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Les choses se corsent ! Le temps de batailler commence !

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24.11.19 10:31
J’observais du coin de l’œil Vÿ qui me semblait préoccuper. Nous restions toutes silencieuses, qu’avions-nous à dire ? Et puis, il pouvait y avoir quelqu’un nous écoutant dans la pièce. Un xen sous la forme d’une bête pas trop grande ou un aracnor sous sa forme arachnéenne la plus petite. Je soupirais, me frottant le visage. Je devenais paranoïaque ma parole ! Je devais me ressaisir, la peur engendre la méfiance, la méfiance engendre les disputes.

Je posais mes coude sur la table et plaçais ma tête entre mes mains. Je devais rester calme, quoi qu’il m’en coûte. Je fermais les yeux un instant, essayant de me détendre. Sans m’en rendre compte, je glissais doucement vers le pays des songes.

Debout dans un pré verdoyant où paissait du bétail, je fixais les cieux qui étaient éclatants. Alors que je me sentais en paix, une voix m’appela. Une petite voix comme celle d’un enfant. Je regardais autour de moi, mais ne vis personne. Mais, après tout, c’était un rêve, pourquoi devrait-il y avoir une logique. Je fus alors transportée par de là les monts, les océans. Lorsque je fus déposée au sol, je fis face à une grande statue de Thaä.

Je… Je ne comprends pas...

Marmonnais-je dans mon sommeil. Les yeux de la grande statue se mirent à briller de mille et une couleurs. Puis, sans prévenir, la représentation de Thaä explosa en millier de morceaux. j’aperçus alors d’autres statues des autres Divinités. Elles aussi explosèrent. Puis, cet amas de morceaux de marbre se mirent en mouvement. Les petits bouts de marbre se colorèrent en noir et finirent par former une statue d’Özan. Les yeux du Dieu étaient telles deux braises ardentes.

Bientôt ! Assura la voix du Dieu du Chaos.

Je me réveillais en sursaut, Vÿ était en train de parler. Je restais muette, encore habitée par ce rêve. Je jetais un œil vers Morianne, me demandant si je devais parler de cette étrange vision.
Sëya Nazen
Niveau 9
Sëya Nazen
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Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Mez - Ka - Aän
Groupes: Principauté
Race: Demi-Déesse fille de Thaä et d'un mzékils.
Niveau 9


Les choses se corsent ! Le temps de batailler commence ! - Page 2 Zali

Pouvoirs:
 
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27.11.19 22:26
Je soupirai, à la fois de fatigue et d’agacement. Il y avait trop de choses à calculer, trop de choses à prendre en compte. Le mieux, c’était de nous concentrer sur ce qui était vraiment important, de suivre une piste par une piste. Pour le moment, nous avions pour objectif la forêt d’Amonco, et il fallait se focaliser sur cela et rien d’autre, nous aurions tout le temps du monde de nous pencher sur d’autres questionnements plus tard.

- Je crois qu’on ne devrait plus se poser de question pour ce soir. L’angoisse est déjà trop présente partout et dans nos cœurs. Nous avons un objectif clair pour le moment : trouver la statue de Daÿl et récupérer la Lune de Daÿl. Dans le même temps, nous devons nous assurer que le livre ne nous causera pas de problème. J’espère que Loreleï nous accompagnera pour garder le pouvoir du livre en léthargie. On pourrait… Se poser à présent, et… discuter, pour mieux se connaître. C’est une autre façon de devenir plus intimes ! dis-je en regardant fixement Tahiri.
- On n'a pas un truc à boire et à grignoter ? demanda-t-elle. Ça serait plus sympa de faire ça autour d’un verre.

Vÿdareen soupira, se leva et alla fouiller dans son grand sac de voyage. Après un moment, elle en ressortit une bouteille d’un liquide limpide. Elle la présenta avec fierté et déclara :

- Une 'tite eau de vie offerte par votre Vÿ ! À la framboise ! ajouta-t-elle en me faisant un clin d’œil.

