envie d’uriner. Cela me sembler étrange car son regard me sembla étrangement intrigué. Et une envie de pipi n’a rien d’intrigant. Sans demander l’avis des autres, et à bonne distance, j’emboîtai le pas à l’arcaëllienne qui avançait à vive allure. Pourquoi se dirigeait-elle vers la sortie du temple ? Les latrines étaient au fond. Je fronçais les sourcils, intriguée.

Elle arriva à l’extérieur et je perçus une voix. Une voix douce et chantante. Une voix qui semblait sucrée. Je me dissimulais derrière une colonne afin de ne pas être vue. Et là, j’aperçus une tahora à la longue crinière noire. Elle me tournait le dos. Qui était-elle ? Que voulait-elle à Vÿdareen ? Je ne pouvais sortir de ma cachette sans avoir ces informations.

Mon enfant. Ma belle Vÿdareen. Chantonna la tahora Viens à moi, enfant. Je te guiderais comme les Dieux m’ont guidé. Elle écarta les bras, invitant Vÿdareen à venir contre elle. Je te protégerais du mal s’annonçant.
Grand-mère... Articula Vÿdareen. Tu vas nous aider ?

Grand-mère ? Je ne comprenais pas. Cependant, tout mon corps était en alerte. Il y avait un danger. Je devais voir le visage de cette tahora, savoir qui elle était. Mais je ne pouvais prendre le risque de tomber dans un piège. Si piège il y avait.

Le danger ne vient pas d’Özan, ma petite. Vÿ cessa d’avancer et son visage sembla se crisper. Le vrai danger vient des enfants des Divins. Surtout ceux de Thaä. La tahora fit deux pas vers Vÿdareen. Il faut sacrifier les enfants des Dieux pour ramener la paix en Arcaëlle.
Hein ? Je.. Non… Qui es-tu ? Demanda Vÿdareen avec suspicion. Que veux-tu ?
Qui suis-je ? Es-tu aveugle ? Regarde donc mes jolies yeux.

Je compris alors que Vÿdareen courait un grand danger. J’appelais à l’aide Morianne pour avoir de l’aide. Je quittais ma planque en m’envolant et attéris devant la fausse Enac.

Vÿ, ce n’est pas Mélinda Tahora’Han. C’est un démon d’Özan. Un Hatza je pense.
Merci, j’avais compris… Le fait que mon aïeule demande de tuer les enfants semi-divin, ça m’a légèrement mis la puce à l’oreille.

Répondit l’arcaëllienne avec humeur. j’avais lu comment tuer ces démon anthropomorphe, anthropophage et métamorphe. Je n’avais rien en argent, donc transpercer le cœur avec un objet en ce métal n’était pas possible. Rester à lui couper la tête et cautériser derrière ou l’immoler.

Sëya… L’enfant le plus puissant de Thaä. Celle qui pourra faire tant. En bien comme en mal. Crois-tu que ton parent Divin soit meilleur que mon maître ?
Je crois que c’est le cas, en effet. Je dégainais mon épée en malaxant mon fluide.
Sëya, attention !

Hurla Vÿ au moment où je me sentie ceinturer. Je balançais ma tête en arrière, sentant un nez se briser. L’être hurla de douleur. Ce devait être un mâle vu la voix.

Rhaaaa ! Sale garce ! Tu m’as bousiller le nez là !

Je me tournais et me retrouvais face à un elfin à la peau noire et au nez en sang. Sans même réfléchir je le décapitais. Ne sachant pas s’il s’agissait d’un démon ou non, je mis le feu au corps de l’arcaëllien avec mon fluide mez. Restait la fausse Enac.
Sëya Nazen
Niveau 9
Sëya Nazen
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 503

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Les choses se corsent ! Le temps de batailler commence ! Zali

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24.10.19 11:45
Vÿ avait une attitude étrange. Après avoir prétexté vouloir aller aux latrines, nous la vîmes se diriger vers l’extérieur. Sëya et moi nous échangeâmes des regards. La fille de Thaä me fit signe qu’elle s’en chargeait, je lui faisais entièrement confiance là-dessus. Morianne ne put résister non plus à l’envie de suivre les deux autres et nous quitta silencieusement, me laissant seule avec la prêtresse.