Elle s’était sans doute rappelé que j’adorai la framboise. Cela m’intriguait, je n’avais jamais bu d’alcool de framboise. Ce devait être doux, sucré, et délicieux.

- Je... Hum... Boire n'est-il pas... hmm... déconseillé si l'on veut être sur nos gardes ? demanda légitimement Sëya. Réactives aussi...

C’est vrai, on aurait pu se le demander, mais je me disais qu’un verre ne nous ferait sûrement pas de mal. Un seul et unique verre, ce n’était pas dangereux. Vÿdareen se mit à rire tout en regardant Tahiri avec complicité.

- Un p’tit coup ! Juste un doigt !
- Un p'tit coup ça n’a jamais fait de mal à personne, oui ! répondit l’elfe avant de glousser.

Vÿdareen s’esclaffa d’autant plus et tendit la bouteille à Sëya qui n’en fit rien et prit un air sévère.

- Par Thaä... Qu'est-ce qui faut pas entendre.…
- Hmm... Je... Je ne suis pas trop alcool... Ça me rend malade... déclarai-je avec hésitation. Mais bon... si c'est à la framboise…
- Hauts les cœurs !! Voilà une brave fille ! s’écria Tahiri en saisissant la bouteille que Sëya boudait toujours. Heu… On n’a pas de verre ?

Je fis un sourire gêné avant de fouiller dans ma grande sacoche pour en sortir quatre gobelet de bois rustiques, mais qui feraient très bien l’affaire. Je les posais devant nous.

- Voilà ! J'en ai toujours, au cas où...
- Hmmmm ! Une mzékils prévenante, notre chère Morianne ! Aller ! J'vous sers un verre à chacune ! Et pas de protestation !

La fille de Gar’Haz nous servit, à toutes les quatre, une bonne quantité de liqueur. Je m’étouffai, en me disant qu’elle en mettait beaucoup quand même. Je n’osai cependant pas le lui dire, de peur de la vexer.

- Quand y faut... soupira Sëya avant de saisir son godet et le porter à ses lèvres.

Nous restâmes toutes les trois à attendre sa réaction en la fixant bêtement. Elle se mit subitement à écarquiller les yeux avant de tousser et cracher une partie de ce qu’elle avait avalé. Elle se tapa la poitrine et les yeux embués de larmes, Sëya déclara :

- C’est… C’est fort ! Bordel !
- Une enfant divinement polie, plaisanta Vÿ. Au bout de 2 ou 3 verres, ça passe bien mieux.

Elle tapota Sëya à l’épaule pour l’aider à retrouver sa respiration tout en vidant rapidement son gobelet sous mes yeux effarés. Tahiri fut légèrement plus raisonnable, et but une longue gorgée sans totalement vider sa coupe. L’elfe eut un petit sourire amusé en voyant la réaction de ma douce et sembla soudainement se rappeler quelque chose.

- Je crois que Sëya préfère le vin ou l'hydromel ! Si je me souviens, bien, on s'est pris une cuite à ça, la première fois qu'on s'est rencontrées.
- Une cuite ??? À l'hydromel et au vin ? m’étonnai-je avant de braquer mon regard incrédule tour à tour sur Sëya et Tahiri.
- Oui !! Même qu'on est rentrées chez elle à moitié pompettes, et qu'on a réveillé Loreleï en faisant trop de bruit !

Cela devait probablement être la fois où je fus absente pour aller aider Grégoire à m’occuper du cube druidique. Un histoire qui avait failli me coûter la vie, d’ailleurs. En tout cas, j’étais étonnée d’apprendre que Sëya puisse se rendre ivre. Quoique, après réflexion, me revint le souvenir de ma douce, complètement ivre, en train de se baigner dans une rivière. Je me souviens que ce soir là, elle avait beaucoup pleuré, et beaucoup bu, encore une fois lorsque je fus absente. C’était aussi, et surtout, parce que j’avais été maudite par Özan et que j’avais failli devenir un monstre… A ce souvenir, je ne me sentis pas très à l’aise et décidai à mon tour de goûter à ce breuvage qui semblait fort. Une simple gorgée et je sentis le rouge me monter aux joues. Je faillis m’étouffer et finis par tousser bruyamment.

- ARGH !! C'est... C'est vraiment de la framboise ce truc ???

Sëya bougonna, visiblement, elle n’était pas très contente que Tahiri déballe ce genre de vérité devant moi. Je trouvai sa réaction touchante et voulu lui témoigner mon affection en lui prenant le bras, mais elle leva le coude pour tenter à nouveau de boire… et elle s’étouffa à moitié.

- Ouais... Ben, je vais arrêter cette... chose ! Eau de vie ? Plutôt liqueur de la mort ! déclara-t-elle d’une voix roque.

Vÿdareen se mit à rire sous cape, amusée par nos deux réactions. Elle, vu sa descente, avait sûrement l’habitude de boire beaucoup et des choses fortes. Je ne pensais pas qu’elle était comme ça, mais cela me fit plaisir d’en apprendre plus sur elle. J’avais cette curiosité, cette envie de connaître un peu mieux ma semblable, puisqu’elle aussi, était une rastgar, comme moi ! Tahiri aussi me fascinait en réalité. C’est vrai que je ne m’entendais pas trop avec elle, mais elle avait un petit quelque chose qui me donnait envie d’en apprendre d’avantage sur elle aussi.  

- Tu veux que l'on aille dans le garde-manger des prêtresses et prêtres ? Doivent avoir de la bonne chair et de la bonne bouteille, suggéra Vÿdareen avec un air entendu.

Je la vis faire un clin d’œil à Tahiri. Je ne compris pas trop pourquoi elle faisait cela, mais toutes les deux avaient l’air très complices.

- Ça vous tente ? demanda-t-elle.
- Voler ? Voler les disciples de ma mère en plus ! s’écria Sëya outrée avant de taper du poing sur la table. Ça va pas la tête !
- Roh aller ! Relaxe-toi ! lui répondit Vÿdareen.

Sëya se leva brusquement, avec forte méchante humeur et s’en alla vers son lit avec une mine grincheuse.

- Bonne nuit ! déclara-t-elle sèchement.
- Sëya... Voyons ! protesta Vÿdareen d’un air désolé.
- Parle à mes ailes ! grogna ma douce en se mettant sur son lit et en nous tournant le dos.

J’hésitai entre : me lever pour aller la rejoindre, ou bien la laisser tranquille. J’entendis à côté de moi, Tahiri, qui se marrait en voyant la réaction excessive de Sëya.

- Et moi qui pensais que c'était Morianne la plus caractérielle !

Elle marquait un point ! D’habitude, c’était plutôt moi qui prenais la mouche et qui tournais le dos à tout le monde. J’avais un sale caractère en général. Je soupirai, il fallait que je fasse quelque chose.

- Sëya, boude pas ! Je suis sûre que Vÿdareen rigolait ! Jamais elle n'aurait l'intention de voler des fidèles de Thaä. Pas vrai ? Hein ?
- Hum... Oui.. Une blague. Haha... Hum… répondit-elle d’un ton gêné.
- Heu... Pas sûre ! dit Tahiri avec hésitation. Mais t'as raison, on va éviter de foutre Thaä en pétard ! On a qu'à leur demander plutôt que d'aller leur piquer. Chuis sûre qu'il y a bien une petite prêtresse qui ne me refusera pas cette faveur ! Ou un prêtre ! Gu uh !

Je sentais qu’il y avait comme une suggestion graveleuse derrière cette déclaration. Tahiri parlait sans doute d’aller séduire un prêtre ou une prêtresse pour lui soutirer la dite faveur. Je mis mes poings sur mes hanches en prenant un air sévère avant de m’adoucir et suggérer :

- Je pourrais demander à Loreleï. Elle aime bien boire de temps en temps ! Elle aura sûrement quelque chose en réserve... Parce que ça, vraiment... cette liqueur…

L’elfe aux cheveux d’argent hocha la tête de contentement avant de me sourire d’un air goguenard. Elle s’avança vers moi, à peine à quelques centimètres, et plongea ses yeux dans les miens ; je pouvais y lire toute sa malice.  