- Faucheuse !
- Pardon ? m’étonnai-je.
- Il y a un mot en ancien arcaëllien, là ! Quelqu’un a dû le rajouter… Ce n’est pas comme le reste… Il y a marqué Faucheuse ! expliqua Loreleï.
- Et qu’est-ce que ça veut dire ?
- Tu plaisantes ? Tu ne sais pas ce qu’est une Fau…
- Si ! Je sais ce que c’est ! Mais pourquoi c’est marqué là ?
- Et bien…

J’entendis alors au loin la voix de Vÿ crier à Sëya de faire attention. En un clin d’œil, j’arrachai le livre des bras de la prêtresse, le jetai dans ma sacoche, défouraillai mon sabre de fortune et fis un bond vertigineux grâce à mon fluide Thâ. Je traversai donc toute la longueur du temple d’un seul pas, arriva comme une flèche à l’extérieur. Je bondis sur la fausse Enac, épée en main et lui décocha un coup d’épée en pleine gorge. Pas le temps de réfléchir, pas le temps de définir si oui ou non nous avions affaire à une ennemie. Vÿ avait crié, Sëya avait un cadavre à ses pieds, pas besoin d’aller plus loin.

Le sang me gicla dessus alors que la fausse Enac hurlait silencieusement, privée de ses cordes vocales. Mes lèvres s’étirèrent en un sourire mauvais. Je me mis à hurler de fureur et donnai un nouveau coup de sabre pour terminer de lui couper la tête. Elle tomba, et l’extrémité de mon sabre aussi. Il était fendu… J’avais frappé tellement fort et vite avec qu’il n’avait pas supporté la puissance du coup.

Encore… j’en voulais encore… Plus de sang… Plus de créatures à tuer… Je n’en avais pas assez, je venais à peine de commencer ! J’entendais des bruits de pas autour de moi, sans distinguer qui cela pouvait être. Ils étaient nombreux, très nombreux, ça approchait. Je n’avais plus de sabre, il fallait que je trouve autre chose, vite ! S’il s’agissait d’ennemis, je devais être armée.

- L’Enac ! Regardez ! Ils ont tué l’Enac !!! Elle était revenue d’entre les morts et ils l’ont tué !
- Non ! Vous vous trompez ! s’écria Morianne. Ce n’était pas elle !
- Sorcières !!! Tuez-les !!! Tuez-le toutes !
- Écoutez-nous, je vous en supplie !
- Graaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!!

Pas le temps de réfléchir, pas le temps pour les remords. Du sang ! Je bondis rapidement, avec la vitesse du fluide Thâ et tombais sur le premier arcaëllien accusateur. Je lui plantai ce qu’il me restait de sabre dans la jugulaire. Je plongeai alors mes yeux pleins de rage dans les siens. La peur… Je ne voyais dans ses yeux que la peur et la folie.

- Tahiri ! NON !!! entendis-je crier derrière moi.

« Oui, mon enfant ! Détruits les ! Ils sont perdus de toutes façons ! Le mal d’Özan est trop grand en eux ! Sauve-les… Tue-les ! »

Un des fanatiques se jeta sur moi avec une fourche, je l’arrêtai de justesse avec mon bras mécanique. Je me saisis du bout de la fourche, et la soulevai en même temps que le type pour l’envoyer valdinguer plus loin. Il me faut une arme ! Il faut que je fasse couler plus de sang ! Je prends la fourche dans le bon sens et l’envoi dans le torse d’un paysan qui me fonce dessus avec une faux. Il a l’air totalement fou, comme si la mort ne lui faisait même pas peur. Il lâche son outil et se tient à la fourche qui est fiché dans son torse. Il hurle de douleur comme un dément. Pas le temps de m’en occuper, l’autre à la fourche se relève et il y en a déjà d’autres qui fondent sur moi. Je saisis la faux… CRAC ! D’un mouvement, je fauche les jambes du premier, puis je bondis en l’air avec le fluide Thâ pour esquiver les autres qui me foncent tous dessus. Ils n’ont plus l’air de faire attention à Vÿ et aux autres… Bien !