- Tu sais que je t’aime, toi ?

Elle devait plaisanter, mais dans le doute, je la repoussai gentiment à sa place, histoire de ne plus sentir son souffle chaud contre moi, ce qui était très déroutant. Cette elfe avait une espèce de charme qu’il était difficile de combattre. Bien sûr, mon amour était entièrement dévoué à Sëya, mais je ne pouvais nier que Tahiri était attirante, à bien des égards.

- Mais ça, c'est seulement si Sëya est décidée à ne plus faire la tête, je ne vais pas la laisser dans son coin toute seule, dis-je avec fermeté.
- Ok ! J'ai une idée ! déclara l’elfe en bondissant de sa chaise.

Sëya qui était tournée contre le mur, dos à nous, et faisant mine de ne pas écouter, maugréa quelque chose qui ressembla à : « Cherche même pas à... » Mais avant qu’elle n’eut fini sa phrase, Tahiri était déjà penchée sur elle, en train de lui chatouiller les flancs en prononçant des « Kouchi ! Kouchi ! Kouchi ! Kouchi ! Kouchi ! » Cela fit à peine réagir Sëya qui sursauta avant de se tourner vers l’elfe tout en pestant :

- Veux-tu bien cesser ces enfantillages ? Sérieux ! J'en ai frappé d'autres pour moins que ça !  

Elle se redressa brusquement et fit tomber Tahiri avant de s’asseoir au bord du lit. L’elfe se cogna les fesses au sol et poussa un petit gémissement de douleur.

- Bref… soupira Sëya.
- Alors ? On va demander de la ripaille et de la boisson ? s’impatienta Vÿdareen.

Sëya prit l’air de réfléchir et un sourire malicieux se dessina soudainement sur son visage.

- J'accepte à une condition !

Tahiri se releva en se massant les fesses, et regarda ma douce avec curiosité. Vÿdareen eut l’air toute aussi intriguée, et lui demanda :

- Heu… Laquelle ?
- Que Tahiri et toi ne fassiez plus d'allusion sexuelle pendant…

Elle réfléchit, compta sur ses doigts et ajouta :

- Un mois, deux semaines, trois jours et quinze heures et demi.
- T'es.. t'es sérieuse ? Enfin... c'est hyper précis mais... Sérieux ? s’étonna Vÿdareen qui fit une tête d’ahurie.
- Impossible ! s’écria à son tour Tahiri. Moi ? Ne pas faire d'allusion sexuelle ? Ça serait comme demander à Kaliqua de ne pas faire de fourberie ! Ou bien à mon père de rire ! J'vous jure que Gar'Haz, c'est pas trop le genre à se fendre la gueule !
- Tu n'as pas l'air de trop le porter dans ton cœur... lui fis-je remarquer.

Elle soupira « Pas vraiment... » et baissa la tête d’un air grave. Je venais de toucher un point sensible. J’en fus désolée pour elle. Sans doute n’avait-elle pas de bon rapport avec son père, contrairement à Sëya qui était adorée de sa mère divine et bénéficiait même de sa protection. Il fallait que je trouve quelque chose pour me faire pardonner et ramener une bonne ambiance.

- Désolée... Je n'aurai peut-être pas dû en parler. Bon, et bien dans ce cas, ne bougez pas ! Je vais aller demander à Loreleï pour la boisson et la nourriture !
- Toute seule ? T'es folle ! s’emporta l’elfe. Même ici, dans le temple, j'pense que tu ferais mieux de te déplacer avec au moins l'une d'entre nous. Mais c'est sympa de te porter volontaire ! J'aurai pensé que tu prendrais le parti de Sëya et que tu nous imposerais sa scandaleuse demande.