Je retombe sur mes pieds et découpe le ventre d’un autre avec la faux. Le sang me gicle partout, et mes pieds sont rapidement noyés dans ses entrailles. Ça pue la chair et le sang… mais cette odeur me semble familière, et si enivrante… J’aperçois un instant mon reflet dans l’acier de la faux… Mes yeux sont rouges… Alors c’était donc vrai. Je ne fais plus qu’un avec elle ! Nous sommes réunis, nous sommes un tout ! C’est pour ça que j’ai autant envie de sang… J’en ai envie !!!

CRAC !! Je viens de défoncer la mâchoire d’un type avec mon bras mécanique. Je le déplie et tire dans la foule qui me fonce dessus. Ce n’est pas satisfaisant… Trois ou quatre personnes viennent de s’effondrer suite à l’éclair qui a fendu l’air pour les transpercer, mais cela ne me satisfait pas. J’ai encore besoin de tuer. J’entends qu’on m’appelle, qu’on me demande d’arrêter… Je m’en moque. La volonté de Gar’Haz sera plus forte ! Je dois faucher ces âmes perdues !

Je me noie dans le sang et les entrailles jusqu’à ce qu’il ne reste plus personne debout… Je me tourne alors en arrière et aperçoit trois autres personnes. Je fais un pas en avant, puis un autre… Je n’arrive pas à les distinguer, amis ou ennemis ? Après un temps, je m’arrête, à seulement deux mètres d’elles. Ce sont mes amies, mais elles me regardent avec un mélange de frayeur et de tristesse. Je suis couverte de sang… Je lâche la faux qui est complètement tordue maintenant, brisée…

- Vous allez bien ? Rien de cassé ? demandai-je alors avec inquiétude.
Tahiri Rösenwand
Niveau 6
Tahiri Rösenwand
Je suis dispo pour : 1/1 RP
Expérience : 175

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Thâ
Groupes: Neutre
Race: Elfe Demi-Déesse Gar'Haz
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Homme, femme... du moment que ça se baise...
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24.10.19 12:52
Un massacre… Tahiri était en train de faire un massacre. Je restais pétrifiée d’horreur devant ce spectacle. Voyant que les citadins et paysans devenus fous nous fonçaient dessus, je voulus intervenir, au moins pour nous défendre. Cependant, à chaque fois, la fille de Gar’Haz arrivait en bondissant comme un démon d’Özan pour déchiqueter, transpercer, ou découper un de ceux qui nous menaçaient et repartait aussi sec. On aurait dit une créature infernale, assoiffée de sang. Je n’avais jamais vu quelque chose de semblable. J’avais rejoint Vÿdareen et Sëya pour m’assurer qu’on pourrait toutes les trois se défendre au cas où, mais ce n’était même pas nécessaire… Un à un, ils tombaient face à l’elfe… Et je n’avais pas envie de prendre un coup perdu, ni personne d’ailleurs. Dans son état, je pense qu’elle n’aurait pas fait la différence…

Quand la tuerie fut terminée, Tahiri s’approcha de nous… Ses yeux étaient rouges, mais pas comme l’un des miens, non, d’un rouge irradiant, comme si ses yeux brillaient. À chacun de ses pas, la lueur dans ses yeux s’estompait et ils reprirent leur couleur verte. Je restais figée de stupeur.

- Vous allez bien ? Rien de cassé ? nous demanda-t-elle.
- Tu… Tu les as tous… bafouillai-je.
- On n’a plus le temps ni le luxe de faire dans le détail… Ces types allaient nous lyncher, nous pendre ou je ne sais quelles autres horreurs. J’ai réagi à leur menace, fin du chapitre ! trancha Tahiri.
- Mais… c’étaient des… de simples… citoyens…
- Citoyen ou pas, un arcaëllien rongé par la faim, la maladie, et la folie n’aurait jamais pu entendre nos arguments dans tous les cas ! Le mieux à faire, c’est de s’abriter au temple en attendant que le Prince ait terminé de préparer notre navire. Une fois que c’est fait, on met les voiles ! J’ai pris une décision ! On vous accompagne ! Et si on tombe encore sur des hordes de fous ou de monstres, je m’en occupe !

Quelle assurance ! On aurait dit qu’elle n’était plus tout à fait la même à présent. Il y avait quelque chose dans son regard qui avait changé. J’en étais presque effrayée. Devait-on vraiment voyager avec cette… demi-déesse capable d’un tel massacre ? Certes, elle ne nous avait fait aucun mal, mais là… J’étais devant un dilemme moral. Je ne pouvais pas accepter qu’on tue des innocents comme ça, sous le seul prétexte qu’ils nous avaient menacé. Et en même temps peut-être que nous avions justement besoin d’elle pour accomplir ce que nous n’étions pas capable moralement de faire. Je devais me fier à la volonté des dieux, ne pas laisser mes craintes ou ma pseudo-morale décider de la marche à suivre. Il n’y a qu’en unissant nos forces que nous pourrions sauver ce monde.

- Tu as sans doute raison… avouai-je. Reposons-nous jusqu’à ce que notre navire soit prêt… J’ai juste hâte de partir d’ici ! Je vais préparer une lettre pour prévenir Grégoire Boisdefer que nous partons bientôt. Mais n’oublies pas que nous faisons cela pour sauver le monde, pas pour massacrer les arcaëlliens sur notre route.

Je la vis baisser la tête et garder le silence. Oups… J’avais été trop dure. Après tout, elle avait tout fait pour nous protéger, c’était injuste de ma part de lui reprocher quoique se soit, mais j’étais trop fière pour revenir sur ma parole. Je regagnais le temple. Il fallait préparer nos dernières affaires, envoyer des messages, et surtout rassembler nos alliés avant le départ.
Morianne
Niveau 6
Morianne
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 466

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Niveau 6


Druidesse au service de Thaä

Le pendentif des âmes sœurs :


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09.11.19 14:32
Je restais comme deux ronds de flan, me ferais-je à cette violence latente ? Cette rage sommeillant en Tahiri ? Je n’en avais pas la moindre idée et il n’était pas temps de penser à cela. Je me pinçais l’arête du nez en soupirant. Ils étaient innocents mais pour combien de temps encore ? Le mal rampait en Arcaëlle. Détruisant toutes choses bonnes et nécessaire à la vie. Que devions-nous faire ? J’écoutais à peine Morianne. Les mots ne semblaient plus avoir de sens ou d’importance. On se servait de nous pour une quelconque raison. Je secouais la tête et frappais dans mes mains. Les visages se tournèrent vers moi.

Hm hm ! Bon… Il faut nous mettre en route. Enfin je pense. Je me laissais tomber sur les marches du temple. Je ne pense pas que nous soyons réunis par pur hasard. À mon humble avis, quelque chose se trame et nous devons agir dans l’urgence.
Je le pense aussi…. Murmura Sëya en posant une main sur sa hanche. Comme Morianne l’a dit nous devons prendre repos. Rentrons dans le temple. C’est encore là que nous serons le plus en sécurité.