Je haussai les épaules. Oui, j’aurai pu, mais non. Je ne pouvais pas toujours être d’accord avec elle, même si ces deux arcaëlliennes étaient agaçantes avec leurs sous-entendus continuels.

- Ça serait comme demander à Vaêlin'Ïn de rester chaste... Je suppose que c'est impossible, dis-je avec un petit sourire convenu.

Sëya se mit à rire, visiblement fière d’avoir fait réagir tout le monde. Évidemment, elle non plus ne pouvait s’attendre à voir ces deux-là ne plus faire la moindre allusion au sexe.

- Hé oui... Vous demander ça, c'est comme demander à un sourd d'entendre !

Elle se leva du lit et alla s’asseoir à côté de Vÿdareen. Elle était bien décidée à ne plus faire la tête.

- Tahiri, accompagne Momo. Je reste avec Vÿ. Morianne et moi pouvons parler à distance. S’il se passe un truc ici ou là où vous allez, on se contacte. D'acc ?

Vÿdareen sembla ravie de cette nouvelle et déclara « Hm... Oui, ça me parait légitime. » tout en passant un bras autour des épaules de Sëya.

- Ça te dit, une leçon de dressage ? demanda-t-elle à l’attention de ma bien-aimée, avec un sourire coquin.
- Par les Dieux.... C'est pas possible d'être autant portée là-dessus… soupira Sëya

Tahiri se mit à rire à son tour, amusée par ce soupir et la situation. Je me retins de ne pas rire à mon tour. Hormis l’implicite invitation de Vÿdareen de faire des… activités douteuses, je trouvais la plaisanterie amusante.

- Oui ! Et bien… Oh ! D’ailleurs, tu devrais remettre ton collier ! lui dis-je précipitamment.

Je me saisis de sa partie du pendentif qui avait été posée négligemment sur la table par Tahiri et m’approcha d’elle. Je l’attachai à son cou, profitant de l’occasion pour passer mes bras autour d’elle avec une certaine sensualité. Je plongeai un instant mes yeux dans les siens, et, sans prévenir, en profitai pour l’embrasser amoureusement. J’entendis les deux autres glousser de rire, mais ne relevai pas.

- A tout à l’heure ! lui dis-je, les joues empourprées.
- Mooooooooooh !!! C’est trop mignooooon !!! se ravie Tahiri que je sentais sincère cette fois-ci. Bon, allons chercher ça ! Promis, Sëya, je protégerai son derrière , heu... ses arrières !  Hu hu !

Ma douce soupira tandis que je lançais un regard réprobateur à Tahiri.

- Et pas de bêtise en notre absence ! déclarai-je en fixant un regard sévère à Vÿdareen qui sembla rapidement comprendre le message.
- Vas-y, Vÿ, chauffe la, le temps qu'on aille chercher tout ça ! l’encouragea Tahiri.

Je portais un nouveau regard réprobateur à l’elfe et toussai bruyamment pour lui faire comprendre que la plaisanterie avait suffisamment duré.

- Je plaisante, je plaisante ! se défendit l’elfe.

Mais je n’étais pas dupe, j’avais bien vu son clin d’œil à l’attention de son amie, et le pouce levé de cette dernière qui souriait à pleine dent. Je soupirai à nouveau, en même temps que Sëya, et je quittai la pièce en compagnie de Tahiri qui resta bien derrière moi. Je pouvais sentir son regard se fixer sur mon postérieur sans avoir besoin de la voir. D’un autre côté, je me sentais légèrement flattée de cette attention. Moi qui ne me pensais pas très attirante, à la base, voilà que j’étais fixée par une paire d’yeux envieux, en plus de celle que je connaissais déjà.
Morianne
Niveau 6
Morianne
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Expérience : 466

Carnet de bord
Fluide(s)/Compétence(s): Dën, Äan, Khan
Groupes: Principauté
Race: Mzékils
Niveau 6