Je hochais la tête, me levais en m’époussetant les fesses tout en glissant un petit clin d’œil coquin à Tahiri. Sëya, l’ayant vu, soupira, exaspérée. Elle marmonna quelque chose comme ‘pense qu’à ça… gngngngn.’ Je mimais donc la démarche de la fille de Thaä qui me prit sur le fait et, telle une enfant, elle me tira la langue. Cela ne manqua pas de me faire rire.

Sëya et Morianne n’étaient pas encore mûres sur bien des choses, on sentait qu’elles sortaient de la douceur de l’enfance. Je m’arrêtais un court instant. Vivraient-elles assez longtemps pour connaître le vrai goût de la vie ? Toutes ces petites joies, tous ces instants anodins qui rendent heureux. Je haussais discrètement les épaules et continuais mon ascension vers le temple.

Gentes dames ! Murmura un garde du temple discrètement. La Grande Prêtresse vous demande. Veuillez me suivre et sans un bruit, je vous en pris.

Interloquée, je fixais les autres et nous lui emboîtâmes le pas. Le mzékils aux cheveux rouilles et aux yeux verts marchait à vive allure. Nous arrivâmes enfin devant une porte de bois peinte en blanc. Le garde frappa d’une étrange façon, comme un code. Une clochette tinta et nous entrâmes.
Vÿdareen Loumez
Niveau 6
Vÿdareen Loumez
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 369

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Äan - Mez
Groupes: Neutre
Race: Métisse humaine/tahora
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09.11.19 14:35
J’observais la pièce éclairée uniquement par des bougies dont les couleurs étaient diverses et variées. Loreleï nous montra les sièges face à son bureau qui était encombré de parchemins. Elle soupira, croisa ses mains sous son menton et secoua la tête, l’air affligé. Alors que j’allais prendre la parole, elle me fit signe de garder le silence. J’entendis alors une voix inconnue dans mon esprit. Les autres l’entendaient-elle ?

Je sais que tu m’entends, fille de Thaä. Je cherchais une réponse en fixant la Grande Prêtresse. Elle me montra alors du bout de l’index un meyran. Je sais que tu peux entendre et communiquer avec nous autres, les bêtes. La Grande Prêtresse a ce don de façon naturelle.
Je… Pourquoi communique-t-elle ainsi ?
Pour se préserver des espions d’Özan. Elle me dit de vous dire que vous retranscrirez cela aux autres une fois sur le navire.
Heu… D’accord.
La Grande Prêtresse a compté trois espions dans le temple sans pouvoir les identifier. Elle pense que des serviteurs de Thaä ont été tués, également. Ils ont été remplacés par des hatzas. Il y eut un court silence. Elle pense aussi que des espions seront à vos côtés. Et, aussi, qu’Özan se servira de tout son pouvoir pour vous contrer.

Je hochais la tête ne prêtant pas attention aux trois autres qui restaient muettes, les yeux ronds. Loreleï me signala, par son animal de compagnie, qu’il faudrait faire des tours de gardes pendant la traversée. Les clefs que l’on nous donnerait pourraient avoir été dupliquées. Une fois finit, elle nous fit signe de sortir. Je remerciais le meyran qui sembla ronronner au contact de la main de la Haute Prêtresse.

Nous traversâmes en silence le temple jusqu’au couvent où une chambre nous était dédiée avant le départ. Une fois dans la pièce, je réunis tout le monde autour de la petite table ronde. J’expliquais la situation à Morianne lui demandant la permission de passer ma partie de pendentif pour qu’elle explique aux autres. Moi, j’étais trop épuisée.
Sëya Nazen
Niveau 9
Sëya Nazen
Je suis dispo pour : 0/1
Expérience : 503

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez - Ka - Aän
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Niveau 9


Les choses se corsent ! Le temps de batailler commence ! Zali

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11.11.19 17:30
Nous gagnâmes le bureau de la Grande Prêtresse, et ce qui s’y passa fut très… troublant, pour ne pas dire étrange. Tout le monde s’assit devant elle et elle ne parla pas. Silence. Je sentais Tahiri s’agiter à côté de moi.