Druidesse au service de Thaä

Le pendentif des âmes sœurs :


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28.11.19 14:11
Nous allâmes ainsi avec Momo chercher de quoi boire et manger. Pour ma part, de quoi manger, j’avais ce qu’il fallait sous les yeux. Le joli postérieur rebondi de la mzékils se mouvait devant moi, objet de tentation. J’avais la furieuse envie d’y mettre la main, mais je n’avais pas envie de perdre la seule qui me restait. J’imaginai très bien Momo me tordre le bras avec facilité. Elle avait des bras forts, je pouvais sentir dans sa démarche le moindre muscle se mouvoir. Quelle belle mzékils, me disais-je, dommage qu’elle n’ait pas autant de chance avec sa poitrine…

Après un moment à échanger quelques mots avec Loreleï, nous finîmes par obtenir une petite bouteille de vin, à peine de quoi remplir quatre verres, mais c’était sans doute largement suffisant pour contenter notre soif. Une petite prêtresse, une tahora probablement même pas adulte, nous offrit un morceau de pain un peu rassis et un bocal contenant un restant de terrine. Maigre pitance, mais ça ferait l’affaire. Je fis un petit clin d’œil à la prêtresse qui se mit à rougir et s’éloigna toute contente. Cela m’arracha un sourire.

Quand nous revînmes, Vÿ et Sëya discutaient tranquillement. La première avait visiblement abandonné l’idée de les mettre dans notre lit, toutes les deux. Bon, c’était surtout pour rire, mais j’avoue que je n’aurai pas dit non. Nous discutâmes alors toutes les quatre en mangeant et buvant plus que raisonnablement. On évita soigneusement de parler de notre mission, pour nous concentrer sur des choses un peu plus joyeuses et positives. En sommes, nous apprenions à nous connaître. À force d’échanger avec Momo et Sëya, je me prenais de tendresse pour elles. Elles avaient vécu des calvaires presque aussi terribles que les miens. Ce soir-là, nous n’entamâmes pas de sujet très sérieux. Je ne parlai pas de ma défunte jumelle, ni de mon père. En revanche, je leur parlai de ma demi-sœur, Leylane, et Sëya m’avoua la connaître. Je lui répondis que je le savais, puisqu’on avait brièvement parlé d’elle entre nous.

J’étais curieuse de savoir d’où chacune venait, pour Vÿ, je le savais, mais pour les autres, c’était un peu le mystère. Surtout, pour Momo, je ne connaissais vraiment pas grand-chose d’elle. Elle nous raconta qu’elle venait d’une tribu ratsgar, qu’elle avait été adoptée, et aussi que sa mère biologique avait reparu il y a peu dans sa vie. Elle parla surtout de sa « sœur » bsurt, du nom de Gaÿel et à l’entendre parler, elle l’aimait beaucoup, vraiment beaucoup. Sëya nous expliqua un peu à son tour d’où elle venait, comment elle avait été achetée comme esclave et finalement adoptée par la mère de son ancienne maîtresse. Je soupirai, et pestai que les dieux étaient des salauds de laisser leurs enfants orphelins. J’en vins alors à parler brièvement de ma jumelle et de mon père. Comment nous nous étions finalement retrouvés sous le joug des Armes Vivantes. Vÿ, quant à elle, parla avec mélancolie de son entreprise autrefois florissante, et comment elle avait pu prospérer, les efforts qu’elle avait produit pour en arriver là, puis finalement tout perdre. Je me mis à la câliner tendrement et soupirai.