- Bon alors ? Qu’est-ce que vous vouliez nous dire ?

Loreleï lui souria mais elle ne répondit pas. J’entendis alors une voix dans mon esprit, cela venait de Sëya, ou en tout cas du médaillon. Elle me fit rapidement comprendre par la pensée que le meyran que Loreleï caressait dans ses bras était en train de lui causer.

- Youhou !!! Prêtresse ! Vous m’entendez ?
- Tahiri, CHUT !! m’énervai-je.
- Mais quoi ?
- Chut ! C’est tout ! Je te dirais après pourquoi !

Elle grommela, ce qui était assez compréhensible, je dois l’avouer, j’avais été dure avec elle, mais au vu de ce qui se passait à l’instant, je n’avais pas la possibilité de lui expliquer tout de suite. Il fallait que j’attende un moment plus propice. Après quelques explications du meyran que Sëya me retransmis, Loreleï finit par se lever et nous faire signe d’y aller.

- Vous pouvez y aller !
- Hein ? Quoi ? Mais… Vous nous avez encore rien dit ! s’étonna l’elfe.
- Pose pas de question ! On y va ! Merci Loreleï !

Elle nous fit un grand sourire tout en caressant le meyran qui se mit à ronronner de plaisir. Nous quittâmes alors la pièce sans un mot de plus et traversâmes le temple jusqu'à la chambre qui nous était dédiée. Sëya nous fit nous installer autour de la table ronde et me demanda de partager mes pensées avec une autre d’entre nous pour pouvoir leur expliquer sans dire un mot à l’oral. Comme j’étais d’accord, elle me tendit sa partie du pendentif et je le remis en premier lieux à Tahiri.

- Mets ceci !
- Pourquoi ?
- Discute-pas ! Mets ça, j’te dis !
- Roh ! J’en ai marre de vos conneries, là !
- Bon ! Donne le collier à Vÿ…
- Nan, c’est bon, je vais le mettre ! Pfff…

L’elfe mit le collier autour du cou. Je la regardai alors droit dans les yeux et tenta de lui communiquer ce que j’avais en tête… Mais je n’avais pas l’impression qu’elle recevait quoique se soit. Moi non plus d’ailleurs, je n’avais aucune sensation de toucher de près ou de loin son esprit. Pourtant le collier me permettait habituellement de faire cela avec Sëya sans problème. Je ne comprenais pas. Tahiri me regardait de plus en plus bizarrement et finit par dire :

- Non mais tu nous fous quoi, là ?
- Raaah ! Ça ne marche pas ! C’est sans doute que tu as la tête creuse !
- QUOI ??? La tête creuse ?? Non mais tu te prends pour qui, druidesse de mes deux ! C’est pas parce que t’es jolie que je vais te laisser m’insulter.

Je me pinçais l’arrête du nez, excédée par le comportement de Tahiri. On ne pouvait décidément pas se supporter toutes les deux.

- Passe le collier à Vÿdareen, s’il te plait ! Je veux essayer avec elle !
- Essayer quoi ?
- La télépathie ! Normalement se collier permet de communiquer par télépathie ! Mais ça doit sans doute être réservé à celles et ceux qui en ont un peu dans le crâne !
- Mais on est là ! Y a pas besoin de télépathie ! On est juste devant ! Parle-nous !
- Non ! Ça ne serait pas prudent ! Passe le collier à Vÿdareen, maintenant !
- J’te jure… Quel sale caractère…

Elle passa le collier à Vÿdareen… Même résultat, je ne pouvais rien communiquer du tout. Elle déclara simplement :

- Ça ne marche pas…
- Je ne comprend pas ! Pourtant ça devrait !! Tahiri et Sëya, essayez toutes les deux !