Finalement, nous tombâmes toutes de fatigue et décidâmes de nous coucher. Il y avait deux lits, assez large pour qu’on puisse chacune dormir à deux dedans. Sans surprise, Momo et Sëya se couchèrent ensemble et Vÿ avec moi. C’est sans complexe que je me mis complètement nue à la grande surprise de Sëya qui marmonna faiblement quelque chose que je n’entendis pas. Elle était visiblement beaucoup plus pudique que moi… et que Morianne qui n’en eut pas plus. D’ailleurs, elle n’avait pas même un sous-vêtement, à croire qu’elle se moquait bien de ce genre de considération. Nue comme un ver, elle se glissa sous les couvertures en attendant sa compagne qui préféra garder ses sous-vêtements, à mon grand désarroi et celui de Vÿ qui la charria légèrement à ce sujet. Pour notre part, nous n’eûmes aucun complexe à nous mettre nues.

Les chandelles une fois éteintes, je me blottis contre Vÿ qui se mit à glousser de rire. Je me mis à la tripoter un peu partout, affamée de ses charmes auxquels je ne pouvais résister. Elle murmura alors le plus doucement possible :

- Hé ! Elles sont juste à côté… On devrait peut-être pas…
- Roooh ! Aller ! Toi aussi t’en meurs d’envie depuis le début de soirée.
- Oui, mais quand même…
- Elles auront qu’à le faire entre elles.
- T’es bête !
- Vous savez qu’on vous entend… soupira Morianne.
- Oups ! dis-je faussement gênée avant de recommencer à tripoter Vÿ. Faites comme si on n’était pas là.
- Non mais je rêve ! s’étrangla Sëya, scandalisée.

La nuit passa, et elle fut quelque peu agitée. Momo et Sëya râlèrent plusieurs fois que nous faisions trop de bruit, qu’il était l’heure de dormir, et que ce n’était pas très convenable de nous tripoter alors que nous étions dans la même chambre. A un moment, cependant, je crus entendre Morianne dire :

- Désolée... A force de les entendre, ça me donne envie…

Sëya répondit probablement quelque chose, mais je n’entendis pas. Après un énième rappel au calme, Vÿ et moi finîmes par arrêter nos « activités bruyantes » et nous endormîmes. Je fis encore d’horribles cauchemars cette nuit là, des choses terribles s’y produisaient, mais pour une fois, il y eut aussi un rêve, un rêve où je me retrouvai dans une grande plaine, aux herbes hautes, caressaient par le vent. Nous étions tous installés là : Vÿ, Sëya, Momo, Nihil, ma jumelle et... Vince. Il faisait beau temps, et nous déjeunions là, sous l’ombre d’un grand noyer. Tout était calme et paisible, la végétation, la faune… tout était là, et nous baignons dans une lumière chaleureuse. Nous mangions, discutions de tout et de rien. On chantait, dansait, jouait, sans se soucier de plus rien d’autre que le bonheur d’être là, présent, de profiter de la vie.

À mon réveil, je passais mes doigts sur mes joues, pour essuyer les larmes qui y avait coulé. J’avais pleuré de joie, dans mon rêve qui avait été si parfait, si apaisant. Ce matin là, je fus gonflée de courage et d’énergie positive. Et c’eut l’air d’être le cas pour les trois autres. Bien vite, cependant, la réalité nous rattrapa, et nous en vînmes à nous occuper de choses plus sérieuses. Les affaires pour le départ furent réunies, et quelques heures plus tard, nous nous retrouvâmes sur un navire de guerre de la Principauté. L’équipe de Momo et Sëya embarquèrent également, ainsi que Scathach, la mère naturelle de Momo, que je jurai avoir déjà vu quelque part, et dont je fis la connaissance, ainsi que Loreleï qui tenait à nous protéger des maléfices du Nécronomicon. C’est ainsi qu’elle appelait ce livre maudit.

La Salamandre leva l’ancre avec à son bord, nous et un gros contingent de la Principauté. Il fit alors voile vers le Domaine… Grégoire, Wraith, nous voilà !
Tahiri Rösenwand
Niveau 6
Tahiri Rösenwand
Je suis dispo pour : 1/1 RP
Expérience : 175

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Fluide(s)/Compétence(s): Thâ
Groupes: Neutre
Race: Elfe Demi-Déesse Gar'Haz
Niveau 6


Homme, femme... du moment que ça se baise...
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