Toutes les deux essayèrent, mais ça ne marchait toujours pas. La tentative fut infructueuse. Vÿdareen et moi nous pinçâmes toutes les deux l’arrête du nez en même temps. J’eus soudain une illumination.

- Attendez ! Tahiri, Vÿdareen, mettaient toutes les deux le collier, chacune d’entre vous.

Tahiri haussa les épaules tout comme Vÿdareeen qui commençait à trouver ce jeu fatigant. Lorsqu’elles le mirent toutes les deux elle sursautèrent de surprise et se regardèrent mutuellement sans dire un mot.

- Mais oui… C’est bien sûr… ça ne marche que sur les êtres proches… Il faut un lien fort. Quelle idiote, ça ne marchera pas entre nous…
Morianne
Niveau 6
Morianne
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11.11.19 18:22
Je sursautais de stupeur et de surprise. Vÿ, dans ma tête, j’entendais Vÿ dans ma tête ! Nous avions à peine mis le collier que je sentis son esprit effleurer le mien, avec une espèce d’intimité déconcertante, presque gênante. Pourtant, elle était là, je la sentais. Je pouvais voir le fil de sa pensée actuelle et elle pouvait voir le mien. C’était à la fois excitant et terriblement dérangeant. Je comprenais mieux à présent comment Sëya et Morianne pouvait se comprendre d’un simple regard, avec un tel artefact, facile de communiquer sans parler.

- Mais oui… C’est bien sûr… ça ne marche que sur les êtres proches… Il faut un lien fort. Quelle idiote, ça ne marchera pas entre nous…

Un lien fort, hein ? Alors je partageai un lien fort avec Vÿ ? Oui… Maintenant que je pouvais toucher son esprit, j’en étais sûre, nous avions un lien fort. Ce pendentif était vraiment pratique en tout cas. J’avais à présent envie de tester quelque chose, de voir jusqu’où il était capable de faire partager ma pensée avec Vÿ. Je songeai alors à quelques pensées érotiques, nous imaginant toutes le deux, nues, en train de nous échanger des douceurs. Je la vis et l’entendis pouffer de rire. Un sourire coquin se dessina sur mon visage et nous nous échangeâmes un regard complice. Sëya se pinça l’arrête du nez… Je crois qu’elle avait compris rien qu’en nous regardant. Par contre, Morianne était en train de se demander « quoi ? ». Je repris mon sérieux, d’autant que Vÿ me força quelque peu à arrêter nos échanges érotico-oniriques.

- D’accord… Donc, en gros, on ne peut communiquer par ce collier que si on partage des liens forts… hum… Va falloir améliorer nos relations dans ce cas.
- Je ne suis pas sûre que ça marche comme ça… soupira Sëya.
- Hu hu hu ! Je crois que j’ai une excellente idée pour améliorer nos liens ! Il suffit simplement que nous soyons plus intimes. Gu hu !
- Hum ? Comment ça ? demanda Momo.

Étant reliée à Vÿ, elle voyait parfaitement ce que je voulais dire. Je la sentais partagée à cette idée : bonne idée, mais pas sûr que ça marche comme ça, selon elle.

- Et bien… tu sais… se connaître un peu mieux… et partager des moments très intimes ! Hu hu ! Et puis ça nous fera passer le temps !
- Heu…
- Non, on ne couchera pas avec vous, Tahiri… soupira Sëya.
- Oh ! s’exclama Morianne qui venait de comprendre. Mais… QUOI ? Non !
- Oooooh !!! Alleeeeeeeeeeeer !!! C’est pour le bien de la mission !!! Vous aviez un truc à nous transmettre, non ? Va falloir qu’on soit plus intime maintenant ! Hu hu !

Morianne soupira, puis fouilla dans une de ses sacoches pour en sortir un parchemin et un bout de charbon pour écrire. Elle griffonna quelques mots et me tendit le papier. Je le lus avec Vÿ ; Momo y expliquait tout ce que nous n’avions pas entendu, l’histoire avec les espions d’Özan, les prêtres morts, remplacés par des hatzas, la possibilité qu’on soit attaquées durant la traversée et la prudence que nous devions avoir à chaque instant.

- Mouais… C’est bien aussi l’écriture… Mais je pense quand même qu’on devrait devenir plus intimes !

Momo soupira et se tapa la main contre le front, en signe de désespoir. Elle griffonna à nouveau quelque chose, mettant en avant le fait qu’elle ne voulait pas que je fasse le gué durant la nuit pour des raisons évidentes.

- Hé ! Je sais me tenir quand même ! Jamais sans consentement mutuel ! me défendis-je.
Tahiri Rösenwand
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Tahiri Rösenwand
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24.11.19 10:17
Cela me semblait logique qu’il y ait des espions. Özan n’était pas débutant dans l’entreprise de détruire le monde. On m’avait parlé de ce Dieu maudit tant de fois pendant mon enfance. Il avait toujours été en guerre contre sa progéniture : Thaä. Jamais il n’avait accepté que son monde d’ombre et de noirceur soit devenu un lieu de vie. Je soupirais, je commençais à douter de notre réussite. Au final, nous n’étions que des mortelles… Comment vaincre ces cavaliers chaotiques et renvoyer Özan dans sa prison.

Je me levais sans un mot et allais à la seule fenêtre de la pièce. Petite, ronde. Je fixais le ciel, inquiète. Nous n’y arriverions pas… Ou du moins, pas sans de grandes pertes. Je tournais la tête vers mes trois camarades. Si je savais une chose, c’est que tout combat, qu’il soit juste ou non, à son lot de dommages collatéraux.

Je pressais mes doigts sur une amulette autour d mon cou. Elle était attachée à un cordon de cuir brun. Le bijou se transmettait depuis mon arrière-grand-mère, troisième fille de Mélinda. La pierre bleue avait la forme d’une larme. Mon père n’avait jamais su d’où venait ce bijou extraordinaire. Ce n’était pas mon cas… Ayelline Tahora’Han, mon ancêtre directe, m’était apparue en songe il y a quelques mois. Je me souvenais fort bien de ses belles et grandes ailes blanches, de son doux regard bleuté. Elle m’avait parlé avec amour. Mais je ne me souvenais pas très bien. Elle avait dit une chose comme :

« Une larme de Thaä protégera le cœur des purs. Si le sang coule sur ses larmes, le monde s’évanouira dans le noir des anciens. Seules celles qui ont été choisies annihileront le mal. Pour un temps, du moins. »

Je réfléchissais à ces mots, revenus en ma mémoire. Quelle était leur signification ? Devais-je en parler aux autres ? Je haussais les épaules, secouant la tête. Ça n’avait pas vraiment d’importance, à mon avis. Je quittais la fenêtre et allais vers un lit. Je fixais les couvertures en laine. Tout cela était absurde. Une voix intérieure me souffla de parler à mes camarades alors qu’une autre me disait de me taire. Je restais debout, près de mon lit, un bout de la couverture entre les doigts.

Pffff… Merde !

Grognais-je, excédée par ces voix intérieures. Je lâchais ma couverture et retournais vers la table. Je posais les poings sur le plateau, baissais la tête en soupirant et la relevais. Je fixais tour à tour Morianne, Tahiri et Sëya. Je sentais qu’un lien – pas du tout sexuel – nous unissait. Je pris une grande inspiration et fis part de cette phrase énigmatique puis je retirais mon pendentif et le posais sur la table.

Si quelqu’un pige quoi que ce soit….

Dis-je d’une voix sombre en me laissant tomber sur une chaise entre Morianne et Tahiri. Il fallait faire vite, je sentais que le monde commençait à sombrer.
Vÿdareen Loumez
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